LIVRE événement. Catalogue : SAINT-SAËNS, un esprit libre (BNF éditions, 2021)

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dépêches

  • verbier-festival-2021-critique-concert-pappano-direction-classiquenews-critique-concert

    CRITIQUE, Festivals d’été 2021. Verbier Festival, Salles des Combins, les 21 et 22 juillet 2021. Sergey Babayan (piano), Verbier Festival Chamber Orchestra, Antonio Pappano (direction) le 21 juil 2021/ Janine Jansen (violon), Mischa Maisky (violoncelle) et Mikhaïl Pletnev (piano) le 22 juil 2021.
    Après une Ă©dition 2020 annulĂ©e pour cause de pandĂ©mie, le Verbier Festival a pu se tenir du 16 juillet au 1er aoĂ»t 2021, grâce Ă  un protocole sanitaire strict… ce qui n’a pas empĂŞchĂ© l’apparition de cas testĂ©s positifs au sein du Verbier Festival Orchestra entraĂ®nant la modification (voire l’annulation) de certains concerts. Rien de tel, par…

  • BACH-COMBRAILLES-festival-2021-concert-critique-annonce-classiquenews-l-orgue-somptueux

    ENTRETIEN avec VINCENT MOREL, directeur artistique du festival Bach en Combrailles. A propos de l’édition 2021, celle des 22 ans du Festival Bach en Combrailles. Rappel des singularitĂ©s et des enjeux du « premier festival en France », nichĂ© au cĹ“ur de son territoire (l’Auvergne) et dĂ©diĂ© Ă  l’œuvre de Jean SĂ©bastien pour laquelle l’orgue de l’église de Pontaumur apporte son Ă©clairage spĂ©cifique. Les vertus de l’approche historique s’accordent aussi Ă  la dĂ©fense de programmes rares et originaux rĂ©alisĂ©s en complicitĂ©s avec les ensembles et formations de la nouvelle gĂ©nĂ©ration d’interprètes… PrĂ©sentation du cycle estival et de sa ligne artistique……

  • GSTAAD-CONDUCTING-ACADEMY-session-2021-critique-annonce-2021

    GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021 : suivez le CONCOURS DES JEUNES CHEFS sous la tente de GSTAAD. Chaque Ă©tĂ©, le Gstaad Menuhin Festival sous la houlette si exigeante de son directeur artistique Christoph MĂĽller, n’est pas uniquement le cycle de concerts que nous connaissons ; c’est aussi plusieurs acadĂ©mies dont l’une des plus passionnantes Ă  suivre et Ă  vivre sous la tente de Gstaad, reste l’acadĂ©mie de direction d’orchestre / Conducting Academy : un tremplin formateur unique en Europe pour les jeunes chefs/ffes, en capacitĂ© de diriger in loco un orchestre philharmonique, rĂ©uni pour l’occasion (le Gstaad Festival Orchestra), phallange aussi…

  • Vassilis Varvaresos piano dr classiquenews concert critique gstaad menuhin festival

    GSTAAD DIGITAL FESTIVAL. Ce soir Ă  19h30: Vassilis Varvaresos joue Messiaen, Chopin et Liszt – Des sons Ă©clatĂ©s en mille et une couleurs comme Ă  travers les vitraux d’une cathĂ©drale: avec ses «Vingt Regards sur l’Enfant-JĂ©sus», dont Vassilis Varvaresos joue un extrait, Messiaen flirte avec le spirituel et le divin. La Polonaise-Fantaisie en la bĂ©mol mineur op. 61 de Chopin cultive les contrastes : après une introduction brumeuse, oĂą la musique semble errer dans un esprit proche de l’improvisation, le voile se lève sur un rythme martelĂ©. Les «SoirĂ©es de Vienne» frappent au contraire par leur virtuositĂ© et leur tempo…

  • piano-roque-antheron-juillet-2021-concert-critique-Kolesnikov-classiquenews

    CRITIQUE, Concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 28 Juillet 2021. F. CHOPIN. W.A. MOZART. P. KOLESNIKOV, piano. Retrouver les frondaisons magiques du Parc du Château de Florans, cet extraordinaire sentiment de libertĂ©, en plein air, cette acoustique parfaite partagĂ©e avec les seules cigales reste un moment exceptionnel de l’étĂ©. Cette annĂ©e plus qu’aucune autre annĂ©e. L’an dernier nous avait rĂ©servĂ© de grands moments pour les quarante ans du Festival. Nous en avions rendu compte avec le souvenir Ă©mu des sonates de Beethoven en particulier, de l’intĂ©grale des Nocturnes de Chopin, mais la situation Ă©tait si particulière que la…

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    radio

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  • FRANCE MUSIQUE, dim 8 aoĂ»t 2021, 10h : STRAVINSKY : le sacre du Printemps (1913) – focus sur Stravinsky : l’immense scandale suscitĂ© Ă  la veille de la première guerre par la crĂ©ation de sa musique pour le ballet du Sacre du printemps… depuis sommet cĂ©lĂ©brĂ© par tous les orchestres du monde. Puis bilan sur les Ĺ“uvres inspirĂ©e par l’AntiquitĂ©, propre Ă  la dĂ©cennie suivante celle des annĂ©es 1920 jusqu’à 1937. D’œdipe Ă  Apollon, quelle est l’AntiquitĂ© qui a inspirĂ© Stravinsky ?
    A 10h : Le massacre du printemps (10/16). Impossible de faire l’impasse sur l’un des plus cĂ©lèbres scandales…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 7 aoĂ»t 2021, 20h: MOZART : DON GIOVANNI. T Currentzis. C’est la production Ă©vĂ©nement du Festival de Salzbourg 2021… soit dans la mise en scène de Romeo Castellucci… le portrait du chevalier Don Giovanni, dĂ©bauchĂ© libertaire par lequel l’esprit de libertĂ© et de sĂ©dition submerge tous ceux qui croisent son chemin. Pas un personnage n’échappe Ă  son esprit libre. Le libertin catalogue les conquĂŞtes amoureuses sans rĂ©ellement les possĂ©der, plus enclin Ă  jouir et cĂ©lĂ©brer son pouvoir sur les autres qu’occuper Ă  dominer chaque victime. Donna Elvira le poursuit, trop loyale et amoureuse pour s’en dĂ©tacher ;…


    télé

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  • ARTE, dim 25 juil 21, 18h20. Concert rĂ©alisĂ© sous forme de dĂ©ambulation en compagnie de plusieurs musiciens français, Promenade musicale Ă  Versailles renoue avec la tradition locale et restitue au château ses intonations musicales et …baroques.
    De la chapelle royale Ă  la chambre du roi, c’est tout le palais qui rĂ©sonne, lĂ  mĂŞme oĂą Louis XIV a favorisĂ© un art national, emblème de son règne et de sa grandeur, ainsi s’est inscrit en Europe le “style français baroque” grâce au modèle versaillais. Outre Rameau (le sublime “Tristes apprĂŞts, pâles flambeaux” extrait de Castor et Pollux, air funèbre aux langueurs suspendues……

  • ARTE, 7 aoĂ»t 2021. MOZART : Don Giovanni, Currentzis / Castellucci, depuis Salzbourg, ARTE diffuse sur son antenne tĂ©lĂ© et sur ARTEconcert, la nouvelle production de l’opĂ©ra des opĂ©ras, Don Giovanni de Mozart : ou le portrait d’un dĂ©bauchĂ© libertaire par lequel l’esprit de libertĂ© et de sĂ©dition submerge tous ceux qui croisent son chemin. Pas un personnage n’échappe Ă  son esprit libre. Le libertin catalogue les conquĂŞtes amoureuses sans rĂ©ellement les possĂ©der, plus enclin Ă  jouir et cĂ©lĂ©brer son pouvoir sur les autres qu’occuper Ă  dominer chaque victime. Donna Elvira le poursuit, trop loyale et amoureuse pour s’en dĂ©tacher…


    concerts et opéras

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  • ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS : SAISON 2021 2022. 6 programmes Ă©vĂ©nements attendent les spectateurs orlĂ©anais que le grand vertige symphonique transporte et fait rĂŞver. Les programmes sont habilement conçus et s’adressent Ă  tous les publics, les jeunes spectateurs et leurs parents comme les mĂ©lomanes les plus avertis; les nĂ©ophytes comme les connaisseurs exigeants… Ainsi le concert des 5 et 6 fĂ©vrier 2022 avec la complicitĂ© de la conteuse Florie Dufour, invitation Ă  un programme qui parle Ă  l’imaginaire et sĂ©duit par le raffinement des Ă©critures (Prokofiev et Ravel). Le concert d’ouverture quant Ă  lui, dès les 20 et 21 nov 2021,…

  • VANNES, VEMI. 11è AcadĂ©mie : 18 – 22 juillet / 24 – 30 octobre 2021. L’AcadĂ©mie de musique ancienne Ă  VANNES se dĂ©roule cette annĂ©e en 2 temps : juillet puis octobre. Les jeunes instrumentistes sont accueillis par le VEMI (Vannes Early Music Institute) pour plusieurs sessions de travail musical, dĂ©frichement, interprĂ©tation sur instruments historiques ; une formation unique en France qui permet au jeune musicien d’approfondir sa pratique et de renforcer son expĂ©rience devant le public. Les spectateurs pour leur part suivent la formation des musiciens acadĂ©miciens et retrouvent Ă©lèves et professeurs lors de concerts façonnĂ©s ainsi sur place,…

  • LILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lène. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’été ». Après la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂ´le d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lène, subtile parodie d’après la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire… tout Ĺ“uvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gèretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,… une Ă©quation qui fonde son…

  • LILLE, le 1er juin 2021. CONCERT Mozart, Brahms. En clĂ´ture de sa saison 20 21, l’ON LILLE invite une phalange voisine, l’Orchestre de Picardie et le chef Arie Van Beek dans un programme lyrique et symphonique rĂ©jouissant : airs pour soprano extraits des opĂ©ras Nozze di Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni mais aussi Idomeneo de Mozart ; puis plus original, version pour orchestre du Quintette avec piano en fa mineur opus 34 de Brahms (transcription de Henk de Vlieger).
    La jeune soprano française Sandrine Buendia relève le dĂ©fi de ce parcours dramatique qui brosse comme un portrait Ă©loquent, contrastĂ©…

  • PARIS, Gaveau. RĂ©cital JN DIATKINE, le 17 juin 2021, 20h30. Jean-Nicolas Diatkine vient de publier chez Solo Musica un recueil discographique rĂ©unissant les Sonates n°7, 23 et 28 de Beethoven : nouvelle offrande d’un cheminement menĂ© sur le long terme et qui ne cesse toujours et encore d’interroger la matière musicale conçue par Ludwig. « Beethoven reprĂ©sente Ă  la fois le sommet et la base de toute ma vie musicale ; le sommet parce que son exploration ouvre sans cesse de nouveaux paysages, de nouveaux espaces, Ă  l’infini. La base, car il a Ă©tĂ© un point originel dans mon Ă©veil…

  • ORLÉANS. Orchestre Symphonique, 12, 13 juin 2021. Retrouvailles symphoniques Ă  OrlĂ©ans ! Le programme FaurĂ© initialement programmĂ© ne pouvant pas ĂŞtre maintenu, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans affiche en juin, pour ses retrouvailles avec le public, un programme 100% français, oĂą l’éclat des couleurs, la transparence et la clartĂ©, suggestives, devraient emporter l’adhĂ©sion des spectateurs. IntitulĂ© « RĂ©jouissance », le cycle des 3 Ĺ“uvres choisies est un vrai dĂ©fi pour les instrumentistes orlĂ©anais, sous la direction de leur chef Marius Stieghorst.
     
     
     

     
     
     
    CONCERTS « RÉJOUISSANCE »
    Orchestre Symphonique d’Orléans
    Direction : Marius Stieghorst
    Samedi 12 juin 2021…

  • PARIS, Cortot. MUSIKFEST PARISIENNE, 25, 27, 29 mai 2021. Autour de la violoniste Liya PETROVA, sa fondatrice, une vingtaine de tempĂ©raments instrumentistes se retrouvent et partagent leur passion musicale : ainsi la Musikfest parisienne affiche pour sa 2è Ă©dition en mai 2021, force et tendresse de la musique de chambre de Johannes Brahms, soit 3 soirĂ©es Salle Cortot, incontournables. Les Ĺ“uvres abordĂ©es expriment la richesse d’une relation continue, celle du jeune Brahms avec Clara Schumann, devenus amis jusqu’à la mort. L’auditeur peut se dĂ©lecter du jeu en partage des instrumentistes les plus aguerris de l’heure, invitĂ©s Ă  jouer ensemble de…

  • LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19, 20 JUIN 2021. Programmation Ă©vĂ©nement Ă  Lille. L’Orchestre National de Lille affiche fièrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂŞtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte…

  • FESTIVAL INVENTIO 2021 : 6 juin – 30 sept 2021. « Écouter voir », la (dĂ©jĂ ) 6ème Ă©dition du Festival INVENTIO en Seine et Marne cultive et diffuse sa passion de la musique de chambre en sollicitant tous les sens ; plusieurs sites patrimoniaux seine-et-marnais deviennent le temps de la programmation, Ă©crins pour une expĂ©rience musicale inĂ©dite. Autour du violoniste et compositeur LĂ©o Marillier, directeur artistique du Festival, les jeunes instrumentistes parmi les plus prometteurs jouent le grand rĂ©pertoire et « des pĂ©pites musicales inĂ©dites », les piliers de la musique chambriste et aussi plusieurs Ĺ“uvres contemporaines qui ouvrent de…

  • STREAMING opĂ©ra. DRESDE, 21 mai 2021. R. STRAUSS : Capriccio. Sous la direction de Christian Thielemann, l’OpĂ©ra de Dresde diffuse en streaming, le dernier opĂ©ra de Richard Strauss, subtile rĂ©flexion sur la forme lyrique, entre texte et musique, composĂ© et crĂ©Ă© pendant la guerre. L’opĂ©ra de Saxe, familier des Ĺ“uvres straussiennes, prĂ©sente ainsi sa 4è production de l’ouvrage, depuis sa crĂ©ation Ă  Dresde en 1944 (pendant la 2è guerre mondiale), suivie de deux productions en 1964 puis 1993. Ce nouveau Capriccio marque aussi la seconde collaboration du maestro Christian Thielemann avec la Staatskapelle Dresden.
    La mise en scène de Jens-Daniel…

  • LIVE STREAMING concert, LILLE, JC Casadesus : merc 12 mai 2021, 20h. Suite de l’offre digitale de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Après 7 mois d’absence, le chef fondateur de l’ONL – Jean-Claude Casadesus – dirige l’une des plus cĂ©lèbres pages classiques : la 5ème Symphonie de Beethoven.  Pom pom pom pooooooooooooooom ! Qui ne connaĂ®t pas ce dĂ©but ? Cette Ĺ“uvre, qui semble si fluide Ă  l’écoute, a pourtant Ă©tĂ© Ă©crite en plusieurs annĂ©es, le compositeur devant faire face Ă  d’autres commandes au mĂŞme moment. Ainsi, lors du concert du 22 dĂ©cembre 1808 Ă  Vienne, le programme offrait…

  • PARIS, OpĂ©ra Garnier : Dalbavie, 21 mai-13 juin 2021. Le Soulier de Satin (crĂ©ation). RĂ©ouverture ce 21 mai 2021 de l’OpĂ©ra national de Paris avec la crĂ©ation au Palais Garnier du Soulier de satin, composĂ© et dirigĂ© par Marc-AndrĂ© Dalbavie d’après la pièce Paul Claudel : 5 reprĂ©sentations du 21 mai au 13 juin 2021. L’ouvrage est après Trompe la mort de Francesconi d’après Balzac (crĂ©Ă© dans le mĂŞme lieu en mars 2017), la 3ème des crĂ©ations commandĂ©es par l’OpĂ©ra national de Paris de son cycle lyrique inĂ©dit sur la littĂ©rature française.
    A la façon d’un théâtre du monde, miroir…

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021 : suivez le CONCOURS DES JEUNES CHEFS sous la tente de GSTAAD. Chaque Ă©tĂ©, le Gstaad Menuhin Festival sous la houlette si exigeante de son directeur artistique Christoph MĂĽller, n’est pas uniquement le cycle de concerts que nous connaissons ; c’est aussi plusieurs acadĂ©mies dont l’une des plus passionnantes Ă  suivre et Ă  vivre sous la tente de Gstaad, reste l’acadĂ©mie de direction d’orchestre / Conducting Academy : un tremplin formateur unique en Europe pour les jeunes chefs/ffes, en capacitĂ© de diriger in loco un orchestre philharmonique, rĂ©uni pour l’occasion (le Gstaad Festival Orchestra), phallange aussi…

  • GSTAAD DIGITAL FESTIVAL. Ce soir Ă  19h30: Vassilis Varvaresos joue Messiaen, Chopin et Liszt – Des sons Ă©clatĂ©s en mille et une couleurs comme Ă  travers les vitraux d’une cathĂ©drale: avec ses «Vingt Regards sur l’Enfant-JĂ©sus», dont Vassilis Varvaresos joue un extrait, Messiaen flirte avec le spirituel et le divin. La Polonaise-Fantaisie en la bĂ©mol mineur op. 61 de Chopin cultive les contrastes : après une introduction brumeuse, oĂą la musique semble errer dans un esprit proche de l’improvisation, le voile se lève sur un rythme martelĂ©. Les «SoirĂ©es de Vienne» frappent au contraire par leur virtuositĂ© et leur tempo…

  • LIVE STREAMING, Gstaad Menuhin Festival 2021. Ce soir Ă  19h30: Roman Borisov joue Bach, Chopin, Brahms et Prokofiev. PoĂ©tique mais vigoureux, sensible et dĂ©jĂ  d’une belle maturitĂ©, le piano de Roman Borisov se dĂ©voile grâce au Gstaad Menuhin Festival 2021, ce soir en direct Ă  partir de 19h30. Le programme s’Ă©tend du baroque jusqu’aux tumultes de la Seconde Guerre mondiale : composĂ©e en 1942, la Sonate n° 7 de Serge Prokofiev compte parmi ses Ĺ“uvres les plus exigeantes. Le très populaire Concerto en fa majeur de Bach, connu aujourd’hui sous le nom de «Concerto italien», dĂ©ploie ses richesses selon une…

  • STREAMING EVENEMENT : LEIPZIG BACH FEST. Dès le 11 juin, suivez les concerts Ă©vĂ©nement du Festival BACH de LEIPZIG, jusqu’au 15 juin 2021. Les cantates de JS Bach rĂ©sonneront ainsi sur votre Ă©cran d’ordinateur dans des captations de qualitĂ© dès ce soir 11 juin, 20h (live), depuis les 2 Ă©glises pour lesquelles Bach a composĂ© l’essentiel de ses Ĺ“uvres : la Nikolaikirche et la Thomaskirche, aujourd’hui emblĂ©matiques de son gĂ©nie musical et spirituel. Les grands interprètes et leurs phalanges sont conviĂ©s Ă  cette fĂŞte de la ferveur oĂą le chant des instruments, du choeur et des solistes chanteurs subliment la…

  • OpĂ©ra, critique. R. STRAUSS : Capriccio, Dresde. Nylund, Thielemann, le 23 mai 2021. Production ambitieuse qui met en scène l’époque contemporaine et celle baroque des protagonistes : les deux artistes crĂ©ateurs, le poète et le compositeur, Olivier et Flamand, en dialogue et conversation avec leur mĂ©cène, la comtesse Madeleine. Strauss exploite toutes les ressources de l’opĂ©ra pour aborder le thème rĂ©current (dans toute l’histoire du genre), de la primautĂ© entre paroles et musique. Qui doit conduire l’autre ? Qui prĂ©vaut ? le sous titre pourtant donne un indice : « Prima la musica e poi le parole » / D’abord…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂ´le d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… CĂ©lĂ©brez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂ´el de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mère de NĂ©ron, prĂŞte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂ®tre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂŞve Ă  Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraĂ®t), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAĂ‹NS, un esprit libre » : 25 juin – 10 oct 2021. Le Palais Garnier Ă  PARIS, Ă  travers la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra cĂ©lèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitiĂ© du XIXè : Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), jamais couronnĂ© par le Prix de Rome ni reconnu Ă  sa juste valeur par les institutions Ă©tatiques ; aux cĂ´tĂ©s de Massenet, Saint-SaĂ«ns offre un visage diffĂ©rent du romantisme Ă  la française grâce Ă  son sens du drame (ses opĂ©ras Samson et Dalila ou Ascanio rĂ©cemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles manières d’accĂ©der aux Ĺ“uvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’âge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siècle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la première…


LIVRE événement. Catalogue : SAINT-SAËNS, un esprit libre (BNF éditions, 2021)

exposition-saint-saens-paris-esprit-libre-classiquenewsLIVRE événement. Catalogue : SAINT-SAËNS, un esprit libre. La  BNF  et  l’Opéra de  Paris  célèbrent  le  centenaire  de l’immense Camille Saint-Saëns (1835 – 1921), génie musical entre deux siècles. L’exposition « Saint-Saëns : un esprit libre », première grande rétrospective consacrée au musicien. Ainsi la catalogue, miroir du parcours de l’exposition parisienne, fixe les avancées de la recherche sur le sujet ; l’ensemble des textes (captivants) dresse le portrait d’un auteur multiple, instrumentiste virtuose, maître du clavier (pianiste et organiste) dont l’écriture éblouissante, incarnation ultime du romantisme français, ne se réduit pas aux tubes populaires « Le Carnaval des animaux » ou « la Danse macabre » ; Saint-Saëns occupant la scène artistique pendant quasi 80 ans (75 ans de carrière ici analysés), reste l’auteur le plus joué de son vivant ; il composa  pas  moins  de  600  œuvres,  dont  13  opéras. Concertiste assidu et célébré, Saint-Saëns est une star internationale, et par goût, voyageur mobile, adepte des grands voyages ; il est aussi présent au sein des institutions, personnalité marquante de la vie musicale (bien qu’il n’eut jamais le Prix de Rome, comme Ravel après lui, triste candidat et l’objet d’un scandale justifié)… Républicain de cœur, Saint-Saëns, « meilleur représentants de la culture française », qui a connu Berlioz et Rossini, est un esprit libre qui cultive sa propre voie, estimé par ses pairs, de Liszt (qui s’engagea pour la création de ses œuvres), à Richard Strauss, contemporain des « modernes » à Paris, Debussy, Ravel, Stravinsky…

200 pièces rendent vie à une carrière exceptionnellement riche, d’un solitaire à la fois élégant, discret, cultivé… et d’une rare curiosité que la longévité et la continuité de l’inspiration rendent inclassable : manuscrits musicaux, correspondances, photographies et peintures (dont plusieurs portraits méconnus du musicien), objets, maquettes de décors et de costumes -, … disent la diversité d’une œuvre impressionnante. Aux cotés des standards plus connus, d’innombrables chefs d’œuvres ainsi reconsidérés prennent un relief particulier, comme la Troisième symphonie avec orgue, ou la Bacchanale de Samson et Dalila (sommet de l’orchestration française). En réalité l’œuvre de Camille Saint-Saëns s’impose dans plusieurs genres dont ses opéras : 13 ouvrages pour la scène lyrique dans l’ombre de Samson et Dalila.
Le parcours et donc le catalogue qui suit chaque séquence d’un périple passionnant éclairent l’apport de Saint-Saëns dans différentes disciplines : ainsi sa participation à la première musique de film de l’histoire du cinéma…
Saint-Saëns n’a jamais hésité à prendre partie, écrivant, argumentant, … suscitant la polémique ou  comme « porte-parole  d’une  génération  de  compositeurs qui peinent à se faire entendre et qu’il soutient en fondant la Société nationale de musique » : il défend clairement la création française dans un contexte patriotique exacerbé par le conflit franco allemand, et son œuvre comme celle de Franck, offre désormais une somptueuse alternative au wagnérisme incontournable en Europe en particulier dans les années 1880. De toute évidence voici le cas d’un musicien hors normes dont l’esprit, la culture, une certaine éthique de l’engagement qui inscrit son action au-delà de la sphère strictement musicale demeurent exemplaires : « …Passeur de culture, entre sphère latine et sphère germanique, entre Orient et Occident, entre musique du passé et de l’avenir, Saint-Saëns est aussi un esprit libre qui a marqué la vie musicale de son temps ». Lecture indispensable en cette année du Centenaire SainSaëns, et préparation recommandée à la visite de l’exposition.

Sommaire du catalogue

De l’enfant prodige à l’artiste accompli
75 ans de carrière pianistique : interprétation et répertoire
« le meilleur organiste du monde »
L’imprévisible : Saint-Saëns et son œuvre
Un pionnier du disque
« Ars Gallica » : de la société nationale de musique à l’édition des œuvres complètes de Rameau
Passages culturels : d’orient en Occident, du passé à l’avenir
Une vie en voyage : les chemins de la gloire et de la liberté
Du Beau sous toutes ses formes : regards du musicien sur la littérature et les beaux arts
Saint-Saëns à l’Opéra
« La Danse, cet art délicieux »

Saint-Saens_couvHD catalogue expo bnf saint saens classiquenewsPARIS, Exposition « Saint-SaĂ«ns, Un esprit libre » : 25 juin – 10 octobre 2021 – BnF I Bibliothèque-musĂ©e de l’OpĂ©ra Palais Garnier. EntrĂ©e Ă  l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt / Tous les jours 10h > 17h Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit :  10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi – rĂ©servation recommandĂ©e sur bnf.tickeasy.com et via le rĂ©seau FNAC – Port du masque (Ă  partir de 11 ans) obligatoire pour accĂ©der Ă  l’ensemble des espaces.
Commissariat : Marie-Gabrielle Soret, conservateur au département de la Musique, BnF

Autour de l’exposition

Vendredi 8 octobre 2021 – Petit auditorium –  10h / 18h : 3eme journĂ©e du colloque « Saint-SaĂ«ns d’un siècle Ă  l’autre : hĂ©ritage, rĂ©ception, interprĂ©tation » / BnF I François-Mitterrand. EntrĂ©e libre  - rĂ©servation recommandĂ©e via l’application Affluences  ou sur affluences.com (rubrique Bibliothèques)

Publication : catalogue de l’exposition « Saint-SaĂ«ns, Un esprit libre » , 22 x 27 cm, 192 pages, env. 100 images, 39 euros, BnF Editions – TOUTES LES INFOS ici : https://www.bnf.fr/fr/agenda/saint-saens-un-esprit-libre

EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions…) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂą paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, … quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opéra italien (1600-1669)
Né en Italie au début du xviie siècle, l’opéra réunit tous les arts : musique, chant, danse, poésie dramatique, peinture, architecture. La représentation du premier opéra occidental dont la musique est conservée, Euridice, a lieu à Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de Médicis. Si la nouvelle reine s’emploie à faire la promotion du spectacle italien dès son arrivée en France, c’est seulement quelques années plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opéras italiens sont donnés à Paris. Pour les acclimater au goût français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour où le roi lui-même se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naît alors l’opéra français.

Les créateurs de l’opéra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilège d’opéra au poète et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent à merveille la pérennité de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « à l’imitation des Italiens », les académies d’opéra doivent promouvoir, à Paris comme en province, des « représentations en musique et en vers français ». C’est donc à la fois en réponse à une forme théâtrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modèle italien toujours dominant qu’une réélaboration dans un style national naît en France dans la seconde moitié du xviie siècle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachète le privilège de Perrin, rebaptise l’Opéra de Paris « Académie royale de musique » et invente une forme dramatique spécifiquement française – la tragédie en musique – promise à une grande fortune jusqu’à la Révolution.

L’opéra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la Régence, s’ouvre une période d’expérimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorégraphes, notamment André Campra et Guillaume-Louis Pécour qui contribuent à l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opéra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut égal à celui du chant. Dieux et héros de l’Antiquité cèdent leur place à des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique écarté de la scène lyrique par Lully réapparaît à travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ère des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommée dans toute l’Europe, l’Opéra de Paris devient, au xviiie siècle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorégraphiques qu’esthétiques. L’une des plus célèbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite à l’arrivée à Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprétant La Serva padrona de Pergolèse. Féroce, cette polémique oppose les partisans de l’opéra napolitain, regroupés derrière Rousseau, à ceux de la musique française qui, choqués de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goût qu’est l’Opéra de Paris, en appellent à Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragédie. Pendant tout le siècle, alternent ainsi des périodes de restauration de l’ancien répertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences étrangères, comme en 1778, lorsque le directeur de l’Opéra programme une saison d’opere buffe et souffle à dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la Révolution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’Opéra à se déplacer dans une nouvelle salle, près de la porte Saint- Martin, où il subit la concurrence des théâtres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son répertoire, ainsi que son fonds de décors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie à consolider le modèle de la tragédie en musique, mis à mal après le départ de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum révolutionnaire, embrase la capitale. Malgré ce succès, l’Opéra accumule les dettes et doit être cédé à la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la liberté des théâtres et la fin du système des privilèges sonne comme un coup de grâce pour l’Opéra, un rapport remis au corps municipal préconise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses années encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermède lyrique d’une part, avec une leçon de chant de Stéphanie d’Oustrac et des extraits vidéos de spectacles du répertoire de l’Académie royale de musique évoquant ces deux siècles de vie musicale ; un intermède chorégraphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expérimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siècle au tout début du xixe siècle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de Mickaël Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-édition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE… Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archéologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 décembre 2018. Qu’a à faire Claude Debussy à l’été 1911 sur les plages et bords de mer normand, à Houlgate précisément, appareil photographique à la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetées, près du Casino et des cabines de bain ? Rémy Campos soulève le voile et révèle la passion ou plutôt l’œil photographique d’un Debussy viscéralement sauvage et solitaire, quelques années avant la déclaration de guerre…

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

Rémy CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la découverte de documents inédits. Pour un historien, c’est évidemment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du séjour des Debussy à Houlgate avaient été régulièrement reproduites depuis les années 1920. Toutes les images représentant Emma et sa mère avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un très grand nombre de clichés pris dans le jardin de l’hôtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on découvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et réception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcée par la découverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquête nous a entraîné loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses à Longchamp où l’on découvre Emma et sa fille parmi les dames élégantes présentes ce jour-là au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblées ont suscité une réflexion inattendue sur le rapport des Debussy à l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révèlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare à Gabriel Fauré ou à Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un créateur solitaire, surtout dans la dernière partie de sa carrière. L’accès à l’hôtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limité à la famille des deux époux et à un cercle très étroit d’amis. Rares seront les journalistes à pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus à distance. Les photographies témoignent de cet isolement recherché. Ce sont toujours les mêmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun cliché ne montre des réunions mondaines comme il en existe du temps où Debussy fréquentait Ernest Chausson dans les années 1890. Les témoignages de ses proches vont dans le même sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et élève en composition de Claude Debussy, témoigne du goût de la solitude du musicien.
Le séjour à Houlgate en août 1911, voulu par sa femme, est par conséquent une terrible épreuve pour Claude Debussy qui se trouve plongé dans la trépidante vie mondaine que les Parisiens séjournant sur la côte normande, transportent avec eux le temps d’un été. La station est parmi les plus élégante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy déteste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-Hôtel cosmopolite, l’obsession du paraître, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intérêt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais écrit un article où il se serait enthousiasmé pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possédé dans les années 1880-1900 le coûteux appareillage nécessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre Louÿs, écrivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scène dans des images très soignées, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacré beaucoup de temps à fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt dernières années de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont été des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. Séduits par la facilité d’usage des appareils de type Kodak et de développement des clichés que l’on peut alors confier à un détaillant, la famille Debussy réalise un très grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrées ou peu éclairées. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

Dès les premières années de vie commune, le couple Debussy part tous les étés en vacances au bord de la Manche. En 1904 à Pourville où Claude corrige des épreuves d’imprimerie, en 1905 à Eastbourne où il travaille à la première série des Images pour piano, en 1906 près de Dieppe où il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau à Pourville où il songe à un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage à Houlgate qui est au cœur du livre Debussy à la plage est le seul à avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce séjour en août 1911, Claude Debussy travaille à l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composée pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutôt, il promet à son éditeur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour à Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand désarroi artistique.
En pleine guerre, la villégiature à Pourville de juillet à octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hôtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », éloignée du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prêtée par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnéaire, Claude Debussy parvient à écrire pendant les quatre mois de ce dernier séjour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flûte, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, près d’Arcachon, pendant l’été 1916 puis à Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
Malgré la véritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu écrit près des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencé la composition de la Mer à Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’été 1903…

 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du château et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre présentation du Livre Catalogue “Debussy à la Plage” (Gallimard)

 

 debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenews

MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scène

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne très intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e Urgèle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la très intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le très beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprète telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumière, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scène en noir et blanc) ; la France baroque renaĂ®t aussi grâce aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (Châtelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂ´tĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du théâtre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une pièce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂŞtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂ®tre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène. Moulins, Centre national du costume de scène (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son théâtre lyrique et livrer ses plus grandes partitions théâtrales), le Palais Garnier et sa Bibliothèque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scène », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂą il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIè : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂ´t polĂ©miste et très argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (après Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre…), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂŞtes d’HĂ©bĂ©)… , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scène : les opĂ©ras du Dijonais sur la scène lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂ®tre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprète de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premières Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumière les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXème siècle puis sur instruments anciens grâce Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie théâtral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’âge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, Exposition présentée au TCE à Paris. Du 10 décembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de représentation. L’exposition présentée au Théâtres des Champs-Elysées à l’occasion des  représentations de la nouvelle production des Dialogues des Carmélites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala à l’Opéra de Paris, de janvier à juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matériel exposé, les deux partitions personnelles du compositeur sont présentées : celle pour piano et chant comporte une dédicace de chacun des créateurs français et italiens de l’œuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont également exposés les programmes des deux créations, des photographies prises lors des répétitions, et les coupures de presse conservées par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant à lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservés par la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. La période du Groupe des Six est illustrée par l’affiche de la soirée du Bœuf sur le toit, pieusement conservée par Poulenc, et de nombreuses photographies des Mariés de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théâtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des Dépôts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixième anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le Théâtre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂŞme est exposĂ©e.
Le programme de la dernière soirée des Concerts de la Pléiade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au Théâtre des Champs-Elysées qu’eut lieu la création d’une œuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, écrite sur des poèmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achèvent ce parcours.

Francis Poulenc et le Théâtre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au Théâtre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂ®t Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixième anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des Dépôts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grâce Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au Château d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂ´le social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. MusĂ©e national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux