COMPTE-RENDU opéra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiÚcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction)

THAMOS-SAIS-2-opera-orchestre-national-de-lille-critique-annonce-classiquenews-mozart-thamosCOMPTE-RENDU opĂ©ra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiĂšcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction). La partition relĂšve de l’esthĂ©tique galante mais colorĂ©e des Ă©clairs et contrastes saisissants du Sturm und drang auquel le jeune Mozart apporte sa propre sensibilitĂ© instrumentale ; il accorde une place privilĂ©giĂ©e aux choeurs (premiers Ă  s’exprimer dans l’explicitation du drame), porteurs de l’espĂ©rance des peuples, exprimant cette aspiration viscĂ©rale Ă  la fraternitĂ© universelle. Nous sommes bien dans un contexte moral franc-maçon (« accorde Ă  la jeunesse frivole, vertus et discipline  ») ; tout le drame qui va se jouer met en scĂšne l’application des prĂ©ceptes des LumiĂšres pour l’édification des hommes. Le politique (le jeune prince Thamos) est invitĂ© Ă  favoriser et mettre en Ɠuvre ce vaste programme d’éducation de la sociĂ©tĂ©. La forme orchestrale suit la lumineuse direction de cette philosophie musicale : le sens du dĂ©tail, les rebonds dramatiques, l’esprit des nuances sont ici garantis par la direction souple et sensible de l’excellent David Reiland, venu de Metz (dont il est directeur musical de l’Orchestre National) pour diriger la phalange lilloise.
Sur scĂšne, l’action illustre ce passage de la gangue originelle, boueuse, bitumeuse, brute Ă  l’accomplissement de l’individu humain, maĂźtre de son destin, corps enfin libĂ©rĂ© de son enveloppe archaĂŻque et primitive. Selon la conception de Damien Chardonnet-Darmaillacq (qui a rĂ©alisĂ© une adaptation d’aprĂšs la piĂšce de thĂ©Ăątre dont la partition assure les inserts musicaux), la mise en scĂšne et l’appareillage vidĂ©o (film tournĂ© au PhĂ©nix de Valenciennes prĂ©alablement au concert) exprime l’opĂ©ration de transformation de la matiĂšre vers sa sublimation ; passage oĂč se rĂ©alise l’alchimie organique, Ă  l’image d’un accouchement symbolique.
David Reiland veille Ă  l’articulation de chaque intermĂšde orchestral dont l’ampleur et le souffle annoncent le Mozart Symphoniste d’Idomeneo et de la pleine maturitĂ©, celui des 3 derniĂšres symphonies.

 

 

 

Illumination de Thamos / MĂ©tamorphose de SaĂŻs

David Reiland et l’Orchestre National de Lille jouent le drame qui prĂ©figure La FlĂ»te EnchantĂ©e,
Thamos, roi d’Egypte, musique de scùne maçonique

 

 L'ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE joue THAMOS de MOZART

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Le chant des cordes dit Ă  la fois la solitude du hĂ©ros Thamos et aussi l’espoir que sa vertu suscite au sein de la foule. La vitalitĂ© dĂ©taillĂ©e des instruments, timbres caractĂ©risĂ©s dans l’esprit d’un orchestre de chambre, souligne chaque Ă©tape de la sublimation du corps primitif vers sa rĂ©vĂ©lation finale : ainsi se dĂ©voile la figure de la princesse SaĂŻs, vierge du temple de soleil qui est aimĂ©e de Thamos, bien qu’elle soit la fille de son ennemi tutĂ©laire. La vidĂ©o expose l’histoire de Thamos Ă  travers le regard et l’expĂ©rience vĂ©cue par la jeune femme.
Orchestralement, David Reiland exprime toute l’activitĂ© Ă©motionnelle de la texture mozartienne ; oui, Mozart est bien ce poĂšte du cƓur humain, des sentiments les plus ineffables, ce magicien qui explore et ausculte Ăąme et corps ; grĂące Ă  l’éloquence des instrumentistes lillois, l’écriture orchestrale parle
 et chante (comme un chanteur d’opĂ©ra) ; elle explique et commente mieux que des paroles chantĂ©es, tout ce qui se dĂ©voile peu Ă  peu sur l’écran : la manifestation d’une mĂ©tamorphose. Pour autant, le lien entre la jeune femme qui dĂ©voile son visage et Thamos aurait pu ĂȘtre mieux expliquĂ©. Mettre en avant SaĂŻs ainsi est juste mais n’aurait-il pas aussi visualiser Thamos Ă  ses cĂŽtĂ©s pour comprendre comment sa place est primordiale dans l’avĂšnement du Prince ?

La gangue primitive qui emprisonne SaĂŻs fait rĂ©fĂ©rence Ă  la momification ; peu Ă  peu se dĂ©roule sa mise Ă  nu ; et l’ĂȘtre vertueux se rĂ©vĂšle ainsi, resplendissant selon le rituel maçonnique Ă©gyptien. L’impression de sĂ©quences enchaĂźnĂ©es qui nuit Ă  la continuitĂ© d’un vrai drame s’explique par la nature mĂȘme de la musique Ă©crite par le jeune Mozart : musique de scĂšne plutĂŽt que drame musical continu. Les airs de solistes sont rares. Mais pas la caractĂ©risation des instruments solistes (cor, hautbois, flĂ»te
).
Dans ce parcours instrumental qui suit l’action en s’illuminant, David Reiland et le metteur en scĂšne nous parlent d’humanitĂ© renouvelĂ©e, Ă  naĂźtre, porteuse des valeurs et vertus des LumiĂšres ; ce miracle est l’enjeu et le sujet du drame de Thamos. Tout le systĂšme philosophique et moral superbement incarnĂ© / explicitĂ© par l’orchestre, annonce les valeurs de l’opĂ©ra Ă  venir, plus accompli dans sa forme lyrique, et aussi chantĂ© en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e de 1791. Du langage classique des annĂ©es 1770, David Reiland fait un organe vivant, palpitant qui nous parle directement, veillant constamment aux phrasĂ©s, Ă  la vitalitĂ© des contrastes : dans l’alliage des timbres associĂ©s, on y perçoit dĂ©jĂ  les couleurs et les accents des opĂ©ras Ă  venir : Idomeneo bien sĂ»r, mais aussi Don Giovanni et sa noblesse grave, d’essence tragique.

Comme la rĂ©solution de l’énigme visuelle / orchestrale, surgit l’espĂ©rance du 2Ăš choeur (Ă  24’18 : « Dieu dont la puissance s’étend sur toute chose!  / Toi qui t’élĂšve et jamais ne faiblit
. rĂšgne, souverain sans Ă©gal dans la grandeur » : excellemment prĂ©parĂ©s par Thibault Lenaerts, le chƓur de chambre de Namur (et la soprano qui sort de la masse chorale soulignant la dĂ©licatesse des instruments) apporte sa couleur articulĂ©e, transparente, fusionnant sans Ă©paisseur avec la ductilitĂ© d’un orchestre lui aussi comme sublimĂ©, irradiĂ© par l’enseignement lumineux et initiatique (cĂ©lĂ©bration du guide et pĂšre pour tous, garant du bien commun).
En un couronnement tendre, l’air de basse qui conclut le cycle confirme la maturitĂ© de cette Ă©criture mozartienne frappĂ©e du sceau de la sincĂ©ritĂ© (« Vous fils de la poussiĂšre  ») : son souffle incantatoire se rapproche aussi de l’air du commandeur de Don Giovanni, vĂ©ritable proclamation presque terrifiante et avertissement Ă  qui se dresserait contre le couronnement de Thamos le valeureux ; c’est aussi une claire prĂ©figuration du personnage de Sarastro, grand prĂȘtre du soleil dans La FlĂ»te enchantĂ©e. L’ultime choeur (« Sublime Soleil, protĂšge la couronne du roi
 », solarisation collective et cĂ©lĂ©bration du souverain Ă©clairĂ©) sonne comme un hymne de dĂ©livrance et de rĂ©confort.
L’équilibre sonore, la souplesse et l’élĂ©gance de la direction de David Reiland prĂ©servent le charme fraternel de la partition, son ambition humaniste, son raffinement formel comme son sens dramatique.
Encore embryonnaire en sa discontinuitĂ© archaĂŻque, la partition de Thamos manifeste une maturitĂ© directe qui pourra se dĂ©ployer pleinement dans La FlĂ»te EnchantĂ©e. Ce jalon de la dramaturgie mozartienne est magistralement dĂ©fendu par l’équipe lilloise. Superbe spectacle irradiĂ© de grandeur, d’espoir, de lumiĂšre. Du pain bĂ©ni pour notre temps. Un spectacle fort et lumineux Ă  vivre sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle en novembre 2021. Incontournable.

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VOIR et REVOIR THAMOS roi d’Egypte par l’Orchestre National de Lille
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici :
https://www.youtube.com/watch?v=fh_8qngY3ow&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=1

 

EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021.

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VIDEO : entretien avec David Reiland : « Thamos est un vĂ©ritable bijou »  dont il faut rĂ©ussir la synchronisation entre musique et image.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IpmaG_XU8FQ&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=3

 

 

 

LIVE STREAMING opĂ©ra : THAMOS par l’ON LILLE

THAMOS-egypte-mozart-orchestre-national-lille-david-reiland-critique-annonce-classiquenews-vignette-critique-operaLIVE STREAMING, ce soir 20h. THAMOS de MOZART par l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Ce soir premiĂšre en direct sur le net : le National de Lille retrouve le chef (mozartien) David Reiland pour une nouvelle lecture de l’opĂ©ra de jeunesse, chantĂ© en allemand, THAMOS, de Wolfgang Amadeus Mozart. L’ouvrage malgrĂ© je jeune Ăąge de Wolfgang affirme le souffle des choeurs (PrĂštres et vierges), la puissance dramatique de l’orchestre et dĂ©jĂ , le souci du compositeur de crĂ©er un drame de langue allemande. L’aboutissement de Thamos est son ultime opĂ©ra, La FlĂ»te enchantĂ©e, Ă©galement inspirĂ© par les valeurs de la franc-maçonnerie : LumiĂšre / TĂ©nĂšbres, loyautĂ© / duplicité  Un personnage se distingue aux cĂŽtĂ©s du jeune prince Thamos, SaĂŻs dont la mĂ©tamorphose est la clĂ© de l’action. On retrouve ce thĂšme primordial de la mĂ©tamorphose chez la princesse Ilia (Idomeneo), mais aussi Vitellia (La ClĂ©mence de Titus). La femme incarne chez Mozart, une symbolique essentielle comme agent de rĂ©solution et d’accomplissement. Thamos ne peut aspirer au trĂŽne d’Egypte sans les valeurs morales que lui rĂ©vĂšlent sa rencontre avec SaĂŻs
 La mise en scĂšne (de concert) proposĂ©e par Damien C-Darmaillacq Ă  Lille devrait expliciter la place de SaĂŻs dans l’action de Thamos, roi d’Egypte. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  vire depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, ce soir Ă  partir de 20h. EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021. Dans les salles avec public Ă  partir de novembre 2021. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de Thamos roi d’Egypte par l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici:
http://www.classiquenews.com/streaming-concert-thamos-par-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

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VOIR ICI Thamos, Roi d’Egypteaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
de Wolfgang Amadeo Mozart
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Ă  partir du 5 mai 2021
LIVE STREAMING le 5 mai 2021, 20h
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-
(L’AUDITO 2.0 est la salle de concert virtuelle, 100% numĂ©rique
de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille)

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ELIM CHAN joue Ravel et Beethoven

STREAMING concert. LILLE, sam 10 avril 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts 100% numĂ©riques en live streaming. Prochain direct depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, samedi 10 avril 2021 : Concerto en sol de Ravel, Symphonie n°2 de Beethoven par la cheffe hong-kongaise ELIM CHAN (directrice musicale de l’Antwerp Symphony Orchestra) et la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2Ravel, de retour d’une tournĂ©e aux USA (1928), Ă©blouit par son Ă©criture virtuose, lĂ©gĂšre, nĂ©o mozartienne, Ă  la fois classique et swinguĂ©e dans l’esprit aussi de Saint-SaĂ«ns. La Symphonie n°2 de Beethoven affirme en 1803, le tempĂ©rament rĂ©formateur du compositeur venu de Bonn et dĂ©jĂ  Ă©tabli Ă  Vienne depuis 10 ans. Dans le sillons des gĂ©nies locaux, Haydn et Mozart, Beethoven offre une synthĂšse puissante et originale qui recycle le format de la sonate : Ludwig y fixe dĂ©finitivement le Scherzo ; surtout en rĂ©capitulant les tensions et contrastes, cultivĂ©s, canalisĂ©s dans les mouvements prĂ©cĂ©dents, le Finale jugĂ© « monstrueux » par les auditeurs et les interprĂštes, affirment une dimension jamais Ă©coutĂ©e jusque lĂ . L’énergie conquĂ©rante, la force insufflĂ©e par la seule volontĂ© musicale contredit pourtant l’une des pĂ©riodes les plus sombres de la vie de Beethoven, suicidaire et dĂ©sespĂ©rĂ© mĂȘme, ressentant les effets de sa surditĂ© et rĂ©dacteur d’un testament artistique bouleversant Ă  Heiligenstadt. Ni dĂ©faite ni dĂ©pression dans la Symphonie n°2
 mais la pleine conscience des vertus salvatrices de la musique.  Photo : Elim Chan (DR)

L’Orchestre National de Lille / ON LILLE retrouve pour la 3Ăšme fois la cheffe hong-kongaise Elim Chan (venue en 2015 et 2016 Ă  Lille et en rĂ©gion Hauts-de-France) – premiĂšre femme LaurĂ©ate du concours Donatella Flick Conducting Competition et pour la premiĂšre fois la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

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STREAMING CONCERTaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
Samedi 10 avril 2021, 20h

En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
RAVEL et BEETHOVEN

PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

 

RAVEL
Concerto pour piano et orchestre en Sol

BEETHOVEN
Symphonie n°2

 
Alice Sara Ott, piano
Orchestre National de Lille
Elim Chan, direction

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L’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE poursuit son activitĂ© sur la toile grĂące Ă  son offre digitale intitulĂ©e « l’AUDITO 2.0 » :

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009 : https://bit.ly/3ortO8b

Notes de programme à retrouver sur : www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

Retrouvez en streaming gratuit les concerts de l’Orchestre dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

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LIRE AUSSI nos critiques des concerts numériques précédents :

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

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roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

 

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E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

 

 

