À Nagasaki [Japon], la jeune geisha Cio-Cio-San épouse le lieutenant Pinkerton, officier de la marine américaine. Pour elle, il s’agit d’un engagement à vie. Pour lui, ce n’est qu’une comédie folklorique, un acte exotique qui dépayse l’officier occidental.
Ainsi, Pinkerton rentre aux USA… retrouve son épouse » véritable », sans donner plus de nouvelles à sa [très] jeune épouse japonaise.
La Pénélope nippone, toujours éprise, attend son époux, espère voir son navire apparaître dans le port de Nagasaki.
Comme il le fera dans son opéra chinois celui là [Turandot], Puccini questionne le destin d’une femme, victime sacrifiée d’un ordre qui refuse d’écouter son droit au bonheur.
D’une exceptionnelle puissance dramatique, Puccini renouvelle totalement son écriture tragique, s’inspirant de mélodies folkloriques japonaises pour créer une partition à couper le souffle, bouleversante et profondément humaine.
La production du Royal Ballet and Opera, mise en scène par Moshe Leiser et Patrice Caurier réunit une distribution prestigieuse, avec notamment Ermonela Jaho dans le rôle de Cio-Cio-San, Marcelo Puente dans celui de Pinkerton, Elizabeth DeShon en Suzuki et Scott Hendricks en Sharpless. L’Orchestre du Royal Opera House est dirigé par Antonio Pappano. A voir.






