EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

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dépêches

  • TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenews

    LILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci dessous, DR). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj).
    PUCCINI : Tosca
    Initialement prĂ©vue fin mai 2021, la production a Ă©tĂ© adaptĂ©e pour accueillir l’Orchestre National de Lille et ne permettra pas de convier le public…

  • KUNDE gregory-kunde-b3

    COMPTE-RENDU, critique, opéra. Barcelone, Liceu, le 14 avril mai 2021. Verdi : Otello. Gregory Kunde, Krassimira Stoyanova, Carlos Álvarez. Gustavo Dudamel / Amélie Niermeyer.  Par notre envoié spécial Narcisso Fiordaliso.
    On croit rĂȘver : une salle remplie de spectateurs (certes, moitiĂ© moins que les ors de la cĂ©lĂšbre salle peuvent en contenir), un orchestre dans la fosse, des chanteurs Ă©voluant librement sur le plateau et mĂȘme une mise en scĂšne. Ailleurs en Europe, ce scĂ©nario ressemble Ă  de la science-fiction, Monaco et le Luxembourg exceptĂ©s. Mais en Espagne, c’est une rĂ©alitĂ© qui dure malgrĂ© la pandĂ©mie. Le Liceu a bien…

  • SCARLATTI-alessandro-portrait-classiquenews-scarlatti_alessandro

    MONTPELLIER. AL. SCARLATTI : Il Primo Omicidio, 16 mai – 1er juin 2021. Oratorio fulgurant, d’une poĂ©sie lyrique d’une ineffable sensualitĂ©, Il Primo Omicidio Ă©voque le meurtre d’Abel par CaĂŻn. Sujet de la haine fratricide, de la jalousie destructrice, ce « Premier Homicide » dĂ©voile le gĂ©nie dramatique et lyrique du pĂšre de Domenico : Alessandro Scarlatti. Sa langue d’un raffinement exceptionnel cisĂšle et embrase la violence du drame biblique, crĂ©ant aussi un dĂ©fi vocal pour les solistes. Les personnages des deux fils opposĂ©s CaĂŻn et Abel, le portrait de leurs parents Adam et Eve, l’intercession de Dieu, l’Ɠuvre de…

  • L'ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE joue THAMOS de MOZART

    COMPTE-RENDU opĂ©ra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiĂšcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction). La partition relĂšve de l’esthĂ©tique galante mais colorĂ©e des Ă©clairs et contrastes saisissants du Sturm und drang auquel le jeune Mozart apporte sa propre sensibilitĂ© instrumentale ; il accorde une place privilĂ©giĂ©e aux choeurs (premiers Ă  s’exprimer dans l’explicitation du drame), porteurs de l’espĂ©rance des peuples, exprimant cette aspiration viscĂ©rale Ă  la fraternitĂ© universelle. Nous sommes bien dans un contexte moral franc-maçon (« accorde Ă  la jeunesse frivole, vertus et discipline  ») ; tout le drame qui va…

  • THAMOS-egypte-mozart-orchestre-national-lille-david-reiland-critique-annonce-classiquenews-vignette-critique-opera

    LIVE STREAMING, ce soir 20h. THAMOS de MOZART par l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Ce soir premiĂšre en direct sur le net : le National de Lille retrouve le chef (mozartien) David Reiland pour une nouvelle lecture de l’opĂ©ra de jeunesse, chantĂ© en allemand, THAMOS, de Wolfgang Amadeus Mozart. L’ouvrage malgrĂ© je jeune Ăąge de Wolfgang affirme le souffle des choeurs (PrĂštres et vierges), la puissance dramatique de l’orchestre et dĂ©jĂ , le souci du compositeur de crĂ©er un drame de langue allemande. L’aboutissement de Thamos est son ultime opĂ©ra, La FlĂ»te enchantĂ©e, Ă©galement inspirĂ© par les valeurs de la…

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    radio

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  • FRANCE MUSIQUE, SAM 20 MARS 2021, 20h. Zad Moultaka : HĂ©mon. CrĂ©ation. Depuis l’OpĂ©ra de Strasbourg, OpĂ©ra National du Rhin. Dans le cadre de son Festival Arsmondo Liban, l’OpĂ©ra national du Rhin se dĂ©roule sous une forme numĂ©rique (dĂšs le 10 mars), dont la crĂ©ation attendue de HĂ©mon, nouvel opĂ©ra du compositeur Zad Moultaka et du philosophe Paul Audi (qui a Ă©crit le livret). L’opĂ©ra est retransmis en direct ce 20 mars par France-Musique, donc sans public. Le duo Moultaka / Audi relit le mythe de l’Antigone de Sophocle Ă  travers HĂ©mon, qui, contrairement Ă  la tragĂ©die originale, ne se…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 27 mars 2021, 20h. POULENC / ESCAICH. La soprano familiĂšre des grands dĂ©fis vocaux chante La Voix humaine du premier, Point d’orgue du second (crĂ©ation, prĂ©sentĂ©e en mars au TCE, sans public). Captation les 3 et 5 mars 2021 pour diffusion sur la toile ultĂ©rieure (avril 2021?).
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     FRANCE MUSIQUE, Samedi 27 mars 2021, 20h
    Programme double :
    La Voix Humaine de Poulenc / Point d’Orgue de Thierry Escaich (crĂ©ation mondiale).
    Mise en scĂšne : O.Py,
    avec P. Petibon (Elle), J.S Bou (Lui), C.Dubois (L’Autre) – Orchestre National de Bordeaux / J. Rhorer, direction.
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    télé

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  • ARTE, dim 18 avril 2021, 23h40. EDDA MOSER. Voix mozartienne absolue (c’est la Reine de la nuit idĂ©ale), la soprano berlinoise Edda Moser nĂ©e en 1938, tĂ©moigne de sa carriĂšre, brillante, cĂ©lĂ©brĂ©e dans les annĂ©es 1960 et 1970 ; Sa Reine de la Nuit (personnage clĂ© de l’opĂ©ra de Mozart, La FlĂ»te enchantĂ©e) est enregistrĂ©e sous la baguette de l’excellent wagnĂ©rien Sawalisch elle figure aussi dans le film Don Giovanni de Losey (1979 / direction musicale : Lorin Maazel) oĂč sa noblesse naturelle, son port de reine offre une nouvelle incarnation de Donna Anna, Ă  la fois Ă©tincelante et humaine…

  • ARTE, dim 18 avril 2021, 18h45. REQUIEM, Bartabas. Mozart au ManĂšge des rochers : l’équation est magique ; elle s’est imposĂ©e au Festival de Salzbourg 2017. DĂ©jĂ  en 2015, pour un autre ouvrage de Mozart (celui lĂ  propre Ă  la jeunesse et moins connu : Davide Penitente), le fondateur du ballet Ă©questre Ă  Versailles, Bartabas avait scĂ©nographiĂ© la partition mozartienne, ciselant les figures des chevaux, exploitant aussi le vaste espace du ManĂšge aux rochers, Ă©crin singulier dĂ©sormais emblĂ©matique du Festival de Salzbourg. Instrumentistes, chanteurs et chƓur sont placĂ©s dans les galeries cintrĂ©es qui entourent l’espace clos. La lecture restitue au…


    concerts et opéras

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  • LILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci dessous, DR). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj).
    PUCCINI : Tosca
    Initialement prĂ©vue fin mai 2021, la production a Ă©tĂ© adaptĂ©e pour accueillir l’Orchestre National de Lille et ne permettra pas de convier le public…

  • MONTPELLIER. AL. SCARLATTI : Il Primo Omicidio, 16 mai – 1er juin 2021. Oratorio fulgurant, d’une poĂ©sie lyrique d’une ineffable sensualitĂ©, Il Primo Omicidio Ă©voque le meurtre d’Abel par CaĂŻn. Sujet de la haine fratricide, de la jalousie destructrice, ce « Premier Homicide » dĂ©voile le gĂ©nie dramatique et lyrique du pĂšre de Domenico : Alessandro Scarlatti. Sa langue d’un raffinement exceptionnel cisĂšle et embrase la violence du drame biblique, crĂ©ant aussi un dĂ©fi vocal pour les solistes. Les personnages des deux fils opposĂ©s CaĂŻn et Abel, le portrait de leurs parents Adam et Eve, l’intercession de Dieu, l’Ɠuvre de…

  • FRANCE MUSIQUE, direct. RAMEAU : Les Sybarites, mar 4 mai 2021, 20h. Voici la rĂ©crĂ©ation de trois petits opĂ©ras de Rameau et Bury qui font revivre l’esprit des spectacles de la Cour au temps de Mme de Pompadour, favorite Ă©clairĂ©e de Louis XV. Avec Les Sybarites et Le Retour d’AstrĂ©e de Jean-Philippe Rameau, Louis-NoĂ«l Bestion de Camboulas et Les Surprises rĂ©crĂ©ent deux petits ouvrages inĂ©dits de Jean-Philippe RAMEAU, imaginĂ©s pour les spectacles de la Cour de Louis XV. CrĂ©Ă©s Ă  Fontainebleau en 1753, Les Sybarites, partition tardive, sont repris Ă  Paris quatre ans plus tard en 1757, comme nouvel acte…

  • LIVE STREAMING. L’ONL joue THAMOS, le 5 mai 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille propose pour la 1Ăšre fois Thamos de Mozart sous la direction de David Reiland. Coproduction inĂ©dite en rĂ©gion Hauts-de-France, le programme associe l’Orchestre National de Lille et plusieurs lieux culturels rĂ©gionaux : Le PhĂ©nix de Valenciennes, le ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne et la Maison de la Culture d’Amiens. Le spectacle musical comprenant une mise en espace Ă©laborĂ©e sera jouĂ© ensuite en novembre 2021 devant le public. Auparavant le programme lyrique sera accessible depuis l’Audito 2.0 durant 1 mois, gratuitement, du 5 mai au 5 juin 2021.…

  • LA FONTAINE, 400 ans. Le 17 juillet 2021 : Almazis. Pour cĂ©lĂ©brer les 400 ans en 2021 de la naissance de l’illustre conteur, l’ensemble ALMAZIS et son chef Iakovos Pappas abordent 9 fables de Jean de La Fontaine mises en musique par ClĂ©rambault et plusieurs extraits des « Deux chasseurs et la laitiĂšre », opĂ©ra comique d’Egidio Duni, que les interprĂštes connaissent bien pour les avoir dĂ©jĂ  jouĂ©s entre autres en VendĂ©e, il y a quelques annĂ©es. Outre la portĂ©e moraliste des textes, souvent frappĂ©s du bon sens, l’écriture musicale sait exploiter une langue Ă  plusieurs degrĂ©s de lecture, aussi…

  • LIVE STREAMING : LAFONTAINE, Fables, sam 24 avril 2021, 18h. Pour ses 400 ans en 2021, Jean de La Fontaine mĂ©rite bien un cycle de concerts mettant en avant son gĂ©nie de la langue, son humour, ses pointes satiriques sur le genre humain : car s’il est question d’animaux, bien souvent le fabuliste Ă©pingle les travers de la barbarie humaine. Contre l’arrogance et l’orgueil, la convoitise et la jalousie, la manipulation, le mensonge et l’exploitation, Jean le philosophe, sans ĂȘtre dupe, nous invite Ă  rester Ă  notre juste place. Leçon de modestie, leçon morale, leçon de sagesse. Chant, rĂ©cit et…

  • RENNES, OpĂ©ra. Le 9 juin 2021. Johann Strauss : La Chauve Souris. Nouvelle production. PrivĂ© de son public habituel, l’OpĂ©ra de Rennes, prĂ©sente ce nouveau spectacle sous la forme d’une projection filmĂ©e sur grands Ă©crans Ă  l’extĂ©rieur en Bretagne et en Pays de la Loire dĂšs que la situation sanitaire le permettra, et diffusĂ©e aussi sur les chaĂźnes de France Musique et France TĂ©lĂ©vision. A RENNES : projection en plein air gratuite mercredi 9 juin 2021, 20h – place de l’OpĂ©ra.
    PLUS D’INFOS ici :
    https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/la-chauve-souris-sur-ecrans
    InspirĂ© d’une piĂšce française (le RĂ©veillon) signĂ©e des librettistes de Carmen, Meilhac et HalĂ©vy,…

  • MONACO, jusqu’au 3 mai 2021. BALLETS de Monte Carlo : COPPEL-I-A / LAC / LE SONGE (JC Maillot). 16 avril – 3 mai 2021. Monaco Grimaldi Forum. Le chorĂ©graphe Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, aborde avec Coppelia, le mythe de la poupĂ©e humaine ; illusion / rĂ©alisme, aveuglement /fascination face au dĂ©fi d’une mĂ©canique suprahumaine, le sujet ne laisse pas d’inspirer les crĂ©ateurs contemporains. Le nouveau spectacle revisite aussi l’idĂ©al amoureux Ă  l’heure oĂč la technologie laisse envisager la possibilitĂ© de crĂ©er demain un ĂȘtre virtuel idĂ©al donc une intelligence artificielle
 JC Maillot en propose une nouvelle version,…

  • LIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND. Programme Ă©vĂ©nement ce samedi grĂące Ă  la complicitĂ© de l’Orchestre National de Lille et du chef (actuel directeur musical de l’Orchestre national de Metz), David Reiland : l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle affiche en direct samedi Ă  partir de 20h, l’un des concertos les plus Ă©blouissants de Mozart, son n°20 : frappĂ© du sceau de l’urgence, de la gravitĂ©, de la profondeur et de l’élĂ©gance
 mozartienne. Il faut un toucher de velours qui sait aussi mordre pour exprimer l’écriture Ă …

  • STREAMING concert. LILLE, sam 10 avril 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts 100% numĂ©riques en live streaming. Prochain direct depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, samedi 10 avril 2021 : Concerto en sol de Ravel, Symphonie n°2 de Beethoven par la cheffe hong-kongaise ELIM CHAN (directrice musicale de l’Antwerp Symphony Orchestra) et la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.
    Ravel, de retour d’une tournĂ©e aux USA (1928), Ă©blouit par son Ă©criture virtuose, lĂ©gĂšre, nĂ©o mozartienne, Ă  la fois classique et swinguĂ©e dans l’esprit aussi de Saint-SaĂ«ns. La Symphonie n°2 de Beethoven affirme en 1803, le tempĂ©rament rĂ©formateur…

  • STREAMING OPERA : PellĂ©as et MĂ©lisande, jusqu’au 9 oct 2021. L’OpĂ©ra de Lille a enregistrĂ© cette nouvelle production en mars 2021. L’argument principal est certes la distribution, principalement francophone, mais surtout la couleur spĂ©cifique d’un orchestre sur instruments d’époque, qui plus est dirigĂ© par l’excellent chef François-Xavier ROTH
 Ici l’orchestre dit et parle une langue que les chanteurs n’entendent pas ; Ă  l’inverse, la prose onirique de Maeterlinck dont la piĂšce Ă©ponyme est la source de l’opĂ©ra, cultive un verbe Ă©nigmatique mais onirique d’individualitĂ©s saisies comme en transe qui ne communiquent pas entre elle. Le drame naĂźt de la jalousie…

  • STREAMING, PĂąques 2021. JS BACH : Oratorio de PĂąques / Ascension, D Guillon et le Banquet CĂ©leste nous porte haut, trĂšs haut dans un concert filmĂ© Ă  Rennes dont l’affiche est plus que sĂ©duisante en ces temps d’incertitude : alors que la nouvelle de la rĂ©ouverture des salles de spectacles nous parvient en provenance de New York, voici un programme jouĂ© sans masques (instrumentistes) et de façon distanciĂ©e.
    La veine dramatique habite et inspire Bach quoique l’on dise : outre ses Passions, son Oratorio de NoĂ«l, ceux comme ici de PĂąques et de l’Ascension, enchaĂźnĂ©s avec conviction et pertinence, soulignent…

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  • STREAMING, opĂ©ra. RAMEAU : Hippolyte et Aricie, sam 1er mai 2021, 19h – HIPPOLYTE Ă  MANNHEIM, entre passĂ© et prĂ©sent : un Ă©clectisme convaincant ? Baroque et modernitĂ© viennent se heurter de plein fouet dans la premiĂšre production d’Hippolyte et Aricie au Nationaltheater Mannheim : un choc semblable Ă  celui du public qui, il y a prĂšs de 300 ans, dĂ©couvrait en 1733, dans son premier opĂ©ra, avec surprise et stupĂ©faction la nouveautĂ© et la richesse des harmonies rĂ©volutionnaires de l’écriture de Rameau.
    Dans sa mise en scĂšne, Lorenzo Fioroni fait sauter les barriĂšres entre passĂ© et prĂ©sent. De mĂȘme,…

  • STREAMING BAROQUE : dim 21 mars 2021. Concerts et opĂ©ras pour la JournĂ©e europĂ©enne de musique ancienne (donc baroque). Cette annĂ©e, la violoniste Rachel Podger (aprĂšs Skip SempĂ©) est l’ambassadrice officielle de la journĂ©e musicale Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne. Voici les meilleurs programmes retransmis ce 21 mars 2021, Ă  ne pas manquer :
     
     
     
     
    17h
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    RAMEAU : Acanthe et CĂ©phise, version 1751
    Extraits, version de concert
    VOIR ici
    https://www.youtube.com/watch?v=cTNUPRRjxvE
    Avec Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, David Witczak, Judith Van Wanroij, Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, Les Ambassadeurs – La Grande Ecurie / Alexis Kossenko,…

  • STREAMING, FESTIVAL DE PONTOISE, le 5 mars 2021, 20h30. CASANOVA rĂ©sistant
 Des Italiens Ă  PARIS. Qui pourrait imaginer Casanova baissant les bras devant les difficultĂ©s ? CASANOVA, hĂ©ros de la rĂ©silience
 Une Ă©vasion de la prison la plus sĂ»re de Venise, 18 ans d’exil dans toute l’Europe, un duel Ă  mort contre le sous-chambellan du roi de Pologne, toutes les pĂ©ripĂ©ties et les rebondissements de la vie d’un des italiens les plus cĂ©lĂšbres du XVIIIe siĂšcle peuvent nous inspirer Ă©nergie et rĂ©silience aujourd’hui.
    Les PincĂ©es Musicales, le Festival Baroque de Pontoise et le thĂ©Ăątre de l’AntarĂšs de VaurĂ©al ont donc…

  • STREAMING, opĂ©ra, critique I SONYA YONCHEVA, soprano. Le 27 fĂ©vrier 2021. VERDI, PURCELL, PUCCINI, MASSENET
 La bibliothĂšque rococo de l’Abbaye de Schussenried (Allemagne) offre un Ă©crin somptueux pour ce rĂ©cital prĂ©sentĂ© par le Metropolitan Opera dans le cadre de sa sĂ©rie digitale « Met Stars Live in Concert ». C’est un nouveau volet mĂ©morable de l’offre de streaming de l’institution newyorkaise dont la rentrĂ©e lyrique ne se fera pas avant 
 septembre 2021. Pour rompre le silence, la voix de la soprano bulgare Sonya Yoncheva, diva Ă©vanescente dans sa robe rouge, rĂ©alise un parcours semĂ© de perles indiscutables.
    Sonya YONCHEVA…

  • STREAMING, opĂ©ra. MOZART : Der SchauspielDirektor, 19 fĂ©v 21, 20h. En streaming depuis l’opĂ©ra La Monnaie Ă  Bruxelles, l’opĂ©ra de Mozart n’a jamais semblĂ© plus actuel, dĂšs les premiĂšres paroles du livret : « Nous avons la permission de jouer! ». Dans cette (trop) courte « comĂ©die accompagnĂ©e de musique », Mozart scrute voire parodie avec humour et invention le petit monde de l’opĂ©ra dont les susceptibilitĂ©s et rivalitĂ©s entre les divas. Voici les coulisses d’une production d’opĂ©ra imaginĂ©es par  Wolfgang alors qu’il Ă©crit dans le mĂȘme temps son chef d’Ɠuvre Les Nozze di Figaro d’aprĂšs Beaumarchais
 Comme « opera…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grĂące au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂŽle d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux RadamĂšs
 Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi RadamĂšs. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures
 CĂ©lĂ©brez le 250Ăšme anniversaire de Mudwig Beethoven, grĂące Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂŽel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mĂšre de NĂ©ron, prĂȘte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premiĂšres noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mĂšre plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive
 au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le trĂšs fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂźtre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂȘve Ă  Lille
 La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystĂšre voire la terreur (quand l’infĂąme Dark Vador paraĂźt), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles
 L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAËNS, un esprit libre » : 5 mars > 20 juin 2020. Le Palais Garnier Ă  PARIS, Ă  travers la BibliothĂšque MusĂ©e de l’OpĂ©ra cĂ©lĂšbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitiĂ© du XIXĂš : Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), jamais couronnĂ© par le Prix de Rome ni reconnu Ă  sa juste valeur par les institutions Ă©tatiques ; aux cĂŽtĂ©s de Massenet, Saint-SaĂ«ns offre un visage diffĂ©rent du romantisme Ă  la française grĂące Ă  son sens du drame (ses opĂ©ras Samson et Dalila ou Ascanio rĂ©cemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci aprĂšs sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles maniĂšres d’accĂ©der aux Ɠuvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’ñge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) aprĂšs la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siĂšcle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la premiĂšre puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. BibliothĂšque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scĂšne de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siĂšcle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scĂšne de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la premiĂšre…


EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la premiĂšre scĂšne lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modĂšles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modĂšle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 piĂšces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions
) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂč paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, 
 quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opĂ©ra italien (1600-1669)
NĂ© en Italie au dĂ©but du xviie siĂšcle, l’opĂ©ra rĂ©unit tous les arts : musique, chant, danse, poĂ©sie dramatique, peinture, architecture. La reprĂ©sentation du premier opĂ©ra occidental dont la musique est conservĂ©e, Euridice, a lieu Ă  Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de MĂ©dicis. Si la nouvelle reine s’emploie Ă  faire la promotion du spectacle italien dĂšs son arrivĂ©e en France, c’est seulement quelques annĂ©es plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opĂ©ras italiens sont donnĂ©s Ă  Paris. Pour les acclimater au goĂ»t français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour oĂč le roi lui-mĂȘme se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naĂźt alors l’opĂ©ra français.

Les crĂ©ateurs de l’opĂ©ra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilĂšge d’opĂ©ra au poĂšte et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent Ă  merveille la pĂ©rennitĂ© de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « Ă  l’imitation des Italiens », les acadĂ©mies d’opĂ©ra doivent promouvoir, Ă  Paris comme en province, des « reprĂ©sentations en musique et en vers français ». C’est donc Ă  la fois en rĂ©ponse Ă  une forme thĂ©Ăątrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modĂšle italien toujours dominant qu’une rĂ©Ă©laboration dans un style national naĂźt en France dans la seconde moitiĂ© du xviie siĂšcle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachĂšte le privilĂšge de Perrin, rebaptise l’OpĂ©ra de Paris « AcadĂ©mie royale de musique » et invente une forme dramatique spĂ©cifiquement française – la tragĂ©die en musique – promise Ă  une grande fortune jusqu’à la RĂ©volution.

L’opĂ©ra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la RĂ©gence, s’ouvre une pĂ©riode d’expĂ©rimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorĂ©graphes, notamment AndrĂ© Campra et Guillaume-Louis PĂ©cour qui contribuent Ă  l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opĂ©ra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut Ă©gal Ă  celui du chant. Dieux et hĂ©ros de l’AntiquitĂ© cĂšdent leur place Ă  des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique Ă©cartĂ© de la scĂšne lyrique par Lully rĂ©apparaĂźt Ă  travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ùre des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommĂ©e dans toute l’Europe, l’OpĂ©ra de Paris devient, au xviiie siĂšcle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorĂ©graphiques qu’esthĂ©tiques. L’une des plus cĂ©lĂšbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite Ă  l’arrivĂ©e Ă  Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprĂ©tant La Serva padrona de PergolĂšse. FĂ©roce, cette polĂ©mique oppose les partisans de l’opĂ©ra napolitain, regroupĂ©s derriĂšre Rousseau, Ă  ceux de la musique française qui, choquĂ©s de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goĂ»t qu’est l’OpĂ©ra de Paris, en appellent Ă  Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragĂ©die. Pendant tout le siĂšcle, alternent ainsi des pĂ©riodes de restauration de l’ancien rĂ©pertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences Ă©trangĂšres, comme en 1778, lorsque le directeur de l’OpĂ©ra programme une saison d’opere buffe et souffle Ă  dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la RĂ©volution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’OpĂ©ra Ă  se dĂ©placer dans une nouvelle salle, prĂšs de la porte Saint- Martin, oĂč il subit la concurrence des thĂ©Ăątres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son rĂ©pertoire, ainsi que son fonds de dĂ©cors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie Ă  consolider le modĂšle de la tragĂ©die en musique, mis Ă  mal aprĂšs le dĂ©part de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum rĂ©volutionnaire, embrase la capitale. MalgrĂ© ce succĂšs, l’OpĂ©ra accumule les dettes et doit ĂȘtre cĂ©dĂ© Ă  la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la libertĂ© des thĂ©Ăątres et la fin du systĂšme des privilĂšges sonne comme un coup de grĂące pour l’OpĂ©ra, un rapport remis au corps municipal prĂ©conise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses annĂ©es encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermĂšde lyrique d’une part, avec une leçon de chant de StĂ©phanie d’Oustrac et des extraits vidĂ©os de spectacles du rĂ©pertoire de l’AcadĂ©mie royale de musique Ă©voquant ces deux siĂšcles de vie musicale ; un intermĂšde chorĂ©graphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expĂ©rimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siĂšcle au tout dĂ©but du xixe siĂšcle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

BibliothĂšque-musĂ©e de l’OpĂ©ra, Palais Garnier
EntrĂ©e Ă  l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de MickaĂ«l Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-Ă©dition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec RĂ©my Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE
 Entretien avec RĂ©my Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archĂ©ologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 dĂ©cembre 2018. Qu’a Ă  faire Claude Debussy Ă  l’étĂ© 1911 sur les plages et bords de mer normand, Ă  Houlgate prĂ©cisĂ©ment, appareil photographique Ă  la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetĂ©es, prĂšs du Casino et des cabines de bain ? RĂ©my Campos soulĂšve le voile et rĂ©vĂšle la passion ou plutĂŽt l’Ɠil photographique d’un Debussy viscĂ©ralement sauvage et solitaire, quelques annĂ©es avant la dĂ©claration de guerre


 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

RĂ©my CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la dĂ©couverte de documents inĂ©dits. Pour un historien, c’est Ă©videmment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du sĂ©jour des Debussy Ă  Houlgate avaient Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement reproduites depuis les annĂ©es 1920. Toutes les images reprĂ©sentant Emma et sa mĂšre avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservĂ©s Ă  la BibliothĂšque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un trĂšs grand nombre de clichĂ©s pris dans le jardin de l’hĂŽtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on dĂ©couvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et rĂ©ception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcĂ©e par la dĂ©couverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquĂȘte nous a entraĂźnĂ© loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses Ă  Longchamp oĂč l’on dĂ©couvre Emma et sa fille parmi les dames Ă©lĂ©gantes prĂ©sentes ce jour-lĂ  au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblĂ©es ont suscitĂ© une rĂ©flexion inattendue sur le rapport des Debussy Ă  l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révÚlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare Ă  Gabriel FaurĂ© ou Ă  Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un crĂ©ateur solitaire, surtout dans la derniĂšre partie de sa carriĂšre. L’accĂšs Ă  l’hĂŽtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limitĂ© Ă  la famille des deux Ă©poux et Ă  un cercle trĂšs Ă©troit d’amis. Rares seront les journalistes Ă  pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus Ă  distance. Les photographies tĂ©moignent de cet isolement recherchĂ©. Ce sont toujours les mĂȘmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun clichĂ© ne montre des rĂ©unions mondaines comme il en existe du temps oĂč Debussy frĂ©quentait Ernest Chausson dans les annĂ©es 1890. Les tĂ©moignages de ses proches vont dans le mĂȘme sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et Ă©lĂšve en composition de Claude Debussy, tĂ©moigne du goĂ»t de la solitude du musicien.
Le sĂ©jour Ă  Houlgate en aoĂ»t 1911, voulu par sa femme, est par consĂ©quent une terrible Ă©preuve pour Claude Debussy qui se trouve plongĂ© dans la trĂ©pidante vie mondaine que les Parisiens sĂ©journant sur la cĂŽte normande, transportent avec eux le temps d’un Ă©tĂ©. La station est parmi les plus Ă©lĂ©gante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy dĂ©teste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-HĂŽtel cosmopolite, l’obsession du paraĂźtre, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intĂ©rĂȘt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais Ă©crit un article oĂč il se serait enthousiasmĂ© pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possĂ©dĂ© dans les annĂ©es 1880-1900 le coĂ»teux appareillage nĂ©cessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre LouĂżs, Ă©crivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scĂšne dans des images trĂšs soignĂ©es, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacrĂ© beaucoup de temps Ă  fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt derniĂšres annĂ©es de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont Ă©tĂ© des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. SĂ©duits par la facilitĂ© d’usage des appareils de type Kodak et de dĂ©veloppement des clichĂ©s que l’on peut alors confier Ă  un dĂ©taillant, la famille Debussy rĂ©alise un trĂšs grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrĂ©es ou peu Ă©clairĂ©es. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

DĂšs les premiĂšres annĂ©es de vie commune, le couple Debussy part tous les Ă©tĂ©s en vacances au bord de la Manche. En 1904 Ă  Pourville oĂč Claude corrige des Ă©preuves d’imprimerie, en 1905 Ă  Eastbourne oĂč il travaille Ă  la premiĂšre sĂ©rie des Images pour piano, en 1906 prĂšs de Dieppe oĂč il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau Ă  Pourville oĂč il songe Ă  un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage Ă  Houlgate qui est au cƓur du livre Debussy Ă  la plage est le seul Ă  avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce sĂ©jour en aoĂ»t 1911, Claude Debussy travaille Ă  l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composĂ©e pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutĂŽt, il promet Ă  son Ă©diteur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour Ă  Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand dĂ©sarroi artistique.
En pleine guerre, la villĂ©giature Ă  Pourville de juillet Ă  octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hĂŽtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », Ă©loignĂ©e du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prĂȘtĂ©e par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnĂ©aire, Claude Debussy parvient Ă  Ă©crire pendant les quatre mois de ce dernier sĂ©jour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’Ɠuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flĂ»te, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, prĂšs d’Arcachon, pendant l’étĂ© 1916 puis Ă  Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
MalgrĂ© la vĂ©ritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu Ă©crit prĂšs des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencĂ© la composition de la Mer Ă  Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’étĂ© 1903


 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du chĂąteau et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre prĂ©sentation du Livre Catalogue “Debussy Ă  la Plage” (Gallimard)

 

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MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scĂšne

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scĂšne jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scĂšne expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent trĂšs finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne trĂšs intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e UrgĂšle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la trĂšs intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le trĂšs beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprĂšte telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumiĂšre, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scĂšne en noir et blanc) ; la France baroque renaĂźt aussi grĂące aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (ChĂątelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂŽtĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du thĂ©Ăątre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une piĂšce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂȘtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂźtre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scùne. Moulins, Centre national du costume de scùne (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scÚne (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scĂšne (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son thĂ©Ăątre lyrique et livrer ses plus grandes partitions thĂ©Ăątrales), le Palais Garnier et sa BibliothĂšque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scĂšne », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂč il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIĂš : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂŽt polĂ©miste et trĂšs argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (aprĂšs Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre
), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂȘtes d’HĂ©bĂ©)
 , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scĂšne : les opĂ©ras du Dijonais sur la scĂšne lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂźtre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprĂšte de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premiĂšres Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la BibliothĂšque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumiĂšre les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle puis sur instruments anciens grĂące Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie thĂ©Ăątral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’Ăąge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, Exposition prĂ©sentĂ©e au TCE Ă  Paris. Du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de reprĂ©sentation. L’exposition prĂ©sentĂ©e au ThĂ©Ăątres des Champs-ElysĂ©es Ă  l’occasion des  reprĂ©sentations de la nouvelle production des Dialogues des CarmĂ©lites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala Ă  l’OpĂ©ra de Paris, de janvier Ă  juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matĂ©riel exposĂ©, les deux partitions personnelles du compositeur sont prĂ©sentĂ©es : celle pour piano et chant comporte une dĂ©dicace de chacun des crĂ©ateurs français et italiens de l’Ɠuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont Ă©galement exposĂ©s les programmes des deux crĂ©ations, des photographies prises lors des rĂ©pĂ©titions, et les coupures de presse conservĂ©es par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant Ă  lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservĂ©s par la BibliothĂšque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra. La pĂ©riode du Groupe des Six est illustrĂ©e par l’affiche de la soirĂ©e du BƓuf sur le toit, pieusement conservĂ©e par Poulenc, et de nombreuses photographies des MariĂ©s de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théùtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des DépÎts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixiÚme anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le ThĂ©Ăątre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂȘme est exposĂ©e.
Le programme de la derniĂšre soirĂ©e des Concerts de la PlĂ©iade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es qu’eut lieu la crĂ©ation d’une Ɠuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, Ă©crite sur des poĂšmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achÚvent ce parcours.

Francis Poulenc et le ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂźt Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixiĂšme anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des DĂ©pĂŽts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle, ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIĂšme : ” Un air de Renaissance “

ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIĂšme siĂšcle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grĂące Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au ChĂąteau d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. DĂšs la fin du XVĂš et surtout au XVIĂšme siĂšcle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particuliĂšrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprĂšs des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la premiĂšre oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂŽle social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVĂšme et XVIĂšme siĂšcle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIĂšme siĂšcle. MusĂ©e national de la Renaissance, ChĂąteau d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux