Falstaff de Verdi, d’aprĂšs Shakespeare

VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402FRANCE MUSIQUE, sam 12 oct 2019, 20h. VERDI : Falstaff. France Musique diffuse la production londonienne du dernier Verdi, celui gĂ©nial et visionnaire qui sur les traces de Shakespeare, renouvelle le genre comique et tragique Ă  la fois, trouvant dans le personnage de Falstaff, comme un double en miroir de lui-mĂȘme : un ĂȘtre ambivalent, vieux bouffon antisocial mais gĂ©nĂ©reux et mĂȘme enfantin, sainte et miraculeuse rĂ©gression

Capitaine d’industrie sur le tard, Falstaff est une Ă©pave et un corsaire ; un joueur invĂ©tĂ©rĂ©, un fieffĂ© menteur, sacrĂ© manipulateur affublĂ© de ses deux compĂšres, toujours prĂȘts Ă  le tromper, Bardolfo et Pistola, qui pourtant devant femme aguichante a gardĂ© son Ăąme de sĂ©ducteur, parfois crĂ©dule, toujours infantile. Se faire berner malgrĂ© lui, voilĂ  la trame de l’action. Mais au final, comme beaucoup de parodie humaine et de satire sociale, le chevalier fantasque bouffon et magnifique nous tend le miroir : une leçon de vĂ©ritĂ© Ă  l’adresse de tous. Qui peut dire qu’il n’a jamais Ă©tĂ© la proie de la vindicte, du mensonge, de la mauvaise foi ?
Cette victime placardĂ©e et vilipendĂ©e pourrait tĂŽt ou tard ĂȘtre chacun de nous. Falstaff dĂ©voile l’inhumanitĂ© et nous invite Ă  cultiver l’humanitĂ©.

Les bons bourgeois de Windsor, Ă©poux jaloux et pervers des fameuses commĂšres en prennent aussi pour leur grade. Electron honnis, Falstaff, inclassable dans la grille sociale, dĂ©fait tout un systĂšme oĂč rĂšgne la perfidie, l’hypocrisie, la stupiditĂ©, la duplicitĂ© et l’intĂ©rĂȘt (l’époux d’’Alice Ford aimerait bien voir sa fille Nannetta Ă©pouser le docteur CaĂŻus, mĂȘme si ce dernier pourrait ĂȘtre son arriĂšre grand pĂšre !
).

ComĂ©die dans la comĂ©die, la pseudo fĂ©erie du chĂȘne noir (dans le parc royal de Windsor), mascarade shakespearienne (acte III) oĂč la sociĂ©tĂ© semble recouvrer une Ăąme d’enfance
 fĂ©es, lutins, reine angĂ©lique Ă  l’appui-, instaure un climat fantastique et tendre.

Dans la fosse, hĂ©ritier des facĂ©ties mordantes et piquantes signĂ©es avant lui par Rossini et Donizetti, Verdi offre Ă  l’orchestre une partition constellĂ©e de joyaux comiques Ă  sens multiples.  Un feu crĂ©pitant qui danse et dĂ©nonce ; virevolte et scintille au diapason de cette comĂ©die qui est une farce aussi tendre qu’amĂšre. Un seul remĂšde Ă  cela : l’esprit du rire, la dĂ©rision et l’autocritique.
C’est un compositeur octogĂ©naire qui enfante ce Falstaff Ă  la fois lĂ©onin et enfantin, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en 1893. Jamais Verdi ne fut plus efficace dramatiquement ni mieux inspirĂ© musicalement. Un chef d’oeuvre de finesse, de vĂ©ritĂ©, de satire enivrĂ©e.

 

 

 

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Concert donné le 19 juillet 2018  au Royal Opera House de Londres

Giuseppe Verdi : Falstaff
Opera buffa en trois actes tirĂ© des Joyeuses CommĂšres de Windsor et Henry IV (parties I et II) de Shakespeare, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan le 9 fĂ©vrier 1893  -  Arrigo Boito, librettiste d’aprĂšs William Shakespeare

Bryn Terfel,baryton : Sir John Falstaff
Ana Maria Martinez, soprano : Alice Ford, Ă©pouse de Ford
Simon Keenlyside, baryton : Ford, un homme riche
Anna Prohaska, soprano : Nanetta, la fille des Ford
FrĂ©dĂ©ric Antoun, tĂ©nor : Fenton, l’un des prĂ©tendants de Nannetta
Marie-Nicole Lemieux, contralto : Mrs Quickly
Marie MacLaughlin, mezzo-soprano : Meg Page
Peter Hoare, ténor : Dr Caius
Michael Colvin, ténor : Bardolfo, serviteur de Falstaff
Craig Colclough, basse : Pistola, serviteur de Falstaff

Chorus of the Royal Opera House
Orchestra of the Royal Opera House
Nicola Luisotti, direction

DVD, compte rendu critique. Verdi : Falstaff (Levine, Carsen, 2013)

Falstaff verdi decca dvd critique review classiquenews carsen levine decembre 2013 metropolitan opera dvdDVD, compte rendu critique. Verdi : Falstaff (Levine, Carsen, 2013). New York, Metropolitan Opera, dĂ©cembre 2013. Tous les cinĂ©mas du monde (ou presque) relaient en direct la vision que le canadien Robert Carsen dĂ©veloppe du Shakespearien Fastaff de Verdi. Ultime geste lyrique du compositeur oĂč le rire s’Ă©rige en arme contre la folie humaine et l’hypocrisie sociale (une tare que Verdi a bien Ă©prouvĂ© sa vie durant). Dans un style britannique trĂšs finement restituĂ©, celui de l’aprĂšs guerre, le chevalier ridicule a des airs de baron rustique. MalgrĂ© la subtilitĂ© prometteuse des dĂ©cors et des enchantements poĂ©tiques de la nuit d’illusions (III), – quand tous les villageois trompent le dindon magnifique, osons reconnaĂźtre que le parti pris souvent bouffon farceur du baryton abonnĂ© au rĂŽle titre, Ambrogio Maestri, Ă©chappe d’une certaine façon Ă  la fragilitĂ© du personnage dont il fait surtout une brute parfois Ă©paisse, sans guĂšre de profondeur ou de trouble Ă©motionnel. Pourtant Falstaff n’est pas qu’une comĂ©die satirique : c’est aussi une fable grave et sombre oĂč affleurent des sentiments plus complexes. Certes la facilitĂ© de l’acteur est indiscutable, mais les moyens s’Ă©tant usĂ©s, le jeu de l’acteur tend Ă  compenser le manque de musicalitĂ© par un surjeu dramatique … inutile et vain. MĂȘme format surdimensionnĂ© pour l’Alice Ford d’Angela Meade (chant trop large). Plus convaincant car moins surexpressifs le quatuor des rĂŽles secondaires : Jennifer Johnson Cano (Meg), Lisette Oropresa (Nannetta), l’excellente et mordante Mrs Quickly de Stephanie Blythe, vraie nature thĂ©Ăątrale qui aurait volĂ© Ă  la Queen Elizabeth, l’un de ses tailleurs colorĂ© flashy-, ou le Fenton d’un autre abonnĂ© pour ce rĂŽle, l’efficace Paolo Fanale. Mais la tension et l’Ă©clat de la farce se diffusent depuis la fosse oĂč faisant un grand retour, d’autant plus apprĂ©ciĂ© et lĂ©gitimement applaudi, James Levine, remis d’une longe absence pour maladie, dirige de sa chaise roulante. Le feu, la vie, le rire de Falstaff s’accordent et se libĂšrent enfin grĂące Ă  l’activitĂ© d’un orchestre amoureux, pĂ©tillant. Attachante production new yorkaise qui Ă  dĂ©faut de vraies voix irrĂ©sistibles, sait exprimer la vitalitĂ© de la partition du dernier Verdi.

DVD, compte rendu critique. Verdi : Falstaff (Levine, Carsen, 2013).

Falstaff: Ambrogio Maestri
Alice Ford : Angela Meade
Ford : Franco Vassallo
Nannetta : Lisette Oropesa
Fenton : Paolo Fanale
Mrs Quickly : Stephanie Blythe
Meg Page : Jennifer Johnson Cano
Bardolfo : Keith Jameson
Pistola : Christian Van Horn
Dr Caio : Carlo Bosi

Orchestre et chƓur du Metropolitan Opera
James Levine, direction musicale
Mise en scĂšne : Robert Carsen

Enregistré au Metropolitan Opera, en décembre 2013
2 DVD DECCA, 2h21mn

Falstaff à Saint-Céré

verdi_582_face_portrait_boldiniSaint-CĂ©rĂ©. Falstaff de Verdi : 1er-14 aoĂ»t 2015. Au ChĂąteau de Castelnau Bretenoux,  Olivier Desbordes reprend une ancienne production conçue en 2006.  De l’unique opĂ©ra de Verdi, une comĂ©die dĂ©lirante oĂč l’auteur dĂ©nonce Ă  la façon de Rameau dans PlatĂ©e, que le monde est une farce, grinçante certes mais universelle, Olivier Desbordes souligne la pirouette finale d’un gĂ©nie de l’opĂ©ra italien romantique ; il dĂ©masque chez Verdi, le geste fantastique et sublime du saltimbanque, son rire salvateur, sa bouffonnerie remarquable conçue dans un “Ă©lan baudelairien”. De cette Ă©nergie qui fait exploser le cadre bourgeois du thĂ©Ăątre, naĂźt une piĂšce ivre, sauvage, oĂč le Chevalier Falsaff en sa taverne minable/palatiale est le dindon de la farce, un ridicule magnifique qui ici rĂ©unit tous les personnages de Verdi, “dĂ©guisĂ©s dans un carnaval burlesque, une sorte de chahut d’enfant retrouvant de vieux costumes, un grotesque, un irrespect, une folie, une libertĂ© de ton…”. C’est un “bric  brac de souvenirs, un jour de carnaval”.

Pourtant derriĂšre la comĂ©die collective oĂč les Joyeuses commĂšres de Windsor se joue de la naĂŻvetĂ© dĂ©risoire du Chevalier vaniteux, Verdi place plusieurs scĂšne d’une vĂ©ritĂ© irrĂ©sistible dont le duo d’amour de Nanetta et Fenton. Comme il immerge Ă  la façon de Shakespeare, toute l’action du village dans une fĂ©erie nocturne oĂč le jardin enchantĂ© se fait scĂšne d’illusion et de dĂ©voilement, poĂ©tique puis ironique : c’est lĂ  que Falstaff apprend Ă  ses dĂ©pens qu’il est le dindon d’une farce gĂ©nĂ©rale particuliĂšrement cruelle. Depuis 2006, Olivier Desbordes aura certainement fait Ă©voluer sa vision du dernier opĂ©ra de Verdi.

Falstaff de Verdi à Saint-Céré
ComĂ©die lyrique en 3 actes. Livret en français d’Arrigo Boito
d’aprĂšs “Les Joyeuses commĂšres de Windsor” de Shakespeare
Mise en scĂšne : Olivier Desbordes
Direction musicale : Dominique Trottein

Falstaff : Christophe Lacassagne
Ford : Marc Labonette
Fenton : Laurent Galabru
Alice Ford : Valérie Maccarthy
Nanette : AnaĂŻs Constans
Mrs Quickly : Sarah Laulan
Meg Page : Eva Gruber
Bardolfo : Jacques Chardon
Docteur CaĂŻus : Eric Vignau
Pistola : Josselin Michalon
Nouvelle crĂ©ation d’aprĂšs la production de 2006

5 représentations
Saint-Céré. Falstaff de Verdi : 1er-14 août 2015
ChĂąteau de Castelnau-Bretenoux

Infos, réservations : 05 65 38 28 08
VOIR le site du festival de Saint-Céré

Compte rendu, opéra. Tours. Grand Théùtre, le 23 mai 2014. Giuseppe Verdi : Falstaff. Lionel LhÎte, Isabelle Cals, Enrico Marrucci, Delphine Haidan, Nona Javakhidze, Norma Nahoun, Sébastien Droy. Jean-Yves Ossonce, direction musicale. Gilles Bouillon, mise en scÚne

FALSTAFF-OpĂ©ra-de-Tours-mai-2014-©-François-Berthon-76961-362x240Pour achever dans la joie et l’allĂ©gresse cette saison 2013-2014, l’OpĂ©ra de Tours propose Ă  son public une reprise de la production du Falstaff verdien imaginĂ©e par Gilles Bouillon, crĂ©Ă©e in loco en 2007.  La scĂ©nographie imaginĂ©e par le metteur en scĂšne se rĂ©vĂšle comme un hommage aux thĂ©Ăątre de trĂ©teaux, utilisant pleinement portes et trappes, permettant toutes sortes d’entrĂ©es et de sorties pour les diffĂ©rents personnages. Une reproduction du tableau Ensor aux masques de James Ensor domine le fond de scĂšne, alors qu’un cheval Ă  bascule trĂŽne fiĂšrement dans un coin et que le plateau est recouvert de gazon, le cadre dans lequel se dĂ©roulent les pĂ©ripĂ©ties du pancione se veut plein de couleurs et de fantaisie. Le plateau rĂ©uni pour cette reprise rend pleinement justice Ă  la vocalitĂ© si particuliĂšre du dernier ouvrage composĂ© par le maĂźtre de Busseto. Dominant l’ensemble de la distribution, Lionel Lhote impressionne, pour son premier Falstaff, par sa maturitĂ© vocale et stylistique, Ă©loignĂ©e de toute surcharge. Il dĂ©ploie ainsi sa belle voix de baryton, richement timbrĂ©e et parfaitement placĂ©e, jamais grossie, aussi convainquant dans des aigus percutant que dans la demi-teinte, servant par cette solide technique une incarnation aussi Ă©lĂ©gante qu’attachante.

Tutto nel mondo Ăš burla

A ses cĂŽtĂ©s, les joyeuses commĂšres trouvent d’excellentes interprĂštes avec le trio formĂ© par l’Alice d’Isabelle Cals, moins spectaculaire que dans le Tour d’écrou mais nĂ©anmoins parfaitement Ă  sa place, la Meg Page de Delphine Haidan, roublarde et bien chantante, et la Quickly dĂ©bonnaire de Nona Javakhidze, rĂ©ussissant des « Reverenza » gĂ©nĂ©reusement poitrinĂ©s et d’un impact rĂ©jouissant. Le Ford d’Enrico Marrucci demeure crĂ©dible de bout en bout, tandis que SĂ©bastien Droy et Norma Nahoun se complĂštent idĂ©alement en Fenton et Nanetta, lui manquant parfois de brillant mais d’un beau raffinement vocal, elle irrĂ©sistible de fraicheur et de charme.

Et on se doit de mentionner le Dr Caius incisif d’Eric Vignau et le Pistola ombrageux d’Antoine Garcin, la palme de l’humour revenant au Bardolfo d’Antoine Normand, hilarant de bout en bout.

Belle prestation des chƓurs maison, toujours impeccablement prĂ©parĂ©s par Emmanuel Trenque. Galvanisant ses musiciens, Jean-Yves Ossonce connaĂźt son Verdi sur le bout des doigts et sait donner naissance Ă  la folie contenue dans la partition sans jamais perdre de vue l’architecture sonore, tenue d’une main de maĂźtre.

Une belle façon de terminer la saison, dans un tourbillon musical jubilatoire.

Tours. Grand ThĂ©Ăątre, 23 mai 2014. Giuseppe Verdi : Falstaff. Livret d’Arrigo Boito d’aprĂšs William Shakespeare. Avec Falstaff : Lionel LhĂŽte ; Mrs Alice Ford : Isabelle Cals ; Ford : Enrico Marrucci ; Mrs Meg Page : Delphine Haidan ; Mrs Quickly : Nona Javakhidze ; Nanetta : Norma Nahoun ; Fenton : SĂ©bastien Droy ; Dr Caius : Eric Vignau ; Bardolfo : Antoine Normand ; Pistola : Antoine Garcin. ChƓurs de l’OpĂ©ra de Tours ; Chef de chƓur : Emmanuel Trenque. Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Tours. Direction musicale : Jean-Yves Ossonce. Mise en scĂšne : Gilles Bouillon ; DĂ©cors : Nathalie Holt ; Costumes : Marc Anselmi ; LumiĂšres : Michel Theuil ; Dramaturgie : Bernard Pico.

Illustration : le Falstaff de Lionel Lhote © F. Berthon – OpĂ©ra de Tours 2014

Nouveau Falstaff de Verdi Ă  Tours (annonce)

Verdi Ă  Paris : JĂ©rusalem, Don Carlos Ă  l'OpĂ©raTours. Verdi : Falstaff. Les 23,25,27 mai 2014. Jean-Yves Ossonce interroge le dernier Verdi, celui gĂ©nial et visionnaire qui sur les traces de Shakespeare, renouvelle le genre comique et tragique Ă  la fois, trouvant dans le personnage de Falstaff, comme un double en miroir de lui-mĂȘme, un ĂȘtre ambivalent, vieux bouffon antisocial mais gĂ©nĂ©reux et enfantin
 Capitaine d’industrie sur le tard, Falstaff est une Ă©pave et un corsaire ; un joueur invĂ©tĂ©rĂ©, un fieffĂ© menteur, sacrĂ© manipulateur affublĂ© de ses deux compĂšres, toujours prĂȘts Ă  le tromper, Bardolfo et Pistola, qui pourtant devant femme aguichante a gardĂ© son Ăąme de sĂ©ducteur, parfois crĂ©dule, infantile. Se faire berner malgrĂ© lui, voilĂ  la trame de l’action. Mais au final, comme beaucoup de parodie humaine et de satire sociale, le chevalier fantasque bouffonet Magnifique nous tend notre miroir : une leçon de vĂ©ritĂ© Ă  l’adresse de tous. Cette victime placardĂ©e et vilipendĂ©e pourrait tĂŽt ou tard chacun de nous. Falstaff dĂ©voile l’inhumanitĂ© et nous invite Ă  cultiver l’humanitĂ©.

Les bons bourgeois de Windsor, Ă©poux jaloux et pervers des fameuses commĂšres en prennent aussi pour leur grade. Electron honnis, Falstaff, inclassable dans la grille sociale, dĂ©fait tout un systĂšme oĂč rĂšgne la perfidie, l’hypocrisie, la stupiditĂ©, la duplicitĂ© et l’intĂ©rĂȘt (l’époux d’’Alice Ford aimerait bien voir sa fille Nannetta Ă©pouser le docteur CaĂŻus, mpeme si ce dernier pourrait ĂȘtre son arriĂšre grand pĂšre !
).

ComĂ©die dans la comĂ©die, la pseudo fĂ©erie du chĂȘne noir (dans le parc royal de Windsor), mascarade shakespearienne oĂč la sociĂ©tĂ© semble recouvrer une Ăąme d’enfance
 fĂ©es, lutins, reine angĂ©lique Ă  l’appui-, instaure un climat fantastique et tendre. Dans la fosse, hĂ©ritier des facĂ©ties mordantes et piquantes signĂ©es avant lui par Rossini, Donizetti, Verdi offre Ă  l’orchestre une partition constellĂ©e de joyeux comiques Ă  sens multiples.  Un feu crĂ©pitant qui danse et dĂ©nonce. C’est un compositeur octogĂ©naire qui enfante ce Falstaff Ă  la fois lĂ©onin et enfantin, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en 1893. Jamais Verdi ne fut plus efficace dramatiquement ni mieux inspirĂ© musicalement. Un chef d’oeuvre de finesse, de vĂ©ritĂ©, de satire enivrĂ©e.

Verdi : Falstaff Ă  l’OpĂ©ra de Tours
vendredi 23 mai 2014, 20h
dimanche 25 mai 2014, 15h
mardi 27 mai 2014, 20h

Conférence gratuite de présentation de Falstaff, samedi 17 mai 2014, 14h30 au Grand Théùtre de Tours, Salle Jean Vilar. Dans la limite des places disponibles.

Falstaff de Verdi, opéra en trois actes
Livret de Arrigo Boito, d’aprĂšs Shakespeare (Les joyeuses commĂšres de Windsor)
Création le 9 février 1893 à Milan. Présenté en italien, surtitré en français

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Gilles Bouillon
DĂ©cors : Nathalie Holt
Costumes : Marc Anselmi
LumiĂšres : Michel Theuil
Dramaturgie : Bernard Pico

Sir John Falstaff : Lionel LhĂŽte
Ford : Enrico Marrucci
Mrs Alice Ford : Isabelle Cals
Nannetta : Norma Nahoun
Fenton : SĂ©bastien Droy
Mrs Quickly : Nona Javakhidze
Mrs Meg Page : Delphine Haidan
Bardolfo : Antoine Normand
Pistola : Antoine Garcin

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Tours
Choeurs de l’OpĂ©ra de Tours et Choeurs SupplĂ©mentaires
Coproduction dĂ©cors, costumes et accessoires OpĂ©ra de Tours/Conseil GĂ©nĂ©ral d’Indre & Loire – RĂ©alisĂ©e dans les ateliers de l’OpĂ©ra de Tours

Toutes les modalitĂ©s de rĂ©servations, les infos pratiques sur le site de l’OpĂ©ra de Tours 

Nouveau Falstaff de Verdi Ă  Tours

Verdi Ă  Paris : JĂ©rusalem, Don Carlos Ă  l'OpĂ©raTours. Verdi : Falstaff. Les 23,25,27 mai 2014. Jean-Yves Ossonce interroge le dernier Verdi, celui gĂ©nial et visionnaire qui sur les traces de Shakespeare, renouvelle le genre comique et tragique Ă  la fois, trouvant dans le personnage de Falstaff, comme un double en miroir de lui-mĂȘme, un ĂȘtre ambivalent, vieux bouffon antisocial mais gĂ©nĂ©reux et enfantin
 Capitaine d’industrie sur le tard, Falstaff est une Ă©pave et un corsaire ; un joueur invĂ©tĂ©rĂ©, un fieffĂ© menteur, sacrĂ© manipulateur affublĂ© de ses deux compĂšres, toujours prĂȘts Ă  le tromper, Bardolfo et Pistola, qui pourtant devant femme aguichante a gardĂ© son Ăąme de sĂ©ducteur, parfois crĂ©dule, infantile. Se faire berner malgrĂ© lui, voilĂ  la trame de l’action. Mais au final, comme beaucoup de parodie humaine et de satire sociale, le chevalier fantasque bouffonet Magnifique nous tend notre miroir : une leçon de vĂ©ritĂ© Ă  l’adresse de tous. Cette victime placardĂ©e et vilipendĂ©e pourrait tĂŽt ou tard chacun de nous. Falstaff dĂ©voile l’inhumanitĂ© et nous invite Ă  cultiver l’humanitĂ©.

Les bons bourgeois de Windsor, Ă©poux jaloux et pervers des fameuses commĂšres en prennent aussi pour leur grade. Electron honnis, Falstaff, inclassable dans la grille sociale, dĂ©fait tout un systĂšme oĂč rĂšgne la perfidie, l’hypocrisie, la stupiditĂ©, la duplicitĂ© et l’intĂ©rĂȘt (l’époux d’’Alice Ford aimerait bien voir sa fille Nannetta Ă©pouser le docteur CaĂŻus, mpeme si ce dernier pourrait ĂȘtre son arriĂšre grand pĂšre !
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ComĂ©die dans la comĂ©die, la pseudo fĂ©erie du chĂȘne noir (dans le parc royal de Windsor), mascarade shakespearienne oĂč la sociĂ©tĂ© semble recouvrer une Ăąme d’enfance
 fĂ©es, lutins, reine angĂ©lique Ă  l’appui-, instaure un climat fantastique et tendre. Dans la fosse, hĂ©ritier des facĂ©ties mordantes et piquantes signĂ©es avant lui par Rossini, Donizetti, Verdi offre Ă  l’orchestre une partition constellĂ©e de joyeux comiques Ă  sens multiples.  Un feu crĂ©pitant qui danse et dĂ©nonce. C’est un compositeur octogĂ©naire qui enfante ce Falstaff Ă  la fois lĂ©onin et enfantin, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en 1893. Jamais Verdi ne fut plus efficace dramatiquement ni mieux inspirĂ© musicalement. Un chef d’oeuvre de finesse, de vĂ©ritĂ©, de satire enivrĂ©e.

Verdi : Falstaff Ă  l’OpĂ©ra de Tours
vendredi 23 mai 2014, 20h
dimanche 25 mai 2014, 15h
mardi 27 mai 2014, 20h

Conférence gratuite de présentation de Falstaff, samedi 17 mai 2014, 14h30 au Grand Théùtre de Tours, Salle Jean Vilar. Dans la limite des places disponibles.

Falstaff de Verdi, opéra en trois actes
Livret de Arrigo Boito, d’aprĂšs Shakespeare (Les joyeuses commĂšres de Windsor)
Création le 9 février 1893 à Milan. Présenté en italien, surtitré en français

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Gilles Bouillon
DĂ©cors : Nathalie Holt
Costumes : Marc Anselmi
LumiĂšres : Michel Theuil
Dramaturgie : Bernard Pico

Sir John Falstaff : Lionel LhĂŽte
Ford : Enrico Marrucci
Mrs Alice Ford : Isabelle Cals
Nannetta : Norma Nahoun
Fenton : SĂ©bastien Droy
Mrs Quickly : Nona Javakhidze
Mrs Meg Page : Delphine Haidan
Bardolfo : Antoine Normand
Pistola : Antoine Garcin

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Tours
Choeurs de l’OpĂ©ra de Tours et Choeurs SupplĂ©mentaires
Coproduction dĂ©cors, costumes et accessoires OpĂ©ra de Tours/Conseil GĂ©nĂ©ral d’Indre & Loire – RĂ©alisĂ©e dans les ateliers de l’OpĂ©ra de Tours

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Falstaff de Verdi Ă  Tours

Verdi Ă  Paris : JĂ©rusalem, Don Carlos Ă  l'OpĂ©raTours. Verdi : Falstaff. Les 23,25,27 mai 2014. Jean-Yves Ossonce interroge le dernier Verdi, celui gĂ©nial et visionnaire qui sur les traces de Shakespeare, renouvelle le genre comique et tragique Ă  la fois, trouvant dans le personnage de Falstaff, comme un double en miroir de lui-mĂȘme, un ĂȘtre ambivalent, vieux bouffon antisocial mais gĂ©nĂ©reux et enfantin
 Capitaine d’industrie sur le tard, Falstaff est une Ă©pave et un corsaire ; un joueur invĂ©tĂ©rĂ©, un fieffĂ© menteur, sacrĂ© manipulateur affublĂ© de ses deux compĂšres, toujours prĂȘts Ă  le tromper, Bardolfo et Pistola, qui pourtant devant femme aguichante a gardĂ© son Ăąme de sĂ©ducteur, parfois crĂ©dule, infantile. Se faire berner malgrĂ© lui, voilĂ  la trame de l’action. Mais au final, comme beaucoup de parodie humaine et de satire sociale, le chevalier fantasque bouffonet Magnifique nous tend notre miroir : une leçon de vĂ©ritĂ© Ă  l’adresse de tous. Cette victime placardĂ©e et vilipendĂ©e pourrait tĂŽt ou tard chacun de nous. Falstaff dĂ©voile l’inhumanitĂ© et nous invite Ă  cultiver l’humanitĂ©.

Les bons bourgeois de Windsor, Ă©poux jaloux et pervers des fameuses commĂšres en prennent aussi pour leur grade. Electron honnis, Falstaff, inclassable dans la grille sociale, dĂ©fait tout un systĂšme oĂč rĂšgne la perfidie, l’hypocrisie, la stupiditĂ©, la duplicitĂ© et l’intĂ©rĂȘt (l’époux d’’Alice Ford aimerait bien voir sa fille Nannetta Ă©pouser le docteur CaĂŻus, mpeme si ce dernier pourrait ĂȘtre son arriĂšre grand pĂšre !
).

ComĂ©die dans la comĂ©die, la pseudo fĂ©erie du chĂȘne noir (dans le parc royal de Windsor), mascarade shakespearienne oĂč la sociĂ©tĂ© semble recouvrer une Ăąme d’enfance
 fĂ©es, lutins, reine angĂ©lique Ă  l’appui-, instaure un climat fantastique et tendre. Dans la fosse, hĂ©ritier des facĂ©ties mordantes et piquantes signĂ©es avant lui par Rossini, Donizetti, Verdi offre Ă  l’orchestre une partition constellĂ©e de joyeux comiques Ă  sens multiples.  Un feu crĂ©pitant qui danse et dĂ©nonce. C’est un compositeur octogĂ©naire qui enfante ce Falstaff Ă  la fois lĂ©onin et enfantin, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en 1893. Jamais Verdi ne fut plus efficace dramatiquement ni mieux inspirĂ© musicalement. Un chef d’oeuvre de finesse, de vĂ©ritĂ©, de satire enivrĂ©e.

Verdi : Falstaff Ă  l’OpĂ©ra de Tours
vendredi 23 mai 2014, 20h
dimanche 25 mai 2014, 15h
mardi 27 mai 2014, 20h

Conférence gratuite de présentation de Falstaff, samedi 17 mai 2014, 14h30 au Grand Théùtre de Tours, Salle Jean Vilar. Dans la limite des places disponibles.

Falstaff de Verdi, opéra en trois actes
Livret de Arrigo Boito, d’aprĂšs Shakespeare (Les joyeuses commĂšres de Windsor)
Création le 9 février 1893 à Milan. Présenté en italien, surtitré en français

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Gilles Bouillon
DĂ©cors : Nathalie Holt
Costumes : Marc Anselmi
LumiĂšres : Michel Theuil
Dramaturgie : Bernard Pico

Sir John Falstaff : Lionel LhĂŽte
Ford : Enrico Marrucci
Mrs Alice Ford : Isabelle Cals
Nannetta : Norma Nahoun
Fenton : SĂ©bastien Droy
Mrs Quickly : Nona Javakhidze
Mrs Meg Page : Delphine Haidan
Bardolfo : Antoine Normand
Pistola : Antoine Garcin

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Tours
Choeurs de l’OpĂ©ra de Tours et Choeurs SupplĂ©mentaires
Coproduction dĂ©cors, costumes et accessoires OpĂ©ra de Tours/Conseil GĂ©nĂ©ral d’Indre & Loire – RĂ©alisĂ©e dans les ateliers de l’OpĂ©ra de Tours

Toutes les modalitĂ©s de rĂ©servations, les infos pratiques sur le site de l’OpĂ©ra de Tours