L'auteur ressuscite les épisodes d'une histoire singulière qui à Versailles, a su accorder spécifiquement musiques et architectures, musiciens et lieux, histoire des sensibilités et des goûts, histoires aussi d'acoustiques: à la Chapelle (ou plutôt dans les chapelles), dans le Salon d'Hercule, dans les Grands Appartements...
la direction de Jacobs plus précise, nerveuse, fouettée, analytique voire tranchante et même grimaçante que jamais, renforce le réalisme sans issue ni douceur de l'intrigue.
L'histoire de l'oeuvre reste énigmatique: sa création à Florence fut accueillie avec froideur comme l'attestent les témoignages d'insuccès. Une version plus récente datant du début des années 1730 pourrait laisser supposer que le compositeur ait eu l'intention de la reprendre à Vienne pour l'Empereur Charles VI... ou à Dresde.
Cycle de 7 cantates pour le temps de l'Abendmusik, Membra Jesu nostri (les membres de Jésus) est composé en 1680 et dédié à Gustaf Düben, maître de chapelle du roi de Suède. Les strophes sont tirées de la Rhytmica Oratio de Bernard de Clairvaux, auxquelles sont associés de nombreux passages des Ecritures.
Le chef et cornetiste, Jean Tubéry poursuit son exploration passionnée de l'éloquence baroque, vocale et instrumentale. En septembre 2007, deux nouvelles gravures (éditées par les labels Ricercar et Alpha) viennent confirmer une même affinité rayonnante, dans un autre répertoire, celui de la musique sacrée germanique du XVII ème siècle.
En trois parties, d'après le livret de Thomas Morell, le dernier oratorio de Haendel est créé à Londres au Théâtre Royal de Covent Garden, le 26 février 1752.
Musique à boire, musique à danser, le répertoire des Witches (sorciers dans la langue de Shakespeare), ensemble constitué depuis 1999, s'entend à explorer rythmes et mélodies populaires ou savantes, au passage du XVI ème au XVII ème, entre deux mondes, la fin de la Renaissance et l'aurore Baroque. Autour du claveciniste Freddy Eichelberger...
Composé plus de 30 ans après Orfeo, Ulisse montre l'évolution du métier et les options modernistes de l'écriture. La vocalità, florentine dans Orfeo, s'appuie désormais sur un nouveau mélodisme romain: mélisme libre, épanoui tendant vers la forme de l'arioso, plutôt que recitar cantando.
L'ami et le "papa" de Mozart (qui devait mourir avant lui en 1791), Joseph Haydn, laisse dans son oratorio La Création, composé entre 1796 et 1798, une oeuvre de pleine maturité. Alors âgé de plus de 65 ans et le plus estimé des musiciens vivants, Joseph Haydn, né à l'époque Baroque, maître du classicisme, accompagne aussi les premières manifestations du romantisme.