Le Théâtre royal de La Monnaie inaugure sa saison 2006-2007 avec Die Entführung aus dem serail. Singspiel en trois actes mis en scène par Christof Loy et dirigé par Paul Daniel.
Disciple de l'art intimiste et méditatif de la viole auprès de son maître Sainte-Colombe, Marais s'illustre très vite dans l'art plus fastueux et moral de la tragédie lyrique comme en témoigne son opéra "Alcide", composé en 1693 avec le fils du Grand Lully, Louis.
Esthète, élégant et technicien, le chorégraphe Heinz Spoerli, directeur du ballet de Zürich nous enchante depuis dix ans avec la troupe des 40 danseurs d'une excellente tenue. Sa relecture du ballet de Prokofiev, "Cendrillon" est un enchantement...
Inspirée par Ida Rubinstein, Honegger compose sur le texte de Paul Claudel, un opéra sacré sur la vie de Jeanne d'Arc. En 1935, il s'agit de renouveler l'ancienne tradition des mystères médiévaux. Mais la création de l'oeuvre sera quelque peu contrariée par les déboires financiers de la commanditaire...
Meilleur représentant des rénovateurs du style spontané" prôné par Cocteau, le bordelais Henri Poupart devenu Sauguet laisse une oeuvre habile, mélodique d'une séduction spontanée. Ses "caprices de marianne", de 1954, sont présentées à Compiègne les 1er et 8 octobre 2006
Pour célébrer le centenaire de la mort de Verdi en 2001, Riccardo Muti emmène choeur et orchestre de la Scala de Milan dans le petit théâtre de la ville natale du compositeur, Busetto. La production convainc par la direction affirmée et nerveuse du chef et un plateau vocal sans failles.
Cinéma/musique : équation improbable, alliance exceptionnelle. Pourtant rien ne saurait égaler la puissance d'une action filmée lorsqu'elle est soutenu par une musique en phase. Quand image et notes s'accordent de concert, la perfection reste possible. Suivez nos coups de coeur et découvrez les réalisateurs qui au cinéma n'ont jamais omis de soigner les références à la musique classique...
A partir d'un fait divers, Chostakovitch brosse le portrait d'une femme en proie à la barbarie d'un monde inhumain. Sa Lady Macbeth porte les idéaux d'une utopie de liberté et de droit au bonheur. Le style est acéré, expressionniste. Il a donné prétexte à maintes interprétations dont les plus délirantes en ont fait un opéra à la pornographie à peine voilée...
Les Noces de Figaro et Don Giovanni, largement célébrés, -preuve que le duo Da Ponte/Mozart fait toujours recette-, puis Cosi, La Flûte, Idoménée, l’Enlèvement au sérail, également servis, enfin une Clémence de Titus qui se maintient, avec une unique production de « Bastien et Bastienne » : voilà une saison mozartienne 2006/2007, plus qu’honnête.
Mois Chostakovitch sur Mezzo : en septembre, et jusqu'au 27, découvrez la baguette stupéfiante du maestro Bernstein dirigeant les membres du Wiener, dans les symphonies 6 et 9 du "Beethoven russe", composées dans les années 1930 et 1940, c'est-à-dire marquées inévitablement par la guerre.