TĂ©lĂ©. SĂ©lection opĂ©ras, concerts symphoniques, rĂ©citals d’aoĂ»t et septembre Ă  dĂ©cembre 2020

TÉLÉ. SĂ©lection de la rentrĂ©e 2020
 Classiquenews sĂ©lectionne ici les programmes Ă  ne pas manquer sur le petit Ă©cran. OpĂ©ras, concerts symphoniques, plateaux Ă©clectiques, ou rĂ©cital. Baroque, Romantique, XXĂš, contemporain, sans omettre les musiques anciennes
 retrouvez ci dessous les programmes incontournables Ă  voir et Ă  Ă©couter dĂšs la rentrĂ©e 2020 et bien aprĂšs


 

 

DĂ©cembre 2020

 

JEUDI 31 DECEMBRE 2020

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17h30
Concert de la Saint-Sylvestre Ă  Berlin.

 

 

 

DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 2020

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17h50
Promenade musicale Ă  Versailles
Quatre concerts exceptionnels ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s au chĂąteau de Versailles, sans public, au printemps dernier, avec Patricia Petibon (Ă  l’OpĂ©ra royal) ou Alexandre Tharaud (Ă  la Galerie des Glaces). Ces concerts donnent lieu Ă  ce programme qui ressuscite en musique l’ñge d’or du ChĂąteau de Versailles. Une promenade au rythme des plus beaux airs baroques.
Au programme, les Grands Motet de Lully interprĂ©tĂ©s par Les EpopĂ©es sous la direction de StĂ©phane Fuget ; Alexandre Tharaud dans la Galerie des glaces jouant au piano plusieurs joyaux du Grand SiĂšcle (originellement pour clavecin) : la Marche des Turcs et la Suite en la de Jean-Baptiste Lully, les Sept piĂšces pour clavier de François Couperin, L’Aimable de Joseph-Nicolas-Pancrace Royer
 puis Patricia Petibon invoque des figures fĂ©minines magnifiques et tragiques, avec l’ensemble Amarillis (HĂ©loĂŻse Gaillard, direction): airs de Marc-Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, Marin Marais, dans l’écrin fin XVIIIĂš de l’OpĂ©ra royal de Versailles.

 

JEUDI 24 DÉCEMBRE 2020

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17h45
Douce nuit – Une chanson pour le monde
Douce nuit » est probablement l’hymne de NoĂ«l le plus cĂ©lĂšbre de tous les temps. Ce chant de NoĂ«l mis en musique par Franz Xaver Gruber en 1818 fĂȘte cette annĂ©e ses 200 ans. Traduit dans le monde entier en 300 langues et dialectes, l’hymne de la PremiĂšre Guerre mondiale a poussĂ© les troupes allemandes et britanniques Ă  dĂ©poser les armes pendant une journĂ©e dans les tranchĂ©es. Le rĂ©alisateur Hannes Michael Schalle revient sur l’histoire de cette chanson et donne la parole aux artistes.

 

 
 

MARDI 22 DÉCEMBRE 2020

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TALE of TALES : le conte des contes
(titre originel : Il racconto dei racconti, 2015)
 

Arte sort le grand jeu pour NoĂ«l et diffuse l’adaptation par Matteo Garrone (auteur de laMatteo Garrone raconto tale leggende arte critique classiquenews sĂ©rie Gomorra) du Pentamerone, recueil de contes populaires propre Ă  l’Italie mĂ©diĂ©vale (XIVĂš), oĂč la truculence dĂ©fie la poĂ©sie. RĂȘve, barbarie, cruautĂ©, enchantement
 avec leur lot de figures magiques et de monstres hideux, sont les ingrĂ©dients de ces 3 contes ainsi associĂ©s sous la forme d’un long mĂ©trage de 2h14mn. Une Reine se dĂ©sespĂšre de n’ĂȘtre pas mĂšre ; un souverain tombe amoureux d’une voix ; une princesse peine Ă  se libĂ©rer d’un Ă©poux violent et tyrannique
 C’est une fresque haute en couleurs qui exprime la violence et la folie des passions humaines. Avec Salma Hayek (Reine de Selvascura), Vincent Cassel (roi de Roccaforte), Toby Jones (roi d’Altomonte) – Production 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2020

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17h10
Lucia de Lamermoor à la Scala de Milan, remplacée par une soirée de gala
scala milanC’est avec Lucia di Lammermoor de Donizetti  que la Scala de Milan devait inaugurer cette annĂ©e l’ouverture de sa saison 2020 – 2021, le 7 dĂ©cembre (jour attendu inaugural de la Saint-Ambroise, patron de Milan). Mais l’Ă©pidĂ©mie en a dĂ©cidĂ© autrement : le Teatro Milanais a organisĂ© plutĂŽt une grande soirĂ©e lyrique en forme de rĂ©cital et de cĂ©lĂ©bration chorĂ©graphique. Sont annoncĂ©s, sous rĂ©serve de modifications de derniĂšre minute, les tĂ©nors Jonas Kaufmann et Roberto Alagna, la sublime mezzo Elina Garance… ainsi que les Etoiles et le corps de ballet de la Scala. DurĂ©e annoncĂ©e : 2h30. En replay sur ARTEconcert jusqu’au 20 mars 2021.

 

 

01h25
Daniel Hope, violon
hope daniel for seasons cd deutsche grammophon cd reviex cd critique classiquenewsUn concert Ă  domicile avec Daniel Hope, Max Richter et Joy Denalane. Pendant le confinement du printemps dernier, Daniel Hope invitait des artistes et des amis chez lui pour des concerts spontanĂ©s. GrĂące Ă  la musique, il voulait apporter sa propre contribution durant cette pĂ©riode de “crise”. Il y a eu ainsi 34 concerts « Hope@home ». Dans l’ultime programme, Daniel Hope interprĂšte la premiĂšre mondiale d’une rĂ©duction pour piano de VIVALDI “Recomposed” avec son fidĂšle pianiste, Christoph IsaraĂ«l, mais aussi avec le compositeur britannique Max Richter, depuis Oxford, une performance Ă  l’origine de cette version “revisitĂ©e” des Quatre saisons de Vivaldi. Avec Joy Denalane, ils interprĂštent Ă©galement une nouvelle version de la chanson de Richter “This Bitter Earth / On the Nature of Daylight” – chantĂ©e Ă  l’origine par Dinah Washington – tirĂ©e du film “Shutter Island” de Martin Scorsece. La harpiste Jane Berthe complĂšte le parcours musical.

 

 

 

 

 

SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2020

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cygnes-lac-noureev-classiquenews-Le-Lac-des-Cygnes_corps-de-ballet13h. TCHAIKOVSKY : Le lac des cygnes (Kiev, juin 2019). Le ballet de l’OpĂ©ra national d’Ukraine rĂ©alise une version fiĂ©vreuse et techniquement maĂźtrisĂ©e du chef d’oeuvre de Piotr Illiytch, conçue en 1986 par Valery Kovtun,inspirĂ© de Marius Petipa. En forĂȘt, le prince Siegfried rencontre la belle Odette qui chaque soir, se transforme en cygne blanc. S’il l’épouse, l’envoĂ»tement dont elle victime, jetĂ© par le sorcier Rothbart, sera rompu, et Odette redeviendra femme. C’est compter sans l’esprit haineux et manipulateur du sorcier qui engendre sa propre crĂ©ature noire, Odile, le cygne d’ébĂšne, jumeau du cygne blanc, et prĂȘt Ă  prendre sa place pour mieux perdre les deux amants, Siegfried et Odette. Il appartient Ă  la mĂȘme ballerine d’incarner Odette / Odile, deux faces opposĂ©es d’un mĂȘme idĂ©al fĂ©minin. Vers lequel tendra Siegfried ? Saura-t-il dĂ©mĂȘler les rets toxiques tendus par Rothbart, instance jalouse et malĂ©fique ?

 

 

 

 

 

DIMANCHE 13 DÉCEMBRE 2020

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18h55
Concerto per l’Italia Riccardo Chailly, Maxim Vengerov. Pour son traditionnel concert donnĂ© sur le parvis du DĂŽme de Milan, l’Orchestre de la Scala invite un soliste de renommĂ©e mondiale : le violoniste Maxim Vengerov. Le soliste russe Ă  la virtuositĂ© diabolique interprĂšte le Concerto pour violon de Mendelssohn. Au programme aussi : ouvertures et extraits symphoniques tirĂ©s d’opĂ©ras de Rossini, Bellini, Puccini et Verdi.

 

 

23h
SONYA YONCHEVA et ROBERTO ALAGNA
chantent LOHENGRIN de Wagner
WAGNER : le Ring Jordan sur France MusiqueLohengrin prometteur prĂ©sentĂ© par le Staatsoper Unter den Linden de Berlin, pour clore une annĂ©e 2020 plus que difficile pour le monde du spectacle. A l’affiche de l’opĂ©ra phare de Wagner, le tĂ©nor français Roberto Alagna dans le rĂŽle-titre (prise de rĂŽle wagnĂ©rienne) et la soprano au chant veloutĂ© et soyeux, Sonya Yoncheva dans celui d’Elsa. Pour sa premiĂšre Ă  Berlin, le catalan Calixto Bieito signe la mise en scĂšne, dans le dĂ©calage et le dĂ©lire hallucinĂ©.

 

 

 

 

 

DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2020

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17h
Giuseppe Verdi : Simon Boccanegra
LIEGE. JĂ©rusalem de Giuseppe Verdi aus der Oper ZĂŒrich – MĂȘlant intrigues politiques et tragĂ©dies familiales dans la GĂȘnes du XIVe siĂšcle, Simon Boccanegra, l’un des opĂ©ras les moins connus de Giuseppe Verdi, connait depuis quelques annĂ©es une petite renaissance. Sur la scĂšne de l’OpĂ©ra de Zurich, Fabio Luisi dirige l’excellent baryton allemand Christian Gerhaher dans le rĂŽle-titre. Pour rĂ©aliser cette production et maintenir un certain lien avec l’audience, les circonstances sanitaires ont imposĂ© une organisation inĂ©dite, en dissociant de plus d’un kilomĂštre les solistes et le public de l’orchestre et du chƓur.

 

 

00h30
Beethoven intime
Documentaire
BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1A l’occasion du 250Ăšme anniversaire de la naissance de Beethoven, voici le portrait intime du compositeur rĂ©alisĂ© Ă  partir de ses nombreux Ă©crits. Sa correspondance, riche de plus de 2000 lettres, ainsi que ses Carnets intimes et ses Cahiers de conversation (qui lui ont permis de communiquer avec le monde extĂ©rieur malgrĂ© sa surditĂ©) prĂ©cisent le profil intime et inattendu du compositeur. Ils tĂ©moignent d’une vie de passion oĂč le grandiose cĂŽtoie le tragique mais oĂč toujours l’emporte la force crĂ©atrice de celui Ă  qui on doit quelques-uns des plus grands chefs-d’Ɠuvre de la musique : 9 symphonies parmi les plus rĂ©volutionnaires, l’opĂ©ra Fidelio (manifeste libertaire contre toutes les tyrannies), la Missa Solemnis, le Concerto pour piano l’Empereur, le concerto pour violo, le triple Concerto pour violon, violoncelle et piano


Ainsi sont Ă©voquĂ©s, son Ă©poque (1770-1827), son histoire familiale, ses amours, sa conception novatrice de l’Art, sa relation avec les autres artistes (Haydn, Bach, Goethe ou Schiller), son humanisme. Mais aussi son combat contre la surditĂ©. Concerts, rĂ©pĂ©titions live, archives
 La musique de Beethoven, trĂšs prĂ©sente, constitue l’autre fil narratif du film. Pour raconter ses symphonies et ses sonates pour piano (qu’il considĂšre comme « le journal intime du compositeur ») le film a comme principal intervenant le pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim. A ses cĂŽtĂ©s, le jeune quatuor EbĂšne, qui a jouĂ© l’intĂ©grale des quatuors Ă  cordes de Beethoven Ă  travers le monde, Ă©voque l’homme comme le compositeur et dit la portĂ©e universelle d’une Ɠuvre unique. En outre, le graphiste Olivier PattĂ© a imaginĂ© un univers Ă  la fois narratif et poĂ©tique, pour illustrer les Ă©crits de Beethoven et en rĂ©vĂ©ler toute la richesse et la sensibilitĂ©.
Film documentaire : Beethoven intime. Auteures : Anna Sigalevitch et Priscilla Pizzato RĂ©alisatrice : Priscilla Pizzato – Coproduction : ARTE France et Redstone (2020 – 53’) Avec la participation de Daniel BarenboĂŻm et du Quatuor EbĂšne

 

 

01h25
Concerto pour violon de Beethoven
Avec F.P. Zimmermann
PrĂ©sentation et commentaire par Arte : « Dans ce Concerto pour violon en rĂ© majeur de Beethoven, l’orchestre se montre vif et pĂ©tillant sous la direction de Daniele Gatti. Sans conteste, le son propre au Concertgebouw, qui s’est façonnĂ© auparavant avec Bernard Haitink, Riccardo Chailly et Mariss Jansons, ne s’est pas altĂ©rĂ©. C’est dans le dernier mouvement que l’ensemble s’est montrĂ© le plus convaincant. L’introduction amĂšne la montĂ©e brillante et allĂšgre des cordes qui reprennent le thĂšme ».
RĂ©alisation : Ferenc Soeteman Production : RCO, Avrotros & UNITEL (2017- 43mn) – Royal Concertgebouw Orchestra, Concertgebouw d’Amstermdam.

 

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Dimanche 13 septembre 2020, 17h10 : DEGAS et l’OpĂ©ra
danseuse-degas-opera-degas-al-opera-exposition-annonce-presentation-classiquenews-critique-explications-clesAu thĂ©Ăątre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui dĂ©testait Wagner, c’est peut-ĂȘtre lĂ  son seul dĂ©faut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc
), surtout ce qui passionne le peintre , quand mĂȘme un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse EugĂ©nie Fiocre interprĂšte du ballet la Source, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur de l’OpĂ©ra Garnier. Degas frĂ©quente assidument l’OpĂ©ra de Paris, alors rue Le Peletier
 Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe
, port de tĂȘte, arabesques des bras, des jambes, dĂ©tail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au dĂ©part : que des attitudes
 et des ĂȘtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques. LIRE notre prĂ©sentation DEGAS ET L’OPERA

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Dimanche 13 septembre Ă  18h15, Arte
450e anniversaire de la Staatskapelle de Berlin. L’un des plus anciens orchestres du monde, mais aussi l’un des plus renommĂ©s souffle ainsi son 450e anniversaire. La Staatskapelle de Berlin et le chef d’orchestre Daniel Barenboim jouent les Ɠuvres de compositeurs ayant marquĂ© l’histoire de l’orchestre, 
 Richard Strauss ou Ludwig van Beethoven. EN REPLAY sur Arte TV

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Dimanche 20 septembre Ă  18h50, Arte
LES JARVI Concert (Allemagne, 2019, 43mn) – Avec Paavo JĂ€rvi, Neeme JĂ€rvi, Kristjan JĂ€rvi, Maarika JĂ€rvi, Truls Mork, et l’Estonian Festival Orchestra – RĂ©alisation: Holger Preusse, Isabel Hahn. La 9Ăšme Ă©dition du « PĂ€rnu Music Festival, » crĂ©Ă© par les trois chefs estoniens : Neeme JĂ€rvi et ses 2 fils Kristjan et Paavo, en 2019, investit la ville portuaire estonienne. Partie d’Estonie en 1980 alors que le pays faisait partie de l’Union soviĂ©tique, la famille JĂ€rvi s’était rĂ©fugiĂ©e aux États-Unis et s’est depuis Ă©parpillĂ©e dans le monde entier. Le festival, crĂ©Ă© par Neeme JĂ€rvi et ses fils, Kristjan et Paavo, tous trois chefs d’orchestre, leur permet de retrouver leur pays d’origine et de partager un moment de complicitĂ© musicale. Maarika, la sƓur de Kristjan et Paavo, est, elle aussi, prĂ©sente comme flĂ»tiste dans l’orchestre. Au programme : Birthday Korale NJ 80. DirigĂ©e par Paavo, l’Ɠuvre a Ă©tĂ© composĂ©e par Kristjan pour les 80 ans de leur pĂšre. Autre temps fort du festival : le Concerto pour violoncelle de Dvorak interprĂ©tĂ© par le violoncelliste norvĂ©gien Truls Mork.

 

 

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Dimanche 27 septembre Ă  18h35
Les grands rivaux en musique – Callas vs Tebaldi

TEBALDI-carre-portrait-tebaldi-renata-voce-d-angelo-complete-decca-recordingsElles Ă©taient les deux divas les plus cĂ©lĂšbres de leur Ă©poque, la presse les a dĂ©peintes Ă  tort comme deux rivales impitoyables : Maria Callas, la « tigresse », et Renata Tebaldi, la « voix d’ange ». Distinction rĂ©ductrice qu’affectionnent les mĂ©dias toujours Ă  la pointe de caricatures extrĂȘmistes propres Ă  surprendre et saisir. Dans la rĂ©alitĂ© les deux divas n’eurent jamais Ă  rivaliser car leur rĂ©pertoire Ă©tait diffĂ©rent, incarnant des hĂ©roĂŻnes totalement opposĂ©es, chacune selon le tempĂ©rament et la couleur comme le caractĂšre de leur voix respectives. Pour Callas, les figures tragiques et passionnĂ©es, Ă  l’expressivitĂ© Ăąpre et mordante : Lady Macbeth, Tosca, Norma, Carmen
 Pour Tebaldi, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e portĂ©e par un timbre claire et lumineux, « cĂ©leste » (Aida, Elisabeth de Valois, Amelia d’Un Ballo in maschera
ou La Wally). Dans leur vision de l’art lyrique comme dans leur vie privĂ©e, tout opposait les deux sopranos. Si Maria Callas est aujourd’hui considĂ©rĂ©e comme une chanteuse mythique, sa concurrente reste presque inconnue du grand public. Comment expliquer une telle diffĂ©rence ? Cette opposition entre les deux artistes Ă©tait-elle bien rĂ©elle ? Entre Milan, Paris et New York, Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse en images et en musique. Le sujet du docu est-il bien fondĂ© ? LIRE aussi notre prĂ©sentation et critique du coffret cd Renata Tebaldi / Voce d’Angelo / DECCA

 

 

 

 

 

ARTE. Dimanche 4 octobre 2020
18h20, Concert de Prague avec Daniel Hope “Prague Sounds again”, le concert cĂ©lĂšbre le retour de la musique Ă  Prague dans un cadre magnifique : une scĂšne flottante sur la Moldau, sous le ThĂ©Ăątre national, entre l’Ăźle Slovansky et le pont de la LĂ©gion, avec en toile de fond le chĂąteau de Prague. Le violoniste britannique qui a Ă©tudiĂ© sous la direction du lĂ©gendaire Yehudi Menuhin, interprĂšte l’Ɠuvre emblĂ©matique de Max Richter “Vivaldi Recomposed”, une rĂ©-imagination des Quatre Saisons, avec l’Orchestre de l’Epoque. Au programme aussi la premiĂšre mondiale de la “Moldau” de Smetana, recomposĂ©e par Floex et Tom Hodge ; “September Song” de Kurt Weill (arrangement de Paul Bateman) ; “Humoresque” d’Anton Dvorak.

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ARTE. Dimanche 11 octobre 2020
18h55, CONCERT MOZART A PARIS, dans les jardins de l’hĂŽtel Sully avec l’Orchestre de chambre de Paris, Lars Vogt, piano et direction  / Magali Mosnier, flĂ»te ; ValĂ©ria Kafelnikov, harpe. EnregistrĂ© le 11 juillet 2020 Ă  Paris. Programme : Concerto pour flĂ»te et harpe, Concerto pour piano N° 9 K 271 (Jeune homme) ; Danse Allemane (12′) (German Dances K 536) de Wolfgang Amadeus MOZART.
Pour son premier concert Ă  la tĂȘte de l’Orchestre de chambre de Paris cet Ă©tĂ© 2020, Lars Vogt dirige “Mozart Ă  Paris” en plein air et en public dans la magnifique cour de l’HĂŽtel de Sully. AprĂšs un travail en profondeur menĂ© pendant cinq ans avec Douglas Boyd, l’Orchestre de chambre de Paris accueille son nouveau directeur musical, le chef et pianiste de renommĂ©e internationale Lars Vogt qui vient renforcer une dĂ©marche artistique originale et un positionnement rĂ©solument chambriste. Plus de quarante ans aprĂšs sa crĂ©ation, l’Orchestre de chambre de Paris est considĂ©rĂ© comme un orchestre de chambre de rĂ©fĂ©rence en Europe. Les instrumentistes qui en composent le noyau incarnent une nouvelle gĂ©nĂ©ration de musiciens français devenant ainsi l’orchestre permanent le plus jeune d’Île-de-France et le premier orchestre français rĂ©ellement paritaire. Acteur musical engagĂ© dans la citĂ©, il dĂ©veloppe une dĂ©marche citoyenne s’adressant Ă  tous les publics, y compris ceux en situation de prĂ©caritĂ© ou d’exclusion. Les rĂ©centes crĂ©ations musicales conçues avec des bĂ©nĂ©ficiaires de centres d’hĂ©bergement d’urgence ou des rĂ©sidents d’Ehpad de Paris ou des personnes dĂ©tenues du centre pĂ©nitentiaire de Meaux-Chauconin en sont d’éloquentes illustrations.

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01h25
RĂȘve de Hongrie – Barbara Hannigan. Concert enregistrĂ© le 23 et 25 janvier 2019 Ă  l’Auditorium de Radio France. Programme : BĂ©la BartĂłk : Rhapsodie pour violon et orchestre n° 1 ; György Ligeti : Concerto romanesc ; György KurtĂĄg : HĂ©t Dal pour soprano et cymbalum « Zur Erinnerung an einen Winterabend », pour soprano, cymbalum et violon ; enfin, piĂšce majeure : BĂ©la BartĂłk, Le Mandarin merveilleux, suite.
Barbara Hannigan n’est pas une cheffe d’orchestre comme les autres. Chanteuse, chef d’orchestre, elle offre une autre image de la musique dite « classique ». Artiste polyvalente et talentueuse, elle a choisi de mettre son prestige au service des rĂ©pertoires les plus exigeants. Pour ce nouveau concert avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, elle met le cap sur la musique hongroise du 20Ăšme siĂšcle, dans un programme en plusieurs parties qui fait se tĂ©lescoper son aura de chanteuse et ses dons de chef d’orchestre. Elle nous propose un voyage par Ă©tapes, dans les partitions de BartĂłk puis de Ligeti , et deux pages pour soprano et cymbalum de György KurtĂĄg qui nous plonge dans la poĂ©sie de l’Ăąme magyare. Il y a un mystĂšre Hannigan – chanteuse reconnue, cheffe d’orchestre recherchĂ©e, elle privilĂ©gie chemins de traverse et prises de risques.

 

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Dim 18 octobre 2020
01h50 Turandot de Giacomo Puccini au Au Teatro del Liceu
OpĂ©ra en 3 actes composĂ© par Giacomo Puccini. Livret : Giuseppe Adami, Renato Simoni, Franco Alfano. Direction musicale : Josep Pons (2020 – 1h58).
Avec IrĂšne Theorin : Turandot
Chris Merritt : Altoum
Alexander Vinogradov : Timur
Jorge de LeĂłn: Calaf
Ermonela Jaho : LiĂč
Toni Marsol : Ping
Francisco Vas : Pang
Mikeldi Atxalandabaso : Pong
Michael Borth : un mandarin
José Luis Casanova Prince de Perse (voix)

Cette nouvelle production de l’opĂ©ra Turandot orchestrĂ©e par le Gran Teatre del Liceu est un clin d’oeil Ă  sa propre histoire et Ă  son renouveau. 20 ans auparavant, c’est avec l’opĂ©ra de Puccini que reprenaient les reprĂ©sentations aprĂšs le grand incendie qui a ravagĂ© le thĂ©Ăątre en 1994.

La mise en scĂšne et la scĂ©nographie profite de l’imaginaire visuel et poĂ©tique de l’artiste vidĂ©aste espagnol Franc Aleu. Il transpose l’oeuvre dans un futur trĂšs personnel oĂč le video mapping et la 3D sont omniprĂ©sents. Tout est lumiĂšre, tout est vie dans une Chine oĂč rĂšgnent la mort et la vengeance.

 

 

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MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsARTE, dim 2 aoĂ»t 2020, 17h : Cosi fan tutte en direct de Salzbourg. Christof Loy, mise en scĂšne. Joana Mallwitz, direction. Le festival autrichien nĂ© en 1922 maintient son Ă©dition malgrĂ© la crise sanitaire actuelle et affiche le dernier des opĂ©ras de la trilogie Mozart / Da Ponte : Cosi fan tutte, chef d’oeuvre rĂ©vĂ©lĂ© Ă  Salzbourg justement dans les annĂ©es 1920 par l’un des fondateurs du Festival, Richard Strauss. Ce Cosi est l’un des temps forts de Sazlbourg 2020 avec l’ELEKTRA du mĂȘme Strauss par le provocateur dĂ©jantĂ© dĂ©lirant Warlikowski. SubtilitĂ©, nostalgie, cynisme
 l’opĂ©ra de Mozart est aussi intitulĂ©e l’école des amants. Chacun pris dans le labyrinthe des cƓurs, Ă©prouve la cruautĂ© des serments trahis, l’insouciance et la lĂ©gĂšretĂ© du dĂ©sir
 Au final qui aime qui ? Et pour combien de temps ? Un ĂȘtre semble tirer les ficelles, celui par lequel le pari initial a dĂ©fier la constance des amants, Don Alfonso
 Ă  la fois vieux sage dĂ©sabusĂ©, et gĂ©nĂ©reux mentor prĂȘt Ă  guider les Ă©pris trop naifs. En complicitĂ©, la servante avisĂ©e des deux jeunes napolitaines, victimes piĂ©gĂ©es de la farce, Despina assiste Alfonso dans son Ɠuvre Ă©ducative. PRODUCTION A SUIVRE ET A VISIONNER sur le site d’ARTE ici :
https://www.arte.tv/fr/videos/098629-001-A/cosi-fan-tutte-de-mozart/

A l’étĂ© 2020, Salzbourg prĂ©sente cette nouvelle production (6 reprĂ©sentations du 2 au 18 aoĂ»t 2020) avec deux chanteuses françaises, les mezzo soprano Lea Desandre (Despina) et Elsa Dreisig (Fiordiligi). MalgrĂ© leur jeune Ăąge, auront-elle la fibre mozartienne ? Avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne, Bogdan Volkov (Ferrando, tĂ©nor), AndrĂ© Schuen (Guglielmo), Johannes Martin KrĂ€nzle (Don Alfonso), Marianne Crebassa (Dorabella)
 Avant le direct Ă  16h, documentaire : « le grand thĂ©Ăątre du monde / Salzbourg et son festival ». Toutes les infos sur le site du Festival de Salzbourg / Festpielhaus Sazlburg 2020
https://www.salzburgerfestspiele.at/en/p/cosi-fan-tutte

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APPROFONDIR

LIRE notre compte rendu et notre dossier COSI FAN TUTTE (Ă  l’OpĂ©ra de Tours – octobre 2019) Pour Wolfgang, le propos devient « la scuola degli amanti / l’école des amants, avec pour devise gĂ©nĂ©rique « Cosi fan tutte » : elles font toutes pareil (autrement dit, toutes les femmes sont infidĂšles)…. COSI FAN TUTTE, Salzbourg 2020 en REPLAY jusqu’au 31 oct 2020

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-tours-opera-le-4-oct-2019-mozart-cosi-fan-tutte-boudeville-feix-b-pionnier-g-bouillon/

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salzbourg vignette festivalARTE, dim 9 aoĂ»t 2020, 18h55. Karajan Ă  Salzbourg en 1960. PremiĂšrekarajan-box-warner-classics-maestro-chef-1948---1989-coffret-cd-review-cd-cd-critique du Chevalier Ă  la rose / Der RosenKavalier dans une distribution de rĂȘve, dans un Grand Palais des festival alors flambant neuf
 Production lĂ©gendaire filmĂ©e en 36 mn, d’une qualitĂ© photographique visionnaire. Avec Elisabeth Schwarzkopf (La MarĂ©chale), Anneliese Rothenberger (Sophie), Otto Efelmann (Ochs). Documentaire 2020, 2h45mn. EN REPLAY jusq’7 sept 2020

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Dimanche 30 août 2020, 17h50
Salzbourg 2020, MAHLER : Symphonie n°6
Andris Nelson dirige ici le Wiener Philharmoniker dans la 6Ăš symphonie « tragique » de Gustav Mahler, notre prĂ©fĂ©rĂ©e, la plus personnelle et les plus intimes du compositeur et chef Gustav Mahler, qui fut directeur de l’OpĂ©ra de Vienne au dĂ©but du XXĂš. En replay sur ARTE.TV jusqu’au 27 nov 2020.
Suite de l'odyssĂ©e MAHLER par l'Orchestre National de LilleCrĂ©Ă©e en 1906 Ă  Essen sous la direction du compositeur, la Symphonie n° 6 en la mineur dite “Tragique” figure parmi ses Ɠuvres les plus Ă©mouvantes. Si sa forme semble classique, son spectre expressif, lui, est impressionnant : imitation de sonnailles, cuivres furieux, coups de marteaux fatidiques – symboles d’un destin implacable – rythment une partition fiĂ©vreuse qui raconte le destin du hĂ©ros, Ă©prouvĂ©, saisi par la force du destin. Si les autres symphonies de Mahler nous parlent de RĂ©demption (Symphonie n°2, « RĂ©surrection » ; Symphonie des Mille n°8 exprimant la grĂące
) la 6Ăš ne laisse pas de nous laisser dĂ©concertĂ© par l’interrogation profonde qu’y formule le compositeur. L’homme confrontĂ© Ă  sa destinĂ©e (maudite) peut-il ĂȘtre sauvĂ© ?

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Dimanche 6 septembre Ă  18h, Arte
REQUIEM DE VERDI AU DÔME DE MILAN
Vague verdienne en juin 2014À l’occasion de sa rĂ©ouverture, la Scala de Milan affiche le Requiem de Verdi, partition qui mĂȘle sacrĂ© et opĂ©ra tant ici la force du choeur et le chant des quatre solistes Ă©galent l’intensitĂ© dramatique de l’opĂ©ra. Le chef d’orchestre Riccardo Chailly, et les solistes Tamara Wilson, Elina Garanca, Francesco Meli et Ildar Abdrazakov rendent ainsi hommage aux victimes du coronavirus dans une rĂ©gion durement frappĂ© par la pandĂ©mie depuis sa diffusion dĂšs fĂ©vrier 2020. EnregistrĂ© le 4 septembre 2020 Ă  Milan.

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Dimanche 6 septembre Ă  minuit (00h), Arte
Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau – Moments choisis de l’opĂ©ra ballet – RĂ©alisation : François-RenĂ© Martin Mise en scĂšne : ClĂ©ment Cogitore ChorĂ©graphie : Bintou DembĂ©lĂ© Musique : Jean-Philippe Rameau Une coproduction : ARTE France / OpĂ©ra national de Paris / Telmondis / Mezzo (2019 – 1h51) Spectacle enregistrĂ© Ă  L’OpĂ©ra national de Paris – OpĂ©ra Bastille en 2019 – EN REPLAY jusqu’ 31 aoĂ»t 2021

rameau dossier jean philippe dossier classiquenewsL’opĂ©ra-ballet de Jean-Philippe Rameau est revisitĂ© par ClĂ©ment Cogitore, jeune plasticien qui signe lĂ  sa premiĂšre et souvent maladroite mise en scĂšne lyrique, privilĂ©giant Ă©videmment la danse au dĂ©triment de l’unitĂ© opĂ©ratique, en coopĂ©ration avec la danseuse chorĂ©graphe Bintou DembĂ©lĂ©, danseuse de Hip-hop. Une danse urbaine parfois entraĂźnante, mais mal fusionnĂ©e avec le chant comme l’action lyrique. Certes il s’agit d’un opĂ©ra ballet mais le traitement hip hop paraĂźt souvent tĂ©lĂ©guidĂ©, plaquĂ© sans fusion rĂ©elle avec le terreau lyrique. La greffe n’a pas prise. La confusion rĂšgne souvent sur les planches. EnregistrĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Paris en 2019, cette production souhaitĂ©e par l’ex directeur S Lissner, est ici proposĂ©e sous forme de « Moments choisis »; rythmĂ©e par les Ɠuvres originales de deux street artistes. LIRE aussi notre compte rendu critique des Indes Galantes de Rameau par C Cogitore

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Vendredi 11 Septembre Ă  21h05
Mahler-symphonie-n8-des-mille-orange-choregies-juillet-2019-critique-concert-critique-opera-classiquenewsFRANCE 3 en direct du ThĂ©Ăątre Antique d’Orange. Musiques en fĂȘte – La rentrĂ©e en musique  -  Dans un contexte sanitaire si singulier, France TĂ©lĂ©visions tenait Ă  offrir au public une soirĂ©e musicale inĂ©dite avec des artistes en live, tous au rendez-vous pour cĂ©lĂ©brer la musique et permettre au plus grand nombre de s’Ă©vader le temps d’un concert. PrĂ©sentĂ©e par Cyril FĂ©raud et Judith Chaine, cette 10e Ă©dition rĂ©unit pour une rentrĂ©e musicale vivante, la troupe de chanteurs de Musiques en fĂȘte et les musiciens qui interprĂ©teront les plus grands airs d’opĂ©ra, d’opĂ©rette, de comĂ©dies musicales, ainsi que des musiques traditionnelles et des chansons françaises, dirigĂ©s par Luciano Acocella et Didier Benetti.

Airs d’opĂ©ras de Verdi, Donizetti ou Bellini se mĂȘlent Ă  des airs cultes comme “Oh happy day !”, “Calling you”, “La MĂ©lodie du bonheur”, ces incontournables interprĂ©tĂ©s en direct sur France 3 et en simultanĂ© sur France Musique, au cƓur du cĂ©lĂšbre thĂ©Ăątre antique d’Orange. Avec Florian Sempey, Thomas Bettinger, Claudio Capeo, Sara Blanch Freixes, JĂ©rĂŽme Boutillier, Alexandre Duhamel, Julien Dran, Julie Fuchs, Thomas Bettinger, MĂ©lodie Louledjian, Patrizia Ciofi, Fabienne Conrad, Marina Viotti, Florian Laconi, AmĂ©lie Robins, BĂ©atrice Uria-Monzon, Marc Laho, Jeanne GĂ©rard, Anandha Seethaneen, Jean Teitgen


Avec l’Orchestre national de Montpellier Occitanie
Le ChƓur de l’OpĂ©ra de Monte Carlo, Chef de chƓur : Stefano Visconti
La MaĂźtrise des Bouches-du-RhĂŽne
Les Ă©lĂšves des classes CHAM du collĂšge de Vaison la Romaine
Chorégraphies de Stéphane Jarny

Enfin, aprĂšs leur prestation remarquĂ©e lors de l’Ă©dition 2019, les jeunes talents de Pop the Opera, rĂ©unissant une centaine de collĂ©giens et de lycĂ©ens issus d’établissements scolaires de la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, vont rĂ©interprĂ©ter des extraits de chansons cultes. LIRE aussi notre prĂ©sentation complĂšte avec le programme prĂ©cis dans notre sĂ©lection RADIO de septembre / Programme diffusĂ© en direct sur France Musique

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Dimanche 13 septembre 2020, 17h10 : DEGAS et l’OpĂ©ra
danseuse-degas-opera-degas-al-opera-exposition-annonce-presentation-classiquenews-critique-explications-clesAu thĂ©Ăątre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui dĂ©testait Wagner, c’est peut-ĂȘtre lĂ  son seul dĂ©faut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc
), surtout ce qui passionne le peintre , quand mĂȘme un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse EugĂ©nie Fiocre interprĂšte du ballet la Source, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur de l’OpĂ©ra Garnier. Degas frĂ©quente assidument l’OpĂ©ra de Paris, alors rue Le Peletier
 Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe
, port de tĂȘte, arabesques des bras, des jambes, dĂ©tail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au dĂ©part : que des attitudes
 et des ĂȘtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques. LIRE notre prĂ©sentation DEGAS ET L’OPERA

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Dimanche 13 septembre Ă  18h15, Arte
450e anniversaire de la Staatskapelle de Berlin. L’un des plus anciens orchestres du monde, mais aussi l’un des plus renommĂ©s souffle ainsi son 450e anniversaire. La Staatskapelle de Berlin et le chef d’orchestre Daniel Barenboim jouent les Ɠuvres de compositeurs ayant marquĂ© l’histoire de l’orchestre, 
 Richard Strauss ou Ludwig van Beethoven. EN REPLAY sur Arte TV

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Dimanche 20 septembre Ă  18h50, Arte
LES JARVI Concert (Allemagne, 2019, 43mn) – Avec Paavo JĂ€rvi, Neeme JĂ€rvi, Kristjan JĂ€rvi, Maarika JĂ€rvi, Truls Mork, et l’Estonian Festival Orchestra – RĂ©alisation: Holger Preusse, Isabel Hahn. La 9Ăšme Ă©dition du « PĂ€rnu Music Festival, » crĂ©Ă© par les trois chefs estoniens : Neeme JĂ€rvi et ses 2 fils Kristjan et Paavo, en 2019, investit la ville portuaire estonienne. Partie d’Estonie en 1980 alors que le pays faisait partie de l’Union soviĂ©tique, la famille JĂ€rvi s’était rĂ©fugiĂ©e aux États-Unis et s’est depuis Ă©parpillĂ©e dans le monde entier. Le festival, crĂ©Ă© par Neeme JĂ€rvi et ses fils, Kristjan et Paavo, tous trois chefs d’orchestre, leur permet de retrouver leur pays d’origine et de partager un moment de complicitĂ© musicale. Maarika, la sƓur de Kristjan et Paavo, est, elle aussi, prĂ©sente comme flĂ»tiste dans l’orchestre. Au programme : Birthday Korale NJ 80. DirigĂ©e par Paavo, l’Ɠuvre a Ă©tĂ© composĂ©e par Kristjan pour les 80 ans de leur pĂšre. Autre temps fort du festival : le Concerto pour violoncelle de Dvorak interprĂ©tĂ© par le violoncelliste norvĂ©gien Truls Mork.

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Dimanche 27 septembre Ă  18h35
Les grands rivaux en musique – Callas vs Tebaldi

TEBALDI-carre-portrait-tebaldi-renata-voce-d-angelo-complete-decca-recordingsElles Ă©taient les deux divas les plus cĂ©lĂšbres de leur Ă©poque, la presse les a dĂ©peintes Ă  tort comme deux rivales impitoyables : Maria Callas, la « tigresse », et Renata Tebaldi, la « voix d’ange ». Distinction rĂ©ductrice qu’affectionnent les mĂ©dias toujours Ă  la pointe de caricatures extrĂȘmistes propres Ă  surprendre et saisir. Dans la rĂ©alitĂ© les deux divas n’eurent jamais Ă  rivaliser car leur rĂ©pertoire Ă©tait diffĂ©rent, incarnant des hĂ©roĂŻnes totalement opposĂ©es, chacune selon le tempĂ©rament et la couleur comme le caractĂšre de leur voix respectives. Pour Callas, les figures tragiques et passionnĂ©es, Ă  l’expressivitĂ© Ăąpre et mordante : Lady Macbeth, Tosca, Norma, Carmen
 Pour Tebaldi, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e portĂ©e par un timbre claire et lumineux, « cĂ©leste » (Aida, Elisabeth de Valois, Amelia d’Un Ballo in maschera
ou La Wally). Dans leur vision de l’art lyrique comme dans leur vie privĂ©e, tout opposait les deux sopranos. Si Maria Callas est aujourd’hui considĂ©rĂ©e comme une chanteuse mythique, sa concurrente reste presque inconnue du grand public. Comment expliquer une telle diffĂ©rence ? Cette opposition entre les deux artistes Ă©tait-elle bien rĂ©elle ? Entre Milan, Paris et New York, Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse en images et en musique. Le sujet du docu est-il bien fondĂ© ? LIRE aussi notre prĂ©sentation et critique du coffret cd Renata Tebaldi / Voce d’Angelo / DECCA

 

 

 

 

 

 

CD, DVD, BLU RAY. STRAUSS, New Year concert, Concert du Nouvel AN 2020, Andris Nelsons, Vienna Philharmonic (Sony classicla)


ANDRIS NELSONS vienna philharmonic neujahrskonzert new year concert 2020 cd reviex dvd blu ray classiquenewsCD, DVD, Blu ray, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS
 Wiener Phil. Andris Nelsons
, direction (SONY CLASSICAL). Le concert du NOUVEL AN Ă  VIENNE, ce 1er janvier 2020 marque les dĂ©buts dans cet exercice du chef letton Andris Nelsons (41 ans), musicien dĂ©jĂ  familier des instrumentistes viennois, avec lesquels il a enregistrĂ© l’intĂ©grale des Symphonies de Beethoven pour DG Deutsche Grammophon. C’est aussi un concert de gala qui ouvre les festivitĂ©s des 150 ans de la crĂ©ation du Musikverein, salle mythique, dite la boĂźte Ă  chaussure magique, dans laquelle tous les concerts du Nouvel An se sont dĂ©roulĂ©s.

Polka rapide composĂ©e par Edouard Strauss (le dernier de la fratrie Strauss, aux cĂŽtĂ©s de Johann II et Josef ; celui qui a brĂ»lĂ© partitions et matĂ©riel d’orchestre sous un coup de folie) :

Le caractĂšre gĂ©nĂ©ral de cette annĂ©e est dĂ©voilĂ© dĂšs la premiĂšre Ɠuvre choisie par le chef pour son premier Concert du Nouvel An : de Carl Michael Ziehrer, Die Landstreicher / Les Vagabonds (Ouverture). Le chef letton affirme d’emblĂ©e sans prĂ©ambule une joie militaire, galop Ă  la Offenbach, un rien pĂ©taradant (avec coups de piccolos) ; musique un peu trop dĂ©corative et narrative pour un dĂ©but : la sonoritĂ© est un rien tendue qui manque de dĂ©tente, de souplesse. Heureusement, ce raffinement viennois qui nous manquait tant, surgit Ă  l’éclosion de la valse finale : mais Ziehrer ne maĂźtrise pas l’orchestration comme Johann II et ses frĂšres ; cela sonne un peu raide et sec.

Dans Message d’amour (LiebesgrĂŒĂŸe), valse opus 56 de Josef Strauss, la direction est dure et Ă©paisse ; le maestro a choisi surtout des piĂšces d’inspiration et de caractĂšre nettement militaire comme l’atteste la piĂšce qui suit du mĂȘme Josef S : « Liechtenstein-Marsch » op. 36, exclamation militaire Ă©noncĂ©e comme un quadrille enlevĂ© qui semble Ă©voquer la superbe des armĂ©es, en leurs parades de rangs serrĂ©s, parfaitement alignĂ©s. Le geste pourtant clairs et prĂ©cis confine Ă  la mĂ©canique.

La Blumenfest-Polka (Flower Festival Polka) op. 111 de Johann Strauss II, est enfin la premiĂšre oeuvre du programme, de vrai grand raffinement aux Ă©quilibres instrumentaux plus subtils qui forcent le chef Ă  mieux polir la cadence et colorer davantage en piani plus ciselĂ©s. Mais le geste demeure gĂ©nĂ©reux et avare en gradations infimes, en phrasĂ©s pourtant inscrits et si dĂ©lectable dans le cas de Johann II. Puis du mĂȘme Johann, seigneur et souverain de la valse viennoise, c’est « Wo die Zitronen blĂŒh’n », Waltz, op. 364 (Where the Lemon Trees Blossom) : Grande valse au pays des citronniers en fleurs. le dĂ©but a la flamboyance d’un dĂ©but wagnĂ©rien : cor et flĂ»te enchantĂ©s ; c’est un lever de rideau, comme dans un rĂȘve qui dure encore au moment du rĂ©veil. Visiblement, maestro Nelsons allĂšge le trait, change son allure militaire et carrĂ©e, pour une souplesse quasi naturelle. MĂȘme geste fluide et trĂ©pidant dans la derniĂšre piĂšces, courte et enlevĂ©e qui conclut la partie 1 du concert viennois : Knall und Fall, Polka rapide, op. 132 d’Eduard Strauss, celui qui a brĂ»lĂ© partitions et matĂ©riel d’orchestre sous un coup de folie, comme pour se venger de ses ainĂ©s trop Ă©crasants
 Enfin la pĂ©tillance du champagne emmenĂ©e en une frĂ©nĂ©sie certes un peu clinquante se livre Ă  nous par un orchestre en incandescence.

La deuxiĂšme partie dĂ©bute par une ouverture fameuse pour son rythme trĂ©pidant et ses couleurs frĂ©nĂ©tiques dont la cadence et l’orchestration rappellent 
 Rossini (celui du Guillaume Tell, Ă  l’ouverture elle aussi, trĂ©pidante et trĂšs suggestive). L’ouverture de Leichte Kavallerie de Franz von SuppĂ© confirme une Ă©criture taillĂ©e pour le drame et le thĂ©Ăątre ; les cors sont Ă  la fĂȘte, d’une effervescence exacerbĂ©e ; on y retrouve l’entrain de l’ouverture de Guillaume Tell, sa facĂ©tie, sa franchise, sa fougue martiale. La carrure du chef va bien Ă  la frĂ©nĂ©sie conquĂ©rante de la musique de SuppĂ©.

 

 

 

 

 

 

Andris Nelsons dirige les Wiener Philharmoniker
Grisant mais pas Ă©blouissant

 

 

CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE 2020

 

 

 

Dans Cupido, Polka française op. 81 de Josef Strauss, l’orchestre retrouve son aplomb naturel en un rythme modĂ©rĂ© (pas trop rapide selon la tradition de la polka française) oĂč souveraines, les cordes sont aguicheuses, d’une suavitĂ© Ă©lĂ©gantissime. Le point d’orgue du programme qui sait jouer aussi la carte touristique avec le concours du Ballet de l’OpĂ©ra de Vienne, est la trĂšs belle valse de Johann II :
« Seid umschlungen, Millionen! » / Be Embraced, You Millions! / Embrassez-vous par millier, Waltz op. 443, oĂč l’orchestre joue la partition d’une sĂ©quence filmĂ©e (le concert est comme chaque annĂ©e retransmis en direct dans le monde entier) : dans l’enfilade des salons de la rĂ©sidence d’hiver du prince EugĂšne de Savoie, danseurs et musiciens racontent le rĂȘve Ă©veillĂ© d’une jeune femme qui revĂȘt une robe de dentelles rouges, au bras d’un prince d’un soir : le couple se forme, se cherche, s’évalue (chorĂ©graphie de Carlos Martinez), au rythme de la subtilitĂ© d’une musique entĂȘtante Ă  souhait ; la voici notre Ă©quation rĂ©ussie du kitsch Ă  la viennoise ; temps suspendu que permet la fĂ©erie de la valse de Johann II.
Sur ce rythme enlevé, les piÚces se succÚdent : Fleur de glace, mazurka de Josef Strauss (Polka mazurka op. 55, arrangement: Wolfgang Dörner) dont on retient le chien et le tempérament ;
La gavotte de Josef Hellmesberger Jr. dont les pizzicati maĂźtrisĂ©s rĂ©activent la dĂ©licatesse et la rondeur des Wiener Philharmoniker, ambassadeurs inspirĂ©s de cette danse hĂ©ritĂ©e du XVIIIĂš ; le galop du Postillon (op. 16/2, Arrangement: Wolfgang Dörner) du Strauss danois, Hans Christian Lumbye et qui permet au chef amusĂ©, de jouer du clairon car il a commencĂ© sa carriĂšre de musicien en jouant cette partie
 LĂ  encore, signature du programme dans son ensemble, c’est la verve militaire et le rythme rien que conquĂ©rant jusqu’à la transe qui marquent les esprits.

Clin d’oeil Ă  l’anniversaire Beethoven en 2020 (250Ăš anniversaire de la naissance en 1770 Ă  Bonn), l’orchestre joue quelques unes des contredanses de Ludwig van B., soit les piĂšces 1, 2, 3, 7, 10 & 8 des 12 ContretĂ€nze WoO 14. C’est un festival de courtes piĂšces d’une rare frĂ©nĂ©sie chorĂ©graphiques en effet et qui se prĂȘtent idĂ©alement Ă  leur mise en danse par trois couples du Ballet de l’OpĂ©ra de Vienne dont l’une des danseuse en look Dior, chapeau / jupe au dessin parisien. Mais les danses elles sont trĂšs mozartiennes ; dont certaine ont une mĂ©lodie qui sera repris dans le ballet « Les CrĂ©atures de PromothĂ©e » ; avec cette trĂ©pidation rythmique, si emblĂ©matique de la symphonie n°8 (entre autres) : tout le gĂ©nie de Ludwig est concentrĂ©, avec ce goĂ»t de la variation, cette nervositĂ© virile d’un Beethoven traversĂ© par une fougue primitive.
Le concert se dĂ©roule ensuite en soulignant le raffinement et l’invention mĂ©lodique des ainĂ©s de la fratrie, aussi inspirĂ©s l’un que l’autre : surtout Johann Strauss Jr. : « Freuet euch des Lebens » (Joies de la vie : valse opus 340 Ă©crite et jouĂ©e ici mĂȘme pour inaugurer le Musikverein (janvier 1870) ; puis l’inusable Tritsch-Tratsch Polka,
Polka rapide op. 214 qui reste le grand classique de la trĂ©pidation viennoise avec la caisse claire, rythmiquement nerveux et enjouĂ©, d’une sĂ©duction irrĂ©sistible.

Tout concert du Nouvel An Ă  Vienne ne peut se terminer sans ses deux volets de conclusion, signĂ©s des deux Johann, le fils et le pĂšre : Le beau Danube bleu (Johann II) dont le dĂ©but est Ă  peine esquissĂ© pour permettre au chef et aux musiciens de dire leurs voeux ; puis cette autre poncif : La Marche de Radetski (du pĂšre, Johann I), qui permet au public, conquis Ă  ce stade du concert, d’interagir avec le chef, en claquant des mains 
 le rituel est rodĂ© ; il est devenu parfaitement huilĂ©. Au risque d’une certaine routine. Dans sa continuitĂ©, ce concert du Nouvel An Ă  Vienne ne dĂ©pare pas de la perspective dĂ©jĂ  Ă©coutĂ©e. On y relĂšve cependant pas la finesse d’élocution comme la subtilitĂ© dont ont Ă©tĂ© capables en leur occasion, les maestros prĂ©cĂ©dents tels Dudamel, Jansons, Welser-Möst
 Avec Nelsons, et avant lui en 2018, Muti, comme avant Thielemann, la finesse et la grĂące ont laissĂ© la place Ă  l’intensitĂ© et la fougue. Question de style.
Grisant mais pas éblouissant. A chacun sa préférence. SONY édite le cd et le dvd du concert du Nouvel An 2020 (comme chaque année).

 

 

 

 

 

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CD, DVD, BLU RAY, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS
 Wiener Phil. Andris Nelsons, direction.

 

 

En savoir plus, visitez le site de SONY CLASSICAL :
mariss-jansons-vienna-wiener-philharmonic-new-year-concert-2020-critique-cd-dvd-blu-ray-critic-review-classiquenews

 

 

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LIRE nos précédents critiques et comptes rendus du CONCERT DU NOUVEL AN à VIENNE :

1er janvier 2018 : Riccardo MUTI dirige le concert du NOUVEL AN Ă  VIENNECompte rendu, critique, concert. Vienne, Musikverein, le 1er janvier 2018. CONCERT DU NOUVEL AN 2018. Wiener Philharmoniker / Riccardo Muti, direction. Pour le concert du Nouvel An Ă  Vienne ce 1er janvier 2018, revoici les instrumentistes du Philharmonique de Vienne sous la direction du chef familier pour eux, Riccardo Muti. Nous les avions quittĂ©s ici mĂȘme le 1er janvier 2017 sous la direction de Gustavo Dudamel : jeune et trĂšs prĂ©cis maestro : le plus jeune alors depuis des dĂ©cennies Ă  diriger les prestigieux instrumentistes autrichiens. Les ors et les fleurs en surabondance, selon le goĂ»t spĂ©cifique des Viennois pour l’ultra kitsch (Sissi n’est pas loin, sans omettre les fastes sirupeux de Schönbrun), soulignent l’importance musical, surtout mĂ©diatique de l’évĂ©nement.

 

 

gustavo-dudamel-dirigiert vignette maestro classiquenews -erstmals-wiener-neujahrskonzertCompte-rendu critique, concert. VIENNE, Musikverein, dimanche 1er janvier 2017. Wiener Philharmoniker. Gustavo Dudamel, direction. Depuis 1958, le concert du Nouvel An au Musikverein de Vienne est retransmis en direct par les tĂ©lĂ©visions du monde entier soit 50 millions de spectateurs ; voilĂ  assurĂ©ment Ă  un moment important de cĂ©lĂ©bration collective, le moment musical et symphonique le plus mĂ©diatisĂ© au monde. En plus des talents dĂ©jĂ  avĂ©rĂ©s des instrumentistes du Philharmonique de Vienne, c’est Ă©videmment le nouvel invitĂ©, pilote de la sĂ©quence, Gustavo Dudamel, pas encore quadra, qui est sous le feu des projecteurs (et des critiques).

 

 

et aussi :

LIRE AUSSI nos prĂ©cĂ©dents comptes rendus du Concert du NOUVEL AN Ă  VIENNE 2016, 2015, 2014, 2012, 2010… :

Mariss Jansons / Concert du nouvel AN Ă  VIENNE 2016
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-concert-du-nouvel-an-2016-a-vienne-neujahrskonzert-new-years-concert-2016-vienna-philharmonic-wiener-philharmoniker-orchestre-philharmonique-de-vienne-mariss-jansons-directio/
Zubin Mehta / Concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2015
L’hommage au gĂ©nie de Josef Strauss
http://www.classiquenews.com/cd-concert-du-nouvel-an-a-vienne-2015-philharmonique-de-vienne-zubin-mehta-1-cd-sony-classical/

 

Daniel Barenboim / Concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2014
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-vienne-konzerthaus-le-1er-janvier-2014-concert-du-nouvel-an-oeuvres-de-johann-strauss-i-et-ii-edouard-josef-et-richard-strauss-avec-les-danseurs-de-lopera-de-vienne-wiener-phil/
Franz Welser-Möst / Concert du Nouvel An à VIENNE 2013
http://www.classiquenews.com/neujahrskonzert-new-years-concert-concert-du-nouvel-an-vienne-2013franz-welser-mst-1-cd-sony-classical/
Mariss Jansons / Concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2012
http://www.classiquenews.com/vienne-musikverein-le-1er-janvier-2012-concert-du-nouvel-an-wiener-philharmoniker-mariss-jansons-direction/
Georges PrĂȘtre / Concert du nouvel AN Ă  VIENNE 2010

 

 

Concert du NOUVEL AN 2020 Ă  Vienne

CONCERT DU NOUVEL AN 2019FRANCE MUSIQUE, mer 1er janv 2020, 11h, 14h. VIENNOISERIE SYMPHONIQUE. Concert du Nouvel An Ă  VIENNE / Philharmonique de Vienne, 1er janvier 2020. En direct du Musikverein de Vienne : c’est l’évĂ©nement international organisĂ© par l’Union EuropĂ©enne de Radio-TĂ©lĂ©vision et diffusĂ© dans prĂšs de 100 pays Ă  travers le monde, le concert du nouvel an Ă  Vienne par la phalange orchestrale la plus Ă©lĂ©gante au monde, les Wiener Philharmoniker. L’audience globale de cette diffusion en direct est estimĂ©e Ă  plus de 50 millions de tĂ©lĂ©spectateurs, dont 3 millions de tĂ©lĂ©spectateurs français. Suscitant de telle chiffre d’audience, assurĂ©ment le classique a de beaux jours devant lui ; l’expĂ©rience vaut d’ĂȘtre vĂ©cue, coupe de champagne et petits fours Ă  disposition : c’est pour nous le meilleur moyen de fĂȘter l’an neuf.

france2-logoCONCERT & ESCAPADE Ă  VIENNE
 France 2 va plus loin, comme depuis 4 ans Ă  prĂ©sent, prolongeant le concert symphonique proprement dit par un second volet, Ă  14h, et dans la foulĂ©e du concert, touristique et patrimonial, Ă  la dĂ©couverte de la Vienne historique, culturelle, mĂ©lomane. StĂ©phane Bern a donc pour mission d’emmener les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  la dĂ©couverte de la capitale autrichienne, de ses lieux emblĂ©matiques, dont plusieurs endroits secrets typiquement viennois. La France se dĂ©clarerait-elle amoureuse de sa consƓur europĂ©enne, la plus mĂ©lomane en rĂ©alitĂ© ? En direct sur FRANCE MUSIQUE.

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Le concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2020
en direct Ă  partir de 11h10
Orchestre Philharmonique de Vienne
Andris Nelsons, direction
Diffusion en direct sur France Musique

bruckner andris nelsons symphony n 3 gewandhaus orchester cd review critique par classiquenews 00289479757792019 voit la prise de direction du chef letton, Andris Nelsons, leader parmi les nouveaux maestros de l’écurie DG Deutsche Grammophon, interprĂšte dĂ©jĂ  remarquĂ© dans les symphonies de Bruckner, de Chostakovitch, et avec les instrumentistes viennois, des 9 symphonies de Beethoven. L’intĂ©grale est dĂ©jĂ  parue chez DG. Ce n’est donc pas la premiĂšre fois que le chef dirige les instrumentistes. Mais c’est pour lui, son premier Concert du Nouvel An. Un passage obligĂ© pour tout grand maestro digne de ce nom
 Pour programme de ce premier bain viennois, « le nec plus ultra » de la musique viennoise, Valses, Polkas, Ouvertures… interprĂ©tĂ©es par des instrumentistes de rĂȘve, parfaits hĂ©ritiers d’une tradition trĂšs ancienne cĂ©lĂ©brĂ©e dans le monde entier.
L’annĂ©e nouvelle n’est pas neutre pour l’institution : 2020 marque les 150 ans du Muzikverein, siĂšge de l’Orchestre Philharmonique de Vienne ; c’est aussi le 250Ăšme anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven, dont l’orchestre jouera plusieurs Contredanses.
Par ce concert, les Wiener Philharmoniker souhaitent offrir en signe d’espĂ©rance pour l’annĂ©e Ă  venir, un message d’amitiĂ© et de paix.Une leçon de fraternitĂ© concrĂšte, telle que l’aurait assurĂ©ment cautionnĂ© Beethoven lui-mĂȘme. Andris Nelsons, 41 ans, est nĂ© Ă  Riga. Il est le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Boston et chef permanent de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig (avec lequel il a donc enregistrĂ© les Symphonies de Chostakovitch et de Anton Bruckner).

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Programme du CONCERT DU NOUVEL AN A VIENNE 2020 : 

PremiĂšre partie

Carl Michael Ziehrer,
Die Landstreicher : OuvertĂŒre
(The Vagabonds : Ouverture)

Josef Strauss, LiebesgrĂŒĂŸe
(Love’s Greetings), Waltz op. 56

Josef Strauss,
Liechtenstein-Marsch op. 36

Johann Strauss Jr.,
Blumenfest-Polka (Flower Festival Polka) op. 111

Johann Strauss Jr.,
Wo die Zitronen blĂŒh’n (Where the Lemon Trees Blossom)
Waltz, op. 364

Eduard Strauss,
Knall und Fall (Without Warning)
Polka rapide, op. 132

 

 

 

DeuxiĂšme partie

Franz von Suppé,
Leichte Kavallerie: OuvertĂŒre (Light Cavalry: Ouverture)

Josef Strauss, Cupido,
Polka française op. 81

Johann Strauss Jr.,
Seid umschlungen, Millionen!
(Be Embraced, You Millions!)
Waltz op. 443

Eduard Strauss,
Eisblume (Ice Flower),
Polka mazur op. 55, Arrangement: Wolfgang Dörner

Josef Hellmesberger Jr.
Gavotte

Hans Christian Lumbye,
Postillon Galop, op. 16/2, Arrangement: Wolfgang Dörner

Ludwig van Beethoven,
12 ContretÀnze (Twelve Contredanses) WoO 14
(Nos. 1, 2, 3, 7, 10 & 8)

Johann Strauss Jr.,
Freuet euch des Lebens (Enjoy Life),
Waltz op. 340

Johann Strauss Jr.,
Tritsch-Tratsch Polka (Chit-chat Polka),
Polka rapide op. 214

Josef Strauss,
Dynamiden, Waltz op. 173

et toujours en fin de concert deux indémodables
les deux Strauss, pĂšre et fils

La Marche de Radetski (du pĂšre, Johann I)
Le beau Danube bleu (du fils, Johann II)

 

 

nouvel-an-vienne-concert-neujahrskonzert-wienn-critique-review-concert-classiquenews-1-janvier-2020
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ESCAPADE VIENNOISE  à 14h
Passion viennoise par Stéphane Bern


Avec Bertrand de Billy, chef d’orchestre, au thĂ©Ăątre An Der Wien, S Bern s’essaie Ă  la direction d’orchestre Ă  la Haus der Musik, avant de partager une spĂ©cialitĂ© autrichienne emblĂ©matique, le Kaiserschmarrn au cafĂ© de l’OpĂ©ra.
Sur les traces de la famille Strauss, les rois de la valse, notre guide rencontre leurs descendants actuels, Eduard et Thomas Strauss, qui dĂ©voilent un Ă©tonnant et traditionnel ascenseur : le Pater Noster. ÉloĂŻse Kohn, pianiste française, et Christoph Koncz, second violon principal de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, invitent, en une brillante dĂ©monstration, Ă  identifier les mĂ©canismes de la valse viennoise.

CuriositĂ©, gourmandise, exploration
 StĂ©phane Bern rejoint le cƓur de la ville, oĂč il se lance dans la fabrication de bonbons artisanaux avec Christian Mayer ; dans une Ă©glise, Ă  la rencontre du jeune quatuor de violoncelles Die Kolophonistinnen ; dans les anciennes caves d’une communautĂ© religieuse transformĂ©es par Erich Emberger en restaurant-musĂ©e dĂ©diĂ© Ă  la famille impĂ©riale ; Ă  la splendide bibliothĂšque nationale, en compagnie d’Anne-Sophie Banakas, jeune historienne française installĂ©e Ă  Vienne
 Au fil des rencontres, il s’agit de comprendre ce qui fait de Vienne, pour la dixiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, « la ville la plus agrĂ©able du monde ».

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CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE, 1er janvier 2020

CONCERT DU NOUVEL AN 2019FRANCE 2, mer 1er janv 2020, 11h, 14h. VIENNOISERIE SYMPHONIQUE. Concert du Nouvel An Ă  VIENNE / Philharmonique de Vienne, 1er janvier 2020. En direct du Musikverein de Vienne : c’est l’évĂ©nement international organisĂ© par l’Union EuropĂ©enne de Radio-TĂ©lĂ©vision et diffusĂ© dans prĂšs de 100 pays Ă  travers le monde, le concert du nouvel an Ă  Vienne par la phalange orchestrale la plus Ă©lĂ©gante au monde, les Wiener Philharmoniker. L’audience globale de cette diffusion en direct est estimĂ©e Ă  plus de 50 millions de tĂ©lĂ©spectateurs, dont 3 millions de tĂ©lĂ©spectateurs français. Suscitant de telle chiffre d’audience, assurĂ©ment le classique a de beaux jours devant lui ; l’expĂ©rience vaut d’ĂȘtre vĂ©cue, coupe de champagne et petits fours Ă  disposition : c’est pour nous le meilleur moyen de fĂȘter l’an neuf.

france2-logoCONCERT & ESCAPADE Ă  VIENNE
 France 2 va plus loin, comme depuis 4 ans Ă  prĂ©sent, prolongeant le concert symphonique proprement dit par un second volet, Ă  14h, et dans la foulĂ©e du concert, touristique et patrimonial, Ă  la dĂ©couverte de la Vienne historique, culturelle, mĂ©lomane. StĂ©phane Bern a donc pour mission d’emmener les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  la dĂ©couverte de la capitale autrichienne, de ses lieux emblĂ©matiques, dont plusieurs endroits secrets typiquement viennois. La France se dĂ©clarerait-elle amoureuse de sa consƓur europĂ©enne, la plus mĂ©lomane en rĂ©alitĂ© ? En direct sur FRANCE MUSIQUE.

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Le concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2020
en direct Ă  partir de 11h10
Orchestre Philharmonique de Vienne
Andris Nelsons, direction
Diffusion en direct sur France Musique

bruckner andris nelsons symphony n 3 gewandhaus orchester cd review critique par classiquenews 00289479757792019 voit la prise de direction du chef letton, Andris Nelsons, leader parmi les nouveaux maestros de l’écurie DG Deutsche Grammophon, interprĂšte dĂ©jĂ  remarquĂ© dans les symphonies de Bruckner, de Chostakovitch, et avec les instrumentistes viennois, des 9 symphonies de Beethoven. L’intĂ©grale est dĂ©jĂ  parue chez DG. Ce n’est donc pas la premiĂšre fois que le chef dirige les instrumentistes. Mais c’est pour lui, son premier Concert du Nouvel An. Un passage obligĂ© pour tout grand maestro digne de ce nom
 Pour programme de ce premier bain viennois, « le nec plus ultra » de la musique viennoise, Valses, Polkas, Ouvertures… interprĂ©tĂ©es par des instrumentistes de rĂȘve, parfaits hĂ©ritiers d’une tradition trĂšs ancienne cĂ©lĂ©brĂ©e dans le monde entier.
L’annĂ©e nouvelle n’est pas neutre pour l’institution : 2020 marque les 150 ans du Muzikverein, siĂšge de l’Orchestre Philharmonique de Vienne ; c’est aussi le 250Ăšme anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven, dont l’orchestre jouera plusieurs Contredanses.
Par ce concert, les Wiener Philharmoniker souhaitent offrir en signe d’espĂ©rance pour l’annĂ©e Ă  venir, un message d’amitiĂ© et de paix.Une leçon de fraternitĂ© concrĂšte, telle que l’aurait assurĂ©ment cautionnĂ© Beethoven lui-mĂȘme. Andris Nelsons, 41 ans, est nĂ© Ă  Riga. Il est le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Boston et chef permanent de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig (avec lequel il a donc enregistrĂ© les Symphonies de Chostakovitch et de Anton Bruckner).

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Programme du CONCERT DU NOUVEL AN A VIENNE 2020 : 

PremiĂšre partie

Carl Michael Ziehrer,
Die Landstreicher : OuvertĂŒre
(The Vagabonds : Ouverture)

Josef Strauss, LiebesgrĂŒĂŸe
(Love’s Greetings), Waltz op. 56

Josef Strauss,
Liechtenstein-Marsch op. 36

Johann Strauss Jr.,
Blumenfest-Polka (Flower Festival Polka) op. 111

Johann Strauss Jr.,
Wo die Zitronen blĂŒh’n (Where the Lemon Trees Blossom)
Waltz, op. 364

Eduard Strauss,
Knall und Fall (Without Warning)
Polka rapide, op. 132

 

 

 

DeuxiĂšme partie

Franz von Suppé,
Leichte Kavallerie: OuvertĂŒre (Light Cavalry: Ouverture)

Josef Strauss, Cupido,
Polka française op. 81

Johann Strauss Jr.,
Seid umschlungen, Millionen!
(Be Embraced, You Millions!)
Waltz op. 443

Eduard Strauss,
Eisblume (Ice Flower),
Polka mazur op. 55, Arrangement: Wolfgang Dörner

Josef Hellmesberger Jr.
Gavotte

Hans Christian Lumbye,
Postillon Galop, op. 16/2, Arrangement: Wolfgang Dörner

Ludwig van Beethoven,
12 ContretÀnze (Twelve Contredanses) WoO 14
(Nos. 1, 2, 3, 7, 10 & 8)

Johann Strauss Jr.,
Freuet euch des Lebens (Enjoy Life),
Waltz op. 340

Johann Strauss Jr.,
Tritsch-Tratsch Polka (Chit-chat Polka),
Polka rapide op. 214

Josef Strauss,
Dynamiden, Waltz op. 173

et toujours en fin de concert deux indémodables
les deux Strauss, pĂšre et fils

La Marche de Radetski (du pĂšre, Johann I)
Le beau Danube bleu (du fils, Johann II)

 

 

nouvel-an-vienne-concert-neujahrskonzert-wienn-critique-review-concert-classiquenews-1-janvier-2020
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ESCAPADE VIENNOISE  à 14h
Passion viennoise par Stéphane Bern


Avec Bertrand de Billy, chef d’orchestre, au thĂ©Ăątre An Der Wien, S Bern s’essaie Ă  la direction d’orchestre Ă  la Haus der Musik, avant de partager une spĂ©cialitĂ© autrichienne emblĂ©matique, le Kaiserschmarrn au cafĂ© de l’OpĂ©ra.
Sur les traces de la famille Strauss, les rois de la valse, notre guide rencontre leurs descendants actuels, Eduard et Thomas Strauss, qui dĂ©voilent un Ă©tonnant et traditionnel ascenseur : le Pater Noster. ÉloĂŻse Kohn, pianiste française, et Christoph Koncz, second violon principal de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, invitent, en une brillante dĂ©monstration, Ă  identifier les mĂ©canismes de la valse viennoise.

CuriositĂ©, gourmandise, exploration
 StĂ©phane Bern rejoint le cƓur de la ville, oĂč il se lance dans la fabrication de bonbons artisanaux avec Christian Mayer ; dans une Ă©glise, Ă  la rencontre du jeune quatuor de violoncelles Die Kolophonistinnen ; dans les anciennes caves d’une communautĂ© religieuse transformĂ©es par Erich Emberger en restaurant-musĂ©e dĂ©diĂ© Ă  la famille impĂ©riale ; Ă  la splendide bibliothĂšque nationale, en compagnie d’Anne-Sophie Banakas, jeune historienne française installĂ©e Ă  Vienne
 Au fil des rencontres, il s’agit de comprendre ce qui fait de Vienne, pour la dixiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, « la ville la plus agrĂ©able du monde ».

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Concert du NOUVEL AN Ă  VIENNE 2020

CONCERT DU NOUVEL AN 2019FRANCE 2, mer 1er janv 2020, 11h, 14h. VIENNOISERIE SYMPHONIQUE. Concert du Nouvel An Ă  VIENNE / Philharmonique de Vienne, 1er janvier 2020. En direct du Musikverein de Vienne : c’est l’évĂ©nement international organisĂ© par l’Union EuropĂ©enne de Radio-TĂ©lĂ©vision et diffusĂ© dans prĂšs de 100 pays Ă  travers le monde, le concert du nouvel an Ă  Vienne par la phalange orchestrale la plus Ă©lĂ©gante au monde, les Wiener Philharmoniker. L’audience globale de cette diffusion en direct est estimĂ©e Ă  plus de 50 millions de tĂ©lĂ©spectateurs, dont 3 millions de tĂ©lĂ©spectateurs français. Suscitant de telle chiffre d’audience, assurĂ©ment le classique a de beaux jours devant lui ; l’expĂ©rience vaut d’ĂȘtre vĂ©cue, coupe de champagne et petits fours Ă  disposition : c’est pour nous le meilleur moyen de fĂȘter l’an neuf.

france2-logoCONCERT & ESCAPADE Ă  VIENNE
 France 2 va plus loin, comme depuis 4 ans Ă  prĂ©sent, prolongeant le concert symphonique proprement dit par un second volet, Ă  14h, et dans la foulĂ©e du concert, touristique et patrimonial, Ă  la dĂ©couverte de la Vienne historique, culturelle, mĂ©lomane. StĂ©phane Bern a donc pour mission d’emmener les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  la dĂ©couverte de la capitale autrichienne, de ses lieux emblĂ©matiques, dont plusieurs endroits secrets typiquement viennois. La France se dĂ©clarerait-elle amoureuse de sa consƓur europĂ©enne, la plus mĂ©lomane en rĂ©alitĂ© ?

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Le concert du Nouvel An Ă  VIENNE 2020
en direct Ă  partir de 11h10
Orchestre Philharmonique de Vienne
Andris Nelsons, direction
Diffusion en direct sur France Musique

bruckner andris nelsons symphony n 3 gewandhaus orchester cd review critique par classiquenews 00289479757792019 voit la prise de direction du chef letton, Andris Nelsons, leader parmi les nouveaux maestros de l’écurie DG Deutsche Grammophon, interprĂšte dĂ©jĂ  remarquĂ© dans les symphonies de Bruckner, de Chostakovitch, et avec les instrumentistes viennois, des 9 symphonies de Beethoven. L’intĂ©grale est dĂ©jĂ  parue chez DG. Ce n’est donc pas la premiĂšre fois que le chef dirige les instrumentistes. Mais c’est pour lui, son premier Concert du Nouvel An. Un passage obligĂ© pour tout grand maestro digne de ce nom
 Pour programme de ce premier bain viennois, « le nec plus ultra » de la musique viennoise, Valses, Polkas, Ouvertures… interprĂ©tĂ©es par des instrumentistes de rĂȘve, parfaits hĂ©ritiers d’une tradition trĂšs ancienne cĂ©lĂ©brĂ©e dans le monde entier.
L’annĂ©e nouvelle n’est pas neutre pour l’institution : 2020 marque les 150 ans du Muzikverein, siĂšge de l’Orchestre Philharmonique de Vienne ; c’est aussi le 250Ăšme anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven, dont l’orchestre jouera plusieurs Contredanses.
Par ce concert, les Wiener Philharmoniker souhaitent offrir en signe d’espĂ©rance pour l’annĂ©e Ă  venir, un message d’amitiĂ© et de paix.Une leçon de fraternitĂ© concrĂšte, telle que l’aurait assurĂ©ment cautionnĂ© Beethoven lui-mĂȘme. Andris Nelsons, 41 ans, est nĂ© Ă  Riga. Il est le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Boston et chef permanent de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig (avec lequel il a donc enregistrĂ© les Symphonies de Chostakovitch et de Anton Bruckner).

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Programme du CONCERT DU NOUVEL AN A VIENNE 2020 : 

PremiĂšre partie

Carl Michael Ziehrer,
Die Landstreicher : OuvertĂŒre
(The Vagabonds : Ouverture)

Josef Strauss, LiebesgrĂŒĂŸe
(Love’s Greetings), Waltz op. 56

Josef Strauss,
Liechtenstein-Marsch op. 36

Johann Strauss Jr.,
Blumenfest-Polka (Flower Festival Polka) op. 111

Johann Strauss Jr.,
Wo die Zitronen blĂŒh’n (Where the Lemon Trees Blossom)
Waltz, op. 364

Eduard Strauss,
Knall und Fall (Without Warning)
Polka rapide, op. 132

 

 

 

DeuxiĂšme partie

Franz von Suppé,
Leichte Kavallerie: OuvertĂŒre (Light Cavalry: Ouverture)

Josef Strauss, Cupido,
Polka française op. 81

Johann Strauss Jr.,
Seid umschlungen, Millionen!
(Be Embraced, You Millions!)
Waltz op. 443

Eduard Strauss,
Eisblume (Ice Flower),
Polka mazur op. 55, Arrangement: Wolfgang Dörner

Josef Hellmesberger Jr.
Gavotte

Hans Christian Lumbye,
Postillon Galop, op. 16/2, Arrangement: Wolfgang Dörner

Ludwig van Beethoven,
12 ContretÀnze (Twelve Contredanses) WoO 14
(Nos. 1, 2, 3, 7, 10 & 8)

Johann Strauss Jr.,
Freuet euch des Lebens (Enjoy Life),
Waltz op. 340

Johann Strauss Jr.,
Tritsch-Tratsch Polka (Chit-chat Polka),
Polka rapide op. 214

Josef Strauss,
Dynamiden, Waltz op. 173

et toujours en fin de concert deux indémodables
les deux Strauss, pĂšre et fils

La Marche de Radetski (du pĂšre, Johann I)
Le beau Danube bleu (du fils, Johann II)

 

 

nouvel-an-vienne-concert-neujahrskonzert-wienn-critique-review-concert-classiquenews-1-janvier-2020

 
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ESCAPADE VIENNOISE  à 14h
Passion viennoise par Stéphane Bern


Avec Bertrand de Billy, chef d’orchestre, au thĂ©Ăątre An Der Wien, S Bern s’essaie Ă  la direction d’orchestre Ă  la Haus der Musik, avant de partager une spĂ©cialitĂ© autrichienne emblĂ©matique, le Kaiserschmarrn au cafĂ© de l’OpĂ©ra.
Sur les traces de la famille Strauss, les rois de la valse, notre guide rencontre leurs descendants actuels, Eduard et Thomas Strauss, qui dĂ©voilent un Ă©tonnant et traditionnel ascenseur : le Pater Noster. ÉloĂŻse Kohn, pianiste française, et Christoph Koncz, second violon principal de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, invitent, en une brillante dĂ©monstration, Ă  identifier les mĂ©canismes de la valse viennoise.

CuriositĂ©, gourmandise, exploration
 StĂ©phane Bern rejoint le cƓur de la ville, oĂč il se lance dans la fabrication de bonbons artisanaux avec Christian Mayer ; dans une Ă©glise, Ă  la rencontre du jeune quatuor de violoncelles Die Kolophonistinnen ; dans les anciennes caves d’une communautĂ© religieuse transformĂ©es par Erich Emberger en restaurant-musĂ©e dĂ©diĂ© Ă  la famille impĂ©riale ; Ă  la splendide bibliothĂšque nationale, en compagnie d’Anne-Sophie Banakas, jeune historienne française installĂ©e Ă  Vienne
 Au fil des rencontres, il s’agit de comprendre ce qui fait de Vienne, pour la dixiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, « la ville la plus agrĂ©able du monde ».

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CD, critique. SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : Symphonies n°6 et 7 (Boston Symph. Orch / Andris Nelsons) / 2 CD Deutsche Grammophon

Chostakovich_CD nelsons bostonCD, critique. SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : Symphonies n°6 et 7 (Boston Symph. Orch / Andris Nelsons) / 2 CD Deutsche Grammophon. Fin du cycle des Symphonies de guerre de Chostakovich par le Boston Symphony et le chef letton Andris Nelsons. Ce 3Ăš et dernier volume attestent des qualitĂ©s identiques observĂ©es dans les opus prĂ©cĂ©dents : puissance et richesse du son. CrĂ©Ă©e Ă  Leningrad en 1939 par le lĂ©gendaire Evgeni Mravinski, la Symphonie N° 6 op. 54, est la plus courte des symphonies ; Nelsons souligne le caractĂšre endeuillĂ© du Largo prĂ©liminaire, dĂ©taillant les solos instrumentaux pour flĂ»te piccolo, cor anglais, basson afin de dĂ©ployer la matiĂšre nocturne, Ă©touffante de cette longue sĂ©quence grave et intranquille. Les deux mouvements plutĂŽt courts qui suivent Allegro et Presto assĂšne une motricitĂ© aiguĂ« et incisive qui fait dialoguer cuivres ironiques, gorgĂ©s de moquerie acerbe, et bois vifs argents. Le final est abordĂ© comme un feu d’artifice cravachĂ©, narguant le mystĂšre du premier mouvement dont il dĂ©ment le calme profond par une sĂ©rie ultime de surenchĂšre dĂ©monstrative et vindicative, au bord de la folie


Nelsons complĂšte la 6Ăš par la Suite de la musique de scĂšne pour le Roi Lear, op. 58a, Ă©crite pour le BolchoĂŻ de LĂ©ningrad en 1941. Cycle de pleine tension lĂ  encore qui commence avec la figure de Cordelia (solo de clarinette), joue du col legno pour dramatiser davantage la charge caustique et fantastique du sujet shakespearien (partie des 2 bassons). Ironique et audacieux, Chostakovitch imagine son Ouverture de fĂȘte op. 96, de 1947(publiĂ©e en 1954, soit un an aprĂšs la mort de Staline) semble marquer la fin de la terreur par son emportement libre, ses respirations nouvelles et l’orchestration colorĂ©e et ambitieuse ( fanfare Ă©tonnante des 6 trompettes, 6 trombones et 8 cors !) : les instrumentistes bostoniens redoublent de prĂ©cision jubilatoire (pizz des cordes).

La 7Ăš Symphonie dite « Leningrad » aborde des airs patriotiques, amorcĂ©e avant le siĂšge de la citĂ©, dĂšs l’étĂ© 1941, puis achevĂ© aprĂšs l’occupation, en dĂ©cembre suivant, pour ĂȘtre crĂ©Ă©e triomphalement en mars 1942. Aucune ambiguitĂ© dans le propos du compositeur car il s’agit bien d’une partition de circonstances, desprit victorieux, cĂ©lĂ©brant le sang versĂ© des rĂ©sistants et des dĂ©fenseurs de Leningrad, Ă©pinglant la barbarie des nazis impĂ©rialistes. Pourtant alors qu’elle s’inscrit dans le fracas des armes et des tireurs embusquĂ©s, la 7Ăš est l’une des moins politisĂ©e, celle qui s’écarte ouvertement du double langage cultivĂ© Ă  l’égard du tyran Staline. Nelsons aborde objectivement la partition, se confrontant Ă  son architecture impressionnante (pas moins de 30 mn pour l’Allegretto) dans lequel il sculpte avec clartĂ© le motif de l’invasion fasciste, rĂ©pĂ©tĂ©, martelĂ© comme un leit motiv obsessionnel (bois puis cordes). Le crĂ©pusculaire et le glaçant n’étant jamais bien loin chez Dmitri, le chef tire Ă  profit la couleur sombre et cynique du basson, finement dĂ©taillĂ© comme agent d’un destin inquiĂ©tant. Chaque sĂ©quence est inscrite dans sa portĂ©e historique : Leningrad d’avant le siĂšge (choral initial de l’Adagio), puis champs de guerre, champs de ruines oĂč perce le chant des cuivres Ă  la fois stridents, enivrĂ©s. On repĂšre sans mĂ©nagement aucun, la sourde mĂ©lodie des cordes hallucinĂ©es, Ă©reintĂ©es qui rappelle le motif inquiĂ©tant de l’opĂ©ra Lady Macbeth de Mzensk, autre Ă©vocation des tĂ©nĂšbres. HabitĂ© par cette musique des convulsions et des contrastes, Nelsons en exprime la matiĂšre vivante, les cris et les Ă©lans extrĂȘmes. Le chef rĂ©ussit dans l’ampleur et la violence, Ă  restituer tout ce qui fait de la 7Ăš, une partition martiale, dĂ©fiant l’Histoire, relevant plus de l’épique que du tragique. Voici assurĂ©ment l’un des tĂ©moignages les plus immĂ©diatement prenants, communicatifs du cycle Chostakovitch saisi live en 2017 Ă  Boston. L’expressivitĂ© instinctive de Nelsons, son emprise architecturĂ©e sur l’orchestre amĂ©ricain sont indiscutables.

 
 

 
 

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CD , critique. SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : Dmitri Chostakovitch : ”Under Stalin’s shadow’’ / Dans l’ombre de Staline.., Symphonie n° 6 op. 54. Symphonie n° 7 ”Leningrad ”, op. 60 – Suite de la musique de scĂšne pour ”Le roi Lear”, op. 58a. Ouverture de fĂȘte, op. 96 / Boston Symphony Orchestra. Andris Nelsons, direction / 2 cd Deutsche Grammophon : 483 6728.

 
 

 
 

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CD coffret, Ă©vĂ©nement, annonce. ANDRIS NELSONS / BEETHOVEN : Complete symphonies / intĂ©grale des 9 symphoniess : Wiener Philharm (2017 – 2019  -  5 cd + bluray-audio DG Deutsche Grammophon)

BEETHOVEN andris nelsons 9 symphonies wiener philharmoniker 5 cd blu ray DG Deutsche GrammophonCD coffret, Ă©vĂ©nement, critique. ANDRIS NELSONS / BEETHOVEN : Complete symphonies / intĂ©grale des 9 symphonies : Wiener Philharmoniker (2017 – 2019  -  5 cd + bluray-audio DG Deutsche Grammophon). La direction trĂšs carrĂ©e du chef letton Andris Nelsons (nĂ© Ă  Riga en 1978) brillante certes chez Bruckner et Chostakovitch, efficace et expressive, finit par dessiner un Beethoven assez rĂ©ducteur, parfois caricatural (Symphonies n°7 et 8). De la vigueur, de la force, des Ă©clairs et tutti martiaux, guerriers
 mais pour autant est-ce suffisant dans ce grand laboratoire du chaudron BeethovĂ©nien qui exige aussi de la profondeur et une palette de couleurs des plus nuancĂ©es ? A notre avis, le maestro n’exploite pas assez toutes les ressources des instrumentistes viennois pourtant rĂ©putĂ©s pour leur finesse naturelle. A 40 ans, Nelsons (devenu chef permanent du Gewandhaus de Leipzig depuis 2017), dirige de façon d’emblĂ©e berlinoise ou teutonne un orchestre qui demanderait Ă  articuler, Ă  nuancer davantage. Disciple de Mariss Jansons, Andris Nelsons semble n’avoir compris que la force et la tension du premier, en minimisant le travail sur les couleurs et les nuances. Donc voici la version claironnante d’un Beethoven Ă  poigne.

Tous ceux qui savent tout l’hĂ©ritage viennois (haydnien et mozartien) chez Ludwig, et donc recherchent sous l’architecture du visionnaire prophĂ©tique, l’intelligence des timbres et la sensibilitĂ© du peintre (dans l’art du paysage par exemple, en particulier dans la Pastorale)
 passeront leur chemin.

De mĂȘme, la 1Ăšre symphonie patine sur des tempi trop ralentis, mais grĂące Ă  la vĂ©locitĂ© des cordes et leurs somptueux unissons (exceptionnellement aĂ©rĂ©s ; donc uniques au monde : tout ce qui fait l’excellence des Wiener Philharmoniker), les mouvements plus rythmiques regorgent d’une saine vitalitĂ©. Les uns regretteront que Nelsons pontifie, solennise, classicise Ă  outrance avec des gestes pompiers
 Oui mais c’est compter sans l’orchestre qui respire et contraste avec un souffle unique et singulier.

La 7Ăš est de ce point de vue emblĂ©matique : elle rĂ©vĂšle les aspĂ©ritĂ©s et les arguments d’une lecture brillante mais par moments trop charpentĂ©e. Quelle majestĂ© qui trĂ©pigne comme un dragon rugissant peu Ă  peu, nous faisant entendre le son d’un nouveau monde ; Beethoven est capable de provoquer, saturer, claquer et faire rĂ©agir en une frĂ©nĂ©sie unique et inouĂŻe avant lui (premier mouvement : Poco sostenuto puis Vivace, d’une tension quasi effrayante) ; puis Ă  l’opposĂ©, le second mouvement Allegretto exprime une immense nostalgie, pas une marche funĂšbre comme beaucoup la traite et la rigidifie, mais un chant qui pleure et qui coule, regrette et tourne la page ; musique des regrets et des soupirs vite transcendĂ©s dans l’appel des cimes. Nelsons Ă©claircit la pĂąte, prĂ©cise et clarifie le contrepoint, prĂ©cise chaque entrĂ©e des cordes pour mieux assĂ©ner l’implacable rythme du temps, la force et la violence du destin. La douceur voluptueuse de bois (si onctueuse dans la narration Ă©vocatrice de la Pastorale : hautbois, clarinettes, bassons
) adoucit les griffes de cette conscience qui tutoie l’histoire. Le Presto est un nerf Ă©lectrique qui se dĂ©roule et aimante tout sur son passage ; prĂ©alable frĂ©nĂ©tique avant l’Allegro con brio ou Finale qui sonne l’appel de toutes les forces martiales en prĂ©sence (trompettes incandescentes), en un tourbillon qui tourne sur lui-mĂȘme et appelle une nouvelle direction dans cette saturation rythmique de tutti rĂ©pĂ©titifs. Aucun doute ici, Beethoven est bien le compositeur du chaos qui hurle puis s’organise.

 

 

 

Le Beethoven d’Andris Nelsons
Chef de la vigueur et de la fermeté 

 

 

 

nelsons-andris-beethoven-wiener-phil-critique-cd-classiquenews-orchestre-symphonies-critique-classiquenews-concerts-maestro-dg-deutsche-grammophonLa 8Ăš dĂ©veloppe illico l’énergie de la forge, ce grand bain en fusion qui Ă©treint la matiĂšre, la malaxe et la compresse en Ă©clats rythmiques incandescents ; jamais la sensation du volcan orchestral et sa chambre contenant le magma n’avait autant Ă©merger dans une symphonie : brillant et vivace cet allegro rĂ©capitule toute l’énergie dont est capable le promothĂ©en Beethoven. Quel contraste lĂ  encore avec la lĂ©gĂšretĂ© caquettante, badine et facĂ©tieuse de l’Allegretto (justement annotĂ© « scherzando ») qui semble faire rĂ©vĂ©rence Ă  l’humour et la dĂ©licatesse dansante de Haydn et Mozart. Mais avouons qu’avec un tel orchestre, Nelsons manque de finesse et force le trait. Inutile surlignage.
Le Menuetto est le moins rĂ©ussi car grossiĂšrement battu, sans lĂ©gĂšretĂ©. Des acoups guĂšre sforzando assĂ©ner sans mĂ©nagement au risque de perdre le fil et la pulsion du Menuetto de base. Dommage. LĂ  se rĂ©vĂšle  Ă  notre avis les limites de la version Nelsons : trop Ă©paisse, la pĂąte des viennois qui pourtant respire et palpite naturellement, sonne brucknĂ©rienne et brahmsienne. Un Beethoven enflĂ©, grossi, qui aurait pris du poids : on est loin de l’élĂ©gance viennoise. dans les faits, Beethoven fit crĂ©er toutes ses symphonies majeures Ă  Vienne. Sur un tempo trĂšs allant, le dernier Allegro vivace manque de nuance. Mais cela trĂ©pigne et caquĂšte Ă  souhaits.

Ailleurs, cela fonctionne trĂšs bien dans la force tellurique et rythmique de la 5Ăš ; mais qu’en est-il dans ce vaste poĂšme de la Pastorale (Symphonie n°6), fresque organiquement unifiĂ©e Ă  travers ses 5 mouvements ? Hymne inouĂŻ Ă  la Nature, expression d’un sentiment de compassion dĂ©jĂ  Ă©cologique, et panthĂ©iste qui rĂ©capitule l’ambition lumineuse de Haydn (celui de la CrĂ©ation, oratorio clĂ© de 1799) ?
La sonoritĂ© comme chauffĂ©e Ă  blanc des cordes donne la clĂ© d’une lecture plus intense et contrastĂ©e que vraiment articulĂ©e. Tout est Ă©noncĂ© avec une vigueur permanente. Des contrastes tranchants, une matiĂšre en constante fusion, crĂ©pitante, d’une sauvagerie ardente et vindicative ; Ă  croire que le chef ne connaĂźt (ou plus exactement Ă©carte) toute nuance piano, tout galbe amoureux
 la voluptĂ© dans le regret n’existe plus.
Le second mouvement (Andante molto moto) manque de flexibilitĂ© caressante : tout est exĂ©cutĂ©, dĂ©taillĂ©, prĂ©cisĂ© et par sĂ©quences.  Il y manque la patine tendre, la distance poĂ©tique, ce flux qui s’écoule, organique et viscĂ©ral qui colore les meilleures versions (Karajan, Harnoncourt, Bernstein
) dans la scĂšne au ruisseau. Ici tout brille, en permanence, de façon univoque.

MĂȘme Ă©clatante voire fracassante Ă©nergie dans la 9Ăš, Ă  laquelle il ne manque ni dĂ©flagration ni dĂ©charges en tous genres ; du souffle aussi dĂšs le portique d’ouverture qui creuse une distanciation historicisante,  – sorte d’appel gĂ©nĂ©ral Ă  toutes les Ă©nergies disponibles. Et qui inscrit le massif orchestral en un souffle Ă©pique, Ă  l’échelle de l’histoire. Le chef veille en permanence Ă  faire vrombir le son collectif, creusant les contrastes avec un geste parfois sec, rĂ©sumant le dĂ©veloppement et ses variations en une sĂ©rie de blocs sonores plus puissants que clairs et transparents quoiqu’il sculpte dans l’évidence le relief des bois (Allegro ma non troppo, un poco maestoso). Roulements de timbales, appels des trompettes convoquent une urgence pĂ©taradante qui sonne dur voire Ă©paisse. Le fin contrepoint du Molto vivace qui est vite rattrapĂ©e par l’euphorie et mĂȘme la transe collective avance comme une machine de guerre, enrayĂ©e cependant sur le mode forte voire fortissimo et mĂ©gaforte (coups de timbales). Le chef pilote l’orchestre dans la trĂ©pidation, une urgence continue faisant table rase de tout, y compris de toute recherche de nuances et de dĂ©tails instrumentaux, sauf le contre chant des violoncelles, contrebasses et cors, quoique enchaĂźnĂ©s rapidement, presque prĂ©cipitĂ©s.
L’Adagio doit effacer toute tension, rĂ©parer les blessures, rĂ©conforter par son voile instrumental oĂč rĂšgnent l’unisson des cordes, la couleur flottante des cors, bassons, clarinettes, hautbois
 Nelsons extirpe de l’orchestre un appel au renoncement, l’expression d’un adieu Ă©ternel. Mais il manque cette nuance de magie, de phrasĂ©s piano dont le chef se montre avare depuis le dĂ©but de son intĂ©grale. De telle sorte que son Beethoven sonne (comme nous l’avons dit) comme du Brahms.

Evidemment la dĂ©flagration qui ouvre le Presto – fanfare puis chant des contrebasses, rĂ©sonne comme une prise Ă  tĂ©moin, et la claire volontĂ© de Beethoven d’inscrire sa symphonie dans l’Histoire.
La sĂ©quence est charniĂšre ; elle doit ĂȘtre entendue comme ultime rĂ©capitulation aussi, Ă  la fois complĂšte et dĂ©finitive comme une reprogrammation, une mise en orbite pour un monde nouveau, juste avant la prise de parole et de chant de l’humanitĂ© fraternelle rĂ©conciliĂ©e dans le dernier mouvement sur les vers de Goethe.
Plus inspirĂ©, capable de contrastes ciselĂ©s, le chef dĂ©taille alors sĂ©quence par sĂ©quence, produit de superbes climats qui rĂ©capitulent ce qui a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©. L’Allegro assai, c’est Ă  dire l’énoncĂ© initial de l’Ode Ă  la joie aux contrebasses (5) est inscrit comme un motif sinueux, pianissimo, souterrain qui innerve tout le paysage orchestral, en un large et progressif crescendo, alors dĂ©taillĂ© par les bois.. VoilĂ  une sĂ©quence parfaitement rĂ©ussie, nuancĂ©e, murmurĂ©e, riante dans la joie et l’espĂ©rance (superbe chant des clarinettes).

Dans l’esprit d’un opĂ©ra, et l’on pense Ă  la clameur finale de Fidelio et son hymne conclusif, fraternel, la basse Georg Zeppenfeld (ailleurs trĂšs bon wagnĂ©rien, comme Ă  Bayreuth) entonne avec une noblesse communicative l’ode humaniste rĂ©digĂ© par Goethe et que Beethoven sublime jusqu’à l’explosion, en mĂ©nageant plusieurs jalons par le quatuor vocal.
AprĂšs l’appel de tout le chƓur, Ă  3’33, l’armĂ©e orchestrale reprend le flambeau, Ă©lectrisĂ©e davantage par le tĂ©nor (Klaus Florian Vogt un rien tendu) et le chƓur des hommes. Chef et instrumentistes assĂšnent une montĂ©e en puissance qui ne mĂ©nage aucun effet tonitruant pour faire triomphant l’éclat de l’hymne vers la transe rituelle, vers l’ivresse contagieuse explosive
 quitte Ă  Ă©luder le mystĂšre de la sĂ©quence plus introspective (Andante maestoso, plage 8, 1’34) qui reste plat et manque curieusement de respiration
 Une intĂ©grale en demi teintes donc. Plus teutonne et berlinoise que viennoise et autrichienne. A Ă©couter Nelsons, tout l’apport rĂ©cent, depuis Harnoncourt, des instruments d’époque, est Ă©cartĂ© ici. Question d’esthĂ©tique certes. Mais Ă  force de rugir et vrombir, le moteur beethovĂ©nien sature dans la puissance et l’épaisseur du trait.

 

 

 

 

 

 

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Autres cycles symphoniques d’Andris Nelsons chez Deutsche Grammophon :

 
 

 

 

BRUCKNER
les Symphonies de Bruckner par Andris Nelsons (2016, 2017, 2018) avec le Gewandhausorchester Leipzig

Symphonie n°7 – CLIC de CLASSIQUENEWS
http://www.classiquenews.com/cd-critique-bruckner-7e-symphonie-gewandhausorchester-leipzig-andris-nelsons-2018-1-cd-dg/

Liens vers Symphonie n°3 et Symphonie n°4
http://www.classiquenews.com/cd-critique-bruckner-7e-symphonie-gewandhausorchester-leipzig-andris-nelsons-2018-1-cd-dg/

 

 

 

CHOSTAKOVITCH / SHOSTAKOVICH

Chostakovich_CD nelsons bostonCD, critique. SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : Symphonies n°6 et 7 (Boston Symph. Orch / Andris Nelsons) / 2 CD Deutsche Grammophon. Fin du cycle des Symphonies de guerre de Chostakovich par le Boston Symphony et le chef letton Andris Nelsons. Ce 3Ăš et dernier volume attestent des qualitĂ©s identiques observĂ©es dans les opus prĂ©cĂ©dents : puissance et richesse du son. CrĂ©Ă©e Ă  Leningrad en 1939 par le lĂ©gendaire Evgeni Mravinski, la Symphonie N° 6 op. 54, est la plus courte des symphonies ; Nelsons souligne le caractĂšre endeuillĂ© du Largo prĂ©liminaire, dĂ©taillant les solos instrumentaux pour flĂ»te piccolo, cor anglais, basson afin de dĂ©ployer la matiĂšre nocturne, Ă©touffante de cette longue sĂ©quence grave et intranquille. Les deux mouvements plutĂŽt courts qui suivent Allegro et Presto assĂšne une motricitĂ© aiguĂ« et incisive qui fait dialoguer cuivres ironiques, gorgĂ©s de moquerie acerbe, et bois vifs argents. Le final est abordĂ© comme un feu d’artifice cravachĂ©, narguant le mystĂšre du premier mouvement dont il dĂ©ment le calme profond par une sĂ©rie ultime de surenchĂšre dĂ©monstrative et vindicative, au bord de la folie
 LIRE ici la critique complĂšte

 

 

 

 

 

 

CD coffret, Ă©vĂ©nement, annonce. ANDRIS NELSONS / BEETHOVEN : Complete symphonies / intĂ©grale des 9 symphonies : Wiener Philharm (2017 – 2019 – 5 cd + blueray-audio DG Deutsche Grammophon)

BEETHOVEN andris nelsons 9 symphonies wiener philharmoniker 5 cd blu ray DG Deutsche GrammophonCD coffret, Ă©vĂ©nement, annonce. ANDRIS NELSONS / BEETHOVEN : Complete symphonies / intĂ©grale des 9 symphonies : Wiener Philharm (2017 – 2019 – 5 cd + blueray-audio DG Deutsche Grammophon). Le chef Andris Nelsons se taille un part de lion au sein de l’écurie DG Deutsche Grammophon, sachant rĂ©ussir rĂ©cemment dans une intĂ©grale des symphonies de Bruckner et de Chostakovitch, saluĂ©es par classiquenews. Pour l’annĂ©e Beethoven 2020, voici en prĂ©ambule attendu, prometteur, l’intĂ©grale des 9 symphonies de Ludwig van Beethoven avec les Wiener Philharmoniker, histoire de constater lors des sessions d’enregistrements de 2017 Ă  2019, la tenue de l’orchestre le plus prestigieux au monde, et la pertinence d’une lecture observĂ©e. La finesse de la sonoritĂ© et le dĂ©tail comme l’énergie prĂ©servĂ©es par le chef devraient marquer cette nouvelle intĂ©grale par la phalange viennoise. VoilĂ  qui Ă©clairera la subtilitĂ© et la couleur mozartiennes dans la grande marmite bouillonnante du grand Ludwig. Une once de finesse couplĂ©e aux contrastes Ă©ruptifs, volcaniques d’un Beethoven Ă  jamais rĂ©volutionnaire. Grande critique Ă  venir dans le mg cd dvd livres de classiquenews. Parution annoncĂ©e : le 4 octobre 2019.

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CD coffret, Ă©vĂ©nement, annonce. ANDRIS NELSONS / BEETHOVEN : Comlete symphonies / intĂ©grale des 9 symphoniess : Wiener Philharmoniker (2017 – 2019 – 5 cd + blurray-audio DG Deutsche Grammophon)

Symphonie n°3 “Wagner” de BRUCKNER

FRANCE MUSIQUE, Dim 3 fĂ©v 2019, 16h. BRUCKNER : Symphonie n°3. Tribune des critiques de disques. Quelle est la meilleure version et pourquoi ? Passage en revue des versions diverses enregistrĂ©es pour le disque de la 3Ăš Symphonie de Bruckner. MarquĂ© par Wagner qui fut son idole et une source intarissable d’inspiration, Bruckner, organiste et plutĂŽt croyant, a bĂąti une cathĂ©drale symphonique aussi impressionnante que celle de Brahms ; une gageure impressionnante pour ce solitaire, humainement discret voire effacĂ© qui n’a cessĂ© de rĂ©viser l’écriture de chaque opus symphonique.
Justement, en rĂ© mineur (comme celle unique de Franck), la Symphonie n°3 dite Wagner, composĂ©e Ă  partir de la fin 1872, est le chantier de rĂ©visions incessantes et demeura inĂ©dite jusqu’à sa publication en 
 1977. Pendant longtemps, il n’en exista qu’un enregistrement, vite rattrapĂ© par d’autres, sur instruments modernes, sur instruments d’époque (Herreweghe), et rĂ©cemment par le plus convaincant, Andris Nelsons avec le GewandhausOrchester Leipzig

http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-bruckner-symphonie-n3-wagner-ouverture-de-tannhauser-andris-nelsons-gewandhausorchester-leipzig-1-cd-deutsche-grammophon-leipzig-juin-2016/

logo_france_musique_DETOUREFrance Musique, Dimanche 3 février 2019
16h : Symphonie n°3 de BRUCKNER
Tribune des critiques de disques
Quelle est la meilleure version et pourquoi ?

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bruckner1Dans l’ombre de Wagner
 Bruckner poursuit le cycle de ses rĂ©fections en 1877, assurant lui-mĂȘme la crĂ©ation de son opus, Ă  Vienne le 16 dĂ©c 1877 : Ă©chec retentissant. Il rĂ©vise encore son Ɠuvre, courant 1878, raccourcissant chaque mouvement, sauf le Scherzo; augmentĂ© d’une nouvelle coda plus dĂ©veloppĂ©e (version Haas) ; pourtant dans sa version plus tardive, Nowak ne garde cette coda rajoutĂ©e par Bruckner
 car il prit en compte de nouvelles coupes rĂ©alisĂ©es par Bruckner vieillissant et contraint Ă  de nouvelles tailles (contre son grĂ©) en 1888 – 1889 : le choix et la justification des versions demeurent une question ouverte probablement jamais rĂ©solue. A chaque chef et musicologue de justifier ses choix et d’en dĂ©fendre la cohĂ©rence.
La 3Ăš est une Ɠuvre charniĂšre : plus vaste et d’un souffle Ă©pique grandiose que les symphonies antĂ©rieures ; elle annonce le gigantisme et l’architecture du colossal des symphonies qui suivent, mais avec cette carrure instrumentale et cette alliance des timbres spĂ©cifiques au compositeur ; suractivitĂ© des cordes, opulence des cuivres
 une orchestration trĂšs proche de celle de son modĂšle trĂšs prĂ©sent dans la partition, Wagner. Peu de chefs se sont finalement intĂ©ressĂ©s en profondeur Ă  la signification et au sens de la 3Ăš symphonie Wagner de Bruckner, focusant plutĂŽt sur les derniĂšres ; pourtant la 3Ăš pose clairement les piliers du gĂ©nie orchestral de Bruckner : ceux d’une inspiration sincĂšre malgrĂ© sa dĂ©mesure ; d’une quĂȘte et d’un idĂ©al (en liaison avec son propre mysticisme et la glorification de Dieu), qui recherche constamment les Ă©quilibres dans la matiĂšre sonore, l’une des plus riches et des plus impressionnantes.
DurĂ©e : presque 1h – 4 mouvements : Moderato con moto / Adagio quasi andante / Scherzo vivacema non troppo / Finale (Allegro).

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VOIR le teaser de la Symphonie n°3 de Bruckner par Andris Nelsons (Leipzig, printemps 2017) – le maestro nommĂ© directeur musical en 2018 de l’orchestre, a amorcĂ© en 2017 une intĂ©grale des symphonies de Bruckner…

https://www.youtube.com/watch?v=n6DXK4kd79w

https://www.youtube.com/watch?v=n6DXK4kd79w