Rome, 1600. Emilio de Cavalieri fait créer son oratorio Rapresentatione di Anima e di Corpo... Christina Pluhar interprète le monument baroque en direct du Festival de Sablé 2009. Dernier direct d'importance offert par France Musique à l'été 2009: L'oratorio des origines, celles de la nouvelle langue baroque, à l'aube du Seicento, et dans le domaine sacré, avant que Monteverdi n'ose son premier brûlot théâtral, Orfeo de 1607. Voici, à Rome, en 1600, l'autre ouvrage premier signé Cavallieri fils.
Alors que l'on s'apprête à fêter en 2009 des compositeurs reconnus et beaucoup joués comme Purcell, Mendelssohn, Haydn et Haendel, rien d'important ni de lisible ne se prépare pour honorer Bohuslav Martinu. Cet immense musicien tchèque, né en 1890 à Policka en Bohème dans le clocher d'une église où logeaient ses parents, et mort en 1959 a pourtant passé 17 ans de sa vie en France.
Le signe est fort: pour sa première production comme directeur de l'Opéra national de Paris, Nicolas Joel ressuscite Mireille de Gounod et met en scène la production qui est déjà l'événement lyrique de la rentrée parisienne. L'Avant-Scène Opéra est bien inspiré de dédier un nouveau numéro à l'opéra de Charles Gounod dont l'histoire tient du roman, tant sa version originelle n'a guère été produite, à part quelques lectures trop fugaces.
A Vienne, l'opéra au noir d'après Pouchkine, La Dame de Pique de Piotr Ilyitch Tchaïkovski, permet au chef japonais Seiji Ozawa, de se faire les dents avec une franchise des plus efficaces. Orchestre palpitant sous sa direction affûtée voire cynique et implacable, Lisa ardente et juste de Mirella Freni (bien qu'en fin de carrière), ce live viennois de 1992 captive dans son ensemble, même si l'on reste plus réservé quant à l'Herman d'Atlantov et la Comtesse de Martha Mödl... (1 dvd Sony Classical
La lecture du présent ouvrage s'avère capitale: ici, se dévoile le génie du plus grand poète linguiste du XVIIè, digne rival de Racine, qui a compris comme lui, les possibilités de la langue versifiée, en particulier sublimée par son adéquation au chant et à la musique. Que savons nous précisément de Philippe Quinault (1635-1688)?
Après la pétillante illustration de la Flûte Enchantée, place est faite à la pudeur du drame de Violetta. La cour du château de Montal, d’époque Renaissance – un des derniers mots de l’héroïne : « rinasce » – se prête à la perfection à l’intimité de la tragique histoire écrite par Piave et Verdi.
Saint-Céré, un festival unique en son genre. Ambiance familiale, chaleureuse, passionnée, on s’y sent accueilli, et comme chez soi. Un cadre qui semble profiter tant au public qu’aux artistes, qui construisent visiblement entre eux un véritable esprit de troupe.
Les madrigaux de Barbara étonnent par leur modernité et leur efficacité: une absence évidente de maniérisme ou d'effets décoratif. La compositrice maîtrise l'articulation du texte, exprime sans circonvolutions l'architecture de chaque poème. Son art se dévoile ici, autant musical, dramatique que linguistique. Des musiciens de la Cappella Mediterranea, l'ex assistant de Garrido, Leonardo García Alarcón, en artisan du verbe, nerveux et précis, souvent habité, fièvreux et lui-même poète, obtient à
Philippe Quinault dévoilé. Il fut le rival de Racine sur la scène théâtrale, mais en préférant le verbe ciselé pour être mis en musique, le fidèle librettiste de Lully, Philippe Quinault s'est imposé dans le goût du public et auprès du roi: ses tragédies en musique ont été plus applaudies que les pièces de Racine...