» Belles Sorties » de printemps… L’Orchestre national de Lille, véritable acteur démocratique, se déplace sur le territoire et vient à votre rencontre ! En 6 escales, l’Orchestre partage vertiges et délices de l’expérience symphonique à destination de tous… Sous la direction de la cheffe palestinienne Lamar ELIAS, dont le charisme fédérateur a particulièrement marqué jury et spectateurs du dernier Concours de direction « La Maestra » de la Philharmonie de Paris (2026), l’Orchestre National de Lille invite à la danse à travers un grand voyage qui mène de la Pologne aux îles d’Écosse en passant par un détour par la France de la Renaissance. La Petite Suite fait découvrir les partitions d’inspiration traditionnelle de Witold Lutosławski, compositeur polonais majeurs du siècle dernier.
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Photo : © Pauline Ballet / la maestra palestinienne Lamar Elias
Véritable monument au mort et hommage à la musique française du passé, le Tombeau de COUPERIN est pour Ravel, le moyen de conjurer les affres de la Première Guerre mondiale pour mieux célébrer la vitalité rythmique et la saveur spécifique des danses anciennes dont entre autres le rigaudon, le menuet… ou encore la forlane. Après la pause, pleins feux sur l’énergie solaire de Mendelssohn… Comme la Symphonie italienne (1833), la Symphonie « écossaise » est un souvenir de voyage, une œuvre qui nous invite à imaginer les impressions profondes que paysages et nombreuses musiques du pays ont pu avoir sur un jeune explorateur de 20 ans.
Infos & réservations / RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : https://www.onlille.com/choisir-un-concert/categories/les-belles-sorties-2
MERCREDI 29 AVRIL 2026 – 20h
Marquette-lez-lille, Le Kiosk
MERCREDI 6 MAI – 20h
La Bassée, Salle Vox
SAMEDI 9 MAI – 20h
Fretin, Salle des fêtes Renaud
MERCREDI 13 MAI – 20h
Herlies, Église Saint-Amé
VENDREDI 15 MAI – 20h
Willems, Pôle Éclat
SAMEDI 16 MAI – 20h
Lezennes, Salle Brassens
WITOLD LUTOSŁAWSKI (1913-1994)
Petite Suite (Version pour orchestre de chambre) (1950) 11’
1. Fujarka (Petite flûte pastorale)
2. Hurra Polka (Polka Hourra)
3. Piosenka (Chanson)
4. Taniec (Danse)
MAURICE RAVEL (1875-1937)
Le Tombeau de Couperin (1917) 16’
1. Prélude
2. Fugue (orchestration Benjamin Attahir)
3. Forlane
4. Menuet
5. Rigaudon
6. Toccata (orchestration Benjamin Attahir)
ENTRACTE
FELIX MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847)
Symphonie n°3 en la mineur op.56 « Écossaise » (1842) 39’
1. Andante con moto – Allegro un poco agitato
2. Vivace non troppo
3. Adagio
4. Allegro vivacissimo – Allegro maestoso assai
LAMAR ELIAS, direction
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
AMANDA FAVIER, violon solo
Programme : les Belles Sorties
MAURICE RAVEL
(1875-1937)
Le Tombeau de COUPERIN [1917)
Autre époque, autre guerre mondiale… et autre danse ! Une vingtaine d’année avant l’insurrection de Varsovie, Maurice Ravel part au front. Pourtant exempté de service militaire pour « faiblesse », le compositeur revient à la charge en 1914 pour servir la France. Dès septembre 1914, il s’occupe des soldats blessés de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz. En 1915, finalement, il est chauffeur dans le 13 e Régiment d’artillerie. Entre les bombes, Ravel entend des chants célestes : Trois beaux oiseaux du paradis (1915), les airs exotiques de son Trio en la mineur M.67 (1914) sans omettre le Tombeau de Couperin. Composée entre 1914 et 1917 et achevée cette année-là pendant une période de convalescence passée à Lyons-la-Forêt, la partition célèbre la musique française par l’intermédiaire de François COUPERIN. C’est aussi un hommage aux amis tombés pendant la guerre.
Dédié au lieutenant Jacques Charlot, le « Prélude » se souvient des arabesques que l’on entend à l’entrée des suites baroques du 17 ème siècle. Puis après une Fugue sereine et diaphane, se déroule une « Forlane », danse italienne à deux temps originaire du Frioul. Allègre, rafraichissant, facétieux, le hautbois rehausse le côté pastoral du « Menuet ». Ravel souligne le caractère de la danse en allégeant la matière instrumentale du « Menuet », le temps d’un « Trio » marqué par des notes suspendues, scintillantes et aiguës, de cor et de cordes. Enjoué, bonhomme, le « Rigaudon » contraste par sa placidité aimable, avec l’énergique Toccata finale.
FELIX MENDELSSOHN-BARTHOLDY
(1809-1847)
Symphonie n°3 en la mineur
op.56 « Écossaise » (1842)
Sur les traces de la reine Marie, au lieu où elle a vécu, face à l’autel de sa chapelle, le jeune Mendelssohn exprime la réalité du site et exprime dans le même temps la fragilité humaine… » Tout y est brisé et vermoulu, et l’on y voit resplendir le ciel clair. Je crois avoir trouvé aujourd’hui le début de ma Symphonie écossaise » [lettre à ses parents de juillet 1829 depuis Edinburgh], soit un Prélude tragique et sombre que les auditeurs découvrent enfin à Leipzig lors de la création de l’œuvre en 1842.
Mendelssohn exprime les sensations éprouvées pendant son périple et les dépose dans la symphonie conçue comme un carnet de voyage où percent les éléments saillants de cette épopée écossaise : ainsi ente autres souvenirs tenaces, les clarinettes évoquant les cornemuses [ « Vivace »]… ou le chant pompeux et cérémoniel des cordes dans le majestueux et royal « Adagio »… dont le souffle solennel dans l’ultime séquence du finale, retentit comme un hymne patriotique, d’une irrésistible elegance.
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