Lyon : Diana Baroni chante La Macorina

baroni diana la macorina concert clic de classiquenewsLyon, Diana Baroni : La Macorina, le 7 juillet 2015, 20h30. FlĂ»tiste du CafĂ© Zimmerman mais ici superbe chanteuse, Diana Baroni au timbre sauve et mordant, prĂ©sente le programme de son dernier disque : la Macorina, hommage aux femmes humanistes, sirènes engagĂ©es pour les causes admirables. En espagnol, Diana Baroni dĂ©ploie un blues latino d’une ivresse sensuelle spĂ©cifiquement suggestive, comme le chant et la prière du cultivateur de coton (El cosechero). Argentine de coeur, la cantatrice invite Ă  un voyage dans le Nouveau Monde Ă  la recherche de l’explorateur DH Lawrence (1928), lui-mĂŞme enivrĂ© enchantĂ© par la magie de l’aube au Nouveau Mexique. La voix s’accorde au quintette Ă  cordes Alter Quintet. Succombez comme nous Ă  la magie poĂ©tique d’une voix qui sait exprimer les plis et replis les plus intimes de l’âme latine, qu’elle soit originaire du PĂ©rou, du Mexique, de l’Argentine…

Extrait de la critique du cd La Macorina par Diana Baroni :
Grain de velours, timbre ardent à l’imaginaire métissé, l’Argentine ressuscite le chant embrasé et nostalgique des grandes divas du siècle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poétesse péruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le même engagement radical, la même musicalité fervente, une passion intacte pour le verbe musical, à la fois fier et suggestif, surtout les métissages colorés d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprécier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud américaine (vihuela, quena, kora, cajon…) réalise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinés qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblématique (si proche de la voix là encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

 

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, Pérou, Vénézuela… Cheminement et traversée, l’idée du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective où se glissent et se précisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde où l’évocation tissée dans des textes à la poésie enivrante cultive finesse et pudeur.

la_macorina_diana_baroni_cdEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre à l’album: la courtisane cubaine qui vécut au début du siècle à La Havane, aimait passionnément les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriée (à travers le refrain entêtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement à son répertoire. Même évidence, même hommage pour l’immense Chabuca Grande, poétesse et compositrice dont Diana en Argentine écouta tous les disques: Fière allure et José Antonio (Fina estampa, José Antonio) ressuscitent ce verbe évocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du Pérou, où l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fière allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons

Diana Baroni : La Macorina, chansons du Nouveau Monde sur les traces de DH Lawrence
Alter Quintet
Alfonso Pacin, guitare, violon, arrangements

Lyon, La Tour Passagère
Le 7 juillet 2015, 20h30

LIRE aussi notre critique complète du cd La Macorina par Diana Baroni

VOIR notre CLIP vidéo La Macorina, El Cosechero

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