MONACO : COPPEL.I.A, le nouveau ballet de Jean-Christophe Maillot

coppe_l-i.a_alice_blangero-ballet-jean-christophe-maillot-ballets-monte-carlo-annonce-critique-classiquenews-balletMONACO, jusqu’au 3 mai 2021. BALLETS de Monte Carlo : COPPEL-I-A / LAC / LE SONGE (JC Maillot). 16 avril – 3 mai 2021. Monaco Grimaldi Forum. Le chorĂ©graphe Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, aborde avec Coppelia, le mythe de la poupĂ©e humaine ; illusion / rĂ©alisme, aveuglement /fascination face au dĂ©fi d’une mĂ©canique suprahumaine, le sujet ne laisse pas d’inspirer les crĂ©ateurs contemporains. Le nouveau spectacle revisite aussi l’idĂ©al amoureux Ă  l’heure oĂą la technologie laisse envisager la possibilitĂ© de crĂ©er demain un ĂŞtre virtuel idĂ©al donc une intelligence artificielle… JC Maillot en propose une nouvelle version, post romantique, couplĂ©e avec deux productions anciennes : Lac (2011) et Le Songe. A dĂ©couvrir au printemps Ă  Monaco dont les salles de spectacles sont ouvertes dans le respect des mesures sanitaires.  Photo Coppel-I-A (Ballets de Monte Carlo / DR)

FEMME MÉCANIQUE… Le ballet est rebaptisé « Coppélia 2.0 / Coppel-I.A » référence aux dernières technologies digitales mais aussi aux défis et ressources de l’intelligence artificielle. Le directeur des Ballets monégasques présente ce printemps le premier spectacle écrit pour la nouvelle troupe de danseurs de sa compagnie, ainsi renouvelée. Après une lecture de L’Eve future, nouvelle de Villiers de L’Isle Adam, et certainement première œuvre fantastique et de science fiction, Jean-Christophe Maillot s’empare du mythe de la femme idéale, fascinante, monstrueuse car dans le texte de Villiers de l’Isle Adam, une jeune femme très belle mais très sotte se voit implantée le cerveau de l’intelligence. Frankenstein au féminin en somme. Ici la quête d’un être parfait à force d’expériences inhumaines et barbares rejoint l’idéal du danseur dont le corps doit dépasser de terribles souffrances physiques pour atteindre, peut-être, une fois seulement, la grâce du geste parfait.
A travers Coppelia (- « la fille aux yeux d’émail »), crĂ©ation du docteur Coppelius, – qui d’ailleurs paraĂ®t Ă  l’opĂ©ra dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, mais ici rebaptisĂ©e « Olympia », s’inscrit le sujet de la crĂ©ation de la perfection Ă  l’image de l’homme, c’est le mythe de Pygmalion.
Jean-Christophe Maillot interroge aussi la tradition romantique du ballet Coppelia, en particulier la chorégraphie sur la musique de Delibes, où un couple bien propret Franz et Swanilda, est soudainement mis à mal quand paraît une poupée fascinante à son balcon… L’apparition incarne l’image fantasmée qui suscite chez le jeune homme, un désir irrépressible en liaison avec sa propre sexualité la plus profonde : qui n’a pas rêvé posséder une poupée sexuelle idéale ? Pour la musique de son ballet, Jc Maillot a sollicité son frère compositeur qui retravaille et traite à la façon d’un DJ, les harmonies et les rythmes de Delibes. Nouvelle chorégaphie événement à voir et à vivre à Monaco, Grimaldi Forum.

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Danse, Monaco
Jean-Christophe Maillot / Ballets de Monte-Carlo
COPEL-I-A
LAC
LE SONGE
Jusqu’au 3 mai 2021
https://www.balletsdemontecarlo.com/fr

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VISITEZ le site des BALLETS DE MONTE-CARLO
https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/saison-2020-2021/mc/maillot/lac

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COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27 & 28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hôtel de Paris (le 28)

COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27&28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hôtel de Paris (le 28).

Après avoir purement et simplement annulé sa précédente édition pour les raisons que l’on sait, le Printemps des Arts de Monte-Carlo répond bel et bien présent cette fois (du 13 mars au 11 avril cette année), d’autant plus qu’à Monaco les lieux culturels seront toujours restés ouverts après le premier confinement, et nous avons ainsi pu rendre compte dans ces colonnes de nombreux concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo entre octobre et février dernier. Cette nouvelle édition est aussi la dernière de Marc Monnet qui s’apprête à quitter la direction artistique du festival après presque vingt années de bons et loyaux services passés en Principauté.

schoenberg arnold moses und aaron opera classiquenews presentation reviewLe 3ème week-end des festivités, auquel nous avons assisté, était consacré aux compositeurs de la Seconde école de Vienne, dont Berg et Schönberg (photo ci-contre) furent les plus emblématiques représentants. Le premier concert se tient dans la fameuse Salle des Princes pour un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placé sous la direction de son chef titulaire Kazuki Yamada, dans un programme Berg/Schönberg. C’est le violoniste albanais Tedi Papavrami qui a été sollicité pour interpréter le poignant « Concerto à la mémoire d’un ange » d’Alban Berg, que le compositeur autrichien composa après avoir été bouleversé par la mort de la fille d’Alma Mahler. Dans son interprétation, le chef japonais nous fait partager la douleur du compositeur en générant des climats d’une grande tristesse. Lorsque, dans les ultimes accords, la tonalité reprend ses droits sur l’atonalité, le dialogue des clarinettes avec le violon solo accentue fortement ces sentiments de deuil et d’absence. Artisan concentré de ce voyage dans la mort, Papavrami se fond dans la masse orchestrale. Dans la domination sonore de son instrument enveloppée dans le flot musical, grâce à son extrême sensibilité, il reste continuellement en totale symbiose avec l’orchestre. Alors qu’il lui serait facile de briller techniquement, il centralise ses efforts dans l’intériorité du propos avec une simplicité et un naturel qu’il faut ici saluer, et l’on regrette qu’il n’ait pas sacrifié à la tradition des bis… En deuxième partie, c’est au gigantisme (dix-sept bois, cinq clarinettes, huit cors, quatre trompettes, cinq trombones, huit percussions, deux harpes etc. !) du poème symphonique « Pelléas et Mélisande » de Schönberg que la phalange monégasque s’attaque. Si dans son opéra d’après le poème de Maeterlinck, Debussy suggère et murmure à partir d’une orchestration fine et sensuelle, le viennois affirme avec fougue, dans une partition où lyrisme et passion s’entrecroisent dans une orchestration très straussienne, opulente et rutilante, d’une grande richesse thématique. Un exercice de direction particulièrement ardu où Yamada empoigne la musique à bras le corps dans une gestuelle large et précise, d’une grande efficacité. La vision du chef japonais favorise tout particulièrement la clarté du discours, sans jamais sacrifier à la tension, et en maîtrisant magnifiquement l’élan des crescendi. Tous les pupitres de l’OPMC sont à la fête parmi lesquels il faudra donner une mention au hautbois, à la clarinette et au cor… sans oublier la harpe ! Une interprétation très théâtrale et très ensorcelante qui restera assurément dans les annales du festival monégasque !

OPCM MONTE CARLO concert crtiique classiquenews _Quatuor ZemlinskiChangement radical de lieu et de registre le lendemain avec le Quatuor Zemlinsky pour un concert chambriste entièrement consacrĂ© Ă  Schönberg dans la majestueuse « Salle Empire » du mythique HĂ´tel de Paris ! En première partie, ils donnent Ă  entendre le rare « Quatuor Ă  cordes n°2 » Opus 10 (composĂ© en 1910), dans lequel la soprano autrichienne Anna Maria Pammer se joint aux Zemlinsky, car dans cet ouvrage-phare du compositeur viennois, ce dernier cherche Ă  sortir du cadre formel en ajoutant la voix chantĂ©e (dans les deux derniers mouvements), et en se libĂ©rant de la tonalitĂ© Ă  la fin de l’œuvre. L’écriture d’une remarquable concision et la luxuriance de la polyphonie sont soutenues avec beaucoup d’intelligence par les quatre archets. On sait que les deux poèmes de Stefan George (extraits du « Septième anneau ») choisis par Schönberg pour terminer sa partition font Ă©cho Ă  un pĂ©riode douloureuse de son existence qui lui avait fait penser au suicide. MalgrĂ© quelques aigus au bord de la rupture, la chanteuse offre une belle projection et beaucoup de relief Ă  sa partie, grâce Ă  sa voix ample et chaleureuse qui confèrent Ă©normĂ©ment de teneur expressive dans ces intenses passages. En seconde partie, les Zemlinsky sont rejoints par deux membres du Quatuor Prazak (le violoncelliste Michal Kanka et l’altiste Josef Kluson), pour la sublime « Nuit transfigurĂ©e » (Verklärte Nacht) du mĂŞme compositeur, composĂ©e en 1899 pour sextuor Ă  cordes d’après le poème de Richard Dehmel dont il admirait les textes, et qui s’avère une Ĺ“uvre charnière entre le post-romantisme germanique dĂ©clinant et une modernitĂ© iconoclaste en gestation dont il allait ĂŞtre un des moteurs principaux. Et l’on ne sait ici qu’admirer le plus : la beautĂ© transcendante des phrasĂ©s, le legato parfait, la variĂ©tĂ© des climats, le respect total de la partition ou encore la sonoritĂ© ample de l’ensemble… Le public – rĂ©duit ici Ă  une demi-jauge comme la veille au Grimaldi Forum en respect des règles sanitaires… – ne s’y trompe pas, et fait un triomphe amplement mĂ©ritĂ© aux artistes. Vivement l’édition 2022 !

COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27 & 28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hôtel de Paris (le 28).

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 déc 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 déc 2020

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 déc 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 déc 2020. Comme nous l’écrivions dans notre dernier compte-rendu d’un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo donné à la Salle Rainier III de Monaco en novembre dernier :

(https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-monaco-auditorium-rainier-iii-le-1er-novembre-2020-orchestre-philharmonique-de-monte-carlo-sergej-krylov-violon-jukka-pekka-saraste-direction/), le Rocher fait figure d’exception culturelle (et pas que, puisque bars et restaurants y demeurent ouverts jusqu’Ă  21h30, en semaine comme les We), et en ce mois de dĂ©cembre 2020, c’est plĂ©thore de concerts, de ballets, de soirĂ©es d’opĂ©ra qu’offre ce pays dĂ©cidĂ©ment Ă  part.

Ainsi, après un opéra de jeunesse de Verdi (avec Placido Domingo) à l’Opéra et un Lac des Cygnes chorégraphié par Jean-Christophe Maillot pour ses Ballets de Monte-Carlo à la Saint-Sylvestre (compte-rendu à suivre sur CLASSIQUENEWS), votre serviteur a pu assister à un bien beau doublé musique symphonique & musique de chambre, dans le cadre de la riche saison de l’OPMC / Orchestre Philharmonique de Monte Carlo.

LOZAKOVICH Daniel violon gstaad concert critique classiquenewsLe premier soir, Ă  l’Auditorium Rainier III, nous retrouvons le virtuose suĂ©dois Daniel Lozakovich que nous avions dĂ©couvert en 2018 – avec fascination – aux Rencontres musicales d’Evian (https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-evian-les-6-7-juillet-2018-r-strauss-l-van-beethoven-p-i-tchaikovski-j-j-kantarow-orch-de-chambre-de-lausanne-salonen-lozakovich/). DĂ©laissant le Concerto de TchaĂŻkovski pour celui de Mendelssohn (opus 64), le jeune violoniste n’en Ă©blouit pas moins : il possède toutes les qualitĂ©s techniques et dĂ©jĂ  une belle expĂ©rience des salles de concert les plus prestigieuses pour s’imposer, mais c’est aussi par sa personnalitĂ© qu’il sĂ©duit, celle du visage d’un adolescent glabre et sage sous lequel brĂ»le un feu ardent. ExtrĂŞmement Ă  l’aise avec la partition, Lozakovich joue de façon brillante et enlevĂ©e, et rien ne lui rĂ©siste : avec son Stradivarius, il avale les mesures, bondit de trilles en trilles, distille ce qu’il faut de vibrato et sculpte de son archet bondissant aussi prompt Ă  la soumission qu’aux puissantes attaques de cordes, une interprĂ©tation qui restera dans notre mĂ©moire. Il faut dire qu’il est soutenu avec maestria par le chef allemand Cornelius Meister, dĂ©sormais directeur musical de la Staatsoper de Stuttgart, qui lui offre un somptueux tapis musical Ă  la tĂŞte du non moins somptueux Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. En bis, le violoniste offre une rare « Danse rustique » d’Eugène YsaĂże dont la virtuositĂ© arrache des vivats de la part d’un public monĂ©gasque (masquĂ© et Ă  distance raisonnable les uns des autres comme il se doit).
En seconde partie, après une Ouverture d’Obéron de Weber rondement menée et enlevée, c’est la fameuse Symphonie n°1 (dite « Le printemps ») de Robert Schumann. Dès les premières mesures, l’engagement des pupitres est admirable. D’emblée, Meister réussit une synthèse rare dans ce répertoire, car elle associe la puissance et la délicatesse, atouts qui appartiennent généralement à des ensembles aux effectifs plus réduits que le pléthorique OPMC. Ce soir, la phalange monégasque se plie sans brusquerie ni raideur aux lignes brisées et aux changements continus d’atmosphères de la partition du maître allemand. Le chef aborde le Larghetto d’une manière très « beethovénienne », appuyant le rythme de la marche., tandis que le Scherzo remémore quelque page de Schubert, tout en annonçant, par son énergie passionnée, la raillerie des partitions du postromantisme, notamment de Mahler. Aucune dureté dans cette lecture pourtant très « encadrée », aux cuivres rutilants et aux bois champêtres, qui s’unissent dans un finale fiévreux, véritable hymne à la jeunesse.

Montecarlo-orchestre-philharmonique-concert-duo-violon-piano-critique-concert-classiquenewsLe lendemain (13 déc 2020), toujours à l’Auditorium Rainier III, c’est le géant allemand Ludwig van Beethoven que l’on fête, en même temps que le 250ème anniversaire de sa naissance. Mais avec une formation plus réduite, celle réunissant le violon de Frank Peter Zimmermann et de Martin Helmchen, pour interpréter ses cinq dernières Sonates (les cinq premières autres ayant déjà fait l’objet d’un concert in loco deux mois plus tôt). Mis sur un pied d’égalité, c’est-à-dire assis l’un près de l’autre, les deux solistes s’entendent visiblement à merveille et cette complicité transparaît lumineusement tout au long de la soirée, qui prend ici des allures de marathon puisque les cinq Sonates seront enchaînées sans entracte… époque covidistique oblige ! Le dialogue entre les deux instruments est tout simplement extraordinaire, au sens propre du terme, tout de virtuosité et d’émotion, qui procurent de la chair à chacun des morceaux. Délaissant les consonances mozartiennes des premiers opus, souvent joyeux et aériens, le cycle se prolonge en suivant bien évidemment l’évolution stylistique de Beethoven. On le sait, les dernières Sonates atteignent une profondeur quasi mystique, et très chargée de sens, dans ses dernières compositions, notamment avec la monumentale Sonate n°9 « à Kreutzer » ainsi que la n°10, de huit ans postérieure et en rupture avec tout ce qui a été écrit jusqu’alors. Une intensité et une profondeur que l’archet de l’un et le clavier de l’autre n’ont pas de mal à restituer, ce dont l’audience n’est pas près de l’oublier… même si le couvre-feu imminent a malheureusement écourté quelque peu la durée des applaudissements… A noter, en guise de conclusion, que les deux compères ont commencé l’enregistrement de l’opus beethovénien chez Bis Classics !

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12&13 dĂ©cembre 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction) le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen(piano) le 13. CONSULTEZ la saison de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

DANSE à MONACO : La Coppél-i.A. de JC MAILLOT

MONTE CARLO : COPPELIA 2020, jusqu’au 5 janvier 2020. Version JC MAILLOT : le plus fantastique des ballets classiques et romantiques refait surface à Monte Carlo et à travers l’imaginaire érudit poétique du directeur des Ballets de Monte Carlo, Jean-Christophe Maillot. Rebaptisé « Coppél-i.A. », le nouveau ballet tient l’affiche au Grimaldi Forum de Monaco, jusqu’au 5 janv 2020. Créé ce 27 déc 2019, le ballet marque à nouveau l’histoire de la troupe : Ici, Coppélia est actualisée selon les dernières avancées techno : elle est le fruit de l’IA, Intelligence Artificielle et douée de sentiments, la poupée mécanique tombe amoureuse de Frantz et tue même son créateur, le professeur Coppélius. Maillot offre donc une nouvelle version du mythe de la poupée plus vraie que nature, capable de sentiments. En marche vers une refondation du sujet, Maillot sait cependant rester dans les lignes car il exploite toujours un changement narratif s’il sert la dimension expressive du ballet. Pour autant le regard réexplore et recompose l’original : la musique de Delibes jugée un peu niaise (!) est complétée par une bande nouvelle composée pour l’occasion par son frère Bertrand. Le but est d’amplifier le profil psychologique de chaque protagoniste du trio : Frantz, Coppélia, Swanilda… Qui des trois a le cœur le plus vaillant et la figure la plus humaine ? A vous de choisir, à Monaco pour les fêtes de fin d’année et pour célébrer l’an neuf, Forum Grimaldi jusqu’au 5 janvier 2020

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COPPÉL -i.A.
Jean-Christophe Maillot d’après la Coppélia de Delibes et ETA HOFFMANN
RĂ©servez votre place
https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/saison-2019-2020/coppelia
Ballet en 2 actes – durĂ©e : 1h22 + entracte de 20 mn

 

 

 

 

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Illustration : ballet CoppĂ©l-iA – Cie JC Maillot / Les ballets de Monte-Carlo / service de presse (DR)

 

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TEASER VIDEO

 

 

 

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“COPPÉL-i.A.” 
Chorégraphie : Jean-Christophe Maillot
Musique originale et Arrangement de l’oeuvre de LĂ©o Delibes : Bertrand Maillot
Scénographie, Costumes : Aimée Moreni
Lumières : Jean-Christophe Maillot et Samuel Thery
Dramaturgie : Jean-Christophe Maillot et Geoffroy Staquet

GSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 août 2019. VIVALDI II

bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewGSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 aoĂ»t 2019. VIVALDI II. La diva romaine revient Ă  ses premiers amours vivaldiennes… Ce vendredi 23 aoĂ»t commence la dernière sĂ©rie (magistrale) d’évĂ©nements musicaux au sein du Gstaad Menuhin Festival : Ă  19h30, nouveau programme dĂ©fendu par CECILIA BARTOLI (Ă©glise de Saanen). Les Saisons de Vivaldi dialoguent avec un choix d’airs d’opĂ©ras du PrĂŞtre Rosso…

Avec «Les Musiciens du Prince», que Cecilia Bartoli a créé en 2016 avec Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, la diva romaine explore de nouveaux sons, toujours au service de sa fougue et de sa passion exploratrice, qu’elle soit Baroque comme ici, ou romantique… Bien sûr il y est question de Vivaldi, un compositeur que la cantatrice dévoilait avec une candeur gourmande et inspirée il y a … 20 ans. A Saanen, ce 23 août, place donc aux airs d’opéras, et aussi à l’inusable et atemporel sommet concertant au XVIIIè, Les Quatre Saisons, déjà estimé par JS Bach qui s’était procuré la partition, avec celle des autres concertos pour violon du Pretre Rosso (500 pièces composées). Le premier recueil, L’Estro armonico op. 3, paraît en 1711 à Amsterdam, et fait immédiatement sensation. Vivaldi est alors professeur de violon à l’Ospedale della Pietà, une institution vénitienne pour jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnées. Les Saisons appartiennent à un recueil plus tardif, intitulé Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione – littéralement «le combat de l’harmonie (la raison) et de l’invention (l’imagination)» : comment l’inspiration furieuse dans le cas de Vivaldi peut-elle s’arranger des contraintes de l’écriture ? Harmonie et Invention… ? Vivaldi résoud l’équation en sublimant les deux. Ni plus ni moins. Car il a tout : sensibilité du peintre, curieux des atmosphères et justesse de l’écriture, à la fois virtuose, dramatique, poétique…
Cecilia Bartoli souligne le génie du Vivaldi lyrique : lequel a écrit pas moins de 40 ouvrages. Sans omettre la cinquantaine de cantates et sérénades, une centaine de sonates et plusieurs oratorios. Le Vivaldi compositeur d’opéras paraît sur le tard, en 1713, année de sa nomination comme imprésario (c’est à dire «administrateur») du teatro Sant’Angelo ; en découle 94 opéras, un nombre qu’il affirme avoir atteint comme créateur pour la scène. Depuis ses débuts, la prêtresse vivaldienne Cecilia Bartoli chante la langue éruptive, rythmique, énergique d’un musicien qui sut embraser les cœurs, ceux du public, grâce au chant de ses divas et castrats… Le programme reprend les airs de son dernier cd VIVALDI II, paru en, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018

LIRE notre critique du cd CECILIA BARTOLI / VIVALDI II :
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/
bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewExtrait de la critique du cd VIVALDI II par Cecilia Bartoli :… « La diva en 2018 prolonge les qualités de 1999 : une sorte de souplesse surexpressive qui par la force des choses est devenue naturelle, tel un ruban vocal à la fois martelé et suave. Ainsi comme nous l’avions déjà observé dès début novembre (premières impressions du cd VIVALDI / BARTOLI 2018), la mezzo déploie une belle diversité de nuances propres à l’articulation et à la caractérisation de chaque : comme l’écrivait le 6 novembre 2018 notre rédacteur Lucas Irom : « D’emblée, en ouverture l’air agité du début de ce programme proclame sans fioritures ni hésitation la furià assumée de la partition, – cordes fouettées comme une crême liquide et souple ; voix très incarnée et engagée, laquelle a certes perdu de son élasticité comparée à 1999, avec des aigus parfois courts, mais dont l’économie des moyens (intelligence expressive) et la gestion de la ligne expressive architecturent le premier air de Zanaida (Argippo : « Selento ancora il fulmine ») avec un brio franc, naturel, contrasté et vivace, riche en vertiges et accents mordants dans la première section ; alanguis et murmurés dans la centrale, exprimant jusqu’à la hargne voire la frénésie hallucinée de cet appel à la vengeance. Plus loin, l’air de Caio d’Ottone in villa (1713 : un ouvrage traversé par un souffle pastorale inédit) qui exprime la blessure d’un coeur trahi face à la cruauté de son aimée, est abordé avec une infinie tendresse, aux lignes amples et fluides ; la couleur vocale d’une torpeur triste mais ardente est idéalement soutenue, avec un éclairage intérieur qui renseigne tout à fait la douleur presque lacrymale du cœur en souffrance. Qui a dit que Vivaldi n’était que virtuosité mécanique ? C’est un peintre du coeur humain parmi le splus inspirés… autant que BACH ou Haendel. Cecilia Bartoli enflamme les esprits dans le registre cantabile, ici suivant les pas du castrat créateur Bartolomeo Bartoli. » Par Lucas Irom (nov 2018)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/

 

 

 

 

Infos pratiques :
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SAANEN, église, ven 23 août 2019, 19h30

 

 
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RESERVEZ VOTRE PLACE

CECILIA BARTOLI, mezzosopran


LES MUSICIENS DU PRINCE – MONACO
ANDRÉS GABETTA, Violon & Konzertmeister

 

 

 

 

Programme :
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Antonio Vivaldi (1678–1742)
Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der Frühling» – 1. Satz 4’

«Quell’augellin», Arie der Silvia aus der Oper «La Silvia» RV 734 5’
«Non ti lusinghi la crudeltade», Arie des Lucio aus der Oper «Tito Manilo» RV 738 8’
«Gelosia, tu già rendi l’alma mia», Arie des Caio aus der Oper «Ottone in villa» RV 729 4’

Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der Frühling» – 3. Satz 4’

«Vedrò con mio diletto»,
Arie des Anastasio aus der Oper «Il Giustino» RV 717 5’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 1. Satz 5’

«Sol da te mio dolce amore»,
Arie des Ruggiero aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 8’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 2. & 3. Satz 5’

«Si lento ancora il fulmine»,
Arie der Zenaida aus der Oper «Argippo» RV 697 4’

«Zeffiretti che sussurrate»,
Arie der Ippolita
aus der Oper «Ercole sul Termodonte» RV 710 9’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 1. Satz 5

«Ah fuggi rapido»,
Arie des Astolfo
aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 3’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 3. Satz 3’

«Gelido in ogni vena»,
Arie des Farnace
aus der Oper «Farnace» RV 711 12’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 1. Satz 3’

«Se mai senti spirarti sul volto»,
Arie des Cesare
aus der Oper «Catone in Utica» RV 705 10’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 2. & 3. Satz 5’

PEOPLE, MONACO. Nathalie Stutzmann reçoit la médaille de l’ordre du mérite culturel.

PEOPLE, MONACO. Nathalie Stutzmann reçoit la mĂ©daille de l’ordre du mĂ©rite culturel. Monaco. Mercredi 11 novembre 2015, S.A.R. la Princesse Caroline de Hanovre a remis la mĂ©daille de l’Ordre du MĂ©rite Culturel Ă  la contre-alto et Chef d’orchestre française Nathalie Stutzmann dans la loge Princière de la Salle Garnier Ă  l’issue de la prĂ©sentation du programme de son enregistrement “Heroes from the Shadows” soutenu par l’OpĂ©ra de Monte-Carlo. Diseuse engagĂ©e (lieder de Schubert), cantatrice marquante chez Bach ou Haendel, Nathalie Stutzmann a rĂ©cemment fondĂ© son propre ensemble sur instruments d’époque (ORFEO 55) se consacrant Ă  Vivaldi et les Baroques italiens comme chanteuse soliste et comme chef d’orchestre. RĂ©cemment, Nathalie Stutzmann a dirigĂ© l’Orchestre de chambre de Paris qu’elle a pilotĂ© dans un programme Mozart (Concerto pour clarinette, Symphonie Haffner et Jupiter, mai 2015)… VOIR notre entretien vidĂ©o avec Nathalie Stutzmann © studio CLASSIQUENEWS.TV)

 

 

 

nathalie-stutzmann-medaille-monte-carlo-princesse-caroline-de-monaco-novembre-2015-Photo-S.A.R.-la-Princesse-de-Hanovre-et-Nathalie-Stutzmann-et--- copyright G.Luci--Palais-princier-de-Monaco

 

 

 

ORDRE du MERITE CULTUREL : institué par S.A.S. le Prince Rainier III par Ordonnance Souveraine n° 689 bis du 31 décembre 1952.  Cet Ordre est destiné à distinguer et récompenser les personnes qui ont participé, par leurs œuvres ou leur enseignement, au développement des arts, lettres et sciences à Monaco ou qui ont contribué au rayonnement culturel de la Principauté.

 
 

 
 

stutzmann nathalie schubert lieder IMG_0389-Nathalie-RT-Warmer_(c)_Simon_Fowler-480VOIR notre entretien vidĂ©o avec Nathalie Stitzmann, chef d’orchestre : jouer Mozart. La contralto Nathalie Stutzmann ne chante pas mais dirige son premier concert Ă  la tĂŞte de l’Orchestre de chambre de Paris. Artiste invitĂ©e de la phalange parisienne, la cantatrice chef s’engage pour Mozart et offre une soirĂ©e “Promenades Ă  Salzbourg“. En 1782, le compositeur qui a quittĂ© Salzbourg pour Vienne reçoit la commande d’une nouvelle symphonie,…

 
 

 

CD. VIVALDI : PRIMA DONNA. On s’incline face à une telle réussite, vocale et musicale. Pour ceux qui comme nous, avaient assisté au concert inaugural d’Orfeo 55 et de Nathalie Stutzmann (festival de Sablé 2010), le disque confirme l’intelligence et le brio de l’approche de la contralto et chef, double casquette, double réussite! Ce nouveau disque vivaldien n’est pas sans nous rappeler un certain opus célébré en son temps et tout aussi cohérent, signé par Cecilia Bartoli. Et si Vivaldi inspirait les interprètes les plus exigeantes? LIRE notre critique complète du cd de Nathalie Stutzmann avec ORFEO 55 : Vivaldi / Prima Donna (1 cd deutsche Grammophon), avril 2011.

 

 

Monaco. Opéra de Monte Carlo. Verdi : Stiffelio, les 23,26,28 avril 2013

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

cura_jose_stiffelioA Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vèle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siècle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂŞtes Ă  voir sur scène une histoire d’adultère dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂŞche tout en citant le Nouveau Testament. Lire notre prĂ©sentation de Stiffelio de Verdi

Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio PaceChoeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte CarloDirection : musicale Maurizio Benini
Mise en scène & lumières :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chœur : Stefano Visconti

Stiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’après la pièce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Voir directement la page dĂ©diĂ©e Ă  Stiffelio de Verdi, première Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Verdi : Stiffelio,1850

Monaco. Opéra de Monte Carlo. Verdi : Stiffelio, les 23,26,28 avril 2013

cura_jose_stiffelioA Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vèle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siècle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂŞtes Ă  voir sur scène une histoire d’adultère dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂŞche tout en citant le Nouveau Testament. Lire notre prĂ©sentation de Stiffelio de Verdi

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013
Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio PaceChoeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte CarloDirection : musicale Maurizio Benini
Mise en scène & lumières :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chœur : Stefano ViscontiStiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’après la pièce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Voir directement la page dĂ©diĂ©e Ă  Stiffelio de Verdi, première Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

Opéra. José Cura chante Stiffelio à Monaco : 23,26,28 avril 2013

A Monaco, sur les planches de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, le tĂ©nor JosĂ© Cura chante la dignitĂ© blessĂ©e du pasteur Stiffelio dans un spectacle inĂ©dit sur le rocher qui rĂ©vèle l’annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013, un authentique chef d’oeuvre Ă©trangement mĂ©connu crĂ©Ă© en 1850… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Le livret original de Stiffelio dĂ©chaina les foudres de la censure pour plusieurs raisons : la sociĂ©tĂ© italienne du XIXe siècle et ses autoritĂ©s politiques, profondĂ©ment catholiques, n’Ă©taient pas prĂŞtes Ă  voir sur scène une histoire d’adultère dans la maison d’un pasteur, ni celui-ci accorder son pardon en plein prĂŞche tout en citant le Nouveau Testament.

Le pardon d’un pasteur trompĂ©

cura_jose_stiffelioGiuseppe Verdi, dĂ©sespĂ©rĂ© et agacĂ©, devant pareille incomprĂ©hension mais conscient des immenses qualitĂ©s de sa partition, tentera (par dĂ©pit ?) de dĂ©truire toutes les copies existantes de son manuscrit. Il le mĂ©tamorphose sept ans plus tard en drame moyenâgeux sous le nom d’Aroldo, ajoutant au passage un acte fort beau musicalement mais dont la fin convenue est bien loin du coup de gĂ©nie de la scène finale de Stiffelio. Entretemps, la figure centrale de l’homme de Dieu avait disparu… Devenu un chevalier : Aroldo perdant de facto toute sa portĂ©e scandaleuse originelle.

Ce n’est pas avant 1960 qu’un manuscrit complet de l’Ĺ“uvre originale est retrouvĂ©, puis en 1993 et les reprĂ©sentations au Metropolitan de New York, le vĂ©ritable Stiffelio de Verdi reparaĂ®t.  C’est au tour du public de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo de dĂ©couvrir ce chef-d’Ĺ“uvre oubliĂ©, composĂ© en mĂŞme temps que Rigoletto, et dans le sillon tracĂ© par le sommet schillĂ©rien tragique et sublime, Luisa Miller.

Verdi

Stiffelio révélé

Opéra de Monte Carlo
Monaco, les 23,26 et 28 avril 2013

Première Ă  l’OpĂ©ra de Monte-Carlo

Stiffelio, partition violente et barbare dans sa coupe dramatique première qui avait tant scandalisĂ© la censure, s’affirme aujourd’hui, ce d’autant plus avec force en cette annĂ©e du bicentenaire Verdi 2013 oĂą les vraies rĂ©vĂ©lations ne sont pas lĂ©gions: la riche inspiration mĂ©lodique le dispute Ă  la puissance dramatique du sujet. La nouvelle production monĂ©gasque devrait relever un double dĂ©fi: souligner en 2013, les 200 ans de la naissance du compositeur, mais aussi confirmer un authentique chef d’Ĺ“uvre encore mĂ©connu. Quel plus bel apport pour l’annĂ©e Verdi 2013?

Plus d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Monte Carlo

Distribution de Stiffelio Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo :
Stiffelio, José Cura
Lina, Virginia Tola
Stankar, Nicola Alaimo
Raffaele, Bruno Ribeiro
Jorg, Jose Antonio Garcia
Dorotea, Diana Axentii
Federico, Maurizio Pace

Choeur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

Direction : musicale Maurizio Benini
Mise en scène & lumières :  Guy Montavon
DĂ©cors & costumes : Francesco Calcagnini
Chef de chœur : Stefano Visconti

Stiffelio, version originelle de 1850
Opéra en trois actes
Musique de Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
Livret de Francesco Maria Piave d’après la pièce de Souvestre et Bourgeois, Le Pasteur ou L’Évangile et le foyer.
Création : Trieste, Teatro Grande, 16 nov. 1850
Nouvelle production en coproduction
avec le Teatro Regio de Parme