OPÉRA, mort du baryton français Gabriel Bacquier

bacquier-gabriel-bacquier-opera-critique-classiquenews-mort-de-gabriel-bacquierOPÉRA, mort de Gabriel Bacquier, au matin du 13 mai Ă  l’ñge de 96 ans. Le baryton français a incarnĂ© un Ăąge d’or du chant français, douĂ© autant comme acteur que comme chanteur. Avant JosĂ© van Dam, Gabriel Bacquier fut le symbole de l’excellence du chant lyrique dans sa tessiture, marquant ses prises de rĂŽles chez Mozart (Don Giovanni), Rossini (Almaviva), Bizet (le Toreador dans Carmen), Verdi (Rigoletto), Puccini (Scarpia), Donizetti, Offenbach… Son charisme scĂ©nique, son aisance dans l’articulation et l’incarnation du verbe dramatique, son talent de diseur l’a hissĂ© au firmament des grands interprĂštes, chantant au Metropolitan Opera de New York, atteignant un statut de star internationale, vedette populaire apprĂ©ciĂ©e pour sa franchise et la couleur mĂ©ridionale de ses interviews.

NĂ© le 17 mai 1924 Ă  BĂ©ziers, Gabriel Bacquier a reprĂ©sentĂ© une maniĂšre de jouer les rĂ©pertoires au sein des troupes, Ă©lĂ©ment d’un collectif oĂč l’art lyrique est portĂ© par une famille de solistes complices et soudĂ©s ; il rejoint la troupe de la Monnaie de Bruxelles en 1953, chante Faust, Werther, Les PĂȘcheurs de perles, ; puis la Salle Favart (OpĂ©ra-Comique) fin 1956. Ses talents vocaux et dramatiques lui permettent de chanter autant Ă  l’OpĂ©ra Comique qu’à l’OpĂ©ra Garnier, au sein de la « RTLN » (RĂ©union des thĂ©Ăątres lyriques nationaux) ; il marque les esprits en 1960, chantant Scarpia avec la Tosca de Renata Tebaldi (Puccini), Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence, diffusĂ© en Eurovision : le soiste devient alors une gloire nationale et mondiale. A Aix, il chante Golaud , esprit noir et soupçonneux (PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy). C’était autant de prĂ©paration pour traverser l’Atlantique et rejoindre les planches du Met en 1964, scĂšne familiĂšre jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1980. Sous l’ùre Liebermann Ă  Garnier (1973), Bacquier s’impose toujours dans Almaviva (production des Nozze di Figaro de Mozart signĂ©e Strehler), Iago (Otello de Verdi sous la direction de Solti)
 Dans les annĂ©es 1980, celles de son dĂ©clin, Bacquier chante les rĂŽles truculents et comiques (tel le Baron de Gondremarck dans La Vie parisienne de Jacques Offenbach).

 

VIDÉO

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VOIR Gabriel Bacquier chanter
 (salle PLEYEL, 1966)

Ici dans ce document de 21 mn : plusieurs airs d’opĂ©ras française (dont Hamlet de Thomas) et les mĂ©lodies de Ravel (Don Quichotte Ă  DulcinĂ©e). Gabriel Bacquier est alors au sommet de son art (timbre corsĂ© et puissant, diseur fin, capable d’aigus faciles et de couleurs sombres, en un style sobre) :

35Ăšme FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE : 25 sept 2020 – 21 juin 2021 (Migrazione)

pontoise festival baroque logo visuel 2020 critique annonce classiquenews 202035Ăšme FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE : 25 sept 2020 – 21 juin 2021. Pour sa nouvelle Ă©dition, le premier festival de musique Baroque en Île de France, cĂ©lĂšbre les Italiens hors d’Italie, soulignant les bĂ©nĂ©fices de cette « migrazione » active, culturelle, humaine, musicale
 La thĂ©matique n’hĂ©site pas Ă  relayer l’actualitĂ© gĂ©opolitique actuelle, en soulignant les apports et bĂ©nĂ©fices des Ă©changes migratoires, sources d’enrichissement et de fraternitĂ©.

 

 

 

 « MIGRAZIONE ». DES ITALIENS HORS D’ITALIE
Le Festival Baroque de Pontoise 2020
DU 25 SEPTEMBRE 2020 AU 21 JUIN 2021

 

 

 

 

Migrazione_festival_Baroque_pontoise_toutelaculture« Concerts, artistes, divas, tĂ©nors et castrats, d’églises cantates, fugues, sonates et d’arpĂšges bizarres, trĂ©molo et cadence
 autant de termes qui disent l’empire de l’Italie dans l’histoire musicale, en particulier Ă  l’ñge baroque. « L’influence de l’Italie est omniprĂ©sente en France, elle l’est tout autant dans le reste de l’Europe. » Les parfums d’Italie sont multiples
 VoilĂ  ce qu’illustre avec passion et gĂ©nĂ©rositĂ© la programmation festive du Festival Baroque de Pontoise, conçue par son directeur artistique le contre tĂ©nor Pascal Bertin.

2020 marquent de nombreux anniversaires : Caldara et Bononcini (350e), Rossi (450e), Beethoven et Tartini (250e). « On y trouve justement beaucoup d’italiens qui ont fait rayonner leur art dans toutes les cours europĂ©ennes. Comment ce pays, qui a littĂ©ralement colonisĂ© culturellement toute l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles, peut-il redouter aujourd’hui l’apport d’autres cultures, et plus prĂ©cisĂ©ment celles du sud ? «  interroge le Festival, non sans acuitĂ© pertinente.
C’est surtout une formidable rĂ©flexion sur la mobilitĂ©, les migrants, les Ă©changes culturels entre les nations que propose le Festival Ă  partir de septembre 2020. l’honneur donc les musiques de Vivaldi, Cavalli et Caldara, ou les trop mĂ©connus Bembo ou Leone 
 Artistes invitĂ©s pour ce voyage en mĂ©tissages et rencontres exceptionnels, dĂšs le 25 septembre 2020  : Chantal Santon Jeffery, StĂ©phanie-Marie Degand et La Diane Française, Jean-François Novelli, Roman Vaille et Olivier Broche, Mariana Flores, Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn et Cappella Mediterranea, Jean-Luc Ho, CĂ©line Scheen, Damien Guillon et Le Banquet CĂ©leste, David BobĂ©e, SĂ©bastien D’HĂ©rin et Les Nouveaux CaractĂšres, Vincent Dumestre et Le PoĂšme Harmonique, Vincent LiĂšvre Picard et Florent Albrecht, Virgile Roche, JĂ©rĂŽme HantaĂŻ et Spes Nostra, Waed Bouhassoun, Moslem Rahal et Orpheus XXI…

Mais aussi Emiliano Gonzalez Toro et I Gemelli, Hugo Reyne et les Ă©lĂšves du Conservatoire de Paris, Rosemary Standley et Dom La Nena, Julie Depardieu, Stanislas de la Touche, Florentino Calvo et Spirituoso, StĂ©phanie Petibon et La Lumineuse, Florence Beillacou et l’AcadĂ©mie des Lynx, Olivier Fortin et Masques, Marco Horvath et Faenza, Edoardo Torbianelli, Marc Hantai et le Teatro d’Arcadia, Catalina Vicens et Servir Antico.
Comme l’an dernier, le Festival invite Ă  son cycle musical en deux parties : la premiĂšre festivaliĂšre, « Acte 1 », du 25 septembre au 17 octobre 2020, suivie de l’ « Acte 2 », saisonniĂšre, jusqu’au 21 juin 2021

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CONSULTEZ LA PROGRAMMATION COMPLETE sur le site du festival de Pontoise 2020 :
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/

Festival Baroque de Pontoise
2 rue des PĂątis – 95300 Pontoise
01 34 35 18 71 – info@festivalbaroque-pontoise.fr

ORLÉANS, OSO : Et la lumiùre fut

OSO-ORLEANS-concert-critique-classiquenews-affiche-grande-lumiere_futORLEANS, OSO, les 8, 9 fĂ©vrier 2020. Et la lumiĂšre fut. InspirĂ© par la divine et Ă©loquente lumiĂšre, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans dĂ©die tout un programme orchestral, des Nuits d’étĂ© berlioziennes, Ă  l’éclat victorieux et conquĂ©rant de la Symphonie n°5 de Beethoven. Une cĂ©lĂ©bration des 250 ans de Ludwig, mais aussi une immersion dans l’écriture de deux gĂ©nies du romantisme, Berlioz et Beethoven, le premier ayant Ă©tĂ© admiratif du second. Le maestro Marius Stieghorst, directeur musical de l’OSO Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans a conçu un programme passionnant de l’ombre Ă  la lumiĂšre oĂč l’éclat mordorĂ© et intime des Nuits d’étĂ©, Ă  la fois Shakespeariennes et aussi nostalgiques, qui enlace le chant de l’orchestre et la voix de la soliste, ici la mezzo Julie Robard-Gendre, trouve un juste Ă©cho, parsemĂ© d’éclairs et de dĂ©flagrations climatiques, dans la saisissante Symphonie n°5 de Beethoven, qui en 1808 est alors au sommet de son inspiration.

ORLÉANS, ThĂ©Ăątreboutonreservation
Samedi 8 février 2020, 20h30
Dimanche 9 février 2020, 16h
ET LA LUMIÈRE FUT
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Direction : Marius STIEGHORST
Julie ROBARD-GENDRE, mezzo-soprano

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/et-la-lumiere-fut/

 

RĂ©servations et ventes auprĂšs du ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans,
du mardi au samedi de 13h Ă  19h
Tél : 02 38 62 75 30 (à partir de 14h)
Ou via notre billetterie en ligne : www.helloasso.com/associations/orleans-concerts

AVANT-CONCERTS « En avant Beethov 2 ! »
Samedi 8 février 2020 à 18h30
Dimanche 9 février 2020 à 15h
THÉÂTRE D’ORLÉANS (HALL)

ÉlĂšves des classes de Jean-Philippe Bardon et Jean-Renaud Lhotte, du Conservatoire Ă  Rayonnement DĂ©partemental d’OrlĂ©ans

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Conférence
JEUDI 6 FÉVRIER 2020 à 18h
MusĂ©e des Beaux-Arts d’ORLÉANS
CONFÉRENCE MUSICALE de Marius Stieghorst :
« Beethoven, rĂ©volutionnaire et sensible » organisĂ©e par l’association Guillaume BudĂ© – Tarif rĂ©duit : 3,50 € pour les abonnĂ©s de l’OSO et les adhĂ©rents de l’association Guillaume BudĂ©  -  Tarif plein : 6 € Tarif jeune : 1,50 €

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Programme

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Beethoven compose le Menuet de félicitations, WoO 3, pour son ami le dramaturge Carl Friedrich Hensler, directeur du Théùtre Josephstadt.

HECTOR BERLIOZ
Les Nuits d’étĂ©, op.7
Berlioz, fin lecteur et amateur de poĂ©sie, met en musique 6 poĂšmes extraits du recueil « La ComĂ©die de la mort » de ThĂ©ophile Gautier, dĂ©diĂ©s Ă  sa bien-aimĂ©e disparue. Ainsi, toujours les Ă©vocations pastorales, naturalistes, parfois fantastiques se colorent d’une vague douceur funĂšbre, une mĂ©lancolie suave (Ma Belle amie est morte.)
 Le titre du cycle « Les Nuits d’été », cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de Shakespeare que Berlioz adore. Les 6 airs de Berlioz constitue le noyau fondateur du genre de la mĂ©lodie française, registre vocal et ici orchestral qui exige subtilitĂ©, profondeur, clartĂ© et transparence.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonie n°5
Avec son cĂ©lĂšbre motif introductif : « Pom pom pom pom », coups du destin qui frappe Ă  la porte de son auteur, la Symphonie n°5 de Beethoven, achevĂ©e en 1808, Ă  38 ans, saisit par son intensitĂ© dramatique, sa force expressive, ses audaces rythmiques. Trois notes brĂšves suivies d’une longue, sont l’emblĂšme d’un gĂ©nie ardent et volontaire qui incarne l’espoir de toute une gĂ©nĂ©ration qui avait d’abord cĂ©lĂ©brer l’esprit de la RĂ©volution française, son aspiration Ă  la libertĂ©. Et bien sĂ»r le jeune Bonaparte auquel Beethoven rend initialement hommage dans la Symphonie n°3 Eroica (qui prĂ©cĂšde donc la 5Ăš) et dont l’auteur biffera la dĂ©dicace car le gĂ©nĂ©ral fougueux Ă©tait devenu Empereur ; sous le masque d’un libertaire, se cachait un nouveau tyran
 De rage Beethoven que la question de la libertĂ© des peuples prĂ©occupe, raye l’hommage premier. Dans les faits, portĂ© par son immense talent rĂ©formateur, n’a rien perdu dans la 5Ăš, de sa superbe volontĂ© ; il y envisage pour l’orchestre de nouvelles dimensions, et dans une langue toujours plus libre


JULIE ROBARD-GENDRE, mezzo-soprano, obtient brillamment son prix de chant au CNSM de Paris. Elle se produit sur de nombreuses scĂšnes françaises, et se voit confier des rĂŽles de premier plan. La saison derniĂšre, elle a fait ses dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris dans Les Huguenots, puis dans La FlĂ»te EnchantĂ©e.

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SAISON 2019 – 2020 : LIRE notre prĂ©sentation de la saison 2019 2020 de l’OSO Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans

https://www.classiquenews.com/orchestre-symphonique-dorleans-saison-2019-2020/

 

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