Playlist Opera de poche #4, Club Deutsche Grammophon

deutsche grammophon opera de poche la damnantion de faust berlioz playlist operadepoche4-200x200Playlist Damnation de Faust. OPERA DE POCHE. Le Club Deutsche Grammophon Ă  l’occasion de la nouvelle production Ă©vĂ©nement de la Damnation de Faust de Berlioz Ă  l’OpĂ©ra Bastille Ă  Paris, ajoute une nouvelle playlist Ă  sa collection OpĂ©ra de poche, collection sui suit l’actualitĂ© lyrique : autour de l’opĂ©ra programmĂ©, DG propose une playlist des meilleurs morceaux et par des interprĂštes de choix, Ă  partir de son catalogue musical. Spleen de Faust : Berlioz invente d’aprĂšs Goethe, une nouvelle forme thĂ©Ăątrale et musicale. Lecteur dĂšs 1827 du Faust de Goethe, dans la traduction de Nerval, Berlioz couche en figures musicales le choc des images conçues par la prose de l’écrivain allemand. La Ballade du roi de ThulĂ© mais aussi une bonne partie du matĂ©riel de la Symphonie Fantastique dĂ©coulent de ce flot impĂ©tueux de l’inspiration. Berlioz, possĂ©dĂ© par son sujet, traverse des pĂ©riodes d’éclairs compositionnels.

 

 

 

Opera de Poche #4

La Damnation de Faust de Berlioz

 

C’est l’évĂ©nement lyrique de dĂ©cembre 2015. L’OpĂ©ra de Paris propose depuis le 8 dĂ©cembre une nouvelle production de La Damnation de Faust, chef d’oeuvre atypique et vrai dĂ©fi pour les metteurs en scĂšne, signĂ© Hector Berlioz en 1846.

La nouvelle production parisienne affiche d’indiscutable arguments , dans une prise de rĂŽle attendue, qui vaudra de l’or par sa raucitĂ© expressive et subtile, le tĂ©nor Jonas Kaufmann, mais aussi Bryn Terfel en MĂ©phistophĂ©lĂšs et Sophie Koch en Marguerite.

Pour l’occasion, le Club Deutsche Grammophon a conçu sa  quatriĂšme playlist Opera de Poche consacrĂ©e Ă  La Damnation de Faust de Hector Berlioz rĂ©sumĂ© en une heure de musique avec ses passages les plus cĂ©lĂšbres de la Marche Hongroise Ă  son final Ă©vangĂ©lique. Avec Roberto Alagna, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel, RenĂ© Pape, Elina Garança
 Alors que ce dernier compte bien mettre un terme Ă  sa vie, l’apparition du diable en personne, MĂ©phistophĂ©lĂšs, risque bien de compromettre ses plans. Car il suffira d’une seule apparition, celle de son aimĂ©e Marguerite, pour que Faust change radicalement d’avis. Une seule condition pour cela : donner son Ăąme au Diable. Pour sauver la jeune femme qu’il a menĂ© jusqu’au crime (involontaire), Faust coupable mais pas irresponsable, offre son Ăąme.

Ecoutez la nouvelle playlist Opera de Poche #4 en cliquant sur les liens ci-dessous : découvrir la playlist La Damnation de Faust par Deutsche Grammophon

 

Enjeux et génÚse de La Damnation de Faust
BerliozLes huit scĂšnes de Faust qui sont couchĂ©es sur le papier, seront reprises pour composer la lĂ©gende dramatique, finalement crĂ©Ă©e en 1846, les 6 puis 20 dĂ©cembre, dans une indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Le public transi de froid n’est pas venu se dĂ©placer pour applaudir l’ouvrage. Berlioz en ressentira un trĂšs profond dĂ©pit. Etape premiĂšre de ses relations difficiles avec le public parisien
 La forme hĂ©tĂ©roclite de la partition, “construite” en tableaux apparemment sans liens, ajoute Ă  son aspect dĂ©concertant. Pourtant, depuis quelques annĂ©es, la partition “immontable” sur la scĂšne (que l’auteur intitule « opĂ©ra de concert »), est devenue un formidable tremplin excitant l’imaginaire. Le pouvoir de la musique suscitant de vastes horizons que le dĂ©cor seul, s’il est strictement narratif, ne suffit pas Ă  exprimer. Des rivages de l’Elbe aux confins hongrois, des cimes Ă©thĂ©rĂ©es (apothĂ©ose de Marguerite) aux gouffres infernaux (la chute de Faust), l’écart et le contraste des facettes convoquĂ©es, donnent effectivement le tournis. Faust (tĂ©nor) est ici un contemplatif, assez suiveur, entiĂšrement soumis Ă  la volontĂ© provocante et grivoise d’un
MĂ©phistofĂ©lĂšs plus retors que jamais. Le hĂ©ros romantique s’incarne cependant en lui, par ses aspirations grandioses, ses dĂ©sirs de solitude et de renoncement.

En quĂȘte de lui-mĂȘme, il erre comme un damnĂ©, ne sachant rien trouver, cherchant toujours “ce qui manque Ă  sa vie”. Il y a une absence de volontĂ© et d’ambition chez cet ĂȘtre dĂ©fait, dĂ©jĂ  perdu. Nostalgique d’un bonheur inatteignable, qui se dĂ©robe toujours, Faust expire. Les Ă©pisodes de sa vie se succĂšdent comme dans un superbe livre d’histoire, de lĂ©gendes, de fĂ©erie dĂ©moniaque, sans qu’il puisse en ralentir ni interrompre le cours. FrĂšre de RenĂ© de Chateaubriand, plus encore d’Hector lui-mĂȘme, terrassĂ© par l’abĂźme des champs intĂ©rieurs, le hĂ©ros est en crise. Le spleen que porte Faust n’appartient qu’à lui. Heureusement, la morne apathie du jeune homme comme celle du vieillard, trompĂ© par MĂ©phistofĂ©lĂšs, ne dĂ©teint pas sur la musique: Berlioz y a mis tout son coeur. La scĂšne romantique s’exprime furieuse et Ă©ruptive dans l’orchestre. Faust est une lĂ©gende symphonique.

 

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