CLERMONT-FERRAND. Exposition Costumer le siĂšcle des LumiĂšres, jusqu’au 20 aoĂ»t 2022

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    GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, les 26 et 27 aoĂ»t 2022. Giardino Armonico, La FlĂ»te enchantĂ©e. A l’étĂ© 2022, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL fait peau neuve et s’engage pour la prĂ©servation du climat. Tout en cĂ©lĂ©brant Vienne (son thĂšme gĂ©nĂ©rique en 2022) avec Il Giardino Armonico et Patricia Kopatchinskaya (« le dernier voyage de Vivladi Ă  Vienne / direction : Giovanni Antonini, le 26 aoĂ»t dans l’église de Saanen, lieu mythique et fondateur du Festival), le premeir festival estival en Suisse, affiche le 27 aoĂ»t sous la tente de Gstaad, l’opĂ©ra enchanteur de Mozart, en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e (Les Talens Lyriques)…

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    FRANCE MUSIQUE, sam 13 aoĂ»t 2022. PUCCINI : Il Trittico. Franz Welser-Möst qui l’a dirigĂ© Ă  l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chƓurs de l’OpĂ©ra de Vienne, pour le triptyque lyrique de Puccini (Il Trittico), aprĂšs Il Tabarro et Suor Angelica, enfin Gioanni Schicchi. CrĂ©Ă© en 1918, le cycle des 3 opĂ©ras en un acte, redĂ©finit l’intensitĂ© dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particuliĂšrement bouleversant d’une jeune novice frappĂ©e par la tragĂ©die du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi Ă©pingle…

  • orleans-orchestre-symphonique-saison-22-23-marius-stieghorst-classiquenews-concerts-annonces-critique-concerts

    ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS, saison 2022 / 2023  –  Actions pĂ©dagogiques (grĂące au programme Demos, mais aussi aux rĂ©pĂ©titions ouvertes aux enfants et aux groupes scolaires
), programmation ouverte, gĂ©nĂ©reuse, accessible, excellence artistique maintenue grĂące au chef Marius Stieghorst (directeur musical depuis 2014), l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans incarne l’importance vitale d’une culture engagĂ©e et active dans ce monde chaotique oĂč les valeurs de l’Europe, sont menacĂ©es. A l’échelle du territoire, l’OSO prĂ©serve les bĂ©nĂ©fices d’une institution active, citoyenne, sociĂ©tale mais aussi prestigieuse car l’Orchestre Symphonique, qui a fĂȘtĂ© ses 100 ans en 2021, sait diffuser la rĂ©putation de la ville d’OrlĂ©ans. C’est bien…

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    OPERA ON LINE. WAGNER : Siegfried, le 19 aoĂ»t 22, 19h (LONGBOROUGH 2022, Grande-Bretagne) – Le hĂ©ros Siegfried reforge l’Ă©pĂ©e brisĂ©e de son pĂšre et part en quĂȘte du plus inestimable des trĂ©sors : l’amour de la Walkyrie BrĂŒnnhilde, prise au piĂšge d’un cercle de feu.  Siegfried est le 3Ăšme opĂ©ra de la TĂ©tralogie de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen (L’Anneau du Nibelung). Wagner a interrompu sa composition Ă  la fin de l’acte II afin d’Ă©crire Tristan und Isolde et Die Meistersinger von NĂŒrnberg, pour ne revenir Ă  Siegfried que 7 ans plus tard.

    Des Ă©lĂ©ments de ces deux…

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    ORANGE, Sam 6 aoĂ»t 2022. PONCHIELLI : La Gioconda (21h30). Gioconda serait pour le metteur en scĂšne et directeur des ChorĂ©gies d’Orange, l’emblĂšme type du « grand opĂ©ra ». Airs, duos, trios, grands chƓurs et ballet (de la cĂ©lĂšbre “ Ronde des Heures ”) composent une soirĂ©e lyrique qui prend des allure de grand spectacle, associant toutes les disciplines du thĂ©Ăątre musical : chant, thĂ©Ăątre, danse. Ainsi se concrĂ©tise sur les planches, un magnifique tableau de la « Grande Venise du XVIIe siĂšcle »  Mais la sĂ©duction formelle de cette partition foisonnante doit aussi Ă  la prĂ©cision et l’efficacitĂ© de…

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  • FRANCE MUSIQUE, sam 13 aoĂ»t 2022. PUCCINI : Il Trittico. Franz Welser-Möst qui l’a dirigĂ© Ă  l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chƓurs de l’OpĂ©ra de Vienne, pour le triptyque lyrique de Puccini (Il Trittico), aprĂšs Il Tabarro et Suor Angelica, enfin Gioanni Schicchi. CrĂ©Ă© en 1918, le cycle des 3 opĂ©ras en un acte, redĂ©finit l’intensitĂ© dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particuliĂšrement bouleversant d’une jeune novice frappĂ©e par la tragĂ©die du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi Ă©pingle…

  • FRANCE MUSIQUE. Mercredi 10 aoĂ»t 2022, 20h. FRANCK : Quintette. Le Quintette en fa mineur permet Ă  Franck de revenir Ă  la musique de chambre en 1879, aprĂšs 35 ans de silence (dans ce genre). La partition est crĂ©e en janvier 1880 Ă  la SociĂ©tĂ© Nationale fondĂ©e par Saint-SaĂ«ns en 1870, ce dernier, dĂ©dicataire, jouant la partie de piano. Mais un dĂ©dicataire assez lĂ©ger, puisqu’aprĂšs le dernier accord, il dĂ©laissa assez dĂ©daigneusement le manuscrit sur le piano, comme s’il n’y prĂȘtait aucune estimation
 selon les tĂ©moignages. Le Quintette cependant inaugure en 1880 toute une sĂ©rie de piĂšces maĂźtresses , affirmant…


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  • ARTE, le 3 aoĂ»t 2022, 5h. MARIA CALLAS, TOSCA 1964. Dans sa collection, « Les grands moments de la musique », ARTE diffuse ce documentaire sur ce qui constitue peut-ĂȘtre le sommet de la carriĂšre de la Callas : sa prestation dans “Tosca”, l’opĂ©ra de Puccini, au Royal Opera House de Covent Garden, en 1964. GrĂące Ă  la captation vidĂ©o rĂ©alisĂ©e alors, la nature tragique de la diva brĂ»le les planches et se fixe Ă  nous, telle une lĂ©gende inoubliable. C’est un chapitre inoubliable de l’histoire de l’opĂ©ra et de la scĂšne, avec d’émouvantes images de sa prestation filmĂ©e, jusqu’aux…

