CRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, BACH Fest Leipzig, le 12 juin : JS BACH : Oratorio de Noël. Gotthold Schwarz

BACH FEST LEIPZIGCRITIQUE, LIVE STREAMING, BACH Fest Leipzig, le 12 juin : JS BACH : Oratorio de Noël. Gotthold Schwarz. Sous l’immense nef de Saint Thomas, plus grande et impressionnante encore que l’intimiste Saint Nicolas, mais dans le petit choeur et non à la tribune haute, les musiciens entonnent la célébration de Jésus qui vient de naître, telle que l’a imaginée JS Bach : tendre là encore, et d’une douceur inénarrable, que cultivent tout au long des 6 cantates ou 6 parties, les fameux hautbois (d’amour et da caccia) très sollicités en soutien des chanteurs. Leur couleur enveloppe l’opéra sacré de Bach d’un nimbe bouleversant ; à travers les évangiles de Saint-Luc et de Saint-Matthieu (dont les extraits sont cités par l’évangéliste, qui ne chante pas d’air), c’est d’abord le miracle de la naissance, la candeur admirable de l’Enfant qui sont célébrées ; puis l’espoir et la croyance lumineuse et victorieuse que la Naissance fait naître dans le cœur du croyant. La direction de Gotthold Schwarz, Cantor de Saint-Thomas, est sérieuse, exigeante, soignant la mise en place. Il manque cependant cette électricité et cette urgence poétique que savait à l’époque de la révolution baroque, quand tout était réestimé, réévalué, insufflé le visionnaire Harnoncourt. Cependant l’exercice dévoile le niveau des jeunes chanteurs locaux(Thomanerchor Leipzig), tous très engagés, en particulier dans les « entrées et ouvertures » au contrepoint vertigineux.

Dans la 1ère partie, se distingue l’air avec les 2 hautbois, émerveillement instrumental, accompagnant le chant des enfants et de la basse qui affirme une assurance réjouie (Tobias Berndt est un excellent soliste à la voix claire, au texte intelligible, à la technique fluide, au chant jamais contraint), plus encore déployé dans l’air qui suit, avec trompette.

La 2ème partie marque les esprits par sa superbe sinfonia d’ouverture : page orchestrale et lever de rideau pour le tableau de l’adoration, célébration de l’enfance, de l’innocence où les traversos alternés avec les hautbois (4, d’amour et da caccia) disent ce recueillement suspendu face au miracle de la naissance de l’enfant et de l’espérance que l’événement suscite. Là encore, au niveau de son confrère, la superbe clarté chantante du ténor Martin Petzold pour son air avec traverso (« Frohe Hirten, eilt, ach eilet ») convainc de bout en bout.
Une pleine joie intérieure émane du non moins bouleversant air pour alto (« Schlafe, mein Liebster, genieße der Ruh’ » / Dors mon amour, profite de la paix… ) où s’écoule toute la tendresse d’une humanité saisie par le miracle du nouveau né (le traverso accompagne tout le long cet air de célébration admirative, et en échos les hautbois d’amour et da caccia) – Bach a exprimé l’admiration de Marie pour son enfant endormi. Dommage que le chant maîtrisé d’Elvira Bill, bien placé, reste lisse comme distancié.
Le Final (choral entonné par les enfants) souligne encore l’émerveillement pastoral pour l’enfant dont le sentiment de tendresse est à nouveau porté par les deux hautbois d’amour, emblèmes de cette communion miraculeuse autour de l’Enfant.

Gerlinde-Sämann----Tobias-Berndt-oratorio-de-noel-J.-S. Bach- Weihnachtsoratorium oratorio noel bachfest leipzig 2021 streaming review critique classiquenewsDramatique comme un opéra, la 3è partie affirme la vitalité de son entrée, avec trompettes et choeur (d’enfants) ; l’ouverture porte l’espoir des bergers qui marchent (et même s’empressent) à Bétléhem pour y admirer le nouveau né ; on admire le timbre noble et tendre de la basse qui avec la soprano (très musicale Gerlinde Sämann) entonne alors le plus duo de parents aimants que Bach a jamais composé (« Ich bin deine, du bist meine ») : aucun doute, Haydn s’en est inspiré pour le duo de sa Création (Adam / Eve) ; et Mozart dut l’avoir en tête en écrivant son duo de Papagena / Papageno pour La Flûte. La sûreté des deux solistes se révèle jubilatoire, communion de deux âmes admiratives et sincères. L’intelligibilité est totale, le sens du texte, nuancé ; une entente parfaite.

La seconde partie du streaming, débute avec la 4è partie, fête pour le 1er janvier. La séquence est riche d’espérance, célébrant en Jésus, le Sauveur et le guide protecteur. Le Choeur d’ouverture est plein de sérénité aux couleurs cynégétiques (cor naturel), annonçant l’avènement du Fils Rédempteur. Puis l’Arioso de la basse fait alliance avec « Mon Jésus » protecteur qui écarte toute inquiétude de la mort… ce que reprend l’air (central de cette Journée IV) de la soprano (excellente car sobre et claire Gerlinde Sämann) en dialogue avec le hautbois (délicieux effets d’échos) et le soliste du chœur d’enfants ; en un focus inouï, la ferveur devient individuelle et le texte comme la musique renforcent le lien entre Jésus et chaque croyant. Ce dialogue entre Dieu et le fidèle est au coeur de la nouvelle section : les nombreux « Ja / oui » repris par la voix et le hautbois soulignent la certitude du croyant, comme baigné par la tendresse infinie et caressante de Jésus. Même fusion entre croyant et Jésus, en un jeu de miroir, d’identité dédoublée, dans ce qu’exprime le sublime récitatif qui suit, associant la basse accompagné par l’orchestre et le choeur des garçons sopranos. Comme un chœur « céleste », les garçons accompagnent l’âme du fervent : la basse, décidément parfaite par sa justesse humaine et tendre).
BACHfest-leipzig-2021-Martin-Petzold-review-critique-opera-classiquenews-oratorio-noel-js-BACHAvec 2 violons obligés, l’air du ténor célèbre l’humanisme du Sauveur (« Ich will nur dir zu Ehren leben / Je veux vivre pour ta seule gloire ») : ardente, tendue, à la fois martiale et dansante même, la volonté du croyant est débordante d’une sincérité qui s’exalte au contact des deux cordes. Martin Petzold, a la détermination de celui qui pense exactement ce qu’il dit : le chant se fait prédication et témoignage. La fusion spirituelle des trois solistes, violons I, II et ténor est un autre moment bouleversant.

