EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

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    OPÉRA sur internet : IphigĂ©nie en Tauride Ă  l’OpĂ©ra de Rennes, le 5 dĂ©c 2020. L’IphigĂ©nie en Tauride de Gluck est une tragĂ©die sublime qui ressuscite la dignitĂ© des hĂ©ros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scène du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altĂ©ritĂ©, d’une forme de quĂŞte spirituelle et de la capacitĂ© des humains Ă  vivre ensemble. CondamnĂ©e Ă  ĂŞtre immolĂ©e par son père Agamemnon, IphigĂ©nie est sauvĂ©e et transportĂ©e par Diane en Tauride oĂą elle est devenue prĂŞtresse. Mais elle doit sacrifier un Ă©tranger…

  • ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews

    LILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. InvitĂ© spĂ©cifique de ce programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’hautboĂŻste François Leleux, nĂ© Ă  Croix, propose 3 pièces majeures et de caractère pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilitĂ© virtuose et musicienne de deux jeunes gĂ©nies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la SĂ©rĂ©nade.…

  • glass-opera-akhnaten-opera-de-nice-critique-opera-classiquenews-critique-opera-nice-classiquenews-glass-akhnaten-akhenaton

    COMPTE-RENDU, opĂ©ra. OpĂ©ra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi… Lucinda Childs / Warynski (session enregistrĂ©e in situ le 1er nov 2020). L’OpĂ©ra de Nice multiplie les initiatives et malgrĂ© l’Ă©pidĂ©mie de la covid 19, permet Ă  tous de dĂ©couvrir le premier opĂ©ra Ă  l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire… Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et rĂ©pĂ©titives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opĂ©ra saisissant, surtout dans cette rĂ©alisation validĂ©e, pilotĂ©e (mise en scène et chorĂ©graphie) par Lucinda Childs, par visio confĂ©rences…

  • michel-ange-sixtine-classiquenews-fresques-vatican-prophetes-juifs-classiquenews

    ARTE, sam 12 dĂ©c 2020, 20h50. Michel-Ange, la musique rebelle. Dans un documentaire phare d’1h30, rĂ©alisĂ© par Marc Jampolsky, les fresques de la Chapelle Sixtine sont analysĂ©es sous un nouvel angle ; alors que le sujet central du film est l’essor artistique du Vatican Ă  la Renaissance puis Ă  l’âge baroque, Michel-Ange y occupe une place essentielle car outre la beautĂ© de sa crĂ©ation, le sens des figures reprĂ©sentĂ©es rĂ©vèle une relation difficile de l’artiste Ă  la religion. Michel-Ange semble rĂ©capituler l’histoire du christianisme, de la genèse au jugement dernier. Y percent les silhouettes des ancĂŞtres de JĂ©sus (lunettes, cintres…

  • 1092389

    CD Ă©vĂ©nement, critique. VIVALDI : Argippo (Biondi, 2 cd NaĂŻve). Les plus rĂ©tifs souligneront combien la rĂ©alisation dont il est question ici, est un patchwork qui Ă©miette sa valeur par son Ă©clectisme puisqu’il s’agit en rĂ©alitĂ© d’une combinaison d’airs certes de Vivaldi mais aussi de ses contemporains : Pescetti, Galeazzi (qui Ă©crit le grand air d’Argippo Ă  la fin du II : « Da piĂą venti combattuta »), et mĂŞme les plus connus Hasse et Porpora. Ce Ă  quoi nous rĂ©torquerons qu’a contrario d’être « lĂ©ger » ou fragile, le document, ainsi intĂ©grĂ© dans l’intĂ©grale des opĂ©ras vivaldiens, permet de…

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    radio

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  • FRANCE MUSIQUE, WAGNER : Le Ring Jordan 2020, 23-28 nov 2020. LE RING 2020 de l’OpĂ©ra National de Paris sur France Musique. Alors que la TĂ©tralogie sera rĂ©alisĂ©e en huis clos en version de concert les 26, 28, 30 dĂ©cembre 2020 et 2 janvier 2021 Ă  l’OpĂ©ra Bastille, la maison parisienne en diffusera en direct chaque volet sur France Musique. Exemple Ă©loquent de diffusion large et gratuite vers le plus large public : une proposition opportune en pĂ©riode de confinement.
     
