LILLE, festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 14,15,16 juin 2019

lille-pianos-festival-concerts-programme-2019-classiquenews-annonce-concert-festival-classiquenews-2019-lille-pianos-festival-2019LILLE, festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 14,15,16 juin 2019. Mi juin 2019, le festival PIANO(S) LILLE FESTIVAL fête ses 15 ans. En un grand WEEK END festif et éclectique (vendredi 14, samedi 16 et dimanche 16 juin 2019), l’Orchestre national de Lille fête le piano et les claviers à LILLE. Déjà 15 ans de célébrations des claviers, de mélanges de formes, de découvertes et de savants dosages entre les profils invités. L’éclectisme et l’ouverture ont façonné depuis ses débuts, un festival singulier qui rayonne au sein du Nouveau Siècle (écrin cœur de ville qui est la résidence de l’Orchestre National de Lille : le superbe auditorium, la salle Québec,…), mais aussi dans divers lieux de Lille (Gare Saint-Sauveur, Conservatoire, palais des Beaux-arts, ND de la Treille,…) et jusqu’à l’Abbaye de Vaucelles. Les lieux divers et leurs acoustiques plurielles redéfinissent aussi un autre rapport au concert, de nouvelles expériences sonores.
Jean-Claude CASADESUS, directeur fondateur de l’Orchestre National de Lille, a conçu une programmation multiple qui prend en compte la géographie lilloise, et aussi la diversité des publics désireux d’enrichir encore et encore leur expérience du concert de clavier, le piano bien sûr sous toutes ses formes (concertos pour orchestre, avec le National de Lille, le vendredi 14 juin 2019 à 21 dans l’auditorium du Nouveau siècle : n°1 de Liszt avec Louis Schwizgebel ; n°5 dit l’égyptien de Saint-Saëns avec Bertrand Chamayou / Concertos n°27 et 24 de Mozart par Adam Laloum le samedi 15 juin, même lieu, à 18h30…) ; en récital solo (Beethoven, Chopin, Paderewski,… par Nelson Freire, le 15 juin, même lieu, 20h30 / Pascal Amoyel, récital Liszt, le 16 juin au Conservatoire à 14h / Lise de la Salle : récital « Paris, ville lumière » : Mozart, Ravel… dim 16 juin, Nouveau Siècle, 17h30 / ou encore Boris Giltburg dans les Préludes de Rachmaninov, le 16 juin au Conservatoire, 16h / ou Denis Kozhukhin dans Gershwin, Grieg, Abbaye de Vaucelles, le 16 juin à 17h…)…
Place au Jazz aussi (Rhoda Scott et Jacky Terrasson, le 16, Nouveau Siècle, salle Québec, 19h), au tango (Astoria Tango, le 15 juin, Nouveau Siècle, salle Québec, 19h30); place à l’impro en duo, libre, délirante (Thomas Enco / Vassilena Serafimova : BACH, compositions & improvisations, le 16 juin, Abbaye de Vaucelles, salle des moines à 11h)…
Le clavier revêt bien d’autres formes et de styles (orgue à ND de la Treille, le 14 juin à 19h : Thierry Escaich joue Elgar, Franck… et lui-même… / récital de Jean-Luc HO, clavicorde sur pieds, le 16 juin, Abbaye de Vaucelles, 13h / …).
Les entrées sont multiples pour réussir votre parcours à LILLE PIANO(S) FESTIVAL. On aurait pu citer bien d’autres artistes et programmes prometteurs parmi une offre aussi équilibrée que complète…. Cette 15è édition est exceptionnelle par sa diversité et le tempérament des artistes conviés. De quoi passer à Lille, un séjour inoubliable. Edition incontournable d’un festival à bien des égards … exemplaire.

 

 

lille-pianos-festival-orchestre-national-de-lille-edition-16-lille-pianos-festival-2019-grand-format-classiquenews

 

  

 

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL, les 14, 15 et 16 juin 2019. 16 ème édition. Toutes les informations, les programmes, les artistes présents, les orchestres participants… sur le site LILLEPIANOSFESTIVAL.FR

https://www.lillepianosfestival.fr/2019/

 

 

 

 

LILLE. ONL : MOZART / R. STRAUSS : Olafsson / Casadesus

olaffson-vikingur-jean-claude-casadesus-mozart-concerto-strauss-suite-valses-concert-critique-annonce-classiquenewsLILLE, ONL. STRAUSS, MOZART, JC CASADESUS, les 25 et 27 mai 2019. Víkingur Ólafsson / Jean-CLaude Casadesus … Le concert exploitant la présence du pianiste islandais et de l’Orchestre National de Lille réalise un superbe programme réunissant deux œuvres concertantes de Mozart et de Richard Strauss dont Burlesque est une partition aussi peu jouée que délirante et fantasque, pur produit de l’imagination débordante du conteur Strauss… Improvisateur et arrangeur remarqué, le pianiste Víkingur Ólafsson a récemment convaincu grâce à deux disques, dédiés à Philip GLASS, puis aux variations Goldberg de BACH (deux cd édités par Deutsche Grammophon et critiqués, distingués par CLASSIQUENEWS) ; avec la complicité du chef fondateur de l’ONL / Orchestre National de Lille, il met en regard deux œuvres aux atmosphères radicalement … opposées.

 
 
 

De l’inquiétude mozartienne
à la volupté straussienne…

 
 
 

La première prĂ©sente un visage mieux connu de Mozart, – profond, spirituel voire inquiet (mais toujours tendre et lumineux) ; le Concerto pour piano n°24 (K491) est l’une de ses musiques les plus sombres… l’ut mineur des vents de son larghetto central, d’une fausse simplicitĂ© (qui touche au cĹ“ur), atteint un sommet de plĂ©nitude Ă©motionnelle : Mozart se dĂ©voile sans fard, hantĂ© par la question de son existence et de la finalitĂ© d’une vie terrestre. En 1786, alors qu’il achève Les Noces de Figaro, rĂ©orchestre Idomeneo, les Concertos 23 et 24 saisissent par leur profondeur et leur vĂ©ritĂ©. Le compositeur y “exprime les Ă©preuves et les combats que doit affronter l’homme pour maĂ®triser cette vie et lui donner un sens”. A bon entendeur…

strauss richardLa deuxième dévoile un Richard Strauss facétieux dans Burlesque (1886), œuvre de jeunesse d’inspiration plus lisztéenne que brahmsienne, … et délicieux feu d’artifice d’idées légères et brillantes, prélude aux capiteuses valses du Chevalier à la rose. D’après son opéra néobaroque et néoviennois, dans l’esprit de Mozart mais se déroulant à Vienne à l’époque impériale, Strauss déduit en 1934, une Suite opus 59 à partir des principaux thèmes, de valses, qui proviennent du dernier acte. Puis 10 ans après, le compositeur ajoute de nouveaux motifs empruntés aux actes précédents, I et II. La suite la plus jouée, regorgent d’effluves sensuelles quasi érotiques qui recyclent ainsi les thèmes dérivés de l’ouverture de l’opéra, de la scène du petit déjeuner (réveil de la Maréchale et de son amant Quinquin) ; la fin du second acte, souvent associé à la figure du baron Ochs (que beaucoup à torts, caricaturent pour en faire un lourdeau épais et grossier… ce qu’il n’est pas selon le livret du poète Hofmannsthal).
Enfin en 1946, une nouvelle suite fut écrite recyclant partie des 3 actes, dite « grande suite », dont le finale voluptueux enivré du dernier acte (trio Sofie, La Maréchale, Quinquin / Octavian)… Pour réussir telle partition qu’un rien peut faire basculer dans l’outrance racoleuse, il faut plutôt cultiver la transparence et l’élégance, dans la finesse et la précision.

 
 
 
 
 
 

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MOZART
Così fan tutte, ouverture
Concerto pour piano n°24

R. STRAUSS
Burlesque pour piano et orchestre
Le Chevalier Ă  la rose, suite

DIRECTION : JEAN-CLAUDE CASADESUS
PIANO : VĂŤKINGUR Ă“LAFSSON

 

Programme : INVITATION À LA VALSE

SAMEDI 25 MAI 2019 • 18h30boutonreservation
LUNDI 27 MAI • 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siècle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/invitation-a-la-valse/

 
 
 

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INVITATION TO THE WALTZ

A tireless explorer of new repertoire, Víkingur Ólafsson offers side by side two works radically contrasting in atmosphere. The first offers a little-expected face of Mozart, the Concerto No. 24 is one of Austrian composer’s most sombre compositions. The second unveils a facetious Richard Strauss in Burlesque, a series of preludes to the heady waltzes of Der Rosenkavalier.

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Programme repris en région, les 23 puis 24 à Armentières et Lens
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure

Armentières, Le Vivat
jeudi 23 mai 20h
Infos et réservations au 03 20 77 18 77

Lens, Le Colisée
vendredi 24 mai 20h
Infos et réservations au 03 21 28 37 41

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Approfondir
Les CD du pianistes islandais VĂ­kingur Ă“lafsson

 
 
 

CD PHILIP GLASS : https://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-philip-glass-pianos-works-oeuvres-pour-piano-vikingur-olafson-piano-1-cd-deutsche-grammophon/

CD JS BACH : https://www.classiquenews.com/cd-evenement-js-bach-vikingur-olafsson-piano-1-cd-dg-deutsche-grammophon-2018/

 
 
 
 
 
 

LILLE, ONL. JC CASADESUS / V REPIN. FASCINATIONS RUSSES

tchaikovsky portrait par classiquenewsCLIC D'OR macaron 200LILLE, ONL, jeudi 17 janv 2019. JC CASADESUS / REPIN. FASCINATIONS RUSSES : Tchaikovsky / Glazounov : l’âme russe Ă  Saint-PĂ©tersbourg. VoilĂ  le nouveau jalon de l’itinĂ©raire symphonique auquel nous convie Jean-Claude Casadesus, chef lĂ©gendaire et fondateur du National de Lille, au cours de cette saison 2018 – 2019. A mi parcours, le 17 janvier, l’idĂ©e est appĂ©tissante, en mettant en relation Tchaikovski le maudit et le classique et formellement lĂ©chĂ© Glazounov (mort Ă  Neuilly sur Seine, le 21 mars 1936). Au dĂ©but du siècle, l’autodidacte magnifique, Ă©lève privĂ© de Rimsky (avec lequel il orchestre l’opĂ©ra de Borodine, Prince Igor en 1887), compose son ballet Raymonda, quelques symphonies (n°3 Ă  7), et son Concerto pour violon, alors qu’il est devenu en 1899, professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le programme du concert lillois permet de retrouver, serviteur zĂ©lĂ© et esthète du son, le violoniste devenu rare en France Vadim Repin que l’on retrouve avec bonheur dans le Concerto de Glazounov.
REPIN vadim violon lille ONL concert jean claude casadesus fascinations russes 17 janv annonce concert classiquenews critique ©Repim_328px_18-19Le génie orchestrateur du compositeur s’affirme ici, d’autant que Glazounov en 1904 est aussi sur le métier de sa dernière symphonie n°8. Instrumentiste habile, l’auteur s’essaye lui-même aux rudiments du violon pour écrire le Concerto : en deux mouvements enchaînés (Moderato, andante / Finale : allegro), la partition redouble de virtuosité solaire, d’un équilibre olympien qui exige beaucoup du soliste, en particulier dans la dernière partie de l’Andante où le jeu prodigieux du violoniste doit faire entendre deux instruments. Le feu conclusif, entre panache de la fanfare et énergie de la danse emporte toute réserve et pudeur, vers une cime joyeuse et éblouissante.

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Concert «  fascination russe »boutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle
Jeudi 17 janvier 2019, 20h

http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/fascinations-russes/

CHOSTAKOVITCH
Ouverture de fĂŞte

GLAZOUNOV
Concerto pour violon et orchestre

TCHAĂŹKOVSKI
Symphonie n°6, “Pathétique”

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION: JEAN-CLAUDE CASADESUS
 / VIOLON: VADIM REPIN
Après le concert, bord de scène
avec Jean-Claude Casadesus
et Vadim Repin
(entrée libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

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Symphonie n°6 Pathétique de Tchaikovsky
tchaikovski piotr-Tchaikovsky-530-855Créée à Saint-Pétersbourg le 16 octobre 1893, la 6è symphonie est le sommet spirituel et introspectif de la littérature tchaikovskyenne : un Everest de la poésie intime et interrogative parfois inquiète voire angoissée. Annonçant ce même sentiment de terreur intérieure sublimée d’un Chostakovtich à venir. La 6è Symphonie captive de bout en bout par l’engagement des musiciens, qui doivent entre électricité et embrasement mais intérieurs, exprimer la traversée dans l’autre monde…Dans le dernier mouvement (conçu comme un « long adagio », selon sa correspondance avec son neveu chéri Vladimir Davydov qui en le dédicataire), et au cours de l’exposition ultime, énigmatique, de la Sarabande finale, le chant orchestral entonne une danse sacrale, noire, vertigineuse, véritable exposé et mise à nu, d’une vérité secrète, sourde, qui terrasse finalement tout le cycle… Cette conscience et cette sincérité dans l’intention globale et la construction de la symphonie ultime de Piotr Illiytch affirme une quête inédite, qui assure le passage du vivant au mort, en un renoncement obligé pas toujours serein. Aux portes de sa prochaine agonie, la Pathétique raconte la dernière odyssée du compositeur à la manière d’un Livre des morts, soit autant de paysages à la fois intime, personnels (donc secrets voire énigmatiques), puis terrassés, angoissés, comme saisis par l’ineffable du tragique. La terreur se fait prière.
Que sera le geste de JC Casadesus ? Il témoignera d’une expérience musicale unique à ce jour, nourrie par sa complicité avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille. Entre la première exécution (pilotée par l’auteur) dont la direction incertaine suscita un certain malaise, et la reprise sous la baguette de Napravnik, portée en triomphe, Piotr Illiytch était mort, terrassé par un scandale lié à la menace d’une révélation de son homosexualité. Ainsi la 6è recueille la dernière pensée de l’immense synphoniste emporté dans la nuit du 18 nov 1893.

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TOURNEE EN REGION

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Violon : Esther Yoo

Boulogne-sur-Mer Théâtre
vendredi 18 janvier 20h
Infos et réservations au 03 21 87 37 15 ou sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr

Aire-sur-la-Lys Le Manège
samedi 19 janvier 20h
Infos et réservations au 03 74 18 20 26

 

 

 

 

 

 

LILLE. Jean-Claude Casadesus joue la 6è de Tchaikovsky

tchaikovsky portrait par classiquenewsCLIC D'OR macaron 200LILLE, ONL, jeudi 17 janv 2019. JC CASADESUS / REPIN. FASCINATIONS RUSSES : Tchaikovsky / Glazounov : l’âme russe Ă  Saint-PĂ©tersbourg. VoilĂ  le nouveau jalon de l’itinĂ©raire symphonique auquel nous convie Jean-Claude Casadesus, chef lĂ©gendaire et fondateur du National de Lille, au cours de cette saison 2018 – 2019. A mi parcours, le 17 janvier, l’idĂ©e est appĂ©tissante, en mettant en relation Tchaikovski le maudit et le classique et formellement lĂ©chĂ© Glazounov (mort Ă  Neuilly sur Seine, le 21 mars 1936). Au dĂ©but du siècle, l’autodidacte magnifique, Ă©lève privĂ© de Rimsky (avec lequel il orchestre l’opĂ©ra de Borodine, Prince Igor en 1887), compose son ballet Raymonda, quelques symphonies (n°3 Ă  7), et son Concerto pour violon, alors qu’il est devenu en 1899, professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le programme du concert lillois permet de retrouver, serviteur zĂ©lĂ© et esthète du son, le violoniste devenu rare en France Vadim Repin que l’on retrouve avec bonheur dans le Concerto de Glazounov.
REPIN vadim violon lille ONL concert jean claude casadesus fascinations russes 17 janv annonce concert classiquenews critique ©Repim_328px_18-19Le génie orchestrateur du compositeur s’affirme ici, d’autant que Glazounov en 1904 est aussi sur le métier de sa dernière symphonie n°8. Instrumentiste habile, l’auteur s’essaye lui-même aux rudiments du violon pour écrire le Concerto : en deux mouvements enchaînés (Moderato, andante / Finale : allegro), la partition redouble de virtuosité solaire, d’un équilibre olympien qui exige beaucoup du soliste, en particulier dans la dernière partie de l’Andante où le jeu prodigieux du violoniste doit faire entendre deux instruments. Le feu conclusif, entre panache de la fanfare et énergie de la danse emporte toute réserve et pudeur, vers une cime joyeuse et éblouissante.

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Concert «  fascination russe »boutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle
Jeudi 17 janvier 2019, 20h

http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/fascinations-russes/

CHOSTAKOVITCH
Ouverture de fĂŞte

GLAZOUNOV
Concerto pour violon et orchestre

TCHAĂŹKOVSKI
Symphonie n°6, “Pathétique”

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION: JEAN-CLAUDE CASADESUS
 / VIOLON: VADIM REPIN
Après le concert, bord de scène
avec Jean-Claude Casadesus
et Vadim Repin
(entrée libre, muni d’un billet du concert)

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Symphonie n°6 Pathétique de Tchaikovsky
tchaikovski piotr-Tchaikovsky-530-855Créée à Saint-Pétersbourg le 16 octobre 1893, la 6è symphonie est le sommet spirituel et introspectif de la littérature tchaikovskyenne : un Everest de la poésie intime et interrogative parfois inquiète voire angoissée. Annonçant ce même sentiment de terreur intérieure sublimée d’un Chostakovtich à venir. La 6è Symphonie captive de bout en bout par l’engagement des musiciens, qui doivent entre électricité et embrasement mais intérieurs, exprimer la traversée dans l’autre monde…Dans le dernier mouvement (conçu comme un « long adagio », selon sa correspondance avec son neveu chéri Vladimir Davydov qui en le dédicataire), et au cours de l’exposition ultime, énigmatique, de la Sarabande finale, le chant orchestral entonne une danse sacrale, noire, vertigineuse, véritable exposé et mise à nu, d’une vérité secrète, sourde, qui terrasse finalement tout le cycle… Cette conscience et cette sincérité dans l’intention globale et la construction de la symphonie ultime de Piotr Illiytch affirme une quête inédite, qui assure le passage du vivant au mort, en un renoncement obligé pas toujours serein. Aux portes de sa prochaine agonie, la Pathétique raconte la dernière odyssée du compositeur à la manière d’un Livre des morts, soit autant de paysages à la fois intime, personnels (donc secrets voire énigmatiques), puis terrassés, angoissés, comme saisis par l’ineffable du tragique. La terreur se fait prière.
Que sera le geste de JC Casadesus ? Il témoignera d’une expérience musicale unique à ce jour, nourrie par sa complicité avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille. Entre la première exécution (pilotée par l’auteur) dont la direction incertaine suscita un certain malaise, et la reprise sous la baguette de Napravnik, portée en triomphe, Piotr Illiytch était mort, terrassé par un scandale lié à la menace d’une révélation de son homosexualité. Ainsi la 6è recueille la dernière pensée de l’immense synphoniste emporté dans la nuit du 18 nov 1893.

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TOURNEE EN REGION

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Violon : Esther Yoo

Boulogne-sur-Mer Théâtre
vendredi 18 janvier 20h
Infos et réservations au 03 21 87 37 15 ou sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr

Aire-sur-la-Lys Le Manège
samedi 19 janvier 20h
Infos et réservations au 03 74 18 20 26

LILLE, ONL. Les 8, 9 nov 2018 : JC Casadesus dirige Rimsky, Dvorak

LILLE, ONL. Les 8, 9 nov 2018 : JC Casadesus dirige Rimsky, Dvorak. Fièvre russe à Lille pour un programme exaltant et ambitieux intitulé « MILLE ET UNE NUITS », en référence au conte oriental qu’a mis en musique l’excellent Rimsky-Korsakov (Sheherazade).

casadesus_jean_claude_portrait_290Pour sa première série de la saison 2018-2019, le chef fondateur de l’ONL Orchestre National de Lille invite le jeune soliste français Victor Julien-Laferrière dans le Concerto pour violoncelle de DVORAK; Victor Julien-Laferrière, a été récemment récompensé de la Victoire de la musique classique de l’année. Il a aussi remporté le Concours Reine Elisabeth 2017.

Le Concerto pour violoncelle op.104 de Dvořák est l’un des piliers du répertoire du violoncelle ; comme la Symphonie du Nouveau Monde, le Concerto remonte à l’année 1894 quand Dvorak dirigeait le Conservatoire de New-York. Que la tonalité affirmée de si mineur ait été inspirée par le son des chutes du … Niagara, ou pas, il ne manque pas de souffle et de grandeur dans un Concerto qui place clairement le violoncelle au centre d’un drame passionné, à la mesure de déflagrations aquatiques amples et suggestives. Dvorak écrit une pièce majeure qui ne cite pas ou très peu le nouveau continent, mais plutôt sa terre natale (mouvement lent, et finale du dernier) : rien ne résiste à l’appel de la Bohème originelle.

7 années auparavant, Rimsky-Korsakov démontre une inspiration éblouissante dans sa mise en musique de la légende orientale, « les Mille et une Nuits », source littéraire et onirique puissante, à la mode en Russie au cours du XIXe siècle. Que rehausse encore le génie du compositeur russe, comme orchestrateur : de fait, son écriture partage cet orientalisme fièvreux et très coloré, avec le peintre français Gérôme, inventeur de l’orientalisme pictural, et qui éblouit spécifiquement par son sens d’un chromatisme d’une sensualité irrésistible.

REPORT D’UNE MISE A MORT PROGRAMMÉ… Rimski-Korsakov explicite lui-même le programme de son poème symphonique ainsi : « Le sultan Shahriar, persuadé de la perfidie et de l’infidélité des femmes, jura de faire mettre à mort chacune de ses épouses après la première nuit. Mais la sultane Shéhérazade réussit à sauver sa vie en le captivant par des histoires qu’elle lui raconta pendant mille et une nuits. Pris par la curiosité, le sultan remettait de jour en jour l’exécution de son épouse et finit par y renoncer définitivement. Shéhérazade lui conta bien des merveilles, en citant les vers des poètes et les textes des chansons, et en imbriquant les histoires les unes dans les autres.» Comme son héroïne multiplie les épisodes et enrichit sa narrations de milles rebondissements imprévus, Rimsky, qui orchestre simultanément l’opéra « Le Prince Igor » de son compatriote Borodine, s’ingénie à développer 1001 nuances et couleurs instrumentales, osant des combinaisons de timbres, des mélanges à foison. S’il cite de façon répétitive, un même motif, Rimsky s’écarte du principe du leitmotiv wagnérien, car jamais un même air n’est attaché à la même idée : de fait, le même motif mélodique évoque tour à tour, le sultan magnifique, l’océan sur lequel navigue le marin Sindbad… rien n’est figé, tout se métamorphose… comme l’écriture de Rimsky qui atteint un raffinement proche des futurs impressionnistes. Dans cette houle mouvante et enivrée, perce le violon solo sublime de Shéhérazade qui lui incarne toujours la figure de la princesse au génie poétique et narratif central.

LAFERRIERE violoncelleVictor Julien-Laferriere © Lyodoh KanekoAGENDA : ne manquer aussi le 9 novembre 2018, 12h30…
A noter que le violoncelliste aura sa « carte blanche » à Lille, à l’Auditorium le vend 9 nov 2018, 12h30. Au programme de ce récital de la mi journée : JS BACH (Suite pour violoncelle n°1) et KODALY (Sonate pour violoncelle seul).

LILLE, Auditorium le Nouveau Siècle
Les 8 et 9 novembre 2018
Jean-Claude CASADESUS (chef fondateur) dirige l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE dans  DVORAK et RIMSKY-KORSAKOV
RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

Entretiens vidĂ©os, MAESTROS : Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’ONL, Orchestre National de Lille

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016ENTRETIEN VIDEO / Alexandre BLOCH, nouveau directeur musical de l’ONL… En Septembre 2016, Jean-Claude Casadesus, chef fondateur (depuis 1976) de l’ONL, Orchestre national de Lille, a nommĂ© son successeur : le français trentenaire Alexandre Bloch. Classiquenews a interrogĂ© le jeune maestro nouvellement en fonction et aussi François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral : premiers choix, continuitĂ© avec les valeurs dĂ©fendues par Jean-Claude Casadesus (valeurs humaines et humanistes de partage, de respect, d’ouverture…), nouveaux chantiers, actions vers tous les publics et sur l’ensemble du territoire de la RĂ©gion Hauts de France… DĂ©couvrez aussi les compositeurs et chefs prĂ©fĂ©rĂ©s du nouveau maestro… Entretiens exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham (septembre 2016)

 

 

Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l'Orchestre National de Lille

 

 

LIRE aussi notre grand article prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille : temps forts, dĂ©fis, premiers chantiers programmĂ©s par Alexandre Bloch, cycle L’Amour & la Danse dirigĂ© par Jean-Claude Casadesus… 

 
 

LIRE notre prĂ©sentation des 4 programmes de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille, dirigĂ©s par renouveau directeur musical, Alexandre Bloch

 
 

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Orchestre National de Lille : temps forts de la nouvelle saison 2016 – 2017

blochLILLE, Orchestre National de Lille : saison 2016 – 2017. PrĂ©sentation et temps forts. La nouvelle saison de l’Orchestre National de Lille comprend plusieurs cycles thĂ©matiquement forts, emblĂ©matiques d’une ligne artistique qui frappe toujours par son engagement (accessibilitĂ©, offres renouvelĂ©es Ă  destinations des publics…) et son Ă©quilibre (diversitĂ© des volets musicaux, des interprètes et des phalanges conviĂ©es : cette annĂ©e, Orchestres de Picardie, National de Lyon…). C’est aussi une rĂ©flexion vivante sur les formes du concert dont les propositions sont aujourd’hui aussi diversifiĂ©es que bien identifiĂ©es : les « planète orchestre » (dĂ©couverte des instruments de l’orchestre de l’intĂ©rieur), les concerts flash Ă  12h30 (places Ă  5 euros), les cinĂ©-concerts (cette annĂ©e Ratatouille en fĂ©vrier 2017 et Le Cirque en avril suivant) ; sans omettre les offre »Famillissimo », comme les ateliers de dĂ©couverte musicale, enrichissent pendant toute la saison, une offre de plus en plus proche des publics. Un orchestre Ă  la carte en quelque sorte… de quoi rĂ©pondre aux attentes de chacun, selon son rythme, selon ses goĂ»ts. En cela les actions de l’ONL (Orchestre National de Lille) sont particulièrement exemplaires, d’autant, – ne l’oublions pas- que le renouvellement des publics reste la grande obsession du milieu musical en France. Non sans raison. La prĂ©sence complète et continĂ»ment active de l’Orchestre sur la toile, Ă  travers ses contenus connectĂ©s via ses propres rĂ©seaux (site web dĂ©diĂ© : www.onlille.com), ses comptes Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Flikr (riches offres de photographies…) dĂ©montrent l’activitĂ© d’une phalange « high tech » dont il est très facile de suivre les sessions et les accomplissements tout au long de la saison.

 

 

 

saison 2016 – 2017
Les 40 ans de l’Orchestre National de LILLE

 

 

BLOCH-alexandre-UPonte-ONL-582-390PASSATION ET CONTINUITÉ… C’est surtout pour sa 40 ème saison, en 2016 – 2017, le cycle de la passation et de la continuitĂ©, entre le chef fondateur depuis 1976, Jean-Claude Casadesus, et son successeur pour de nouvelles aventures, le français trentenaire, Alexandre Bloch,qui fait donc son entrĂ©e sous les projecteurs en ce mois de septembre 2016. Durant ce nouveau cycle musical, 4 programmes majeurs permettent aux spectateurs de dĂ©couvrir la personnalitĂ© du nouveau directeur musical, dès le 29 septembre prochain : programme « Bienvenue Maestro! » (Les 29 et 30 septembre puis les 1er octobre 2016). LIRE notre dossier l’Orchestre National de Lille : les 4 programmes dirigĂ©s par Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lille. Musique concertante (Concerto pour violon de Khatchaturian), ballet de Stravinsky, musique amĂ©ricaine, et aussi crĂ©ation contemporaine en une ultime concert de saison, le 1er juillet, confrontant Enfer et Paradis, sans omettre l’opĂ©ra, avec Les PĂŞcheurs de perles de Bizet… dĂ©jĂ  les jalons de cette première proposition du nouveau chef est aussi variĂ©e qu’ambitieuse. A suivre de près.


 

 

 

casadesus_jean_claude_portrait_290JEAN-CLAUDE CASADESUS… Les fidèles de Jean-Claude Casadesus – qui reste donc chef fondateur, retrouveront le maestro emblĂ©matique de l’aventure symphonique Ă  Lille et dans son territoire, dans le cycle « L’amour & la danse » comprenant 3 volets de dĂ©cembre 2016 Ă  mars 2017, soit entre autres de superbes pages du romantisme français couplĂ©s Ă  des auteurs du XXè et contemporains, Ă©grenant les grandes figures de la passion amoureuse (« RomĂ©o et Juliette », le 1er dĂ©cembre 2016 ; « L’Extase » : Beethoven, R. Strauss, Scriabine Ă©videmment : les 19 et 20 janvier 2017 ; « Don Juan », avec de R. Strauss : les Quatre derniers lieder / Annette Dasch, soprano, et le poème Don Juan, les 2 et 3 mars 2017).

 

Zacharias-piano-orchestre-classiquenews-concert-programme-zachariascmvanappelghem1CYCLES SCHUMANN et BEETHOVEN… Plurielle, ouverte, généreuse et furieusement romantique, spécifiquement germanique, la nouvelle saison de l’ONL comprend deux volets à suivre également, dédiés à Robert Schumann et Ludwig van Beethoven. Le symphonisme de Schumann est porté par le souffle de la nature (en particulier le flux impressionnant du Rhin : d’où sa 3ème Symphonie dite « Rhénane ») et surtout par l’amour de son épouse, virtuose du piano, l’incontournable Clara (cycle Schumann joué et dirigé par le pianiste et chef Christian Zacharias : 4 programmes à partir du 4 octobre 2016 et jusqu’au 24 juin 2017). Tout orchestre ne peut s’enrichir s’il n’aborde régulièrement le génie beethovénien : ainsi l’ONL propose en 2 dates (12 et 13 janvier 2017), l’intégrale des 5 Concertos pour piano avec la complicité du pianiste qui dirige aussi l’Orchestre, Rudolf Buchbinder.

 

 

 

CREATIONS : 2 COMPOSITEURS EN RESIDENCE : créations et leçons… Deux personnalités contemporaines colorent de leur écriture propre la saison nouvelle à Lille : le français Yann Robin, dont la sensibilité et l’acte de composition s’inscrivent au carrefour du Jazz, du classique et du rock… Création de son Concerto pour violoncelle et orchestre les 13, 14, 15 octobre 2016, puis flamboyante et puissante évocation des Enfers, « Inferno » (nouvelle pièce en création mondiale), confronté à l’angélisme irréel du Requiem de Fauré (dernier épisode : In Paradisum), le 1er juillet 2017 (qui est aussi le concert de clôture dirigé par Alexandre Bloch). De son côté, Hector Parra est catalan : il achève sa coopération avec l’ONL lors du concert de passation entre Jean-Claude Casadesus et Alexandre Bloch, avec sa nouvelle pièce en création française, « InFALL », les 29, 30 septembre puis 1er octobre 2016.
En complément, les deux compositeurs résidents proposent tout au long de la saison, plusieurs « Leçons de musique », introductions aux concerts affichés, selon leur propre expérience / sensibilité de la musique ; les deux créateurs pédagogues s’expriment évidemment sur leurs propres oeuvres et aussi sur les autres programmes de l’ONL… 9 lectures sont ainsi proposées du 29 septembre 2016 au 1er juillet 2017.

 

 
 

 

L’Orchestre National de Lille au diapason baroque

 

 

hogarth-william-portrait-man-homme-dossier-special-handel-haendel-classiquenews-582-vignetteELARGISSEMENT DU REPERTOIRE : 2 fois HAENDEL, 1 fois VIVALDI mais « en 2.0 »… L’ONL n’en est plus à un nouveaux défis près. Trois concerts événements indiquent cette ouverture de la vision, servie par un geste décomplexé qui en dit long sur l’envie des instrumentistes d’enrichir leur expérience, d’affiner leur pratique, de découvrir d’autres dispositifs musicaux… C’est d’abord l’éloquence scintillante et dansante du Water Music de Haendel, les 24 et 26 janvier 2017 sous la baguette de Jan Willem de Vriend : comment sonnera l’orchestre confronté au langage et à la syntaxe musicale baroque ?
Puis les 23 et 25 mars 2017, immersion dans l’univers personnel de Max Richter qui revisite les Quatre Saisons de Vivaldi : le sommet de la musique orchestrale du XVIIIè italien et baroque (1725) y est réarrangé, enrichi de sonorités contemporaines : soit la version 2.0 d’un Vivaldi, revivifié, « au charme jubilatoire ».
Enfin le même Jan W. de Vriend dirige Le Messie de Handel, les 5 et 6 avril 2017 : les instrumentistes de l’ONL poursuivront ainsi leur maîtrise de la grammaire baroque propre au Saxon, dans une partition particulièrement riche en vagues chorales (Choeur de la Radio Flamande) et en évocations d’une Nature miraculeuse : un cycle panthéiste et naturaliste qui annonce par son ampleur poétique, La Création de Haydn, au siècle prochain…

 

 

 

Debora Waldman dirige Mozart à VincennesDES ORCHESTRES, DES CHEFS… Enfin, la richesse d’une saison se mesure certes par la grande diversité des programmes et des oeuvres annoncés ; ce sont aussi les personnalités des chefs invités qui se distinguent et caractérisent la programmation dans son ensemble : outre les Christian Zacharias, Rudolf Buchbinder, Jan W. de Vriend, déjà cités, la premier orchestre de la région lilloise se laissera dirigé, porté par des sensibilités plurielles aux programmes inévitablement prometteurs : l’excellente Debora Waldman dans un programme « Famillissimo », El dia de los muertos (le jour des morts / « un Halloween mexicain » : œuvres de Moncayo, Ayala Pérez, Revueltas, Marquez… les 28 et 29 octobre 2016 : on sait aujourd’hui l’acuité vive et la pertinence ciselée de la direction de Debora Waldman qui est aussi l’audacieuse, ambitieuse créatrice de son propre orchestre « Idomeneo »; VOIR notre reportage vidéo L’Orchestre Idomeneo et Debora Waldman). De toute évidence, un programme haut en couleur et en tempérament. Le 9 décembre 2016, le Nouveau Siècle à Lille accueille dans le cadre des échanges interorchestres, Joshua Weilerstein qui pilote l’Orchestre national de Lyon dans un programme intitulé « Le rêve américain » (Stravinsky, Milhaud, Gershwin, sans omettre la création française du Concerto pour saxophone de John Adams…). De la même façon, le samedi 13 mai 2017, le chef Arie van Beek dirige l’Orchestre de Picardie dans une programme Beethoven (Symphonie n°8), Stravinsky et Prokofiev.
A la tĂŞte de l’ONL, Mark Shanahan (qui est aussi un excellent chef lyrique… Ă  Angers Nantes opĂ©ra entre autres) pilote la Symphonie PathĂ©tique n°6 de Tchaikovsky, le 1er fĂ©vrier 2017. Enfin, curiositĂ© attendue, Mark Minkowski, rĂ©cent directeur de l’OpĂ©ra de Bordeaux, qui vient Ă  Lille diriger la sublime Symphonie en rĂ© de CĂ©sar Franck, sommet du romantisme français tardif post wagnĂ©rien (1881) – en cela un jalon majeur dans l’histoire de la musique en France et donc un rendez vous hautement symphonique spirituel et flamboyant, Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte: le 9 mars 2017 (couplĂ©e avec la Symphonie n°2 de Saint-SaĂ«ns).

 

 

 

 

 

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Alexandre Bloch, nouveau directeur de l’Orchestre National de Lille © U.Ponte/ONL Lille 2016

Jean-Claude Casadesus : le goût des autres. Portrait

casadesus_jean_claude_portrait_290TĂ©lĂ©. Jean-Claude Casadesus : le goĂ»t des autres. Portrait d’un chef engagĂ©, passionnĂ©, humaniste, gĂ©nĂ©reux … Chef d’orchestre de renommĂ©e internationale, et depuis de nombreuses annĂ©es, directeur musical de l’Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus se rĂ©vèle Ă  travers ce documentaire intime et proche tel un artiste humaniste, douĂ© de sagesse, tĂ©moignant sans cesse de sa solidaritĂ© envers ceux qui sont en marge de la sociĂ©tĂ©. La musique est un baume pour l’âme et le cĹ“ur : l’activitĂ© multiple engagĂ©e du maestro lillois nous le montre avec passion et gĂ©nĂ©rositĂ©.

Il évoque avec beaucoup d’émotion son enfance à Montmartre, ses parents, ses enfants, ses rencontres. Il nous fait part des liens très forts qui l’unissent à ses musiciens de l’Orchestre national de Lille et définit le rôle du chef, en charge de cette grande famille que constitue l’orchestre.
Notre avis. Enfant d’une famille de musiciens (et de comĂ©diens) – qui a mĂŞme sa place Ă  Montmartre, Jean-Claude Casadesus honore la tradition familiale: le chef d’orchestre qui conduit avec gĂ©nĂ©rositĂ©, amour, patience et surtout humilitĂ©, le destin des 100 musiciens du National de Lille, se livre devant la camĂ©ra Ă  l’occasion de concerts Ă  Lille (Symphonie n°5 de Schubert, Symphonie n°9 de Dvorak), de rĂ©pĂ©titions autour de Ravel … Pourquoi devenir chef ? Pour l’envie voire la passion de partager la magie de la musique.
Il est passĂ© par tous les instruments avant la baguette : violon, piano, contrebasse et timbalier (un poste privilĂ©giĂ© pour observer ce qui se passe Ă  l’orchestre : j’Ă©tais au coeur du rĂ©acteur… face aux chefs, un avant poste idĂ©al pour analyser leurs gestes, les bons comme les moins convaincants). Alors Ă  quoi consiste le mĂ©tier de chef ? Battre la mesure et tenir le rythme (Ă  la main droite) ; exprimer, souligner, inflĂ©chir un caractère Ă  la main gauche… Mais toujours ĂŞtre habitĂ©.
Dans son appartement parisien non loin de Montmartre, le maestro prĂ©sente une partie de ses objets chers  dont un intĂ©rĂŞt pour les lettres de musiciens (Stravinsky qu’il a approchĂ©, Berlioz dont il souligne la bipolaritĂ© attachante, Ă©reintante, Darius Milhaud, voisin de quartier très estimĂ© … ). Le chef est un berger, celui qui prĂ©pare l’action simultanĂ©e des instrumentistes de l’orchestre pour susciter une lĂ©vitation Ă©motionnelle collective. Ainsi il faut servir la partition, oser certains partis personnels (comme le rubato, ce temps prĂ©cipitĂ© ou ralenti, offrant la sensation oxygĂ©nante du flux et du reflux, de la tension et de la dĂ©tente…), et obtenir…  Un chef d’envergure ne commande pas : il invite chaque musicien Ă  Ă©couter les autres et Ă  se dĂ©passer.
Pour autant, le maestro ne reste pas dans sa bulle artistique : l’art musical est un art vivant qui doit demeurer en contact avec la vie ; c’est pourquoi il est montrĂ© dans le docu, chef et musiciens se dĂ©placent jusque dans les prisons et maisons d’arrĂŞt pour y faire souffler un vent d’espĂ©rance, y donner une perspective positive. La musique rend meilleur. Comme on aimerait le croire. Bravo maestro ! Portrait simple, direct, Ă©loquent.

 

france2-logo_2013« Au clair de la lune », documentaire
Jean-Claude Casadesus, le goût des autres
France 2
Mardi 26 novembre 2013 Ă  00h30

Documentaire de 54’
Réalisé par : Claude Couderc

Produit par : Skopia Films – Eric Bitoun et Adèle Menard
Unité Musique et Spectacles vivants : Nicolas Auboyneau – Brice Chappey