Comme le début de la IIIè exprimait l’exaltation des bergers marchant vers Béthléem, le portique d’ouverture de la Vè partie (pour le dimanche après le 1er janvier), atteste de l’impatience presque frénétique des rois mages venus honorés l’Enfant. Les instrumentistes de l’Akademie für Alte Musik Berlin expriment cette exaltation qui devient précipitation… socle à une cathédrale sonore vertigineuse qui exige de tous les pupitres choraux. En cela les garçons, sopranos, altos, ténors et basses, relèvent les défis d’un massif contrapuntique parmi les plus impressionnants de Bach. Point d’orgue de la séquence, le trio sop / alto / ténor, parfaitement bien caractérisé (avec violon solo obligé) : « Ach, wenn wird die Zeit erscheinen? / Ah quand viendra-t-il ce jour tant attendu ? », exprime le feu, la fièvre des croyants, qui s’exaspèrent dans l’attente de l’avènement du royaume de Jésus. Les 3 interprètes offrent une leçon de ligne vocale d’une sûreté absolue, où le chant se fait certitude.

Dans la dernière séquence (6è partie), l’oratorio dévoile et souligne l’autorité de Jésus, sa nature divine, telle que le proclament (après le superbe choeur introductif avec les trompettes), d’abord la soprano (air « Nur ein wink von seinem händen / D’un seul signe de sa main ») ; puis le ténor, fier et heureux, presque martial, dont l’air « Nun mögt ihr stolzen feinde schrekken / Durs ennemis essayer de me terroriser » confirme qu’il sera invincible, protégé par le Sauveur. En dévoilant l’essence divine de Jésus, la musique souligne son caractère protecteur. Le choral final complète ce tableau des délices en annonçant une nouvelle ère pour l’humanité. On souscrit totalement à l’exaltation finale portée par l’engagement de tous les musiciens.

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CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACH fest, LEIPZIG. Sam 12 juin 2021 / 18h puis 20h30. Leipzig, Thomaskirche : J. S. Bach: Weihnachtsoratorium, BWV 248 (I–III) puis (IV-VI) – Gerlinde Sämann (Soprano), Elvira Bill (Alto), Tobias Hunger (Ténor – Evangeliste), Martin Petzold (Ténor – Arien), Tobias Berndt (Basse), Thomanerchor Leipzig, Akademie für Alte Musik Berlin – Direction : Thomaskantor / Gotthold Schwarz.

CRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, LEIPZIG, en direct du BACHFEST Leipzig, le 11 juin 2021. JS BACH : Cantates BWV 61, 23, 1 et 10. Ton Koopman

koopman-bachfest-leipzigjuin2021-concert-critique-classiquenewsCRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, LEIPZIG, en direct du BACHFEST Leipzig, le 11 juin 2021. JS BACH : Cantates BWV 61, 23, 1 et 10. Ton Koopman. Sous la nef rococo et ses palmes élégantissimes toutes d’un blanc nuptial, de l’église Saint Nicolas de Leipzig, sans masque et à bonne distance, les musiciens répondent au souci de tendresse et de lumière intérieure d’un Koopman d’une sérénité constante. A travers les 4 Cantates choisies qui composent ce premier programme, le chef au geste receuilli et précis, sculpte la nuance comme le sens intime du texte. Les timbres instrumentaux sont mis en lumière à égalité avec le chant choral et le relief des solistes.
Se distinguent entre autres, la tendresse du duo sop / alto (contre ténor), avec deux hautbois obligés (dont le hautbois da caccia) d’une incomparable sensibilité entre inquiétude et compassion (BWV23). Puis la noblesse (attendrie elle aussi) du ténor – récitant, sous une une direction toute en souplesse rassérénée d’un Ton Koopman qui fait figure désormais d’interprète de référence, d’une constante attention à l’humanité d’un Bach qui sait implorer et adoucir. Au demeurant le même Ton Koopman est président du fonds Bach Archive / les archives Bach de Leipzig ; il connaît son Bach jusqu’au bout des doigts, en fin connaisseur et d’une vitalité intacte. Le choeur réconforte et accompagne le fervent sur le chemin de la sérénité et de la confiance qu’affirme le duo ténor / baryton, plein de joie tranquille. L’inusable basse Klaus Mertens rassure et captive par la naturel de son chant articulé. Moelleux et presque jusqu’à la mollesse, l’âme bercée s’adoucit et s’abandonne car comme il est dit dans l’Evangile de Luc, – dont des extraits sont dits depuis la chaire par le comédien Ulrich Noethen, « Dieu est avec vous, à vos côtés », comme il est présent aux côtés de Joseph et de Marie. Rien ne vient atteindre la perfection bienheureuse et réconfortante de cette certitude. En outre le récitant ainsi requis cite les textes dans la traduction de Luther et contextualise chaque cantate dans son contexte biblique.
BACH FEST LEIPZIGFamilier de Bach, passeur expérimenté, Ton Koopman nous fait entendre chaque séquence dans sa portée pédagogique et spirituelle. Ainsi l’air solo du ténor de la BWV1, rayonne d’heureuse confiance. Comme on est épargné des doutes, des inquiétudes qui émaillent ailleurs les pentes escarpées des autres Cantates d’un Bach qui semblent avoir tout pensé de l’itinérance du pèlerin, tout mesuré de l’expérience parfois contrariée, incertaine du croyant. Les chœurs de la BWV1 disent aussi la riche expérience du fervent même quand il doute : l’étonnant duo alto / ténor avec continuo et trompette (surtout) de la BWV 10 exprime la fragilité humaine sur des crêtes incertaines : et le choeur final, court, presque lapidaire, se referme sur le mystère total. L’orchestre détaillé, vivant, bondissant, et dans le cas de Koopman caressant et tendre, se place du côté du croyant. Fraternel, compatissant ; pilier et socle pour la foi. Koopman a bien raison de rester presque une minute immobile après le dernier accord et le silence qui suit la fin du choeur final. Instant suspendu qui rappelle combien la musique est un acte spirituel, profond, sincère, en communion, porté par le sens du texte. Très bon programme d’ouverture du BACH FEST 2021.

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CRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, LEIPZIG, en direct du BACHFEST Leipzig, le 11 juin 2021. JS BACH : Cantates BWV 61, 23, 1 et 10. Ton Koopman

Nun komm, der Heiden Heiland, aus der gleichnamigen Kantate, BWV 61
Du wahrer Gott und Davids Sohn, BWV 23
Wie schön leuchtet der Morgenstern, BWV 1
Meine Seel erhebt den Herren, BWV 10
Ulrich Noethen (Sprecher), Ilse Eerens (Sopran), Maarten Engeltjes (Altus), Tilman Lichdi (Tenor), Klaus Mertens (Bass) – Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Ton Koopman, direction.

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Prochain streaming demain samedi 12 juin : Oratorio de Noël, 18h30.

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Bach_Messias_streaming BACHFEST leipzig 2021 annonce critique concert passion classiquenewsLes retransmissions en streaming du BACH FEST Leipzig, se poursuivent jusqu’au 20 juin prochain. LIRE ici notre présentation du cycle des concerts du Festival Bach de Leipzig 2021 :
http://www.classiquenews.com/streamings-les-cantates-de-js-bach-depuis-le-bachfest-leipzig-11-20-juin-2021/

STREAMINGS. Les cantates de JS BACH depuis le BACHFEST LEIPZIG (11-20 juin 2021)

Bach_Messias_streaming BACHFEST leipzig 2021 annonce critique concert passion classiquenewsSTREAMING EVENEMENT : LEIPZIG BACH FEST. Dès le 11 juin, suivez les concerts événement du Festival BACH de LEIPZIG, jusqu’au 15 juin 2021. Les cantates de JS Bach résonneront ainsi sur votre écran d’ordinateur dans des captations de qualité dès ce soir 11 juin, 20h (live), depuis les 2 églises pour lesquelles Bach a composé l’essentiel de ses œuvres : la Nikolaikirche et la Thomaskirche, aujourd’hui emblématiques de son génie musical et spirituel. Les grands interprètes et leurs phalanges sont conviés à cette fête de la ferveur où le chant des instruments, du choeur et des solistes chanteurs subliment la spiritualité des textes : Amsterdam Baroque Orchestra & Choir (direction : Ton Koopman), Thomanerchor Leipzig, Akademie für Alte Musik Berlin (direction : Gotthold Schwarz), Collegium Vocale 1704, Collegium 1704 (direction : Václav Luks), Bach Collegium Japan, (direction: Masaaki Suzuki), RIAS Kammerchor, Akademie für Alte Musik Berlin (direction : Justin Doyle), Eric Ericsons Kammarkör, Lautten Compagney Berlin (direction: Wolfgang Katschner), Gaechinger Cantorey, (direction : Hans-Christoph Rademann) … Parmi les partitions ainsi diffusées, citons entre autres Weihnachtsoratorium, BWV 248, samedi 12 juin en deux diffusions à 18h puis 20h30, et la Passion selon Saint-Mathieu, le mardi 14 juin à 19h, live depuis le Gewandhaus de Leipzig (Ton Koopman, direction). Outre la méditation collective et individuelle que chaque œuvre suscite, la diversité des approches et la qualité technique qui en assure aujourd’hui le rayonnement sur internet, permettent au plus grand nombre, d’évaluer la question de l’interprétation de Bach aujourd’hui. Chaque chef ainsi convié incarne sa propre conception du testament musical et spirituel de Bach, tout en préservant l’universalité et l’accessibilité immédiate de sa musique. Cycle de streamings incontournable (avec accès libre au livret de chaque cantates et passion).

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VOIR ici l’offre de streaming du LEIPZIG BACH FESTIVAL / BACHFEST LEIPZIG 2021 : https://www.bachfestleipzig.de/en/bachfest

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PÂQUES 2021 : Passion selon Saint-Mathieu sur ARTEconcert

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianARTE concert, ven 2 avril 2021, 19h30. JS BACH : Passion selon St-Mathieu. Pygmalion. Depuis le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence formaté en une édition 100% numérique, Arte célèbre la magie et l’espoir du temps de Pâques. Au programme : l’oratorio la Passion selon Saint-Matthieu (BWV 244) de Jean-Sébastien Bach, sommet du baroque sacré germanique luthérien avec la Passion selon Saint-Jean (plus courte et plus fulgurante) et la Messe en si (testament spirituel du compositeur). La partition fut probablement réalisée pour la première fois à Leipzig, le 7 avril 1727 (Vendredi Saint) à l’église Saint-Thomas ; au cours de sa fonction comme directeur musical à Leipzig, Bach remania son manuscrit 3 fois au moins pour créer la version définitive en 1736. Le drame de la Passion se déroule en combinant les épisodes du témoignage de Mathieu et les commentaires (en général en forme de chorals, entonnés alors par le chÅ“ur qui incarne la foule de croyants). Sans mise en scène comme à l’opéra, l’oratorio suscite néanmoins le chÅ“ur tragique et dramatique (la foule ou turba) aux côtés des protagonistes (Jésus, Pierre, Judas, Ponce Pilate, la femme de Pilate, témoins divers…) qui rendent vie et âme à l’action sacrée, celle du sacrifice et de la mort de Jésus. L’ampleur de la Passion selon Saint-Mathieu (a contrario de celle selon Saint-Jean) développe le sentiment de la compassion et de la douleur héroïque du Christ sauveur. Les derniers instants de la vie de Jésus sont ainsi narrés : (Partie 1:) la Cène, le veillée et la vision au mont des Oliviers (doute et espérance de jésus) ; l’arrestation (qui comprend avant le chÅ“ur final, le chÅ“ur de la foule en colère exprimant sa détestation de Jésus – (Partie 2:) l’interrogatoire, la condamnation, la crucifixion conclue par le grand chÅ“ur final.

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JS BACH : Passion selon Saint-Matthieu
ARTEConcert, vendredi 2 avril 2021, 19h30
A VOIR ET A ECOUTER sur arteconcert.com
En replay pendant trois mois
Enregistré en l’Église de la Madeleine d’Aix-en-Provence
VOIR ici :
https://www.arte.tv/fr/arte-concert/musiques-classiques/

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Pygmalion, orchestre et chœur
Maîtrise de Radio France *
Raphaël Pichon, direction

Julian Prégardien, Évangéliste
Stéphane Degout, Jésus
Sabine Devieilhe, soprano 1
Hana Blažíková, soprano 2
Lucile Richardot, alto 1
Tim Mead, alto 2
Reinoud van Mechelen, ténor 1
Emiliano Gonzalez Toro, ténor 2
Christian Immler, basse 2, Pilate

* Morgan Jourdain, directeur musical adjoint, chef de choeur

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A VOIR aussi sur ARTE Concert :
BACH johann-sebastian-bach-3La Passion selon Saint-Jean de Bach  -  Avec Benedikt Kristjánsson, Elina Albach und Philipp Lamprecht / Gotthold Schwarz- replay jusqu’au 25 avril 2021
Enregistré le 13 juin 2020, sans public, dans la vaste nef de l’église Saint-Thomas de Leipzig où Jean-Sébastien Bach fut directeur de la musique… Version originale pour marimba, clavecin et voix… le texte est particulièrement exposé dans cette version chambriste très expressive.
https://www.arte.tv/fr/videos/097176-000-A/la-passion-selon-saint-jean-de-bach/
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Pâques 2021 sur ARTE Concert :

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Vendredi 9 avril à 20.30
live stream sur arteconcert.com

JOHANNES BRAHMS : Concerto pour violon
Nikolaj Szeps-Znaider, violon
Orch Nat de France.

Depuis le Grand Théâtre de Provence d’Aix-en-Provence.

Au programme :

Antonín Dvořák (1841-1904)
Symphonie n°5 en fa majeur, op. 76
Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour violon en ré majeur, op. 77

Orchestre national de France
Cristian Măcelaru, direction
Nikolaj Szeps-Znaider, violon

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Dimanche 4 avril à 18.15
à l’antenne d’ARTE
Kirill Petrenko dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin

Premier concert de Pâques du maestro russe Kirill Petrenko en tant que chef d’orchestre de l’Orchestre philharmonique de Berlin.
Programme placé sous le signe de la Russie :
ouverture fantaisie de Romeo et Juliette de Peter Tchaïkovski
Symphonie n°2 en mi mineur de Sergei Rachmaninov
Depuis la salle de la Philharmonie de Berlin.

COMPTE-RENDU, livre événement. Gilles CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel)

JS BACH Cantagrel critique classiquenews Sur-les-traces-de-J-S-Bach BUCHET CHASTEL CLIC de classiquenewsCOMPTE-RENDU, livre événement. Gilles CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel). Remarquable à maints titres ce nouvel essai thématisé aborde la vie, la personnalité, l’œuvre bien sûr du génie baroque germanique à travers plusieurs thématiques souvent originales ; toutes se sont présentées à l’auteur au cours de ses rencontres ; elles dévoilent souvent des pans peu connus ou souvent passés rapidement ou superficiellement dans les mains de biographes ou de spécialistes trop rapides voire schématiques. Le mythe BACH a voilé plusieurs aspects d’une vie bien remplie ; « contrevérités », « incompréhensions » sont ainsi corrigées, nuancées ; elles ne concernent pas seulement Bach lui-même, mais aussi ses proches, tels sa veuve Anna Magdalena à laquelle rien ne fut épargné après la mort de son mari en 1750…

 

 

JS BACH DÉVOILÉ, RÉESTIMÉ
Sa vie, son œuvre, sa fortune critique, ses proches, son héritage…

 

 

L’érudition libre et précise aborde le mythe JS BACH comme d’un regard neuf qui rend plus attachant encore le monument musical ainsi reconsidéré voire réévalué. 16 chapitres très fluides et accessibles (en lecture), très complets (par l’argumentation des idées, comme la richesse des anecdotes) reconsidèrent les étapes de la vie de Jean Sébastien BACH et aussi les thématiques fondamentales qu’exprime son œuvre : depuis la Thuringe et la Wartburg ; les villes où il séjourna (de Ohrdruf, Lüneburg, Arnstadt à Lübeck, Weimar, Coethen ou Erfurt… bien sûr Leipzig (à laquelle tout un chapitre est dédié : «  le petit Paris ») ; sa cécité (Bach comme Haendel à la fin de sa vie éprouva des difficultés immenses sur le plan physique qui le rendent plus proche encore de nous) ; la foi, entre pédagogie et prédication ; l’héritage et la fortune critique de son œuvre ; les pionniers de sa « redécouverte », en particulier à Leipzig, et en France (de 1800 à 1950).

CLIC D'OR macaron 200Les chapitres les plus intéressants, aux côtés des approches de l’œuvre, demeure les « affaires » que Bach mena pour sauver son intérêt voire son honneur (« Dans son bon droit » : affaires, querelles, conflits…), comme le « grand silence » (lassitude et maturation), évocation des atermoiements du compositeur, ou pourquoi Bach connut-il des périodes de silence puis de retours à la création ? Passionnant. L’auteur n’omet pas non plus, propre au baroque et son esthétique des passions, l’opéra chez Bach : là encore le regard est érudit, pertinent, précis… et comme l’aurait dit Bach lui-même, penseur et croyant avant tous, … lumineux. Livre événement. Un nouvel incontournable dans la bibliothèque de CLASSIQUENEWS.COM. Evidemment le titre édité par Buchet Chastel décroche naturellement le CLIC de classiquenews de février 2021.

 

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COMPTE-RENDU, LIVRE ̩v̩nement. GILLES CANTAGREL : Sur les traces de JS BACH (Buchet Chastel). Parution : f̩vrier 2021 РISBN 978-2-283-03425-5 Рen lire plus sur le site de Buchet Chastel

CD événement, annonce. JS BACH : Weihnachts / Noël Oratorium (Jordi Savall, 2 cd live recording, déc 2019)

JS-BACH-weihnachts-oratorium-oratorio-de-noel-cd-savall-nations-catalunya-alia-vox-cd-critique-ALIA-VOX-critique-cd-classiquenews-AVSA9940COVEROratoriPREPCD événement, annonce. JS BACH : Weihnachts / Noël Oratorium (Jordi Savall, 2 cd live recording, déc 2019). Fin mai 1723, Jean Sébastien Bach devenu kantor des quatre églises du centre historique de Leipzig, conçoit une série de cantates pour les célébrations de Noël et du nouvel An ; en résultent les 6 cantates, écrites courant 1733, qui forment aujourd’hui l’oratorio de Noël, en particulier dans  deux écrins principaux : les églises Thomaskirche et Nikolaikirche. Ainsi sont fêtés 7 jours : le 25 jour de Noël, le 26 Saint Etienne, lendemain de Noël, le 27 jour de la Saint Jean l’Évangéliste, le dimanche avant la Saint-Sylvestre, le 1er janvier, le dimanche avant l’Épiphanie, et enfin le 6, jour de l’Épiphanie. En 1734, le hasard fit que le 26 fut un dimanche et Bach n’eut qu’à écrire 6 cantates au lieu de 7, pour couvrir tous les services de ces festivités. Jordi Savall montre comment Bach réutilise le matériel purement orchestral composé précédemment pour le Collegium Musicum (académie profane de musique dont il devient le directeur 1729). Soucieux d’expressivité et d’articulation, de souffle fervent aussi, le geste du chef restitue la profonde unité qui structure un ensemble pourtant composé et conçu de façon séparée. La cohérence dérive aussi des livrets écrits par le poète Picander, pseudonyme de Christian Friedrich Henrici (1700-1764), alors employé au service postal de Leipzig : Bach l’a aussi sollicité pour des oeuvres capitales tels la Passion selon Saint Matthieu, Saint Marc, l’oratorio de l’Ascension, la Cantate du Café…

En décembre 2019, Jordi Savall dirige sa fidèle troupe de La Capella Reial de Catalunya, du Concert des Nations (Manfredo Kraemer, concertino) et un plateau de solistes, au Palau de la Musica à Barcelone, les 17 et 18 déc 2019. Le chef catalan réussit à exprimer non plus le doute de la croyance mais l’espérance et la joie que suscite désormais une épopée musicale du temps de Noël… Prochaine critique complète dans le mag cd dvd livres de classiquenews.


 

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Précédent CD critiqué de JORDI SAVALL sur CLASSIQUENEWS.COM :

CD événement, CLIC de CLASSIQUENEWS : Alcyone de Marin MARAIS : Lire notre critique complète ici : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-marais-alcione-jordi-savall-3cd-alia-vox-2017/
Intégré dans notre sélection de Noël 2020

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site d’ALIA VOX : https://www.alia-vox.com/fr/catalogue/pre-order-j-s-bach-weihnachts-oratorium/

CD critique. JS BACH : Johannes-Passion BWV 245 – Collegium vocale Gent / Philippe Herreweghe (mars 2018, Anvers / 2 cd Phi)

JOHANNES PASSION philippe herrewegheCD critique. JS BACH : Johannes-Passion BWV 245 – Collegium vocale Gent / Philippe Herreweghe (mars 2018, Anvers / 2 cd Phi)  -  D’une façon générale, s’il s’agit évidemment de la Passion la plus puissante et originale de Bach, soucieux de trouver un équilibre ténu entre force spirituelle et expressivité dramatique, le choix de certains solistes fragilise la présente lecture. CD1 / Prima parte. Dans la plage 13 / l’air panique de Pierre, « le serviteur » qui a renié Jésus,  (« Ach mein Sinn » / ah mon âme…), le ténor Robin Tritschler chante un rien droit et court, manquant de ce legato qui doit aussi porter le texte. L’air marque un point fort dans le dramatisme de la Passion : les remords du coupable étreignant cette âme faible et lâche. Le soliste passe à côté de l’enjeu.

CD 2, Parte seconda. De même l’air pour basse, autre appel en panique vers le Golgotha, lieu du supplice accompagné par le choeur dévoile l’imprécision du soliste qui paraît bien peu impliqué par le sens du texte qu’il chante alors (24).
Même réserve pour la voix engorgée, instable, parfois maniérée du récitant Evangéliste : là aussi la déception est grande.

Mais surgit comme un éclair sidérant (plage 21), l’air d’un désespoire absolu et d’une espérance immédiate dans le même temps : « Zerfließe, mein herze, in fluten der zähren » par la soprano Dorothée Mields : directe, scintillante, diamant lacrymal irrésistible, perle comme on en compte rarement qui est la contrepartie sublimée de l’air axial lui aussi et qui précède « Es ist vollbracht » (pour alto ici le contre ténor alto Damien Guillon, droit, désincarné, un rien en retrait lui aussi : plage 16 « Tout est achevé », air axial qui marque le pivot central du drame)

Tout au long du périple spirituel, le chœur demeure impeccable, précis, métronomique, tendre ou hargneux plein de haine pointée (16b, 16d), mais aussi de sérénité méditative pour chaque choral, entonné avec simplicité et dignité.
Notons surtout la réussite du dernier choeur, vraie jubilation pour la séquence finale {39 : « Ruth wohl, ihr heiliegn Gebeine » / reposez bien, vous membres sacrés…}, superbe élan de tendresse rassérénante et qui compose comme un cercle de réconfort pour l’âme et le corps de celui qui s’est sacrifié : tout est pardonné « Ouvre le ciel pour moi et referme l’enfer ». Sobriété, intimité, épure : le geste et la conception sont à mille lieux des versions plus dramatiques, ici allégée et déjà céleste. La justesse du Collegium Vocale Gent qui semble transcendé lui-même par le sens résurrectionnel du texte ultime, est saisissante. Et le grand livre de la Résurrection (surtout de l’indéfectible espérance) se referme et rassure ainsi, dans la quiétude et la lumière ; dans l’intimisme presque désincarné de la part des chanteurs de l’impeccable chœur gantois, à la fois nuancé et précis. Tout relève de la paix et du renoncement enfin exaucés. Avec Dorothée Mields, la réalisation relève de l’excellence. C’est donc malgré nos réserves (concernant certains solistes) un CLIC de CLASSIQUENEWS du printemps 2020.

 

 

 

 

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CLIC_macaron_2014CD critique. JS BACH : Johannes-Passion BWV 245 – Collegium vocale Gent / Philippe Herreweghe (mars 2018, Anvers / 2 cd Phi)  -  https://outhere-music.com/fr/albums/johannes-passion-bwv-245-lph031

 

 

 

 

 

Approfondir : notre vision de la partition de la Johannes Passion de JS BACH

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Moins longue d’une bonne heure la Saint-Jean comparée à la Saint-Matthieu (1736), plus connue et jouée (et découverte dès 1849 par Mendelssohn), saisit par sa coupe fulgurante. Mais Bach n’a rien épargné au chercheur qui doit reconnaître que ce premier massif sacré destiné à Leipzig, n’a jamais été fixé dans sa forme ; dès après sa première « représentation », le 7 avril 1724 à Saint-Thomas (pour le service des Vêpres du Vendredi Saint), JS Bach ne cesse de réviser, modifier, couper, ajouter … pour chaque nouvelle réalisation.
Qu’est devenue par exemple la « Sinfonia » pour orchestre qui remplaçait en 1732, la scène du tremblement de terre juste après l’expiration de Jésus sur la Croix… ?
Plus resserrée, plus dense et dramatique, la Saint-Jean avait déjà frappé l’esprit de Schumann ; même la 4è version documentée en 1749 n’a pas laissé de partition complète. Sans la signature ou la main autographe de JS Bach sur le matériel, rien ne prouve qu’il s’agisse de la forme définitive de sa Passion.
Jusqu’à la dernière exécution (1749 donc voire 1750, l’année de sa mort), la Saint-Jean pose probème au personnel municipal de Leipzig, peu enclin à goûter les outrances du Cantor de Saint-Thomas, qu’ils ne cessent de tancer voire d’humilier afin que le compositeur leur soumette avant toute réalisation, texte et style de chaque nouvelle partition.
La durée de la Saint-Jean indique l’esthétique et la « première manière » de Bach, fraîchement arrivé de Köthen pour prendre à l’été 1723, ses fonctions de director Musices de Leipzig, responsable de la musique de Saint-Thomas et Saint-Nicolas. Il s’agit pour lui de respecter le voeu de ses supérieurs : musique courte, non opératique, devant susciter la dévotion. Ici pas de cuivres dont l’éclat pour le temps de la Passion était jugé indécent. Malgré la puissance et l’originalité de sa musique, Bach est considéré comme une auteur maladroit, « pompeux », « confus », « contre-nature » (!!!).

Le livret retenu est celui d’un anonyme qui reprend plusieurs textes de Barthold Heinrich Brockes (« Jésus martyrisé et mourant », 1712), riches en images très fortes. Pour le tableau de Jésus sur la Croix au Golgotha, pour sa résurrection, Bach emprunte aussi au texte de Saint-Matthieu : quand Jésus expire son dernier souffle, l’effet est hautement théâtral, preuve que dès 1724, le compositeur dépasse volontairement l’appel à l’intimisme promu par sa hiérarchie. La clé de voûte de chaque édifice sacré ainsi livré étant la série de chorals connus par l’assemblée des fidèles et qu’ils entonnent ensemble pour chacun.

Ce qui est certain c’est que pour la dernière exécution de la Saint-Jean, de son vivant, 1749 voire 1750, Bach emploie un continuo étoffé (2 clavecins, un orgue,un contrebasson / « bassono grosso ») insistant sur le sparties graves et résonantes. Qui plus est les parties chantées de Pierre et Pilate, auparavant entonnées par le choeur, sont défendues par des parties isolées comme si les personnages du drame était incarnés par des solistes individualisés, séparés du chœur ; Bach souhaitant ainsi souligner l’esprit dramatique voire théâtral de sa passion.

Concerto pour piano de CLARA SCHUMANN

clara-schumann-piano-robert-schumann-concerto-pour-pianoARTE, dim 8 mars 2020, 18h55. CLARA SCHUMANN : Concerto pour piano, opus 7. En 2019, à Leipzig, sous la direction d’Andris Nelsons, l’Orchestre du Gewandhaus interprète le “Concerto pour piano” de Clara Schumann (1819-1896), née alors il y a deux siècles. L’épouse de Robert Schumann, compositrice comme lui, et surtout immense virtuose pour le piano, méritait bien cet hommage pour son bicentenaire.
Créatrice précoce âgée de seulement 14 ans, le Concerto pour piano en la mineur indique un tempérament étoilée, lumineux, d’une passion tendre et somptueuse même, d’une étonnante vibration et sensibilité si l’on pense à l’âge de la jeune compositrice.

Le piano amoureux de Clara

Clara le joue à Leipzig à 16 ans, en 1835, sous la direction de Felix Mendelssohn qui dirigeait alors l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Réservée, secrète, la jeune femme exprime une émotivité pianistique qui respire et sait élargir le champs musical. Son Concerto pour piano respire ample, réserve des plages d’éloquente langueur enivrée… Trois mouvements enchaînés : Allegro maestoso / Romance : andante non troppo con grazia / allegro non troppo. L’Andante « avec grâce » et déjà certaines séquences du premier Allegro font jaillir cette tendresse ardente (le violoncelle solo dans la Romance… annonçant mais de façon aérienne Brahms qui a tant aimé lui aussi Clara), effusion qui scellera le destin de Clara à celui de Robert, union parfaite et légendaire, unique dans l’Histoire de la musique européenne, et dont le vocable « RARO », personnage de l’imaginaire de Robert, reste l’emblème. Ra de Clara, Ro de Robert, l’équation miraculeuse d’où naîtront sous la plume des deux auteurs, tant de pages remarquables. En écho à l’ivresse pianistique précoce de son épouse tant adorée, Robert écrira lui aussi son Concerto pour piano, chef d’oeuvre tout autant, que créa évidemment Clara en 1846… au Gewandhaus de Leipzig.

 

 

 

ARTE, dim 8 mars 2020, 18h55. CLARA SCHUMANN : Concerto pour piano, opus 7 – LEIPZIG, 2019, concert pour le bicentenaire de CLARA SCHUMANN (1819-1896)

 

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NOTRE AVIS : pas sûr que cette version convainc tout à fait : la pianiste lettone Lauma Skride a un jeu épais et lourd, en rien nuancé ni détaillé et la direction d’Andris Nelsons malgré tout le bien que l’on pense de lui chez Chostakovitch ou Bruckner, peine lui aussi à ciseler une écriture qui regarde davantage vers Mozart, Chopin voire Tchaikovsky que Brahms et Rachmaninov… Pour nous erreur de casting.

Autre œuvre au programme la Symphonie n° 1 du mari de Clara, Robert Schumann.

 

 

 

 

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VOIR un extrait du concert CLARA SCHUMANN sur ARTE
https://www.arte.tv/fr/videos/091195-000-A/clara-schumann-concerto-pour-piano-en-la-mineur/

 

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VOIR sur Youtube : le Concerto pour piano de Clara Schumann / Beethovensaal Liederhalle Stuttgart, 2015 / Orchesterverein Stuttgart, direction : Alexander Adiarte / Diana Brekalo, piano. La séquence est très mal cadrée, mais le son convenable révèle un jeu expressif qui sait nuancer…

https://www.youtube.com/watch?v=X4rhHiPUltE

 

 

 

 

 

Compte-rendu, concert. Bachfest, Thomaskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Messe en si mineur, BWV 232, Opera Fuoco, David STERN

Compte-rendu, concert. Bachfest, Thomaskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Messe en si mineur, BWV 232 / Opera Fuoco / David STERN.. En cette fin d’après-midi, l’excitation monte dans l’attente du concert de clôture de la Bachfest, dédié à la Messe en si mineur (1749) de Bach : tous les pas semblent converger vers l’Eglise Saint-Thomas, la plus prestigieuse de la ville de Leipzig, remplie à craquer pour l’occasion. C’est là qu’officia le maitre de 1724 jusqu’à sa mort, lui donnant ses lettres de noblesses, avant d’y être enterré au niveau du choeur. Même si l’acoustique est quelque peu étouffée à cet endroit, donnant une impression d’éloignement par rapport aux interprètes réunis sur la tribune de l’orgue à l’opposé, entendre la Messe en si mineur aux cotés du maitre ne peut manquer d’impressionner.

 

 

 

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Les premières notes de l’ouvrage raisonnent avec un sens évident de l’économie et de la modestie, en un legato enveloppant : l’impression de douceur ainsi obtenue invite au recueillement, comme une caresse bienveillante. On est bien éloigné des lectures nerveuses et virtuoses qui donnent un visage plus spectaculaire à cette messe. Ce geste serein a pour avantage de mettre en valeur la jeunesse triomphante du splendide choeur d’enfants Tölzer, venu tout droit de Munich. Alors que l’ouvrage ne fait pas parti de leur répertoire, les jeunes interprètes font preuve d’une vaillance et d’une précision sans faille, de surcroit jamais pris en défaut dans la nécessaire justesse. C’est la sans doute le bénéfice d’une tournée mondiale qui les a mené en Chine et en France, au service de la promotion de cet ouvrage, avec David Stern.

Si la direction du chef américain a les avantages détaillés plus haut, on pourra toutefois regretter que le niveau technique global de son ensemble affiche plusieurs imperfections tout du long du concert, notamment au niveau des vents et trompettes, juste corrects. La qualité des solistes réunis se montrent aussi inégale, avec de jeunes chanteurs très prometteurs, Theodora Raftis et Andrés Agudelo, tous deux parfaits d’aisance technique. Andreas Scholl a pour lui des phrasés toujours aussi distingués, mais désormais entachés d’un timbre très dur dans l’aigu, tandis que Laurent Naouri a du mal à faire valoir ses habituelles qualités interprétatives dans ce répertoire, décevant les attentes par une émission engorgée et terne.

 

 

 

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Compte-rendu, concert. Bachfest, Thomaskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Messe en si mineur, BWV 232. Theodora Raftis (soprano), Adèle Charvet (mezzo soprano), Andreas Scholl (alto), Andrés Agudelo (ténor), Laurent Naouri (basse), Tölzer Knabenchor, Opera Fuoco, David Stern (direction). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

 

 
 

 

 

Compte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / J-S Bach / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Quatuor ELIOT

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianCompte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / Jean-Sébastien Bach : extraits d’oeuvres / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Preuve s’il en est besoin de la variété des événements proposés lors de la Bachfest, le présent concert permet de découvrir l’un des jeunes quatuors allemands parmi les plus prometteurs du moment. Formé en 2014 à Francfort, où il est toujours en résidence, le quatuor rassemble des solistes venus d’horizons divers : deux Russes, un Canadien et un Allemand. Entre eux, l’entente et l’écoute mutuelle semblent évidents dès les premières mesures du Quatuor à cordes n° 5, opus 76 (1797) de Haydn, entonnées dans l’acoustique sonore de l’ancienne bourse aux échanges (reconstruite à l’identique après-guerre). L’énergie du premier violon irradie en un geste démonstratif dans les passages verticaux, rapidement suivi par ses collègues qui ne lui cèdent en rien dans le tranchant. On est loin de la sérénité fantasmée de “Papa Haydn”, ici revigoré par une fougue toujours excitante. Les parties apaisées exclut tout dramatisme et vibrato, au service d’une lecture qui privilégie la perfection technique et la musique pure.

Les différents extraits d’oeuvres de Bach permettent ensuite à chacun de se distinguer individuellement, notamment dans l’Andante de la sonate BWV 1003 (habituel bis des plus grands violonistes) ou dans le célébrissime prélude de la Suite pour violoncelle BWV 1007. Le concert atteint cependant son point d’orgue avec l’une des plus belles interprétations du Quatuor à cordes n° 8 (1960) de Chostakovitch qu’il nous ait été donné d’entendre. Les jeunes solistes surprennent dès l’introduction par une lecture détaillée et analytique qui allège son côté sombre : la pudeur ainsi à l’oeuvre laisse sourdre une émotion à fleur de peau, ce que confirme le violent contraste du premier tutti, à la hargne rageuse. Le thème dansant qui suit est murmuré dans les piani, avant une nouvelle rupture façon “feu sous la glace”. Seule la toute fin du morceau perd quelque peu en intensité, mais n’enlève rien à la très favorable impression d’ensemble. Cette lecture sans concession donne en effet un écrin passionnant à cet ouvrage d’essence symphonique. En bis, les interprètes nous régalent du Da Pacem Domine d’Arvo Part, pour le plus grand bonheur de l’assistance, visiblement ravie.

Compte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / Jean-Sébastien Bach : extraits d’oeuvres diverses / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Eliot Quartett : Maryana Osipova (violon), Alexander Sachs (violon), Dmitry Hahalin (alto), Michael Preuß (violoncelle). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

Compte-rendu, concert. Bachfest, Nikolaikirche, Leipzig, le 22 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (III) Akademie für Alte Musik Berlin/ R Alessandrini.

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianCompte-rendu, concert. Bachfest, Nikolaikirche, Leipzig, le 22 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (III). A l’instar de sa voisine Dresde, Leipzig ne cesse de retrouver sa splendeur d’antan, d’année en année, effaçant les erreurs architecturales de l’après-guerre par d’opportuns rehabillages ou reconstructions dans un style ancien. Pratiquement dédié aux piétons, le centre-ville est d’ores et déjà envahi par les touristes en cette saison estivale, tous séduits par les nombreuses terrasses à chaque coin de rue. Outre l’attrait évident que représentent les gloires musicales locales (Bach et Mendelssohn bien sûr, mais aussi… Wagner, natif de la Cité), il faudra se perdre dans les nombreux et splendides passages couverts dont l’état de conservation ne manquera pas d’impressionner les amateurs.

Pendant dix jours, la Bachfest donne à entendre des accents venus des quatre coins du monde – les Français représentant les deuxièmes visiteurs européens en nombre (hors Allemagne) après les Néerlandais. On ne s’en étonnera pas, tant la manifestation fait figure d’événement avec pas moins de 150 manifestations organisées pendant cette courte période, permettant de faire vivre un répertoire centré sur la famille Bach et ses contemporains, sans oublier Mendelssohn, et ce à travers toute la ville et les environs. On pourra aussi opportunément coupler sa visite avec le festival Haendel, qui se tient dans la ville voisine de Halle la semaine précédent la Bachfest.

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Parmi les joyaux de la cité, l’Eglise Saint-Nicolas et ses surprenantes colonnes végétales aux tons pastels “girly”, alternant vert et vieux rose, tient une place prépondérante (elle a notamment accueilli la création de la Passion selon Saint-Jean de Bach), et ce d’autant plus que son excellente acoustique en fait un lieu prisé pour les concerts. C’est ici que se déroule l’un des plus attendus de cette édition 2019, sous la direction de Rinaldo Alessandrini. Son geste énergique met d’emblée en valeur les qualités individuelles superlatives de l’Akademie für Alte Musik Berlin, très engagée pour rendre leur éclat à ces cantates d’apparat, toutes composées pour Weimar. On soulignera notamment le trompette solo impressionnant de sureté et de justesse ou le violoncelle solo gorgé de couleurs, tandis que les chanteurs atteignent aussi un très haut niveau.

Si Katharina Konradi impressionne par son aisance technique au service d’un timbre superbe, on est plus encore séduit par la noblesse des phrasés d’Ingeborg Danz, tout simplement bouleversante d’évidence dans son premier air. Les quelques limites rencontrées dans les accélérations restent cependant parfaitement maitrisées par cette chanteuse qui sait la limite de ses moyens. A ses cotés, Patrick Grahl donne tout l’éclat de sa jeunesse à son incarnation, portée par une diction impeccable et une voix claire. Enfin, Roderick Williams passionne tout du long par l’intensité de ses phrasés et l’attention accordée au texte, même s’il se laisse parfois couvrir par l’orchestre. Que dire, aussi, du parfait choeur de chambre de la RIAS, aux interventions aussi millimétrées qu’irradiantes de ferveur ? Sans doute pas le moindre des atouts de ce concert en tout point splendide.

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Compte-rendu, concert. Bachfest, Nikolaikirche, Leipzig, le 22 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (III). Cantates «Herz und Mund und Tat und Leben», BWV 147a, «Nun komm, der Heiden Heiland», BWV 61, «Wachet! betet! betet! wachet!», BWV 70a, «Christen, ätzet diesen Tag», BWV 63. Martin Henker (récitant), Katharina Konradi (soprano), Ingeborg Danz (alto), Patrick Grahl (ténor), Roderick Williams (basse), RIAS Kammerchor, Akademie für Alte Musik Berlin, Rinaldo Alessandrini (direction). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

 

Compte-rendu, opéra. Leipzig. Opéra de Leipzig, le 6 mai 2016. R. Wagner : Die Walküre. Rosamund Gilmore, mise en scène. Ulf Schirmer, direction musicale.

Cette production de Die Walküre à l’Opéra de Leipzig, étrennée in loco en décembre 2012, s’avère une vraie réussite, à la fois vocale et scénique. Loin du Regietheater qui règne en Allemagne, la mise en scène de Rosamund Gilmore adopte en effet une position plutôt prudente et classique, respectueuse de l’Å“uvre, où rien ne vient perturber en tout cas l’audition de la musique, si ce n’est peut-être l’omniprésence de personnages zoomorphes (à tête de bélier, munis d’ailes de corbeaux, etc.) qui accompagnent ou épient les différents personnages. On les découvre sur le toit du bunker qui sert de demeure à Hunding et sa femme, où ils exécutent une sorte de danse rituelle pendant l’ouverture. Mais nous garderons surtout en mémoire le magnifique décor du dernier acte (conçu par Carl Friedrich Oberle), une immense arcade très « mussolinienne » dans laquelle prennent place – pendant la scène des adieux – les huit Walkyies ainsi que huit héros tout de blanc vêtus (photo ci contre).

 

 

 

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Dans le rôle de Sieglinde, la soprano allemande Christiane Libor fait preuve d’une belle santé vocale, en assumant avec plénitude l’un des plus magnifiques personnages de la mythologie wagnérienne, et en exprimant une réelle émotion à travers un jeu sensible et naturel. Elle forme avec Andreas Schager le couple des Walsung d’autant plus convaincant que le ténor autrichien impose le plus bel instrument et le chant le plus nuancé de la soirée, avec des aigus d’une incroyable franchise (chacun des deux « Walse » sont tenus plus de 10 secondes !). D’emblée, il se place parmi les meilleurs Siegmund du moment.

La soprano suédoise Eva Johannson est également une Walkyrie sur laquelle on peut compter. Confrontée aux épreuves, cette Brünnhilde sait trouver profondeur et conviction dans l’incarnation, figure centrale autour de laquelle le drame se joue. La précision de ses attaques et sa pugnacité dans l’aigu ne font cependant pas toujours oublier la monotonie engendrée par l’ingratitude du timbre, ainsi que quelques stridences dans les fameux « Hoïtohos ». Elle n’en phrase pas moins avec beaucoup de sensibilité l’« Annonce de la mort », puis le dernier face à face avec Wotan.  Ce dernier est incarné par le baryton allemand Markus Marquadt qui offre un phrasé et un legato particulièrement raffinés, un registre grave superbe, mais les nuances de l’aigu, il faut le reconnaître, lui causent parfois difficulté. Dans le rôle de Hunding, la basse finlandaise Runi Brattaberg campe un personnage tout d’une pièce et fort menaçant, avec une voix dont on goûte la noirceur du timbre et la perfection de la ligne de chant. De son côté, la Fricka vindicative de Kathrin Göring ne démérite pas tandis que les huit Walkyries forment un ensemble assez homogène.

 

 

 

En véritable expert de cette partition, Ulf Schirmer – directeur général et musical de l’Opéra de Leipzig – dirige avec précision et une pertinence sans faille le fameux GewandhausOrchester, en se montrant constamment soucieux de dynamique et de coloris. Nous n’avons assisté qu’à la première journée de ce Ring leipzigois, mais précisons au lecteur qu’il sera possible d’assister au Cycle entier du 28 juin au 2 juillet prochain.

Compte-rendu, opéra. Leipzig. Opéra de Leipzig, le 6 mai 2016. R. Wagner : Die Walküre. Avec Christiane Libor (Sieglinde), Andreas Schager (Siegmund), Runi Brattaberg (Hunding), Markus Marquardt (Wotan), Eva Johannson (Brünnhilde), Kathrin Göring (Fricka). Rosamund Gilmore, mise en scène et chorégraphies. Carl Friedrich Oberle, décors. Nicola Reichert, lumières. Ulf Schirmer, direction musicale.

 

 

Peinture. Le nouveau portrait de Jean-Sébastien Bach à Leipzig

bach_jean_sebastien_portrait-eisenach-haussmann-1730Peinture. Le nouveau portrait de Jean-Sébastien Bach à Leipzig. Perruque grise à rouleaux et mise impeccable, voici le nouveau portrait authentifié de sa majesté Johann Sebastian Bach, Jean-Sébastien Bach (1685-1750), récemment acquis (2013) par la Bachhaus d’Eisenach auprès d’un collectionneur privé. Le portrait au pastel était connu depuis longtemps car il trônait parmi les portraits conservés à Hambourg par le fils génial de Jean-Sébastien, Carl Philipp Emmanuel. JS Bach y figure à l’âge de 45 ans soit vers 1730, grâce au talent du portraitiste Elias Haussmann. Bach est alors directeur de la musique (Director musices) de Leipzig depuis 7 ans (nommé en 1723), directeur du Collegium Musicum (1729-1737 puis 1739-1744), participant de fait aux réunions actives du Café Zimmermann. Il est aussi nommé en 1736, compositeur de la Chapelle royale de Saxe. Le portrait consacre donc la période la plus active du compositeur, responsable de l’activité musicale des deux églises majeures de Leipzig : Saint-Nicolas et Saint-Thomas. C’est l’époque aussi où le père ne manque aucun des opéras importants à Dresde où son autre fils, Wilhelm Friedemann est organiste.Le portrait sera visible désormais dans les collections permanentes du musée Bach d’Eisenach, la ville natale du compositeur baroque à partir du 1er mai 2014.