MONACO : COPPEL.I.A, le nouveau ballet de Jean-Christophe Maillot

coppe_l-i.a_alice_blangero-ballet-jean-christophe-maillot-ballets-monte-carlo-annonce-critique-classiquenews-balletMONACO, jusqu’au 3 mai 2021. BALLETS de Monte Carlo : COPPEL-I-A / LAC / LE SONGE (JC Maillot). 16 avril – 3 mai 2021. Monaco Grimaldi Forum. Le chorĂ©graphe Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, aborde avec Coppelia, le mythe de la poupĂ©e humaine ; illusion / rĂ©alisme, aveuglement /fascination face au dĂ©fi d’une mĂ©canique suprahumaine, le sujet ne laisse pas d’inspirer les crĂ©ateurs contemporains. Le nouveau spectacle revisite aussi l’idĂ©al amoureux Ă  l’heure oĂč la technologie laisse envisager la possibilitĂ© de crĂ©er demain un ĂȘtre virtuel idĂ©al donc une intelligence artificielle
 JC Maillot en propose une nouvelle version, post romantique, couplĂ©e avec deux productions anciennes : Lac (2011) et Le Songe. A dĂ©couvrir au printemps Ă  Monaco dont les salles de spectacles sont ouvertes dans le respect des mesures sanitaires.  Photo Coppel-I-A (Ballets de Monte Carlo / DR)

FEMME MÉCANIQUE
 Le ballet est rebaptisĂ© « CoppĂ©lia 2.0 / Coppel-I.A » rĂ©fĂ©rence aux derniĂšres technologies digitales mais aussi aux dĂ©fis et ressources de l’intelligence artificielle. Le directeur des Ballets monĂ©gasques prĂ©sente ce printemps le premier spectacle Ă©crit pour la nouvelle troupe de danseurs de sa compagnie, ainsi renouvelĂ©e. AprĂšs une lecture de L’Eve future, nouvelle de Villiers de L’Isle Adam, et certainement premiĂšre Ɠuvre fantastique et de science fiction, Jean-Christophe Maillot s’empare du mythe de la femme idĂ©ale, fascinante, monstrueuse car dans le texte de Villiers de l’Isle Adam, une jeune femme trĂšs belle mais trĂšs sotte se voit implantĂ©e le cerveau de l’intelligence. Frankenstein au fĂ©minin en somme. Ici la quĂȘte d’un ĂȘtre parfait Ă  force d’expĂ©riences inhumaines et barbares rejoint l’idĂ©al du danseur dont le corps doit dĂ©passer de terribles souffrances physiques pour atteindre, peut-ĂȘtre, une fois seulement, la grĂące du geste parfait.
A travers Coppelia (- « la fille aux yeux d’émail »), crĂ©ation du docteur Coppelius, – qui d’ailleurs paraĂźt Ă  l’opĂ©ra dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, mais ici rebaptisĂ©e « Olympia », s’inscrit le sujet de la crĂ©ation de la perfection Ă  l’image de l’homme, c’est le mythe de Pygmalion.
Jean-Christophe Maillot interroge aussi la tradition romantique du ballet Coppelia, en particulier la chorĂ©graphie sur la musique de Delibes, oĂč un couple bien propret Franz et Swanilda, est soudainement mis Ă  mal quand paraĂźt une poupĂ©e fascinante Ă  son balcon
 L’apparition incarne l’image fantasmĂ©e qui suscite chez le jeune homme, un dĂ©sir irrĂ©pressible en liaison avec sa propre sexualitĂ© la plus profonde : qui n’a pas rĂȘvĂ© possĂ©der une poupĂ©e sexuelle idĂ©ale ? Pour la musique de son ballet, Jc Maillot a sollicitĂ© son frĂšre compositeur qui retravaille et traite Ă  la façon d’un DJ, les harmonies et les rythmes de Delibes. Nouvelle chorĂ©gaphie Ă©vĂ©nement Ă  voir et Ă  vivre Ă  Monaco, Grimaldi Forum.

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Danse, Monaco
Jean-Christophe Maillot / Ballets de Monte-Carlo
COPEL-I-A
LAC
LE SONGE
Jusqu’au 3 mai 2021
https://www.balletsdemontecarlo.com/fr

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COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27 & 28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hîtel de Paris (le 28)

COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27&28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hîtel de Paris (le 28).

AprĂšs avoir purement et simplement annulĂ© sa prĂ©cĂ©dente Ă©dition pour les raisons que l’on sait, le Printemps des Arts de Monte-Carlo rĂ©pond bel et bien prĂ©sent cette fois (du 13 mars au 11 avril cette annĂ©e), d’autant plus qu’à Monaco les lieux culturels seront toujours restĂ©s ouverts aprĂšs le premier confinement, et nous avons ainsi pu rendre compte dans ces colonnes de nombreux concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo entre octobre et fĂ©vrier dernier. Cette nouvelle Ă©dition est aussi la derniĂšre de Marc Monnet qui s’apprĂȘte Ă  quitter la direction artistique du festival aprĂšs presque vingt annĂ©es de bons et loyaux services passĂ©s en PrincipautĂ©.

schoenberg arnold moses und aaron opera classiquenews presentation reviewLe 3Ăšme week-end des festivitĂ©s, auquel nous avons assistĂ©, Ă©tait consacrĂ© aux compositeurs de la Seconde Ă©cole de Vienne, dont Berg et Schönberg (photo ci-contre) furent les plus emblĂ©matiques reprĂ©sentants. Le premier concert se tient dans la fameuse Salle des Princes pour un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placĂ© sous la direction de son chef titulaire Kazuki Yamada, dans un programme Berg/Schönberg. C’est le violoniste albanais Tedi Papavrami qui a Ă©tĂ© sollicitĂ© pour interprĂ©ter le poignant « Concerto Ă  la mĂ©moire d’un ange » d’Alban Berg, que le compositeur autrichien composa aprĂšs avoir Ă©tĂ© bouleversĂ© par la mort de la fille d’Alma Mahler. Dans son interprĂ©tation, le chef japonais nous fait partager la douleur du compositeur en gĂ©nĂ©rant des climats d’une grande tristesse. Lorsque, dans les ultimes accords, la tonalitĂ© reprend ses droits sur l’atonalitĂ©, le dialogue des clarinettes avec le violon solo accentue fortement ces sentiments de deuil et d’absence. Artisan concentrĂ© de ce voyage dans la mort, Papavrami se fond dans la masse orchestrale. Dans la domination sonore de son instrument enveloppĂ©e dans le flot musical, grĂące Ă  son extrĂȘme sensibilitĂ©, il reste continuellement en totale symbiose avec l’orchestre. Alors qu’il lui serait facile de briller techniquement, il centralise ses efforts dans l’intĂ©rioritĂ© du propos avec une simplicitĂ© et un naturel qu’il faut ici saluer, et l’on regrette qu’il n’ait pas sacrifiĂ© Ă  la tradition des bis
 En deuxiĂšme partie, c’est au gigantisme (dix-sept bois, cinq clarinettes, huit cors, quatre trompettes, cinq trombones, huit percussions, deux harpes etc. !) du poĂšme symphonique « PellĂ©as et MĂ©lisande » de Schönberg que la phalange monĂ©gasque s’attaque. Si dans son opĂ©ra d’aprĂšs le poĂšme de Maeterlinck, Debussy suggĂšre et murmure Ă  partir d’une orchestration fine et sensuelle, le viennois affirme avec fougue, dans une partition oĂč lyrisme et passion s’entrecroisent dans une orchestration trĂšs straussienne, opulente et rutilante, d’une grande richesse thĂ©matique. Un exercice de direction particuliĂšrement ardu oĂč Yamada empoigne la musique Ă  bras le corps dans une gestuelle large et prĂ©cise, d’une grande efficacitĂ©. La vision du chef japonais favorise tout particuliĂšrement la clartĂ© du discours, sans jamais sacrifier Ă  la tension, et en maĂźtrisant magnifiquement l’élan des crescendi. Tous les pupitres de l’OPMC sont Ă  la fĂȘte parmi lesquels il faudra donner une mention au hautbois, Ă  la clarinette et au cor
 sans oublier la harpe ! Une interprĂ©tation trĂšs thĂ©Ăątrale et trĂšs ensorcelante qui restera assurĂ©ment dans les annales du festival monĂ©gasque !

OPCM MONTE CARLO concert crtiique classiquenews _Quatuor ZemlinskiChangement radical de lieu et de registre le lendemain avec le Quatuor Zemlinsky pour un concert chambriste entiĂšrement consacrĂ© Ă  Schönberg dans la majestueuse « Salle Empire » du mythique HĂŽtel de Paris ! En premiĂšre partie, ils donnent Ă  entendre le rare « Quatuor Ă  cordes n°2 » Opus 10 (composĂ© en 1910), dans lequel la soprano autrichienne Anna Maria Pammer se joint aux Zemlinsky, car dans cet ouvrage-phare du compositeur viennois, ce dernier cherche Ă  sortir du cadre formel en ajoutant la voix chantĂ©e (dans les deux derniers mouvements), et en se libĂ©rant de la tonalitĂ© Ă  la fin de l’Ɠuvre. L’écriture d’une remarquable concision et la luxuriance de la polyphonie sont soutenues avec beaucoup d’intelligence par les quatre archets. On sait que les deux poĂšmes de Stefan George (extraits du « SeptiĂšme anneau ») choisis par Schönberg pour terminer sa partition font Ă©cho Ă  un pĂ©riode douloureuse de son existence qui lui avait fait penser au suicide. MalgrĂ© quelques aigus au bord de la rupture, la chanteuse offre une belle projection et beaucoup de relief Ă  sa partie, grĂące Ă  sa voix ample et chaleureuse qui confĂšrent Ă©normĂ©ment de teneur expressive dans ces intenses passages. En seconde partie, les Zemlinsky sont rejoints par deux membres du Quatuor Prazak (le violoncelliste Michal Kanka et l’altiste Josef Kluson), pour la sublime « Nuit transfigurĂ©e » (VerklĂ€rte Nacht) du mĂȘme compositeur, composĂ©e en 1899 pour sextuor Ă  cordes d’aprĂšs le poĂšme de Richard Dehmel dont il admirait les textes, et qui s’avĂšre une Ɠuvre charniĂšre entre le post-romantisme germanique dĂ©clinant et une modernitĂ© iconoclaste en gestation dont il allait ĂȘtre un des moteurs principaux. Et l’on ne sait ici qu’admirer le plus : la beautĂ© transcendante des phrasĂ©s, le legato parfait, la variĂ©tĂ© des climats, le respect total de la partition ou encore la sonoritĂ© ample de l’ensemble
 Le public – rĂ©duit ici Ă  une demi-jauge comme la veille au Grimaldi Forum en respect des rĂšgles sanitaires
 – ne s’y trompe pas, et fait un triomphe amplement mĂ©ritĂ© aux artistes. Vivement l’édition 2022 !

COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27 & 28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hîtel de Paris (le 28).

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 dĂ©c 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 dĂ©c 2020

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 dĂ©c 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 dĂ©c 2020. Comme nous l’écrivions dans notre dernier compte-rendu d’un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo donnĂ© Ă  la Salle Rainier III de Monaco en novembre dernier :

(https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-monaco-auditorium-rainier-iii-le-1er-novembre-2020-orchestre-philharmonique-de-monte-carlo-sergej-krylov-violon-jukka-pekka-saraste-direction/), le Rocher fait figure d’exception culturelle (et pas que, puisque bars et restaurants y demeurent ouverts jusqu’Ă  21h30, en semaine comme les We), et en ce mois de dĂ©cembre 2020, c’est plĂ©thore de concerts, de ballets, de soirĂ©es d’opĂ©ra qu’offre ce pays dĂ©cidĂ©ment Ă  part.

Ainsi, aprĂšs un opĂ©ra de jeunesse de Verdi (avec Placido Domingo) Ă  l’OpĂ©ra et un Lac des Cygnes chorĂ©graphiĂ© par Jean-Christophe Maillot pour ses Ballets de Monte-Carlo Ă  la Saint-Sylvestre (compte-rendu Ă  suivre sur CLASSIQUENEWS), votre serviteur a pu assister Ă  un bien beau doublĂ© musique symphonique & musique de chambre, dans le cadre de la riche saison de l’OPMC / Orchestre Philharmonique de Monte Carlo.

LOZAKOVICH Daniel violon gstaad concert critique classiquenewsLe premier soir, Ă  l’Auditorium Rainier III, nous retrouvons le virtuose suĂ©dois Daniel Lozakovich que nous avions dĂ©couvert en 2018 – avec fascination – aux Rencontres musicales d’Evian (https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-evian-les-6-7-juillet-2018-r-strauss-l-van-beethoven-p-i-tchaikovski-j-j-kantarow-orch-de-chambre-de-lausanne-salonen-lozakovich/). DĂ©laissant le Concerto de TchaĂŻkovski pour celui de Mendelssohn (opus 64), le jeune violoniste n’en Ă©blouit pas moins : il possĂšde toutes les qualitĂ©s techniques et dĂ©jĂ  une belle expĂ©rience des salles de concert les plus prestigieuses pour s’imposer, mais c’est aussi par sa personnalitĂ© qu’il sĂ©duit, celle du visage d’un adolescent glabre et sage sous lequel brĂ»le un feu ardent. ExtrĂȘmement Ă  l’aise avec la partition, Lozakovich joue de façon brillante et enlevĂ©e, et rien ne lui rĂ©siste : avec son Stradivarius, il avale les mesures, bondit de trilles en trilles, distille ce qu’il faut de vibrato et sculpte de son archet bondissant aussi prompt Ă  la soumission qu’aux puissantes attaques de cordes, une interprĂ©tation qui restera dans notre mĂ©moire. Il faut dire qu’il est soutenu avec maestria par le chef allemand Cornelius Meister, dĂ©sormais directeur musical de la Staatsoper de Stuttgart, qui lui offre un somptueux tapis musical Ă  la tĂȘte du non moins somptueux Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. En bis, le violoniste offre une rare « Danse rustique » d’EugĂšne YsaĂże dont la virtuositĂ© arrache des vivats de la part d’un public monĂ©gasque (masquĂ© et Ă  distance raisonnable les uns des autres comme il se doit).
En seconde partie, aprĂšs une Ouverture d’ObĂ©ron de Weber rondement menĂ©e et enlevĂ©e, c’est la fameuse Symphonie n°1 (dite « Le printemps ») de Robert Schumann. DĂšs les premiĂšres mesures, l’engagement des pupitres est admirable. D’emblĂ©e, Meister rĂ©ussit une synthĂšse rare dans ce rĂ©pertoire, car elle associe la puissance et la dĂ©licatesse, atouts qui appartiennent gĂ©nĂ©ralement Ă  des ensembles aux effectifs plus rĂ©duits que le plĂ©thorique OPMC. Ce soir, la phalange monĂ©gasque se plie sans brusquerie ni raideur aux lignes brisĂ©es et aux changements continus d’atmosphĂšres de la partition du maĂźtre allemand. Le chef aborde le Larghetto d’une maniĂšre trĂšs « beethovĂ©nienne », appuyant le rythme de la marche., tandis que le Scherzo remĂ©more quelque page de Schubert, tout en annonçant, par son Ă©nergie passionnĂ©e, la raillerie des partitions du postromantisme, notamment de Mahler. Aucune duretĂ© dans cette lecture pourtant trĂšs « encadrĂ©e », aux cuivres rutilants et aux bois champĂȘtres, qui s’unissent dans un finale fiĂ©vreux, vĂ©ritable hymne Ă  la jeunesse.

Montecarlo-orchestre-philharmonique-concert-duo-violon-piano-critique-concert-classiquenewsLe lendemain (13 dĂ©c 2020), toujours Ă  l’Auditorium Rainier III, c’est le gĂ©ant allemand Ludwig van Beethoven que l’on fĂȘte, en mĂȘme temps que le 250Ăšme anniversaire de sa naissance. Mais avec une formation plus rĂ©duite, celle rĂ©unissant le violon de Frank Peter Zimmermann et de Martin Helmchen, pour interprĂ©ter ses cinq derniĂšres Sonates (les cinq premiĂšres autres ayant dĂ©jĂ  fait l’objet d’un concert in loco deux mois plus tĂŽt). Mis sur un pied d’égalitĂ©, c’est-Ă -dire assis l’un prĂšs de l’autre, les deux solistes s’entendent visiblement Ă  merveille et cette complicitĂ© transparaĂźt lumineusement tout au long de la soirĂ©e, qui prend ici des allures de marathon puisque les cinq Sonates seront enchaĂźnĂ©es sans entracte
 Ă©poque covidistique oblige ! Le dialogue entre les deux instruments est tout simplement extraordinaire, au sens propre du terme, tout de virtuositĂ© et d’émotion, qui procurent de la chair Ă  chacun des morceaux. DĂ©laissant les consonances mozartiennes des premiers opus, souvent joyeux et aĂ©riens, le cycle se prolonge en suivant bien Ă©videmment l’évolution stylistique de Beethoven. On le sait, les derniĂšres Sonates atteignent une profondeur quasi mystique, et trĂšs chargĂ©e de sens, dans ses derniĂšres compositions, notamment avec la monumentale Sonate n°9 « Ă  Kreutzer » ainsi que la n°10, de huit ans postĂ©rieure et en rupture avec tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit jusqu’alors. Une intensitĂ© et une profondeur que l’archet de l’un et le clavier de l’autre n’ont pas de mal Ă  restituer, ce dont l’audience n’est pas prĂšs de l’oublier
 mĂȘme si le couvre-feu imminent a malheureusement Ă©courtĂ© quelque peu la durĂ©e des applaudissements
 A noter, en guise de conclusion, que les deux compĂšres ont commencĂ© l’enregistrement de l’opus beethovĂ©nien chez Bis Classics !

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12&13 dĂ©cembre 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction) le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen(piano) le 13. CONSULTEZ la saison de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

DANSE à MONACO : La Coppél-i.A. de JC MAILLOT

MONTE CARLO : COPPELIA 2020, jusqu’au 5 janvier 2020. Version JC MAILLOT : le plus fantastique des ballets classiques et romantiques refait surface Ă  Monte Carlo et Ă  travers l’imaginaire Ă©rudit poĂ©tique du directeur des Ballets de Monte Carlo, Jean-Christophe Maillot. RebaptisĂ© « CoppĂ©l-i.A. », le nouveau ballet tient l’affiche au Grimaldi Forum de Monaco, jusqu’au 5 janv 2020. CrĂ©Ă© ce 27 dĂ©c 2019, le ballet marque Ă  nouveau l’histoire de la troupe : Ici, CoppĂ©lia est actualisĂ©e selon les derniĂšres avancĂ©es techno : elle est le fruit de l’IA, Intelligence Artificielle et douĂ©e de sentiments, la poupĂ©e mĂ©canique tombe amoureuse de Frantz et tue mĂȘme son crĂ©ateur, le professeur CoppĂ©lius. Maillot offre donc une nouvelle version du mythe de la poupĂ©e plus vraie que nature, capable de sentiments. En marche vers une refondation du sujet, Maillot sait cependant rester dans les lignes car il exploite toujours un changement narratif s’il sert la dimension expressive du ballet. Pour autant le regard rĂ©explore et recompose l’original : la musique de Delibes jugĂ©e un peu niaise (!) est complĂ©tĂ©e par une bande nouvelle composĂ©e pour l’occasion par son frĂšre Bertrand. Le but est d’amplifier le profil psychologique de chaque protagoniste du trio : Frantz, CoppĂ©lia, Swanilda
 Qui des trois a le cƓur le plus vaillant et la figure la plus humaine ? A vous de choisir, Ă  Monaco pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e et pour cĂ©lĂ©brer l’an neuf, Forum Grimaldi jusqu’au 5 janvier 2020

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COPPÉL -i.A.
Jean-Christophe Maillot d’aprĂšs la CoppĂ©lia de Delibes et ETA HOFFMANN
RĂ©servez votre place
https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/saison-2019-2020/coppelia
Ballet en 2 actes – durĂ©e : 1h22 + entracte de 20 mn

 

 

 

 

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Illustration : ballet CoppĂ©l-iA – Cie JC Maillot / Les ballets de Monte-Carlo / service de presse (DR)

 

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TEASER VIDEO

 

 

 

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“COPPÉL-i.A.” 
Chorégraphie : Jean-Christophe Maillot
Musique originale et Arrangement de l’oeuvre de LĂ©o Delibes : Bertrand Maillot
Scénographie, Costumes : Aimée Moreni
LumiĂšres : Jean-Christophe Maillot et Samuel Thery
Dramaturgie : Jean-Christophe Maillot et Geoffroy Staquet

GSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 août 2019. VIVALDI II

bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewGSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 aoĂ»t 2019. VIVALDI II. La diva romaine revient Ă  ses premiers amours vivaldiennes
 Ce vendredi 23 aoĂ»t commence la derniĂšre sĂ©rie (magistrale) d’évĂ©nements musicaux au sein du Gstaad Menuhin Festival : Ă  19h30, nouveau programme dĂ©fendu par CECILIA BARTOLI (Ă©glise de Saanen). Les Saisons de Vivaldi dialoguent avec un choix d’airs d’opĂ©ras du PrĂȘtre Rosso…

Avec «Les Musiciens du Prince», que Cecilia Bartoli a crĂ©Ă© en 2016 avec Jean-Louis Grinda, directeur de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo, la diva romaine explore de nouveaux sons, toujours au service de sa fougue et de sa passion exploratrice, qu’elle soit Baroque comme ici, ou romantique
 Bien sĂ»r il y est question de Vivaldi, un compositeur que la cantatrice dĂ©voilait avec une candeur gourmande et inspirĂ©e il y a 
 20 ans. A Saanen, ce 23 aoĂ»t, place donc aux airs d’opĂ©ras, et aussi Ă  l’inusable et atemporel sommet concertant au XVIIIĂš, Les Quatre Saisons, dĂ©jĂ  estimĂ© par JS Bach qui s’était procurĂ© la partition, avec celle des autres concertos pour violon du Pretre Rosso (500 piĂšces composĂ©es). Le premier recueil, L’Estro armonico op. 3, paraĂźt en 1711 Ă  Amsterdam, et fait immĂ©diatement sensation. Vivaldi est alors professeur de violon Ă  l’Ospedale della PietĂ , une institution vĂ©nitienne pour jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnĂ©es. Les Saisons appartiennent Ă  un recueil plus tardif, intitulĂ© Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione – littĂ©ralement «le combat de l’harmonie (la raison) et de l’invention (l’imagination)» : comment l’inspiration furieuse dans le cas de Vivaldi peut-elle s’arranger des contraintes de l’écriture ? Harmonie et Invention
 ? Vivaldi rĂ©soud l’équation en sublimant les deux. Ni plus ni moins. Car il a tout : sensibilitĂ© du peintre, curieux des atmosphĂšres et justesse de l’écriture, Ă  la fois virtuose, dramatique, poĂ©tique

Cecilia Bartoli souligne le gĂ©nie du Vivaldi lyrique : lequel a Ă©crit pas moins de 40 ouvrages. Sans omettre la cinquantaine de cantates et sĂ©rĂ©nades, une centaine de sonates et plusieurs oratorios. Le Vivaldi compositeur d’opĂ©ras paraĂźt sur le tard, en 1713, annĂ©e de sa nomination comme imprĂ©sario (c’est Ă  dire «administrateur») du teatro Sant’Angelo ; en dĂ©coule 94 opĂ©ras, un nombre qu’il affirme avoir atteint comme crĂ©ateur pour la scĂšne. Depuis ses dĂ©buts, la prĂȘtresse vivaldienne Cecilia Bartoli chante la langue Ă©ruptive, rythmique, Ă©nergique d’un musicien qui sut embraser les cƓurs, ceux du public, grĂące au chant de ses divas et castrats
 Le programme reprend les airs de son dernier cd VIVALDI II, paru en, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018

LIRE notre critique du cd CECILIA BARTOLI / VIVALDI II :
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/
bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewExtrait de la critique du cd VIVALDI II par Cecilia Bartoli :
 « La diva en 2018 prolonge les qualitĂ©s de 1999 : une sorte de souplesse surexpressive qui par la force des choses est devenue naturelle, tel un ruban vocal Ă  la fois martelĂ© et suave. Ainsi comme nous l’avions dĂ©jĂ  observĂ© dĂšs dĂ©but novembre (premiĂšres impressions du cd VIVALDI / BARTOLI 2018), la mezzo dĂ©ploie une belle diversitĂ© de nuances propres Ă  l’articulation et Ă  la caractĂ©risation de chaque : comme l’écrivait le 6 novembre 2018 notre rĂ©dacteur Lucas Irom : « D’emblĂ©e, en ouverture l’air agitĂ© du dĂ©but de ce programme proclame sans fioritures ni hĂ©sitation la furiĂ  assumĂ©e de la partition, – cordes fouettĂ©es comme une crĂȘme liquide et souple ; voix trĂšs incarnĂ©e et engagĂ©e, laquelle a certes perdu de son Ă©lasticitĂ© comparĂ©e Ă  1999, avec des aigus parfois courts, mais dont l’économie des moyens (intelligence expressive) et la gestion de la ligne expressive architecturent le premier air de Zanaida (Argippo : « Selento ancora il fulmine ») avec un brio franc, naturel, contrastĂ© et vivace, riche en vertiges et accents mordants dans la premiĂšre section ; alanguis et murmurĂ©s dans la centrale, exprimant jusqu’à la hargne voire la frĂ©nĂ©sie hallucinĂ©e de cet appel Ă  la vengeance. Plus loin, l’air de Caio d’Ottone in villa (1713 : un ouvrage traversĂ© par un souffle pastorale inĂ©dit) qui exprime la blessure d’un coeur trahi face Ă  la cruautĂ© de son aimĂ©e, est abordĂ© avec une infinie tendresse, aux lignes amples et fluides ; la couleur vocale d’une torpeur triste mais ardente est idĂ©alement soutenue, avec un Ă©clairage intĂ©rieur qui renseigne tout Ă  fait la douleur presque lacrymale du cƓur en souffrance. Qui a dit que Vivaldi n’était que virtuositĂ© mĂ©canique ? C’est un peintre du coeur humain parmi le splus inspirĂ©s
 autant que BACH ou Haendel. Cecilia Bartoli enflamme les esprits dans le registre cantabile, ici suivant les pas du castrat crĂ©ateur Bartolomeo Bartoli. » Par Lucas Irom (nov 2018)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/

 

 

 

 

Infos pratiques :
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SAANEN, église, ven 23 août 2019, 19h30

 

 
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RESERVEZ VOTRE PLACE

CECILIA BARTOLI, mezzosopran

‹LES MUSICIENS DU PRINCE – MONACO
ANDRÉS GABETTA, Violon & Konzertmeister

 

 

 

 

Programme :
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Antonio Vivaldi (1678–1742)
Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 1. Satz 4’

«Quell’augellin», Arie der Silvia aus der Oper «La Silvia» RV 734 5’
«Non ti lusinghi la crudeltade», Arie des Lucio aus der Oper «Tito Manilo» RV 738 8’
«Gelosia, tu giĂ  rendi l’alma mia», Arie des Caio aus der Oper «Ottone in villa» RV 729 4’

Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 3. Satz 4’

«VedrĂČ con mio diletto»,
Arie des Anastasio aus der Oper «Il Giustino» RV 717 5’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 1. Satz 5’

«Sol da te mio dolce amore»,
Arie des Ruggiero aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 8’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 2. & 3. Satz 5’

«Si lento ancora il fulmine»,
Arie der Zenaida aus der Oper «Argippo» RV 697 4’

«Zeffiretti che sussurrate»,
Arie der Ippolita‹aus der Oper «Ercole sul Termodonte» RV 710 9’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293‚«Der Herbst» – 1. Satz 5

«Ah fuggi rapido»,
Arie des Astolfo‹aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 3’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 3. Satz 3’

«Gelido in ogni vena»,
Arie des Farnace‹aus der Oper «Farnace» RV 711 12’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 1. Satz 3’

«Se mai senti spirarti sul volto»,
Arie des Cesare‹aus der Oper «Catone in Utica» RV 705 10’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 2. & 3. Satz 5’

PEOPLE, MONACO. Nathalie Stutzmann reçoit la mĂ©daille de l’ordre du mĂ©rite culturel.

PEOPLE, MONACO. Nathalie Stutzmann reçoit la mĂ©daille de l’ordre du mĂ©rite culturel. Monaco. Mercredi 11 novembre 2015, S.A.R. la Princesse Caroline de Hanovre a remis la mĂ©daille de l’Ordre du MĂ©rite Culturel Ă  la contre-alto et Chef d’orchestre française Nathalie Stutzmann dans la loge PrinciĂšre de la Salle Garnier Ă  l’issue de la prĂ©sentation du programme de son enregistrement “Heroes from the Shadows” soutenu par l’OpĂ©ra de Monte-Carlo. Diseuse engagĂ©e (lieder de Schubert), cantatrice marquante chez Bach ou Haendel, Nathalie Stutzmann a rĂ©cemment fondĂ© son propre ensemble sur instruments d’époque (ORFEO 55) se consacrant Ă  Vivaldi et les Baroques italiens comme chanteuse soliste et comme chef d’orchestre. RĂ©cemment, Nathalie Stutzmann a dirigĂ© l’Orchestre de chambre de Paris qu’elle a pilotĂ© dans un programme Mozart (Concerto pour clarinette, Symphonie Haffner et Jupiter, mai 2015)
 VOIR notre entretien vidĂ©o avec Nathalie Stutzmann © studio CLASSIQUENEWS.TV)

 

 

 

nathalie-stutzmann-medaille-monte-carlo-princesse-caroline-de-monaco-novembre-2015-Photo-S.A.R.-la-Princesse-de-Hanovre-et-Nathalie-Stutzmann-et--- copyright G.Luci--Palais-princier-de-Monaco

 

 

 

ORDRE du MERITE CULTUREL : instituĂ© par S.A.S. le Prince Rainier III par Ordonnance Souveraine n° 689 bis du 31 dĂ©cembre 1952.  Cet Ordre est destinĂ© Ă  distinguer et rĂ©compenser les personnes qui ont participĂ©, par leurs Ɠuvres ou leur enseignement, au dĂ©veloppement des arts, lettres et sciences Ă  Monaco ou qui ont contribuĂ© au rayonnement culturel de la PrincipautĂ©.

 
 

 
 

stutzmann nathalie schubert lieder IMG_0389-Nathalie-RT-Warmer_(c)_Simon_Fowler-480VOIR notre entretien vidĂ©o avec Nathalie Stitzmann, chef d’orchestre : jouer Mozart. La contralto Nathalie Stutzmann ne chante pas mais dirige son premier concert Ă  la tĂȘte de l’Orchestre de chambre de Paris. Artiste invitĂ©e de la phalange parisienne, la cantatrice chef s’engage pour Mozart et offre une soirĂ©e “Promenades Ă  Salzbourg“. En 1782, le compositeur qui a quittĂ© Salzbourg pour Vienne reçoit la commande d’une nouvelle symphonie,…

 
 

 

CD. VIVALDI : PRIMA DONNA. On s’incline face Ă  une telle rĂ©ussite, vocale et musicale. Pour ceux qui comme nous, avaient assistĂ© au concert inaugural d’Orfeo 55 et de Nathalie Stutzmann (festival de SablĂ© 2010), le disque confirme l’intelligence et le brio de l’approche de la contralto et chef, double casquette, double rĂ©ussite! Ce nouveau disque vivaldien n’est pas sans nous rappeler un certain opus cĂ©lĂ©brĂ© en son temps et tout aussi cohĂ©rent, signĂ© par Cecilia Bartoli. Et si Vivaldi inspirait les interprĂštes les plus exigeantes? LIRE notre critique complĂšte du cd de Nathalie Stutzmann avec ORFEO 55 : Vivaldi / Prima Donna (1 cd deutsche Grammophon), avril 2011.

 

 

Monaco. Opéra de Monte Carlo. Verdi : Stiffelio, les 23,26,28 avril 2013

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

cura_jose_stiffelioA Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vĂšle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siĂšcle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂȘtes Ă  voir sur scĂšne une histoire d’adultĂšre dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂȘche tout en citant le Nouveau Testament. Lire notre prĂ©sentation de Stiffelio de Verdi

Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio PaceChoeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte CarloDirection : musicale Maurizio Benini
Mise en scÚne & lumiÚres :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chƓur : Stefano Visconti

Stiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’aprĂšs la piĂšce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Voir directement la page dĂ©diĂ©e Ă  Stiffelio de Verdi, premiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Verdi : Stiffelio,1850

Monaco. Opéra de Monte Carlo. Verdi : Stiffelio, les 23,26,28 avril 2013

cura_jose_stiffelioA Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vĂšle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siĂšcle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂȘtes Ă  voir sur scĂšne une histoire d’adultĂšre dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂȘche tout en citant le Nouveau Testament. Lire notre prĂ©sentation de Stiffelio de Verdi

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013
Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio PaceChoeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte CarloDirection : musicale Maurizio Benini
Mise en scÚne & lumiÚres :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chƓur : Stefano ViscontiStiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’aprĂšs la piĂšce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Voir directement la page dĂ©diĂ©e Ă  Stiffelio de Verdi, premiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

A Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vĂšle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siĂšcle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂȘtes Ă  voir sur scĂšne une histoire d’adultĂšre dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂȘche tout en citant le Nouveau Testament.

Le pardon d’un pasteur trompĂ©

cura_jose_stiffelioGiuseppe Verdi, dĂ©sespĂ©rĂ© et agacĂ©, devant pareille incomprĂ©hension mais conscient des immenses qualitĂ©s de sa partition, tentera (par dĂ©pit ?) de dĂ©truire toutes les copies existantes de son manuscrit. Il le mĂ©tamorphose sept ans plus tard en drame moyenĂągeux sous le nom d’Aroldo, ajoutant au passage un acte fort beau musicalement mais dont la fin convenue est bien loin du coup de gĂ©nie de la scĂšne finale de Stiffelio. Entretemps, la figure centrale de l’homme de Dieu avait disparu… Devenu un chevalier : Aroldo perdant de facto toute sa portĂ©e scandaleuse originelle.

Ce n’est pas avant 1960 qu’un manuscrit complet de l’Ɠuvre originale est retrouvĂ©, puis en 1993 et les reprĂ©sentations au Metropolitan de New York, le vĂ©ritable Stiffelio de Verdi reparaĂźt.  C’est au tour du public de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo de dĂ©couvrir ce chef-d’Ɠuvre oubliĂ©, composĂ© en mĂȘme temps que Rigoletto, et dans le sillon tracĂ© par le sommet schillĂ©rien tragique et sublime, Luisa Miller.

Verdi

Stiffelio révélé

Opéra de Monte Carlo
Monaco, les 23,26 et 28 avril 2013

PremiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Monte-Carlo

Stiffelio, partition violente et barbare dans sa coupe dramatique premiĂšre qui avait tant scandalisĂ© la censure, s’affirme aujourd’hui, ce d’autant plus avec force en cette annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013 oĂč les vraies rĂ©vĂ©lations ne sont pas lĂ©gions: la riche inspiration mĂ©lodique le dispute Ă  la puissance dramatique du sujet. La nouvelle production monĂ©gasque devrait relever un double dĂ©fi: souligner en 2013, les 200 ans de la naissance du compositeur, mais aussi confirmer un authentique chef d’Ɠuvre encore mĂ©connu. Quel plus bel apport pour l’annĂ©e Verdi 2013?

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio Pace

Choeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

Direction : musicale Maurizio Benini
Mise en scÚne & lumiÚres :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chƓur : Stefano Visconti

Stiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’aprĂšs la piĂšce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme