Récital baroque : Maud Gnidzaz chante Lambert, Le Camus, Charpentier…

gnidzaz-maud-soprano-chant-baroque-air-de-courMARCILLY sur Seine. RECITAL BAROQUE : Maud Gnidzaz chante Le Camus… Le 26 juin 2016, 18h30. Rien n’égale la secrète et sensuelle séduction des airs de cour français. La soprano Maud Gnidzaz chante ainsi l’amour baroque, et en dévoile les perles et les sommets signés dans la première moitié du XVIIè, Lambert, Le Camus, Charpentier. Familière de l’éloquence et des clés de la rhétorique française du premier Baroque (entre autres), Maud Gnidzaz, membre des Arts Florissants, défend avec la finesse que nous lui connaissons, l’expressivité ardente et pudique de chaque poème mis en musique. Ici le sentiment à peine dévoilé dit les tumultes du désir, l’irrésistible et souveraine aspiration de l’âme… force, violence, passion et tendresse des cœurs épris. Qu’il soit blessures, peines, victoire ou jubilation, chaque poème est ainsi un petit drame, une miniature qui éblouit par sa grâce et sa puissance dramatique. Le charme opère, dans le talent de diseuse de la chanteuse, par la complicité naturelle et profonde que la voix tisse avec le luth (André Henrich, lui aussi partenaire habituel des Arts Florissants).

 

 

 

Airs de cour, airs d’amour…

 

 

 

Airs sérieux et à boire par Les Arts FlorissantsLAMBERT, LE CAMUS, CHARPENTIER… L’âge d’or du sentiment baroque. Composé sur de la poésie le plus souvent bucolique ou amoureuse, l’air de cour fut un genre intime très en vogue au XVIIème siècle dans les milieux aristocratiques. Il peut être chanté à plusieurs voix mais l’est le plus souvent par une voix seule, accompagnée au luth. Il participe ainsi, par l’abandon progressif de la polyphonie au profit de la voix soliste, à l’éclosion de l’opéra. Par le chant, l’expression s’intensifie, l’individualisation aussi et les situations évoquées produisent le plus souvent tout un parcours de sentiments d’une franchise souvent délectable. Il importe à l’interprète d’en exprimer les couleurs, le caractère émotionnel, l’intention profonde souvent inscrite dans l’intimité et la pudeur.

Michel Lambert (1610-1696), est l’un des maîtres du genre. Ses airs, souvent composés sur des poèmes de Quinault, sont emprunts d’une grande majesté. Sébastien Le Camus (1610-1677) quant à lui, s’est également essentiellement illustré par l’air de cour. Bien qu’il soit moins connu que Lambert, ses airs sont d’une beauté exceptionnelle, tantôt légers, tantôt d’une mélancolie touchante.
Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) a su renouveler le genre, qui sera peu à peu abandonné au cours de la deuxième moitié du XVIIème siècle, le menant vers les sommets de l’expressivité.
Le programme dévoile la diversité de l’air de cour, qui tour à tour se veut coquin, sérieux, mélancolique, voire dramatique, .. autant de défis stimulants pour l’interprète.
« Quelques grands airs connus sont donnés, comme le sublime “Ombre de mon amant” de Lambert, le si doux “Ah laissez moi rêver” de Charpentier, mais j’ai voulu laisser également la part belle à des airs moins connus. Ainsi :  « Je veux me plaindre”, “Laissez durer la nuit » de Le Camus entre autres, méritent d’être mis en lumière par leur beauté et leur intelligence musicale. André Henrich jouera également quelques pièces instrumentales », précise Maud Gnidzaz.

 

 

 

Maud Gnidzaz

Récital d’airs de cour français
(Lambert, Le Camus, Charpentier…)
pour voix seule et luth
Avec André Henrich, luth

Eglise de Marcilly-sur-Seine (Marne)
Dimanche 26 juin 2016 à 18h30
Billetterie sur place

 

 

 

Programme du récital
de Maud Gnidzaz et d’André Henrich :

Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Ah laissez moi rêver

Sébastien Le Camus (1610-1677), On n’entend rien dans ce bocage

Sébastien Le Camus, Ah fuyons ce dangereux séjour

Sébastien Le Camus, Je veux me plaindre

 Robert Ballard (1575-1645), Ballet de Monsieur le Dauphin

 Michel Lambert (1610-1696), Le rossignol que l’on admire

 Michel Lambert, Rochers, vous êtes sourds

 Marc-Antoine Charpentier,  Quoi, rien ne peut vous arrêter

 Jacques Gallot (ca1625-ca1695), courante la Cigogne, les Castagnettes

 Sébastien Le Camus, Laissez durer la nuit

 Sébastien Le Camus, L’hiver comme l’été

 Sébastien Le Camus, Que ta voix divine me touche

Honoré d’Ambruis (dates inconnues, disciple de Michel Lambert), Le doux silence de nos bois

Jacques Gallot, Tombeau du Maréchal de Turenne, Les Noces de village

 Michel Lambert, Si l’amour vous soumet

 Michel Lambert, Il n’est point d’amour sans peine

 Joseph Chabanceau de la Barre (1633-1678), Depuis quinze jusqu’à trente

 Marc-Antoine Charpentier, Sans frayeur dans ce bois

 Jacques Gallot, Sarabande La belle Chromatique

 Michel Lambert, Ombre de mon amant

 Michel Lambert, Par mes chants tristes et touchants
Michel Lambert, Vos mépris

 

 

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