     
    Dates et horaires des diffusions France Musique
    L’Or du Rhin : Samedi 26 dĂ©cembre 2020 Ă  20h
    La…

  • FRANCE MUSIQUE, Lun 5 oct 2020, 8h20 : ALEXANDER NEEF. Le nouveau directeur de l’OpĂ©ra s’exprime sur les ondes de France Musique au moment oĂą il vient de prendre ses fonctions (1er septembre dernier) : beaucoup de questions demeurent sans rĂ©ponse car la situation Ă©conomique de la maison lyrique parisienne est considĂ©rablement dĂ©gradĂ©e… Alexandre Neef, rĂ©pond ainsi aux questions de Jean-Baptiste Urbain sur France Musique de 8h20 Ă  9h Ă  l’occasion de la rentrĂ©e de l’opĂ©ra. Il a acceptĂ© de quitter son poste de directeur gĂ©nĂ©ral de la Canadian Opera Company Ă  Toronto de manière anticipĂ©e pour remplacer StĂ©phane Lissner.…


    télé

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  • ARTE, sam 12 dĂ©c 2020, 20h50. Michel-Ange, la musique rebelle. Dans un documentaire phare d’1h30, rĂ©alisĂ© par Marc Jampolsky, les fresques de la Chapelle Sixtine sont analysĂ©es sous un nouvel angle ; alors que le sujet central du film est l’essor artistique du Vatican Ă  la Renaissance puis Ă  l’âge baroque, Michel-Ange y occupe une place essentielle car outre la beautĂ© de sa crĂ©ation, le sens des figures reprĂ©sentĂ©es rĂ©vèle une relation difficile de l’artiste Ă  la religion. Michel-Ange semble rĂ©capituler l’histoire du christianisme, de la genèse au jugement dernier. Y percent les silhouettes des ancĂŞtres de JĂ©sus (lunettes, cintres…

  • TÉLÉ. SĂ©lection de la rentrĂ©e 2020… Classiquenews sĂ©lectionne ici les programmes Ă  ne pas manquer sur le petit Ă©cran. OpĂ©ras, concerts symphoniques, plateaux Ă©clectiques, ou rĂ©cital. Baroque, Romantique, XXè, contemporain, sans omettre les musiques anciennes… retrouvez ci dessous les programmes incontournables Ă  voir et Ă  Ă©couter dès la rentrĂ©e 2020 et bien après…
     
     
    DĂ©cembre 2020
     
     
      
     
     
    JEUDI 31 DECEMBRE 2020
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    17h30
    Concert de la Saint-Sylvestre Ă  Berlin.
      
     
      
     
     
    DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 2020
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    17h50
    Promenade musicale Ă  Versailles
    Quatre concerts exceptionnels ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s au château de…


    concerts et opéras

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  • OPÉRA sur internet : IphigĂ©nie en Tauride Ă  l’OpĂ©ra de Rennes, le 5 dĂ©c 2020. L’IphigĂ©nie en Tauride de Gluck est une tragĂ©die sublime qui ressuscite la dignitĂ© des hĂ©ros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scène du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altĂ©ritĂ©, d’une forme de quĂŞte spirituelle et de la capacitĂ© des humains Ă  vivre ensemble. CondamnĂ©e Ă  ĂŞtre immolĂ©e par son père Agamemnon, IphigĂ©nie est sauvĂ©e et transportĂ©e par Diane en Tauride oĂą elle est devenue prĂŞtresse. Mais elle doit sacrifier un Ă©tranger…

  • LILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. InvitĂ© spĂ©cifique de ce programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’hautboĂŻste François Leleux, nĂ© Ă  Croix, propose 3 pièces majeures et de caractère pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilitĂ© virtuose et musicienne de deux jeunes gĂ©nies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la SĂ©rĂ©nade.…

  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposĂ© par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour rĂ©sister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rĂ©munĂ©ration au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    PrĂ©curseur depuis le dĂ©but de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donnĂ© pour mot d’ordre de combattre la…

  • LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT Ă  la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe amĂ©ricaine Karen Kamensek (dernière venue Ă  Lille en 2017) dans un programme de musique française des annĂ©es folles. Outre sa thĂ©matique du HĂ©ros, la prĂ©sence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux cĂ´tĂ©s de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitĂ©e, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)… VOIR notre reportage vidĂ©o la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE…

  • INTERNET, OPERA ON LINE : GLASS, AKHNATEN, OpĂ©ra de Nice, le 20 nov 2020. FermĂ©, covid 19 oblige, l’OpĂ©ra de Nice assure sa programmation sur le net. L’opĂ©ra digital se rĂ©alise ainsi par la diffusion ven 20 nov 2020 Ă  16h, de la nouvelle production d’Akhenaten, opĂ©ra de Philip Glass, inspirĂ© par la figure de l’hĂ©rĂ©siarque lĂ©gendaire Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, qui osa remplacer le culte d’Amon par Aton, le disque solaire, Ă©cartant tous les dieux traditionnels de l’Egypte antique, en faveur du disque solaire RĂŞ (Aton). Le drame est mis en scène et chorĂ©graphiĂ© en visio confĂ©rence…

  • LILLE : sam 14 nov 2020, 20h, en direct sur YOUTUBE. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts digitaux, retransmis sur sa chaĂ®ne youtube (youtube/ONLILLE). Samedi, 2è session, en direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille : dans le cadre de sa thĂ©matique du HÉROS, le National de Lille cĂ©lèbre la force et l’engagement d’un hĂ©ros romantique par excellence, combattant devant l’adversitĂ©, courageux, inspirĂ©, dĂ©fiant la fatalitĂ© qui le rongeait de l’intĂ©rieur Ă  cause d’une surditĂ© croissante, un comble pour un compositeur.
     
     
    VOIR le concert en direct : https://www.youtube.com/user/ONLille

     
     
    Pour cĂ©lĂ©brer le 250è anniversaire de…

  • PARIS, TCE. Sumi JO, le 8 dĂ©c 2020. Sumi Jo est l’ancienne Ă©lève en Italie de Carlo Bergonzi (au dĂ©but des annĂ©es 1980), le tĂ©nor lĂ©gendaire qui chanta avec le style et l’élĂ©gance que l’on sait le poète Rodolfo de La Bohème de Puccini. Après avoir chantĂ© Gilda de Rigoletto de Verdi (1986), Karajan, touchĂ© par la fragilitĂ© ineffable de son timbre Ă©lĂ©giaque, ne tarde pas Ă  inviter la soprano dès 1988 pour Mozart et aussi Oscar dans Un Bal MasquĂ© de Verdi. LancĂ©e sur la scène lyrique, la soprano coloratoure incarne Lucia, Zerbinette, Fiorilla, Amina, Elvira… reine du bel…

  • SCEAUX, La Schubertiade, 14 et 15 nov. Laurent Cabasso, piano. Le premier concert de la nouvelle saison 2020 2021 de la Schubertiade Ă  Sceaux invite le pianiste Laurent Cabasso, tempĂ©rament poĂ©tique d’une Ă©vidente Ă©loquence. L’instrumentiste fait paraĂ®tre Ă  l’automne 2020 un nouveau cd dĂ©diĂ© aux 7 Toccatas de JS Bach (cd Paraty Ă  venir d’ici mi novembre 2020), perles mĂ©connues que le canadien Glenn Gould avait abordĂ© avec l’intelligence textuelle qui lui est propre.  A Sceaux, dans les murs de l’HĂ´tel de ville, Laurent Cabasso associe JS Bach, Ă  Beethoven (Sonate n°16) et Schubert, compositeur emblĂ©matique du cycle musical (Sonate…

  • PARIS, WAGNER : FESTIVAL RING 2020 : 23 nov – 6 dĂ©c 2020. Le Ring de Wagner est un dĂ©fi pour chaque maison d’opĂ©ra. Le cycle conçu par Wagner et crĂ©Ă© en 1876 Ă  Bayreuth, 4 volets (L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Le CrĂ©puscule des dieux), totalise 16h de musique, plus de 100 musiciens, une quinzaine de solistes… Crise sanitaire oblige, l’OpĂ©ra de Paris a maintenu son cycle soit 2 festivals dans une version non scĂ©nique. Il Ă©tait important que les musiciens de l’OpĂ©ra de Paris reprennent le travail et se retrouvent autour d’un projet fort et très ambitieux.…

  • EN DIRECT de LA FENICE, Culturebox, mardi 20 oct. Salieri / Mozart. La Fenice prĂ©sente un travail menĂ© par son Ă©quipe de jeunes chanteurs, en formation au Teatro Malibran Ă  Venise. L’empereur Joseph II commande en 1786 un nouveau divertissement pour sa Cour Ă  Vienne ; il s’agira de confronter en une joute poĂ©tique et musicale, deux types d’opĂ©ras Ă  la mode : l’opĂ©ra italien et le singspiel germanique. L’impresario / Der Schauspieldirektor permet au jeune Mozart d’éblouir alors en un acte (5 tableaux) grâce Ă  sa verve opĂ©ratique (ouverture) et le raffinement de son contrepoint. Tandis que Prima la…

  • FONTAINEBLEAU, dim 18 oct : Concert RENAISSANCE par Thomas Hengelbrock, Ens Balthasar Neumann. Le chef allemand, spĂ©cialiste des interprĂ©tations historiquement informĂ©es, inaugure sa rĂ©sidence artistique Ă  Fontainebleau par un cycle de premiers concerts. Ce Dim 18 oct, rv incontournable dans la SALLE DE BAL du Château Ă  11h puis 15h30 : madrigaux, ballets et scènes d’opĂ©ra de la Renaissance jouĂ©s, notamment lors des fĂŞtes donnĂ©es Ă  la cour des Valois. Programme : madrigaux de Gesualdo et du 8e Livre de Monteverdi, chansons de compositeurs ayant Ă©crit pour Fontainebleau dont le cĂ©lèbre « Chant des oiseaux » de ClĂ©ment Janequin ou…

  • LILLE, le 15 OCT 2020 : RĂ©cital Nemanja RADULOVIC Ă  20h. Le violoniste virtuose Nemanja Radulovic retrouve « sa famille de Lille », celle qui lui a fait confiance dès ses dĂ©buts, avec d’autant plus d’intensitĂ© ce 15 octobre 2020, que son premier rv Ă  Lille fut annulĂ© (24 sept dernier) après qu’il ait Ă©tĂ© testĂ© positif Ă  la covid 19. RĂ©tabli, en pleine forme, respectant les mesures sanitaires de rigueur au Nouveau siècle Ă  Lille, le violoniste serbe retrouve sa complice pianiste Laure Favre-Kahn, dans un rĂ©cital Ă  deux instruments, premier jalon de sa rĂ©sidence au sein de l’Orchestre…

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  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposĂ© par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour rĂ©sister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rĂ©munĂ©ration au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    PrĂ©curseur depuis le dĂ©but de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donnĂ© pour mot d’ordre de combattre la…

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    OPÉRA en direct sur INTERNET : RAMEAU, Hippolyte et Aricie, samedi 14 nov 2020, 20h (sur ARTEconcert). Les représentations d’Hippolyte et Aricie prévues au mois de novembre à l’Opéra Comique, Salle Favart à Paris, ne peuvent pas avoir lieu en présence du public, confinement oblige. Les répétitions se poursuivent néanmoins et l’ouvrage sera joué sur internet, diffusé sur ARTEconcert et le site de l’Opéra Comique. Une diffusion ultérieure sera proposée sur l’antenne d’Arte et sur France Musique.
    Théâtre de dĂ©passement et d’enchantement, l’opĂ©ra de Rameau d’autant plus fort et signifiant en son premier opus de 1733 – le…

  • CONFINEMENT : 2ème vague. Depuis le 29 octobre 2020, le spectacle vivant est Ă  l’arrĂŞt, obligĂ© Ă  un silence assourdissant, dĂ©possĂ©dĂ© du lien physique avec les publics. La distanciation sociale et les mesures sanitaires jusque lĂ  obligatoires ne suffisent plus. Pour autant les salles de concerts (opĂ©ras, orchestres, festivals) et les artistes n’ont pas dit leur dernier mot ; puisant dans l’expĂ©rience du premier confinement de nouvelles ressources crĂ©atives. En tĂ©moignent ici les initiatives opportunes qui nous permettent de patienter pour des jours meilleurs. Aucune doute le milieu du classique regorge d’inventivitĂ©, en s’appuyant surtout sur la toile et la…

  • CONFINEMENT : L’ON LILLE inaugure l’AUDITO 2.0, sa nouvelle salle de concert numĂ©rique. Dans le contexte contraignant du confinement, l’ON LILLE renforce son offre digitale en respectant les mesures imposĂ©es par l’état d’urgence sanitaire. La phalange lilloise a dĂ©montrĂ© son adaptabilitĂ© exemplaire dans un contexte Ă©prouvant : assurer la continuitĂ© du travail artistique, maintenir sa relation au public, dans le respect des gestes barrières et des mesures de sĂ©curitĂ© sanitaire.
    L’Orchestre National de Lille enrichit son offre audiovisuelle en lançant sa salle de concert numĂ©rique : l’Audito 2.0. En s’appuyant sur les ressources techniques de son son studio mobile (crĂ©Ă©…

  • INTERNET, opĂ©ra en direct : RAMEAU, Hippolyte et Aricie, samedi 14 nov 2020, 20h. Les reprĂ©sentations d’Hippolyte et Aricie prĂ©vues au mois de novembre Ă  l’OpĂ©ra Comique, Salle Favart Ă  Paris, ne peuvent pas avoir lieu en prĂ©sence du public, confinement oblige. Les rĂ©pĂ©titions se poursuivent nĂ©anmoins et l’ouvrage sera jouĂ© sur internet, diffusĂ© sur ARTEconcert et le site de l’OpĂ©ra Comique. Une diffusion ultĂ©rieure sera proposĂ©e sur l’antenne d’Arte et sur France Musique.
    Théâtre de dĂ©passement et d’enchantement, l’opĂ©ra de Rameau d’autant plus fort et signifiant en son premier opus de 1733 – le plus scandaleux aussi-, surgit dans…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂ´le d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… CĂ©lĂ©brez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂ´el de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mère de NĂ©ron, prĂŞte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂ®tre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂŞve Ă  Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraĂ®t), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAĂ‹NS, un esprit libre » : 5 mars > 20 juin 2020. Le Palais Garnier Ă  PARIS, Ă  travers la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra cĂ©lèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitiĂ© du XIXè : Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), jamais couronnĂ© par le Prix de Rome ni reconnu Ă  sa juste valeur par les institutions Ă©tatiques ; aux cĂ´tĂ©s de Massenet, Saint-SaĂ«ns offre un visage diffĂ©rent du romantisme Ă  la française grâce Ă  son sens du drame (ses opĂ©ras Samson et Dalila ou Ascanio rĂ©cemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles manières d’accĂ©der aux Ĺ“uvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’âge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siècle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la première…


EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions…) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂą paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, … quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opéra italien (1600-1669)
Né en Italie au début du xviie siècle, l’opéra réunit tous les arts : musique, chant, danse, poésie dramatique, peinture, architecture. La représentation du premier opéra occidental dont la musique est conservée, Euridice, a lieu à Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de Médicis. Si la nouvelle reine s’emploie à faire la promotion du spectacle italien dès son arrivée en France, c’est seulement quelques années plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opéras italiens sont donnés à Paris. Pour les acclimater au goût français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour où le roi lui-même se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naît alors l’opéra français.

Les créateurs de l’opéra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilège d’opéra au poète et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent à merveille la pérennité de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « à l’imitation des Italiens », les académies d’opéra doivent promouvoir, à Paris comme en province, des « représentations en musique et en vers français ». C’est donc à la fois en réponse à une forme théâtrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modèle italien toujours dominant qu’une réélaboration dans un style national naît en France dans la seconde moitié du xviie siècle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachète le privilège de Perrin, rebaptise l’Opéra de Paris « Académie royale de musique » et invente une forme dramatique spécifiquement française – la tragédie en musique – promise à une grande fortune jusqu’à la Révolution.

L’opéra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la Régence, s’ouvre une période d’expérimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorégraphes, notamment André Campra et Guillaume-Louis Pécour qui contribuent à l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opéra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut égal à celui du chant. Dieux et héros de l’Antiquité cèdent leur place à des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique écarté de la scène lyrique par Lully réapparaît à travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ère des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommée dans toute l’Europe, l’Opéra de Paris devient, au xviiie siècle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorégraphiques qu’esthétiques. L’une des plus célèbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite à l’arrivée à Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprétant La Serva padrona de Pergolèse. Féroce, cette polémique oppose les partisans de l’opéra napolitain, regroupés derrière Rousseau, à ceux de la musique française qui, choqués de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goût qu’est l’Opéra de Paris, en appellent à Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragédie. Pendant tout le siècle, alternent ainsi des périodes de restauration de l’ancien répertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences étrangères, comme en 1778, lorsque le directeur de l’Opéra programme une saison d’opere buffe et souffle à dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la Révolution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’Opéra à se déplacer dans une nouvelle salle, près de la porte Saint- Martin, où il subit la concurrence des théâtres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son répertoire, ainsi que son fonds de décors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie à consolider le modèle de la tragédie en musique, mis à mal après le départ de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum révolutionnaire, embrase la capitale. Malgré ce succès, l’Opéra accumule les dettes et doit être cédé à la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la liberté des théâtres et la fin du système des privilèges sonne comme un coup de grâce pour l’Opéra, un rapport remis au corps municipal préconise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses années encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermède lyrique d’une part, avec une leçon de chant de Stéphanie d’Oustrac et des extraits vidéos de spectacles du répertoire de l’Académie royale de musique évoquant ces deux siècles de vie musicale ; un intermède chorégraphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expérimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siècle au tout début du xixe siècle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de Mickaël Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-édition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE… Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archéologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 décembre 2018. Qu’a à faire Claude Debussy à l’été 1911 sur les plages et bords de mer normand, à Houlgate précisément, appareil photographique à la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetées, près du Casino et des cabines de bain ? Rémy Campos soulève le voile et révèle la passion ou plutôt l’œil photographique d’un Debussy viscéralement sauvage et solitaire, quelques années avant la déclaration de guerre…

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

Rémy CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la découverte de documents inédits. Pour un historien, c’est évidemment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du séjour des Debussy à Houlgate avaient été régulièrement reproduites depuis les années 1920. Toutes les images représentant Emma et sa mère avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un très grand nombre de clichés pris dans le jardin de l’hôtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on découvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et réception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcée par la découverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquête nous a entraîné loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses à Longchamp où l’on découvre Emma et sa fille parmi les dames élégantes présentes ce jour-là au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblées ont suscité une réflexion inattendue sur le rapport des Debussy à l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révèlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare à Gabriel Fauré ou à Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un créateur solitaire, surtout dans la dernière partie de sa carrière. L’accès à l’hôtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limité à la famille des deux époux et à un cercle très étroit d’amis. Rares seront les journalistes à pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus à distance. Les photographies témoignent de cet isolement recherché. Ce sont toujours les mêmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun cliché ne montre des réunions mondaines comme il en existe du temps où Debussy fréquentait Ernest Chausson dans les années 1890. Les témoignages de ses proches vont dans le même sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et élève en composition de Claude Debussy, témoigne du goût de la solitude du musicien.
Le séjour à Houlgate en août 1911, voulu par sa femme, est par conséquent une terrible épreuve pour Claude Debussy qui se trouve plongé dans la trépidante vie mondaine que les Parisiens séjournant sur la côte normande, transportent avec eux le temps d’un été. La station est parmi les plus élégante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy déteste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-Hôtel cosmopolite, l’obsession du paraître, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intérêt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais écrit un article où il se serait enthousiasmé pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possédé dans les années 1880-1900 le coûteux appareillage nécessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre Louÿs, écrivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scène dans des images très soignées, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacré beaucoup de temps à fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt dernières années de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont été des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. Séduits par la facilité d’usage des appareils de type Kodak et de développement des clichés que l’on peut alors confier à un détaillant, la famille Debussy réalise un très grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrées ou peu éclairées. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

Dès les premières années de vie commune, le couple Debussy part tous les étés en vacances au bord de la Manche. En 1904 à Pourville où Claude corrige des épreuves d’imprimerie, en 1905 à Eastbourne où il travaille à la première série des Images pour piano, en 1906 près de Dieppe où il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau à Pourville où il songe à un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage à Houlgate qui est au cœur du livre Debussy à la plage est le seul à avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce séjour en août 1911, Claude Debussy travaille à l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composée pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutôt, il promet à son éditeur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour à Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand désarroi artistique.
En pleine guerre, la villégiature à Pourville de juillet à octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hôtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », éloignée du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prêtée par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnéaire, Claude Debussy parvient à écrire pendant les quatre mois de ce dernier séjour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flûte, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, près d’Arcachon, pendant l’été 1916 puis à Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
Malgré la véritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu écrit près des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencé la composition de la Mer à Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’été 1903…

 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du château et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre présentation du Livre Catalogue “Debussy à la Plage” (Gallimard)

 

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MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scène

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne très intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e Urgèle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la très intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le très beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprète telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumière, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scène en noir et blanc) ; la France baroque renaĂ®t aussi grâce aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (Châtelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂ´tĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du théâtre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une pièce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂŞtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂ®tre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène. Moulins, Centre national du costume de scène (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son théâtre lyrique et livrer ses plus grandes partitions théâtrales), le Palais Garnier et sa Bibliothèque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scène », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂą il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIè : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂ´t polĂ©miste et très argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (après Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre…), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂŞtes d’HĂ©bĂ©)… , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scène : les opĂ©ras du Dijonais sur la scène lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂ®tre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprète de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premières Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumière les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXème siècle puis sur instruments anciens grâce Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie théâtral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’âge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, Exposition présentée au TCE à Paris. Du 10 décembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de représentation. L’exposition présentée au Théâtres des Champs-Elysées à l’occasion des  représentations de la nouvelle production des Dialogues des Carmélites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala à l’Opéra de Paris, de janvier à juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matériel exposé, les deux partitions personnelles du compositeur sont présentées : celle pour piano et chant comporte une dédicace de chacun des créateurs français et italiens de l’œuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont également exposés les programmes des deux créations, des photographies prises lors des répétitions, et les coupures de presse conservées par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant à lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservés par la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. La période du Groupe des Six est illustrée par l’affiche de la soirée du Bœuf sur le toit, pieusement conservée par Poulenc, et de nombreuses photographies des Mariés de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théâtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des Dépôts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixième anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le Théâtre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂŞme est exposĂ©e.
Le programme de la dernière soirée des Concerts de la Pléiade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au Théâtre des Champs-Elysées qu’eut lieu la création d’une œuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, écrite sur des poèmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achèvent ce parcours.

Francis Poulenc et le Théâtre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au Théâtre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂ®t Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixième anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des Dépôts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grâce Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au Château d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂ´le social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. MusĂ©e national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux