BRUXELLES. Diana Baroni Trio : La Macorina

diana-baroni-trio-la-macorina-emidy-project-annonce-critique-cdBRUXELLES, Concervatoire. Lun 22 juillet 2019. DIANA BARONI TRIO. Elle chante, elle joue du traverso, a le goût des métissages et des évocations nostalgiques, artiste complète, Diana Baroni poursuit des chemins de traverses, hors catégories traditionnelles et classiques. Ses mondes ressuscitent la dignité parfois refusées des opprimés, qu’il soit esclave devenu musicien et compositeur libre (son dernier spectacle, remarquable et saisissant dédié à la figure d’Emidy / Emidy Project), ou femmes du nouveau monde, ainsi que s’intitule son récital à Bruxelles, le 22 juillet prochain. Les mélodies et airs du concert bruxellois empruntent à ses programmes actuels et passés, plusieurs joyaux d’une force poétique irrésistible. Concert événement.

DIANA BARONI TRIO
Diana Baroni, chant et traverso
Rafael Guel, vihuela et percussions
Ronald Martin Alonso, viole de gambe

De la Vierge Marie, à Sor Juana Inés de la Cruz, en passant par les guerrières Amazones, la mère Terre ou Pachamama, à travers une sélection poétique, ce programme rend hommage aux personnalités féminines marquantes du Nouveau Monde, depuis l’époque de la colonisation jusqu’à nos jours.

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33è Festival MIDIS-MINIMES
Bruxelles, lundi 22 juillet 2019
35 mn de concert chaque midi
Conservatoire royal de Bruxelles
Rue de la Régence, 30A
1000 Bruxelles

Femmes du Nouveau Monde
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://midis-minimes.be/fr/Infos_pratiques

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Programme

Maria, todo es Maria (chant de procession, tradition oral - Bolivie, XVIIIe s.)

Flor Menudita (chant de dévotion, tradition oral)
Juana Inés de la Cruz
(ca. 1648-1697)
Pues Mi Dios (Villancico, Mexique)

La Petenera (son huasteco, tradition oral – Mexique)

Moreninha (tradition oral РBr̩sil XVIIIe s.)
Chavela Vargas
(1919-2012)
La Macorina (son habanero, ?Mexique)

Intiu Kana (chant de d̩votion aymara, tradition oral РBolivie, XVIe s.)

Llora mis penas (tradition orale – Argentine)

Montes de Maria (bullerengue, tradition oral – Colombie)
Violeta Parra
(1917-1967)
Gracias a la vida (tonada – Chili)

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VIDEO
Diana Baroni chante La Macorina
http://www.classiquenews.com/clip-video-diana-baroni-chante-la-macorina-el-cosechero/

Diana Baroni / La Macorina / Intiu Kana
http://www.classiquenews.com/clip-video-diana-baroni-chante-la-macorina-intiu-kana/

CD
LIRE notre critique du cd La Macorina par Diana Baroni
http://www.classiquenews.com/cd-diana-baroni-chante-la-macorina/

Lyon : Diana Baroni chante La Macorina

baroni diana la macorina concert clic de classiquenewsLyon, Diana Baroni : La Macorina, le 7 juillet 2015, 20h30. Flûtiste du Café Zimmerman mais ici superbe chanteuse, Diana Baroni au timbre sauve et mordant, présente le programme de son dernier disque : la Macorina, hommage aux femmes humanistes, sirènes engagées pour les causes admirables. En espagnol, Diana Baroni déploie un blues latino d’une ivresse sensuelle spécifiquement suggestive, comme le chant et la prière du cultivateur de coton (El cosechero). Argentine de coeur, la cantatrice invite à un voyage dans le Nouveau Monde à la recherche de l’explorateur DH Lawrence (1928), lui-même enivré enchanté par la magie de l’aube au Nouveau Mexique. La voix s’accorde au quintette à cordes Alter Quintet. Succombez comme nous à la magie poétique d’une voix qui sait exprimer les plis et replis les plus intimes de l’âme latine, qu’elle soit originaire du Pérou, du Mexique, de l’Argentine…

Extrait de la critique du cd La Macorina par Diana Baroni :
Grain de velours, timbre ardent à l’imaginaire métissé, l’Argentine ressuscite le chant embrasé et nostalgique des grandes divas du siècle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poétesse péruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le même engagement radical, la même musicalité fervente, une passion intacte pour le verbe musical, à la fois fier et suggestif, surtout les métissages colorés d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprécier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud américaine (vihuela, quena, kora, cajon…) réalise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinés qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblématique (si proche de la voix là encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

 

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, Pérou, Vénézuela… Cheminement et traversée, l’idée du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective où se glissent et se précisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde où l’évocation tissée dans des textes à la poésie enivrante cultive finesse et pudeur.

la_macorina_diana_baroni_cdEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre à l’album: la courtisane cubaine qui vécut au début du siècle à La Havane, aimait passionnément les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriée (à travers le refrain entêtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement à son répertoire. Même évidence, même hommage pour l’immense Chabuca Grande, poétesse et compositrice dont Diana en Argentine écouta tous les disques: Fière allure et José Antonio (Fina estampa, José Antonio) ressuscitent ce verbe évocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du Pérou, où l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fière allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons

Diana Baroni : La Macorina, chansons du Nouveau Monde sur les traces de DH Lawrence
Alter Quintet
Alfonso Pacin, guitare, violon, arrangements

Lyon, La Tour Passagère
Le 7 juillet 2015, 20h30

LIRE aussi notre critique complète du cd La Macorina par Diana Baroni

VOIR notre CLIP vidéo La Macorina, El Cosechero

CLIP VIDEO. Diana Baroni chante La Macorina : Intiu Kana

la_macorina_diana_baroni_cdCD. CLIP VIDEO. La Macorina. Diana Baroni (1 cd Papilio, 2012).  Sur les traces de l’écrivain D.H. Lawrence, le programme de ce disque éblouissant parcourt les paysages du Nouveau Monde comme autant d’étapes d’une renaissance intérieure. Diana Baroni, flûtiste virtuose et membre fondatrice de Café Zimmermmann, fleuron des ensembles baroques sur instruments d’époque poursuit une étonnante carrière soliste comme … chanteuse. Grain de velours, timbre ardent à l’imaginaire métissé, l’Argentine ressuscite le chant embrasé et nostalgique des grandes divas du siècle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poétesse péruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le même engagement radical, la même musicalité fervente, une passion intacte pour le verbe musical, à la fois fier et suggestif, surtout les métissages colorés d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprécier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud américaine (vihuela, quena, kora, cajon…) réalise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinés qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblématique (si proche de la voix là encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines
 , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, Pérou, Vénézuela… Cheminement et traversée, l’idée du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective où se glissent et se précisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde où l’évocation tissée dans des textes à la poésie enivrante cultive finesse et pudeur.
AouhMmknoR_2013214VBCI1CZW9NEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre à l’album: la courtisane cubaine qui vécut au début du siècle à La Havane, aimait passionnément les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriée (à travers le refrain entêtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement à son répertoire. Même évidence, même hommage pour l’immense Chabuca Grande, poétesse et compositrice dont Diana en Argentine écouta tous les disques: Fière allure et José Antonio (Fina estampa, José Antonio) ressuscitent ce verbe évocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du Pérou, où l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fière allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons argentines, le chant convoque immédiatement l’ivresse des navigations qui font défiler les paysages les plus enchanteurs (El Cosechero et surtout l’irrésistible Cancion del Jangadero, chanté en duo avec Alfonso Pacin. Avouons notre préférence outre la théâtralité toute en séduction feutrée de La Macorina, pour la chanson Aymara de Bolivie, d’une tendresse bouleversante, chantée à deux voix et réalisée (flûtes et guitare entre autres) avec une finesse de ton ciselée… Superbe album, orfêvré, incarné, d’une sincérité qui éblouit.

La Macorina (Carnet de voyages du Nouveau Monde). Diana Baroni, chant, traverso. Diana Baroni Trio. Alter Quintet. 1 cd Papilio collection 3 775000 055233 (distribution: Harmonia Mundi).

 

CLIP VIDEO. Diana Baroni chante La Macorina : El cosechero

la_macorina_diana_baroni_cdCD. CLIP VIDEO. La Macorina. Diana Baroni (1 cd Papilio, 2012).  Sur les traces de l’écrivain D.H. Lawrence, le programme de ce disque éblouissant parcourt les paysages du Nouveau Monde comme autant d’étapes d’une renaissance intérieure. Diana Baroni, flûtiste virtuose et membre fondatrice de Café Zimmermmann, fleuron des ensembles baroques sur instruments d’époque poursuit une étonnante carrière soliste comme … chanteuse. Grain de velours, timbre ardent à l’imaginaire métissé, l’Argentine ressuscite le chant embrasé et nostalgique des grandes divas du siècle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poétesse péruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le même engagement radical, la même musicalité fervente, une passion intacte pour le verbe musical, à la fois fier et suggestif, surtout les métissages colorés d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprécier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud américaine (vihuela, quena, kora, cajon…) réalise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinés qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblématique (si proche de la voix là encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines
 , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, Pérou, Vénézuela… Cheminement et traversée, l’idée du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective où se glissent et se précisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde où l’évocation tissée dans des textes à la poésie enivrante cultive finesse et pudeur.
AouhMmknoR_2013214VBCI1CZW9NEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre à l’album: la courtisane cubaine qui vécut au début du siècle à La Havane, aimait passionnément les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriée (à travers le refrain entêtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement à son répertoire. Même évidence, même hommage pour l’immense Chabuca Grande, poétesse et compositrice dont Diana en Argentine écouta tous les disques: Fière allure et José Antonio (Fina estampa, José Antonio) ressuscitent ce verbe évocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du Pérou, où l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fière allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons argentines, le chant convoque immédiatement l’ivresse des navigations qui font défiler les paysages les plus enchanteurs (El Cosechero et surtout l’irrésistible Cancion del Jangadero, chanté en duo avec Alfonso Pacin. Avouons notre préférence outre la théâtralité toute en séduction feutrée de La Macorina, pour la chanson Aymara de Bolivie, d’une tendresse bouleversante, chantée à deux voix et réalisée (flûtes et guitare entre autres) avec une finesse de ton ciselée… Superbe album, orfêvré, incarné, d’une sincérité qui éblouit.

La Macorina (Carnet de voyages du Nouveau Monde). Diana Baroni, chant, traverso. Diana Baroni Trio. Alter Quintet. 1 cd Papilio collection 3 775000 055233 (distribution: Harmonia Mundi).