EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

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dépêches

  • behle-daniel-concert-live-gstaad-menuhin-festival-2020-critique-annonce-classiquenews

    EN DIRECT sur internet : ven 14 aoĂ»t 2020, 19h : en direct de Saanen / GSTAAD : RĂ©cital BEETHOVEN. DANIEL BEHLE & JAN SCHULTSZ… Contrairement Ă  Schubert ou Ă  Schumann, le nom de Beethoven n’est pas immĂ©diatement associĂ© au lied. Ludwig a pourtant laissĂ© plus de 100 opus du genre Ă  la postĂ©ritĂ©. En compagnie de Jan Schultsz (pianoforte), le tĂ©nor Daniel Behle propose une sĂ©lection de mĂ©lodies : «Ich liebe dich so wie du mich», «der Kuss» ou «Adelaide»… Jan Schultsz agrĂ©mente la soirĂ©e de nombreuses anecdotes, ressucitant Beethoven au travail. Le concert du 14 aoĂ»t commence dès…

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    COMPTE RENDU, Festival 1001 NOTES 2020 (Haute-Vienne, Limousin), les 4 et 5 aoĂ»t 2020. DĂ©confinement, solidaritĂ©, ouverture… Face Ă  la crise et la mise sous cloche de la culture, en particulier du spectacle vivant, les Festivals n’ont pas tardĂ© Ă  rĂ©agir et produire de premières alternatives bĂ©nĂ©fiques. Le Festival 1001 Notes portĂ© par son directeur artistique Albin de la Tour n’est pas en reste ; il a mĂŞme Ă©tĂ© le premier Ă  proposer sur la toile plusieurs courtes sessions musicales ; permettant aux artistes et au public de renouer un fil qui s’était coupĂ© brutalement mi mars dernier ; Ă …

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    LIMOUSIN : Festival 1001 NOTES, jusqu’au 8 aoĂ»t 2020. EquilibrĂ©, gĂ©nĂ©reux, Ă©clectique, le Festival 1001 NOTES rĂ©invente l’expĂ©rience musicale. Respectueux des mesures sanitaires, le cycle de concerts accueille les festivaliers dans un Ă©crin de verdure Ă  20 mn de Limoges. DĂ©tente, musicothĂ©rapie, concerts… cet Ă©tĂ©, l’idĂ©al musical est limousin ; et pour ses 15 ans, 1001 NOTES rĂ©ussit son jubilĂ© dĂ©confinĂ©. Le week end dernier, 1er et 2 aoĂ»t 2020 : les spectateurs ont pu Ă©couter les pianistes Gaspard Dehaene, Alexandre Tharaud, Alexandre Kantorow mais aussi Rosmary Standley et Lucienne Renaudin-Vary… Au programme des prochains jours, lundi 3, mardi 4…

  • WIEN-VIENNE-GSTAAD-2020-festival-classiquenews-critique-concert-opera-gstaad-menuhin-festival

    EN DIRECT depuis GSTAAD : Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL crĂ©e l’évĂ©nement en proposant en aoĂ»t 4 CONCERTS Ă©vĂ©nements : les 4, 9, 14 et 15 aoĂ»t 2020, tous dĂ©diĂ©s Ă  Beethoven, 250 ans de sa naissance oblige. Le cycle s’intitule «Kosmos Beethoven». Depuis sa plateforme digitale dĂ©diĂ©e, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL met Ă  l’honneur 4 tempĂ©raments d’exception, aptes Ă  relever les dĂ©fis du gĂ©nie beethovĂ©nien. MalgrĂ© l’annulation de son Ă©dition 2020, le Gstaad Menuhin Festival & Academy occupe ainsi l’affiche estivale en aoĂ»t. Les 4 concerts BEETHOVEN depuis la plateforme digitale du festival, sont Ă  suivre en livestream les 4,…

  • classica-le-concert-bleu-quebec-classiquenews-presentation-annonce-concerts-critique

    QUÉBEC : Le Concert Bleu, la rĂ©ponse numĂ©rique exemplaire du Festival CLASSICA Ă  la crise sanitaire. leconcertbleu.com est une nouvelle plateforme numĂ©rique immersive destinĂ©e au milieu de la musique classique du QuĂ©bec, pour maintenir le lien entre les musiciens et leurs public. C’est une rĂ©ponse Ă  la crise sanitaire et aux contraintes du confinement gĂ©nĂ©ral imposĂ© qui a mis sous cloche tous les programmes artistiques destinĂ©s au public. Visionnaires et rĂ©actifs, les artistes quĂ©bĂ©cois Ă  travers l’initiative du Festival CLASSICA, premier festival de musique classique au QuĂ©bec (direction : Marc Boucher) peuvent dĂ©sormais poursuivent leur travail, et le public, suivre…

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    radio

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  • FRANCE MUSIQUE, en direct, 14 juillet 2020, 19h30 : gala spĂ©cial. DUKAS, FAURE, SAINT-SAENS, R STRAUSS, MOZART. En hommage au dĂ©vouement et au courage du personnel soignant et de tous ceux qui ont Ĺ“uvrĂ© en faveur de la collectivitĂ© au cours des derniers mois, l’OpĂ©ra national de Paris organise deux concerts exceptionnels au Palais Garnier, les 13 et 14 juillet 2020. France Musique diffuse en direct le programme du 14 juillet, fĂŞte nationale. Fanfares prĂ©liminaires, sĂ©quence chorale, enfin scène d’opĂ©ra (Mozart), puis conclusion symphonique (la Jupiter et sa rayonnante vitalitĂ©)… En direct les 13 et 14 juillet sur la page…

  • FRANCE MUSIQUE, 12 aoĂ»t 2020, 20h. STRAUSS : ELEKTRA. Pour son Ă©dition des 100 ans, le Festival de Salzbourg maintient ses productions cet Ă©tĂ© malgrĂ© la pandĂ©mie de la civid 19. Le Festival autrichien affiche l’un des sommets lyriques du dĂ©but du siècle, portĂ© par le gĂ©nie orchestral de Richard Strauss. Elektra (1909) incarne la manière expressionniste nĂ©oclassique d’un Strauss maĂ®tre de l’écriture lyrique et orchestrale. RĂ´le incandescent, voix hurlante embrasĂ©e proche de la rupture et du cri primal, Electre est animĂ©e par une fureur vengeresse … la fille ne peut accepter que sa mère ait assassiner le gĂ©niteur pour…


    télé

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  • ARTE, dim 2 aoĂ»t 2020, 17h : Cosi fan tutte en direct de Salzbourg. Christof Loy, mise en scène. Joana Mallwitz, direction. Le festival autrichien nĂ© en 1922 maintient son Ă©dition malgrĂ© la crise sanitaire actuelle et affiche le dernier des opĂ©ras de la trilogie Mozart / Da Ponte : Cosi fan tutte, chef d’oeuvre rĂ©vĂ©lĂ© Ă  Salzbourg justement dans les annĂ©es 1920 par l’un des fondateurs du Festival, Richard Strauss. Ce Cosi est l’un des temps forts de Sazlbourg 2020 avec l’ELEKTRA du mĂŞme Strauss par le provocateur dĂ©jantĂ© dĂ©lirant Warlikowski. SubtilitĂ©, nostalgie, cynisme… l’opĂ©ra de Mozart est aussi…

  • Arte : Dimanche 9 aoĂ»t Ă  18h55. Karajan au Festival de Salzbourg 1960  -  A Salzbourg en 1960, le plus cĂ©lèbre maestro de la planète dirige l’opĂ©ra de Richard Strauss : Le Chevalier Ă  la rose / Der Rosenkavalier. C’est l’un des spectacles mythiques qui ont marquĂ© l’histoire du Festival autrichien. En 1960, quatre ans après sa prise de fonction en tant que directeur musical du Festival le plus ancien d’Europe (fondĂ© en 1922, l’annĂ©e oĂą fut dĂ©couverte la tombe miraculeuse de Toutankhamon), le maestro Herbert von Karajan inaugure le grand palais des festivals avec un Chevalier Ă  la rose…


    concerts et opéras

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  • PARIS TCE : 16,19 sept 2020. Le Messie, version Mozart, 1788. Der Messias : l’original de Haendel Ă©tait en anglais : destinĂ©Ă  l’origine pour le public britannique. Mais Wolfgang se passionne pour les oratorios du Saxon et dĂ©cide sur une demande particulière d’adapter le livret en allemand et de rĂ©Ă©crire Ă  sa façon certaines parties de la partition originelle. CrĂ©Ă©e pour la Semaine Mozart (Mozart Woche) Ă  Salzbourg en 2019, la production mise en scène par Bob Wilson recyle les vieilles ficelles de son Ă©criture visuelle, figĂ©e entre Ă©pure nĂ©ofuturiste et rĂ©fĂ©rence au Kabuki nippon. Ses tableaux visuels fusionnent ils…

  • PARIS, Pal Garnier. GLUCK: IphigĂ©nie en Tauride, 17 sept – 13 oct 2020. Chez les Scythes dont elle doit affronter et nĂ©gocier la barbarie permanente Ă  travers les exigences du roi Thoas, IphigĂ©nie en Tauride marque en mai 1779 le sommet de la carrière parisienne de Gluck ; 5 ans après son premier triomphe (IphigĂ©nie en Aulide, 1774). IphigĂ©nie en aulide Ă©voque le sacrifice programmĂ© de la princesse de Mycènes : face Ă  l’ordre de Diane outragĂ©e, Agamemnon le père s’incline, mais IphigĂ©nie montre sa mesure morale. Dans IphigĂ©nie en Tauride, plus tardive donc, Gluck traite l’exil d’IphigĂ©nie sauvĂ©e du…

  • PARIS, BASTILLE. WAGNER : DER RING. Le 23 nov 2020. L’évĂ©nement lyrique de la rentrĂ©e 2020 demeure Ă  Bastille, le nouveau Ring de Wagner, toujours dirigĂ© par l’excellent Philippe Jordan - le spectacle attendu est devenu une production “fantĂ´me”, objet d’une profonde dĂ©ception pour l’actuel directeur de l’OpĂ©ra, StĂ©phane Lissner qui a annoncĂ© son dĂ©part anticipĂ© (au 30 dĂ©c 2020) ; pour Philippe Jordan aussi qui quitte ainsi après 12 annĂ©es d’activitĂ© la maison parisienne, pour l’OpĂ©ra de Vienne. En outre, la covid19 Ă©tant passĂ© par lĂ , la nouvelle conception théâtrale de Calisto Bieito ne sera pas rĂ©alisĂ©e sur la…

  • PARIS, Gala du Corps de Ballet, 22 sept > 17 oct 2020. Chaque annĂ©e, c’est la soirĂ©e que tout le monde attend dans l’écrin du Palais Garnier (22 sept 2020) dont le programme tripartite (Hofesh Shechter, Jerome Robbins, Crystal Pite) offre 3 visages de l’écriture chorĂ©graphique contemporaine, repris jusqu’au 17 octobre 2020. Hofesh Shechter, Jerome Robbins, Crystal Pite : trois visages de la danse rĂ©unis en un programme qui interroge la mĂ©moire, l’amour et l’identitĂ©. Dans The Art of Not Looking Back, Shechter ouvre la boĂ®te de Pandore de son enfance oĂą paraissent 9 femmes, autant d’images de la mère…

  • SARTROUVILLE, 78. PENTHÉSILÉE, 11 – 27 mars 2020. Kleist fixe au XIXè avant Schiller et Goethe, le souffle romantique et tragique inspirĂ© des hĂ©ros de l’AntiquitĂ©. En s’emparant de la figure de PenthĂ©silĂ©e, reine des Amazones, Sylvain Maurice revient aux fondamentaux du théâtre : la performance d’acteur au service d’un texte radical et poĂ©tique, Ă  la mesure d’un ĂŞtre hors normes, terrassĂ© et dĂ©truit, violent et dĂ©finitif. Pour compenser ce trop plein de sentiments, le directeur du CND Sartrouville rĂ©serve une place enveloppante Ă  la musique, contemporaine aux aspĂ©ritĂ©s rock et pop, chantĂ© et magistralement composĂ© / jouĂ© par Dayan…

  • TOURCOING, le 3 avril 2020. Passion et RĂ©surrection du Christ. Dominique Visse, chanteur irrĂ©sistible dans les emplois souvent travestis (de Nourrice tendre et prosaĂŻque de l’opĂ©ra baroque, entre autres), dirige ici la veine mystique de Marc-Antoine Charpentier. Le contre-tĂ©nor a sĂ©lectionnĂ© plusieurs partitions de baroque français qui s’il n’a jamais occupĂ© de poste Ă  Versailles, n’en Ă©tait pas moins très apprĂ©ciĂ© de Louis XIV. Le compositeur a le gĂ©nie des harmonies raffinĂ©es, un sens aigu du drame et une Ă©criture sobre, serrĂ©e, particulièrement efficace. Il a su nuancer l’influence des Italiens, en particulier de Carissimi, rencontrĂ© Ă  Rome lors d’un…

  • TOURCOING, ROSSINI : La Cambiale di Matrimonio, 20 – 24 mars 2020. Fidèle Ă  LA COMMEDIA DELL’ARTE, l’opera buffa de Rossini met en musique le fameux trio loufoque, tragicomique du barbon Ă©pais, rustre auquel sont opposĂ©s un couple de jeunes amoureux…
    De fait, l’histoire met en scène un riche nĂ©gociant anglais qui vend par correspondance sa fille unique (amoureuse d’un pauvre) Ă  un riche propriĂ©taire canadien… ce dernier au dĂ©but de l’opĂ©ra, dĂ©barque du nouveau monde, dans l’ancien pour prendre possession de son « bien ». D’une situation assez choquante, surgissent maints effets de théâtre, ceux que Rossini adore :…

  • LILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grâce Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2è Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau Siècle. La partition est la dernière transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIè acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition après le suicide de Liu et…

  • LILLE, ONL, le 11 mars 2020, 20h. DESTIN RUSSE. Tchaikovski, Prokofiev. A partir de la musique de Bach (choral « Es ist genug » extrait de la cantate « O Ewigkeit du Donnerwort » BWV 20), le compositeur finlandais en rĂ©sidence Ă  l’ON LILLE Orchestre National de Lille, Magnus Lindberg, suit le traces d’Alban Berg qui a parodiĂ© le mĂŞme choral pour son Concerto pour violon. Le Finlandais en dĂ©duit une partition flamboyante, intitulĂ©e simplement et logiquement “Chorale”, pleine d’espĂ©rance et aussi de vertiges sombres et de tensions inquiĂ©tantes.
    Prokofiev compose en France son Concerto pour piano n°3 pendant l’étĂ©…

  • PARIS, Bastille. WAGNER : Le RING. 10 oct > 21 nov 2020. Après le cycle Ă©vĂ©nement conçu par GĂĽnther Krämer (dĂ©jĂ  dirigĂ© par Philippe Jordan, Bastille 2013), l’OpĂ©ra de Paris prĂ©sente sa nouvelle production de la TĂ©tralogie wagnĂ©rienne, mise en scène cette fois par le catalan volontiers provocateur Calisto Bieito dont la vision reste souvent laide voire prosaĂŻque, soulignant dans l’action tout ce qui relève de notre Ă©poque postmoderniste, cynique, barbare, dĂ©senchantĂ©e. Ce n’est pas ce nouveau cycle qui contredira sa rĂ©putation et force est de prĂ©sumer que ce Ring s’affirmera par son rĂ©alisme dĂ©sabusĂ© et froid (comme sa Carmen,…

  • LILLE, ONL. WEILL par LANBERT WILSON, 4, 5 mars 2020. Lambert Wilson chante Kurt Weill, en 3 concerts : les 4 et 5 mars 2020 au Nouveau Siècle Ă  Lille, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille; puis le 6 au Théâtre de Bèthune. L’Orchestre National de Lille aime diversifier son rĂ©pertoire, en tĂ©moigne ce programme prometteur, hors des sentiers battus, oĂą le gĂ©nie mĂ©lodique de Kurt Weill est incarnĂ© par le comĂ©dien et chanteur Lambert Wilson ; l’Orchestre National de Lille sous la direction de Bruno Fontaine saura dĂ©fendre quant Ă  lui l’une des Ă©critures les plus raffinĂ©es au dĂ©but…

  • POITIERS, TAP. Jeudi 26 mars 2020. SPECTRE(S) : Grisey, Michaud, Ledoux. Immersions modernes, contemporaines pilotĂ©es par le collectif en rĂ©sidence au TAP de Poitiers : Ars Nova. GĂ©rard Grisey (1946-1998), compositeur majeur du 20ème siècle interroge le spectre du son, le grain du timbre… longueur, hauteur, profondeur, horizon spectrale inĂ©dit. L’approche fut inĂ©dite et vraie porte au pur onirisme. PĂ©riodes (1974) et Partiels (1975) sont deux chefs-d’œuvre du rĂ©pertoire contemporain instrumental. En leur donnant un nouveau dĂ©but, …niente… de Pierre Michaud, et une nouvelle suite, Le vide parfait de Gabriel Ledoux, deux commandes de l’Ensemble Ars Nova, Jean-MichaĂ«l Lavoie et…

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  • EN DIRECT sur internet : ven 14 aoĂ»t 2020, 19h : en direct de Saanen / GSTAAD : RĂ©cital BEETHOVEN. DANIEL BEHLE & JAN SCHULTSZ… Contrairement Ă  Schubert ou Ă  Schumann, le nom de Beethoven n’est pas immĂ©diatement associĂ© au lied. Ludwig a pourtant laissĂ© plus de 100 opus du genre Ă  la postĂ©ritĂ©. En compagnie de Jan Schultsz (pianoforte), le tĂ©nor Daniel Behle propose une sĂ©lection de mĂ©lodies : «Ich liebe dich so wie du mich», «der Kuss» ou «Adelaide»… Jan Schultsz agrĂ©mente la soirĂ©e de nombreuses anecdotes, ressucitant Beethoven au travail. Le concert du 14 aoĂ»t commence dès…

  • EN DIRECT depuis GSTAAD : Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL crĂ©e l’évĂ©nement en proposant en aoĂ»t 4 CONCERTS Ă©vĂ©nements : les 4, 9, 14 et 15 aoĂ»t 2020, tous dĂ©diĂ©s Ă  Beethoven, 250 ans de sa naissance oblige. Le cycle s’intitule «Kosmos Beethoven». Depuis sa plateforme digitale dĂ©diĂ©e, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL met Ă  l’honneur 4 tempĂ©raments d’exception, aptes Ă  relever les dĂ©fis du gĂ©nie beethovĂ©nien. MalgrĂ© l’annulation de son Ă©dition 2020, le Gstaad Menuhin Festival & Academy occupe ainsi l’affiche estivale en aoĂ»t. Les 4 concerts BEETHOVEN depuis la plateforme digitale du festival, sont Ă  suivre en livestream les 4,…

  • FESTIVAL 1001 (LIMOUSIN), 1er – 8 aoĂ»t 2020. La musique classique se rĂ©invente en Limousin, toujours plus proche, davantage accessible, pour tous les spectateurs. Covid oblige, le festival estival 1001 NOTES a complètement modifiĂ© son dĂ©roulement et son offre pour cet Ă©tĂ©. AnnoncĂ© la première semaine d’aoĂ»t, le premier festival dans le Limousin entend dĂ©fendre sa riche singularitĂ©; il s’annonce repensĂ©, plus ouvert, dans le cadre d’une Ă©dition « dĂ©confinĂ©e », du 1er au 8 aoĂ»t 2020. Pour ses 15 ans, 1001 NOTES ne pouvait mieux souligner combien la musique est libĂ©ratrice, apaisante, idĂ©ale pour retrouver confiance, cultiver le goĂ»t…

  • CHORÉGIES D’ORANGE 2020. A l’heure de la covid19, la circulation internationale des artistes Ă©tant rĂ©duite (probablement jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2020), les ChorĂ©gies d’Orange se mettent au diapason de la mĂ©moire et propose une manière de rĂ©trospective, avec focus sur quelques unes des plus belles rĂ©alisations passĂ©es. Un retour sur… en quelque sorte. Histoire des ChorĂ©gies sur le site et la page facebook (exposition photographique jusqu’au 23 juillet 2020 / 1979 – 2009 : 40 ans de photos rĂ©alisĂ©es par Philippe Gromelle : Quarante ans de photos aux ChorĂ©gies d’Orange retracĂ©s grâce Ă  huit courtes vidĂ©os d’environ 5 minutes.…

  • LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂ®ne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entièrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©rĂ© qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂ´le d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… CĂ©lĂ©brez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂ´el de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mère de NĂ©ron, prĂŞte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂ®tre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂŞve Ă  Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraĂ®t), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles manières d’accĂ©der aux Ĺ“uvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’âge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siècle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la première…

  • PARIS, Louvre. EXPOSITION : LEONARDO DA VINCI et la musique
    Focus spécial CLASSIQUENEWS
    LEONARDO LUTHISTE… Homme de science, Leonard n’a cessĂ© de rechercher les preuves tangibles et visibles de l’harmonie et des rapports harmoniques dans la nature. Ses travaux tĂ©moignent d’une curiositĂ© toujours insatisfaite. Constante, critique et analytique. Des mathĂ©matiques, sa quĂŞte le conduit Ă  l’architecture, Ă  l’anatomie et de fait Ă  la musique. Le rapport des nombres rĂ©vèlent des constructions secrètes qui produisent le son de l’équilibre et de l’harmonie. La peinture dont il a toujours expĂ©rimentĂ© la technique, jusqu’à redĂ©finir un style spĂ©cifique – suggestif, comme voilĂ©, onirique,…

  • EXPO. PARIS, Palais Garnier, Le grand opĂ©ra 1828-1867 : Le spectacle de l’Histoire, jusqu’au 2 fĂ©vrier 2020. A partir du 24 octobre 2019, le Palais Garnier Ă  Paris (Bibliothèque musĂ©e de l’opĂ©ra), accueille sa nouvelle exposition intitulĂ©e « Le grand opĂ©ra, 1828-1867, le spectacle de l’Histoire ». L’exposition cĂ©lèbre les 350 ans de la naissance de l’Institution de l’OpĂ©ra, ex AcadĂ©mie de musique, royale ou impĂ©riale… selon les rĂ©gimes. C’est une nouvelle initiative de cĂ©lĂ©bration Ă  laquelle participe aussi l’exposition du MusĂ©e d’Orsay : Degas Ă  l’OpĂ©ra. Le Palais Garnier expose tableaux, maquettes de dĂ©cors, manuscrits musicaux qui composent une…


EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions…) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂą paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, … quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opéra italien (1600-1669)
Né en Italie au début du xviie siècle, l’opéra réunit tous les arts : musique, chant, danse, poésie dramatique, peinture, architecture. La représentation du premier opéra occidental dont la musique est conservée, Euridice, a lieu à Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de Médicis. Si la nouvelle reine s’emploie à faire la promotion du spectacle italien dès son arrivée en France, c’est seulement quelques années plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opéras italiens sont donnés à Paris. Pour les acclimater au goût français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour où le roi lui-même se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naît alors l’opéra français.

Les créateurs de l’opéra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilège d’opéra au poète et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent à merveille la pérennité de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « à l’imitation des Italiens », les académies d’opéra doivent promouvoir, à Paris comme en province, des « représentations en musique et en vers français ». C’est donc à la fois en réponse à une forme théâtrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modèle italien toujours dominant qu’une réélaboration dans un style national naît en France dans la seconde moitié du xviie siècle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachète le privilège de Perrin, rebaptise l’Opéra de Paris « Académie royale de musique » et invente une forme dramatique spécifiquement française – la tragédie en musique – promise à une grande fortune jusqu’à la Révolution.

L’opéra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la Régence, s’ouvre une période d’expérimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorégraphes, notamment André Campra et Guillaume-Louis Pécour qui contribuent à l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opéra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut égal à celui du chant. Dieux et héros de l’Antiquité cèdent leur place à des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique écarté de la scène lyrique par Lully réapparaît à travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ère des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommée dans toute l’Europe, l’Opéra de Paris devient, au xviiie siècle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorégraphiques qu’esthétiques. L’une des plus célèbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite à l’arrivée à Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprétant La Serva padrona de Pergolèse. Féroce, cette polémique oppose les partisans de l’opéra napolitain, regroupés derrière Rousseau, à ceux de la musique française qui, choqués de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goût qu’est l’Opéra de Paris, en appellent à Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragédie. Pendant tout le siècle, alternent ainsi des périodes de restauration de l’ancien répertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences étrangères, comme en 1778, lorsque le directeur de l’Opéra programme une saison d’opere buffe et souffle à dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la Révolution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’Opéra à se déplacer dans une nouvelle salle, près de la porte Saint- Martin, où il subit la concurrence des théâtres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son répertoire, ainsi que son fonds de décors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie à consolider le modèle de la tragédie en musique, mis à mal après le départ de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum révolutionnaire, embrase la capitale. Malgré ce succès, l’Opéra accumule les dettes et doit être cédé à la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la liberté des théâtres et la fin du système des privilèges sonne comme un coup de grâce pour l’Opéra, un rapport remis au corps municipal préconise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses années encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermède lyrique d’une part, avec une leçon de chant de Stéphanie d’Oustrac et des extraits vidéos de spectacles du répertoire de l’Académie royale de musique évoquant ces deux siècles de vie musicale ; un intermède chorégraphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expérimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siècle au tout début du xixe siècle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de Mickaël Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-édition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE… Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archéologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 décembre 2018. Qu’a à faire Claude Debussy à l’été 1911 sur les plages et bords de mer normand, à Houlgate précisément, appareil photographique à la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetées, près du Casino et des cabines de bain ? Rémy Campos soulève le voile et révèle la passion ou plutôt l’œil photographique d’un Debussy viscéralement sauvage et solitaire, quelques années avant la déclaration de guerre…

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

Rémy CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la découverte de documents inédits. Pour un historien, c’est évidemment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du séjour des Debussy à Houlgate avaient été régulièrement reproduites depuis les années 1920. Toutes les images représentant Emma et sa mère avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un très grand nombre de clichés pris dans le jardin de l’hôtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on découvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et réception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcée par la découverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquête nous a entraîné loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses à Longchamp où l’on découvre Emma et sa fille parmi les dames élégantes présentes ce jour-là au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblées ont suscité une réflexion inattendue sur le rapport des Debussy à l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révèlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare à Gabriel Fauré ou à Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un créateur solitaire, surtout dans la dernière partie de sa carrière. L’accès à l’hôtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limité à la famille des deux époux et à un cercle très étroit d’amis. Rares seront les journalistes à pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus à distance. Les photographies témoignent de cet isolement recherché. Ce sont toujours les mêmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun cliché ne montre des réunions mondaines comme il en existe du temps où Debussy fréquentait Ernest Chausson dans les années 1890. Les témoignages de ses proches vont dans le même sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et élève en composition de Claude Debussy, témoigne du goût de la solitude du musicien.
Le séjour à Houlgate en août 1911, voulu par sa femme, est par conséquent une terrible épreuve pour Claude Debussy qui se trouve plongé dans la trépidante vie mondaine que les Parisiens séjournant sur la côte normande, transportent avec eux le temps d’un été. La station est parmi les plus élégante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy déteste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-Hôtel cosmopolite, l’obsession du paraître, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intérêt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais écrit un article où il se serait enthousiasmé pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possédé dans les années 1880-1900 le coûteux appareillage nécessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre Louÿs, écrivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scène dans des images très soignées, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacré beaucoup de temps à fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt dernières années de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont été des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. Séduits par la facilité d’usage des appareils de type Kodak et de développement des clichés que l’on peut alors confier à un détaillant, la famille Debussy réalise un très grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrées ou peu éclairées. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

Dès les premières années de vie commune, le couple Debussy part tous les étés en vacances au bord de la Manche. En 1904 à Pourville où Claude corrige des épreuves d’imprimerie, en 1905 à Eastbourne où il travaille à la première série des Images pour piano, en 1906 près de Dieppe où il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau à Pourville où il songe à un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage à Houlgate qui est au cœur du livre Debussy à la plage est le seul à avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce séjour en août 1911, Claude Debussy travaille à l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composée pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutôt, il promet à son éditeur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour à Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand désarroi artistique.
En pleine guerre, la villégiature à Pourville de juillet à octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hôtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », éloignée du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prêtée par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnéaire, Claude Debussy parvient à écrire pendant les quatre mois de ce dernier séjour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flûte, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, près d’Arcachon, pendant l’été 1916 puis à Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
Malgré la véritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu écrit près des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencé la composition de la Mer à Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’été 1903…

 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du château et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre présentation du Livre Catalogue “Debussy à la Plage” (Gallimard)

 

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MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scène

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne très intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e Urgèle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la très intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le très beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprète telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumière, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scène en noir et blanc) ; la France baroque renaĂ®t aussi grâce aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (Châtelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂ´tĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du théâtre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une pièce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂŞtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂ®tre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène. Moulins, Centre national du costume de scène (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son théâtre lyrique et livrer ses plus grandes partitions théâtrales), le Palais Garnier et sa Bibliothèque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scène », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂą il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIè : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂ´t polĂ©miste et très argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (après Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre…), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂŞtes d’HĂ©bĂ©)… , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scène : les opĂ©ras du Dijonais sur la scène lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂ®tre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprète de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premières Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumière les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXème siècle puis sur instruments anciens grâce Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie théâtral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’âge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, Exposition présentée au TCE à Paris. Du 10 décembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de représentation. L’exposition présentée au Théâtres des Champs-Elysées à l’occasion des  représentations de la nouvelle production des Dialogues des Carmélites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala à l’Opéra de Paris, de janvier à juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matériel exposé, les deux partitions personnelles du compositeur sont présentées : celle pour piano et chant comporte une dédicace de chacun des créateurs français et italiens de l’œuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont également exposés les programmes des deux créations, des photographies prises lors des répétitions, et les coupures de presse conservées par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant à lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservés par la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. La période du Groupe des Six est illustrée par l’affiche de la soirée du Bœuf sur le toit, pieusement conservée par Poulenc, et de nombreuses photographies des Mariés de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théâtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des Dépôts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixième anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le Théâtre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂŞme est exposĂ©e.
Le programme de la dernière soirée des Concerts de la Pléiade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au Théâtre des Champs-Elysées qu’eut lieu la création d’une œuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, écrite sur des poèmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achèvent ce parcours.

Francis Poulenc et le Théâtre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au Théâtre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂ®t Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixième anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des Dépôts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grâce Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au Château d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂ´le social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. MusĂ©e national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux