GenĂšve, ONU. Daniel Barenboim, un chef pour la paix entre les peuples

Daniel Barenboim et le WEDO Ă  GenĂšve. Le classique pour la paix entre les peuples et l’accueil mondial des migrants syriens. Ambassadeur engagĂ© pour la paix entre les peuples, le chef Ă  la triple nationalitĂ© – argentine – israĂ©lienne – palestinienne (ce qui lui a valu rĂ©cemment d’ĂȘtre persona non grata en Iran, lire dĂ©pĂȘche de cet Ă©tĂ© 2015), DANIEL BARENBOIM, fondateur de l’orchestre composĂ© de jeunes musiciens israĂ©liens et palestiniens West eatern Diwan Orchestra (WEDEO), a dĂ©clarĂ© solennellement samedi 31 octobre 2015, qu’il fallait accueillir les rĂ©fugiĂ©s syriens, partout dans le monde.

 

 

 

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Fondateur du WEDO, Daniel Barenboim milite pour la pacification par la culture

Un chef, un orchestre pour la paix des peuples

Lors d’une confĂ©rence de presse, avant de donner un concert pour l’entente des civilisations et des droits de l’homme Ă  L’oNU Ă  GenĂšve en prĂ©sence de Ban Ki-Moon, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies , Daniel Barenboim a prĂ©cisĂ© que l’Europe ne pouvait pas accueillir tous les rĂ©fugiĂ©s syriens :  ” le reste du monde doit participer, notamment le monde arabe ». Le maestro lui-mĂȘme a rappelĂ© l’histoire de sa famille venue de Russie Ă  la fin du XIXĂš, s’installant en Argentine pour fuir les progroms.  “Dans mon pays, l’Argentine, il y a 3 communautĂ©s de Syriens, une musulmane, une chrĂ©tienne et une juive, chacune d’elle serait heureuse d’accueillir des rĂ©fugiĂ©s“, a-t-il ajoutĂ©.

A propos des conflits civils en Israel, Daniel Barenboim confirme ses propos prĂ©cĂ©dents : il n’y a pas de solution militaire aux conflits. Tant que Palestiniens et IsraĂ©liens ne se reconnaitront pas ensemble (reconnaĂźtre et connaĂźtre l’autre, telle est la clĂ© de tout processus d’apaisement et de paix), il n’y aura pas de rĂ©solution paisible : leur destin est liĂ© indissolublement. Pas de paix sans l’apaisement des deux cĂŽtĂ©s; depuis la crĂ©ation de son orchestre West-Eastern Diwan Orchestra en 1999, Daniel Barenboim ne cesse de montrer la nĂ©cessitĂ© de travailler et ici de crĂ©er et de jouer ensemble. Le chef milite activement et rĂ©guliĂšrement pour la pacification du conflit israĂ©lo palestinien.
L’escalade actuelle fait craindre le pire : «  le conflit n’a que trop durĂ©, et il est temps que l’ONU fasse pression pour rĂ©soudre le conflit ».

Samedi 31 octobre Ă  GenĂšve, Daniel Barenboim a jouĂ© Mozart avec son orchestre : le West-Eastern Diwan Orchestra WEDO : au programme, trois symphonies composĂ©es par le gĂ©nie viennois KV 543, KV 550 et la fameuse et ultime partition symphonique de Mozart, la fameuse n°41 dite « Jupiter », manifeste lumineux portant l’espĂ©rance fruit de l’esprit des LumiĂšres.

 

 

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Le concert sera diffusĂ© le 10 dĂ©cembre 2015 en EUROVISION, Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale des droits de l’homme.

Daniel BarenboĂŻm et son orchestre WEDO  participeront au Concert pour la paix et les droits de l’homme des Nations unies Ă  GenĂšveen 2016, 2017, 2018 et 2019. Le concert a lieu dans la salle des droits de l’homme de l’ONU dont la coupole est une crĂ©ation poĂ©tique de l’espagnole Miquel Barcelo. Depuis 2014, la coupole aux reflets bleutĂ©s cĂ©lĂšbre chaque annĂ©e la JournĂ©e internationale des droits de l’homme.
Visitez le site de L’ONU à Genùve

Vistez le site de l’orchestre WEDO crĂ©Ă© par Daniel Barenboim

 

 

 

fayard daniel barenboim la musique est un toutLivres. Daniel Barenboim : La musique est un tout
 VoilĂ  un opuscule que beaucoup d’artistes devraient mĂ©diter, assimiler, rĂ©guliĂšrement consulter et interroger : leur place dans la sociĂ©tĂ©, la relation salvatrice de l’art et de l’engagement philosophique, sociĂ©tal Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre politique, y gagnent un manifeste qui vaut tĂ©moignage exemplaire. Il n’est pas d’équivalent en France Ă  la personnalitĂ© transnationale du chef charismatique Daniel Barenboim aujourd’hui : une telle hauteur de vue, une telle pensĂ©e musicale et artistique se font rare et qui dans sa suite dĂ©fendront les mĂȘmes valeurs ? Humaniste engagĂ©, en particulier au service de la rĂ©conciliation des peuples au Moyen Orient, Daniel Barenboim qui a la double nationalitĂ© (palestinienne et israĂ©lienne) s’exprime ici en textes choisis, dĂ©jĂ  connus et publiĂ©s, mais rassemblĂ©s avec quelques autres plus rĂ©cents (premier chapitre ” Ă©thique et esthĂ©tique ” oĂč l’acte musical est dĂ©sormais investi d’une exigence morale). Le chef argumente sa vision de la musique, une chance pour l’humanitĂ© de sauver son destin trop marquĂ© par la guerre, la destruction, l’incommunicabilitĂ©. En homme de paix qui a cĂŽtoyĂ© les plus grands politiques, Daniel Barenboim prĂ©cise aussi ici une maniĂšre d’idĂ©al de vie, une formule personnelle qui s’appuyant sur l’expĂ©rience et les rencontres, brosse le  (l’auto)portait d’un homme de bonne volontĂ©, prĂ©occupĂ© par le sens de l’histoire et de la sociĂ©tĂ©, l’avenir des peuples pour lesquels l’offrande musicale pourrait s’avĂ©rer salutaire. Une forme de vivre ensemble, de penser autrement le monde qui suscite Ă©videmment l’admiration. LIRE notre critique complĂšte de La musique est un tout par Daniel Barenboim (Fayard)