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A 24’50 : seconde partie du concert avec la Symphonie n°3 de Jean Sibelius (1907). Les instrumentistes plongent, cƓurs ardents et volontaires dans la suractivitĂ© de l’ample portique trĂ©pidant dĂšs le dĂ©but portĂ© par les cordes auquel rĂ©pond la danse des bois ; transe collective initiale que les cuivres portent vers une plĂ©nitude sonore elle aussi Ă  bien des Ă©gards
 enivrĂ©e. L’opus exprime ce sentiment d’appartenance cher au compositeur, appartenance au motif naturel, au moindre de ses Ă©lans, proche dans l’ñme Ă  chaque sursaut de vitalitĂ©. Tous les pupitres s’exaltent et se rĂ©pondent dans un dialogue contrastĂ©, parfois Ăąpre mais superbement fluide dans lequel Sibelius exprime la sauvagerie des forces naturelles comme saisi sur le vif ; ainsi tĂ©moigne-t-il de la de la dĂ©couverte et de la proximitĂ© immĂ©diate avec le lieu de sa nouvelle rĂ©sidence, un havre de paix bucolique, Ă  la fois sauvage et rassurant prĂšs d’un lac (TuusulanjĂ€rvi) : Ainola, en hommage au prĂ©nom de sa femme, Aino. Le cycle des variations populaire et naĂŻves (d’une franchise primitive qui rappelle tout l’esprit du premier mouvement) caractĂ©risent le Scherzo ; tandis que l’Andante dĂ©ploie son lied sobre et ciselĂ© formant intermezzo. Dans cette texture dense, souvent exacerbĂ©e et trĂ©pidante, la cheffe soigne toujours la direction du flux, l’éloquence de cette construction ambitieuse, impĂ©rieuse, incandescente (dont l’unitĂ© dĂ©coule d’une grande continuitĂ© organique). Toute la difficultĂ© de l’écriture tient Ă  la rĂ©alisation d’un souci de structure (car Sibelius n’aime pas dĂ©velopper pour rien, quitte Ă  s’économiser vers Ă©pure « classique ») tout en ciselant le raffinement de l’orchestration particuliĂšrement scintillante.
MalgrĂ© la densitĂ© sonore, la baguette sait soigner la clartĂ© et la transparence ; comme le chant sourd d’une vĂ©ritĂ© plus insaisissable et mystĂ©rieuse ; tout rugit, s’exaspĂšre et s’organise peu Ă  peu vers la noblesse sereine et lumineuse du finale : grandiose et raffinĂ©e. Noces de l’intime et du flamboiement, de la tendresse sobre et de la grandeur mystĂ©rieuse du motif naturel, le seul sujet qui inspira Sibelius. En cela Dalia Stasevska se rĂ©vĂšle Ă  la fois engagĂ©e, mieux habitĂ©e. Baguette Ă  suivre. REVOIR le concert sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=PEZ7NpHt71E

 

dalia-stakevska-concert-orchestre-national-lille-sibelius-wagner-streaming-concert-critique-concert-annonce

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LIRE aussi notre critique du concert « L’HĂ©roĂŻque » / Orchestre National de Lille / Jan Willem De Vrirend, direction (Cherubini / Beethoven). ICI :

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-streaming-concert-on-lille-le-13-mars-2021-orch-national-de-lille-jan-willem-de-vriend-direction-beethoven-symphonie-n3-heroique/

 

 

 

 

STREAMING, concert. ON LILLE joue Wagner et Sibelius

alia Stasevska, maestra orchestre national de Lille, wagner, sibeliusSTREAMING, concert. Sam 3 avril 21, 20h. Wagner, Sibelius. ON LILLE, Dalia Stasevska. Pour ce nouveau rv numĂ©rique, dans le cadre de son offre digitale AUDIO 2.0, L’ON LILLE Orchestre National de Lille diffuse ce samedi Ă  20h, un nouveau programme symphonique
 et lyrique sous la direction (premiĂšre collaboration) de la maestra finlandaise Dalia Stasevska, principale invitĂ©e du BBC Symphony Orchestra.

IntitulĂ© « Enchantements », le programme associe la jeune cheffe et la soprano suĂ©doise Ingela Brimberg dans le diptyque wagnĂ©ren « PrĂ©lude et Mort d’Isolde », sorte de synthĂšse orchestrale et lyrique de l’opĂ©ra Tristan et Isolde, sommet romantique, crĂ©Ă© Ă  Munich en 1865. L’opĂ©ra scelle la liaison du compositeur avec Cosima, la fille de Liszt et renforce encore l’admiration que lui porte le jeune souverain Louis II de BaviĂšre.

AprĂšs le prĂ©lude qui immerge l’auditeur dans la psychĂ© des deux ĂȘtres aussi passionnĂ©ment Ă©pris qu’ils sont vouĂ©s Ă  la mort, l’orchestre enchaĂźne par la mort d’Yseult (Liebestod), qui comme dans l’ultime scĂšne du Ring (scĂšne finale du CrĂ©puscule des dieux), place l’hĂ©roĂŻne (lĂ , BrĂŒnnhilde, ici Yseult), au centre du thĂ©Ăątre orchestral dont elle fait un accomplissement salvateur : non pas une mort mais une sublimation qui devient rĂ©demption. Pour Wagner, la femme sauve l’humanitĂ©, prophĂ©tesse ou figure messianique d’un monde nouveau Ă  venir ; le dĂ©fi est de taille pour la cheffe qui doit assurer un Ă©quilibre continu entre la masse flamboyante, enivrĂ©e de l’orchestre et le chant de la soliste
 La musique de Tristan (et son fameux accord dissonant jouĂ© dĂšs le dĂ©but du PrĂ©lude) est l’expression d’une immense frustration, l’évocation d’une passion insatiable, inaboutie qui ouvre un gouffre prĂȘt Ă  engloutir les amants et l’auditeur
 À la toute fin de cet ocĂ©an de sons surgit la rĂ©solution de ce premier accord sur les mots : « Höchste Lust », voluptĂ© suprĂȘme
 voluptĂ© libĂ©ratrice.

Sibelius 2015AssociĂ© au sensualisme tendu, ivre de Wagner, le symphonisme puissant et original du finlandais Jean Sibelius est le second dĂ©fi de ce programme ambitieux. D’abord La Valse triste, air gĂ©nial qui fit connaĂźtre le compositeur finnois aux USA ; puis c’est le pastoralisme trĂšs personnel de la 3Ăšme Symphonie dont la structure et le souffle cĂ©lĂšbrent le lieu de rĂ©sidence de Sibelius qui s’installe en 1904 dans sa nouvelle propriĂ©tĂ© dans la forĂȘt prĂšs d’un lac au Nord d’Helsinki, baptisĂ©e « Ainola » (en hommage Ă  son Ă©pouse Aino). La forme et son dĂ©veloppement suivent le souci de Sibelius pour la concision, l’économie, un Ă©tonnant raffinement de l’orchestration. Le chef doit ici ciseler la somptuositĂ© d’une Ă©criture naturaliste, aux Ă©clats et reflets de la Nature, et aussi clarifier la structure comme l’imbrication organique des sĂ©quences entre elles. L’intensitĂ© poĂ©tique confĂšre Ă  la partition son ampleur comme sa grande pudeur.

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLive streaming, Orchestre National de Lille / ON LILLE :
VOIR le concert en live streaming
Enchantements : Wagner / Sibelius
samedi 3 avril 2021, 20h
Depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE
https://www.onlille.com/saison_20-21/
LIRE la page dédiée au programme Enchantements : Wagner / Sibelius :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/enchantements/

  

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VOIR tous les concerts digitaux de l’ON LILLE : ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre lillois : ici
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 

 
 

 

 

STREAMING, e-concert. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch

STREAMING. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, infiniment suggestive (la fin du mĂȘme premier mouvement). Le dĂ©but mystĂ©rieux, inquiĂ©tant de l’Adagio (orgue en dialogue mĂȘlĂ© avec les clarinettes), plante le dĂ©cor ; c’est un lamento conçu comme un vaste crescendo, oĂč l’orgue semble s’enivrer des riches vagues texturĂ©es de l’orchestre. Le compositeur ouvrageant le mouvement central tel un appel irrĂ©sistible, en un temps irrĂ©pressible et irrĂ©versible, en un dramatisme lĂ  encore exacerbĂ©, 
d’apocalypse ou de dĂ©luge.

 

 

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L’esprit de la catastrophe emporte tout l’orchestre et le chant de l’orgue hallucinĂ©, qui se termine sur une phrase suspendue, interrogative, irrĂ©solue. Le solo de violoncelle cristallise cette mise sous tension gĂ©nĂ©rale (Ă  14’32) cĂ©dant la voie Ă  l’orgue de plus en plus crĂ©pusculaire et finalement apaisĂ©. Le dernier mouvement cite plusieurs Ă©pisodes en une course effrĂ©nĂ©e oĂč scintillent l’accent des bois, vents et cuivres (somptueuses et mystĂ©rieuses clarinettes). La vitalitĂ© du discours orchestral qui dialogue avec l’orgue en fusions et oppositions achĂšve la partition gĂ©nĂ©reuse et flamboyante mĂȘme, avec les mĂȘmes crĂ©pitements et Ă©clairs du dĂ©but. De quoi aussi souligner la grande unitĂ© du propos qui refonde Ă  sa façon, le propos cyclique d’un Franck. Ce qui frappe c’est la grande sensibilitĂ© quasi hollywoodienne d’Escaich pour la palette Ă©largie, dĂ©ployĂ©e de l’orchestre. Un bain spectaculaire de timbres et d’épisodes hautement contrastĂ©s qui respectent les Ă©quilibres de l’écriture symphonique.

Trentenaire, Chausson livre une splendide partition orchestrale lui aussi : sa Symphonie en si bĂ©mol majeur de 1891 (dĂ©but Ă  28’50), prolonge le souci symphonique de Saint-SaĂ«ns, Lalo, Franck Ă©videmment et aussi d’Indy qui dans le sillon ouvert par la crĂ©ation de la SNM – SociĂ©tĂ© nationale de musique (nĂ©e aprĂšs 1870), cultivent l’essor de l’écriture symphonique française contemporaine. L’ampleur de Chausson sonne comme une apothĂ©ose mĂȘme : dĂšs 1897, le Philharmonique de Berlin sous la direction d’Arthur Nikisch joue l’opus 20.
WagnĂ©rien de la premiĂšre heure (comme Saint-SaĂ«ns), Chausson intĂšgre le choc de Parsifal (Ă©coutĂ© Ă  sa crĂ©ation Ă  Bayreuth en 1883) : grandeur, majestĂ©, poison fatidique et fatalisme irrĂ©pressible aussi s’entendent ici. Mais avec la clartĂ©, la construction de Franck. Chausson sculpte la matiĂšre orchestrale avec une suavitĂ© intĂ©rieure qui lui est propre (bois caressants, caverneux, tendres). A l’instar de leur enregistrement discographique, chef et orchestre lillois savent amplifier la grandeur tragique de l’écriture (appel des trombones du premier mouvement) tout en se souciant des couleurs (la partition porte la dĂ©dicace au peintre Henry Lerolle, beau frĂšre d’Ernest), de la dĂ©licate texture qui cite de fait souvent le Wagner de Parsifal, mais comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© / colorĂ© d’une transparence typiquement française (qui sollicite spĂ©cifiquement clarinettes, flĂ»tes, hautbois en leurs Ă©clats pastoraux annonciateurs de la fraĂźcheur impressionniste). D’ailleurs, la Symphonie opus 20 est parsemĂ©e d’une franche allĂ©gresse, bien absente ensuite des Ɠuvres tardives, plus vĂ©nĂ©neuses (PoĂšme de l’amour et de la mer).

 

 

Symphonie en si bémol majeur de 1891

Accents wagnériens et franckistes de Chausson

 

 

Le mouvement central (TrĂšs lent), dirigĂ© mains nues par le chef dĂ©veloppe ce sentiment de langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e aux couleurs parsifaliennes ; Ă©noncĂ© en vagues longues, Ă©tirĂ©es comme le ferait Wagner. Chausson marquĂ© par Bayreuth cĂ©lĂšbre ici le gĂ©nie qui dut l’émouvoir au cƓur, balançant entre la caresse Ă©perdue de la clarinette, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e de la flĂ»te, le flot lĂ©tal des cordes
 que confortent plus mystĂ©rieux et souterrains, les violoncelles. Le pessimisme pictural de Chausson se dĂ©voile ici grĂące au souci de clartĂ© et Ă  la grande flexibilitĂ© recherchĂ©e, atteinte par Alexandre Bloch. Le maestro ajoute aussi des rĂ©sonances plus suggestives encore dans l’énoncĂ© du 2Ăš thĂšme, inscrit comme une lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, aux circonvolutions amoureuses et maudites. Le sommet de la partition se rĂ©vĂšle dans l’équilibre clair des pupitres oĂč bois, cuivres et cordes s’approprient la dimension spectaculaire de la douleur et du tragique wagnĂ©rien. De sorte que nous tenons ici l’opus nĂ©o wagnĂ©rien mais français, le plus accompli. Ainsi Chausson dans le sillon de Wagner, se montre-t-il aussi pertinent et original, puissant et poĂšte que CĂ©sar Franck. De fait, les annĂ©es 1880 et 1890 marquent France l’apothĂ©ose du wagnĂ©risme.
L’ultime mouvement (notĂ© AnimĂ©) affirme davantage le tempĂ©rament hĂ©roĂŻque et tragique de Chausson. Tout en rĂ©alisant le principe cyclique franckiste, Chausson Ă©blouit par sa dimension lĂ  encore hautement dramatique, d’une coupe habile qui Ă©carte la grandiloquence et les banalitĂ©s ; l’Orchestre National de Lille cisĂšle un son large, aux crĂ©pitements prĂ©cis et saillants, installant la noble Ă©lĂ©gie du choral final dont hautbois et Eblouissant symphonisme de Chausonclarinette solos dessinent le profil tendre ; Alexandre Bloch sait vivifier la texture gĂ©nĂ©reuse et subtile tout en creusant l’ampleur grave, la tension du propos symphonique, qui entre espoirs et dĂ©sillusions, est d’une Ă©tonnante maturitĂ© Ă©motionnelle (franckiste). Et le chef apporte aussi ce dosage ineffable de grandeur pastorale (Ă  la Dvorak), de tendresse enchantĂ©e, de mĂ©lancolie discrĂšte et pleinement apaisĂ©e qui s’achĂšve ainsi dans la douceur. Superbe lecture, puissante et dĂ©taillĂ©e, fine et colorĂ©e, que l’on retrouvera dans le disque prĂ©cĂ©demment paru (et critiquĂ© sur classiquenews, distinguĂ© par notre CLIC de CLASSIQUENEWS, mars 2019).

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd CHAUSSON : Symphonie en mi bĂ©mol majeur – opus 20, 1891 par l’ON LILLE / Alexandre Bloch / CLIC de CLASSIQUENEWS (mars 2019) :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

 

 

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Programme de salle ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-Chausson-Janv2021.pdf

 

 

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR le concert Escaich / Chausson par l’Orcehstre National de Lille / Alexandre Bloch sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH : https://www.youtube.com/watch?v=FVkMKw1WSjY&feature=emb_logo

François Leleux, hautbois, grand invité virtuose du National de Lille

leleu-francois-hautbois-chef-maestro-orchestre-national-de-lille-audito-annonce-critique-concert-classiquenewsLILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. InvitĂ© spĂ©cifique de ce programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’hautboĂŻste François Leleux, nĂ© Ă  Croix, propose 3 piĂšces majeures et de caractĂšre pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilitĂ© virtuose et musicienne de deux jeunes gĂ©nies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la SĂ©rĂ©nade. Plus dense et presque grave, la Symphonie de chambre de Chostakovitch opus 110a est ici jouĂ©e dans sa transcription pour cordes (rĂ©alisĂ©e par Rudolf Barshai) : le tissu sonore reste emblĂ©matique du compositeur russe ; l’ironie sarcastique n’est jamais Ă©loignĂ©e d’une dĂ©chirante priĂšre sur la condition humaine. LĂ©gĂšretĂ©, brillance, profondeur
 et mĂȘme tendresse Ă©perdue ; le programme promet d’ĂȘtre complet et riche en expĂ©rience sonore autant pour les instrumentistes que pour le public. Nouveau jalon plein d’esprit et de contrastes, marquant la nouvelle offre 100% numĂ©rique de l’Orchestre National de Lille, AUDITO 2.0.

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AUDITO 2.0ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A vivre en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille
SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020, 20h
VOIR LE CONCERT :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
François Leleux, direction et hautbois

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LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de AUDITO 2.0, l’offre nouvelle de l’Orchestre National de Lille : cycle de concerts numĂ©riques :
https://www.classiquenews.com/laudito-2-0-la-nouvelle-salle-de-concert-numerique-du-national-de-lille/

ON LILLE : Concert à la française (Karen Kamensek, direction)

ON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT Ă  la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe amĂ©ricaine Karen Kamensek (derniĂšre venue Ă  Lille en 2017) dans un programme de musique française des annĂ©es folles. Outre sa thĂ©matique du HĂ©ros, la prĂ©sence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux cĂŽtĂ©s de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitĂ©e, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)
 VOIR notre reportage vidĂ©o la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille : l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie.
En 1923, Darius Milhaud s’inspire de ses nuits passĂ©es dans les clubs de Harlem pour crĂ©er l’étonnante CrĂ©ation du monde. Un grand vent de jazz souffle sur l’orchestre symphonique. La GymnopĂ©die n°1 et la Gnossienne n°3 d’Erik Satie comptent parmi les Ɠuvres les plus cĂ©lĂšbres du rĂ©pertoire français. Puis raretĂ© absolue : le Divertissement pour une fĂȘte de nuit de Reynaldo Hahn, dans lequel l’ami intime de Marcel Proust rend hommage Ă  la valse viennoise. Le programme s’achĂšve en apothĂ©ose avec Le BƓuf sur le toit de Darius Milhaud : cocktail Ă©nergĂ©tique et dansant associant samba, mĂ©lodies populaires et rumbas brĂ©siliennes. Le Paris des annĂ©es 1920 est plus que jamais multiculturel et mĂ©tissĂ©.

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LILLE, concert enregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcleORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Samedi 21 novembre 2020, 20h
En direct sur la chaĂźne YOUTUBE
de l’Orchestre National de Lille
dans le cadre de sa nouvelle offre digitale : l’AUDITO 2.0
https://bit.ly/2INlAIg

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Programme :

MILHAUD
La Création du Monde
SATIE
Gnosienne n°3 (arrangements de David Walter)
Gymnopédie n°1 (arrangements de David Walter)
HAHN
Divertissement pour une fĂȘte de nuit – extraits I, II & IV
MILHAUD
Le BƓuf sur le toit

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Karen Kamensek, direction

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Lire la page du concert sur le site de l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/a-la-francaise/

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Autour de ce programme, l’Orchestre National de Lille dĂ©veloppe plusieurs actions pĂ©dagogiques pour les Ă©lĂšves du CE1 Ă  la Terminale, Ă  travers un dossier spĂ©cifique (padlet proposant du contenu multimedia autour des compositeurs jouĂ©s Milhaud, Hahn et Satie)
www.onlille.com/saison_20-21/pratique/ressources-pedagogiques/
https://padlet.com/onlille/u5umysek09ujkw0r

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COMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique, sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle.

VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle. MalgrĂ© le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activitĂ© pour notre plus grand plaisir. La soirĂ©e traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intĂ©rieurs tendus d’une grande force psychologique, Ă©cho Ă  l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont jouĂ©s sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaĂźne Youtube de l’Orchestre National de Lille.
En une musique haletante comme une course Ă  l’inĂ©luctable issue tragique, les cordes  Ă©grĂšnent leur mĂ©lodie entĂȘtante traversĂ©e de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (PrĂ©lude, la ville) se dĂ©ploie comme une formidable immersion symphonique, Ă  la fois mystĂ©rieuse et suspendue, que les musiciens de l’ONL – cordes seules tout d’abord, expriment avec une clartĂ© tĂ©nĂ©breuse idĂ©ale. Le motif amoureux de “Marion” berce un temps, Ă©chappĂ©e fugitive en eaux poisseuses. Mais la mĂ©canique implacable de Hermann s’accomplit ; mĂȘme sans les images du film, la puissance Ă©vocatrice du compositeur est terriblement efficace : jusqu’aux cordes suraigus comme des coups incisifs de “Meurtre”, sĂ©quence musicale dĂ©sormais mythique. Sous la direction trĂšs aĂ©rĂ©e de Ernst Van Tiel, les instrumentistes masquĂ©s convainquent par leur sens des respirations, une Ă©coute dĂ©cuplĂ©e, un son d’un criante voluptĂ© : est-ce la disposition plus distancĂ©e qui opĂšre ainsi ?

Changement de climats avec l’Ă©toffe plus scintillante de Vertigo (Sueurs froides, 1958), tous les pupitres (cors, harpes, clarinettes, cĂ©lesta
) semblent distiller une petite musique intĂ©rieure de plus en plus ample aux rĂ©sonances somptueuses et solennelles, puis confuses et menaçantes comme l’intranquillitĂ© d’un cauchemar, comme si la musique manifestait clairement l’activitĂ© de la psychĂ© dont l’image Ă  l’écran serait le produit et le prolongement. Le jeu des timbres, le dialogue entre les pupitres, la construction prenante de plus en plus menaçante confirment le talent fantastique, ses Ă©carts lyriques souvent vertigineux de Bernard Hermann (intimisme d’Au coin du feu) dont les sons et les alliages ont beaucoup ƓuvrĂ© Ă  la rĂ©ussite et Ă  l’impact visuel des scĂ©narios d’Hitchcock. On berce constamment entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, Ă  la frontiĂšre de la conscience et de la volontĂ© (“ScĂšne d’amour” finale), du souvenir Ă  la rĂ©itĂ©ration plus brumeuse (Ă©vocation Ă©thĂ©rĂ©e, arachnĂ©nenne de “la Fille” / “La couleur des cheveux”)
 la conception relĂšve du cheminement proustien : la subtilitĂ© de l’évocation marque de façon indĂ©lĂ©bile l’esprit ; la violence et la force de l’épisode sont d’autant plus prenantes que le motif musical est d’une fluiditĂ© immatĂ©rielle, d’une lĂ©gĂšretĂ© aussi ineffable que dĂ©chirante ; en cela la tenue des musiciens de l’Orchestre Lillois captive d’un bout Ă  l’autre : le final de Vertigo a mĂȘme des accents wagnĂ©riens comme rĂ©flexion enivrĂ©e, interrogation Ă©perdue et obsessionnelle sur le mystĂšre de l’amour. A l’initiative de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, l’expĂ©rience symphonique est un festival de nuances et d’accents, et au-delĂ , un formidable appel Ă  l’imaginaire. Heureuse proposition digitale qui berce et nourrit l’ñme en ces temps de confinement.

 

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REVOIR Musiques de Psychose et Vertigo / Hitchcock par l’ON LILLE

 

 

 

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CONCERT DISPONIBLE EN REPLAY, sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=BmVsG0gU81U

Extraits de PSYCHOSE
[Titre original : Psycho]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1960
PrĂ©lude – La Ville / Prelude – The City
Marion
La chambre d’hîtel / Hotel Room
Le meurtre / The Murder
Le marais / The Swamp
Le porche – Les escaliers – Le couteau / The Porch – The Stairs – The Knife

 

 

Extraits de VERTIGO
[Titre français : Sueurs froides]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1958
Prélude & Le toit / Prelude & Roof-top
Au coin du feu / By the Fireside
Le cauchemar / The Nightmare
Le passé / The Past
La fille / The Girl
La couleur de cheveux / The Hair Color
Scùne d’amour / Love scene

Musique de Bernard Herrmann
Mise en scùne d’Alfred Hitchcock

 

Orchestre National de Lille
Ernst van Tiel, direction
Fernand Iaciu, Violon solo

 

 

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidĂ©lisĂ©s, les spectateurs lillois viennent cet aprĂšs midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis… plus de 6 mois. BientĂŽt 85 ans (dĂ©but dĂ©cembre prochain), le chef altier et aĂ©rien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert gĂ©nĂ©reux et Ă©quilibrĂ© : musique française et complicitĂ© avec un jeune soliste, ivresse concertante et Ă©nergie symphonique… En 1h (format Ă  prĂ©sent plĂ©biscitĂ© et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

La Pavane (pour une infante dĂ©funte) de Ravel est miroitante et d’une Ă©toffe magicienne qui touche aussi par la poĂ©sie de ses accents instrumentaux comme l’Ă©lĂ©gance de phrasĂ©s somptueusement articulĂ©s. Architecte raffinĂ©, orfĂšvre des timbres, le Ravel de JCC est aussi un sensuel qui par ses jaillissements enchantĂ©s, retrouve la grĂące de l’innocence. Le chef articule, clarifie, Ă©pure, rĂ©vĂ©lant sous la parure des alliages sonores (cors / clarinettes, harpes / cordes
), l’Ă©quilibre de la structure comme le scintillement de la texture : sa transparence qui fait drame. VoilĂ  qui rappelle comment la musique française (les rĂ©volutionnaires Debussy et Ravel) a selon le vƓu de son fondateur, façonnĂ© l’identitĂ© du National lillois.

 

 

 

Altier, aérien, en orfÚvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

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AmorcĂ©e, pĂ©nĂ©trante, dĂšs Hindemith (Trauermusik composĂ© pour la mort de Georges V en janvier 1936), la complicitĂ© entre l’altiste britannique Timothy Ridout et le chef se rĂ©alise plus encore dans les 3 mouvements courts du Concerto nĂ©o baroque qu’Henri Casadesus, le grand pĂšre du chef, Ă©crit aussi dans les annĂ©es 1930 : on y dĂ©tecte l’assimilation maĂźtrisĂ©e de Gluck (Ă©lĂ©gie du mouvement lent central), Bach, Ă©videmment Haendel


Dernier volet enthousiasmant. Beethoven Ă©blouit par son Ă©quilibre et son allure, entre ciselure et Ă©nergie, JCC nous montrant que l’un ne va pas sans l’autre, que l’un se nourrit de l’autre ; la Symphonie n°1 (crĂ©Ă©e dirigĂ©e Ă  Vienne en 1800 Ă  30 ans) frappe un grand coup par ses audaces (un brin trop « martiales » ?
 selon les critiques de l’époque). La partition affirme de la part du chef, une conception complĂšte, unifiĂ©e, rĂ©solue en un tout organique grĂące Ă  la souplesse de sa direction. Roboratif voire Ă©ruptif, l’Orchestre souligne dĂšs ce premier opus, le souffle de la machine Ludwig : une force bondissante et puissante qui sĂ©duit aussi par l’Ă©loquence tendre de ses bois, ses vents comme le grain des percussions, le mĂ©tal victorieux des cuivres. Tout sonne plein et dĂ©taillĂ© dans l’esprit d’un galop et d’une danse. C’est un hymne furieusement instrumental qui dĂ©passe dĂ©jĂ  Haydn par ses Ă©lans et sa dimension (le menuet est en rĂ©alitĂ© un vrai scherzo trĂ©pidant).
La construction nous parle, l’impĂ©tuositĂ© nous saisit, le fini instrumental captive. Le sens du relief et du rebond comme de la motricitĂ© Ă©gale les phalanges sur instruments historiques. Le geste du chef vivifie ses troupes et accomplit dans ce premier beethoven gĂ©nial, un retour aux sources du symphonisme europĂ©en qui sonne comme une rĂ©gĂ©nĂ©ration salvatrice autant pour les auditeurs que les musiciens. Éclectique, le programme Ravel, Hindemith, Beethoven (sans omettre le pastiche scherzando du Concerto d’Henri Casadesus) confirme si l’on en doutait, la prodigieuse volubilitĂ© plastique de l’ON Lille sous la direction de son fondateur historique. Une connivence qui vaut rĂ©gal. Photo : Jean-Claude Casadesus © Ugo Ponte / ON LILLE.

 

 

   

 

 

agenda

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A ne pas manquer bientĂŽt : PARIS, Philharmonie, Jean-Claude Casadesus dirige l’orchestre du Conservatoire de Paris lundi 18 janvier Ă  20h30 – Grande salle Pierre Boulez : Schumann (Concerto pour piano avec David Kadouch, piano) et Mahler (Symphonie n° 4 avec Miah Persson, soprano). Infos, rĂ©servations :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610998200

casadesus_jean_claude_portrait_290Prochain concert de Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de l’ON LILLE Orchestre National de Lille au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille : les 20 et 21 avril 2021 – au programme : 5Ăšme Symphonie de Beethoven (couplĂ©e avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch / soliste : Truls Mork).
Programme repris ensuite en rĂ©gion, les 22 (Boulogne sur mer) puis 23 avril (Aulnoye-Aymeries). Plus d’infos sur le site de l’Orchestre National de Lille : https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-5eme-symphonie-de-beethoven/

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille : Musiques de Psychose et Vertigo

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016YOUTUBE. ON LILLE, Sam 31 oct 2020, 20h. La chaĂźne Youtube de l’ON LILE Orchestre National de Lille diffuse pendant le nouveau confinement de novembre 2020, un cycle de nouveaux concerts. Le premier volet est programmĂ© samedi 31 octobre 2020 Ă  partir de 20h : au programme, en liaison avec la programmation initialement prĂ©vue pour le week end d’Hallowen des 30 et 31 oct 2020, extraits musicaux accompagnĂ©s d’images les plus emblĂ©matiques des films Psychose et Vertigo d’Alfred Hitchcock, interprĂ©tĂ©s par les musiciens de l’ONL sous la direction d’Ernst Van Tiel.

ChaĂźne YouTube Orchestre National de LilleON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020
Musiques de Psychose et Vertigo
Films d’Alfred Hitchcock
Musique de Bernard Hermann
Musiciens de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
Ernst Van Tiel, direction

Samedi 31octobre 2020, 20h
En streaming gratuit jusqu’au lundi 2 nov 2020
https://www.youtube.com/user/ONLille

 

 

 hitchcock-symphonique-psychose-vertigo-orchestre-national-de-lille-sur-YOUTUBE-sam-30-octobre-2020-classiquenews

 

 

 

 

D’autres concerts inĂ©dits en novembre seront Ă©galement offerts et visibles sur YouTube (informations et grille de diffusion complĂšte Ă  venir).

LIRE notre présentation des concerts HITCHCOCK, Psychose et Vertigo
initialement prévus au Nouveau SiÚcle, les 30 et 31 octobre 2020
http://www.classiquenews.com/lille-week-end-hitchcock-psychose-vertigo/

 

 

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonce

 

 

 

————————————————————————————————————————————————– L’ON LILLE maintenait tous ses concerts avant le CONFINEMENT NOUVEAU dĂ©crĂ©tĂ© Ă  partir du vendredi 30 octobre 2020 : ————————————————————————————————————————————————–

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler


 

 

 

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir à 18h45

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

 NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille 

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler


 

 

 

 

 

 

Lancement de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. L’Orchestre Ă  l’Ă©preuve de la pandĂ©mie ?

REPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©preuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


 

 

ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenews

Concert d’ouverture inaugurant la nouvelle saison de l’Orchestre National de Lille / ON LILLE – Alexandre Bloch, direction (© classiquenews.com)

 

 

 

CD

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Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleL’actualitĂ© de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, c’est aussi la parution en octobre 2020, du cd de la 7Ăšme Symphonie de Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch : une partition majeure qui tĂ©moigne des avancĂ©es de l’Orchestre dans le prolongement du cycle dĂ©diĂ© aux Symphonies de Mahler en 2019… LIRE notre annonce ici ; notre critique complĂšte ici.

 

 

 

 

Temps forts de la saison 2020 – 2021

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille (thĂ©matiques, temps forts, fonctionnement…) :

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler
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Les MĂ©tamorphoses de Strauss par l’Orchestre National de Lille

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ON LILLE : 7 et 8 oct 2020 : MĂ©tamorphoses. Les 23 cordes solistes requises pour rĂ©aliser l’une des ultimes partitions du compositeur bavarois Richard Strauss (10 violons, 5 altos, 5 violoncelles, 3 contrebasses), tĂ©moignent de la difficultĂ© et des dĂ©fis multiples pour la rĂ©ussir : aprĂšs le bombardement de l’opĂ©ra de Munich, le 2 oct 1943, Strauss anĂ©anti semble recueillir toute la dĂ©solation d’un monde en perdition. Lui qui a dĂ©jĂ  vĂ©cu les horreurs de la premiĂšre guerre (l’orchestre cosmique tellurique de son opĂ©ra La Femme sans ombre, en tĂ©moigne) se concentre dans une nouvelle Ɠuvre chambriste rĂ©servĂ©e aux seules cordes. MĂ©ditation, lamentation, « deuil de Munich », citĂ© natale oĂč furent crĂ©Ă©s tous ses chefs d’Ɠuvres, les MĂ©tamorphoses sont aussi portĂ©es par un esprit supĂ©rieur, universel et humaniste qui absorbe les vertiges et les secousses d’une civilisation certes ruinĂ©e mais dĂ©jĂ  promise Ă  se rĂ©gĂ©nĂ©rer, en une mĂ©tamorphose inĂ©luctable et probablement profitable : c’est dĂ©jĂ  une thĂ©matique de la continuitĂ© et du passage dĂ©jĂ  abordĂ©e dans l’opĂ©ra Ariane Ă  Naxos (oĂč l’hĂ©roĂŻne aux portes de la mort, renaĂźt miraculeusement grĂące Ă  sa rencontre avec ….Bacchus).

 

 

 Les MĂ©tamorphoses de Strauss : le nouveau dĂ©fi des cordes de l’ONL

 

Dans sa villa de Garmisch, en mars et avril 1945, Richard Strauss compose ce chef d’Ɠuvre Ă  la texture dense, mais claire et profonde, crĂ©Ă©es ensuite Ă  Zurich (Tonhalle, en janvier 1946) pour ne plus jamais richard-strauss.jpgquittĂ© l’affiche. Tous les pupitres de cordes des grands orchestres au monde aiment affronter la polyphonie inquiĂšte et sinueuse, enveloppante et hypnotique des MĂ©tamorphoses. C’est pour les instrumentistes du National de Lille, un travail qui prolonge l’engagement et l’exigence abordĂ©s en ouverture de la nouvelle saison 2020 2021 avec le Divertimento pour cordes de Bartok (concert d’ouverture du 24 sept dernier / couplĂ© avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn / Soliste : Edgar Moreau, violoncelle : lire ici notre compte rendu critique du concert). En effectif rĂ©duit, les musiciens sous la direction d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille cultivent une curiositĂ© et une vitalitĂ© partagĂ©e Ă  l’échelle du collectif (concert prĂ©sentĂ©e Ă  Lille, Nouveau SiĂšcle puis Ă  la Philharmonie de Paris).

Ce second programme dirigĂ©e par Alexandre Bloch comprend aux cĂŽtĂ©s des MĂ©tamorphoses (autour de 27 mn selon les versions), les Nocturnes de Bruch et Tchaikovski, Variations sur un thĂšme rococo du mĂȘme Tchaikovsky, avec la complicitĂ© du violoncelliste russe Mischa Maisky. Photos : Alexandre Bloch, directeur musical de l’ON LILLE Orchestre National de Lille / Richard Strauss (DR).

 

 

 

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Programme

TCHAÏKOVSKI : Nocturne opus 19 n°4
BRUCH : Kol Nidrei pour violoncelle et orchestre opus 47
TCHAÏKOVSKI : Variations sur un thùme rococo pour violoncelle et orchestre opus 33
R. STRAUSS : MĂ©tamorphoses pour 23 cordes solistes opus 142

Mischa Maisky, violoncelleboutonreservation
Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Mercredi 7, jeudi 8 octobre 2020, 20h

RÉSERVATIONS, INFOS :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/metamorphoses/

 

 

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Diffusion en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Jeudi 8 octobre 2020, 20h
https://www.youtube.com/user/ONLille

Tarifs : 6 Ă  55 euros
RĂ©servations sur www.onlille.com
à la boutique de l’Orchestre national de Lille
3 place MendĂšs France – Lille
Renseignements : 03 20 12 82 40
Du lundi au vendredi : 10h – 18h

 

 

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PARIS, Philharmonie
Vendredi 9 octobre 2020, 20h30
RÉSERVATIONS, INFOS : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21495-metamorphoses?date=1602268200

 

 

 

APPROFONDIR

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LIRE notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler
 mais la richesse de cette nouvelle saison 2020 2021 s’affirme aussi par la prĂ©sence de nombreuses femmes chefs d’orchestre, invitĂ©es Ă  diriger l’ON LILLE Orchestre National de Lille ; les Ɠuvres de Mozart, le nouveau principe des artistes en rĂ©sidence, l’anniversaire du chef fondateur Jean-Claude Casadesus, le renouvellement permanent des formes de concerts pour une expĂ©rience orchestrale de plus en plus captivante au fil des programmes prĂ©sentĂ©s, malgrĂ© la pandĂ©mie actuelle, et dans le strict respect des mesures sanitaires… EN LIRE PLUS

CONCERTS D’OUVERTURE de L’Orchestre National de LILLE

edgarmoreauLILLE, ONL, concerts d’ouverture : 24 et 25 sept 2020. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e sous la baguette de son directeur musical Alexandre Bloch
 Au programme : HAYDN, concerto pour violoncelle n°1 avec Edgar Moreau, violoncelle, BARTOK : Divertimento pour cordes. LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

La nouvelle saison de L’ONL LILLE Orchestre National de Lille commence en fanfare ! Écrite en 1942, Fanfare for the common man de Copland est l’une des Ɠuvres les plus emblĂ©matiques du rĂ©pertoire amĂ©ricain. Le Concerto n°1 pour violoncelle de Haydn couvre un large spectre d’émotions : joie, fantaisie, gravitĂ©, humour
 Écrit Ă  l’étĂ© 1939, le Divertimento de Bartok s’offre enfin comme un beau rayon de soleil musical. À l’abri du monde, le compositeur hongrois imagine une Ɠuvre pleine de rythmes et de lumiĂšre. Un chef-d’Ɠuvre Ă©mouvant, comme l’ultime adieu d’un musicien avant l’exil, qu’Alexandre Bloch dirige ainsi en ouverture de sa quatriĂšme saison Ă  la tĂȘte de l’Orchestre National de Lille.

 
 
 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h
1h sans entracte – RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

Copland : Fanfare for the common man
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

Concert repris sam 26 sept 2020, 18h (Valenciennes, le Phénix)

 
 
 

TOUTES LES INFOS, réservations ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-ouverture/

 
 
 

ON LILLE : Alexandre BLOCH explique et présente la 7Úme de MAHLER

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsMAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce que se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ).

 

 
 

 

Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?

Le chef est aux commandes…

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-reportage-video-dans-la-tete-du-chef-symphonie-7-gustav-mahler-critique-presentation-classiquenewsC’est un conducteur idĂ©al pour mieux mesurer l’implication, la concentration, les moyens qu’a le chef pour communiquer avec chaque instrumentiste pour obtenir ce qui a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© (dont les effets de texture sonore liĂ©s Ă  l’accomplissement des dissonances, des nuances de danse dont le tango, des citations dont « Intermarché » (mais oui !!!),« Ah vous dirai-je maman » ou God save the queen, des changements de tempos
 autant de dĂ©tails / nuances indiquĂ©s sur la partition, laquelle apparaĂźt Ă  l’écran). Le concert fut un triomphe dans le vaste Auditorium Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Revivre ainsi certains extraits de la symphonie (dĂ©but et fin du Premier mouvement), avec les remarques personnelles du chef est un grand moment de dĂ©lectation symphonique
 Ainsi grĂące aux remarques du chef, l’auditeur peut mieux comprendre toutes les interactions en cours, la formidable horlogerie collective qui se produit dans la fabuleuse partition de Mahler
 On prend conscience de ce que souhaite le chef, comparĂ© Ă  ce que produisent simultanĂ©ment les musiciens de l’Orchestre lillois. La promesse des vertiges voire de l’ivresse orchestrale (manifeste grĂące Ă  l’euphorie Ă©nergisante des cordes et des cloches) se rĂ©alisent enfin grĂące Ă  la passion d’un chef qui malgrĂ© son extĂ©nuation dĂ©clarĂ©e
 aime partager, vibrer, expliquer. Lumineux, gĂ©nĂ©reux, indispensable.

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Visionner le tĂ©moignage vidĂ©o « ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler »

Lien vers la vidéo Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Nt_z6TlYQ8U

Durée : 11mn
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VOIR la vidĂ©o ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler » :

 


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CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

 

 

 

 

Orchestre National de Lille : Alexandre BLOCH, bienvenue Maestro !

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertFRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ON LILLE : Orchestre National de Lille. Dans les coulisses de l’Orchestre National de Lille : « bienvenue maestro ! «  au programme de ce docu remarquable, la prise de fonction du nouveau directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, baguette Ă©nergique et d’une rare ouverture artistique Ă  l’heure du numĂ©rique, une sorte de « Bernstein 2.0 ». Le documentaire diffusĂ© par France 3 hauts de France met l’accent sur l’accueil par les instrumentistes de l’Orchestre National de leur nouveau chef : successeur du lĂ©gendaire Jean-Claude Casadesus, fondateur, Alexandre Bloch est aujourd’hui l’atout majeur de l’Orchestre par son entrain, son Ă©nergie et une curiositĂ© tout horizon qui permet aujourd’hui Ă  l’ON LILLE de se distinguer au sein du TOP 5 des meilleurs orchestres français.

L’intelligence des choix artistiques singularise actuellement la phalange lilloise : chaque programmation chaque nouvelle saison permet de mesurer ce en quoi un orchestre peut ĂȘtre nĂ©cessaire Ă  la vie de la citĂ©. Mieux, Alexandre Bloch sait choisir des Ɠuvres ambitieuses qui inscrivent l’orchestre au cƓur d’un dispositif musical qui offre aux instrumentistes des possibilitĂ©s d’expression et de dĂ©passement unique dans l’Hexagone. L’opĂ©ra et les Ɠuvres hors normes, grĂące Ă  l’implication d’autres phalanges et formations du territoire des Hauts de France, ont Ă©tĂ© ainsi rĂ©alisĂ©s, attestant d’un niveau musical particuliĂšrement convaincant. On l’a vu d’abord avec l’enregistrement des PĂȘcheurs de Perles de Bizet dont Alexandre Bloch a su exprimer la juvĂ©nilitĂ© palpitante (grĂące aussi Ă  une distribution de jeune chanteurs français dont Julie Fuchs, Cyrille Dubois
) ; puis avec l’oratorio symphonique et rock de Bernstein, MASS, dĂ©lirant, inclassable et viscĂ©ralement fraternel ; enfin avec la 8Ăšme symphonie dite des « Mille » de Gustav Mahler, point d’orgue de l’intĂ©grale des symphonies mahlĂ©riennes qui a marquĂ© l’annĂ©e 2019. Jusqu’au nouveau festival d’opĂ©ra, chaque Ă©tĂ©, inaugurĂ© depuis 2019, avec Carmen et en 2020, Turandot


bloch alexandre docu film bienvenue maestro presentation annonce critique sur classiquenewsLe film « Bienvenue Maestro » est le fruit d’un compagnonage sur mesure : pendant un an, Georges Tillard a suivi Alexandre Bloch au plus prĂšs de sa relation avec les musiciens, le rĂ©pertoire et les publics nordistes. Le docu identifie ce qui au cƓur du mĂ©tier de chef d’orchestre : la rigueur, la sincĂ©ritĂ©, le travail qu’il faut accumuler pour faire naĂźtre le frisson du public ; surtout une certaine maniĂšre de communiquer aux musiciens pour les galvaniser et les impliquer sur une partition particuliĂšre.

En filigrane, le sujet chercher Ă  saisir ces instants de grĂące nĂ©s de l’entente voire de la complicitĂ© admirative entre le chef et les musiciens : « capter la musique en train de naĂźtre », tel « un pur moment d’alchimie crĂ©atrice qui donne envie Ă  un orchestre de suivre son chef, et au public de se laisser enchanter, en toute confiance ». De quoi nous rĂ©galer en ces temps de frustration et de confinement oĂč l’idĂ©e mĂȘme de nous rĂ©unir pour partager un concert symphonique est dĂ©sormais irrĂ©alisable et si lointaine. Incontournable.

france3 logo 2019 2019FRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / « Bienvenue Maestro » Documentaire / sur France 3 Hauts-de-France
A revoir sur FRANCE 3 HAUTS DE FRANCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais/documentaire-inedit-bienvenue-maestro-1407691.html

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (concert d’ouverture les 24 et 25 sept puis rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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ALEXANDRE BLOCH / ON LILLE : Qu’est ce qui se passe dans la tĂȘte du chef ?

lille-ONL-alexandre-bloch-symphonie-7-mahler-critique-concert-classiquenews-MAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail et les attentes du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage vidĂ©o ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce qui se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ). LIRE notre prĂ©sentation complĂšte du document vidĂ©o : “Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?”

CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LILLE. TURANDOT au Nouveau SiĂšcle

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


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LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut l â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma » qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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APPROFONDIR

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netrebko-anna-verismo-turandot-vignette-250-250VENGER LO U LING
 HAÏR LES HOMMES
  A l’exacte moitiĂ© de l’opĂ©ra, alors que l’on ne l’a pas encore Ă©coutĂ©e (mais attendue : elle et ses 3 Ă©nigmes sanglantes), la princesse chinoise, fille du fils du Ciel, l’empereur Altoum, entonne enfin devant la foule, face au prince qui ose la dĂ©fier (Calaf) et devant les spectateurs, son fameux grand air « In questa reggia »  rĂ©citatif hallucinĂ©, plein de tendresse blessĂ©e pour son aĂŻeule, la princesse Lo u ling, sacrifiĂ©e, violĂ©e par le roi des Tartares (dont Calaf est un descendant). D’oĂč le caractĂšre de haine et de vengeance Ă  l’égard des jeunes mĂąles venus la conquĂ©rir : elle vengera l’offense faite Ă  son ancĂȘtre
 L’air de Turandot se hisse jusqu’en aigus stratosphĂ©riques, exprimant le refus d’une femme qui s’écarte sciemment du monde des hommes. Illustration : diva des divas actuelles, Anna Netrebko, si  elle n’a pas incarnĂ© sur scĂšne le princesse vengeresse, a tentĂ© non sans conviction de chanter le rĂŽle (l’air “in Questa Reggia”) dans un rĂ©cital discographique Ă©ditĂ© par DG Deutsche Grammophon : une rĂ©vĂ©lation qui a confirmĂ© l’Ă©volution de sa voix vers un grand lyrique dramatique dotĂ© d’aigus puissants et charnels… (cd Verismo, 2016)

TRAGI-COMIQUE. Pour adoucir la tension tragique de cette figure plus cĂ©leste que mortelle, Puccini a pris soin d’accompagner le prince Calaf, sur le registre terrestre, des 3 ministres chargĂ©s des rites, les fameux masques Ping, Pang, Pong, trois forces divertissantes qui n’hĂ©sitent pas depuis l’arrivĂ©e du jeune homme, Ă  le dissuader de dĂ©fier Turandot ; celle ci est cruelle et terrifiante ; elle n’existe pas
 Leur trio qui ouvre l’acte II indique la nostalgie de leur terre (Ping : « ho una casa nell ‘Honan »), loin des intrigues fatigantes de la cour impĂ©riale. L’imbrication des registres tĂ©moigne du gĂ©nie dramatique de Puccini : tragique hallucinĂ© (Truandot), comique et autodĂ©rision (les masques), hĂ©roĂŻque ardent (Calaf)