Récital du pianiste Guillaume Coppola à Paris

CD. Le Schubert oublié enchanté de Guillaume CoppolaParis, Conservatoire d’Art dramatique. Guillaume Coppola, piano. Mardi 9 décembre 2014, 20h. A l’occasion de la sortie de son nouveau disque Schubert édité par le label français Eloquentia, le pianiste Guillaume Coppola propose un récital 100% Schubert composé de valses méconnues du compositeur romantique actif à Vienne dont le tempérament introspectif sait recycler les danses populaires avec une tendresse peu commune. Dans son album Valses nobles et sentimentales (D 969 et D 779), Guillaume Coppola réinvestit les territoires nostalgiques d’un musicien souvent traversé et porté par la grâce. Le jeu du pianiste, ancien élève de Bruno Rigutto, Nicholas Angelich, Christian Ivaldi et Marie-Françoise Bucquet au CNSMD de Paris,  chante en visions poétiques d’une absolue fluidité, le grand spleen (Sensucht) d’un Schubert en état d’hypnose. Le concert parisien de ce 9 décembre est conçu comme ceux de Schubert à Vienne pendant la terreur instituée par Maeterlinck, comme une réunion d’amis, une Schubertiade, où l’entente et la compréhension féconde scellent l’effusion de moments privilégiés. Pour son public, Guillaume Coppola fait de même : il entend partager avant tout l’expérience intime de la musique dont les territoires schubertiens ouvrent d’immenses perspectives pour l’imaginaire.

coppola guillaume franz schubert cd schubert eloquentiaUn extrait de la critique complète du cd Schubert Valses nobles et sentimentales par Guillaume Coppola, piano, CLIC de classiquenews en septembre 2014 : … “En s’attachant principalement aux œuvres méconnues ou moins jouées de Schubert, Guillaume Coppola souligne la finesse suggestive, onirique, radicale, ce bouillonnment de l’intime qui fait la séduction irrésistible des partitions ici choisies… Valses nobles, Valses sentimentales, le pianiste Guillaume Coppola délivre le message d’une secrète intériorité d’un Schubert qui tout en s’enivrant de ses propres divagations, approfondit en réalité une quête intérieure, tissée sur la durée, dans la pudeur et la suggestivité. L’arche tendue d’un long parcours qui se lit à travers les deux cycles dansants, soit 12 puis 34 Valses caractérisées, dessine une perspective dont l’interprète sait restituer la secrète unité organique. … (…)… Des Sentimentales, si bien nommées mais sans effusion ni voyeurisme aucun, tout l’art du toucher est là-, on retient la 13ème évidemment pour son rayonnement tendre et caressant, d’une douceur fraternelle si enveloppante… et comme éternellement tournante comme un perpetuum mobile… , mais aussi la 18è et sa cadence racée pleine de fierté comme d’élégance.  C’est une série de séquences qui frappe par leur nervosité comme leur souplesse mélodique : acuité, précision, versatilité dynamique, Guillaume Coppola envisage chaque épisode comme un mini drame d’une mordante vivacité. Un appétit de vivre qui contraste évidemment avec la gravité des pièces complémentaires : la Sonate D 537 de mars 1817.” Lire notre critique complète du cd Schubert Valses nobles et sentimentales par Guillaume Coppola, piano

 

 

 

 

Récital Guillaume Coppola à Paris
Mardi 9 décembre 2014, 20h
Paris, 75009 – Conservatoire d’Art dramatique

Franz Schubert
Sonate D 537, Valses, Mélodie Hongroise, et quelques surprises en compagnie d’artistes amis de Guillaume Coppola (œuvres enregistrées sur l’album récent de Guillaume Coppola : Valses nobles et Valses sentimentales

Les concerts Pianissimes font découvrir de jeunes talents qui seront les grands de demain, dans une ambiance conviviale et intimiste qui favorise la proximité avec les artistes. Ils sont sans entracte et se poursuivent par un cocktail ouvert à tous permettant au public d’échanger et de rencontrer les musiciens de façon informelle.

Le Conservatoire d’Art Dramatique, théâtre à l’italienne avec sa décoration pompéienne et sa bonne acoustique, est un lieu mythique de la vie musicale parisienne du XIXe siècle rarement ouvert au public. Connu à l’origine sous le nom d’Hotel des Menus-Plaisirs, il fut le siège du premier Conservatoire de musique et de déclamation entre 1784 et 1911 (avant son déménagement rue de Madrid) et celui de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire (ancêtre de l’Orchestre de Paris). Il a accueilli sur sa scène ou dans ses classes : Frédéric Chopin, Franz Liszt, Dinu Lipatti, Marguerite Long, Arthur Rubinstein, Alfred Cortot, Samson François…

Conservatoire d’Art Dramatique
2 bis rue du Conservatoire – Paris 9e
Accès : Métro Grands Boulevards – Parking 28 boulevard de Bonne Nouvelle
ou 5/7 rue du Faubourg Poissonnière

Informations / Réservations :

De préférence par Internet : www.lespianissimes.com
ou par téléphone auprès des Pianissimes 01 48 87 10 90 (messagerie).
Tarif normal 30€
Tarif jeunes 15€ (moins de 26 ans).

 

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