LILLE. Orchestre National de Lille joue Brahms et Beethoven

LILLE, mer 13, jeu 14 OCT 2021. BEETHOVEN : « Pastorale »  L’Orchestre National de Lille invite pour la premiĂšre fois la cheffe estonienne Kristiina Poska. Au programme, le Concerto de Brahms, pilier du rĂ©pertoire romantique pour violon, occasion de retrouver Sergey Khachatryan qui jouait dĂ©jĂ  en septembre 2019 lors du prestigieux Festival Enescu de Bucarest la mĂȘme partition avec les instrumentistes lillois. Puis, l’Orchestre joue la « Pastorale », 6Ăšme symphonie de Beethoven, – piĂšce maĂźtresse des 3 concerts en mĂ©tropole lilloise (les 13, 14 et 15 octobre 2021), qui insuffle au cycle orchestral, une noblesse qui rĂ©sonne comme une ode aux forces de la Nature.

brahms 280ÉtĂ© 1877, Brahms dĂ©couvre la station balnĂ©aire de Pörtschach, (Alpes Autrichiennes). Le cadre favorise l’émergence de mĂ©lodies en une inspiration facilitĂ©e dont le climat lumineux et bienheureux lui inspire in fine sa Symphonie n°2. Une mĂȘme fĂ©licitĂ© et communion avec la Nature se rĂ©alise en 1878 dans l’écriture du Concerto pour violon.  Pourtant dĂšs sa crĂ©ation le 1er janvier 1879, les dĂ©tracteurs ne tardent pas Ă  fustiger une partition jugĂ©e injouable, manifestement conçue « contre le violon » (dixit le chef Hans von Bulow). La force intĂ©rieure de l’Ɠuvre revĂȘt un caractĂšre irrĂ©sistible comme l’a bien compris le cinĂ©aste amĂ©ricain Paul Thomas Anderson qui utilise quant Ă  lui, le dernier mouvement (Finale) dans le gĂ©nĂ©rique de son film Ă©pique et cynique « There will be blood” (2007).

beethoven-ludwig-concertos-piano-symphonies-dossier-beethoven-2020-classiquenewsConcernant La Pastorale de Beethoven, il reste inouĂŻ que lors du 22 dĂ©c 1808 Ă  Vienne, les auditeurs aient dĂ©couvert lors d’une mĂȘme soirĂ©e, les Symphonies n°5 et n°6 de Beethoven. Incroyable enchaĂźnement de deux univers orchestraux si diffĂ©rents et entiers, pourtant composĂ©s simultanĂ©ment ou presque. Si la 5Ăš, martiale voire guerriĂšre, convoque le destin et l’Histoire grĂące Ă  la volontĂ© d’un Beethoven dont le gĂ©nie veut en dĂ©coudre contre toute fatalitĂ©, la 6Ăš professe un tout autre message, plus harmonieux voire pacificateur, celui rayonnant qui cĂ©lĂšbre le miracle des Ă©lĂ©ments et d’une nature aussi gĂ©nĂ©reuse et terrifiante qu’enchanteresse et maternelle. Sa couleur printaniĂšre et lumineuse (fa majeur) berce une Ă©vocation plutĂŽt qu’une description du motif naturel. Beethoven se montre paysagiste et observateur sensible, incroyablement inspirĂ© par les Ă©lĂ©ments (comme le fut Vivaldi dans ses Quatre Saisons). Pour initier l’auditeur au miracle de ce cycle symphonique inĂ©dit, Beethoven dans l’édition de 1826, prĂ©cise pour chacun des 5 mouvements, son enjeu poĂ©tique, l’impression et le sentiments intimes qui en sont la source
 :
1- Eveil d’impressions joyeuses en arrivant Ă  la campagne »,
2- ScÚne au bord du ruisseau »,
3- Réunion joyeuse de paysans »,
4- Tonnerre, orage »,
5- Chant pastoral. Sentiments de contentement et de reconnaissance aprĂšs l’orage ».

Bien avant les Impressionnistes français, Beethoven inaugure une Ăšre nouvelle pour la crĂ©ation, celle oĂč il ne s’agit plus de copier la Nature mais d’en exprimer le mystĂšre et le miracle profond. Une telle rĂ©ussite allait grandir encore sous le feu de Richard Strauss et sa fabuleuse Symphonie Alpestre et aussi le cycle pictural dĂ©jĂ  abstrait et musical, des NymphĂ©as de Monet (au MusĂ©e de l’Orangerie).

________________________________________________________________________________________________

BRAHMS
Concerto pour violon

BEETHOVEN
Symphonie n°6, dite « Pastorale »

Kristiina Poska, direction
Sergey Khachatryan, violon
Orchestre National de Lille

Mercredi 13 & Jeudi 14 octobre, 20hboutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

ACHETEZ VOS PLACES ici
https://www.onlille.com/saison_21-22/concert/la-symphonie-pastorale/

Programme repris le 15 oct 2021
Ă©galement en rĂ©gion Hauts-de-France: Vendredi 15 octobre — 20h
Seclin – CollĂ©giale Saint-Piat

Diffusion le vendredi 15 octobre Ă  20h30 sur RADIO CLASSIQUE

________________________________________________________________________________________________

VOIR
Concerto pour violon de Johannes Brahms
par Sergey Khachatryan, violin

Johannes Brahms:
Violinkonzert D-Dur op. 77 ∙

I. Allegro non troppo ∙
II. Adagio ∙
III. Allegro giocoso, ma non troppo vivace ∙

hr-Sinfonieorchester – Frankfurt Radio Symphony ∙
Sergey Khachatryan, Violine ∙
AndrĂ©s Orozco-Estrada, Dirigent ∙

Sendesaal Frankfurt, 12 mars 2020 ∙

CD, critique. LULLY : La Grotte de Versailles, Georges Dandin (Marguerite Louise, 1 cd Chùteau de Versailles, fév 2020)

cd-george-dandin-grotte-de-versailles-jarry-marguerite-louise-cd-critique-classiquenews-Versailles-cd-critiqueCD, critique. LULLY : La Grotte de Versailles, Georges Dandin (Marguerite Louise, 1 cd ChĂąteau de Versailles, fĂ©v 2020). DĂšs 1669, Madeleine de ScudĂ©ry tĂ©moignait de l’enchantement de Versailles, les charmes et Ă©blouissements de son parc, bosquets Ă  surprise, palais de verdure et autres grottes enchantĂ©es. Avait-elle en tĂȘte la Grotte de ThĂ©tis, construite en dur dans les jardins (lĂ  oĂč se trouve actuellement le vestibule de la Chapelle royale) et qui servit d’écrin comme de dĂ©cor naturel au divertissement de Lully : La grotte de Versailles, ici restituĂ© dans son Ă©tat originel de 1667 / 1668? La galanterie pastorale rĂšgne sans partage : nĂ©e de la premiĂšre coopĂ©ration Lully / Quinault, la partition Ă©voque l’accueil par la Titanide ThĂ©tys, d’Apollon (le Soleil) le soir, harassĂ© par sa course diurne. L’eau coulante, le dĂ©cor de coquillages et de nacre, l’orgue jouant des chants d’oiseaux recrĂ©ent un univers poĂ©tique dĂ©diĂ© au repos, au sommeil, Ă  l’abandon vers le rĂȘve et la langueur
 Girardon a sculptĂ© le fameux groupe d’Apollon servi par les nymphes (1670). A Lully revenait dĂ©jĂ  le privilĂšge d’exprimer musicalement ce rĂȘve absolu qui ajoute au mythe solaire de Louis XIV.

 

Inspirés, Marguerite Louise et Gaétan Jarry ressuscitent la collaboration
Lully et Quinault, Lully et MoliĂšre,
faiseurs de fĂȘtes Ă  Versailles…

La musique Ă  Versailles avant l’opĂ©ra

 

 

C’est une sĂ©rie d’entrĂ©e et de danses (rĂ©alisĂ©es par le Roi lui-mĂȘme en 1668), entre la Pastorale et le ballet, propre aux divertissements crĂ©Ă©s par Lully pour la Cour, avant l’avĂšnement de l’opĂ©ra français en 1673. L’amour des bergers et bergĂšres (dont Sylvandre, Coridon) chantent le retour du roi victorieux ; Daphnis et les nymphes, des pĂątres grotesques, Iris langoureuse et l’écho de la grotte
 ponctuent l’action de leurs pĂ©ripĂ©ties Ă  peine dramatiques. La Grotte reste jusqu’en 1674 (oĂč elle est encore jouĂ©e pour le Grand Divertissement de Versailles), l’emblĂšme du Louis XIV, guerrier amoureux et victorieux, qui va bientĂŽt fixer la Cour Ă  Versailles (1682). Les interprĂštes savent exprimer la douce nostalgie d’une partition Ă  la fois dialoguĂ©e (compĂ©tition MĂ©nalque / Coridon) et surtout suave et trouble (plainte d’Iris Ă  laquelle rĂ©pond l’écho de la grotte).

CLIC D'OR macaron 200Les musiques des intermĂšdes et de la Pastorale pour la comĂ©die Georges Dandin de MoliĂšre prĂ©cise l’ambition de Lully sur le plan lyrique avant l’élaboration d’un modĂšle pour l’opĂ©ra français. Ici rayonnent dĂ©jĂ  la puissance onirique des instruments, habiles Ă  suggĂ©rer cet accord rĂȘvĂ©, harmonieux entre Nature et bergers ; a contrario de la peine de Dandin, les bergĂšres disent par leur chant, l’empire de l’amour et ce flux tragique qu’il peut susciter (leurs amants semblent noyĂ©s) ; les interprĂštes (surtout les femmes aux accents d’une langueur plaintive voire funĂšbre) veillent Ă  ce chant droit, non vibrĂ©, aux ornements prĂ©cis, sans prĂ©ciositĂ© aucune qui rĂ©tablit l’exactitude et l’intelligibilitĂ© du verbe français (« Ah qu’il est doux, belle Sylvie
 »). A cĂŽtĂ© du drame de MoliĂšre, dĂ©jĂ  perce la force opĂ©ratique de Lully qui Ă©chafaude une pastorale en musique indĂ©pendante de la piĂšce. Les Choeurs prĂ©cis et mordants rĂ©tablissent la verve pastorale et presque hĂ©roĂŻque de l’action ; en soulignant l’empire final de Bacchus, le chant collectif (jouant de l’écho dans la coulisse) vivifie la tendresse et l’ardeur des sens, un Ă©panchement particulier propre au Roi amoureux et vainqueur qu’est Louis XIV dans les annĂ©es 1660 et 1670. RĂ©vĂ©lateur des divertissements Ă  Versailles avant l’opĂ©ra (tragĂ©die en musique), l’album est un incontournable.

 

 

________________________________________________________________________________________________

CD, critique. LULLY : La Grotte de Versailles, Georges Dandin (Marguerite Louise / Gaetan Jarry, 1 cd Chùteau de Versailles, enregistré en février 2020).

REPLAY, DANSE pendant le confinement : les perles de classiquenews

REPLAY DANSE pendant le confinement. CLASSIQUENEWS sélectionne ici les meilleurs ballets actuellement accessible sur la toile, avec mention de la date ultime pour les voir et les revoir. Profitez du confinement pour réviser vos classiques et (re)découvrir les productions les plus passionnantes de la décade


 

 

 

 spécial CONFINEMENT 2020

SĂ©lection DANSE de classiquenews

Tous les ballets les plus enchanteurs Ă  voir chez soi

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

MERCE CUNNINGHAM, hommage par l’OpĂ©ra de Lyon
Jusqu’au 10 octobre 2020
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/theatre-et-danse/1081207-l-hommage-a-merce-cunningham-par-le-ballet-de-l-opera-de-lyon.html
Durée : 1h06mn

 

 

exchange-cunningham-opera-de-lyon-danse-replay-danse-chez-soi-critique-annonce-ballet-classiquenewsHASARD CRÉATIF
 Pour les 10 ans de la mort de Merce Cunningham (2009), le Ballet de l’OpĂ©ra de Lyon rend hommage en 2019 au chorĂ©graphe amĂ©ricain, qui a rĂ©inventĂ© dans les annĂ©es 1940, le langage chorĂ©graphique (postmodern-dance) dans un esprit libre et fantaisiste comme marquĂ© par les impulsions nĂ©es du hasard dont aujourd’hui, la vitalitĂ© et la sincĂ©ritĂ© se distinguent. Ont collaborĂ© avec le chorĂ©graphe, le compositeur John Cage, les peintres nĂ©o-dadaĂŻstes prĂ©curseurs du Pop art Robert Rauschenberg et Jasper Johns, les musiciens Morton Feldman et David Tudor, au gĂ©nĂ©rique de cet anniversaire lyonnais. Au programme, deux piĂšces majeures Summerspace (1958) et Exchange (New York, 1978 ; notre photo ci dessus).
Sur un fond de scĂšne colorĂ© en touches pointillistes reprises sur le collant des solistes (signĂ© Robert Rauschenberg, pour Summerspace, jouĂ©e Ă  deux pianos), l’écriture des 6 danseurs est aĂ©rienne, flexible, en suspension, trĂšs contrĂŽlĂ©e, agissant par sĂ©quences plutĂŽt que par numĂ©ros amples et continus, en une sĂ©rie de figures individualisĂ©es. En cela au diapason d’une musique, elle aussi jaillissante, syncopĂ©e, fragmentĂ©e, expĂ©rimentale comme improvisĂ©e et sĂ©quentielle (Feldman). Exchange plus rĂ©cent, reprend le principe alĂ©atoire de John Cage dans sa musique : comme dans l’atelier, ou la coulisse oĂč s’affine le travail soliste et collectif, la moitiĂ© des danseurs exĂ©cute une sĂ©rie de gestes repris ensuite par l’autre moitiĂ© puis par l’ensemble, selon un ordre et des configurations nĂ©es du hasard. L’impression de work in progress est davantage rehaussĂ© par la musique, une bande sonore agglomĂ©rant des sons bruts, ceux d’une matrice instinctive, comme inaboutie


Chorégraphie : Merce Cunningham
Musique : Morton Feldman, Ixion
Ballet de l’OpĂ©ra de Lyon
filmé en nov 2018

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

PROJET BEETHOVEN par John Neumeier
jusqu’au 12 mai 2020

https://www.arte.tv/fr/videos/095221-000-A/ballet-de-john-neumeier-le-projet-beethoven/

VOD-BALLET-ARTE-critique-danse-classiquenews-confinement-restez-chez-vous-VOD-danse-ballets-critiquesFilmĂ© depuis Baden Baden. Dans son “Projet Beethoven”, le chorĂ©graphe Ă  Hambourg John Neumeier mĂȘle les codes du ballet d’action (voire de la pantomime) au souffle grandiose du ballet symphonique. La premiĂšre partie, « Beethoven Fragments », sollicite d’abord le piano (Variation Diabelli par l’excellent pianiste MichaƂ BiaƂk) et un grand solo de danseur dans le style d’un pantin qui exalte le sentiment d’énergie et de facĂ©tie
 autour et sur le piano
 illustrant les Ă©pisodes de la vie du compositeur ; la seconde partie revendique et assume le souffle symphonique en s’appuyant sur l’architecture irrĂ©sistible de la Symphonie n°5, « Eroica ».
Au Festspielhaus de Baden-Baden, le danseur Aleix MartĂ­nez se glisse dans la peau du musicien de gĂ©nie. Sur scĂšne, il est accompagnĂ© d’Edvin Revazov (l’idĂ©al de Beethoven), d’Ann a Laudere (la « bien-aimĂ©e lointaine » de Beethoven), de Patricia Friza (la mĂšre de Beethoven) et de Borja Bermudez (le neveu de Beethoven) pour les autres rĂŽles principaux. John Neumeier parle d’un poĂšme chorĂ©graphique inspirĂ© de la musique de Beethoven »  Par la troupe de danseurs Hamburg Ballett John Neumeier accompagnĂ© par Deutsche Radio Philharmonie.

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

BEETHOVEN : La Pastorale par Thierry Malandain
6Ăš symphonie de Beethoven
Jusqu’au 17 juin 2020

https://www.arte.tv/fr/videos/094382-000-A/la-pastorale-de-thierry-malandain-au-theatre-de-chaillot/

mallandrin-pastorale-beethoven“La Pastorale » synthĂ©tise ce qu’est la Symphonie n°6 dite Pastorale de Beethoven, selon la conception du chorĂ©graphe Thierry Malandain, directeur du Centre chorĂ©graphique national de Biarritz. La crĂ©ation commande du ThĂ©Ăątre national de la Danse Ă  Chaillot, cĂ©lĂšbre le 250Ăšme anniversaire du cĂ©lĂšbre compositeur allemand. Cela commence dans l’agitation voire la transe collective d’un corps de ballet tout de noir vĂȘtu, comme contraint dans un labyrinthe fait des barres des danseurs ; puis quand les premiĂšres mesures de la 6Ăš symphonie de Beethoven, miracle pastoral s’énonce, le corps de ballet paraĂźt en blanc, comme en un nouveau rituel paĂŻen et primitif

Thierry Malandain n’en est pas Ă  son premier Beethoven : aprĂšs Les CrĂ©atures (d’aprĂšs Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e) et Silhouette (d’aprĂšs le troisiĂšme mouvement de la Sonate n°30, opus 109), voici la troisiĂšme approche beethovĂ©nienne de Malandain. La SixiĂšme Symphonie de Beethoven est une cĂ©lĂ©bration de la nature. Sereine, exprimant le sentiment panthĂ©iste de la Beethoven, le ballet qu’en dĂ©duit Malandain ressuscite la pastorale antique, primitive, fleurie et candide. Beethoven pour sa part semble reprendre le chaemin dupeintre baroque Poussin, et revisiter ainsi l’Arcadie de l’ñge d’or : « terre de bergers oĂč l’on vivait heureux d’amour ». En plus de la symphonie Pastorale, Malandain ajoute des extraits d’une autre Ɠuvre de Beethoven : la Cantate opus 112 (Les Ruines d’AthĂšnes). Les 22 danseurs semblent y parcourir une nouvelle Ă©popĂ©e en GrĂȘce antique. Performance captĂ©e le 17 dĂ©cembre 2019 Ă  Chaillot – ThĂ©Ăątre national de la Danse, Paris.

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

giselle-adam-opera-bastille-garnier-critique-danse-opera-classiquenews-ballet-classiquenews-critique-ballet-danseOpĂ©ra de Paris, GISELLE jusqu’au 5 aoĂ»t 2020. L’OpĂ©ra de Paris prĂ©sente cette lecture idĂ©ale de Giselle, ballet en deux actes crĂ©Ă© en 1841, sommet romantique par excellence, alliant passion tragique et surnaturel spectral en particulier grĂące Ă  son acte blanc, oĂč les jeunes filles mortes suicidĂ©es par dĂ©pit (les Wilis) ressuscitent pour envoĂ»ter et tuer les jeunes hommes perdus – avatar romantique français proposĂ© par ThĂ©ophile Gautier, auteur du livret – alternative aux sirĂšnes elles aussi sĂ©ductrices et fatales dans l’OdyssĂ©e d’HomĂšre, pour Ulysse et ses compagnons marins
 Excellente version avec les fleurons du corps de Ballet parisien et les nouvelles “Ă©toiles”: DorothĂ©e Gilbert (Giselle), Mathieu Ganio (Albrecht), Valentine Colasante (la reine Myrtha)…  portĂ©s par la baguette fluide, expressive, efficace de Koen Kessels (production filmĂ©e en 2019)

 

 

 

 

_________________________________________________________________________________________________
 

 

BODY AND SOUL de Crystal PITE  jusqu’au 24 oct 2020

BODY-AND-SOUL-cristal-pyte-danse-ballet-opera-de-paris-ballet-chez-soi-opera-de-paris-critique-classiquenewsAprĂšs la crĂ©ation de The Seasons’ Canon en 2016, Crystal Pite retrouve les danseurs du Ballet de l’OpĂ©ra le temps d’un spectacle. Soixante minutes dĂ©coupĂ©es en autant de sĂ©quences dansĂ©es. NĂ©e au Canada, formĂ©e au Ballet de Francfort, la chorĂ©graphe assimile Forsythe, KyliĂĄn, Mats Ek pour inventer sa propre langue chorĂ©graphique. Elle insuffle au spectacle une Ă©nergie, un dĂ©fi Ă©motionnel qui pousse les danseurs au delĂ  de leur zone de confort
 pour un spectacle total. Ou la performance extrĂȘmiste croise l’équilibre rayonnant de corps maitrisĂ©s.


VISIONNER Body and Soul de Cristal Pyte Ă  l’OpĂ©ra de Paris
https://www.operadeparis.fr/magazine/body-and-soul-replay#slideshow_634/1
Mise en scÚne, chorégraphie : Crystal Pite
Musique Originale : Owen Belton
Musique additionnelle : FrĂ©dĂ©ric Chopin (24 PrĂ©ludes) / Teddy Geiger Body and Soul   -   durĂ©e : 1h20mn. Avec les Étoiles : LĂ©onore Baulac, Ludmila Pagliero, Hugo Marchand. Les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Paris. Jusqu’au 24 oct 2020

PARTIE UNE… D’abord, une courte sĂ©quence thĂ©Ăątrale oĂč paraissent deux figures que commente une voix off (Marina Hands) qui dĂ©crit et prĂ©cise l’action comme un storyboard (« figure 1, Figure 2. pause. Aucune des deux ne bouge »)
 Confrontation, opposition, combat, violence
 le mĂȘme scĂ©nario est incarnĂ© par un collectif qui rĂ©alise alors une variation Ă  grande Ă©chelle et fragmentation orchestrĂ©e. Crystal Pite nous offre un regard flamboyant sur l’écriture chorĂ©graphique entre thĂ©Ăątre et danse. Le corps de ballet n’est pas synchronisĂ© mais dĂ©calĂ©, offrant une implosion millimĂ©trĂ©e d’un schĂ©ma prĂ©Ă©tabli
 L’écriture interroge les corps en action : rĂ©pĂ©tĂ©s, affrontĂ©s, ralentis. Couple (d’hommes, de femmes) en huis clos figĂ© en un rite sombre, Ă©touffant, sans issue, sinon leur mort. De l’un par l’autre. Ce que nous dit le corps. Ce que nous disent les gestes, d’une vertigineuse prĂ©cision, investis par l’ñme
 l’onirisme naĂźt au delĂ  de la rĂ©pĂ©tition mĂ©canisĂ©e et finalement sublimĂ©e des corps dans un espace noir. Et lorsque s’égrĂšne, trĂšs lente, la torpeur des prĂ©ludes de Chopin, l’écriture des deux corps (un couple homme femme) semble rĂ©pĂ©ter toujours inlassablement le mĂȘme rituel amoureux
 rite d’extĂ©nuation, de vertige, de mort. Il faut une houle ocĂ©ane dont le mouvement des vagues est Ă©voquĂ© par le corps de ballet en entier pour prendre un peu de hauteur ; enfin
 respirer. Puis rĂ©sister Ă  travers une foule de corps combattant.

 

 

PYTE-cristal-body-and-soul-danse-opera-de-paris-classiquenews

 

 

Voici Chrystal Pite au travail, geste intime et collectif, organique, analytique. Elle intĂšgre aussi un somptueux tableau (partie 3 Ă  59mn) oĂč la gestuelle des insectes est dĂ©cortiquĂ©e et lĂ  encore transcendĂ©e par la chorĂ©graphie des corps associĂ©s
  La canadienne qui est nĂ©e Ă  Vancouver, a travaillĂ© Ă  Francfort au sein de la compagnie de William Forsythe, maĂźtrise le langage du corps de ballet, danse en nombre Ă  laquelle rĂ©pond de superbes duos Ă  la grĂące intime, plastique, Ă©lastique
 Avant un final dĂ©tonant qui reprend les paroles du titre dont il est question : corps et Ăąme / Body and soul.  Sublime, puissant, poĂ©tique. Body and soul rĂ©cidive la rĂ©ussite du ballet prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© Ă  l’OpĂ©ra de Paris en 2016 : Season’s canon : mille pattes Ă  54 danseurs qui dit le mĂȘme cri dans la nuit d’une humanitĂ© maudite. Mais qui danse.

 

_________________________________________________________________________________________________

 

 

ROBERTO BOLLE 2017 / 2018 Ă  la RAI1
Danseur Ă©toile de la Scala di Milano
Star d’un soir dans une soirĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  son art et ses goĂ»ts sur RAI 1 HD (NoĂ«l 2017 et 1er janvier 2018), Roberto Bolle prĂ©sente sa discipline et sa passion pour la danse
 L’élĂ©gance Ă  la tĂ©lĂ©vision italienne (invitĂ©s entre autres son ami le danseur syrien Ahmad, Sting, etc
)
https://www.raiplay.it/video/2017/12/Roberto-Bolle-Danza-con-me-0cdfaee2-8e3a-4df7-b9fc-a56c6e3ced66.html

 roberto-bolle-scala-milano-rai-critique-danse-classiquenews-danseur-etoile

 

 

 

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE / Balanchine / Mendelsohn (filmĂ© en 2017)
Corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Paris – en replay jusqu’au 10 mai 2020

 

songe-d-une-nuit-d-ete-balanchine-mendelssohn-danse-ballet-critique-classiquenewsNOTRE AVIS : Le Songe d’une nuit d’étĂ©. Dans cette version trĂšs limpide et efficace du Corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Paris (filmĂ©e en 2017), rayonne l’élĂ©gance native des danseurs. Ainsi Ă©blouit la grĂące du couple royal d’abord en froid de Tatiana (Eleonora Abbagnato) et d’ObĂ©ron (Hugo Marchand) dont le fidĂšle serviteur Puck (Emmanuel Thibault) s’amuse Ă  croiser les 2 couples perdus, Ă©garĂ©s, paniquĂ©s dans le labyrinthe de la forĂȘt magique
 MĂȘme Tatiana s’éprend, sous le charme d’une fleur enchanteresse de l’ñne Bottom
 Sensible Ă  la poĂ©sie du sujet, Balanchine dĂ©ploie une Ă©criture chorĂ©graphique prĂ©cise, graphique, ouvertement nĂ©oclassique, trĂšs en phase avec la tendresse elle aussi lumineuse de la partition de Mendelssohn. Un classique du Corps de ballet de l’OpĂ©ra de Paris. Au diapason du compositeur, l’ouvrage convainc par juvĂ©nile candeur Ă  laquelle Balanchine apporte une rĂ©vĂ©rence stylĂ©e purement nĂ©oclassique (dont le sommet serait ici le tableau final nuptial et ses trompettes victorieuses en ouverture / dĂ©but Ă  1h10’52 / un final en argent et blanc, auquel rĂ©pondent les Ă©pisodes qui suivent oĂč triomphent l’ordre et la mesure, vrai rĂ©pertoire de gestes et profils purement classiques d’un Balanchine Ă©pris d’équilibre et qui semble mĂ©diter alors la candeur du Songe lĂ©guĂ© par Shakespeare et Mendelssohn / superbe duo Ă©thĂ©rĂ© Karl Paquette / Sae Eun Park)
 A voir indiscutablement.

VISIONNER le spectacle ici : https://www.operadeparis.fr/en/magazine/le-songe-dune-nuit-dete

LIRE aussi notre compte rendu critique du Songe d’une nuit d’Ă©tĂ© Mendelssohn / Balanchine ici : https://www.classiquenews.com/compte-rendu-danse-paris-opera-bastille-le-14-mars-2017-balanchine-le-songe-dune-nuit-dete-simon-hewett-direction-musicale/ 

 

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roméo et Juliette de Kenneth MacMillan (chorégraphie)arte-concert-arts-de-la-scene-ballets-vod-critiques-classiquenews
par le Royal Ballet / Prokofiev – Koen Kessels
Jusqu’au 8 mai 2020

https://www.arte.tv/fr/videos/088015-000-A/romeo-et-juliette/

ROMEO-JULIETTE-PROKOFIEV-MCMILLAN-Royal-ballet-BalletBoyz-critique-danse-ballet-classiquenewsDirigĂ© par le duo fondateur des BalletBoyz, le Royal Ballet de Londres revisite le “RomĂ©o et Juliette” du chorĂ©graphe Kenneth MacMillan sur la partition coupĂ©e de SergueĂŻ Prokofiev. Le film au rendu cinĂ©matographique sublime la tendresse et la tragĂ©die du drame shakespearien. C’est l’histoire d’amour la plus connue au monde. ÉlevĂ©e au rang de mythe romantique, la piĂšce RomĂ©o et Juliette de Shakespeare inspire vorie Ă©lectrise compositeurs et chorĂ©graphes et devient comme ici un classique de la scĂšne du ballet. La musique de Prokofiev Ăąpre et mordante sait aussi ĂȘtre lyrique et Ă©perdue, mais elle ne gomme pas le cynisme barbare des guerres familiales que le couple amoureux subit au premier chef. Pour ce film de danse, Michael Nunn et William Trevitt (BalletBoyz), anciens danseurs du Royal Ballet de Londres, revisitent le RomĂ©o et Juliette du chorĂ©graphe Kenneth MacMillan (1929-1992), joyau du rĂ©pertoire de la compagnie britannique depuis sa premiĂšre reprĂ©sentation en 1965.
TournĂ© Ă  Budapest (dans les studios de la sĂ©rie The Borgias), le film dĂ©laisse la traditionnelle scĂšne de l’opĂ©ra pour le rĂ©alisme de la rue. De la cour du marchĂ© Ă  la salle de bal en passant par la chambre de Juliette, les dĂ©cors restituent l’atmosphĂšre de VĂ©rone Ă  la Renaissance. Autour des danseurs du Royal Ballet richement costumĂ©s, l’étoile Francesca Hayward (Juliette) et le premier soliste William Bracewell (RomĂ©o) expriment la candeur tragique du couple shakespearien, adolescents innocents, sacrifiĂ©s sur l’autel des haines dynastiques. RĂ©duite Ă  90 minutes, la partition de Prokofiev atteint une profondeur poĂ©tique saisissante dans ce ballet qui plonge au cƓur du mystĂšre shakespearien. Quand le couple RomĂ©o et Juliette meurt, c’est toute l’humanitĂ© et le sentiment Amour qui meurent. La lecture est aussi efficace que classique et sobre.

_________________________________________________________________________________________________

 

 

 

HOMMAGE A JEROME ROBBINS jusqu’au 19 avril 2020

faune-debussy-jerome-robbins-hommage-danse-critique-classiquenews-uNE-582Jerome Robbins considĂ©rait le Ballet de l’OpĂ©ra de Paris comme sa seconde famille aprĂšs le New York City Ballet. Le spectacle diffusĂ© Ă  partir de ce soir depuis le site de l’OpĂ©ra de paris, est conçu en son honneur et rĂ©unit des Ɠuvres qui tĂ©moignent de l’infinie diversitĂ© de ses sources d’inspiration et de son gĂ©nie scĂ©nique. Energie de Glass Pieces, piĂšce de grand format ; douceur intĂ©rieure d’Afternoon of a Faun et de A Suite of Dances, 
 ainsi se dessine un goĂ»t dĂ©lectable, accessible, esthĂšte pour faire vibrer les corps. Avec l’entrĂ©e au rĂ©pertoire du cĂ©lĂšbre Fancy Free, portrait thĂ©Ăątral d’une Ă©poque, Robbins Ă©largit encore la palette impressionnante de ses talents. Le ballet permet de revoir l’excellent Karl Paquette, ex Ă©toile parisienne (Fancy Free) qui a dĂ©sormais pris sa retraite
  comme de rĂ©Ă©couter la poĂ©tique arachnĂ©enne de PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un Faune, (Ă  51’09), oĂč la musique est poĂ©sie pure
 et dans la danse de Robbins,  enivrement incertain des sens dans une salle de danse, au cours d’une rencontre qui ne dit rien de ses vraies intentions (Le Faune : Hugo Marchand, Ă  la silhouette gracile et animale, celle d’une Ăąme qui s’éveille seul au dĂ©part Ă  la voluptĂ© du sommeil). Et l’indicible retourne au mystĂšre
 Inoubliable performance d’autant que l’orchestre de l’OpĂ©ra de Paris s’y montre des plus allusifs.  FilmĂ© en 2018.

 

CE QUE NOUS EN PENSONS
 
Le ballet de Debussy (PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un Faune) est conçu comme un hymne Ă  l’art du danseur, Ă  sa voluptĂ© suspendue qui dans le cadre d’une salle de rĂ©pĂ©tition avec barres d’appui et miroirs, laisse s’exprimer la grĂące poĂ©tique des deux corps Ă©lastiques dans un style d’une Ă©lĂ©gance toute
 parisienne (Ă©coute intĂ©rieure, Ă©conomie des gestes, vocabulaire et figures classiques
).
robbins-opera-de-paris-replay-danse-a-la-maison-classiquenewsBeau contraste avec Glass Pieces (1981, 1983) destinĂ© au corps de ballet en nombre, fresques collectives d’une joie brute, scintillante qui mĂȘle 6 danseurs classiques (3 couples) au corps de ballet plus chamarrĂ© et urbain. Puis le tableau s’assombrit, atteint une grandeur poĂ©tique inquiĂšte oĂč se dessinent les arĂȘtes vives d’un seul couple de danseurs aux tracĂ©s ralentis, suspendus dans la lumiĂšre latĂ©rale, quand en fond de scĂšne, toutes les danseuses forment un mur vivant dans l’ombre
 Le dernier volet de ce triptyque rĂ©jouissant permet aux jeunes danseurs du Ballet d’exprimer leur Ă©nergie dans une chorĂ©graphie joyeuse mais prĂ©cise et synchronisĂ©e. Les garçons et les filles se confrontent, exultent, se croisent et se mĂȘlent enfin pour un feu d’artifice final Ă©clatant, dans la lumiĂšre. La musique de Philip Glass porte Ă©videmment jusqu’à la transe cette danse du collectif et de l’énergie millimĂ©trĂ©e. Stimulante alchimie : tout l’art de Robbins est lĂ .

 

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale (d’aprĂšs Beethoven)

maladain-ballet-ode-pastorale-de-la-nature-critique-ballet-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale (d’aprĂšs Beethoven). Avec « La Pastorale », Malandain en est dĂ©jĂ  Ă  son 3Ăš ouvrage sur la musique de Beethoven : un compositeur Ă  la mode Ă©videmment puisque 2020 marque son 250Ăš anniversaire. A l’origine, une commande de la ville natale de Ludwig, Bonn, pour souligner l’annĂ©e Beethoven Ă  venir. S’insĂ©rant dans l’architecture lumineuse et poĂ©tique de la symphonie, la chorĂ©graphie qui en dĂ©coule est Ă  la fois limpide et fluide, d’une Ă©vidente clartĂ©, mais aussi engagĂ©e, prĂŽnant allusivement une conscience critique sur les dĂ©rives anxiogĂšnes de nos modes de vie. Le sujet de la 6Ăš symphonie met l’accent sur la Nature et son miracle fragile, mis en pĂ©ril par le dĂ©rĂšglement climatique que produit l’homme. Malandain cĂ©lĂšbre donc la beautĂ© de la Nature comme son essence dĂ©licate et son Ă©quilibre menacĂ©. S’il est bien un compositeur qui puisait son Ă©nergie Ă  la source naturelle, Ludwig, ce grand marcheur, en serait le premier reprĂ©sentant.
Thierry Malandain chorĂ©graphie les sensations vĂ©cues au sein de cette Nature fĂ©conde et inspiratrice, que Beethoven a profondĂ©ment su comprendre, cultiver, cĂ©lĂ©brer. Le style du chorĂ©graphe exploite la vitalitĂ© acrobatique, sensuelle, trĂšs physique des 22 danseurs de sa compagnie ; le directeur du Centre chorĂ©graphique national de Biarritz en dĂ©duit l’exaltation collective forgĂ©e dans l’énergie d’une Nature magnifiĂ©e, mais aussi mise Ă  mal du fait ses propres agissements ; en somme un miroir subtil qui expose l’harmonie humaine et sa capacitĂ© tragique Ă  corrompre, exploiter, construire sa propre disparition. En somme un ballet esthĂ©tique qui suscite aussi de graves questions sur le futur de l’humanitĂ©.

________________________________________________________________________________________________

COMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale  – ThĂ©Ăątre National de la Danse Chaillot, du 13 au 19 dĂ©cembre 2019.
Création du ballet La Pastorale, à Tarbes, le 21 octobre 2019.
Plus d’infos sur le site du ThĂ©Ăątre de Chaillot :
https://www.theatre-chaillot.fr/fr/saison-2019-2020/pastorale

Illustrations : presse © Olivier Houeix

Les Symphonies de Beethoven sur Brava

brava_hd_2014_logoTĂ©lĂ©. Brava. Cycle Beethoven : du 4 au 7 juin 2015. Qui n’a pas rĂȘvĂ© de rĂ©viser ses classiques et reprendre le chemin de la dĂ©couverte symphonique Ă  l’heure romantique, en l’occurrence les Symphonies de la maturitĂ© de Beethoven (1792-1827), les Symphonies n°4,5, 6 et 7 d’autant plus passionnantes qu’elles sont jouĂ©es par le chef Claudio Abbado qui pilote le Philharmonique de Berlin. Le cycle a Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă  l’AcadĂ©mie nationale Sainte-CĂ©cile de Rome en 2001.

 

 

 

Beethoven : Ă  la recherche de la Symphonie parfaite

 

Fidelio de BeethovenNĂ© en 1770, Ludwig van Beethoven quitte Bonn pour Vienne, dĂ©finitivement, en 1792. il reprend l’expĂ©rience des Symphonistes de Mannheim, les propositions capitales de Haydn et Mozart : il crĂ©e la forme et la sonoritĂ© de la Symphonie romantique Ă  l’époque oĂč NapolĂ©on inflĂ©chit l’Europe.  Le musicien fixe les rĂšgles des quatre mouvements, modifiant parfois l’ordre et le caractĂšre de certains, offrant Ă  tous le instruments un champ expressif nouveau
 Avec Beethoven, la musique offre Ă  l’esprit des LumiĂšres, un cadre symphonique digne de son ambition et de son rayonnement : une expĂ©rience collective, un dĂ©sir d’utopie partagĂ©e ou un tĂ©moignage personnel qui s’adresse au plus grand nombre. AprĂšs Beethoven, Schumann, Mendelssohn, Brahms, Bruckner
 tous les grands romantiques voudront rivaliser avec le cycle qu’il a laissĂ© et nourri jusqu’à sa mort, soit un total de 9 Symphonies.
Brava diffuse sur 4 jours, les Symphonies « intermédiaires » de Beethoven : les Symphonies n°4,5,6 (Pastorale, laquelle ne décrit pas mais exprime le miracle spectaculaire de la nature en une fresque panthéiste révolutionnaire), enfin la Symphonie n°7.

 

 

 

Jeudi 4 juin 19h
Beethoven – Symphonie No. 4 (Vienne, 1807)
 
Vendredi 5 juin 14h
Beethoven – Symphonie No. 5 (Vienne, 1808)
 
Samedi 6 juin 21h
Beethoven – Symphonie No. 6 « Pastorale » (Vienne, 1808)
 
Dimanche 7 juin 13h
Beethoven – Symphonie No. 7 (Vienne, 1813)

 

 

 

 
A propos de Brava, nouvelle chaßne de télé 100% classique
brava_hd_2014_logoBrava s’affirme par la qualitĂ© et la sĂ©lection des programmes de musique classique proposĂ©s ; la chaĂźne diffuse les meilleurs opĂ©ras, opĂ©rettes, ballets et concerts, 24 heures sur 24, en Full Native HD et en Dolby Digital Audio. Toutes les productions sont enregistrĂ©es dans les opĂ©ras et thĂ©Ăątres les plus cĂ©lĂšbres du monde, dont la Royal Opera House de Londres, le Teatro Real de Madrid et La Scala de Milan. Brava est disponible 24 heures sur 24 et offre Ă  ses tĂ©lĂ©spectateurs une place au premier rang de spectacles de premier ordre, avec les meilleurs musiciens et artistes au monde. Brava est une chaĂźne sans publicitĂ© dĂ©diĂ©e totalement au meilleur du classique.

La chaĂźne internationale Brava peut ĂȘtre reçue par la plupart des tĂ©lĂ©spectateurs HD en France, oĂč elle fait partie des bouquets d’Orange, Bouygues, SFR, Free/Alice, Canalsat et Numericable. Brava peut aussi ĂȘtre reçue aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Turquie, au Portugal, en Slovaquie, en RĂ©publique tchĂšque, Ă  Monaco, au Liban et dans plusieurs pays africains. Des informations supplĂ©mentaires sont disponibles sur www.bravahd.fr.