Pour les fêtes, france.tv remplit sa mission culturelle vers le plus grand nombre et diffuse à une heure accessible et en 1 seule soirée, 2 ballets légendaires à l’affiche de l’Opéra de Paris : La Belle au bois dormant dans la version mythique de Rudolf Noureev, puis Mayerling, chef-d’œuvre dramatique de Kenneth McMillan ; « une rencontre rare entre splendeur classique et intensité théâtrale » .
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21h10 : La Belle au Bois dormant
21h45 : Mayerling
VOIR La Belle au bois dormant et Mayerling, Vendredi 26 décembre à 21h05 sur France 5 et sur france.tv
Photo : Mayerling de Kenneth MacMillan – Dorothée Gilbert (Mary Versera) et Hugo Marchand (Prince Rodolphe) © Marie Helena Buckley / OnP
Déroulé de la soirée
21h10
La Belle au bois dormant
En 1697, sur ses vieux jours, Charles Perrault fait paraître, à 67 ans, un ouvrage qui allait
assurer sa célébrité : » Histoires ou contes du temps passé, avec moralité » : Le Petit Poucet, Le Petit Chaperon rouge, Le Chat botté, Peau d’Âne, La Barbe-Bleue, Cendrillon, La Belle au bois dormant, soit une collection de féerie parmi les plus inspirées par le premier baroque francais, a la fin du règne de Louis XIV ; autant de contes et fables qui transposent dans le domaine du fantastique les épreuves psychologiques du passage de l’enfance à l’âge adulte. Photo : Bleuenn Battistoni (la princesse Aurore) et Guillaume Diop (le prince Désiré) forment un couple stratosphérique. (© Agathe Poupeney/Divergences/Opéra national de Paris)
Lorsque Rudolf Noureev vient à Paris en 1961 à l’occasion d’une tournée avec le Kirov, peu avant sa demande d’asile politique, il subjugue le public et éblouit la scène du Palais Garnier dans le rôle du prince de La Belle au bois dormant.
Trente ans plus tard [1991], Il conçoit pour le Ballet de l’Opéra national de Paris une nouvelle chorégraphie de cette œuvre qu’il considérait comme le « ballet des ballets ».
Tout en conservant la féerie spectaculaire du ballet et la musique de Tchaïkovski, Noureev rééquilibre la chorégraphie originelle de Marius Petipa en accordant plus de place aux rôles masculins, en particulier celui du prince. Absents de la scène de l’Opéra national de Paris depuis dix ans, nul doute qu’Aurore et Désiré, la Fée Lilas et l’Oiseau bleu, sans oublier la terrible Cara bosse, les personnages de Perrault font le grand retour sur les planches parisiennes…
« Quand je faisais mes premiers pas à Oufa, mon maître à danser — qui avait appartenu au Kirov – me disait toujours que La Belle au bois dormant était le “ballet des ballets”. La Belle au bois dormant de Tchaïkovski et de Marius Petipa représente en effet l’apogée du ballet classique : la danse s’affirme alors comme un art majeur. […] Aujourd’hui, La Belle demeure pour moi l’accomplissement parfait de la danse symphonique. Elle exige du chorégraphe de trouver l’harmonie avec la partition de Tchaïkovski. »
Rudolf Noureev, mars 1989
Chorégraphie et mise en scène : Rudolf Noureev
d’après Marius Petipa
Musique : Piotr Ilyitch Tchaïkovski
Avec les Danseurs étoiles :
Bleuenn Battistoni
Guillaume Diop
Les Premières Danseuses, les Premiers Danseurs, le Corps de Ballet et le Junior Ballet de l’Opéra national de Paris / Orchestre de l’Opéra national de Paris / Vello Pähn, direction / Capté les 7 et 10 avril 2025 à l’Opéra Bastille
23h45 : Mayerling
Le drame de Mayerling est un événement historique nimbé de mystère. Kenneth MacMillan en a conçu un ballet en 3 actes, créé en 1978 à Londres et entré au répertoire de l’Opéra national de Paris en 2022. Mayerling, c’est le nom du pavillon de chasse dans lequel fut retrouvé mort, en 1889, l’héritier de l’Empire austro‑hongrois, Rodolphe. Pourquoi le fils de l’empereur François‑Joseph et d’Elisabeth (la fameuse Sissi) s’est-il suicidé en compagnie de sa maîtresse, la jeune Mary Vetsera ? De cet événement historique nimbé de mystère, Kenneth MacMillan a conçu un ballet créé en 1978 à Londres et entré au répertoire de l’Opéra national de Paris en 2022. En proie à des addictions et à des pensées suicidaires, personnage tourmenté et malmené par l’Histoire, Rodolphe permet au chorégraphe de développer des thèmes qui lui sont chers.
Sur la musique fiévreuse de Franz Liszt, Mayerling déploie une chorégraphie d’une grande théâtralité. Les scènes grandioses s’entrelacent aux scènes intimes, dans des costumes somptueux dont les teintes automnales traduisent le déclin d’un monde crépusculaire, celui de l’empire, amené à disparaître.