  • ARTE, Dim 14 aoĂ»t 2022, 18h35. PUCCINI : Gianni Schicchi (Salzbourg, 2022). Franz Welser-Möst qui l’a dirigĂ© Ă  l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chƓurs de l’OpĂ©ra de Vienne, dans le dernier volet du triptyque puccinien (Il Trittico), aprĂšs Il Tabarro et Suor Angelica. CrĂ©Ă© en 1918, le cycle des 3 opĂ©ras en un acte, redĂ©finit l’intensitĂ© dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particuliĂšrement bouleversant d’une jeune novice frappĂ©e par la tragĂ©die du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi Ă©pingle…


    concerts et opéras

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, le 27 aoĂ»t 2022. Mozart : La FlĂ»te enchantĂ©e (Tente de Gstaad). A l’étĂ© 2022, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL fait peau neuve et s’engage pour la prĂ©servation du climat. Tout en cĂ©lĂ©brant Vienne (son thĂšme gĂ©nĂ©rique en 2022), le premier festival estival en Suisse, affiche le 27 aoĂ»t sous la tente de Gstaad, l’opĂ©ra enchanteur de Mozart, en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e (Les Talens Lyriques) – jubilation lyrique puis rituel maçonnique et drame populaire : cet Ă©tĂ©, le GSTAAD MENUHIN Festival a tout pour vous plaire. Avant de disparaĂźtre, Mozart conçoit Ă  Vienne, le modĂšle d’un opĂ©ra…

  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, les 26 et 27 aoĂ»t 2022. Giardino Armonico, La FlĂ»te enchantĂ©e. A l’étĂ© 2022, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL fait peau neuve et s’engage pour la prĂ©servation du climat. Tout en cĂ©lĂ©brant Vienne (son thĂšme gĂ©nĂ©rique en 2022) avec Il Giardino Armonico et Patricia Kopatchinskaya (« le dernier voyage de Vivladi Ă  Vienne / direction : Giovanni Antonini, le 26 aoĂ»t dans l’église de Saanen, lieu mythique et fondateur du Festival), le premeir festival estival en Suisse, affiche le 27 aoĂ»t sous la tente de Gstaad, l’opĂ©ra enchanteur de Mozart, en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e (Les Talens Lyriques)…

  • ORANGE, Sam 6 aoĂ»t 2022. PONCHIELLI : La Gioconda (21h30). Gioconda serait pour le metteur en scĂšne et directeur des ChorĂ©gies d’Orange, l’emblĂšme type du « grand opĂ©ra ». Airs, duos, trios, grands chƓurs et ballet (de la cĂ©lĂšbre “ Ronde des Heures ”) composent une soirĂ©e lyrique qui prend des allure de grand spectacle, associant toutes les disciplines du thĂ©Ăątre musical : chant, thĂ©Ăątre, danse. Ainsi se concrĂ©tise sur les planches, un magnifique tableau de la « Grande Venise du XVIIe siĂšcle »  Mais la sĂ©duction formelle de cette partition foisonnante doit aussi Ă  la prĂ©cision et l’efficacitĂ© de…

  • MUSICANCY, ChĂąteau d’Ancy-le-Franc : Dimanche 7 aoĂ»t 2022. Pour sa 19e Ă©dition, le Festival dont l’écrin est le sublime palais Renaissance d’Ancy-le-Franc, fait peau neuve et amorce un nouveau chapitre de son histoire dĂ©jĂ  prestigieuse. Il manquait une programmation musicale Ă  la mesure de la beautĂ© des lieux ; c’est chose faite grĂące Ă  l’impulsion nouvelle qu’apporte au Festival, Fannie Vernaz, prĂ©sidente de Musicancy : ” Musicancy prend un nouvel Ă©lan avec une programmation dĂ©libĂ©rĂ©ment placĂ©e sous le signe des plaisirs et de la fantaisie “. LIRE ici notre entretien avec Fannie Vernaz Ă  propos du Festival Musicancy
     
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  • ASSE, VAR, VERDON… Festival ASSE-ARCADIE : 7 – 13 aoĂ»t 2022 (15Ăš Ă©dition)  -  L’ensemble marseillais sur instruments d’époque, « baroques graffiti » (crĂ©Ă© en 2000 et dirigĂ© par Jean-Paul Serra) propose tout un cycle de concerts de Musique ancienne et baroque dans les hautes vallĂ©es de l’Asse, du Var et du Verdon ; il entend ressusciter l’esprit de l’Arcadie, communautĂ© culturelle fondĂ©e sur le partage, la rencontre, un certain souci de l’esthĂ©tisme
 A l’Ăšre du gigantisme, de la duplication et du virtuel, la programmation de l’ensemble entretient et actualise la tradition du spectacle vivant musical europĂ©en et la pratique…

  • VENDÔME, 11 – 13 aoĂ»t 2022. Atelier d’Ă©tĂ© Vincenzo Bellini, concerts les 11 et 13 aoĂ»t 2022, jardins du ChĂąteau. « De Mozart Ă  Offenbach » : au programme de l’Atelier d’EtĂ© de la Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie, session de travail vocal dans le style belcantiste et 2 concerts Ă©vĂ©nements, proposĂ©s les 11 et 13 aoĂ»t 2022 Ă  21h dans le cadre fĂ©erique  des Jardins du ChĂąteau de VendĂŽme.
    La Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie revient Ă  VendĂŽme dans le cadre de son atelier lyrique d’étĂ© : les sessions de travail ont lieu au Campus de Monceau Assurances, son lieu de…

  • VOSGES DU SUD. Dim 31 juil 2022. LEGRENZI par les Masques. Festival Musique & MĂ©moire, 29e Ă©dition, ACTE III : Au cours de la derniĂšre semaine de concerts, l’ensemble Masques revient Ă  Musique & MĂ©moire : sous la direction du quĂ©bĂ©cois Olivier Fortin, les musiciens de Masques cisĂšlent un geste expressif spĂ©cifiquement ciselĂ© chez Bach et Teleman, avant l’exceptionnel dramatisme du VĂ©nitien Legrenzi
 dont la recrĂ©ation de l’oratorio « La Morte del cor penitente » (1671) exprime les vertiges d’une Ăąme croyante en quĂȘte de son salut


     
     
     
    Olivier Fortin (en pull bleu) et les musiciens de MASQUES…

  • LURE (Vosges du Sud), ven 22 juil 2022. ALIOTTI : Il trionfo della morte. Cette annĂ©e, le premier Festival Baroque dans les Vosges du Sud cĂ©lĂšbre la spendeur de l’oratorio baroque. La recrĂ©ation du Trionfo della Morte d’Aliotti, chef d’Ɠuvre ressuscitĂ©, en est le premier jalon qui Ă©claire la puissance de l’invention musicale propre Ă  la Rome de la fin du XVIIù

    ComposĂ© et crĂ©Ă© en 1677 par Bonaventura Aliotti (1640-1690), l’oratorio est un dialogue / Dialogo qui expose Adam et Ève Ă  la tentation : leur passion amoureuse, leurs tourments Ă©prouvent le cƓur et l’ñme du premier couple de…

  • LUXEUIL LES BAINS, Basilique Saint-Pierre, le 18 juil 2022, 21h.  Emmanuel ArakĂ©lian, orgue.  Le programme inaugure l’acte II du Festival Musique et MĂ©moire 2022 ; l’organiste avignonais Emmanuel ArakĂ©lien, titulaire des orgues de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, professeur au Conservatoire de Marseille, – Ă©claire la diversitĂ© des compositeurs du Grand SiĂšcle avec Charles Piroye et Jean-Adam Guilain. Johann Sebastian Bach figure Ă©galement au programme, admirateur de la musique française avec sa ” PiĂšce d’orgue ”. PĂ©pite complĂ©mentaire, une Ɠuvre de RĂ©gis Campo, « Capriccio” Ă©crite pour le grand- orgue de Mouzon. Concluant par le grand gĂ©nie du dĂ©but du siĂšcle, admirĂ© par Bach,…

  • MUSICANCY (Ancy-le-Franc), mardi 26 juil 2022, 20h. AprĂšs Correspondances et SĂ©bastien DauchĂ©, aprĂšs Paolo Zanzu et AnthĂ©a Pichanick, voici le programme Ă©vĂ©nement Ă  l‘affiche du Festival estival Musicancy, sis dans le sublime chĂąteau d’Ancy-le-Franc. Fannie Vernaz, directrice artistique invite ApotropaĂŻk qui interroge l’idĂ©al fĂ©minin Ă  l’époque mĂ©diĂ©vale, Ă  travers un cycle en 3 parties. L’ensemble est composĂ© de 4 artistes : ClĂ©mence Niclas (voix et flĂ»te Ă  bec), Marie-Domitille Murez (harpe gothique), Louise Bouedo-Mallet (viĂšle Ă  archet), ClĂ©ment Stagnol (luth mĂ©diĂ©val)

    Femme idĂ©alisĂ©e et convoitĂ©e, la « bella donna » est louĂ©e dans la tradition de l’amour courtois
 tout en…

  • FRANCE MUSIQUE, le 15 juillet 2022, MONTEVERDI : L’Incoronazione di Poppea. A l’affiche du Festival d’Aix en Provence, du 9 au 23 juillet 2022 – « L’homme dĂ©pravĂ© trouve dans son infamie des plaisirs non moins intenses que l’honnĂȘte homme dans sa belle conduite »(SĂ©nĂšque, De la vie heureuse, 58 ap. JC). Sous le rĂšgne sanglant du jeune empereur NĂ©ron – parfait reprĂ©sentant des hĂ©ros effeminato de Monteverdi-, rien ni personne ne rĂ©siste Ă  l’ascension jusqu’au trĂŽne de la belle et immorale PoppĂ©e, sa jeune amante. Monteverdi se rĂ©vĂšle shakespearien, entre effusion extatique et barbarie cynique ; Claudio Monteverdi, pessimiste…

  • VOSGES DU SUD, Luxeuil-les-Bains. RAMEAU / JĂ©liote, le 16 juil 2022, 21h. Pour le Festival Musique & MĂ©moire, le tĂ©nor Reinoud van Mechelen ressuscite le rĂ©pertoire incarnĂ© Ă  l’époque de Rameau par son haute-contre favori, JĂ©liote. Eloquence, style, souplesse, agilitĂ©, JĂ©liote, interprĂšte du gĂ©nie français du XVIIIĂš, est devenu une lĂ©gende dans l’histoire de l’opĂ©ra. Il mĂ©ritait d’ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ© dans un programme qui lui est dĂ©diĂ©.
     
     
     
    Reinoud van Mechelen célÚbre le chant ramélien à Musique & Mémoire
    JĂ©lyotte, star de l’opĂ©ra français
    égérie de Rameau
     
     
     
    AprĂšs Dumesny, haute-contre de Lully (ressuscitĂ© en juillet 2021),…

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, les 26 et 27 aoĂ»t 2022. Giardino Armonico, La FlĂ»te enchantĂ©e. A l’étĂ© 2022, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL fait peau neuve et s’engage pour la prĂ©servation du climat. Tout en cĂ©lĂ©brant Vienne (son thĂšme gĂ©nĂ©rique en 2022) avec Il Giardino Armonico et Patricia Kopatchinskaya (« le dernier voyage de Vivladi Ă  Vienne / direction : Giovanni Antonini, le 26 aoĂ»t dans l’église de Saanen, lieu mythique et fondateur du Festival), le premeir festival estival en Suisse, affiche le 27 aoĂ»t sous la tente de Gstaad, l’opĂ©ra enchanteur de Mozart, en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e (Les Talens Lyriques)…

  • OPERA ON LINE. WAGNER : Siegfried, le 19 aoĂ»t 22, 19h (LONGBOROUGH 2022, Grande-Bretagne) – Le hĂ©ros Siegfried reforge l’Ă©pĂ©e brisĂ©e de son pĂšre et part en quĂȘte du plus inestimable des trĂ©sors : l’amour de la Walkyrie BrĂŒnnhilde, prise au piĂšge d’un cercle de feu.  Siegfried est le 3Ăšme opĂ©ra de la TĂ©tralogie de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen (L’Anneau du Nibelung). Wagner a interrompu sa composition Ă  la fin de l’acte II afin d’Ă©crire Tristan und Isolde et Die Meistersinger von NĂŒrnberg, pour ne revenir Ă  Siegfried que 7 ans plus tard.

    Des Ă©lĂ©ments de ces deux…

  • REPLAY, Culturebox. MONTEVERDI : Orfeo, Les ÉpopĂ©es   -   En replay jusqu’au 23 juil 2023. A l’étĂ© 2022, StĂ©phane Fuget poursuit la Trilogie de Monteverdi avec Les EpopĂ©es ; et Valerio Contaldo dans le rĂŽle d’Orfeo ainsi que de jeunes talents dont Gwendoline Blondeel, Eva ZaĂŻcik et Marie Perbost dans les rĂŽles d’Euridice, de la MessagĂšre et de Proserpine.
    Avec “L’Orfeo”, Monteverdi signe le premier grand chef d’Ɠuvre de l’histoire de l’opĂ©ra (reprĂ©sentĂ© au chĂąteau ducal de Mantoue en 1607). Une piĂšce Ă  la forme inĂ©dite, fusion parfaite entre thĂ©Ăątre et musique, oĂč les madrigaux des bergers citent encore la Renaissance…

  • Concert Live streaming – GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : Friedrich Thiele joue Beethoven, Schumann, Chostakovitch
 Friedrich Thiele ce soir sur le Gstaad Digital Festival, lundi 1er aoĂ»t 2022, 19h30. Le Gstaad Menuhin festival favorise l’émergence des jeunes tempĂ©raments musicaux
 Ce soir dĂšs 19h30, le violoncelliste Friedrich Thiele joue en direct sur le Gstaad Digital Festival – Online Version
    Friedrich Thiele joue en direct
    sur le Gstaad Digital Festival
    Beethoven cĂ©lĂšbre le duo de la princesse Pamina et de l’oiseleur Papageno dans l’opĂ©ra «La FlĂ»te enchantĂ©e» de Mozart ; une ode Ă  la force de l’amour et Ă  la joie universelle ;…

  • ARTE, Dim 14 aoĂ»t 2022, 18h35. PUCCINI : Gianni Schicchi (Salzbourg, 2022). Franz Welser-Möst qui l’a dirigĂ© Ă  l’occasion du fameux concert du Nouvel An, retrouve ici l’orch Philharmonique de Vienne et les chƓurs de l’OpĂ©ra de Vienne, dans le dernier volet du triptyque puccinien (Il Trittico), aprĂšs Il Tabarro et Suor Angelica. CrĂ©Ă© en 1918, le cycle des 3 opĂ©ras en un acte, redĂ©finit l’intensitĂ© dramatique, le rapport de la musique au temps psychologique ; ainsi si Suore Angelica offre un portrait particuliĂšrement bouleversant d’une jeune novice frappĂ©e par la tragĂ©die du deuil et du sacrifice, Gianni Schicchi Ă©pingle…


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  • CINEMA, OpĂ©ra en direct. VERDI : Rigoletto. Le 29 janv 2022, 18h55. Enfin un nouveau direct du Met (New York Metropolitan Opera), la nouvelle production de l’opĂ©ra que Verdi a conçu d’aprĂšs Victor Hugo (Le Roi s’amuse) : Rigoletto. La production de Bartlett Sher transpose l’action dans la RĂ©publique de Weimar (dĂ©cors et costumes crĂ©ant une ambiance d’inspiration Art DĂ©co, propre aux annĂ©es 1920).  Le baryton Quinn Kelsey incarne pour la premiĂšre fois au Met le rĂŽle-titre, celui du nain sarcastique et acide qui sera pris Ă  son propre piĂšge (formidable emploi pour un baryton soucieux de jouer autant que…

  • CinĂ©ma. En direct du Met de New York, sam 23 oct 2021, 18h55 : « COMME UN FEU DEVORANT RENFERME DANS MES OS / FIRE SHUT UP IN MY BONES » de Terence Blanchard, compositeur et jazzman. La crĂ©ation lyrique pourrait bien ĂȘtre l’évĂ©nement espĂ©rĂ©, soulignant la reprise d’activitĂ© du Met de New York. L’opĂ©ra en crĂ©ation est le premier opĂ©ra composĂ© par un un afro-amĂ©ricain pour la scĂšne new yorkaise. L’action mise en musique par le trompettiste et musicien de jazz aborde des sujets d’actualitĂ© : abus sexuels, homosexualitĂ©, racisme, droits des minoritĂ©s,

    Pour son deuxiĂšme opĂ©ra, Terence Blanchard …

  • CINÉMA. DUNE version 2021 : prochaine sortie du film rĂ©alisĂ© par Denis VILLENEUVE en 2019
 AprĂšs le lĂ©gendaire film signĂ© David Lynch, et malgrĂ© les bouderies de la critique, devenu mythique, voici annoncĂ©e la version de Denis Villeneuve (PREMIER CONTACT, BLADE RUNNER 2049). Le film a Ă©tĂ© tournĂ© en dĂ©cors naturels en Hongrie et en Jordanie et devrait sortir en septembre 2021, suite Ă  son report covid oblige, initialement prĂ©vu en dĂ©cembre 2020. Le roman fantastique fĂ©erique terrifique de Frank Herbert inspire ainsi une nouvelle rĂ©alisation cinĂ©matographique oĂč le profil du jeune acteur franco-amĂ©ricain TimothĂ©e Chalamet, mĂ©morable interprĂšte de The…

  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grĂące au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂŽle d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux RadamĂšs
 Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi RadamĂšs. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures
 CĂ©lĂ©brez le 250Ăšme anniversaire de Mudwig Beethoven, grĂące Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂŽel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…


    expos

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  • EXPO, Clermont-Ferrand. « COSTUMER le siĂšcle des LumiĂšres », jusqu’au 20 aoĂ»t 2022. Dans son titre « Costumer le SiĂšcle des LumiĂšres », l’exposition conçue par le directeur de l’OpĂ©ra de Clermont-Ferrand (Clermont Auvergne OpĂ©ra / CAO), Pierre Thirion-Vallet, affiche clairement ses intentions : Ă  travers une sĂ©lection de costumes de ses productions maison, Ă©voquer la formidable Ă©popĂ©e de la mode au XVIIIĂš, mais aussi prĂ©ciser ce qui inspire metteurs en scĂšne et costumiers, confrontĂ©s Ă  l’opĂ©ra des LumiĂšres

    Le parcours qui s’offre Ă  vous pour l’étĂ©, jusqu’au 20 aoĂ»t 2022, et en accĂšs gratuit, est d’une rare pertinence :…

  • CLERMONT-FERRAND. Exposition Costumer le siĂšcle des LumiĂšres, jusqu’au 20 aoĂ»t 2022. La ville de Clermont-Ferrand a confiĂ© Ă  “Clermont Auvergne OpĂ©ra” le soin de rĂ©aliser une exposition en partenariat avec le MusĂ©e d’Art Roger Quilliot et le CNCS de Moulins. Ainsi, l’exposition “COSTUMER LE SIECLE DES LUMIERES” est accessible Ă  l’OpĂ©ra de Clermont-Ferrand jusqu’au 20 aoĂ»t (entrĂ©e gratuite) et regroupe prĂšs d’une quarantaine de costumes d’opĂ©ra signĂ©s Renato Bianchi (ComĂ©die Française), Christian Lacroix et VĂ©ronique Henriot (Clermont Auvergne OpĂ©ra).
    Le costume français au XVIIIĂšme siĂšcle fascine par sa grĂące, son originalitĂ©, sa sensualitĂ©. Il Ă©volue constamment au cours de cette…

  • Exposition « L’OpĂ©ra Ă  OdyssĂ©a ». Saint-Jean-de-Monts : 10 juill – 28 aoĂ»t 2022  -  Quand les costumes d’Angers Nantes OpĂ©ra sortent de scĂšne
 2 expos Ă  visiter pendant l’étĂ©. L’opĂ©ra Ă  OdyssĂ©a (Saint-Jean de Monts). L’OpĂ©ra Ă  OdyssĂ©a / St-Jean de Monts. Au Palais des congrĂšs OdyssĂ©a Ă  Saint-Jean de Monts, s’exposent cet Ă©tĂ© plus d’une centaine de costumes et d’élĂ©ments de dĂ©cors tous rĂ©alisĂ©s par Angers Nantes : soit 120 costumes, 70 chapeaux, 30 perruques, accessoires, bijoux et Ă©lĂ©ments de dĂ©cors racontent prĂšs d’une vingtaine d’opĂ©ras crĂ©Ă©es ces derniĂšres saisons par les ateliers de costumes et de dĂ©cors…

  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAËNS, un esprit libre » : 25 juin – 10 oct 2021. Le Palais Garnier Ă  PARIS, Ă  travers la BibliothĂšque MusĂ©e de l’OpĂ©ra cĂ©lĂšbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitiĂ© du XIXĂš : Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), jamais couronnĂ© par le Prix de Rome ni reconnu Ă  sa juste valeur par les institutions Ă©tatiques ; aux cĂŽtĂ©s de Massenet, Saint-SaĂ«ns offre un visage diffĂ©rent du romantisme Ă  la française grĂące Ă  son sens du drame (ses opĂ©ras Samson et Dalila ou Ascanio rĂ©cemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement…


CLERMONT-FERRAND. Exposition Costumer le siĂšcle des LumiĂšres, jusqu’au 20 aoĂ»t 2022

exposition-costumer-le-siecle-des-lumieres-classiquenews-critique-annonce-opera-exposition-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-clermont-ferrandCLERMONT-FERRAND. Exposition Costumer le siĂšcle des LumiĂšres, jusqu’au 20 aoĂ»t 2022. La ville de Clermont-Ferrand a confiĂ© Ă  “Clermont Auvergne OpĂ©ra” le soin de rĂ©aliser une exposition en partenariat avec le MusĂ©e d’Art Roger Quilliot et le CNCS de Moulins. Ainsi, l’exposition “COSTUMER LE SIECLE DES LUMIERES” est accessible Ă  l’OpĂ©ra de Clermont-Ferrand jusqu’au 20 aoĂ»t (entrĂ©e gratuite) et regroupe prĂšs d’une quarantaine de costumes d’opĂ©ra signĂ©s Renato Bianchi (ComĂ©die Française), Christian Lacroix et VĂ©ronique Henriot (Clermont Auvergne OpĂ©ra).

Le costume français au XVIIIĂšme siĂšcle fascine par sa grĂące, son originalitĂ©, sa sensualitĂ©. Il Ă©volue constamment au cours de cette Ă©poque audacieuse qui voit naĂźtre la mode (particuliĂšrement incarnĂ©e et revivifiĂ©e par Marie-Antoinette) alors que s’affirment la conscience individuelle et la conquĂȘte des libertĂ©s modernes.

Lorsqu’un metteur en scĂšne d’opĂ©ra actuel convoque le XVIII Ăšme siĂšcle, les costumiers doivent choisir entre reconstitution ou relecture crĂ©ative : imaginer des copies conformes ou rĂ©interprĂ©ter le style si particulier de ce siĂšcle. Bien souvent, ils laissent libre cours Ă  leur imagination et leurs crĂ©ations participent alors pleinement au geste thĂ©Ăątral.
L’exposition « Costumer le sicĂšle des LumiĂšres » Ă  l’OpĂ©ra – ThĂ©Ăątre de Clermont-Ferrand, se veut Ă  la fois artistique et historique, par une Ă©vocation du siĂšcle des LumiĂšres Ă  travers le costume de la ville Ă  la scĂšne. Une vĂ©ritable galerie de costumes d’inspiration XVIII Ăšme est Ă  parcourir (40 costumes Ă  dĂ©couvrir) dans l’ensemble du bĂątiment de l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Clermont-Ferrand : du hall au foyer, en passant par les couloirs, la scĂšne ou encore les loges d’honneur…

Pour nous plonger pleinement dans le XVIIIe siĂšcle, d’autres que la quarantaine de costumes s’exposent aussi : objets et documents, peintures et documents prĂȘtĂ©s par le MusĂ©e d’Art Roger-Quilliot ou issus de collections privĂ©es.
Pour Ă©voquer l’histoire du lieu (l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre), haut site patrimonial, un son et lumiĂšre recrĂ©e pour l’occasion au cƓur de la grande salle, en une dizaine de minutes, l’histoire du bĂątiment et ses curiositĂ©s architecturales (version anglaise disponible pour les touristes Ă©trangers).

L’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre reste donc ouvert Ă  la visite cet Ă©tĂ©, une premiĂšre qui permet Ă  tous de dĂ©couvrir tout l’étĂ©, la magie de l’opĂ©ra.

 

 

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Clermont-Ferrand, OpĂ©ra – thĂ©Ăątre. Exposition « Costumer le siĂšcle des LumiĂšres », le costume de la ville Ă  la scĂšne / mardi- samedi : 14h – 18h – Du 5 juillet au 20 aoĂ»t 2022.

 

 

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Parcours muséographique
Costumer le SiÚcle des LumiÚres » se décline comme un opéra en une ouverture et cinq actes :

Ouverture : Généralités sur le siÚcle des LumiÚres et le costume
Acte I : Les grandes figures du siùcle et le costume jusqu’en 1750
Acte II : Un opéra symbole du siÚcle des LumiÚres : Les Noces de Figaro de Mozart
Acte III : Diderot et l’EncyclopĂ©die, le costume Ă  partir de 1750 et Marie-Antoinette
Acte IV : La fin du siÚcle des LumiÚres et la révolution
Acte V : Son et lumiĂšres (focus sur l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Clermont-Ferrand), costumes divers sur scĂšne et dans les loges d’avant-scĂšne, sortie en compagnie des costumiers

 

 

 

 

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L’exposition comprend :

→ 41 costumes d’inspiration 18Ăšme issus de 9 productions d’opĂ©ra :
Les Noces de Figaro de » Mozart (CAO)
CosĂŹ fan tutte de Mozart (CAO)
Don Giovanni de Mozart (CAO)
Acis and Galatea de Haendel (CAO)
Roméo et Juliette de Benda (CAO)
Le TorĂ©ador d’Adam (CAO)
Orphée et Eurydice de Gluck (CAO)
Adrienne Lecouvreur de Cilea (prĂȘt du CNCS)

→ 6 tableaux du MusĂ©e d’Art Roger-Quilliot :
Jean-Baptiste Lallemand, Repas de noce, vers 1775 ;
Anonyme, d’aprĂšs Pierre Gobert, Mademoiselle Françoise Marie de Bourbon, duchesse d’OrlĂ©ans, XVIIIe siĂšcle ;
Anonyme d’aprùs Nattier, Portrait de Victoire de France, vers 1750;
Joseph-Siffred Duplessis, Portrait d’Antoine LĂ©onard Thomas, 1781;
Anonyme, Portrait de Marie Vidal, XVIIIe siĂšcle;
Alexandre Évariste Fragonard, Don Juan, Zerlina et donna Elvira, vers 1830;

LIVRE Ă©vĂ©nement. Catalogue : SAINT-SAËNS, un esprit libre (BNF Ă©ditions, 2021)

exposition-saint-saens-paris-esprit-libre-classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement. Catalogue : SAINT-SAËNS, un esprit libre. La  BNF  et  l’OpĂ©ra de  Paris  cĂ©lĂšbrent  le  centenaire  de l’immense Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), gĂ©nie musical entre deux siĂšcles. L’exposition « Saint-SaĂ«ns : un esprit libre », premiĂšre grande rĂ©trospective consacrĂ©e au musicien. Ainsi la catalogue, miroir du parcours de l’exposition parisienne, fixe les avancĂ©es de la recherche sur le sujet ; l’ensemble des textes (captivants) dresse le portrait d’un auteur multiple, instrumentiste virtuose, maĂźtre du clavier (pianiste et organiste) dont l’écriture Ă©blouissante, incarnation ultime du romantisme français, ne se rĂ©duit pas aux tubes populaires « Le Carnaval des animaux » ou « la Danse macabre » ; Saint-SaĂ«ns occupant la scĂšne artistique pendant quasi 80 ans (75 ans de carriĂšre ici analysĂ©s), reste l’auteur le plus jouĂ© de son vivant ; il composa  pas  moins  de  600  Ɠuvres,  dont  13  opĂ©ras. Concertiste assidu et cĂ©lĂ©brĂ©, Saint-SaĂ«ns est une star internationale, et par goĂ»t, voyageur mobile, adepte des grands voyages ; il est aussi prĂ©sent au sein des institutions, personnalitĂ© marquante de la vie musicale (bien qu’il n’eut jamais le Prix de Rome, comme Ravel aprĂšs lui, triste candidat et l’objet d’un scandale justifiĂ©)
 RĂ©publicain de cƓur, Saint-SaĂ«ns, « meilleur reprĂ©sentants de la culture française », qui a connu Berlioz et Rossini, est un esprit libre qui cultive sa propre voie, estimĂ© par ses pairs, de Liszt (qui s’engagea pour la crĂ©ation de ses Ɠuvres), Ă  Richard Strauss, contemporain des « modernes » Ă  Paris, Debussy, Ravel, Stravinsky


200 piĂšces rendent vie Ă  une carriĂšre exceptionnellement riche, d’un solitaire Ă  la fois Ă©lĂ©gant, discret, cultivé  et d’une rare curiositĂ© que la longĂ©vitĂ© et la continuitĂ© de l’inspiration rendent inclassable : manuscrits musicaux, correspondances, photographies et peintures (dont plusieurs portraits mĂ©connus du musicien), objets, maquettes de dĂ©cors et de costumes -, 
 disent la diversitĂ© d’une Ɠuvre impressionnante. Aux cotĂ©s des standards plus connus, d’innombrables chefs d’Ɠuvres ainsi reconsidĂ©rĂ©s prennent un relief particulier, comme la TroisiĂšme symphonie avec orgue, ou la Bacchanale de Samson et Dalila (sommet de l’orchestration française). En rĂ©alitĂ© l’Ɠuvre de Camille Saint-SaĂ«ns s’impose dans plusieurs genres dont ses opĂ©ras : 13 ouvrages pour la scĂšne lyrique dans l’ombre de Samson et Dalila.‹Le parcours et donc le catalogue qui suit chaque sĂ©quence d’un pĂ©riple passionnant Ă©clairent l’apport de Saint-SaĂ«ns dans diffĂ©rentes disciplines : ainsi sa participation Ă  la premiĂšre musique de film de l’histoire du cinĂ©ma

Saint-SaĂ«ns n’a jamais hĂ©sitĂ© Ă  prendre partie, Ă©crivant, argumentant, 
 suscitant la polĂ©mique ou  comme « porte-parole  d’une  gĂ©nĂ©ration  de  compositeurs qui peinent Ă  se faire entendre et qu’il soutient en fondant la SociĂ©tĂ© nationale de musique » : il dĂ©fend clairement la crĂ©ation française dans un contexte patriotique exacerbĂ© par le conflit franco allemand, et son Ɠuvre comme celle de Franck, offre dĂ©sormais une somptueuse alternative au wagnĂ©risme incontournable en Europe en particulier dans les annĂ©es 1880. De toute Ă©vidence voici le cas d’un musicien hors normes dont l’esprit, la culture, une certaine Ă©thique de l’engagement qui inscrit son action au-delĂ  de la sphĂšre strictement musicale demeurent exemplaires : «  Passeur de culture, entre sphĂšre latine et sphĂšre germanique, entre Orient et Occident, entre musique du passĂ© et de l’avenir, Saint-SaĂ«ns est aussi un esprit libre qui a marquĂ© la vie musicale de son temps ». Lecture indispensable en cette annĂ©e du Centenaire SainSaĂ«ns, et prĂ©paration recommandĂ©e Ă  la visite de l’exposition.

Sommaire du catalogue

De l’enfant prodige à l’artiste accompli
75 ans de carriÚre pianistique : interprétation et répertoire
« le meilleur organiste du monde »
L’imprĂ©visible : Saint-SaĂ«ns et son Ɠuvre
Un pionnier du disque
« Ars Gallica » : de la sociĂ©tĂ© nationale de musique Ă  l’édition des Ɠuvres complĂštes de Rameau
Passages culturels : d’orient en Occident, du passĂ© Ă  l’avenir
Une vie en voyage : les chemins de la gloire et de la liberté
Du Beau sous toutes ses formes : regards du musicien sur la littérature et les beaux arts
Saint-SaĂ«ns Ă  l’OpĂ©ra
« La Danse, cet art délicieux »

Saint-Saens_couvHD catalogue expo bnf saint saens classiquenewsPARIS, Exposition « Saint-SaĂ«ns, Un esprit libre » : 25 juin – 10 octobre 2021 – BnF I BibliothĂšque-musĂ©e de l’OpĂ©ra Palais Garnier. EntrĂ©e Ă  l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt / Tous les jours 10h > 17h Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit :  10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi – rĂ©servation recommandĂ©e sur bnf.tickeasy.com et via le rĂ©seau FNAC – Port du masque (Ă  partir de 11 ans) obligatoire pour accĂ©der Ă  l’ensemble des espaces.
Commissariat : Marie-Gabrielle Soret, conservateur au département de la Musique, BnF

Autour de l’exposition

Vendredi 8 octobre 2021 – Petit auditorium –  10h / 18h : 3eme journĂ©e du colloque « Saint-SaĂ«ns d’un siĂšcle Ă  l’autre : hĂ©ritage, rĂ©ception, interprĂ©tation » / BnF I François-Mitterrand. EntrĂ©e libre  - rĂ©servation recommandĂ©e via l’application Affluences  ou sur affluences.com (rubrique BibliothĂšques)

Publication : catalogue de l’exposition « Saint-SaĂ«ns, Un esprit libre » , 22 x 27 cm, 192 pages, env. 100 images, 39 euros, BnF Editions – TOUTES LES INFOS ici : https://www.bnf.fr/fr/agenda/saint-saens-un-esprit-libre

EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la premiĂšre scĂšne lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modĂšles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modĂšle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 piĂšces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions
) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂč paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, 
 quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opĂ©ra italien (1600-1669)
NĂ© en Italie au dĂ©but du xviie siĂšcle, l’opĂ©ra rĂ©unit tous les arts : musique, chant, danse, poĂ©sie dramatique, peinture, architecture. La reprĂ©sentation du premier opĂ©ra occidental dont la musique est conservĂ©e, Euridice, a lieu Ă  Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de MĂ©dicis. Si la nouvelle reine s’emploie Ă  faire la promotion du spectacle italien dĂšs son arrivĂ©e en France, c’est seulement quelques annĂ©es plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opĂ©ras italiens sont donnĂ©s Ă  Paris. Pour les acclimater au goĂ»t français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour oĂč le roi lui-mĂȘme se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naĂźt alors l’opĂ©ra français.

Les crĂ©ateurs de l’opĂ©ra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilĂšge d’opĂ©ra au poĂšte et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent Ă  merveille la pĂ©rennitĂ© de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « Ă  l’imitation des Italiens », les acadĂ©mies d’opĂ©ra doivent promouvoir, Ă  Paris comme en province, des « reprĂ©sentations en musique et en vers français ». C’est donc Ă  la fois en rĂ©ponse Ă  une forme thĂ©Ăątrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modĂšle italien toujours dominant qu’une rĂ©Ă©laboration dans un style national naĂźt en France dans la seconde moitiĂ© du xviie siĂšcle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachĂšte le privilĂšge de Perrin, rebaptise l’OpĂ©ra de Paris « AcadĂ©mie royale de musique » et invente une forme dramatique spĂ©cifiquement française – la tragĂ©die en musique – promise Ă  une grande fortune jusqu’à la RĂ©volution.

L’opĂ©ra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la RĂ©gence, s’ouvre une pĂ©riode d’expĂ©rimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorĂ©graphes, notamment AndrĂ© Campra et Guillaume-Louis PĂ©cour qui contribuent Ă  l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opĂ©ra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut Ă©gal Ă  celui du chant. Dieux et hĂ©ros de l’AntiquitĂ© cĂšdent leur place Ă  des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique Ă©cartĂ© de la scĂšne lyrique par Lully rĂ©apparaĂźt Ă  travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ùre des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommĂ©e dans toute l’Europe, l’OpĂ©ra de Paris devient, au xviiie siĂšcle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorĂ©graphiques qu’esthĂ©tiques. L’une des plus cĂ©lĂšbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite Ă  l’arrivĂ©e Ă  Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprĂ©tant La Serva padrona de PergolĂšse. FĂ©roce, cette polĂ©mique oppose les partisans de l’opĂ©ra napolitain, regroupĂ©s derriĂšre Rousseau, Ă  ceux de la musique française qui, choquĂ©s de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goĂ»t qu’est l’OpĂ©ra de Paris, en appellent Ă  Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragĂ©die. Pendant tout le siĂšcle, alternent ainsi des pĂ©riodes de restauration de l’ancien rĂ©pertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences Ă©trangĂšres, comme en 1778, lorsque le directeur de l’OpĂ©ra programme une saison d’opere buffe et souffle Ă  dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la RĂ©volution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’OpĂ©ra Ă  se dĂ©placer dans une nouvelle salle, prĂšs de la porte Saint- Martin, oĂč il subit la concurrence des thĂ©Ăątres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son rĂ©pertoire, ainsi que son fonds de dĂ©cors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie Ă  consolider le modĂšle de la tragĂ©die en musique, mis Ă  mal aprĂšs le dĂ©part de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum rĂ©volutionnaire, embrase la capitale. MalgrĂ© ce succĂšs, l’OpĂ©ra accumule les dettes et doit ĂȘtre cĂ©dĂ© Ă  la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la libertĂ© des thĂ©Ăątres et la fin du systĂšme des privilĂšges sonne comme un coup de grĂące pour l’OpĂ©ra, un rapport remis au corps municipal prĂ©conise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses annĂ©es encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermĂšde lyrique d’une part, avec une leçon de chant de StĂ©phanie d’Oustrac et des extraits vidĂ©os de spectacles du rĂ©pertoire de l’AcadĂ©mie royale de musique Ă©voquant ces deux siĂšcles de vie musicale ; un intermĂšde chorĂ©graphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expĂ©rimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siĂšcle au tout dĂ©but du xixe siĂšcle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

BibliothĂšque-musĂ©e de l’OpĂ©ra, Palais Garnier
EntrĂ©e Ă  l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de MickaĂ«l Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-Ă©dition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec RĂ©my Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE
 Entretien avec RĂ©my Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archĂ©ologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 dĂ©cembre 2018. Qu’a Ă  faire Claude Debussy Ă  l’étĂ© 1911 sur les plages et bords de mer normand, Ă  Houlgate prĂ©cisĂ©ment, appareil photographique Ă  la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetĂ©es, prĂšs du Casino et des cabines de bain ? RĂ©my Campos soulĂšve le voile et rĂ©vĂšle la passion ou plutĂŽt l’Ɠil photographique d’un Debussy viscĂ©ralement sauvage et solitaire, quelques annĂ©es avant la dĂ©claration de guerre


 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

RĂ©my CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la dĂ©couverte de documents inĂ©dits. Pour un historien, c’est Ă©videmment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du sĂ©jour des Debussy Ă  Houlgate avaient Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement reproduites depuis les annĂ©es 1920. Toutes les images reprĂ©sentant Emma et sa mĂšre avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservĂ©s Ă  la BibliothĂšque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un trĂšs grand nombre de clichĂ©s pris dans le jardin de l’hĂŽtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on dĂ©couvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et rĂ©ception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcĂ©e par la dĂ©couverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquĂȘte nous a entraĂźnĂ© loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses Ă  Longchamp oĂč l’on dĂ©couvre Emma et sa fille parmi les dames Ă©lĂ©gantes prĂ©sentes ce jour-lĂ  au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblĂ©es ont suscitĂ© une rĂ©flexion inattendue sur le rapport des Debussy Ă  l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révÚlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare Ă  Gabriel FaurĂ© ou Ă  Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un crĂ©ateur solitaire, surtout dans la derniĂšre partie de sa carriĂšre. L’accĂšs Ă  l’hĂŽtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limitĂ© Ă  la famille des deux Ă©poux et Ă  un cercle trĂšs Ă©troit d’amis. Rares seront les journalistes Ă  pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus Ă  distance. Les photographies tĂ©moignent de cet isolement recherchĂ©. Ce sont toujours les mĂȘmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun clichĂ© ne montre des rĂ©unions mondaines comme il en existe du temps oĂč Debussy frĂ©quentait Ernest Chausson dans les annĂ©es 1890. Les tĂ©moignages de ses proches vont dans le mĂȘme sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et Ă©lĂšve en composition de Claude Debussy, tĂ©moigne du goĂ»t de la solitude du musicien.
Le sĂ©jour Ă  Houlgate en aoĂ»t 1911, voulu par sa femme, est par consĂ©quent une terrible Ă©preuve pour Claude Debussy qui se trouve plongĂ© dans la trĂ©pidante vie mondaine que les Parisiens sĂ©journant sur la cĂŽte normande, transportent avec eux le temps d’un Ă©tĂ©. La station est parmi les plus Ă©lĂ©gante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy dĂ©teste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-HĂŽtel cosmopolite, l’obsession du paraĂźtre, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intĂ©rĂȘt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais Ă©crit un article oĂč il se serait enthousiasmĂ© pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possĂ©dĂ© dans les annĂ©es 1880-1900 le coĂ»teux appareillage nĂ©cessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre LouĂżs, Ă©crivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scĂšne dans des images trĂšs soignĂ©es, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacrĂ© beaucoup de temps Ă  fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt derniĂšres annĂ©es de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont Ă©tĂ© des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. SĂ©duits par la facilitĂ© d’usage des appareils de type Kodak et de dĂ©veloppement des clichĂ©s que l’on peut alors confier Ă  un dĂ©taillant, la famille Debussy rĂ©alise un trĂšs grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrĂ©es ou peu Ă©clairĂ©es. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

DĂšs les premiĂšres annĂ©es de vie commune, le couple Debussy part tous les Ă©tĂ©s en vacances au bord de la Manche. En 1904 Ă  Pourville oĂč Claude corrige des Ă©preuves d’imprimerie, en 1905 Ă  Eastbourne oĂč il travaille Ă  la premiĂšre sĂ©rie des Images pour piano, en 1906 prĂšs de Dieppe oĂč il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau Ă  Pourville oĂč il songe Ă  un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage Ă  Houlgate qui est au cƓur du livre Debussy Ă  la plage est le seul Ă  avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce sĂ©jour en aoĂ»t 1911, Claude Debussy travaille Ă  l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composĂ©e pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutĂŽt, il promet Ă  son Ă©diteur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour Ă  Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand dĂ©sarroi artistique.
En pleine guerre, la villĂ©giature Ă  Pourville de juillet Ă  octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hĂŽtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », Ă©loignĂ©e du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prĂȘtĂ©e par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnĂ©aire, Claude Debussy parvient Ă  Ă©crire pendant les quatre mois de ce dernier sĂ©jour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’Ɠuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flĂ»te, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, prĂšs d’Arcachon, pendant l’étĂ© 1916 puis Ă  Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
MalgrĂ© la vĂ©ritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu Ă©crit prĂšs des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencĂ© la composition de la Mer Ă  Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’étĂ© 1903


 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du chĂąteau et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre prĂ©sentation du Livre Catalogue “Debussy Ă  la Plage” (Gallimard)

 

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MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scĂšne

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scĂšne jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scĂšne expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent trĂšs finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne trĂšs intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e UrgĂšle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la trĂšs intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le trĂšs beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprĂšte telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumiĂšre, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scĂšne en noir et blanc) ; la France baroque renaĂźt aussi grĂące aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (ChĂątelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂŽtĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du thĂ©Ăątre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une piĂšce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂȘtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂźtre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scùne. Moulins, Centre national du costume de scùne (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scÚne (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scĂšne (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son thĂ©Ăątre lyrique et livrer ses plus grandes partitions thĂ©Ăątrales), le Palais Garnier et sa BibliothĂšque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scĂšne », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂč il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIĂš : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂŽt polĂ©miste et trĂšs argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (aprĂšs Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre
), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂȘtes d’HĂ©bĂ©)
 , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scĂšne : les opĂ©ras du Dijonais sur la scĂšne lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂźtre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprĂšte de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premiĂšres Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la BibliothĂšque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumiĂšre les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle puis sur instruments anciens grĂące Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie thĂ©Ăątral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’Ăąge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, Exposition prĂ©sentĂ©e au TCE Ă  Paris. Du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de reprĂ©sentation. L’exposition prĂ©sentĂ©e au ThĂ©Ăątres des Champs-ElysĂ©es Ă  l’occasion des  reprĂ©sentations de la nouvelle production des Dialogues des CarmĂ©lites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala Ă  l’OpĂ©ra de Paris, de janvier Ă  juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matĂ©riel exposĂ©, les deux partitions personnelles du compositeur sont prĂ©sentĂ©es : celle pour piano et chant comporte une dĂ©dicace de chacun des crĂ©ateurs français et italiens de l’Ɠuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont Ă©galement exposĂ©s les programmes des deux crĂ©ations, des photographies prises lors des rĂ©pĂ©titions, et les coupures de presse conservĂ©es par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant Ă  lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservĂ©s par la BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra. La pĂ©riode du Groupe des Six est illustrĂ©e par l’affiche de la soirĂ©e du BƓuf sur le toit, pieusement conservĂ©e par Poulenc, et de nombreuses photographies des MariĂ©s de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théùtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des DépÎts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixiÚme anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le ThĂ©Ăątre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂȘme est exposĂ©e.
Le programme de la derniĂšre soirĂ©e des Concerts de la PlĂ©iade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es qu’eut lieu la crĂ©ation d’une Ɠuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, Ă©crite sur des poĂšmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achÚvent ce parcours.

Francis Poulenc et le ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂźt Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixiĂšme anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des DĂ©pĂŽts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle, ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIĂšme : ” Un air de Renaissance “

ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIĂšme siĂšcle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grĂące Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au ChĂąteau d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. DĂšs la fin du XVĂš et surtout au XVIĂšme siĂšcle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particuliĂšrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprĂšs des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la premiĂšre oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂŽle social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVĂšme et XVIĂšme siĂšcle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle. MusĂ©e national de la Renaissance, ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux