Accompagné du Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans, l’OSO Orchestre Symphonique d’Orléans présente un concert consacré à Gabriel Fauré et à son idée musicale. De l’intimité mélodique de Après un rêve et la douceur enfantine de Dolly, à l’émotion simple et profonde du Cantique de Jean Racine, le programme culmine avec le sublime Requiem, méditation lumineuse sur la paix et l’éternité. Un programme empreint de grâce, de sérénité, de délivrance apaisée…
Prière intimiste et sereine
Pilier du patrimoine sacré français, le Requiem de Fauré a été principalement connu sous sa forme musicale récente, (en particulier symphonique, datant de 1901, probablement de la main de son élève, Jean Roger-Ducasse), en rien comparable avec la version originelle, récemment découverte en 1994. Cette version a été conçue alors que Fauré était organiste de La Madeleine à Paris, de 1896 à 1905.
Orchestre de chambre plutôt que symphonique
Même dans sa version orchestrale en grand effectif, la partition, profondément intimiste et recueilli, déploie de la mort, une série de visions frappantes par leur quiétude et leur sérénité. Ici pas de Dies Irae: ni colère ni déluge choral… La déploration s’inscrit dans la volonté de changement du rituel musical comme dans la prière individuelle. Ainsi selon le rite parisien, respecté aussi par Du Caurroy ou Dubois, Fauré intègre le Pie Jesu (à la place du Dies Irae).
La composition a été réalisée entre le décès de son père (1885) et celui de sa mère (1888), précisément à partir de 1887. Les 7 sections suivent la tonalité de ré. Créé le 16 janvier 1888, le Requiem est une oeuvre de transparence et de légèreté avec laquelle l’auteur selon ses propres mots, souhaitait rompre avec l’habituel musique d’enterrement qu’il jouait continûment à La Madeleine et ailleurs, comme organiste désigné. Or ni l’Offertoire ni le Libera me pour baryton n’étaient alors achevés. Ce n’est qu’en janvier 1892 que les 7 mouvements furent alors totalement présentés. Tout prépare et se résout dans l’ultime 7è section « In paradisum », évocation inédite jusque là où le compositeur « ose » exprimer la quiétude des défunts, ce reposer éternel et serein qui leur est promis… quand la tradition avant Fauré était de conclure le cycle sur le Libera me, prière collective et individuelle, traversée par le sentiment de doute et d’inquiétude impérieuse.
SAMEDI 6 JUIN 2026 – 20h30
DIMANCHE 7 JUIN 2026 – 16h
Théatre d’Orléans, salle Touchard
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ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
FAURÉ REQUIEM – Orchestre Symphonique d’Orléans
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FAURÉ : Requiem
Après un rêve
Dolly, suite d’orchestre
Cantique de Jean Racine
Direction : Marius Stieghorst
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans
Cheffe de chœur : Emilie Legroux
Soprano : Daphne Corregan
Baryton : Virgile Frannais
Théâtre d’Orléans – Salle Touchard
Durée : 1 h 45 – avec entracte
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