COMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 février 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

L’Orchestre National de Lille et François-Xavir ROTH jouent STRAVINSKY

Acuité expressive des Danses Concertantes
vrai dĂ©fi pour l’orchestre

A 34’13 du live streaming, FX Roth aborde la 2Ăš Ɠuvre au programme, pour nous plus intĂ©ressante encore par sa volubilitĂ© poĂ©tique, sa diversitĂ© expressive ; le chef sculpte avec la mĂȘme acuitĂ© et ce souci portĂ© au dĂ©tail des timbres, la suite orchestrale des Danses concertantes (1941), lesquelles propre Ă  l’auteur du Sacre du printemps (que connais idĂ©alement le chef) exigent une mise en place rythmique et un sens de la caractĂ©risation instrumentale, millimĂ©trĂ©s. La fausse lĂ©gĂšretĂ© de cette suite de danses (que s’est appropriĂ© le chorĂ©graphe Balanchine lequel eut coutume d’adopter bien d’autres musiques de Stravinsky), ses coupes sĂšches (« pas d’action, con moto »), la couleur Ă©lĂ©giaque de « ThĂšme varié » (5 sĂ©quences enchaĂźnĂ©es), plus intĂ©rieure voire mĂ©lancolique ; l’ironie sous jacente voire un climat enivrĂ© d’autodĂ©rision (les deux Marches qui ouvrent et renferment le cycle), demandent des phrasĂ©s aussi nuancĂ©s qu’énergiques de la part de chaque instrumentiste, lĂ  encore considĂ©rĂ© comme l’électron vedette d’un ensemble de solistes oĂč l’écoute partagĂ©e est primordiale. Le soin apportĂ© Ă  chaque calibrage sonore, section aprĂšs section, relĂšve d’un travail d’orfĂšvre : un rĂ©gal pour tout amateur d’ébĂ©nisterie orchestrale.
Ce temps oĂč les orchestres doivent s’adapter aux mesures sanitaires, c’est Ă  dire travailler toujours mais en effectif rĂ©duit, avec distanciation obligatoire, et sans public, sauf grĂące Ă  internet, en diffusion live, permet Ă  chacun de poursuivre son propre travail musical, dans ce chant particulier et probablement trĂšs formateur des formats chambristes. Il est certain qu’au sortir de la pandĂ©mie et quand les orchestres retrouveront leur cher public, le jeu collectif aura gagnĂ© encore en Ă©coute, synchronicitĂ©, Ă©quilibre et relief sonore.
Donc restons positifs: la pĂ©riode favorise le perfectionnement orchestral. Ce qui se passe au sein du National de Lille en tĂ©moigne. Cette nouvelle diffusion, nouveau volet de son offre digitale « AUDITO 2.0 » permet de garder le lien, de suivre les avancĂ©es de l’Orchestre, de respirer malgrĂ© la crise sanitaire qui porte Ă  l’étouffement de la culture. Gageons que sous la direction du chef FX Roth, les instrumentistes du National de Lille aient atteint un nouveau degrĂ© dans la ciselure et l’entente orchestrale. La richesse des nuances, la respiration de l’ensemble, le geste prĂ©cis qui libĂšre chaque partie solistique nous offrent un Stravinsky passionnant, ni essentiellement rythmique, ni superficiellement colorĂ© ; le chef dĂ©cĂšle sous l’écriture abstraite d’une suite concertante, tous les dĂ©fis, ce jeu des contrastes et cette mosaĂŻque chatoyantes des couleurs intimes, surtout la grande tendresse de Stravinsky pour le chant orchestral. Passionnant.

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Compte rendu, concert. CONCERT BEETHOVEN & STRAVINSKY – FRANÇOIS-XAVIER ROTH, direction / JAVIER PERIANES, piano – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE.
Live streaming du 13 fĂ©vrier 2021. EN REPLAY sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=0kwSyswlHCA

 

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CONSULTER aussi le programme de salle, prĂ©sentant les deux partitions jouĂ©es par l’ORCHESTRE NATIONAL de LILLE et François-Xavier ROTH, direction
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-beethovenetstravinsky-fevrier21.pdf

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STREAMING, concert. ON LILLE : Orchestre National de Lille, FX ROTH joue Beethoven et Stravinsky

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsSTREAMING, concert. LILLE, sam 13 fĂ©v 2021, 20h. BEETHOVEN / STRAVINSKY, ON LILLE, FX Roth. Nouveau concert en streaming du National de Lille ce samedi 13 fĂ©vrier 2021 (dans le cadre de son offre digitale intitulĂ©e « AUDITO 2.0 » : tous les concerts sont enregistrĂ©s diffusĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille). Au programme deux Ɠuvres dont l’effectif restent compatibles avec les mesures sanitaires exigĂ©es pour la pratique en orchestre, soit deux Ɠuvres en formation Mozart et de chambre : le premier Concerto pour piano de Beethoven, encore redevable Ă  l’esprit de Mozart, Ă  l’élĂ©gance de Haydn (surtout dans l’énergie rythmique du Finale), son maĂźtre Ă  Vienne ; puis Danses concertantes de Stravinsky. Deux partitions rĂ©Ă©clairĂ©es par la sensibilitĂ© du chef François-Xavier Roth, spĂ©cialiste des timbres historiques et de la direction millimĂ©trĂ©e (grĂące Ă  son activitĂ© comme chef fondateur du passionnant orchestre sur instruments d’époque, Les SiĂšcles). Photo : FX Roth (DR).

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
BEETHOVEN & STRAVINKSY

Samedi 13 février 2021, 20hORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A VOIR & à vivre sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille
En replay pendant 3 mois aprĂšs la date de diffusion

BEETHOVEN : Concerto pour piano n°1
Soliste : Javier Perianes, piano

STRAVINSKY : Danses concertantes

 

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BEETHOVEN 2020Beethoven repense le genre du concerto, rĂ©servant au piano face Ă  l’ampleur symphonique de l’orchestre, une partie libre, formellement inĂ©dite qui place le discours et le dialogue des deux, dans une nouvelle arĂšne poĂ©tique. Le premier est encore emprunt de l’esthĂ©tique XVIIIĂš, bientĂŽt remodelĂ© de fond en comble par la volontĂ© romantique et rĂ©volutionnaire du premier gĂ©nie symphonique au dĂ©but du XIXĂš. L’ut majeur opus 15 publiĂ© Ă  Vienne en 1801, est composĂ© dĂšs 1796, proche des compositions sĂ©duisantes (tels ses Trios pour clarinette, violoncelle, piano, rĂ©cemment publiĂ© par le Shostakovitch Ensemble et F Pinto-Ribeiro, 1 cd Paraty). Ludwig semble y dĂ©velopper la langue courtoise et urbaine des salons viennois qui lui permettent alors de tisser son propre rĂ©seau de protecteurs au sein de l’aristocratie, mais aussi de se faire un nom comme virtuose au piano (dont ses fabuleuses improvisations annoncent celles de Liszt). L’orchestration est proche de Mozart, avec cependant 2 clarinettes qui colorent spĂ©cifiquement la texture orchestrale. Lâ€˜Ă©loquence et l’indĂ©pendance affirmĂ©e du clavier se dĂ©ploie sans entraves dans le Largo conçu comme un lied (mouvement central en la bĂ©mol mineur) oĂč aux cĂŽtĂ©s du piano, rayonne aussi le chant Ă  la fois tendre et grave de la clarinette, bien sollicitĂ©e. Cependant que l’entrain dĂ©terminĂ© du dernier Ă©pisode (Rondo, allegro scherzando) Ă©gale les meilleures conclusions de Haydn.

stravinksy igor_stravinsky_compositeurEgalement conçue pour un orchestre rĂ©duit, ici de chambre, la partition des Danses concertantes d’Igor Stravinsky est crĂ©Ă©e Ă  Los Angeles le 8 dĂ©c 1942 : Balanchine sut en exploiter l’alacritĂ© expressive et rythmique (en en dĂ©duisant un ballet autonome), dĂ©veloppĂ©e sur un schĂ©ma structurel nĂ©oclassique par sa recherche d’équilibre et de contrastes : les 5 mouvements (Marche-introduction, Pas d’action, ThĂšme variĂ© qui l’axe du cycle, Pas de deux, Marche-conclusion) offrent un succession d’épisodes et de tableaux particuliĂšrement travaillĂ©s et caractĂ©risĂ©s. L’esprit scherzando, la lĂ©gĂšretĂ© produisent le mouvement ; la libertĂ© du geste (parfois soliste avec le cor et le violon mis en avant dans la premiĂšre Marche-introduction) affirme ici une quĂȘte de la respiration et de la flexibilitĂ© brillante. Un vrai dĂ©fi pour l’orchestre et les instrumentistes, considĂ©rĂ©s comme des solistes. Photo : Stravinsky (DR)

 

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STREAMING, concert, critique. Le 6 fév 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen.

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fĂ©v 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distanciĂ© – une partie des musiciens occupent le devant de la scĂšne de l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, Ă©tendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille aprĂšs une odyssĂ©e mahlĂ©rienne qui aura marquĂ© l’annĂ©e 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composĂ©es au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poĂ©tique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impĂ©rieux, omnipotent, irrĂ©pressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaĂźnement malĂ©fique.

LANGUEUR AMOUREUSE WAGNÉRIENNE,
GRAVITÉ TENDRE DE BRAHMS


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La voix de la mezzo Marina Prudenskaya est d’un bon format ; elle est ample, puissante, et malgrĂ© de premiers aigus mĂ©talliques un peu dur dans le premier lied (L’Ange), les nuances et les phrasĂ©s mieux filĂ©s s’affirment dans le second, plus dramatique et exaltĂ© (« Stehe still! / ArrĂȘte-toi! ») sa sĂ©quence finale, plus caressante. Les Wesendonck prĂ©ludent Ă  l’extase de l’opĂ©ra Ă  venir, celle de Tristan und Isolde ; chef et diva s’embrasent, en couleurs et teintes ciselĂ©es (l’orchestre y est chambriste et dĂ©jĂ  tristanesque) : Hartmut Haenchel souligne la filiation entre les lieder et Tristan, en particulier dans le 3Ăš (« Im Treibhaus » / dans la serre ») qui dĂ©veloppe dĂ©jĂ  l’atmosphĂšre alanguie, suspendue de l’enchantement mĂ©lancolique presque mortifĂšre du dĂ©but du IIIĂš acte de Tristan : profonde langueur lĂ©tale et douloureuse d’un amour consommĂ© mais impossible, maudit (celui du compositeur et de Mathilde Wesendonck). Les Ă©quilibres, le format sonore parlent sans forcer ; ce sentiment de solitude dĂ©munie, d’impuissante incantation, de gravitĂ© tragique, d’hallucination finale… se dĂ©ploie alors, cristallisant l’effroi et la dĂ©sespĂ©rance qui jaillissent dans ce sommet du cycle… le chef murmure et sculpte un chef d’oeuvre d’orchestration wagnĂ©rien. AprĂšs le 4Ăš (« douleurs / Schmerzen ») oĂč l’effroi quasi panique, cet enchaĂźnement des sens a trouvĂ© Ă©pisodiquement un baume dans l’enveloppe rĂ©confortante du sublime cor, triomphe la puissance nocturne de « RĂȘves / TrĂ€ume », immersion dans la lyre poĂ©tique wagnĂ©rienne qui prĂ©lude lĂ  encore Ă  l’opĂ©ra Tristan und Isolde, en particulier le miracle de l’acte II, celui de la nuit, la profonde paix d’un amour enfin accompli et serein. Superbe instant suspendu hors rĂ©alitĂ©. Et trĂšs belle conclusion au cycle lyrique par ses respirations chambristes.

Puis s’affirme le mĂ©tal victorieux de la 3Ăš symphonie de Johannes Brahms, son premier mouvement qui tout en souple ductilitĂ© dĂ©veloppe l’esprit de conquĂȘte tendre, – Brahms est le compositeur de la confidence et de la pudeur. Hartmut Haenchen fait briller l’éclat vaporeux des bois et des vents, piliers des couleurs brahmsiennes. De fait, proche et connaisseur des indications prĂ©cises et justes du compositeur, le chef dĂ©ploie des sonoritĂ©s mozartiennes chez Brahms, avec un souci de la transparence, laquelle n’écarte pas la puissance voire l’ñpretĂ© des tutti comme chauffĂ©s Ă  blanc. Orchestre et chef redoublent de complicitĂ© intĂ©rieure dans le 2Ăš mouvement, lĂ  encore amorcĂ©, colorĂ© par les sublimes vents, oĂč se meuvent, souterrains, des Ă©nergies et des flux Ă  l’énoncĂ© subtile, fruit d’un Ă©quilibrage trĂšs fin des pupitres. L’écoute intĂ©rieure, la clartĂ© conduisent la baguette du chef, trĂšs convaincant dans l’explicitation de la texture orchestrale d’un Brahms secret en effet, Ă  la trĂšs riche vie intĂ©rieure. Le propos est dense sans Ă©paisseur. En guise d’épanchement, le 3Ăš mouvement est conduit fluide, clair, sobre, sans aucune affectation ; avec l’éloquence de la sincĂ©ritĂ© : lĂ  encore, Brahms s’y rĂ©vĂšle tel qu’en lui-mĂȘme, grave et tendre, pudique presque sibyllin, d’une ineffable douceur. Laquelle, force souveraine, triomphe dans la coda du dernier allegro.
STREAMING CRÉATIF A LILLE
 VoilĂ  un nouveau concert en streaming qui confirme l’imagination crĂ©ative, sa rĂ©silience tenace, du National de Lille. Ses Ă©quipes sont bien sur le pont pour conjurer les effets asphyxiants de l’état d’urgence sanitaire qui pĂšse sur l’activitĂ© du spectacle vivant. On ne comprend toujours pas pourquoi musĂ©es, salles de concerts ou d’opĂ©ras n’ont pas rĂ©ouvert, alors qu’ils ont dĂ©montrĂ© leur capacitĂ© Ă  maĂźtriser les gestes et protocoles sanitaires. Heureusement pour notre mental, l’Orchestre National de Lille s’efforce de poursuivre ses activitĂ©s musicales en faisant travailler ses artistes, en diffusant ses concerts sur la toile. Salvatrice proposition. Exemplaire tĂ©nacitĂ©.
Prochain concert Wagner attendu : « Enchantements », mer 31 mars / Jeudi 1er avril 2021 (Parsifal : PrĂ©lude acte I, Enchantement du Vendredi Saint / couplĂ©s avec les Quatre dernier lieder de Strauss – Kazushi Ono, direction). Mais le nombre requis d’instrumentistes pour honorer un tel programme sera-t-il adaptĂ© au contexte sanitaire de ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenewsmars 2021 ? Gageons que le National de Lille saura trouver une solution alternative. A suivre
 EN REPLAY : CONCERT WAGNER / BRAHMS Ă  revoir en replay sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

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Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

 

 

 

 

LIRE aussi notre présentation / annonce du concert WAGNER AMOUREUX / 3Ú de BRAHMS ici

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REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie. Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ONL-Orchestre-National-de-Lille-confinement-hitchcock-symphonique-critique-concert-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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STREAMING : Concert “WAGNER AMOUREUX” / Orchestre National de Lille

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert. Sam 6 fĂ©v 2021, 20h. WAGNER, Orchestre national de Lille. Suite de son offre digitale, « AUDITO 2.0 » : l’Orchestre National de Lille joue Wagner sous la baguette d’un wagnĂ©rien chevronnĂ©, Hartmut Haenchen. Au programme les Wesendonck-lieder de Wagner (soliste : Marina Prudenskaya). Le cycle de mĂ©lodies exprime l’amour ardent de Richard Wagner et de Mathilde Wesendonck dont le mari Otto finance alors le travail du compositeur. ComposĂ©s sur les poĂšmes de Mathilde, Ă  l’hiver 1857-1858, les Wesedonck-lieder synthĂ©tise alors cette ivresse extatique sentimentale qui bientĂŽt prendra figure dans Tristan und Isolde (1865). Enchantement, hallucination, langueur ineffable, l’écriture de Wagner exprime mieux que tout autre les vertiges du sentiment amoureux, vĂ©ritable transe poĂ©tique dont il sublime la formulation grĂące Ă  une orchestration et un talent mĂ©lodique, souvent irrĂ©sistibles. AprĂšs la dĂ©voilement de leur liaison adultĂ©rine, Richard et Mathilde doivent se sĂ©parer ; le compositeur fuit Ă  Venise pour y composer entre autres, les prĂ©mices de son opĂ©ra Tristan

REPENSER WAGNER... Marek Janowski Ă  l'Ă©preuve du RingHartmut Haenchen propose en seconde partie la Symphonie n°3 de Brahms (crĂ©Ă©e Ă  Vienne en 1883) dans une nouvelle version, plus proche des annotations du compositeur qui souhaite se rapprocher le plus possible de la lĂ©gĂšretĂ© nuancĂ©e de Mozart. VoilĂ  qui tranche avec la plupart des lectures sur instruments modernes, souvent compactes, denses, Ă©paisses. Si l’esprit conquĂ©rant du premier mouvement (Allegro con brio) donne son titre Ă  l’opus 90 en fa majeur : « HĂ©roĂŻque » (claire rĂ©fĂ©rence Ă  Beethoven), le cycle symphonique conçu par Johannes Brahms (photo ci dessous) est plus complexes, traversĂ©s comme Ă  son habitude de sentiments et d’épisodes contrastĂ©s, ambivalents, d’une opacitĂ© subtile et secrĂšte. En tĂ©moigne surtout le 3Ăš mouvement « Poco allegretto » qui n’est pas un scherzo, mais l’émergence d’uneBRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018 sĂ©quence trouble, entre langueur Ă  la fois sensuelle et douloureuse dont le motif est l’une des trouvailles les plus inspirĂ©es de Brahms. Le finale du dernier mouvement (Allegro) Ă©paissit encore l’ambiguitĂ© brahmsienne : conclusion toute en retenue et majestĂ©, mĂ©ditation psychologique et recul pudique. Du trĂšs grand Brahms. Ainsi le National de Lille offre une somptueuse soirĂ©e romantique et germanique, affichant 2 auteurs symphoniques particuliĂšrement inspirĂ©s par la lyre amoureuse. Streaming Ă©vĂ©nement.

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Wagner – BrahmsORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Hartmut Haenchen, direction
Samedi 6 février 2021, 20h
STREAMING, concert Ă  voir ici
https://www.youtube.com/watch?v=qcSUR1j7RSM&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

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Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

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REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie
Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire
en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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STREAMING, e-concert. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch

STREAMING. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, infiniment suggestive (la fin du mĂȘme premier mouvement). Le dĂ©but mystĂ©rieux, inquiĂ©tant de l’Adagio (orgue en dialogue mĂȘlĂ© avec les clarinettes), plante le dĂ©cor ; c’est un lamento conçu comme un vaste crescendo, oĂč l’orgue semble s’enivrer des riches vagues texturĂ©es de l’orchestre. Le compositeur ouvrageant le mouvement central tel un appel irrĂ©sistible, en un temps irrĂ©pressible et irrĂ©versible, en un dramatisme lĂ  encore exacerbĂ©, 
d’apocalypse ou de dĂ©luge.

 

 

escaich-concerto-orgue-1-orchestre-national-lille-alexandre-bloch-concert-critique-classiquenews-janvier-2021

 

 

L’esprit de la catastrophe emporte tout l’orchestre et le chant de l’orgue hallucinĂ©, qui se termine sur une phrase suspendue, interrogative, irrĂ©solue. Le solo de violoncelle cristallise cette mise sous tension gĂ©nĂ©rale (Ă  14’32) cĂ©dant la voie Ă  l’orgue de plus en plus crĂ©pusculaire et finalement apaisĂ©. Le dernier mouvement cite plusieurs Ă©pisodes en une course effrĂ©nĂ©e oĂč scintillent l’accent des bois, vents et cuivres (somptueuses et mystĂ©rieuses clarinettes). La vitalitĂ© du discours orchestral qui dialogue avec l’orgue en fusions et oppositions achĂšve la partition gĂ©nĂ©reuse et flamboyante mĂȘme, avec les mĂȘmes crĂ©pitements et Ă©clairs du dĂ©but. De quoi aussi souligner la grande unitĂ© du propos qui refonde Ă  sa façon, le propos cyclique d’un Franck. Ce qui frappe c’est la grande sensibilitĂ© quasi hollywoodienne d’Escaich pour la palette Ă©largie, dĂ©ployĂ©e de l’orchestre. Un bain spectaculaire de timbres et d’épisodes hautement contrastĂ©s qui respectent les Ă©quilibres de l’écriture symphonique.

Trentenaire, Chausson livre une splendide partition orchestrale lui aussi : sa Symphonie en si bĂ©mol majeur de 1891 (dĂ©but Ă  28’50), prolonge le souci symphonique de Saint-SaĂ«ns, Lalo, Franck Ă©videmment et aussi d’Indy qui dans le sillon ouvert par la crĂ©ation de la SNM – SociĂ©tĂ© nationale de musique (nĂ©e aprĂšs 1870), cultivent l’essor de l’écriture symphonique française contemporaine. L’ampleur de Chausson sonne comme une apothĂ©ose mĂȘme : dĂšs 1897, le Philharmonique de Berlin sous la direction d’Arthur Nikisch joue l’opus 20.
WagnĂ©rien de la premiĂšre heure (comme Saint-SaĂ«ns), Chausson intĂšgre le choc de Parsifal (Ă©coutĂ© Ă  sa crĂ©ation Ă  Bayreuth en 1883) : grandeur, majestĂ©, poison fatidique et fatalisme irrĂ©pressible aussi s’entendent ici. Mais avec la clartĂ©, la construction de Franck. Chausson sculpte la matiĂšre orchestrale avec une suavitĂ© intĂ©rieure qui lui est propre (bois caressants, caverneux, tendres). A l’instar de leur enregistrement discographique, chef et orchestre lillois savent amplifier la grandeur tragique de l’écriture (appel des trombones du premier mouvement) tout en se souciant des couleurs (la partition porte la dĂ©dicace au peintre Henry Lerolle, beau frĂšre d’Ernest), de la dĂ©licate texture qui cite de fait souvent le Wagner de Parsifal, mais comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© / colorĂ© d’une transparence typiquement française (qui sollicite spĂ©cifiquement clarinettes, flĂ»tes, hautbois en leurs Ă©clats pastoraux annonciateurs de la fraĂźcheur impressionniste). D’ailleurs, la Symphonie opus 20 est parsemĂ©e d’une franche allĂ©gresse, bien absente ensuite des Ɠuvres tardives, plus vĂ©nĂ©neuses (PoĂšme de l’amour et de la mer).

 

 

Symphonie en si bémol majeur de 1891

Accents wagnériens et franckistes de Chausson

 

 

Le mouvement central (TrĂšs lent), dirigĂ© mains nues par le chef dĂ©veloppe ce sentiment de langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e aux couleurs parsifaliennes ; Ă©noncĂ© en vagues longues, Ă©tirĂ©es comme le ferait Wagner. Chausson marquĂ© par Bayreuth cĂ©lĂšbre ici le gĂ©nie qui dut l’émouvoir au cƓur, balançant entre la caresse Ă©perdue de la clarinette, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e de la flĂ»te, le flot lĂ©tal des cordes
 que confortent plus mystĂ©rieux et souterrains, les violoncelles. Le pessimisme pictural de Chausson se dĂ©voile ici grĂące au souci de clartĂ© et Ă  la grande flexibilitĂ© recherchĂ©e, atteinte par Alexandre Bloch. Le maestro ajoute aussi des rĂ©sonances plus suggestives encore dans l’énoncĂ© du 2Ăš thĂšme, inscrit comme une lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, aux circonvolutions amoureuses et maudites. Le sommet de la partition se rĂ©vĂšle dans l’équilibre clair des pupitres oĂč bois, cuivres et cordes s’approprient la dimension spectaculaire de la douleur et du tragique wagnĂ©rien. De sorte que nous tenons ici l’opus nĂ©o wagnĂ©rien mais français, le plus accompli. Ainsi Chausson dans le sillon de Wagner, se montre-t-il aussi pertinent et original, puissant et poĂšte que CĂ©sar Franck. De fait, les annĂ©es 1880 et 1890 marquent France l’apothĂ©ose du wagnĂ©risme.
L’ultime mouvement (notĂ© AnimĂ©) affirme davantage le tempĂ©rament hĂ©roĂŻque et tragique de Chausson. Tout en rĂ©alisant le principe cyclique franckiste, Chausson Ă©blouit par sa dimension lĂ  encore hautement dramatique, d’une coupe habile qui Ă©carte la grandiloquence et les banalitĂ©s ; l’Orchestre National de Lille cisĂšle un son large, aux crĂ©pitements prĂ©cis et saillants, installant la noble Ă©lĂ©gie du choral final dont hautbois et Eblouissant symphonisme de Chausonclarinette solos dessinent le profil tendre ; Alexandre Bloch sait vivifier la texture gĂ©nĂ©reuse et subtile tout en creusant l’ampleur grave, la tension du propos symphonique, qui entre espoirs et dĂ©sillusions, est d’une Ă©tonnante maturitĂ© Ă©motionnelle (franckiste). Et le chef apporte aussi ce dosage ineffable de grandeur pastorale (Ă  la Dvorak), de tendresse enchantĂ©e, de mĂ©lancolie discrĂšte et pleinement apaisĂ©e qui s’achĂšve ainsi dans la douceur. Superbe lecture, puissante et dĂ©taillĂ©e, fine et colorĂ©e, que l’on retrouvera dans le disque prĂ©cĂ©demment paru (et critiquĂ© sur classiquenews, distinguĂ© par notre CLIC de CLASSIQUENEWS, mars 2019).

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd CHAUSSON : Symphonie en mi bĂ©mol majeur – opus 20, 1891 par l’ON LILLE / Alexandre Bloch / CLIC de CLASSIQUENEWS (mars 2019) :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

 

 

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Programme de salle ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-Chausson-Janv2021.pdf

 

 

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR le concert Escaich / Chausson par l’Orcehstre National de Lille / Alexandre Bloch sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH : https://www.youtube.com/watch?v=FVkMKw1WSjY&feature=emb_logo

STREAMING Ă©vĂ©nement : CHAUSSON, ESCAICH par l’Orchestre National de LILLE

ESCAICH_thierry_448_escaich-6736-c-guy-vivienE CONCERT : LILLE, sam 16 janvier 2021, 20h. CHAUSSON, ESCAICH. Musique française romantique et contemporaine. Confinement du secteur oblige, L’ONLille poursuit son cycle de concerts digitaux (Audito 2.0). Le concert programmĂ© le 14 janvier 2021 est proposĂ© en STREAMING ce sam 16 janvier 2021 Ă  20h sur le site YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille. La Symphonie de Chausson est un monument orchestral du romantisme français encore mĂ©connu et mĂȘme sousestimĂ©. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, l’Orchestre National de Lille la joue lors de ce premier concert 2021 rpĂ©sentĂ© ainsi en streaming samedi prochain.

 

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E CONCERT, STREAMING : Samedi 16 janvier 20hboutonreservation
Symphonie de Chausson / Concerto pour orgue de Thierry Escaich
Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction)

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Eblouissant symphonisme de ChausonPremier rendez-vous digital de l’annĂ©e 2021, Alexandre Bloch dirige le compositeur français Ernest Chausson, gĂ©nie de la texture purement romantique et française, sa Symphonie en si bĂ©mol majeur est en 1891, le premier coup d’éclat d’un compositeur singulier. Voici la critique de notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă  propos du cd Symphonie de Chausson par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : « MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy. VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de chaussonWagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale. » – LIRE la critique complĂšte : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

Le concert marque aussi les retrouvailles avec l’organiste et compositeur Thierry Escaich (nĂ© en 1965) – fidĂšle compagnon de l’orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch ; avec son premier Concerto pour orgue, Thierry Escaich, titulaire depuis 1997 des orgues Ă  Saint-Etienne du Mont Ă  Paris (comme DuruflĂ©), confirme qu’il est l’un de nos grands compositeurs et organiste. Il enseigne l’écriture et l’improvisation au Conservatoire de Paris (CNSMD) depuis 1992. En 1995, Escaich a trente ans. AprĂšs de brillantes Ă©tudes au Conservatoire de Paris, il se fait trĂšs tĂŽt remarquer par sa musique au lyrisme incandescent. Depuis l’enfance, l’orgue est l’instrument de prĂ©dilection du musicien dont il renouvelle en profondeur la palette expressive, l’imaginaire poĂ©tique. FiĂ©vreux, brĂ»lant et d’une clartĂ© exceptionnelle, le Concerto pour orgue n°1 est l’un des chefs-d’oeuvre de son auteur et est l’une de ses piĂšces les plus jouĂ©es.

INFOS & RESERVATIONS :

www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson

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A retrouver en février sur France Musique et BFM Grand Lille / Grand Littoral.
Retrouvez aussi en streaming gratuit les 8 premiers concerts de l’Orchestre dans l’Audito 2.0 – disponible depuis fin octobre 2020 : https://bit.ly/2INlAIg

CHEFS. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ?

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleENTRETIEN VIDÉO. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ? En dĂ©cembre 2020, Jean-Claude Casadesus a fĂȘtĂ© ses 85 printemps. Le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille peut ĂȘtre fier d’avoir crĂ©er ex nihilo une tradition musicale de premier plan Ă  Lille et dans la RĂ©gion Hauts de France. A l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, les lillois ont pris l’habitude des grands bains symphoniques et des festivals et concerts aussi riches que diversifiĂ©s. Retour sur un parcours portĂ© par la passion de la musique et du partage. A l’occasion de son anniversaire, Jean-Claude Casadesus s’est prĂȘtĂ© au jeu de l’entretien vidĂ©o, avec l’élĂ©gance, l’humour et la grande culture littĂ©raire que nous lui connaissons. Entretien vidĂ©o pour classiquenews.com.

 

 

Jean-CLaude CASADESUS, maestro flamboyant. Pour ses 85 ans, CLASSIQUENEWS a rencontrĂ© le fondateur de l’Orchestre National de Lille, phalange exemplaire dont il a accompagnĂ© et guidĂ© l’essor depuis sa crĂ©ation en 1976. Entretien vidĂ©o rĂ©alisĂ© en dĂ©cembre 2020 Ă  l’occasion de son anniversaire.

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AGENDA

Si le contexte sanitaire le permet toujours, Jean-Claude Casadesus dirige les instrumentistes de l’Orchestre du Conservatoire de Paris, lundi 18 janvier 2021, Philharmonie de Paris Ă  19h (Grande Salle Pierre Boulez) – au programme : Debussy (PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs-midi d’un faune), Robert Schumann (Concerto pour piano / David Kadouch, piano), Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte), Beethoven : Symphonie n°1.
INFOS & RÉSERVATIONS :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610992800

 

 

 

 

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Discographie Jean-Claude Casadesus
Parmi un vaste choix de rĂ©alisations discographiques rĂ©alisĂ©es par Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de « son » orchestre National de Lille (qu’il a fondĂ© en 1976), citons deux albums fĂ©tiches. L’un rĂ©cent (Le chant de la terre, live 2008, enfin Ă©ditĂ© en dĂ©c 2020 / Une vie de hĂ©ros de Strauss : bain orchestral Ă  la fois subtil et Ă©tourdissant qui force l’admiration par sa conception d’ensemble).

 

 

strauss heldenleben vie de heros orchestre national de lille cd naxos casadesus_jean-claude-casadesusR. STRAUSS : Une vie de hĂ©ros (Naxos, 2011). EnregistrĂ© sur le vif en janvier 2011 Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille, le concert fixe Ă  la fois le souffle et la couleur Ă©laborĂ©s par maestro Casadesus. On est saisi dĂšs le dĂ©but par la noblesse franche et ronde des cuivres, l’extension spatiale du son qui en dĂ©coule ; et tout au long des 9 sĂ©quences de cette Ă©popĂ©e tendre et spectaculaire, la balance et la richesse des couleurs et des timbres se montrent captivantes, Ă©lĂ©ments d’une vision architecturĂ©e d’une rare clartĂ©. C’est Ă©pique et suggestif, d’une unitĂ© organique Ă©vidente, frappant par la franchise du geste comme la subtilitĂ© des accents. Le couplage choisi, avec le rare Chant funĂšbre opus 9 de Magnard conclut le cycle dans des rĂ©sonances tout aussi allusives, Ă©voquant la suspension Ă©motionnelle d’une aube progressive dont lĂ  encore l’architecture et la progression sonore captivent. Eloquente rĂ©ussite et vrai bain orchestral.

 

 

mahler casadesus chant la terre lied von des erde urmana cd classiquenewsG. MAHLER : Le chant de la terre (Évidence, 2008). L’opiniĂątretĂ© du chef a portĂ© ses fruits et s’est rĂ©vĂ©lĂ©e pertinente : il fallait fixer la mĂ©moire de ce live convaincant Ă  l’affiche du Festival de Saint-Denis 2008. 13 ans ont passĂ© et ce qui frappe immĂ©diatement c’est la puissance des nuances ; une vision pleine, riche, totalement assumĂ©e qui dans la direction, assure cette sĂ»retĂ© et cette intensitĂ© sans boursouflures ni pathos, hĂ©las souvent prĂ©sentes ailleurs. Le timbre claironnant du tĂ©nor Clifton Forbis, la voix caressante, maternelle de Violeta Urmana cisĂšlent et habitent le texte, 
 pĂ©pite finale, cadre d’une mĂ©tamorphose bouleversante Ă  l’orchestre, « Der Abschied » est une dissolution du souffle, une Ă©vaporation sonore jusqu’à l’ultime murmure oĂč le chef dirige avec son Ăąme, rĂ©vĂ©lant des trĂ©sors de couleurs intĂ©rieures, marquĂ©es Ă  la fois par la dĂ©pression, la douleur, puis dans la lumiĂšre, le renoncement et la rĂ©demption. Chez Mahler, il faut toujours tomber trĂšs bas pour remonter au plus haut. InterprĂšte fin et subtil de Mahler, JC Casadesus, en humaniste inspirĂ© et sincĂšre, nous dĂ©livre ici une leçon de musique magistrale par son humanitĂ©, sa force fraternelle, son espoir coĂ»te que coĂ»te.

 

 

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COUP DE COEUR CLASSIQUENEWS

mahler casasesus jean claude orchestre national lille cd review cd critique classiquenews cd EVCD027-Cover-ONL-1024x1024CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics). D’une caresse maternelle, l’Urlicht trop fugace s’accomplit grĂące au timbre chaud et enveloppant de la mezzo Hermine Haselböck. L’accord en tendresse et dĂ©sir de conciliation se rĂ©alise aussi dans la tenue des instruments d’une douceur engageante. Vrai dĂ©fi conclusif pour l’orchestre, le dernier mouvement, le plus long (Finale / Im tempo des scherzos / Wild herausfahrend), plus de 35 mn ici, rĂ©alise ce volet de rĂ©solution et d’apaisement qui rassure et rassĂ©rĂšne idĂ©alement : Jean-Claude Casadesus maĂźtrise cet exercice de haute voltige oĂč la sublime fanfare, d’un souffle cosmique et cĂ©leste, rĂ©pond Ă  l’activitĂ© des cordes et Ă  l’harmonie des bois. Comme le dit le maestro lui-mĂȘme, il s’agit bien d’une page parmi les plus belles Ă©crites amoureusement par CLIC_macaron_2014Malher : appel souverain, olympien du cor, rĂ©ponse de la trompette, caresse enivrante lĂ  encore des cordes en Ă©tat de
 lĂ©vitation. L’orchestre ouvre des paysages aux proportions inĂ©dites, aux couleurs visionnaires, absolues, abstraites. La direction rĂ©capitule et rĂ©sout les tensions avec une hauteur de vue magistrale. LIRE notre critique complĂšte du cd Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics) / CLIC de CLASSIQUENEWS oct 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Orchestre National de Lille joue la symphonie de Chausson

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ONL, le 14 janv 2021. Chausson : Symphonie. Alexandre Bloch nous offre un somptueux concert de musique française en faisant dialoguer deux Ɠuvres importantes, la Symphonie du Romantique Ernest Chausson, et le Concert pour orgue de Thierry Escaich… (avec en soliste le compositeur lui-mĂȘme) Alliage rĂ©ussi entre romantisme et musique contemporaine. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, L’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (directeur musical) jouent la Symphonie de Chausson, sommet orchestral du compositeur romantique français, avec son diptyque Ă©blouissant « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19.
Notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă©crivait alors (au moment de la sortie du disque, en mars 2019) : « On y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration » 

 

 

Chausson : un symphonisme wagnérien


Eblouissant symphonisme de Chauson« MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy.
VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de Wagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale.
Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille ouvrent de larges perspectives dont l’ampleur nous terrifie comme elle nous captive : faisant surgir les guirlandes mĂ©lodiques sur un nuage brumeux de plus en plus menaçant et lĂ©tal (aprĂšs le motif du « temps des lilas » au cor anglais, rĂ©miniscence de Tristan). Le III applique Ă  la lettre le principe cyclique de son maĂźtre Franck, rĂ©capitulation des motifs prĂ©cĂ©dents mais harmonisĂ©s diffĂ©remment, et dans un climat d’agitation voire de panique au dĂ©but primitif. Alexandre Bloch exprime l’énergie brute, comme Ă  vif, comme incandescente, son ivresse primitive, sa noirceur large et enveloppante (wagnĂ©rienne), tout en se souciant de l’intelligibilitĂ© de la texture (bois, cordes, cuivres sont d’une couleur toute française). » 

chaussonLa puissante Ă©criture de Chausson (1891), son absence de tout formalisme ni rĂ©vĂ©rences, affirme un tempĂ©rament original, qui inscrit la partition de l’auteur comme un jalon dans la riche et mĂ©sestimĂ©e histoire de la symphonie romantique française, portĂ©e par de compositeurs innovants, tous marquants pour leur audace formelle : Cherubini (1815), Berlioz (Symphonie Fantastique, 1830), Bizet (1855), Lalo (Symphonie espagnole, 1875), Saint-SaĂ«ns (5 symphonies dont la n°2 avec orgue, 1886), D’Indy (Symphonie CĂ©venole, 1887), enfin Franck (Symphonie en rĂ©, 1889) ou Gounod (Symphonie n°2, 1890).

 

 

 

 

 

boutonreservationLILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 14 janvier 2021, 20h
1h sans entracte

ESCAICH
Concerto pour orgue et orchestre n°1
CHAUSSON
Symphonie
Alexandre Bloch, direction
Thierry Escaich, orgue
Orchestre National de Lille

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RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson/

 

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Approfondir
LIRE notre critique complĂšte du cd CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018) / CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019 :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/
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CASSE-NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

casse-noisette-tchaikovski-orchestre-national-de-lille-concert-critique-annonce-classiquenewsORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Casse-noisette : 22 dĂ©c 20h (streaming / AUDITO 2.0). Pour les fĂȘtes de NoĂ«l, l’ON LILLE Orchestre National de Lille joue le ballet de Tchaikovski : Casse-Noisette, chef d’oeuvre lĂ©gendaire offrant plusieurs airs irrĂ©sistibles. Le concert retransmis depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, est prĂ©sentĂ© dans une version inĂ©dite avec la complicitĂ© de l’artiste sur sable ukrainienne Kseniya Simonova et dirigĂ© pour la premiĂšre fois Ă  l’ONL par le chef hongrois GĂĄbor KĂĄli.

A la source, le livret du ballet reprend l’adaptation du conte fantastique d’E.T.A Hoffmann, rĂ©alisĂ©e par Dumas pĂšre. Le soir de NoĂ«l. Les parents Stehlbaum dĂ©corent le sapin; la petite Clara assiste enchantĂ©e au spectacle. Soudain, son parrain Drosselmayer apporte les cadeaux, notamment un casse-noisette en bois qui a la forme d’un soldat. HĂ©las, le frĂšre de Clara l’abĂźme. A minuit, alors que tout le monde est couchĂ©, Clara se lĂšve pour veiller le casse-noisette.
audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsMais des souris apparaissent. Une terrible bataille s’ensuit; en bon militaire, le casse-noisette prend la tĂȘte d’une armĂ©e de soldats de plombs. C’est la victoire et le casse-noisette se transforme en prince charmant. Clara est alors emmenĂ©e au pays fĂ©Ă©rique de Confiturembourg, le pays des sucreries
 En son honneur, la FĂ©e DragĂ©e prĂ©side Ă  de fastueuses cĂ©rĂ©monies: chocolat, cafĂ©, thĂ©, flocons de neige, fleurs dansent dans un grand tourbillon fĂ©Ă©rique. A la fin, Clara se rĂ©veille prĂšs du sapin de NoĂ«l. Elle a vĂ©cu son rĂȘve, comme les spectateurs qui ont suivi la jeune fille dans ses fantasmes oniriques les plus merveilleux.

 

 

VOIR CASSE-NOISETTE

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Le spectacle retransmis sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE fait partie de la nouvelle offre de l’ON LILLE, 100% digital : AUDITO 2.0

VOIR CASSE NOISETTE par l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://bit.ly/2INlAIg

 

 

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 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-concerts-critique-AUDITO-2.0-nouvelles-concerts-alexandre-bloch-classiquenews-confinement-concerts

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation : https://bit.ly/3ortO8b

 

 

 

ksenyia-simonova-dessin-sable-casse-noisette-classiquenews-critique-concert-orchestre-national-de-lille-KSYNIA-SIMONOVA-critique-concertLa plasticienne virtuose Ksenyia Simonova en pleine action (DR)

 

 

 

 

 

CE QUE NOUS EN PENSONS … 

 

CASSE NOISETTE rĂ©visitĂ© par le National de Lille en digital
 Fabuleuse immersion dans l’univers enchantĂ© de Clara et son casse-noisette envoĂ»tĂ©, miraculeux (et aussi victorieux contre les armĂ©es du roi des rats)
 grĂące aux tableaux magiques rĂ©alisĂ©s devant la camĂ©ra et en temps rĂ©el par la dessinatrice sur sable Kseniya Simonova. Sous les yeux des spectateurs, bercĂ©e, inspirĂ©e par le chant orchestral, la crĂ©atrice enchaĂźne avec un talent graphique exceptionnel, toutes les sĂ©quences du conte aussi tendre qu’inquiĂ©tant, dans un geste virtuose qui relĂšve du vitrail et du sfumato.

simonova-orchestre-national-de-lille-critique-casse-noisette-noel-2020-dec-2020-classiquenews-clara-et-casse-noisetteLes instrumentistes de l’Orchestre National de Lille sous la baguette intuitive et intĂ©rieure de Gabor Kali regorgent de vitalitĂ© complice, accents et nuances, exaltant toutes les couleurs de chaque pupitre : soulignant pour leur part, la sĂ©duction des dessins mouvants. En particulier les cordes, souples et raffinĂ©es ; comme les bois (somptueuses clarinettes, axes souterrains de la pensĂ©e fĂ©erique de Piotr Illiytch). L’imagination sensuelle et caressante, viscĂ©ralement dramatique de Tchaikovski gagne en aspĂ©ritĂ©s passionnĂ©es, Ă©perdues. Visuellement, les crĂ©ations Ă©phĂ©mĂšres de la plasticienne soulignent la capacitĂ© des instrumentistes Ă  Ă©voquer, suggĂ©rer, enivrer
 Le caractĂšre onirique et fantastique de Casse-Noisette s’en trouve renforcĂ© ; d’autant que le dispositif sied particuliĂšrement bien Ă  une exploitation visuelle, donc digitale. On ne se lasse pas de ce spectacle emblĂ©matique dĂ©sormais de l’offre numĂ©rique du National de Lille : l’AUDITO 2.0, inaugurĂ© en novembre 2020, confinement oblige. 1h11 de pur enchantement. Incontournable.

 

 

 

CASSE NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

Un spectacle Ă  retrouver :

- Dans l’émission spĂ©ciale de soutien aux scĂšnes vivantes « Le Spectacle continue » de France 3 Hauts-de-France lundi 21 dĂ©cembre Ă  22h50 ;
- Sur la plafeforme culturelle de France Télévisions (Culturebox) dÚs le 22 décembre 2020 ;
- Le 25 décembre 2020 à 21h sur les ondes de France Bleu Nord.

 

Orch National de Lille : E-CONCERT P. Kopatchinskaja / Alexandre Bloch

patricia-Kopatchniskaja-violon-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-concert-samedi-5-dec-2020-critique-annonce-classiquenewsE CONCERT depuis LILLE : l’ON LILLE, Alex Bloch, ce soir, 20h. Sam 5 dĂ©cembre 2020, depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille. Grand concert symphonique malgrĂ© le confinement des musiciens du National de Lille. Sous la baguette du directeur musical, Alexandre Bloch, la phalange lilloise accompagne la violoniste Patricia Kopatchinskaja, tempĂ©rament Ă©ruptif, facĂ©tieux, parfois hallucinĂ©, toujours hautement impliquĂ©. Au programme, le Concerto pour violon de Tchaikovsky (1878), Ă©crit au moment de l’échec de son mariage avec Antonina Milioukova, noces qui ont tournĂ© court (et suscitĂ© dans l’esprit du compositeur, une pĂ©riode dĂ©pressive intense). Le concert prĂ©sentĂ© et jouĂ© ce soir, jalonne la nouvelle offre 100% digitale de L’ON LILLE / Orchestre National de Lille (baptisĂ©e l’AUDITO 2.0). L’Orchestre Lillois a prouvĂ© depuis le printemps dernier une Ă©tonnante crĂ©ativitĂ© face Ă  la crise sanitaire. Son dernier festival de piano (conçu par le chef fondateur Jean-Claude Casadesus), LILLE PIANO(S) Festival (juin 2020) a pu se maintenir en diffusant tous ses concerts sur internet : une offre musicale inĂ©galĂ©e depuis, toujours visionnable sur le site Youtube de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
Le Concerto pour violon de Piotr Illiytch Tchaikovski, Alexandre Bloch et les musiciens de l’ON LILLE joueront aussi la Sinfonietta de Francis Poulenc, clin d’Ɠil au cycle de musique française Ă  l’honneur en janvier 2021
 ComposĂ©e en 1947, la Sinfonietta cultive bonne humeur et gaietĂ© communicative. Comme le Concerto de TchaĂŻkovski, la partition de Poulenc fut mal accueillie Ă  sa crĂ©ation. Écrite pour un programme de la BBC, elle est pourtant l’une des piĂšces les plus charmantes du compositeur français.

 

 ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

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E-CONCERT deORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch, direction
Samedi 5 décembre 2020, 20h
En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
sur la chaüne YouTube de l’ON LILLE :
https://bit.ly/3ortO8b
Plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009.

 

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François Leleux, hautbois, grand invité virtuose du National de Lille

leleu-francois-hautbois-chef-maestro-orchestre-national-de-lille-audito-annonce-critique-concert-classiquenewsLILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. InvitĂ© spĂ©cifique de ce programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’hautboĂŻste François Leleux, nĂ© Ă  Croix, propose 3 piĂšces majeures et de caractĂšre pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilitĂ© virtuose et musicienne de deux jeunes gĂ©nies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la SĂ©rĂ©nade. Plus dense et presque grave, la Symphonie de chambre de Chostakovitch opus 110a est ici jouĂ©e dans sa transcription pour cordes (rĂ©alisĂ©e par Rudolf Barshai) : le tissu sonore reste emblĂ©matique du compositeur russe ; l’ironie sarcastique n’est jamais Ă©loignĂ©e d’une dĂ©chirante priĂšre sur la condition humaine. LĂ©gĂšretĂ©, brillance, profondeur
 et mĂȘme tendresse Ă©perdue ; le programme promet d’ĂȘtre complet et riche en expĂ©rience sonore autant pour les instrumentistes que pour le public. Nouveau jalon plein d’esprit et de contrastes, marquant la nouvelle offre 100% numĂ©rique de l’Orchestre National de Lille, AUDITO 2.0.

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AUDITO 2.0ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A vivre en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille
SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020, 20h
VOIR LE CONCERT :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
François Leleux, direction et hautbois

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LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de AUDITO 2.0, l’offre nouvelle de l’Orchestre National de Lille : cycle de concerts numĂ©riques :
https://www.classiquenews.com/laudito-2-0-la-nouvelle-salle-de-concert-numerique-du-national-de-lille/

ON LILLE : Concert à la française (Karen Kamensek, direction)

ON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT Ă  la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe amĂ©ricaine Karen Kamensek (derniĂšre venue Ă  Lille en 2017) dans un programme de musique française des annĂ©es folles. Outre sa thĂ©matique du HĂ©ros, la prĂ©sence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux cĂŽtĂ©s de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitĂ©e, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)
 VOIR notre reportage vidĂ©o la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille : l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie.
En 1923, Darius Milhaud s’inspire de ses nuits passĂ©es dans les clubs de Harlem pour crĂ©er l’étonnante CrĂ©ation du monde. Un grand vent de jazz souffle sur l’orchestre symphonique. La GymnopĂ©die n°1 et la Gnossienne n°3 d’Erik Satie comptent parmi les Ɠuvres les plus cĂ©lĂšbres du rĂ©pertoire français. Puis raretĂ© absolue : le Divertissement pour une fĂȘte de nuit de Reynaldo Hahn, dans lequel l’ami intime de Marcel Proust rend hommage Ă  la valse viennoise. Le programme s’achĂšve en apothĂ©ose avec Le BƓuf sur le toit de Darius Milhaud : cocktail Ă©nergĂ©tique et dansant associant samba, mĂ©lodies populaires et rumbas brĂ©siliennes. Le Paris des annĂ©es 1920 est plus que jamais multiculturel et mĂ©tissĂ©.

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LILLE, concert enregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcleORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Samedi 21 novembre 2020, 20h
En direct sur la chaĂźne YOUTUBE
de l’Orchestre National de Lille
dans le cadre de sa nouvelle offre digitale : l’AUDITO 2.0
https://bit.ly/2INlAIg

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Programme :

MILHAUD
La Création du Monde
SATIE
Gnosienne n°3 (arrangements de David Walter)
Gymnopédie n°1 (arrangements de David Walter)
HAHN
Divertissement pour une fĂȘte de nuit – extraits I, II & IV
MILHAUD
Le BƓuf sur le toit

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Karen Kamensek, direction

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Lire la page du concert sur le site de l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/a-la-francaise/

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Autour de ce programme, l’Orchestre National de Lille dĂ©veloppe plusieurs actions pĂ©dagogiques pour les Ă©lĂšves du CE1 Ă  la Terminale, Ă  travers un dossier spĂ©cifique (padlet proposant du contenu multimedia autour des compositeurs jouĂ©s Milhaud, Hahn et Satie)
www.onlille.com/saison_20-21/pratique/ressources-pedagogiques/
https://padlet.com/onlille/u5umysek09ujkw0r

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AUDITO 2.0 : concert Beethoven en direct en ligne par l’ON LILLE Orchestre National de Lille

ORCHETSRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenewsLILLE : sam 14 nov 2020, 20h, en direct sur YOUTUBE. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts digitaux, retransmis sur sa chaĂźne youtube (youtube/ONLILLE). Samedi, 2Ăš session, en direct depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille : dans le cadre de sa thĂ©matique du HÉROS, le National de Lille cĂ©lĂšbre la force et l’engagement d’un hĂ©ros romantique par excellence, combattant devant l’adversitĂ©, courageux, inspirĂ©, dĂ©fiant la fatalitĂ© qui le rongeait de l’intĂ©rieur Ă  cause d’une surditĂ© croissante, un comble pour un compositeur.

 

 

VOIR le concert en direct : https://www.youtube.com/user/ONLille

emotions-beethoven-concert-critique-classiquenews

 

 

Beethoven 2020Pour cĂ©lĂ©brer le 250Ăš anniversaire de Beethoven en 2020, voici un programme vivifiant affirmant le gĂ©nie rĂ©formateur de l’écriture beethovĂ©nienne : ouverture de Leonore III (troisiĂšme et derniĂšre mouture pour son opĂ©ra Fidelio, l’opĂ©ra manifeste, hymne pour la libertĂ© et la fraternitĂ© contre toutes les tyrannies du monde connu) ; puis la sublime symphonie n°4, tout entiĂšre portĂ©e par un irrĂ©pressible dĂ©sir, une envahissante ambition
 l’envie martialle et tendre Ă  la fois d’en finir pour l’avĂšnement d’une Ăšre nouvelle. Plus subtile et introspective que la 3 « HĂ©roique », la 4Ăš regorge d’un feu intĂ©rieure d’une sensibilitĂ© intacte : l’Adagio s’il ne fallait citer qu’un Ă©pisode parmi les 4 mouvements, dĂ©borde de voluptĂ© et de rĂȘverie tendre ainsi que le souligne avec pertinence Berlioz, admirateur zĂ©lĂ©. IntitulĂ© « émotions beethovĂ©niennes », le concert a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© dans le cadre de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE.

Écrite Ă  l’étĂ© 1806, la Symphonie n°4 prĂ©sente un visage lĂ©ger et souriant de Beethoven. Alors amoureux de la Comtesse van Brunswick, le compositeur conçoit en miroir, une Ɠuvre joyeuse, rapide, ardente. Premier chef invitĂ© de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Jan Willem de Vriend, dirige l’étonnante partition que Schumann comparait Ă  « une svelte jeune fille ».

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Programme BEETHOVEN 2020
Pour le 250Ăš anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven

 

 

BEETHOVEN
Leonore III, ouverture

BEETHOVEN
Symphonie n°4

 

 

Orchestre National de Lille
Jan Willem de Vriend, direction

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Informations programme « émotions beethovĂ©niennes » sur le site de l’ONL Orchestre National de Lille :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/emotions-beethoveniennes/

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Opéras, concerts, spectacles en ligne pendant le CONFINEMENT

Hippolyte-et-aricie-rameau-Trio-parques-Pygmalion-pichon-critique-opera-classiquenewsCONFINEMENT : 2Ăšme vague. L’opĂ©ra, les concerts, les spectacles chez soi… Depuis le 29 octobre 2020, le spectacle vivant est Ă  l’arrĂȘt, obligĂ© Ă  un silence assourdissant, dĂ©possĂ©dĂ© du lien physique avec les publics. La distanciation sociale et les mesures sanitaires jusque lĂ  obligatoires ne suffisent plus. Pour autant les salles de concerts (opĂ©ras, orchestres, festivals) et les artistes n’ont pas dit leur dernier mot ; puisant dans l’expĂ©rience du premier confinement de nouvelles ressources crĂ©atives. En tĂ©moignent ici les initiatives opportunes qui nous permettent de patienter pour des jours meilleurs. Aucune doute le milieu du classique regorge d’inventivitĂ©, en s’appuyant surtout sur la toile et la diffusion digitale. Voici les retransmissions uniques ou durables, replays, directs Ă  ne pas manquer en novembre, dĂ©cembre 2020 puis janvier 2021.

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DIRECTS & DIFFÉRÉS…

radio, internet…
 

 

 

 

 

26, 28, 30 DECEMBRE 2020 – 2 JANVIER 2021

jordan - Philippe-Jordan-008FRANCE MUSIQUE, WAGNER : Le Ring Jordan 2020, 26, 28, 30 dĂ©cembre 2020 puis 2 janvier 2021. LE RING 2020 de l’OpĂ©ra National de Paris sur France Musique. La TĂ©tralogie sera  diffusĂ©e sur France Musique les 26, 28, 30 dĂ©cembre 2020 puis 2 janvier 2021. Exemple Ă©loquent de diffusion large et gratuite vers le plus large public : une proposition opportune en pĂ©riode de confinement.

 
 
Le Crépuscule des dieux à l'Opéra Bastille, jusqu'au 16 juin 2013

 

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Programme et présentation des 4 Journées
du RING de WAGNER par Philippe Jordan :

 

Samedi 26 dĂ©cembre 2020, 20h : L’Or du Rhin
Prologue : L’Or du Rhin (Das Rheingold)
 
Affiche_(portrait)_Le_Ring_2020(2)L’action naĂźt dans les profondeurs du Rhin : aprĂšs avoir renoncĂ© Ă  l’amour devant les trois filles du Rhin, gardiennes du trĂ©sor, le nain Nibelung Alberich dĂ©robe l’or, avec lequel son frĂšre Mime forge un anneau qui confĂšre Ă  son possesseur le pouvoir absolu sur les ĂȘtres et le monde. De son cĂŽtĂ©, calculateur et manipulateur, Wotan, maĂźtre des dieux, est contraint de conquĂ©rir l’anneau Ă  Nibelheim. Son fidĂšle « double », Log (dieu du feu, esprit de l’intelligence) lui souffle qu’il aura besoin de cet anneau pour duper les gĂ©ants Fafner et Fasolt, les bĂątisseurs de la future rĂ©sidence jupitĂ©rienne de Wotan sur le mont Walhala. Pour ĂȘtre sĂ»rs d’ĂȘtre payĂ©s en retour, les GĂ©ants ont pris en otage Freia, dĂ©esse de la jeunesse Ă©ternelle. Chez les Nibelungen, Wotan dĂ©robe Ă  Alberich, l’anneau et le voile magique, gage d’invisibilitĂ©. Alberich maudit alors l’anneau conquis par Wotan. L’or continue son Ɠuvre malĂ©fique : Fafner tue son frĂšre et cache le butin dans la forĂȘt. Plus tard, dans Siegfried, Fafner devenu dragon dĂ©fendra jusqu’à la mort son prĂ©cieux trĂ©sor
 Wotan victorieux mĂšne les dieux au Walhala ; ils s’enivrent grĂące Ă  leur jeunesse retrouvĂ©e. Pourtant, Wotan a signĂ© sa prochaine dĂ©chĂ©ance car il a trahi l’esprit des lois et la loyautĂ© qu’il avait lui-mĂȘme Ă©dicté 
Les moments de la partition Ă  ne pas manquer : le dĂ©but qui est l’ouverture de tout le cycle : de l’immatĂ©riel Ă  l’origine du monde au matĂ©riel incarnĂ© par le monde des dieux et leur duplicitĂ© vĂ©nale
 l’orchestre exprime ce mouvement qui organise peu Ă  peu la matiĂšre musicale et la fait jaillir hors des brumes initiales.
La fin du Prologue oĂč Wagner exprime l’élĂ©vation des dieux conquĂ©rants jusqu’au sommet de Walhala oĂč les gĂ©ants ont bĂąti le chĂąteau magnifique


 

 

Lundi 28 décembre 2020, 20h : La Walkyrie.
PremiĂšre journĂ©e : La Walkyrie (Die WalkĂŒre)

MUNICH : Ring wagnĂ©rien au Bayerische StaatsoperPar une nuit de tempĂȘte, le fugitif Siegmund, le fils de Wotan et d’une mortelle, trouve refuge chez le guerrier Hunding et son Ă©pouse Sieglinde. En rĂ©alitĂ©, tous deux sont frĂšres et soeurs (les Welsungen) et sont immĂ©diatement attirĂ©s l’un vers l’autre d’un amour irrĂ©sistible. Fricka, Ă©pouse de Wotan et protectrice du foyer conjugal, ne peut laisser s’accomplir une telle union, adultĂ©rine et de surcroĂźt incestueuse. Elle rappelle Ă  Wotan son obligation de protĂ©ger l’ordre moral : il obĂ©it et dĂ©pĂȘche sa plus fidĂšle fille, la Walkyrie BrĂ»nnhilde auprĂšs de Hunding pour le venger et tuer Siegmund.
Mais sujet central de l’opĂ©ra, BrĂŒnnhilde compatit au sort de Siegmund qui est son frĂšre : la Walkyrie est touchĂ©e par la sincĂ©ritĂ© de leur amour. Wotan paraĂźt et tue lui-mĂȘme Siegmund. Wotan poursuit la Walkyrie rebelle, la dĂ©choit de sa nature hĂ©roique : simple mortelle, la fille de Wotan devra reposer entourĂ©e d’un mur de flammes : seul un preux capable de vaincre la muraille enflammĂ©e pourra la conquĂ©rir et accomplir sa nature mortelle. Entre temps, la Walkyrie avait permis Ă  Sieglinde de fuir son Ă©poux, et lui trouver un refuge oĂč elle pourrait donner naissance au fils Ă  venir de Siegmund : Siegfried.
SĂ©quences mĂ©morables : le dĂ©but de l’opĂ©ra qui dĂ©bute par un orage orchestral et une course en panique, celle du fugitif Siegmund – le duo entre Siegmund / Sieglinde : la page amoureuse la plus bouleversante de tout le cycle du Ring – les adieux dĂ©chirants de Wotan au chevet de sa fille cernĂ©e de flammes (lĂ  encore, l’une des pages les plus dĂ©chirantes du cycle car tout l’amour d’un pĂšre obligĂ© de punir sa propre fille est ici exprimĂ©).

 

 

Mercredi 30 décembre 2020, 20h : Siegfried.
DeuxiÚme journée : Siegfried

wotan walkyrieElevĂ© dans la forĂȘt par le Nibelung Mime, silhouette frĂȘle et craintive, calculatrice et menteuse, a Ă©duquĂ© seul Siegfried, fils des jumeaux Siegmund et Sieglinde. L’enfant ne connaĂźt pas la peur et n’a jamais connu ses parents. Mime entend utiliser Siegfried pour tuer le dragon Fafner afin de dĂ©rober l’or et l’anneau. Dans ce but, Siegfried forge Ă  grands coups mĂ©talliques Nothung, l’épĂ©e de son pĂšre Siegmund, antĂ©rieurement tuĂ© par Wotan. Siegfried tue le dragon et goĂ»tant le sang du reptile, comprend le chant de l’oiseau de la forĂȘt qui le prĂ©vient de la machination de Mime : le guerrier le tue et part Ă  la conquĂȘte de son propre destin. Il croise Wotan devenu le « Voyageur », Ăąme dĂ©chue errante, condamnĂ©e Ă  cause de ses propres turpitudes. Siegfried amorce le dĂ©clin des dieux et l’avĂšnement des hommes
 Il atteint le rocher oĂč repose BrĂŒnnhilde dont il vainc la dĂ©fense de feu et tombe amoureux.

 

 

Samedi 2 janvier 2021, 20h : Le Crépuscule des dieux.
TroisiÚme journée : Le Crépuscule des dieux (GötterdÀmmerung)

wagner_brunnhilde_gotterdammerung_operarthur_rackhamTroisiĂšme et ultime JournĂ©e de la TĂ©tralogie wagnĂ©rienne, Le CrĂ©puscule des dieux s’ouvre prĂšs du rocher de BrĂŒnnhilde oĂč les Trois Nornes tissent les fils du destin ; le fil se rompt, annonce de la fin des dieux. Au lever du jour, Siegfried quitte BrĂŒnnhilde en lui confiant l’anneau en tĂ©moignage de fidĂ©litĂ©. Il rejoint le chĂąteau des Gibishungen : Gunther, sa soeur Gutrune et Hagen, fils d’AlbĂ©rich et comme lui, esprit malĂ©fique et manipulateur. Hagen entend venger son pĂšre et reprendre l’anneau Ă  Siegfried. Pour se faire, celui ci trop naĂŻf, boit le philtre qui lui fait oublier BrĂŒnnhilde et aimer
 Gutrune.
Sous l’identitĂ© de Gunther, Siegfried envoĂ»tĂ© prend de force BrĂŒnnhilde et l’anneau. Au chĂąteau, BrĂŒnnhilde accuse Siegfried (qui a recouvrĂ© la mĂ©moire) : Hagen exploite la colĂšre de BrĂŒnnhilde et organise avec sa complicitĂ© (elle a rĂ©vĂ©lĂ© le seul point faible du hĂ©ros invincible), la mort de Siegfried. Pendant la chasse, Hagen fait assassiner Siegfried. Comprenant la supercherie, BrĂŒnnhilde tĂ©moigne de sa douleur ; honore la mĂ©moire de Siegfried trahi et organise un vaste bĂ»cher oĂč les flammes purificatrices effacent la barbarie nĂ©e de l’anneau et de la duplicitĂ© des hommes. Les filles du Rhin apparaissent reprenant leur butin : elles entraĂźnent Hagen le maudit au fond des eaux vengeresses

Quel monde nouveau naĂźtra-t-il aprĂšs ce nouveau chaos ? L’espĂ©rance que fonde Wagner dans son final est l’annonce d’un monde rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, portĂ© par l’esprit d’amour et de fraternitĂ©.

 

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A ÉCOUTER
Le podcast RING de WAGNER sur France Musique
https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/Le-Grand-feuilleton-du-Ring-1-5-il-%C3%A9tait-une%20fois-89330

WAGNER EN SUISSELe 13 mai 1876, Richard Wagner avec les finance et l’appui indĂ©fectible du jeune Roi Louis II de BaviĂšre, peut inaugurer le ThĂ©Ăątre de Bayreuth, conçu pour la reprĂ©sentation de ses opĂ©ras dont la TĂ©tralogie ou “L’Anneau du Niebelung. Dans ce podcast, les origines du “Ring” et du ThĂ©Ăątre jusqu’Ă  sa triomphale premiĂšre, un voyage de plus de 25 ans !
En 1848, Wagner commence amorce la composition d’n nouveau cycle lyrique inspirĂ© du mythe des Nibelungen. Il Ă©crit un rĂ©sumĂ© puis un livret autour du hĂ©ros Siegfried et de sa mort (le futur CrĂ©puscule des Dieux). Peu convaincu, il approfondit encore sa comprĂ©hension de la Saga dans sa globalitĂ©. Wagner rĂ©dige les 4 livrets de la future TĂ©tralogie dans l’ordre inverse, terminant avec celui de l’Or du Rhin, prologue du cycle. Il poursuit ensuite la composition (dans l’ordre chronologique des opĂ©ras. Mais une crise intervient en 1857 en pleine composition de Siegfried, son 3e opĂ©ra…

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SIMON-BOCCANEGRA-christian-gerhaher-opera-critique-classiquenews-zurich-luisi-vignetteOPERA EN LIGNE, critique. ZURICH, le 6 dĂ©c 2020. VERDI : Simon Boccanegra. Gerhaher, Fischesser. Luisi / Homoki. Dans le Prologue, tremplin de voix viriles, on comprend comment Simon le corsaire, celui qui vient du peuple et a sauvĂ© GĂȘnes des pirates, fut Ă©lu doge grĂące au concours de Paolo Albiani lui aussi plĂ©bĂ©ien et qui n’a que haine pour l’élite patricienne gĂ©noise, surtout les Fieschi. Verdi Ă©tablit d’ailleurs un contraste Ă©loquent entre le cƓur noir de Paolo, manipulateur fini, vipĂšre de l’ombre, et la grandeur morale de celui qui ne s’était pas vu en doge : Simon… LIRE notre critique complĂšte de SImon Boccanegra par le baryton Christian Gerhaher / EN REPLAY jusqu’au 5 janvier 2021 sur le site d’ARTEconcert.

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JUSQU’AU 5 DÉCEMBRE 2020

Les samedis de l’Orchestre National de Lille

sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de LilleAUDITO-2.0-Orchestre-national-de-lille-classiquenews
Jusqu’au 5 dĂ©cembre 2020 – L’Orchestre National de Lille a lancĂ© son offre digitale de concerts : AUDITO 2.0. Chaque concert Ă  20h, est jouĂ© sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille et diffusĂ© en direct.

 

 

 

SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020
Emerveillement poétique
MOZART : Concerto pour piano n°21
WEINBERG : Symphonie de chambre n°4
Michal Nesterowicz, direction
Alexander Gavrylyuk, piano

 

 

 

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020ORCHETSRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Emotions beethovéniennes
BEETHOVEN : LĂ©onore III, ouverture
BEETHOVEN : Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2020
A la française
Compositeurs des années folles
Milhaud, Satie, Hahn

Karen Kamensek, direction

 

 

SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre
François Leleux, direction et hautbois / LIRE notre présentation du CONCERT François LELEUX

 

 

 

 

 

SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020
La joie de Poulenc
TchaĂŻkovski : Concerto pour violon
Poulenc : Sinfonietta
Alexandre Bloch, direction
Patricia Kopatchinskaja, violon

 

LIRE ici notre prĂ©sentation d’AUDITO 2.0, l’offre digitale de concerts de l’Orchestre National de Lille en direct sur YOUTUBE
http://www.classiquenews.com/laudito-2-0-la-nouvelle-salle-de-concert-numerique-du-national-de-lille/

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 VENDREDI 11 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : La Dame Blanche de Boieldieu
 

BOIELDIEU revient Ă  l'OpĂ©ra ComiqueOpĂ©ra en ligne. BOIELDIEU : La Dame Blanche, ven 11 dĂ©c 2020, depuis l’OpĂ©ra de Rennes, 19h30. La production mise en scĂšne par Louise Vignaud et dirigĂ©e par Nicolas Simon à la tĂȘte de l’Orchestre sur instrument ancien des SiĂšcles (19 instrumentistes) devait ĂȘtre crĂ©Ă©e Ă  CompiĂšgne (6 nov dernier) puis tourner en France cette saison (15 reprĂ©sentations dans 6 thĂ©Ăątres). L’ensemble de la tournĂ©e est reportĂ©e Ă  l’automne-hiver 2021-2022. La captation du 11 dĂ©c 2020 devrait dĂ©voiler la rĂ©ussite du projet. François-Adrien Boieldieu (1775 – 1834) éblouit par sa grĂące mĂ©lodique. EN LIRE PLUS

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 Du 11 au 31 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : Le Palais EnchantĂ© de Luigi ROSSI
 

palais enchante opĂ©ra de dijon palazzo incantation opĂ©ra dijonOPERA EN LIGNE. Le Palais enchantĂ©e de LUIGI ROSSI depuis l’OpĂ©ra de Dijon : crĂ©Ă© Ă  Rome en 1642, la partition est commandĂ©e par le cardinal Barberini, aprĂšs que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchantĂ© prĂ©figure l’Ɠuvre Ă  venir, Orfeo, commandĂ© par Mazarin Ă  Paris (1647) pour y implanter l’opĂ©ra italien. La Cour de la RĂ©gente Anne d’Autriche se devait de possĂ©der un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchantĂ© engage un plateau spectaculaire selon l’idĂ©al fastueux romain, Ă  l’opposĂ© de l’opĂ©ra vĂ©nitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40 instrumentistes
 Il Palazzo incantato est une Ɠuvre d’art total, fusionnant thĂ©Ăątre, danse, chƓurs, dĂ©cors
 Le livret de Rospigliosi (futur pape ClĂ©ment IX) adapte le Roland furieux de l’Arioste, Ă©popĂ©e chevaleresque et vĂ©ritable labyrinthe amoureux qui perd corps et Ăąme des preux et des belles. Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn (directeur musical), Fabrice Murgia (metteur en scĂšne) / EN LIRE PLUS

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 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : IphigĂ©nie en Tauride de Gluck
 

iphigenie-tauride-gluck-critique-opera-rennes-angers-nantes-opera-critique-classiquenewsOPÉRA sur internet : IphigĂ©nie en Tauride Ă  l’OpĂ©ra de Rennes, le 5 dĂ©c 2020. L’IphigĂ©nie en Tauride de Gluck est une tragĂ©die sublime qui ressuscite la dignitĂ© des hĂ©ros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scĂšne du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altĂ©ritĂ©, d’une forme de quĂȘte spirituelle et de la capacitĂ© des humains Ă  vivre ensemble. CondamnĂ©e Ă  ĂȘtre immolĂ©e par son pĂšre Agamemnon, IphigĂ©nie est sauvĂ©e et transportĂ©e par Diane en Tauride oĂč elle est devenue prĂȘtresse. Mais elle doit sacrifier un Ă©tranger qui n’est autre que son frĂšre Oreste qu’elle reconnaĂźt heureusement in extremis. Oreste pourra regagner MycĂšnes avec IphigĂ©nie pour y rĂ©gner. Tendu et hĂ©roĂŻque, grave et digne comme un relief antique, l’IphigĂ©nie de Gluck suscite un immense succĂšs Ă  sa crĂ©ation. L’orchestre, le chƓur articulent le drame avec clartĂ© et solennitĂ©. Gluck rĂ©alise ainsi sa rĂ©forme de l’opĂ©ra français Ă  la fin du XVIIIĂš, quelques annĂ©es avant la RĂ©volution. 2h10 avec entracte.

 

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 E-DIFFUSION DU 20 NOV 2020 – REPLAY

OPÉRA : AKHNATEN de Philip Glass
 

glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. OpĂ©ra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrĂ©e in situ le 1er nov 2020). L’OpĂ©ra de Nice multiplie les initiatives et malgrĂ© l’épidĂ©mie de la covid 19, permet Ă  tous de dĂ©couvrir le premier opĂ©ra Ă  l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire
 Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et rĂ©pĂ©titives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opĂ©ra saisissant, surtout dans cette rĂ©alisation validĂ©e, pilotĂ©e (mise en scĂšne et chorĂ©graphie) par Lucinda Childs, par visio confĂ©rences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-mĂȘme, soulignant la force d’un drame Ă  l’échelle de l’histoire. Les crĂ©ations vidĂ©o expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vĂ©ritĂ©, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensitĂ© poĂ©tique des situations.

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opĂ©ra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hĂ©rĂ©siarque, ivre de RĂȘ


 

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 VENDREDIS 20, 27 NOVEMBRE 2020

opera de rouen concertsOPÉRA DE ROUEN : cycle de concerts gratuits : « vivez l’opĂ©ra ». A partir du 20 nov 2020, l’opĂ©ra de Rouen met en ligne sur son site, concerts et extraits d’opĂ©ras en une session de 1h (sur la chaĂźne youtube de l’OpĂ©ra de Rouen : https://www.youtube.com/c/operaderouennormandie.

A VENIR :
vendredi 20 nov, 21h : extraits de La ClĂ©mence de Titus, dernier opĂ©ra seria de Mozart (contemporain de La FlĂ»te enchantĂ©e, 1791) – InterprĂštes : VITELLIA : SIMONA Ć ATUROVÁ ; SESTO : ANNA STÉPHANY ; SERVILIA :  CHIARA SKERATH ; ANNIO : ANTOINETTE DENNEFELD ; PUBLIO : DAVID STEFFENS – ORCHESTRE DE L’OPÉRA DE ROUEN NORMANDIE. BEN GLASSBERG, direction.

Programme :
ATTO PRIMO. Scena seconda. N° 2. Aria. Vitellia : « Deh se piacer mi vuoi » Scena nona. N° 9. Aria. Sextus : « Parto, ma tu ben moi » ATTO SECONDO. Scena prima. N° 13. Aria. Annio : « Torna di Tito a lato » Scena quinta. N° 16. Aria. Publio : « Tardi s’avvede » Scena settima. N° 17. Aria. Annio : « Tu fosti tradito » Scena decima. N° 19. RondĂČ. Sesto : « Deh per questo istante solo » Scena quattordicesima. N° 21. Aria. Servilia : « S’altro che lagrime » Scena quindicesima. N° 23. RondĂČ. Vitellia : Non piu di fori » : air justement lĂ©gendaire oĂč la voix de la soprano accompagnĂ© par le cor de basset (clarinette basse) exprime la mĂ©tamorphose dans le cƓur de Vitellia, jusque lĂ  manipulatrice haineuse


vendredi 17 nov 2020, 21h : Les Nuits d’étĂ© / Le guitariste Thibaut Garcia et la mezzo-soprano franco-italienne Lea Desandre retrouvent Ben Glassberg et l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Rouen (Ɠuvres de Louise Farrenc : Ouverture n°1 en mi mineur / Hector Berlioz : Les nuits d’étĂ© / Joaquin Rodrigo : Concierto de Aranjuez pour guitare et orch. « Je suis impatient Ă  l’idĂ©e de prĂ©senter ce rĂ©pertoire si riche et variĂ©, portĂ© par tant de talents, rĂ©unis pour l’occasion et animĂ©s par la passion de partager une Ă©motion avec toutes celles et ceux qui nous regarderont depuis chez eux. C’est cela, vivre l’opĂ©ra ! », dĂ©clare Ben Glassberg, directeur musical de l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Rouen Normandie.

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 14 NOV 2020

Samedi 14 novembre 2020 / OPERARAMEAU-jean-philippe-portrait-hippolyte-et-aricie-classiquenews
RAMEAU : Hippolyte et Aricie, 1733 – sur France Musique Ă  20h et sur ARTEconcert (annoncĂ© Ă  partir de 16h)
LIRE notre présentation de ce programme Rameau : Hippolyte et Aricie :
http://www.classiquenews.com/hyppolite-et-aricie-de-rameau-en-direct/

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 13 NOV 2020

arte-concert-arts-de-la-scene-ballets-vod-critiques-classiquenewsCONCERT EVENEMENT pour les victimes du 13 nov 2015, demain vendredi 13 nov 2020, 20h. 5 aprĂšs le traumatisme perdure
 Pour dĂ©passer la sidĂ©ration, sublimer l’insupportable tout en cĂ©lĂ©brant tant de vies assassinĂ©es par des barbares haineux, Louise Albertini a commandĂ© une nouvelle partition au compositeur libanais Bechara El-Khoury, en mĂ©moire de son fils StĂ©phane,…

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CONFINEMENT DE MARS, AVRIL, MAI 2020

REVOIR ici les programmes et productions diffusĂ©s pendant le premier confinement 2020…

NOUS Y ÉTIONS...OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct
 En quelques semaines (depuis la mi mars), confinement oblige, internet est devenu le seul accĂšs Ă  la culture, sous condition que les acteurs habituels, empĂȘchĂ©s Ă  prĂ©sent, diffusent sur leur site spĂ©cifique leurs propres contenus. L’offre s’est Ă©largie ; elle ne cesse de s’enrichir mĂȘme et les maisons d’opĂ©ras et de danse, les institutions d’Europe les plus diverses (orchestres, salles de concerts, festivals
) mettent en ligne leurs fonds vidĂ©o, certains en streaming et selon les acteurs, sur une durĂ©e plus ou moins limitĂ©e. Classiquenews vous propose ici sa sĂ©lection des meilleurs sites et programmes annoncĂ©s. Certains jouent la carte du live, offrant de rĂ©els instants uniques dont feu et fragilitĂ© renouvellent l’esprit du partage, comme une alternative concrĂšte Ă  l’interdiction dĂ©sormais de se regrouper dans les salles
 (voir ci aprĂšs, les concerts live du cycle « Aux notes citoyens », initiĂ© par le Festival 1001 notes).
De quoi alimenter notre curiositĂ©, stimuler l’évasion et conjurer autant qu’il se peut les mĂ©faits de l’enfermement obligĂ©. Nous ajoutons aussi les perles du net soit les programmes disponibles ordinairement accessibles sur la toile
 Bon confinement, prenez soin les uns des autres et restez chez vous !

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L’AUDITO 2.0, la nouvelle salle de concert numĂ©rique du National de Lille

CONFINEMENT : L’ON LILLE inaugure l’AUDITO 2.0, sa nouvelle salle de concert numĂ©rique. Dans le contexte contraignant du confinement, l’ON LILLE renforce son offre digitale en respectant les mesures imposĂ©es par l’état d’urgence sanitaire. La phalange lilloise a dĂ©montrĂ© son adaptabilitĂ© exemplaire dans un contexte Ă©prouvant : assurer la continuitĂ© du travail artistique, maintenir sa relation au public, dans le respect des gestes barriĂšres et des mesures de sĂ©curitĂ© sanitaire.
L’Orchestre National de Lille enrichit son offre audiovisuelle en lançant sa salle de concert numĂ©rique : l’Audito 2.0. En s’appuyant sur les ressources techniques de son son studio mobile (crĂ©Ă© depuis 2015), l’ON LILLE l’Orchestre National de Lille diffuse de nouveaux formats sur sa chaĂźne youtube, l’une des plus riches Ă  ce jour, communiquant la poursuite d’une activitĂ© artistique dont l’activitĂ© maintient le lien entre musiciens, instrumentistes et chef, et public. L’offre digitale de l’ON LILLE, aprĂšs l’édition du Lille Piano(s) Festival 2020, totalement numĂ©rique, premiĂšre prouesse rĂ©ussie depuis le premier confinement de mars 2020, s’enrichit ainsi, dĂšs ce soir, grĂące Ă  un nouveau cycle de concerts diffusĂ©s en direct, sur Youtube, depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille qui est le lieu de rĂ©sidence de l’Orchestre lillois.

Chaque samedi Ă  20h durant le confinement, l’ON LILLE / Orchestre National de Lille diffuse un concert inĂ©dit Ă  voir et revoir gratuitement pendant plusieurs mois depuis l’Audito 2.0 accessible via la chaĂźne YouTube de l’Orchestre : www.youtube.com/orchestrenationaldelille

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-concerts-critique-AUDITO-2.0-nouvelles-concerts-alexandre-bloch-classiquenews-confinement-concerts

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5 premiers rendez-vous

sont prĂ©vus Ă  partir du 7 novembre jusqu’au 5 dĂ©cembre 2020 :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

 

 

 

En flashant le QR code, accéder aux notes du programme présentant et expliquant le programme du soir :
https://www.youtube.com/watch?v=mnSJe6u5kYM&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

 

 

 

 AUDITO-2.0-Orchestre-national-de-lille-classiquenews

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ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

 

 

 

SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020
Emerveillement poétique
MOZART : Concerto pour piano n°21
WEINBERG : Symphonie de chambre n°4
Michal Nesterowicz, direction
Alexander Gavrylyuk, piano

 

 

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020
Emotions beethovéniennes
BEETHOVEN : LĂ©onore III, ouverture
BEETHOVEN : Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

 

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2020
A la française
Compositeurs des années folles
Milhaud, Satie, Hahn

Karen Kamensek, direction

 

 

 

SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020
François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre
François Leleux, direction et hautbois

 

 

 

SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020
La joie de Poulenc
TchaĂŻkovski : Concerto pour violon
Poulenc : Sinfonietta
Alexandre Bloch, direction
Patricia Kopatchinskaja, violon

 

 

 

Concerts à vivre en direct chaque samedi à 20h, en replay dans la PLAYLIST l’AUDITO 2.0

 

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 L’Orchestre National de Lille  -  Photo : © Ugo Ponte / ON LILLE

 

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique, sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle.

VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle. MalgrĂ© le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activitĂ© pour notre plus grand plaisir. La soirĂ©e traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intĂ©rieurs tendus d’une grande force psychologique, Ă©cho Ă  l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont jouĂ©s sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaĂźne Youtube de l’Orchestre National de Lille.
En une musique haletante comme une course Ă  l’inĂ©luctable issue tragique, les cordes  Ă©grĂšnent leur mĂ©lodie entĂȘtante traversĂ©e de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (PrĂ©lude, la ville) se dĂ©ploie comme une formidable immersion symphonique, Ă  la fois mystĂ©rieuse et suspendue, que les musiciens de l’ONL – cordes seules tout d’abord, expriment avec une clartĂ© tĂ©nĂ©breuse idĂ©ale. Le motif amoureux de “Marion” berce un temps, Ă©chappĂ©e fugitive en eaux poisseuses. Mais la mĂ©canique implacable de Hermann s’accomplit ; mĂȘme sans les images du film, la puissance Ă©vocatrice du compositeur est terriblement efficace : jusqu’aux cordes suraigus comme des coups incisifs de “Meurtre”, sĂ©quence musicale dĂ©sormais mythique. Sous la direction trĂšs aĂ©rĂ©e de Ernst Van Tiel, les instrumentistes masquĂ©s convainquent par leur sens des respirations, une Ă©coute dĂ©cuplĂ©e, un son d’un criante voluptĂ© : est-ce la disposition plus distancĂ©e qui opĂšre ainsi ?

Changement de climats avec l’Ă©toffe plus scintillante de Vertigo (Sueurs froides, 1958), tous les pupitres (cors, harpes, clarinettes, cĂ©lesta
) semblent distiller une petite musique intĂ©rieure de plus en plus ample aux rĂ©sonances somptueuses et solennelles, puis confuses et menaçantes comme l’intranquillitĂ© d’un cauchemar, comme si la musique manifestait clairement l’activitĂ© de la psychĂ© dont l’image Ă  l’écran serait le produit et le prolongement. Le jeu des timbres, le dialogue entre les pupitres, la construction prenante de plus en plus menaçante confirment le talent fantastique, ses Ă©carts lyriques souvent vertigineux de Bernard Hermann (intimisme d’Au coin du feu) dont les sons et les alliages ont beaucoup ƓuvrĂ© Ă  la rĂ©ussite et Ă  l’impact visuel des scĂ©narios d’Hitchcock. On berce constamment entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, Ă  la frontiĂšre de la conscience et de la volontĂ© (“ScĂšne d’amour” finale), du souvenir Ă  la rĂ©itĂ©ration plus brumeuse (Ă©vocation Ă©thĂ©rĂ©e, arachnĂ©nenne de “la Fille” / “La couleur des cheveux”)
 la conception relĂšve du cheminement proustien : la subtilitĂ© de l’évocation marque de façon indĂ©lĂ©bile l’esprit ; la violence et la force de l’épisode sont d’autant plus prenantes que le motif musical est d’une fluiditĂ© immatĂ©rielle, d’une lĂ©gĂšretĂ© aussi ineffable que dĂ©chirante ; en cela la tenue des musiciens de l’Orchestre Lillois captive d’un bout Ă  l’autre : le final de Vertigo a mĂȘme des accents wagnĂ©riens comme rĂ©flexion enivrĂ©e, interrogation Ă©perdue et obsessionnelle sur le mystĂšre de l’amour. A l’initiative de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, l’expĂ©rience symphonique est un festival de nuances et d’accents, et au-delĂ , un formidable appel Ă  l’imaginaire. Heureuse proposition digitale qui berce et nourrit l’ñme en ces temps de confinement.

 

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REVOIR Musiques de Psychose et Vertigo / Hitchcock par l’ON LILLE

 

 

 

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CONCERT DISPONIBLE EN REPLAY, sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=BmVsG0gU81U

Extraits de PSYCHOSE
[Titre original : Psycho]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1960
PrĂ©lude – La Ville / Prelude – The City
Marion
La chambre d’hîtel / Hotel Room
Le meurtre / The Murder
Le marais / The Swamp
Le porche – Les escaliers – Le couteau / The Porch – The Stairs – The Knife

 

 

Extraits de VERTIGO
[Titre français : Sueurs froides]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1958
Prélude & Le toit / Prelude & Roof-top
Au coin du feu / By the Fireside
Le cauchemar / The Nightmare
Le passé / The Past
La fille / The Girl
La couleur de cheveux / The Hair Color
Scùne d’amour / Love scene

Musique de Bernard Herrmann
Mise en scùne d’Alfred Hitchcock

 

Orchestre National de Lille
Ernst van Tiel, direction
Fernand Iaciu, Violon solo

 

 

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidĂ©lisĂ©s, les spectateurs lillois viennent cet aprĂšs midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis… plus de 6 mois. BientĂŽt 85 ans (dĂ©but dĂ©cembre prochain), le chef altier et aĂ©rien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert gĂ©nĂ©reux et Ă©quilibrĂ© : musique française et complicitĂ© avec un jeune soliste, ivresse concertante et Ă©nergie symphonique… En 1h (format Ă  prĂ©sent plĂ©biscitĂ© et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

La Pavane (pour une infante dĂ©funte) de Ravel est miroitante et d’une Ă©toffe magicienne qui touche aussi par la poĂ©sie de ses accents instrumentaux comme l’Ă©lĂ©gance de phrasĂ©s somptueusement articulĂ©s. Architecte raffinĂ©, orfĂšvre des timbres, le Ravel de JCC est aussi un sensuel qui par ses jaillissements enchantĂ©s, retrouve la grĂące de l’innocence. Le chef articule, clarifie, Ă©pure, rĂ©vĂ©lant sous la parure des alliages sonores (cors / clarinettes, harpes / cordes
), l’Ă©quilibre de la structure comme le scintillement de la texture : sa transparence qui fait drame. VoilĂ  qui rappelle comment la musique française (les rĂ©volutionnaires Debussy et Ravel) a selon le vƓu de son fondateur, façonnĂ© l’identitĂ© du National lillois.

 

 

 

Altier, aérien, en orfÚvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

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AmorcĂ©e, pĂ©nĂ©trante, dĂšs Hindemith (Trauermusik composĂ© pour la mort de Georges V en janvier 1936), la complicitĂ© entre l’altiste britannique Timothy Ridout et le chef se rĂ©alise plus encore dans les 3 mouvements courts du Concerto nĂ©o baroque qu’Henri Casadesus, le grand pĂšre du chef, Ă©crit aussi dans les annĂ©es 1930 : on y dĂ©tecte l’assimilation maĂźtrisĂ©e de Gluck (Ă©lĂ©gie du mouvement lent central), Bach, Ă©videmment Haendel


Dernier volet enthousiasmant. Beethoven Ă©blouit par son Ă©quilibre et son allure, entre ciselure et Ă©nergie, JCC nous montrant que l’un ne va pas sans l’autre, que l’un se nourrit de l’autre ; la Symphonie n°1 (crĂ©Ă©e dirigĂ©e Ă  Vienne en 1800 Ă  30 ans) frappe un grand coup par ses audaces (un brin trop « martiales » ?
 selon les critiques de l’époque). La partition affirme de la part du chef, une conception complĂšte, unifiĂ©e, rĂ©solue en un tout organique grĂące Ă  la souplesse de sa direction. Roboratif voire Ă©ruptif, l’Orchestre souligne dĂšs ce premier opus, le souffle de la machine Ludwig : une force bondissante et puissante qui sĂ©duit aussi par l’Ă©loquence tendre de ses bois, ses vents comme le grain des percussions, le mĂ©tal victorieux des cuivres. Tout sonne plein et dĂ©taillĂ© dans l’esprit d’un galop et d’une danse. C’est un hymne furieusement instrumental qui dĂ©passe dĂ©jĂ  Haydn par ses Ă©lans et sa dimension (le menuet est en rĂ©alitĂ© un vrai scherzo trĂ©pidant).
La construction nous parle, l’impĂ©tuositĂ© nous saisit, le fini instrumental captive. Le sens du relief et du rebond comme de la motricitĂ© Ă©gale les phalanges sur instruments historiques. Le geste du chef vivifie ses troupes et accomplit dans ce premier beethoven gĂ©nial, un retour aux sources du symphonisme europĂ©en qui sonne comme une rĂ©gĂ©nĂ©ration salvatrice autant pour les auditeurs que les musiciens. Éclectique, le programme Ravel, Hindemith, Beethoven (sans omettre le pastiche scherzando du Concerto d’Henri Casadesus) confirme si l’on en doutait, la prodigieuse volubilitĂ© plastique de l’ON Lille sous la direction de son fondateur historique. Une connivence qui vaut rĂ©gal. Photo : Jean-Claude Casadesus © Ugo Ponte / ON LILLE.

 

 

   

 

 

agenda

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A ne pas manquer bientĂŽt : PARIS, Philharmonie, Jean-Claude Casadesus dirige l’orchestre du Conservatoire de Paris lundi 18 janvier Ă  20h30 – Grande salle Pierre Boulez : Schumann (Concerto pour piano avec David Kadouch, piano) et Mahler (Symphonie n° 4 avec Miah Persson, soprano). Infos, rĂ©servations :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610998200

casadesus_jean_claude_portrait_290Prochain concert de Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de l’ON LILLE Orchestre National de Lille au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille : les 20 et 21 avril 2021 – au programme : 5Ăšme Symphonie de Beethoven (couplĂ©e avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch / soliste : Truls Mork).
Programme repris ensuite en rĂ©gion, les 22 (Boulogne sur mer) puis 23 avril (Aulnoye-Aymeries). Plus d’infos sur le site de l’Orchestre National de Lille : https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-5eme-symphonie-de-beethoven/

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille : Musiques de Psychose et Vertigo

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016YOUTUBE. ON LILLE, Sam 31 oct 2020, 20h. La chaĂźne Youtube de l’ON LILE Orchestre National de Lille diffuse pendant le nouveau confinement de novembre 2020, un cycle de nouveaux concerts. Le premier volet est programmĂ© samedi 31 octobre 2020 Ă  partir de 20h : au programme, en liaison avec la programmation initialement prĂ©vue pour le week end d’Hallowen des 30 et 31 oct 2020, extraits musicaux accompagnĂ©s d’images les plus emblĂ©matiques des films Psychose et Vertigo d’Alfred Hitchcock, interprĂ©tĂ©s par les musiciens de l’ONL sous la direction d’Ernst Van Tiel.

ChaĂźne YouTube Orchestre National de LilleON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020
Musiques de Psychose et Vertigo
Films d’Alfred Hitchcock
Musique de Bernard Hermann
Musiciens de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
Ernst Van Tiel, direction

Samedi 31octobre 2020, 20h
En streaming gratuit jusqu’au lundi 2 nov 2020
https://www.youtube.com/user/ONLille

 

 

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D’autres concerts inĂ©dits en novembre seront Ă©galement offerts et visibles sur YouTube (informations et grille de diffusion complĂšte Ă  venir).

LIRE notre présentation des concerts HITCHCOCK, Psychose et Vertigo
initialement prévus au Nouveau SiÚcle, les 30 et 31 octobre 2020
http://www.classiquenews.com/lille-week-end-hitchcock-psychose-vertigo/

 

 

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonce

 

 

 

————————————————————————————————————————————————– L’ON LILLE maintenait tous ses concerts avant le CONFINEMENT NOUVEAU dĂ©crĂ©tĂ© Ă  partir du vendredi 30 octobre 2020 : ————————————————————————————————————————————————–

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler


 

 

 

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir à 18h45

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

 NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille 

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler


 

 

 

 

 

 

LILLE. Récital événement Nemanja RADULOVIC

recital_ concert nemanja radulovic_01_328px_20-21LILLE, le 15 OCT 2020 : RĂ©cital Nemanja RADULOVIC Ă  20h. Le violoniste virtuose Nemanja Radulovic retrouve « sa famille de Lille », celle qui lui a fait confiance dĂšs ses dĂ©buts, avec d’autant plus d’intensitĂ© ce 15 octobre 2020, que son premier rv Ă  Lille fut annulĂ© (24 sept dernier) aprĂšs qu’il ait Ă©tĂ© testĂ© positif Ă  la covid 19. RĂ©tabli, en pleine forme, respectant les mesures sanitaires de rigueur au Nouveau siĂšcle Ă  Lille, le violoniste serbe retrouve sa complice pianiste Laure Favre-Kahn, dans un rĂ©cital Ă  deux instruments, premier jalon de sa rĂ©sidence au sein de l’Orchestre national de Lille en cette nouvelle saison 2020 2021. Avec Alexandre Bloch, Nemanja Radulovic reconnaĂźt retrouver un partenaire de premier plan : « Alexandre et moi respirons ensemble, notre rythme interne est en phase  » avoue le soliste. Avec ce premier concert, Nemanja Radulovic inaugure un nouveau format de concert prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, le rĂ©cital de soliste en soirĂ©e


 

 

 

NEMANJA RADULOVIĆboutonreservation
Un moment d’exception avec l’un des plus grands prodiges du violon.
Jeudi 15 octobre 2020 Ă  20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Réservez votre place : https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/nemanja-radulovic/

 

 

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Programme

BEETHOVEN
Sonate pour violon et piano n° 5, “Le Printemps”
FRANCK
Sonate pour violon et piano en la majeur
DE BÉRIOT
ScĂšne de ballet

Nemanja Radulović, violon  -  ‹Laure Favre-Kahn, piano
1h sans entracte

 

 

 

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Auditorium du Nouveau siĂšcle Ă  Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 

VOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : La nouvelle saison 2020 2021 / cd 7Ăšme de Mahler

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEL’ON LILLE Orchestre National de Lille a lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021 : prĂ©sentation des thĂ©matiques, des temps forts ; prĂ©sence des femmes cheffes d’orchestre ; la rĂ©sidence d’artistes… PrĂ©sentation du nouveau cd des musiciens de l’Orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch : la 7Ăš Symphonie de Mahler (1 cd Alpha) qui prolonge le formidable cycle des symphonies de Mahler, rĂ©alisĂ© en 2019 – Reportage exclusif PARTIE 2 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique)


VOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’Ă©preuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

Lancement de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. L’Orchestre Ă  l’Ă©preuve de la pandĂ©mie ?

REPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©preuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


 

 

ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenews

Concert d’ouverture inaugurant la nouvelle saison de l’Orchestre National de Lille / ON LILLE – Alexandre Bloch, direction (© classiquenews.com)

 

 

 

CD

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Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleL’actualitĂ© de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, c’est aussi la parution en octobre 2020, du cd de la 7Ăšme Symphonie de Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch : une partition majeure qui tĂ©moigne des avancĂ©es de l’Orchestre dans le prolongement du cycle dĂ©diĂ© aux Symphonies de Mahler en 2019… LIRE notre annonce ici ; notre critique complĂšte ici.

 

 

 

 

Temps forts de la saison 2020 – 2021

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille (thĂ©matiques, temps forts, fonctionnement…) :

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler
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Cd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha

Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleCd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha. Dans le prolongement de leur « épopĂ©e » symphonique dĂ©diĂ©e au Symphonies de Mahler et qui occupait une grande partie de leur annĂ©e 2019, les musiciens de l’Orchestre National de Lille, et leur directeur musical (depuis 2016) Alexandre Bloch proposent ici la moins enregistrĂ©e des symphonies mahlĂ©riennes, l’une des plus personnelles aussi, et qui repousse toujours plus loin les limites expressives de l’orchestre, dans un format inĂ©dit (5 mouvements oĂč le Scherzo « axial / central » est entourĂ© de deux mouvements lents « Nachtmusik).

MystĂ©rieux, et presque Ă©nigmatique, le premier mouvement de plus de 20 mn se dĂ©veloppe avec une expertise rare des Ă©tagements et des atmosphĂšres. Cette sĂ©quence initiale pourrait tourner indĂ©pendamment des autres qui suivent tant son dĂ©veloppement repose sur un plan architectural Ă  la fois ample et fermĂ©. L’Orchestre joue heureusement des timbres des cuivres, cordes, bois et vents, dans un Ă©quilibre sonore constant, oĂč brillent aussi des accents parfaitement maĂźtrisĂ©s.
La Nachtmusik 1 affirme son caractĂšre d’enivrement Ă©toilĂ©, abandon dans une opulence sonore qui berce et enchante ; le chef cisĂšle et caresse cette ambiance de harpe cĂ©leste et nocturne (inspirĂ©e de la Ronde de Nuit de Rembrandt) ; il est sculpte le rythme de marche Ă©nigmatique et hallucinĂ©e, vĂ©ritable « chant de la nuit » qui donne son titre Ă  la symphonie.
Le Scherzo mord et dĂ©chire la toile tissĂ©e jusque lĂ  avec une Ă©tonnante prĂ©cision expressive, des accents exacerbĂ©s et lascifs inĂ©dits (aux cordes principalement, violons, violoncelles et contrebasses). Comme un prĂ©figuration de la Valse ravĂ©lienne, au dĂ©veloppement orgiaque, ce sont des pointes plus sarcastiques que fantomatiques, un crĂ©pitement continu de timbres sculptĂ©s avec une acuitĂ© renouvelĂ© qui dĂ©coule d’une superbe cohĂ©sion collective : danse avec la mort, plutĂŽt convulsions et hoquets (bassons) face au rĂ©alisme mortifĂšre qui s’impose Ă  l’esprit d’un Mahler, habitĂ© par de fulgurantes et fantastiques visions.
La Nachtmusik 2 sĂ©duit et enchante elle aussi comme l’ultime sĂ©rĂ©nade romantique ciselĂ©e en un lyrisme enivrĂ© parfois comme parodiĂ© car Mahler ne manque jamais d’autodĂ©rision ni d’ironie sur lui-mĂȘme : lĂ  encore la voluptĂ© des bois, l’acuitĂ© plus Ăąpre des cordes captivent par leur sens du relief et de la vie. Le chef saisit son caractĂšre « amoroso » alliant Ă  l’ironie affleurante, la sincĂ©ritĂ© amoureuse la plus tendre. De ce point de vue, la maĂźtrise des registres captive.
Le dernier mouvement (rondo en ut majeur) dĂ©voile le niveau d’éloquence et de puissance, d’expressivitĂ©, d’activitĂ© poĂ©tique acquise par le National de Lille : une fĂ©erie fusionnĂ©e Ă  la grandiloquence d’un thĂ©Ăątre dĂ©bridĂ©, dĂ©lirant, volontiers Ă©clectique (cf. les maintes citations musicales anciennes, baroques et classiques). La verve crĂ©ative de Mahler s’y dĂ©ploie sans limites, avec cette prĂ©science du zapping musical, versatilitĂ© flexible, richesse jaillissante du gĂ©nie crĂ©ateur (sublimĂ© dans la 8Ăš Ă  venir) : n’a t il pas dirigĂ© l’OpĂ©ra de Vienne, connaisseur expert de tant d’opĂ©ras ?  Falstaffien, Alexandre Bloch semble nous rĂ©vĂ©ler la jouissance dyonisiaque d’un Mahler enivrĂ© par sa propre invention : le rire, la joie et au delĂ , le bonheur de composer. S’y affirme ce goĂ»t de la construction et de l’architecture thĂ©Ăątrale qui s’affirmeront dĂ©finitivement dans la scĂšne colossale de la 8Ăš (sa seconde partie CLIC_macaron_2014d’aprĂšs le Faust de Goethe, vĂ©ritable opĂ©ra symphonique que l’Orchestre national de Lille et Alexandre Bloch ont Ă©galement marquĂ© par leur interprĂ©tation engagĂ©e : voir notre reportage vidĂ©o de la Symphonie n°8 des mille de Mahler par Alexandre Bloch). Ici triomphe la joie assumĂ©e, l’humour le plus libre, exception parmi toutes les conclusions mahlĂ©riennes. Sublime et cohĂ©rente approche. Le directeur musical du National de Lille depuis 2016 a eu bien raison de choisir cette 7Ăš, si peu enregistrĂ©e et encore mĂ©sestimĂ©e : la lecture est indiscutable, convaincante, d’une irrĂ©sistible intelligence. CLIC de CLASSIQUENEWS octobre 2020.

 

 

 

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Cd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha, enregistrĂ© en 2019 Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. DurĂ©e: 1h14mn.

Les MĂ©tamorphoses de Strauss par l’Orchestre National de Lille

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ON LILLE : 7 et 8 oct 2020 : MĂ©tamorphoses. Les 23 cordes solistes requises pour rĂ©aliser l’une des ultimes partitions du compositeur bavarois Richard Strauss (10 violons, 5 altos, 5 violoncelles, 3 contrebasses), tĂ©moignent de la difficultĂ© et des dĂ©fis multiples pour la rĂ©ussir : aprĂšs le bombardement de l’opĂ©ra de Munich, le 2 oct 1943, Strauss anĂ©anti semble recueillir toute la dĂ©solation d’un monde en perdition. Lui qui a dĂ©jĂ  vĂ©cu les horreurs de la premiĂšre guerre (l’orchestre cosmique tellurique de son opĂ©ra La Femme sans ombre, en tĂ©moigne) se concentre dans une nouvelle Ɠuvre chambriste rĂ©servĂ©e aux seules cordes. MĂ©ditation, lamentation, « deuil de Munich », citĂ© natale oĂč furent crĂ©Ă©s tous ses chefs d’Ɠuvres, les MĂ©tamorphoses sont aussi portĂ©es par un esprit supĂ©rieur, universel et humaniste qui absorbe les vertiges et les secousses d’une civilisation certes ruinĂ©e mais dĂ©jĂ  promise Ă  se rĂ©gĂ©nĂ©rer, en une mĂ©tamorphose inĂ©luctable et probablement profitable : c’est dĂ©jĂ  une thĂ©matique de la continuitĂ© et du passage dĂ©jĂ  abordĂ©e dans l’opĂ©ra Ariane Ă  Naxos (oĂč l’hĂ©roĂŻne aux portes de la mort, renaĂźt miraculeusement grĂące Ă  sa rencontre avec ….Bacchus).

 

 

 Les MĂ©tamorphoses de Strauss : le nouveau dĂ©fi des cordes de l’ONL

 

Dans sa villa de Garmisch, en mars et avril 1945, Richard Strauss compose ce chef d’Ɠuvre Ă  la texture dense, mais claire et profonde, crĂ©Ă©es ensuite Ă  Zurich (Tonhalle, en janvier 1946) pour ne plus jamais richard-strauss.jpgquittĂ© l’affiche. Tous les pupitres de cordes des grands orchestres au monde aiment affronter la polyphonie inquiĂšte et sinueuse, enveloppante et hypnotique des MĂ©tamorphoses. C’est pour les instrumentistes du National de Lille, un travail qui prolonge l’engagement et l’exigence abordĂ©s en ouverture de la nouvelle saison 2020 2021 avec le Divertimento pour cordes de Bartok (concert d’ouverture du 24 sept dernier / couplĂ© avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn / Soliste : Edgar Moreau, violoncelle : lire ici notre compte rendu critique du concert). En effectif rĂ©duit, les musiciens sous la direction d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille cultivent une curiositĂ© et une vitalitĂ© partagĂ©e Ă  l’échelle du collectif (concert prĂ©sentĂ©e Ă  Lille, Nouveau SiĂšcle puis Ă  la Philharmonie de Paris).

Ce second programme dirigĂ©e par Alexandre Bloch comprend aux cĂŽtĂ©s des MĂ©tamorphoses (autour de 27 mn selon les versions), les Nocturnes de Bruch et Tchaikovski, Variations sur un thĂšme rococo du mĂȘme Tchaikovsky, avec la complicitĂ© du violoncelliste russe Mischa Maisky. Photos : Alexandre Bloch, directeur musical de l’ON LILLE Orchestre National de Lille / Richard Strauss (DR).

 

 

 

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Programme

TCHAÏKOVSKI : Nocturne opus 19 n°4
BRUCH : Kol Nidrei pour violoncelle et orchestre opus 47
TCHAÏKOVSKI : Variations sur un thùme rococo pour violoncelle et orchestre opus 33
R. STRAUSS : MĂ©tamorphoses pour 23 cordes solistes opus 142

Mischa Maisky, violoncelleboutonreservation
Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Mercredi 7, jeudi 8 octobre 2020, 20h

RÉSERVATIONS, INFOS :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/metamorphoses/

 

 

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Diffusion en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Jeudi 8 octobre 2020, 20h
https://www.youtube.com/user/ONLille

Tarifs : 6 Ă  55 euros
RĂ©servations sur www.onlille.com
à la boutique de l’Orchestre national de Lille
3 place MendĂšs France – Lille
Renseignements : 03 20 12 82 40
Du lundi au vendredi : 10h – 18h

 

 

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PARIS, Philharmonie
Vendredi 9 octobre 2020, 20h30
RÉSERVATIONS, INFOS : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21495-metamorphoses?date=1602268200

 

 

 

APPROFONDIR

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LIRE notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler
 mais la richesse de cette nouvelle saison 2020 2021 s’affirme aussi par la prĂ©sence de nombreuses femmes chefs d’orchestre, invitĂ©es Ă  diriger l’ON LILLE Orchestre National de Lille ; les Ɠuvres de Mozart, le nouveau principe des artistes en rĂ©sidence, l’anniversaire du chef fondateur Jean-Claude Casadesus, le renouvellement permanent des formes de concerts pour une expĂ©rience orchestrale de plus en plus captivante au fil des programmes prĂ©sentĂ©s, malgrĂ© la pandĂ©mie actuelle, et dans le strict respect des mesures sanitaires… EN LIRE PLUS

CD Ă©vĂ©nement, annonce. MAHLER : 7Ăš Symphonie (Orch National de Lille / Alexandre Bloch (1 cd Alpha – 2019)

Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleCD Ă©vĂ©nement, annonce. MAHLER : 7Ăš Symphonie (Orch National de Lille / Alexandre Bloch (1 cd Alpha – 2019). C’est le prolongement et assurĂ©ment le jalon le plus emblĂ©matique du cycle des symphonies de Mahler rĂ©alisĂ© par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical Alexandre Bloch durant l’annĂ©e 2019 : cette 7Ăšme porte en elle l’homogĂ©nĂ©itĂ© et la grande cohĂ©rence, poĂ©tique et sonore des musiciens lillois Ă  l’épreuve de cette Ă©popĂ©e orchestrale. Le choix de la 7Ăš est d’autant plus pertinent que l’engagement des interprĂštes s’y dĂ©ploie sans limite, qu’il s’agit d’une partition encore mĂ©sestimĂ©e (Ă  l’ombre de son pendant « tragique », la 6Ăšme). Or la 7Ăšme crĂ©Ă©e Ă  Prague en 1908, offre une rĂ©flexion ardente et Ăąpre, mordante et lyrique, enivrĂ©e aussi (ses deux Nachtmusik enveloppant le scherzo central) portĂ©e par Mahler lui-mĂȘme, comme en une introspection intime oĂč la forge instrumentale lui permet toutes les audaces sonores, toutes les combinaisons de timbres. Alexandre Bloch n’oublie pas pour autant tout ce que la crĂ©ation malhĂ©rienne doit Ă  la Nature, divine et mystĂ©rieuse, source premiĂšre dans son Ɠuvre aux dimensions « cosmiques ». L’acuitĂ© expressive des CLIC D'OR macaron 200musiciens Ă©blouit dans la sidĂ©ration que produit le glaçant Scherzo (danse de mort) tandis que le Finale porte tout l’édifice Ă  la fois victorieux et clownesque, sorte de grimace et Ă©clat de rire face au destin et Ă  la fatalitĂ©. L’humour et les subtiles citations de compositeurs qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ© (et marquĂ© comme chef), serait ainsi le secret de Mahler, enfin rĂ©vĂ©lĂ© par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. La rĂ©alisation est majeure. Critique complĂšte Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’automne 2020.

 

 

 

Concert, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 24 septembre 2020. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Edgar Moreau, Alexandre Bloch. HAYDN, BARTOK

edgarmoreauConcert, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 24 septembre 2020. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Edgar Moreau, Alexandre Bloch. HAYDN, BARTOK
 IdĂ©alement adaptĂ© Ă  la configuration instrumentale requise, mesure sanitaire oblige (l’Orchestre National de Lille est « rĂ©duit » en formation de chambre), le Concerto pour violoncelle n°1 de HAYDN sied particuliĂšrement bien Ă  la direction nerveuse, dynamique, flexible d’Alexandre Bloch et au tempĂ©rament incandescent du jeune soliste Edgar Moreau (26 ans – photo ci contre) : le violoncelliste français est parmi les plus douĂ©s de sa gĂ©nĂ©ration. Il n’a pas seulement pour lui une technique et une sonoritĂ© des plus raffinĂ©es ; il exprime avec un art des nuances et une profondeur exceptionnelle, la subtile Ă©lĂ©gance de Haydn.

 

 

Concert d’ouverture de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille

Somptueuse ouverture au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille

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L’allant et la vitalitĂ© en superbe Ă©quilibre d’une partition Ă  la fois classique, d’une volubilitĂ© mĂȘme baroque, triomphent ici. Et la conception Ă©conome des expositions, rĂ©expositions et variations offre au soliste, une arĂšne dĂ©jĂ … romantique. L’intelligence des accents, la gestion des nuances, l’éloquence des phrasĂ©s superbement maĂźtrisĂ©s
 ce style toujours mesurĂ© mais articulĂ©, jamais artificiel ni dĂ©monstratif, indiquent clairement un interprĂšte de premier plan dont la vĂ©ritĂ© dialogue somptueusement avec l’heureuse vivacitĂ© de l’orchestre. La virtuositĂ© chantante et lumineuse du violoncelle jouĂ©e ainsi aprĂšs l’ample portique du Copland (Fanfare for the common man) forme la plus sĂ©duisante des partitions pour le concert d’ouverture de la saison 2020 – 2021. Notons que le violoncelliste remplace le violoniste Nemanju Radulovic, artiste en rĂ©sidence pour cette nouvelle saison 2020 – 2021. HĂ©las, le virtuose franco-serbe n’a pas venir en France jusqu’Ă  Lille, confinĂ© parce qu’il a Ă©tĂ© testĂ© positif Ă  la covid 19. Ainsi se dĂ©roule la saison musicale, avec ses imprĂ©vus de derniĂšre minute. L’Orchestre National de Lille s’est d’ailleurs adaptĂ© au contexte sanitaire actuel, en proposant une billetterie ouverte plus souple, rĂ©actualisĂ©e tous les deux mois, afin d’affiner au mieux les offres musicales selon les “empĂȘchements” prĂ©visibles, malheureusement inĂ©luctables dans la situation que nous vivons tous depuis mars dernier.

EnchaĂźnĂ© et jouĂ© debout (violons I et II), le Divertimento de Bartok permet lĂ  encore au cordes seules de l’Orchestre lillois de captiver en crĂ©pitements et intensitĂ© ; la partition composĂ©e Ă  Saanen (Suisse) Ă  l’étĂ© 1939, lĂ  mĂȘme oĂč devait naĂźtre le futur Menuhin Gstaad Festival, allie souffle et ĂąpretĂ©, cultivant mĂȘme une tension presque Ă©touffante, en relation avec les heures noires d’une Europe soumise Ă  la barbarie nazie. Du Haydn prĂ©cĂ©dent Ă  la partition moderne circule et s’affirme la mĂȘme homogĂ©nĂ©itĂ© des cordes. QualitĂ© des unissons, dialogues entre les deux solistes (violons I et II) et l’ensemble des cordes (Ă  la façon d’un concerto grosso), articulation et densitĂ© pourtant claire du son de l’orchestre
 le travail d’Alexandre Bloch et des musiciens de l’ON LILLE dĂ©voilent de superbes qualitĂ©s ; on les avait quittĂ© la saison derniĂšre, dans l’achĂšvement du cycle Mahler. On retrouve ici la mĂȘme Ă©coute partagĂ©e, l’engagement, le souci des accents qu’il s’agisse du dynamisme dansant de l’Allegro initial ou des Ă©clairs contrastĂ©s de l’Allegro final oĂč pointe aussi la superbe tenue du violon I dont les solos ont de courtes et fulgurantes irisations tziganes. La franchise du geste collectif parfois assumĂ©e « rude » rend justice Ă  la partition de Bartok qui y revendiquait clairement son caractĂšre de fantaisie « paysanne ». Au centre, s’affirme l’Adagio si intense, et si subtil dans ses Ă©clairs funĂšbres Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de Lilledont le chef sait aussi exprimer la couleur du mystĂšre le plus inquiĂ©tant. Tant de profondeur suggestive et d’aisance articulĂ©e confirment Ă  prĂ©sent l’excellence des instrumentistes de l’Orchestre lillois. On attend avec impatience les prochains programmes de l’Orchestre National de Lille. Et pour nous faire patienter, le cd de la 7Ăš Symphonie de Mahler – jalon important de l’épopĂ©e Mahler de la saison prĂ©cĂ©dente vient de sortir chez Alpha (critique du cd Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews).

 

 

 

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Prochains concerts de l’Orchestre National de Lille :
30 sept / 1er octobre 2020 : Divertimenti (Alevtina Ioffe, direction)
7, 8, 9 octobre 2020 : MĂ©tamorphoses (Alexandre Bloch, direction)
PLUS D’INFOS sur le site de l’Orchestre National de Lille / saison 2020 – 2021
https://www.onlille.com/saison_20-21/

CONCERTS D’OUVERTURE de L’Orchestre National de LILLE

edgarmoreauLILLE, ONL, concerts d’ouverture : 24 et 25 sept 2020. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e sous la baguette de son directeur musical Alexandre Bloch
 Au programme : HAYDN, concerto pour violoncelle n°1 avec Edgar Moreau, violoncelle, BARTOK : Divertimento pour cordes. LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

La nouvelle saison de L’ONL LILLE Orchestre National de Lille commence en fanfare ! Écrite en 1942, Fanfare for the common man de Copland est l’une des Ɠuvres les plus emblĂ©matiques du rĂ©pertoire amĂ©ricain. Le Concerto n°1 pour violoncelle de Haydn couvre un large spectre d’émotions : joie, fantaisie, gravitĂ©, humour
 Écrit Ă  l’étĂ© 1939, le Divertimento de Bartok s’offre enfin comme un beau rayon de soleil musical. À l’abri du monde, le compositeur hongrois imagine une Ɠuvre pleine de rythmes et de lumiĂšre. Un chef-d’Ɠuvre Ă©mouvant, comme l’ultime adieu d’un musicien avant l’exil, qu’Alexandre Bloch dirige ainsi en ouverture de sa quatriĂšme saison Ă  la tĂȘte de l’Orchestre National de Lille.

 
 
 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h
1h sans entracte – RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

Copland : Fanfare for the common man
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

Concert repris sam 26 sept 2020, 18h (Valenciennes, le Phénix)

 
 
 

TOUTES LES INFOS, réservations ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-ouverture/

 
 
 

LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©dition 100% digitale !

lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂźne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entiĂšrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©rĂ© qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Les musiciens de l’Orchestre National de Lille participent Ă©videment Ă  l’évĂ©nement. Alexandre Kantorow (laurĂ©at du dernier Concours Tchaikovski de Moscou, 2019) ouvre le bal avec un concert dĂšs le 12 juin depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille… En en clĂŽture, le Concerto n°3 pour piano et orchestre de BEETHOVEN (250 ans oblige en 2020 !), avec l’excellent David Kadouch accompagnĂ© par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch (version pour orchestre Ă  cordes, car l’orchestre a tenu Ă  respecter les mesures sanitaires) : Dim 14 juin 2020, 20h – 20h40.

La programmation complĂšte et les programmes des concerts sur le site de l’Orchestre National de Lille / page dĂ©diĂ©e au Festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020, un festival entiĂšrement digital : https://www.onlille.com/saison_19-20/lille-pianos-festival/

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VIVRE EN DIRECT Le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=zTniJB0ZeCc&fbclid=IwAR0WJttJu82PhUC_J6Tu-PUgMeBfx3NUR6nCut-RSKqbclBMPLu0N8I6Hk0

cliquez ici pour suivre le LILLE PIANO(S) FESTIVAL : lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

 

 

LILLE PIANOS festival 2020 UNE 582_______________________________________________________________________________________________

 

 

 

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Les 12, 13 et 14 juin 2020, les artistes conviĂ©s par l’Orchestre National de Lille pour son LILLE PIANO(S) FESTIVAL s’invitent chez vous, pendant 3 jours. Tous les concerts se vivent en direct et en replay sur la chaĂźne YOUTUBE Orchestre National de Lille. Outre la diversitĂ© des programmes et des profils, le cycle Ă©vĂ©nement, Lille Piano(s) festival 2020 est aussi un dĂ©fi technologique comprenant plusieurs captations depuis Philadelphie, New York ou Amsterdam
 de quoi, avant de pouvoir prendre l’avion, nous donner des ailes. AprĂšs le confinement et alors que les salles de concerts et d’opĂ©ras sont encore Ă  l’arrĂȘt, sans public, l’Orchestre National de Lille nous offre un somptueux cadeaux, riche en ivresse et vertiges prometteurs


TEMPS FORTS
L’ouverture du Festival (ven 12 juin) est un temps fort avec un tremplin remarquable aux nouveaux temĂ©praments ; celui de la trompettiste Lucienne Renaudin Vary Ă  20h (avec FĂ©licien Brut, accordĂ©on : rĂ©cital trompette et accordĂ©on) puis Ă  20h30 : rĂ©cital de piano du 1er Prix du Concours international Tchaikovski, Alexandre Kantorow, qui joue Brahms (Ballades et Sonates n°3).
LILLE PIANO(S) Festival 2020 cĂ©lĂšbre Ă©videmment les 250 ans de la naissance de Beethoven : c’est un fil rouge qui traverse les 3 journĂ©es. IntĂ©grale des Sonates piano et violoncelle (Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre : sam 13 juin, 19h (Sonates 2, 4 et 5), puis dim 14 juin, 19h (Sonates 1 et 3) ; depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates pour piano PathĂ©tique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111, samedi 13 juin 2020 Ă  21h30 (1h). En clĂŽture, l’excellent David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 (concert de clĂŽture), avec l’ONL et Alexandre Bloch.

 

JAZZ
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk), Xavi Torres Trio, ven 12 juin 2020 Ă  19h (durĂ©e : 40 mn) ; puis Ă  22h, mĂȘme jour, rĂ©cital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson. Depuis New York, le pianiste Dan Tepfer : natural machines, dim 14 juin Ă  21h.

 

JEUNE PUBLIC
Ciné concert pour les petits (dÚs 3 ans) : « Décrocher la lune » par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais, dim 14 juin à 11h. Piano Zolo (Romain Dubois) : concert pour toute la famille, dim 14 juin à 14h

 

 

Les « PLUS »

Le Festival a conçu en marge des concerts proprement dits, plusieurs « intermĂšdes », bulles musicales et bords de scĂšnes avec la complicitĂ© d’Alexandre Bloch, François Bou et le compositeur Julien Joubert : ven 12 (18h30 et 22h50), sam 13 (18h et 22h25), dim 14 juin (16h30 et 20h45)
 A ne pas manquer aussi : un concert Neebiic « avant-ringardiste » avec Ă©lectro et expĂ©rimentations sonores, samedi 13 juin Ă  23h20 (durĂ©e : 1h20) et « Blow up », commande de l’Orchestre National de Lille au compositeur Âke Parmerud : 15 mn en immersion sonore (ven 12 Ă  23h05, et dim 14 juin Ă  18h puis 22h – HervĂ© DĂ©jardin, metteur en ondes). Enfin ne manquez pas deux ateliers explicatifs « un piano, comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h) – « un orgue comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h30).

PLUS D’INFOS : onlille.com

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Le programme JOUR PAR JOUR

 

VENDREDI 12 JUIN 2020
Ouverture du Festival
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18h30 > 19h
Présentation du Lille Piano(s) Festival
Avec François Bou, Alexandre Bloch, Fabio Sinacori, Julien Joubert

19h > 19h40
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk),
Xavi Torres Trio (jazz)
20h > 20h30
Récital trompette / accordéon
Lucienne Renaudin Vary et FĂ©licien Brut

20h30 > 21h30
Concert d’ouverture
RĂ©cital d’Alexandre Kantorow
(1er Prix du Concours international Tchaikovski)
Brahms : 4 ballades opus 10, Sonate n°3 opus 5 en fa mineur
En replay sur le site de France 3 Hauts de Seine

21h30 > 22h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven
250Ăš anniversaire de Beethoven
(concert repris les sam 13, 20h puis dim 14 Ă  18h30).

22h
RĂ©cital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson (jazz)

22h50
Bord de scĂšne avec les artistes

23h05
Blow up
expĂ©rience sonore immersive imaginĂ©e par le compositeur Âke Parmerud Ă  partir des sept « la «  d’un piano
 Commande de l’ONL LILLE Orchestre National de Lille

 

 

 

 

SAMEDI 13 JUIN 2020
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18h
Bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

18h35 > 19h
Bernard Foccroulle, orgue
De Bull à Florentz


19h > 20h05
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre (Sonates 2, 4 et 5),

20h > 20h30
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

20h30 > 21h20
Beethoven Night : hommage Ă  Beethoven
Paul Lay, piano – impros sur les thĂšmes de Beethoven

21h30 > 22h30
Depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue Beethoven : Sonates pour piano Pathétique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111

22h25 : bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

22h35 > 23h20
Izvora quintet (Jazz)

23h20 > 23h40
Duo Neebiic – concert Ă©lectro avant-ringardiste

 

 

 

 

 

DIMANCHE 14 JUIN 2020
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11h > 11h40
« Décrocher la lune » (Jeune public)
Ciné concert pour les petits (dÚs 3 ans)
par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais

14h > 14h30
concert pour toute la famille
Piano Zolo (Romain Dubois)

16h30 > 17h10
Bulle musicale avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

17h10 > 18h
RĂ©cital Marie-Ange Nguci
Bach / Busoni, Beethoven, Ravel, Scriabine


18h
Blow up, expérience sonore immersive

18h30 > 19h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

19h
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre (Sonates 1 et 3)

20h > 20h40
Concert de clĂŽture : Beethoven
David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 l’ONL Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (direction musicale).

20h40 > 21h
Bord de scĂšne avec les artistes : David Kadouch, Alexandre Bloch et Julien Joubert.

 

 

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COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL Ă©dition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est cĂ©lĂ©brĂ© le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui le tenait isolĂ©s ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposĂ© Ă  tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmĂ©s pour leur majoritĂ© dans le vaste auditorium du nouveau SiĂšcle de Lille, lieu de la rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille.

VENDREDI 12 JUIN 2020. A son dĂ©marrage, pour ses premiers concerts, le Festival Digital « ose » les mĂ©langes inĂ©dits, entre les rĂ©pertoires et les Ă©poques, les styles et les genres. D’abord Ă  19h, session de Jazz avec le Xavi Torres Trio (en direct depuis Amsterdam) : – encore un pied de nez Ă  l’isolement ! emmenĂ©s par la verve des instrumentistes, on a enfin le sentiment de respirer par grandes bouffĂ©es musicales
 Le sens de l’impro et une vraie entente chantante s’écoulent d’un musicien  Ă  l’autre : suavitĂ© ronde du saxo, motricitĂ© rythmique de la batterie et piano presque enivrĂ© dont sa nature mĂȘme rappelle la source, ce piano laboratoire d’un Beethoven inspirĂ© par la lyre romantique. L’auditeur reconnaĂźt la pulsion frĂ©nĂ©tique, gĂ©nĂ©reuse du compositeur ; ses mĂ©lodies reconstruites dans un flux qui marque en ouverture du Festival, un goĂ»t san frontiĂšre, une curiositĂ© multiple pour les mĂ©tissages de couleurs et de timbres.
Lucienne-renaudin-very-accordeon-trompette-lille-pianos-festival-2020-critique-concert-classiquenewsMĂȘme tremplin inventif aux alliages originaux pour la jeune Lucienne Renaudin Vary et FĂ©licien Brut (20h), s’accordant de concert dans un duo imprĂ©vu 
 trompette, accordĂ©on. Pieds nus, d’une belle ivresse, la trompette s’immisce dans les volutes d’un accordĂ©on lui aussi portĂ© par un pur vent de libertĂ© : un essor Ă  deux voix d’une irrĂ©pressible chorĂ©graphie
 rossinienne (danza / tarentelle en ouverture) ; le clavier Ă  bretelles joue des effets de soufflets. FĂ©licien Brut prend le micro : il s’adresse aux internautes ; les deux artistes honorent par leur complicitĂ© rayonnante ce brin d’impertinente facilitĂ© qui fait la marque des grands instants de musique : jubilatoire entente qui aime aussi Ă©clairer l’ñme des thĂšmes populaires sublimĂ©s par l’écriture des compositeurs savants. Le populaire, le savant savaient se mĂȘler, sans mesure, avec gĂ©nie. Leur Bartok, grand collecteur de thĂšme folkloriques (Danses populaires roumaines) respire, s’enivre lui aussi, exalte un dĂ©sir gĂ©nĂ©reux dans sa saine rusticitĂ©.
PortĂ©e par le clavier Ă  bretelles, aux teintes tĂ©nues, adaptĂ©es, Lucienne RV a ce talent rare de faire oublier la technique pour exprimer l’essence d’une nostalgie viscĂ©rale et toujours d’une finesse musicale Ă  l’élĂ©gance toute française. Et pour finir, rien n’égale la tendresse millimĂ©trĂ©e de Bernstein : « Maria, Maria » (West Side Story), parfum suspendu d’un amour qui s’est imposĂ© contre la loi de la haine et la barbarie des communautĂ©s rivales. L’accordĂ©on danse avec la trompette, bel Ă©cho Ă  cette MASS tonitruante, Ă©chevelĂ©e dans sa tendresse fraternelle que l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch ont su nous rĂ©galer en clĂŽture de la saison 2018 – 2019. « My Favorite things », jouĂ© aussi par Coltrane, conclut ce formidable duo d’une musicalitĂ© toute de velours tissĂ© Ă  deux voix complices.

On l’attendait avec d’autant plus d’impatience que son rĂ©cent Premier Prix au Concours Tchaikovski faisait promettre un son et un style 
 d’excellence. Le rĂ©cital d’Alexandre Kantorow a exaucĂ© nos souhaits (20h30). Programme tout Brahms ; d’abord les Ballades : gravitĂ© inquiĂšte, secrĂšte, intime, d’oĂč s’écoulent des rĂ©sonances presque insouciantes. Appel au rĂȘve et Ă  la nuit. Le pianiste tisse la matiĂšre d’une tendresse affleurante qui fait surgir une contine de l’enfance mais avec une rage qui vainc et organise tout sentiment de nostalgie. La clartĂ© des deux mains Ă©claire la savante alchimie des harmonies, tandis que le jeu se montre Ă  l’écoute de tous les chants intĂ©rieurs qui murmurent Ă  l’oreille du compositeur dont le goĂ»t de la nostalgie mystĂ©rieuse, presque Debussyste, se rĂ©vĂšle alors, dans ce chant d’une pudeur infinie. Alexandre Kantorow passe d’un climat Ă  l’autre, en syncopes trĂ©pidantes, en nuances lovĂ©es dans le mystĂšre ; sa palette explore toutes les teintes et demi teintes du sentiment brahmsien avec une finesse sans dĂ©monstration, un naturel qui Ă©quilibre jaillissements et replis pudiques, fureur Ă  peine contrĂŽlĂ©e. Cette maĂźtrise des contrastes qui laisse toujours claire et limpide la matiĂšre de la confession, gagne une Ă©loquence vive, celle d’une digitalitĂ© inscrite dans l’ombre et le goĂ»t de l’évanescence, la rĂ©sonance. Une vaste bĂ©atitude qui enveloppe la derniĂšre Ballade.

kantorox-alexandre-piano-lille-pianos-festival-critique-BRAHMS-classiquenewsPuis c’est brillante et affirmĂ©e, l’ouverture de la Sonate n°3 (1853) que le pianiste enchaĂźne immĂ©diatement Ă  la fin de la derniĂšre Ballade. Alexandre Kantorow en exprime le symphonisme fougueux  qui impressionna tant Schumann, Ă  Dusseldorf (nov 1853) heureux de reconnaĂźtre en Johannes son hĂ©ritier le plus captivant ; Brahms n’ayant que 20 ans lorsqu’il la composa. De vaste proportions, Ă  la mesure de ce cƓur immense toujours insatisfait, la Sonate de Brahms dure 40 mn, un record dans le genre, comprenant 5 mouvements (Allegro maestoso, Andante, Scherzo, Intermezzo, Finale-Allegro moderato ma rubato). DĂšs l’allegro initial et son arche frĂ©nĂ©tique, Ă  la fois, grave et sombre, d’un tragique mystĂ©rieux, le pianiste sait inscrire la vaste entrĂ©e comme une interrogation viscĂ©rale, avec ses lueurs et ses Ă©chos lointains, d’une infinie rĂȘverie. La souplesse et la tendresse du jeu, Ă  la fois claires et sobres, articulent la suavitĂ© d’un Brahms amoureux dont la vie sentimentale demeure mystĂ©rieuse, certes ancrĂ©e dans la proximitĂ© de Clara Schumann. L’interprĂšte dĂ©tecte tous les chants parallĂšles, les Ă©chos, les scintillements d’une partition au flux versatile, d’une richesse Ă©motionnelle immense. En funambule enivrĂ©, Alexandre Kantorow saisit par la profondeur et la gravitĂ© d’un jeu qui sait ĂȘtre toujours clairement structurĂ©. L’Andante dĂ©roule son chant aux trilles mozartiens d’une infinie tendresse. Le Scherzo plus rapeux, s’électrise tandis que l’intermezzo est traversĂ© d’éclairs et de spasmes d’une intranquillitĂ© fiĂ©vreuse. Tout le cycle est portĂ© par la grande maturitĂ© et une Ă©lĂ©gance sonore rare. La technique elle permet d’échafauder une architecture fine, puissante, riche de mille nuances inquiĂštes. Superbe pianisme. RV est pris demain samedi 14 juin 2020 dĂšs 18h
 RĂ©daction : Lucas Irom / classiquenews 2020.

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vitaud-julien-laferriere-concert-beethoven-critique-classiquenewsSAMEDI 13 JUIN 2020. Nouvelle belle complicitĂ© (qui fait suite aux programmes de vendredi soir), entre le pianiste Jonas Vitaud et le violoncelle Victor Julien-LaferriĂšre ; leur intĂ©grale des Sonates violoncelle et piano de Beethoven, premier volet du cycle aujourd’hui (la suite demain dimanche Ă  19h) dĂ©ploie un appĂ©tit partagĂ©. Les deux instrumentistes affirment la fougue et la vitalitĂ© qui porte le style de Beethoven dont les Ă©lans viriles s’accompagnent toujours d’une rĂ©sonance plus tendre et amoureuse. On regrette parfois une affirmation trop appuyĂ©e, car la malice et l’élĂ©gance haydnienne, dans l’esprit typiquement viennois doivent aussi peser et compenser la volontĂ© et l’autodĂ©termination ; mais le souffle, la verve en diable emporte l’adhĂ©sion (Sonates enchainĂ©es 2, 4 et 5). La derniĂšre Sonate sonne plus Ăąpre et moins « sĂ©duisante », un bain bouillonnant d’idĂ©es et de remise Ă  neuf du dĂ©veloppement formel. HabitĂ© par l’idĂ©e musicale, la nĂ©cessitĂ© et l’urgence traversent cette partition, Ă©cartant toute les dilutions et tentations juvĂ©niles du dĂ©but.

 

zygel-jean-francois-piano-improvisation-beethoven-lille-pianos-festival-critique-classiquenewsPuis Ă  20h, place au « MaĂźtre de l’impro », Jean-François Zygel. Le pianiste montre combien la grille transmise par Beethoven, est proche du jazz. A propos du romantisme, le pianiste improvisateur Ă©claire ce en quoi Ludwig peut ĂȘtre Ă  la fois le dernier des classiques et le premier des Romantiques ; la vitalitĂ© nerveuse de Beethoven qui a recueilli des mains de Haydn l’ñme de Mozart, est-il rĂ©ellement cet impĂ©tueux rĂ©solument romantique dont le rapport au monde est viscĂ©ralement dissonant ? ; ses marches funĂšbres si nombreuses indiquent un crĂ©ateur habitĂ© par l’idĂ©e de la mort. Marche funĂšbre de la 3Ăš, de la 7Ăš symphonie, premier mouvement de la Sonate dite « au Clair de Lune »  disent cette obsession permanente. AussitĂŽt l’improvisateur rĂ©tablit le lugubre beethovĂ©nien, cette conscience de la Faucheuse qui donne Ă  son Ɠuvre entiĂšre, son rayonnement et sa profondeur singuliĂšre. Sa mĂ©lancolie solitaire. Oui, Beethoven est-il vraiment romantique ? Zygel subtil enchaĂźne et pose la question : car son style dĂ©signe la souffrance et le funĂšbre plutĂŽt qu’il ne les exprime : c’est un hĂ©roĂŻque thĂ©Ăątral, un tragique au diapason des Ă©vĂ©nements guerriers et de l’épopĂ©e napolĂ©onienne qui ont foudroyĂ© son Ă©poque. La question est posĂ©e : Ludwig est le hĂ©ros de sa propre vie, surtout dans ses concertos pour piano, confrontĂ© Ă  la masse orchestrale ; il trĂ©pigne, intranquille et insatisfait : Jean-François Zygel nous immerge derechef dans un matĂ©riau sonore de son cru oĂč la syncope et les fanfares et les sonneries lointaines des trompettes, les marches guerriĂšres Ă©voquent l’esprit d’une Ă©poque Ă  feu et Ă  sang, celle de Beethoven. VoilĂ  qui fait sonner Ludwig comme Prokofiev et Chostakovitch. La quĂȘte d’un Beethoven expĂ©rimentateur et finalement inventeur se prĂ©cise de la mĂȘme façon : Ludwig n’a-t-il pas inventĂ© le genre du Scherzo, moment de divertissement hĂ©ritĂ© des quatuors classiques, comportant sa danse soit le menuet, que Ludwig magnifie en l’énergisant jusqu’à la transe rythmique. La sĂ©quence jusque lĂ  marquĂ© par le jeu, devient une fulmination d’énergie. De l’explication Ă  l’exemple, Zygel joue une danse enjouĂ©e, frĂ©nĂ©tique, d’une mĂ©canique hallucinĂ©e
 un Scherzo dans l’esprit de Beethoven, Ă  sa maniĂšre. Lumineuse Ă©loquence.

DĂ©cidĂ©ment, Zygel l’improvisateur et le pĂ©dagogue sait nous envoĂ»ter comme un magicien pianiste. Ses rĂ©flexions sur la musique et l’écriture de Beethoven demeurent captivantes. Le dĂ©bat est ouvert. Et la session au piano est une excellente maniĂšre de cĂ©lĂ©brer les 250 ans de la naissance du plus grands des
 Romantiques.

PAUL-LAY-jazz-beethoven-concert-lille-pianos-festival-2020-critique-classiquenews20h30, Paul Lay autre improvisateur, rend son propre hommage Ă  Ludwig mais dans une langue et un vocabulaire jazz. Swing somptueux et d’une volubilitĂ© enchantĂ©e, d’aprĂšs Beethoven, grĂące Ă  un toucher contrĂŽlĂ©, Paul Lay installe une vĂ©ritable ambiance jazzy qui soigne le son, l’élĂ©gance rythmique : sous ses doigts, l’impĂ©tuositĂ© beethovĂ©nienne danse, s’enivre y compris en un Finale aĂ©rien, qui danse avec les Ă©toiles, l’Ode Ă  la joie, traitĂ© en Ă©clairs, scintillements, crĂ©pitements. Un festival Ă©nergisant.

 

 

 

A 21h30, depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates de Beethoven : PathĂ©tique opus 13 ; n°27 opus 90 ; n°32 opus 111. La PathĂ©tique est emportĂ©e par une ivresse ardente, Ă©nergique qui ne sacrifie en rien la clartĂ© du geste, parfois fougueux Ă  l’extrĂȘme.

BISS-jonathan-piano-beethoven-sonates-concert-critique-classiquenewsDans le cas de l’opus 90, tout est exprimĂ© avec une intensitĂ© tranchante mais un contrĂŽle technique permanent qui insuffle au dĂ©veloppement, une rage intĂ©rieure, impĂ©rieuse et
 dĂ©finitive ; l’hĂ©roĂŻsme tragique de Beethoven s’y dĂ©verse en un torrent au souffle long, hallucinĂ©. L’empreinte du fatum s’épaissit, irrĂ©pressible. Le pianiste s’est enregistrĂ© chez lui aux USA, et la prise de son n’a pas cette clartĂ© ni cette prĂ©cision des concerts diffusĂ©s depuis Lille. Nonobstant, l’implication de l’interprĂšte est totale : les coups de fatum se font martĂšlement, faisant jaillir un flot incessant de pointes sarcastiques, au bord de la folie, auxquelles le hĂ©ros pianiste oppose une ivresse dansante, la volontĂ© dĂ©terminĂ©e d’en dĂ©coudre puis d’assĂ©ner et de rĂ©aliser son appel Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©. Biss aborde enfin l’opus 111 tel une matiĂšre Ă©ruptive. Ultime laboratoire pianistique d’un Beethoven habitĂ© par le sens de la forme, qui s’interroge sur le sens mĂȘme de l’écriture, l’opus 111 semble placer Beethoven dans les rets d’une fatalitĂ© inĂ©luctable. L’homme face Ă  son destin: le lion solitaire y exprime comme une confession personnelle sa propre tragĂ©die intime (thĂšme du destin mordant et glaçant) auquel le pianiste sait opposer une danse intĂ©rieure qui porte la trace d’une infaillible espĂ©rance. Le contraste de deux directions s’avĂšre toujours comme ici, bouleversant. C’est un champ de bataille menĂ© avec une clairvoyance inĂ©dite, l’expression d’une lutte arrachĂ©e Ă  la vie elle-mĂȘme, en dĂ©pit dans son cas propre, de son handicap, le plus lourd payĂ© par un compositeur et un musicien : 
 la surditĂ©. DerniĂšre Sonate, la n°32 est bien le bilan de toute une recherche qui recueille aussi les blessures d’une vie d’épreuves. Biss enflamme son clavier en tensions radicales et contrastes exacerbĂ©s. Y compris dans la seconde partie, ample et long adieu Ă  la forme que le pianiste compositeur a chĂ©ri entre toutes. L’adieu s’étire, dilate la forme et suspend le temps en une forme interrogative, Ă  la fois renoncement et aussi suprĂȘme insatisfaction. L’amertume le dispute Ă  une Ă©tonnante poĂ©sie du dĂ©sespoir. Le pianiste amĂ©ricain questionne l’expression de la lutte. Puis, conduit jusqu’à la rĂ©solution de la seconde partie, le flux libĂ©ratoire, temps de fraternisation sans Ă©carter dans l’ombre, les doutes amers, et l’ivresse de temps intimes dĂ©sormais inaccessibles. MalgrĂ© la faible qualitĂ© sonore de la captation, l’engagement du pianiste suscite l’adhĂ©sion. RĂ©daction : Elvire James.

 

 

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LILLE PIANO(S) DIGITIAL 2020
Dimanche 14 juin 2020

17h10
NGUCI-marie-ange-piano-jeune-talent-critique-piano-classiquenewsRĂ©cital de MARIE-ANGE NGUCI AUTOUR DE LA FANTAISIE DE BEETHOVEN – ƒuvres de Bach/Busoni – Beethoven – Froberger – Ravel – Scriabine. Fulgurant, mordant et d’une Ă©tonnante intelligence des contrastes, le jeu de Marie-Ange Nguci Ă©coute la matiĂšre, fait surgir des Ă©lans murmurĂ©s d’une poĂ©tique Ă©trange, liquide, suspendue, auxquels rĂ©pondent des dĂ©flagrations tranchantes ; mais il y aussi un impressionnisme sonore qui s’écoule, et des rythmes qui s’entrecroisent et se chevauchent dans un festival Ă©motionnel permanent, contrĂŽlĂ©, scintillant : son Scriabine (Sonate n°5 opus 53) Ă©claire la fabrique des rĂ©sonances et des couleurs du compositeur magicien. Jamais diluĂ©e, ni dĂ©monstrative comme beaucoup, jamais dure mais Ă©vocatrice, la pianiste ouvre large la fenĂȘtre des horizons de l’inouĂŻ. Son Scriabine cisĂšle la fureur des cosmos rugissants comme le plus petit atome sonore.
C’est la mĂȘme Ă©coute intĂ©rieure et un son souverain dans Une barque sur l’ocĂ©an de Ravel : aucun doute, la pianiste maĂźtrise le sens pictural de la matiĂšre pianistique ; elle colore par touches, par effets entrelacĂ©s, sculpte chaque inflexion avec un souci du son, admirable. Le toucher est de velours, vĂ©ritable appel au rĂȘve, Ă  l’imaginaire, au dĂ©passement
 une perfection sensuelle qui n’omet en rien les aspĂ©ritĂ©s et la soliditĂ© de l’architecture. Le temps et l’espace fusionnent sous les doigts de cette nouvelle enchanteresse du clavier. L’intelligence des enchaĂźnements souligne combien il y a parentĂ© et continuitĂ© de Scriabine Ă  Ravel, deux alchimistes de la matiĂšre sonore.

NGUCI-marie-ange-piano-concert-critique-lille-pianos-digital-classiquenews-juin-2020Majeures aussi Ă  l’écoute de ce rĂ©cital Ă©vĂ©nement : l’intensitĂ© du jeu, la clartĂ© de l’architecture, l’écoute intĂ©rieure rĂ©vĂ©lant les intentions souterraines en particulier dans la Fantaisie d’un Beethoven qui expĂ©rimente, Ă©coute, murmure, va toujours au delĂ  de la sonoritĂ© Ă©noncĂ©e, Ă  la recherche des vibrations harmoniques, sublimant le cadre formel. Tout est prodigieusement dĂ©veloppĂ© dans le sens d’une exploration cohĂ©rente ; la digitalitĂ© de l’excellente jeune pianiste albanaise Marie-Ange Nguci Ă©blouit par la douceur articulĂ©e de son approche, Ă©clairant dĂ©jĂ  chez Beethoven, une effusion prolixe
 dĂ©jĂ  schumanienne ; tout s’organise peu Ă  peu, du magma sonore qui bouillonne, vers un climat de tendresse tĂ©nu, Ă©perdu, et toujours amoureusement Ă©noncĂ©. Le style hĂ©roĂŻque de Beethoven se lit directement dans une Ă©criture qui proclame, ivre de sa propre joie. D’une douceur dĂ©terminĂ©e qui enchante, berce et captive grĂące Ă  un toucher rare, idĂ©al.

Son Bach / Busoni est d’une intĂ©rioritĂ© lovĂ©e dans les plis et replis d’une pudeur ornementĂ©e mais en rien maniĂ©riste, tant le jeu reste sobre, dĂ©pouillĂ©, essentiel, direct, et d’une suggestivitĂ© de velours; l’éloquence et la pensĂ©e musicale de l’interprĂšte lui permettent des passages inouĂŻs entre l’infini tĂ©nu, murmurĂ© et la solennitĂ© d’une architecture colossale. La vision et le parcours tracĂ©s relĂšvent d’une poĂ©tesse du clavier tant sa maĂźtrise technique et la maturitĂ© esthĂ©tique, le goĂ»t du beau son, l’évidence de la construction, la sobriĂ©tĂ© surtout d’un jeu rĂ©servĂ© mais incandescent
 sont fusionnĂ©es, admirables. RĂ©vĂ©lation totale. Une dĂ©jĂ  grande musicienne dont la sincĂ©ritĂ© et la pudeur Ă©lectrisent. Certes des signes d’une fĂ©brilitĂ© juvĂ©nile qui montrent encore le chemin Ă  parcourir, mais le potentiel est immense. Merci Ă  LILLE PIANO(S) FESTIVAL de nous offrir ce tremplin exaltant. AprĂšs tout la vocation d’un festival de piano n’est-elle pas de nous surprendre en nous faisant vivre le grand frisson. Ce rĂ©cital en direct nous en a rĂ©servĂ© l’expĂ©rience mĂ©morable. A suivre.

Programme
SCRIABINE : Sonate n°5 op. 53
RAVEL : Une barque sur l’ocĂ©an
FROBERGER : Tombeau
BEETHOVEN : Fantaisie op.77
J.-S. BACH / BUSONI : Chaconne

VOIR, REVOIR, les concerts LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020 ici :
sur la chaine Youtube de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille

Le concert de Marie-Ange NGUCI :
https://www.youtube.com/watch?v=TpgPGamR-fM

Player vidéo : la journée de dimanche 14 juin 2020, dans sa totalité :

 

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18h. Parmi les « intermĂšdes » rĂ©jouissant, citons « BLOW UP », proposition Ă  savourer les yeux fermĂ©s, formidable expĂ©rience auditive stĂ©rĂ©ophonique Ă  Ă©couter avec un casque pour en mesurer la plasticitĂ© spatialisĂ©e, d’une oreille Ă  l’autre. Composition : Åke Parmerud / RĂ©alisation et mise en ondes : HervĂ© DĂ©jardin

Les afficionados et les nĂ©ophytes avaient le bonheur de retrouver les leçons non moins rĂ©jouissantes du professeur improvisateur Jean-François Zygel (18h30) / « JEAN-FRANÇOIS ZYGEL IMPROVISE SUR BEETHOVEN #3 », 3Ăš et derniĂšre session d’un cycle dont s’agissant de la sĂ©quence d’hier, – samedi 14 juin-, nous avons dit tout le bien, ou comment croiser Ă©coute, Ă©rudition, divertissement.

De mĂȘme, le dernier volet de l’INTÉGRALE DES SONATES POUR VIOLONCELLE ET PIANO DE BEETHOVEN #2 (19h) permet de mesurer l’entente des deux instrumentistes invitĂ©s pour se faire : Victor Julien-LaferriĂšre et Jonas Vitaud, dont l’écoute croisĂ©e a gagnĂ© davantage de prĂ©cision et de naturel dans les deux Sonates (n°1 et n°3) ; c’est le chant d’une vitalitĂ© heureuse, oĂč dans le jeu alternĂ©, dialoguĂ© des deux musiciens, s’écoulent et se renforcent l’éloquence frĂ©nĂ©tique, une ardeur toute classique, des Ă©chos lyrique et tendres
 soit un Beethoven ardent, brillant et profond Ă  la fois.

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DAVID-KADOUCH-BEETHOVEN-LILLE-PIANOS-DIGITAL-2020-alexandre-Bloch-orchestre-national-de-Lille-critique-classiquenews20h, CONCERT DE CLÔTURE. L’attente se concentre surtout sur le dernier programme, concert de clĂŽture d’un Festival aussi inĂ©dit que rĂ©ussi : Ă  20h, le 3Ăš Concerto pour piano et orchestre de Beethoven. Ces deux lĂ  devaient se rencontrer tĂŽt ou tard et fusionner littĂ©ralement. Entre le chef Alexandre Bloch et David Kadouch, pianiste dont classiquenews suit le parcours depuis longtemps, une complicitĂ© Ă©vidente se tisse ; un bonheur du jeu partagĂ© s’offre immĂ©diatement Ă  l’image. Et les musiciens du National de Lille (que les cordes) ne se font guĂšre prier.
ImmĂ©diatement se distingue l’éloquence tendre, d’une Ă©lĂ©gance souveraine du premier mouvement dont le soliste exprime entre expressivitĂ©, tension, fluiditĂ©, la volubilitĂ© 
mozartienne. Cette vision trĂšs articulĂ©e cisĂšle l’introspection de ce massif que beaucoup aborde plus sec et tendu, plus Ă©pais et minĂ©ral. Le choix du caractĂšre, celui d’une introspection « fiĂ©vreuse » selon les propres mots du soliste, Ă©tait juste.
L’Adagio est le chant d’une paix hors temps, Ă©noncĂ© avec une simplicitĂ© Ă©conome, un naturel sans effet aucun, et aussi une gravitĂ© feutrĂ©e qui Ă©branle toute triomphalisme : l’accord cordes et piano est ici le plus sĂ»r, amoureusement, tendrement rĂ©alisĂ©. David Kadouch en exprime les vertiges d’une errance (la pĂ©dale) profonde et qui se rattache enfin de sĂ©quence Ă  la rĂ©alitĂ© de l’espoir. Le pianiste dĂ©ploie une palette de couleurs, riches et sensibles, dans le sillon de ce qu’il a appris en Ă©coutant Daniel Barenboim.
La version pour cordes par quelques instrumentistes du National de Lille, Ă  bonne distance les uns des autres, distanciation sanitaire oblige, revĂȘt un symbole fort : le retour Ă  la parole des instruments qui s’étaient tu jusque lĂ , hors des salles de concert. Moment suspendu qui nous rappelle le pouvoir poĂ©tique essentiel de la divine musique. Le chef trouve des respirations amples et graves, justes et sincĂšres. Laissant au piano, la vitalitĂ© et l’éloquence du cƓur. Le caractĂšre est bien celui d’une confession d’un Beethoven amoureux, inspirĂ© par une submersion de sentiments d’une intensitĂ© saisissante ; le style du pianiste orchestre de mains de maĂźtre cette immersion pleine de grĂące, puis enchaĂźne l’énergique Allegro final avec une douceur impĂ©riale, une vitalitĂ© chorĂ©graphique, bondissante et mĂȘme swinguĂ©e que les cordes du National de Lille colorent d’une nervositĂ© ronde
 toute viennoise. L’hĂ©roisme beethovĂ©nien a ici l’élĂ©gance presque facĂ©tieuse de Haydn et la sincĂ©ritĂ© de Wolfgang. L’architecture de la partition en sort lumineuse, de la conscience du destin (do mineur) au dĂ©but ; au sentiment de la perte (Adagio), jusqu’à la rĂ©sistance portĂ©e dans le finale, son espĂ©rance qui porte au triomphe. C’est dire la rĂ©ussite de ce dernier concert qui referme l’édition 100% digitale du LILLE PIANO(S) FESTIVAL en apothĂ©ose. Sublime conclusion Ă  une Ă©dition inĂ©dite technologiquement, indiscutable artistiquement.
Sans embrassades mais s’applaudissant entre eux, la joie entre les musiciens est palpable. Pour les deux musiciens Alexandre Bloch et David Kadouch, il s’agit de leur premier concert en grande formation (depuis le dĂ©but du confinement). Formidable moment de partage et d’élĂ©gance, de sincĂ©ritĂ©, de bonheur. MĂ©morable. RĂ©daction : Camille de Joyeuse pour classiquenews.com.

BEETHOVEN, CONCERTO POUR PIANO N°3
Concerto pour piano n°3 (version pour orchestre à cordes, arrangement Vinzent Lachner d’aprùs la version à deux pianos de Franz Liszt)
Piano : David Kadouch
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch

REVOIR le concerto n°3 pour piano et orchestre de Beethoven
par David Kadouch et Alexandre Bloch, Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=hQX7NdLPQR4

 

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REVOIR TOUS LES CONCERTS DU LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

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ON LILLE : Alexandre BLOCH explique et présente la 7Úme de MAHLER

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsMAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce que se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ).

 

 
 

 

Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?

Le chef est aux commandes…

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-reportage-video-dans-la-tete-du-chef-symphonie-7-gustav-mahler-critique-presentation-classiquenewsC’est un conducteur idĂ©al pour mieux mesurer l’implication, la concentration, les moyens qu’a le chef pour communiquer avec chaque instrumentiste pour obtenir ce qui a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© (dont les effets de texture sonore liĂ©s Ă  l’accomplissement des dissonances, des nuances de danse dont le tango, des citations dont « Intermarché » (mais oui !!!),« Ah vous dirai-je maman » ou God save the queen, des changements de tempos
 autant de dĂ©tails / nuances indiquĂ©s sur la partition, laquelle apparaĂźt Ă  l’écran). Le concert fut un triomphe dans le vaste Auditorium Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Revivre ainsi certains extraits de la symphonie (dĂ©but et fin du Premier mouvement), avec les remarques personnelles du chef est un grand moment de dĂ©lectation symphonique
 Ainsi grĂące aux remarques du chef, l’auditeur peut mieux comprendre toutes les interactions en cours, la formidable horlogerie collective qui se produit dans la fabuleuse partition de Mahler
 On prend conscience de ce que souhaite le chef, comparĂ© Ă  ce que produisent simultanĂ©ment les musiciens de l’Orchestre lillois. La promesse des vertiges voire de l’ivresse orchestrale (manifeste grĂące Ă  l’euphorie Ă©nergisante des cordes et des cloches) se rĂ©alisent enfin grĂące Ă  la passion d’un chef qui malgrĂ© son extĂ©nuation dĂ©clarĂ©e
 aime partager, vibrer, expliquer. Lumineux, gĂ©nĂ©reux, indispensable.

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Visionner le tĂ©moignage vidĂ©o « ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler »

Lien vers la vidéo Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Nt_z6TlYQ8U

Durée : 11mn
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VOIR la vidĂ©o ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler » :

 


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CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

 

 

 

 

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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REPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©preuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ?

Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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Orchestre National de Lille : Alexandre BLOCH, bienvenue Maestro !

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertFRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ON LILLE : Orchestre National de Lille. Dans les coulisses de l’Orchestre National de Lille : « bienvenue maestro ! «  au programme de ce docu remarquable, la prise de fonction du nouveau directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, baguette Ă©nergique et d’une rare ouverture artistique Ă  l’heure du numĂ©rique, une sorte de « Bernstein 2.0 ». Le documentaire diffusĂ© par France 3 hauts de France met l’accent sur l’accueil par les instrumentistes de l’Orchestre National de leur nouveau chef : successeur du lĂ©gendaire Jean-Claude Casadesus, fondateur, Alexandre Bloch est aujourd’hui l’atout majeur de l’Orchestre par son entrain, son Ă©nergie et une curiositĂ© tout horizon qui permet aujourd’hui Ă  l’ON LILLE de se distinguer au sein du TOP 5 des meilleurs orchestres français.

L’intelligence des choix artistiques singularise actuellement la phalange lilloise : chaque programmation chaque nouvelle saison permet de mesurer ce en quoi un orchestre peut ĂȘtre nĂ©cessaire Ă  la vie de la citĂ©. Mieux, Alexandre Bloch sait choisir des Ɠuvres ambitieuses qui inscrivent l’orchestre au cƓur d’un dispositif musical qui offre aux instrumentistes des possibilitĂ©s d’expression et de dĂ©passement unique dans l’Hexagone. L’opĂ©ra et les Ɠuvres hors normes, grĂące Ă  l’implication d’autres phalanges et formations du territoire des Hauts de France, ont Ă©tĂ© ainsi rĂ©alisĂ©s, attestant d’un niveau musical particuliĂšrement convaincant. On l’a vu d’abord avec l’enregistrement des PĂȘcheurs de Perles de Bizet dont Alexandre Bloch a su exprimer la juvĂ©nilitĂ© palpitante (grĂące aussi Ă  une distribution de jeune chanteurs français dont Julie Fuchs, Cyrille Dubois
) ; puis avec l’oratorio symphonique et rock de Bernstein, MASS, dĂ©lirant, inclassable et viscĂ©ralement fraternel ; enfin avec la 8Ăšme symphonie dite des « Mille » de Gustav Mahler, point d’orgue de l’intĂ©grale des symphonies mahlĂ©riennes qui a marquĂ© l’annĂ©e 2019. Jusqu’au nouveau festival d’opĂ©ra, chaque Ă©tĂ©, inaugurĂ© depuis 2019, avec Carmen et en 2020, Turandot


bloch alexandre docu film bienvenue maestro presentation annonce critique sur classiquenewsLe film « Bienvenue Maestro » est le fruit d’un compagnonage sur mesure : pendant un an, Georges Tillard a suivi Alexandre Bloch au plus prĂšs de sa relation avec les musiciens, le rĂ©pertoire et les publics nordistes. Le docu identifie ce qui au cƓur du mĂ©tier de chef d’orchestre : la rigueur, la sincĂ©ritĂ©, le travail qu’il faut accumuler pour faire naĂźtre le frisson du public ; surtout une certaine maniĂšre de communiquer aux musiciens pour les galvaniser et les impliquer sur une partition particuliĂšre.

En filigrane, le sujet chercher Ă  saisir ces instants de grĂące nĂ©s de l’entente voire de la complicitĂ© admirative entre le chef et les musiciens : « capter la musique en train de naĂźtre », tel « un pur moment d’alchimie crĂ©atrice qui donne envie Ă  un orchestre de suivre son chef, et au public de se laisser enchanter, en toute confiance ». De quoi nous rĂ©galer en ces temps de frustration et de confinement oĂč l’idĂ©e mĂȘme de nous rĂ©unir pour partager un concert symphonique est dĂ©sormais irrĂ©alisable et si lointaine. Incontournable.

france3 logo 2019 2019FRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / « Bienvenue Maestro » Documentaire / sur France 3 Hauts-de-France
A revoir sur FRANCE 3 HAUTS DE FRANCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais/documentaire-inedit-bienvenue-maestro-1407691.html

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (concert d’ouverture les 24 et 25 sept puis rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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L’ON LILLE Orchestre National de Lille Ă  la rescousse

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsCONJURER LE CONFINEMENT / #resterchezsoi / #lamusiquealarescousse.
 L’OFFRE MULTIMEDIA DE L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. Pour rĂ©tablir le lien social et cultiver l’interaction avec le public, la filiĂšre musicale et surtout classique, nen finit pas d’ĂȘtre crĂ©ative, offrant les moyens pour renforcer sa rĂ©silience. Aux cĂŽtĂ©s de l’OpĂ©ra national de Paris (qui met en ligne gratuitement ses productions programmĂ©es avant la fermeture liĂ©e au covid19), l’Orchestre National de Lille, trĂšs prĂ©sent sur le net, reste actif Ă  travers ses nombreux contenus vidĂ©os (ne serait-ce que dans le prolongement de sa rĂ©cente intĂ©grale des symphonies de Gustav Mahler, dont chaque symphonie reste accessible au visionage sur la chaĂźne Youtube de l’ONLILLE / Orchestre National de Lille)


L’Orchestre National de Lille propose Ă  tous les mĂ©lomanes confinĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux (page facebook, chaĂźne YouTube ONLille, compte Instagram, Twitter et LinkedIn) avec le # #lamusiqueĂ larescousse, de nombreux contenus, accessibles Ă  toute heure et partout. Quelques exemples ?

 

 

 

 

TOUT L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE EN VIDÉOS

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mahler-alex-bloch-symphonie-des-mille-8-video-reportage-classiquenews-orch-national-de-lille-critique-concert11 vidĂ©os courtes rĂ©alisĂ©es avec les Ă©tudiants du BTS audiovisuel Jean Rostand de Roubaix pour faire dĂ©couvrir aux enfants (et Ă  leurs parents, mais pas que
) les instruments symphoniques et la baguette du chef d’orchestre :
https://m.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM3-FWNjs-Wks0tLO4Y0BoEi&feature=share

Et une vidĂ©o d’ensemble plus humoristique de prĂ©sentation de l’orchestre au complet : https://youtu.be/9DEw79J5ZS4

 

 

D’autres surprises sont annoncĂ©es sur la chaĂźne YouTube de l’Orchestre dĂšs demain et jusqu’au 10 mai (pour le moment)  : concerts inĂ©dits et rediffusions sous la direction d’Alexandre Bloch captĂ©s par Mezzo, rediffusion de 3 concerts captĂ©s par Radio classique, streaming sur France Bleu Nord


 

 

 

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Et déjà, revoir notre reportage vidéo dédié à la SYMPHONIE DES MILLE n°8 de Gustav Mahler

Visionner la Symphonie des Mille n°8 de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : ici 

 

 

 

ONL-LILLE-videos-cycle-symphonies-de-gustav-MAHLER-classiquenews-chaine-youtube-ONL-LILLE-classiquenews

 

 

 

 

 

IntĂ©grale Gustav Mahler / Un musicien, un concert / Les instruments de l’Orchestre /  La vie de l’Orchestre / Clips, teasers, reportages… Retrouvez ici la riche offre vidĂ©o de l’ON LILLE

 

 

 

 

 

 

 

ALEXANDRE BLOCH / ON LILLE : Qu’est ce qui se passe dans la tĂȘte du chef ?

lille-ONL-alexandre-bloch-symphonie-7-mahler-critique-concert-classiquenews-MAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail et les attentes du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage vidĂ©o ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce qui se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ). LIRE notre prĂ©sentation complĂšte du document vidĂ©o : “Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?”

CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LILLE. TURANDOT au Nouveau SiĂšcle

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


turandot-lille-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-critique-opera-turandot

 

 

LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut l â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma » qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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APPROFONDIR

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netrebko-anna-verismo-turandot-vignette-250-250VENGER LO U LING
 HAÏR LES HOMMES
  A l’exacte moitiĂ© de l’opĂ©ra, alors que l’on ne l’a pas encore Ă©coutĂ©e (mais attendue : elle et ses 3 Ă©nigmes sanglantes), la princesse chinoise, fille du fils du Ciel, l’empereur Altoum, entonne enfin devant la foule, face au prince qui ose la dĂ©fier (Calaf) et devant les spectateurs, son fameux grand air « In questa reggia »  rĂ©citatif hallucinĂ©, plein de tendresse blessĂ©e pour son aĂŻeule, la princesse Lo u ling, sacrifiĂ©e, violĂ©e par le roi des Tartares (dont Calaf est un descendant). D’oĂč le caractĂšre de haine et de vengeance Ă  l’égard des jeunes mĂąles venus la conquĂ©rir : elle vengera l’offense faite Ă  son ancĂȘtre
 L’air de Turandot se hisse jusqu’en aigus stratosphĂ©riques, exprimant le refus d’une femme qui s’écarte sciemment du monde des hommes. Illustration : diva des divas actuelles, Anna Netrebko, si  elle n’a pas incarnĂ© sur scĂšne le princesse vengeresse, a tentĂ© non sans conviction de chanter le rĂŽle (l’air “in Questa Reggia”) dans un rĂ©cital discographique Ă©ditĂ© par DG Deutsche Grammophon : une rĂ©vĂ©lation qui a confirmĂ© l’Ă©volution de sa voix vers un grand lyrique dramatique dotĂ© d’aigus puissants et charnels… (cd Verismo, 2016)

TRAGI-COMIQUE. Pour adoucir la tension tragique de cette figure plus cĂ©leste que mortelle, Puccini a pris soin d’accompagner le prince Calaf, sur le registre terrestre, des 3 ministres chargĂ©s des rites, les fameux masques Ping, Pang, Pong, trois forces divertissantes qui n’hĂ©sitent pas depuis l’arrivĂ©e du jeune homme, Ă  le dissuader de dĂ©fier Turandot ; celle ci est cruelle et terrifiante ; elle n’existe pas
 Leur trio qui ouvre l’acte II indique la nostalgie de leur terre (Ping : « ho una casa nell ‘Honan »), loin des intrigues fatigantes de la cour impĂ©riale. L’imbrication des registres tĂ©moigne du gĂ©nie dramatique de Puccini : tragique hallucinĂ© (Truandot), comique et autodĂ©rision (les masques), hĂ©roĂŻque ardent (Calaf)


 

 

Lionel Bringuier dirige l’Orchestre National de Lille

DESTIN RUSSE pour l'Orchestre National de LilleLILLE, ONL, le 11 mars 2020, 20h. DESTIN RUSSE. Tchaikovski, Prokofiev. A partir de la musique de Bach (choral « Es ist genug » extrait de la cantate « O Ewigkeit du Donnerwort » BWV 20), le compositeur finlandais en rĂ©sidence Ă  l’ON LILLE Orchestre National de Lille, Magnus Lindberg, suit le traces d’Alban Berg qui a parodiĂ© le mĂȘme choral pour son Concerto pour violon. Le Finlandais en dĂ©duit une partition flamboyante, intitulĂ©e simplement et logiquement “Chorale”, pleine d’espĂ©rance et aussi de vertiges sombres et de tensions inquiĂ©tantes.
Prokofiev compose en France son Concerto pour piano n°3 pendant l’étĂ© 1921 ; il le crĂ©e en dĂ©c 1921 Ă  Chicago : mĂȘme conçue comme un complĂ©ment lĂ©ger au n°2, la partition est un sommet de difficultĂ©s rythmiques, de vivacitĂ© mĂ©lodiques voire de dĂ©fis dans les tempos, car Prokofiev reste avant tout inqualifiable et irrĂ©ductible Ă  toute classification. Pianiste virtuose, Prokofiev joue lui-mĂȘme la partie soliste Ă  la crĂ©ation

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1Dense, Ă©lĂ©gante, mais aussi grave, annonçant les vertiges et le passage dans l’audelĂ , inscrit dans le dernier mouvement de la 6Ăš symphonie (« PathĂ©tique »), la Symphonie n°5 est conçue en 1888, soit une dĂ©cennie aprĂšs la 4Ăš. Moment de doute et de questionnement intense sur le sens de la musique et de sa propre vie, le contexte explique la gravitĂ© qui soustend toute la symphonie. Tchaikovski souligne la constance de son inspiration qui n’a jamais faibli et regrettera aprĂšs les rĂ©serves des critiques, ce trop d’affectation, un manque de sincĂ©ritĂ© qui auraient soit disant nui Ă  son travail
 Quoiqu’il en soit c’est justement son ambivalence entre Ă©claircie ou dĂ©paysante insouciance qui fonde la valeur de l’opus symphonique.

BRINGUIER lionel concert classiquenews destinrussePour ce programme, Lionel Bringuier (photo ci dessus) dirige l’Orchestre national de Lille (initialement prĂ©vue, la cheffe Han-Na Chang a annulĂ© sa venue Ă  Lille, Ă©tant souffrante) – Aux cĂŽtĂ©s du maestro français, le pianiste – 1er prix du Concours Reine Elisabeth – LukĂĄĆĄ Vondráček est prĂȘt Ă  relever les dĂ©fis du Concerto de Prokofiev.

 

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Lionel Bringuier, direction

 

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Mercredi 11 mars 2020, 20h

 

 

Programme

Lindberg :
Chorale

Prokofiev :
Concerto pour piano et orchestre n°3 en do Majeur o p.26

TchaĂŻkovski :
Symphonie n°5 en mi mineur op.64

 

 

 

 

Tarifs : 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com et Ă  la Boutique de l’Orchestre, 3 place MendĂšs
France – LILLE – Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

 

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Programme repris également en région Hauts-de-France :
Jeudi 12 mars au ZĂ©phyr de HEM Ă  20h

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Lambert Wilson chante Kurt WEILL

lambert-wilson_slide_328px_19-20LILLE, ONL. WEILL par LANBERT WILSON, 4, 5 mars 2020. Lambert Wilson chante Kurt Weill, en 3 concerts : les 4 et 5 mars 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille; puis le 6 au ThĂ©Ăątre de BĂšthune. L’Orchestre National de Lille aime diversifier son rĂ©pertoire, en tĂ©moigne ce programme prometteur, hors des sentiers battus, oĂč le gĂ©nie mĂ©lodique de Kurt Weill est incarnĂ© par le comĂ©dien et chanteur Lambert Wilson ; l’Orchestre National de Lille sous la direction de Bruno Fontaine saura dĂ©fendre quant Ă  lui l’une des Ă©critures les plus raffinĂ©es au dĂ©but du XXĂš siĂšcle, rĂ©alisant ce souffle symphonique incomparable, entre opĂ©ra et cabaret, qui assure la puissance et la sĂ©duction des airs et chansons conçus par Kurt Weill (1900 – 1950). Le programme prĂ©sentĂ© au Nouveau SiĂšcle de Lille propose un voyage entre les 3 pĂ©riodes crĂ©atrices de Kurt Weill : de Berlin, Paris, New-York. Car le compositeur aprĂšs avoir Ă©bloui le Berlin des annĂ©es 1930, fuit l’Allemagne devenue nazi, et se fixe un temps Ă  Paris, avant de rejoindre New York.

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Mercredi 4 mars 2020, 20hboutonreservation
Jeudi 5 mars 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction et piano : Bruno Fontaine
Chant : Lambert Wilson

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

 

 

Tarifs: 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place Mendùs France – LILLE –
Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

Egalement en région Hauts-de-France :
Vendredi 6 mars au Théùtre de BÈTHUNE à 20h30

 

  

 

ProphĂšte et visionnaire,
Weill rĂ©invente l’opĂ©ra populaire et rĂ©aliste

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WEILL kurt opera concert festival concerts annonces critique classiquenews musique classique newsA partir de 1927, quand il collabore Ă©troitement avec l’homme de thĂ©Ăątre Bertold Brecht, Kurt Weill rĂ©alise enfin ce thĂ©Ăątre musical, loin des codes artificiels de l’opĂ©ra, un nouveau type de drame en musique, plus proche de la rue et plus rĂ©aliste. Le duo incarne un Ăąge d’or de la vie berlinoise aprĂšs au moment de la dĂ©pression de 1929 et jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1930. Leur coopĂ©ration durera 6 annĂ©es d’une complicitĂ© fĂ©conde et miraculeuse. PĂ©riode bĂ©nie et fragile, liĂ©e Ă  la fugace RĂ©publique de Weimar, auquel Weill et Brecht offrent un miroir artistique particuliĂšrement captivant.

Au programme du concert de Lambert Wilson et de l’Orchestre National de Lille, le songspiel, commande du Festival de Baden-Baden, Mahagonny (1927) ; puis L’OpĂ©ra de quatre sous, d’aprĂšs la piĂšce de John Gay The Beggar’s Opera Ă©crite en 1728 dont les deux compĂšres, alors en villĂ©giature sur la CĂŽte d’Azur, (10 aoĂ»t 1928) font un miroir de la sociĂ©tĂ© dĂ©cadente de la RĂ©publique de Weimar oĂč rĂšgnent cynisme et barbarie Ă  tous les Ă©tages, surtout dans les bas fonds ( triomphe est rĂ©servĂ© Ă  la « Complainte de Mackie » Ă©crite Ă  la fin

Puis c’est « Grandeur et DĂ©cadence de la Ville de Mahagonny », derniĂšre version du premier songspiel de 1927 ; le nouveau drame, apologie d’une sociĂ©tĂ© pourrie par la corruption et la manipulation, est crĂ©Ă© en 1930 Ă  Leipzig et immĂ©diatement portĂ© Ă  l’index comme vivement critiquĂ© par les nazis Ă©mergeants, d’autant que le compositeur, juif et iconoclaste, devient une cible dĂ©signĂ©e. Weill y dĂ©ploie une trĂšs virulente diatribe contre le conformisme petit bourgeois. En fuite, il se fixe un temps Ă  Paris, le temps d’yn prĂ©senter entre autres, un chef d’oeuvre inclassable, entre poĂ©sie et dĂ©sespoir Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux (mars 1933), rĂ©cemment prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Tours (LIRE notre compte rendu des 7 pĂ©chĂ©s capitaux de Kurt Weill, avril 2019 : https://www.classiquenews.com/opera-de-tours-les-7-peches-capitaux-de-kurt-weill/ )

Lambert Wilson Ă©voque aussi le travail de Weill avec Cocteau, qui Ă©crit Es regnet, un texte fantaisiste, emblĂ©matique de la verve poĂ©tique et de l’imaginaire de l’écrivain français. A Paris, Weill compose aussi sur des textes français comme en tĂ©moigne le standard absolu « Marie-Galante », inspirĂ© du roman de Jacques DĂ©val : une amoureuse y exprime sa nostalgie de la terre natale aprĂšs son exil forcĂ© au Panama. ComplĂštent l’évocation du sĂ©jour parisien de Weill, deux autres chansons irrĂ©sistibles : « Je ne t’aime pas » , plein d’ironie, de dĂ©tachement, de poĂ©sie et de tendresse dont la trame est liĂ©e Ă  sa courte sĂ©paration avec son Ă©pouse Lotte Lenya
 ; et surtout « Youkali », habanera voluptueuse qui convoque la terre promise, ce paradis inaccessible. Un dĂ©menti Ă  la rĂ©alitĂ© de l’Allemagne hitlĂ©rienne.
Ayant rejoint les Etats-Unis en 1935, Kurt Weill compose des musiques pour le cinĂ©ma (comme Korngold) ; parmi ses plus succĂšs dans le nouveau monde 
 Lady in the Dark (1941), sur les textes d’Ira Gershwin : portrait dĂ©capant d’une rĂ©dactrice de mode. Virtuose de la mĂ©lodie, gĂ©nie de l’orchestration aussi, Weill en AmĂ©rique absorbe les caractĂšres de la ComĂ©die musicale amĂ©ricaine et les fusionne avec l’opĂ©ra et ce thĂ©Ăątre rĂ©aliste dont il a le secret depuis sa collaboration avec Bertold Brecht.

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AU PROGRAMME

Kurt Weill 

OPERA DE QUAT’ SOUS
Ouverture orchestrale / Die Moritat von Mackie Messer / Die   ZĂŒhalter   Ballade   /   Kanonensong   /   Zweites Dreigroschenfinale / « Wo von lebt der Mensch? »

GRANDEUR  ET  DECADENCE  DE  LA  VILLE  DE MAHAGONNY
Prélude / Alabama song / Comme on fait son lit, on se couche

CHANSONS ALLEMANDES
Es regnet / Das Lied von den Braunen
MARIE-GALANTE
Ouverture orchestrale / « scÚne du dancing » / Le Grand Lustucru

CHANSONS FRANCAISES
Je ne t’aime pas / Youkali

STREET SCENE
Ouverture orchestrale / Love life – This is the life

LADY IN THE DARK
Ouverture / This is new / My ship / Girl of the moment / ‱Dialogue en musique…. / Girl of the moment #2 


Voir le programme complet sur le site de
l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

 

 

 

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Autour du concert Ă  LILLE
Prélude « Brecht / Weill »
Par les étudiants des départements
jazz et art dramatique du Conservatoire de Tourcoing
Mercredi 4 mars 2020, 18h45
(EntrĂ©e libre dans la limite des places disponibles pour les personnes munies d’un billet du concert)

En bord de scùne Rencontres  avec Lambert Wilson et Bruno Fontaine à l’issue des concerts lillois

 

  

 

L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE

logo_ONL_2016L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE. Dans un communiquĂ© datĂ© de lundi dernier 24 fĂ©vrier 2020, l’ONL LILLE / Orchestre National de Lille a exprimĂ© sa douleur suite Ă  la disparition d’HervĂ© Brisse, tuba solo de l’Orchestre depuis 1978 :

” Les musiciens et l’ensemble des collaborateurs de l’Orchestre National de Lille ont appris avec douleur le dĂ©cĂšs d’HervĂ© Brisse ce vendredi 21 fĂ©vrier 2020. Excellent musicien, passionnĂ© et gĂ©nĂ©reux, HervĂ© avait rejoint l’Orchestre National de Lille comme tuba solo en 1978. Il avait participĂ© activement au rayonnement de l’Orchestre auprĂšs de Jean-Claude Casadesus puis ces derniĂšres annĂ©es auprĂšs d’Alexandre Bloch. Toutes nos pensĂ©es vont Ă  sa famille et ses trĂšs nombreux amis.

Jean-Claude Casadesus, fondateur de la phalange lilloise a exprimé sa trÚs grande émotion :
« La disparition brutale de notre ami HervĂ© Brisse me bouleverse. Je veux tout d’abord ici dire Ă  sa famille du fond de mon cƓur combien, bien que je sache la pauvretĂ© des mots dans ces si douloureuses circonstances, toute la part que je prends Ă  leur chagrin !  Je connaissais HervĂ© depuis ses 16 ans Ă©poque oĂč je l’avais accueilli comme Tuba dans l’orchestre des jeunes de l’Orchestre de Paris que m’avait confiĂ© Daniel BarenboĂŻm. TrĂšs vite je l’ai engagĂ© comme Tuba solo au sein de l’Orchestre National de Lille oĂč son talent a fait merveille pendant plus de quarante ans ! J’adresse mes condolĂ©ances profondes et bien tristes Ă  tous ses proches.»

 

 

BRISSE-herve-tuba-solo-orchestre-national-de-lille-classiquenews-UGO-PONTE

 

 

Alexandre Bloch, Directeur musical a tenu Ă  adresser dĂšs l’annonce du dĂ©cĂšs, un message de soutien Ă  l’ensemble des Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille trĂšs touchĂ©es par cette triste nouvelle :
« Les mots sont absents. Mais je souhaite cependant vous envoyer ce message de soutien. HervĂ© nous a quittĂ©s, tragiquement. Et sa mĂ©moire restera, j’en suis sĂ»r, gravĂ©e dans notre Orchestre. Beaucoup d’entre vous connaissaient HervĂ© depuis bien plus longtemps que moi, mais HervĂ© Ă©tait pour moi le premier musicien de l’Orchestre National de Lille que j’ai rencontrĂ©, lorsqu’il est venu me chercher au Conservatoire de Lille pour co-diriger avec lui une Fanfare de Bernard Cavanna Ă  l’occasion du 30Ăšme anniversaire de l’Orchestre National de Lille. Je vous envoie Ă  toutes et Ă  tous le plus de courage et de rĂ©confort possible dans ces heures douloureuses. Prenez soin de vous, de vos familles et que la vie continue d’ĂȘtre fiĂšre, artiste, thĂ©Ăątrale, pleine d’humour, sincĂšre, et musicienne comme l’était notre cher HervĂ© ! »

Biographie d’HervĂ© BRISSE

HervĂ© Brisse a intĂ©grĂ© l’Orchestre National de Lille en 1978. FormĂ© aux Conservatoire d’Amiens, Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris (CNSMP), il a obtenu de nombreux Prix Internationaux. Professeur au Conservatoire de Roubaix depuis 1985, il a Ă©galement Ă©tĂ© enseignant au CNSM de Paris de 1995 Ă  2002 et poursuivait une carriĂšre de plus de 2O ans Ă  travers la musique de chambre avec les Quintettes de cuivres Jean-Baptiste Arban et Magnifica. En tant que soliste : il jouait notamment le Concerto de Ralph Vaughan Williams, il a participĂ© Ă  la crĂ©ation française du Concerto de John Williams, a crĂ©Ă© les Concertos de Renaud Gagneux, de Bernard Kroll et de Yves Prin avec l’Orchestre National de Lille, de Cannes, de Massy
 Avec un parcours jalonnĂ© de nombreuses rĂ©alisations de projets liant le monde professionnel et le monde amateur, il a menĂ© de frĂ©quentes actions pĂ©dagogiques dans les milieux associatifs et dans le domaine de l’Éducation Nationale. Nombre de ses Ă©lĂšves sont devenus musiciens professionnels et enseignants. HervĂ© Brisse Ă©tait Ă©galement actif dans les mĂ©dias : producteur sur France Musique et Directeur artistique de collection thĂ©matique pour France 3. Depuis 2004, il Ă©tait conseiller artistique de Lille 3000 et dirigeait l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives. Le MinistĂšre de la Culture lui avait dĂ©cernĂ© le titre d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et en novembre 2016, puis Ă©levĂ© au grade de Chevalier dans l’Ordre National du MĂ©rite.”

 

 

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vidéos :

 

HervĂ© Brisse s’était prĂȘtĂ©, il y a quelque temps, Ă  une courte interview pour le site internet de l’Orchestre National de Lille : www.onlille.com/saison_19-20/musiciens

 

 

mass-bernstein-lille-orchestre-national-compte-rendu-critique-classiquenews-alexandre-blochCLASSIQUENEWS avait eu l’opportunitĂ© d’interroger HervĂ© BRISSE en juin 2018 Ă  l’occasion du reportage vidĂ©o spĂ©cial dĂ©diĂ© Ă  MASS de Leonard Bernstein : Ă  4’16 : HervĂ© Brisse (intervenant alors comme directeur musical de l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives participant ainsi Ă  la rĂ©alisation de MASS) prĂ©cise la musique traditionnelle locale jouĂ©e avant le marching band au prĂ©alable de la partition de Bernstein

VOIR le reportage MASS de Bernstein par l’Orchestre National de LILLE : https://www.classiquenews.com/reportage-video-onl-orchestre-national-de-lille-mass-de-bernstein-alexandre-bloch-juin-2018/ 
 

La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS se joint Ă  la douleur de l’Orchestre et de ses musiciens.

 

 

Illustration

Photo d’HervĂ© Brisse lors de sa derniĂšre tournĂ©e avec l’Orchestre National de Lille au Cadogan Hall de Londres le 29 janvier 2020

LILLE, ONL : LOCKING FOR BEETHOVEN, nouveau Ballet de Farid Berki

LOCKING FOR BEETHOVEN danse orchestre national de lille annonce concert critique classiquenews Berki_carre_328px_19-20LILLLE, ONLILLE, les 28 et 29 fĂ©v 2020. LOCKING FOR BEETHOVEN (danse). CrĂ©ation de Farid Berki. TrĂšs impliquĂ© sur la scĂšne des mĂ©tissages (sociaux autant qu’artistiques), Farid Berki cultive et stimule la curiositĂ© vers les autres, le partage, l’enrichissement commun. En somme, l’humanitĂ© ne peut avancer que multiple et plurielle. Ses spectacles se nourrissent des tĂ©lĂ©scopages, nĂ©s au carrefour des cultures et des disciplines
 l’équation hip hop et Stravinsky (Stravinsky remix, 2015) illustrait une approche dĂ©complexĂ©e et gĂ©nĂ©reuse dont le travail profite aujourd’hui Ă  la nouvelle crĂ©ation chorĂ©graphique dĂ©diĂ©e aux musiques de Beethoven, « Locking for Beethoven », nouvelle production qui s’inscrit parmi les cĂ©lĂ©brations des 250 ans de la naissance du compositeur nĂ© Ă  Bonn.

 

 

Entre danse et musique, hip hop et romantisme


Métissages Beethovéniens

 

 
Farid Berki lance le dĂ©bat de l’appartenance Ă  l’Europe, interroge la notion de racines communes et du partage collectif Ă  travers l’hymne Ă  la joie, chant final de la 9Ăš symphonie et qui est aussi l’hymne europĂ©en. Le chorĂ©graphe dĂ©cloisonne les genres et les disciplines, fusionne, entrechoque et produit
 Ici la lĂ©gĂšretĂ©, propice Ă  l’éclosion du poĂ©tique s’incarne par la prĂ©sence d’une circassienne (selon un principe dĂ©jĂ  vu dans Soul dragon, prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Shanghai en 2004). Pour Beethoven, en complicitĂ© avec les musiciens de l’Orchestre National de Lille ONLILLE, et aussi le compositeur Antoine HervĂ© qui arrange la matĂ©riau beethovĂ©nien originel, Farid Berki explore toujours les champs expressifs nĂ©s du croisement de la danse et de la musique : ici une bande propre et cohĂ©rente transcrite Ă  partir de la grande Fugue opus 133, la Sonate au clair de lune, le 2Ăš mouvement de la 7Ăš symphonie, l’Ode Ă  la joie de la 9Ăš, des extraits des Quatuors Ă  cordes n°11, 13, 14
 le flux musical pour quatuor ou orchestre, qui en dĂ©coule, Ă©carte toute notion d’assemblage ou de « zapping » ; chez le furieux autant que rĂ©volutionnaire Beethoven, l’énergie de la danse qui en dĂ©coule est tellurique, voire « explosive », produisant autant de variations scĂ©nographiĂ©es et incarnĂ©es, en fusion avec le rythme musical, ou dĂ©tachĂ© de lui comme un contrepoint et un commentaire. Soit un spectacle de danse avec 6 danseurs et 1 circassienne
 portĂ© par la compagnie de danse fondĂ© en 1994 par Farid Berki, « Melting Spot ».

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LOCKING FOR BEETHOVENboutonreservation
LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcle
Vendredi 28 février 2020, 14h30
Samedi 29 février 2020, 16h

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE
Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/locking-for-beethoven/

Concert repris Ă 
Valenciennes, le 19 mai 2020

Direction : LĂ©o Margue  /  ‹Orchestre National de Lille  /  ‹Compagnie Melting Spot‹  /  ChorĂ©graphie : Farid Berki  /  ‹Piano : Antoine HervĂ©  /  ‹Dj Malik Berki  /  ‹Six danseurs; Une circassienne

AprĂšs Stravinski Remix en 2015 – ballet hip-hop sur l’Oiseau de feu de Stravinski sous la baguette d’Alexandre Bloch, et Kaleidoscope sur les musiques d’Haydn et Mozart en 2017, l’Orchestre National de Lille, le chef LĂ©o Margue, la compagnie Melting Spot et le chorĂ©graphe Farid Berki renouent pour crĂ©er Locking for Beethoven l’annĂ©e du 250Ăšme anniversaire du compositeu

CinĂ©-Concert Ă  LILLE : le Retour du Jedi par l’ONLILLE Orchestre National de Lille

star-wars-retour-jedi_slide_328px_19-20LILLE, ONL, les 21 et 22 fĂ©v 2020. STAR WARS : Le Retour du Jedi. CinĂ©-concert. ExpĂ©rience inoubliable Ă  Lille en ce mois de fĂ©vrier oĂč l’Orchestre National de Lille propose une immersion complĂšte dans l’univers fantastique et Ă©pique de la Guerre des Etoiles / STAR WARS, Ă  travers la projection de l’épisode 6 : « Le retour du Jedi » avec le concours de l’Orchestre qui rĂ©alise en temps rĂ©el la parure symphonique inscrite dans le scĂ©nario. Sorti au grand Ă©cran en 1983, Le Retour du Jedi conclut la premiĂšre trilogie de Star Wars. C’est l’épisode 6 (selon l’ordre chronologique du drame). OpĂ©ra galaxique, on ne compte plus les atouts de sa dramaturgie cinĂ©matographique qui mĂȘle astucieusement les intrigues du bien contre le mal (Luke Skywalker versus Dark Vador), de l’amitiĂ© indĂ©fectible (Luke Skywalker / Solo), de l’amour aussi (Solo aime la princesse Leia)
 Ses Ewoks (les habitants attendrissants de la lune forestiĂšre de la planĂšte Endor, qui rĂ©apparaĂźtront en 2019 dans l’épisode L’ascension de Skywalker), son sens du spectacle en font l’un des Ă©pisodes les plus populaires de la saga. Mais l’attrait de la fresque revient aussi, surtout Ă  la formidable enveloppe orchestrale composĂ©e par John Williams et qui confĂšre au film son Ă©tonnante force expressive et spectaculaire.

Star_Wars,_Ă©pisode_VI_-_Le_Retour_du_Jedi_logoDernier volet de la Trilogie originelle (avant l’essor des prĂ©quelles), Le retour du Jedi fait suite ainsi aux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents : Un nouvel espoir, puis l’Empire contre-attaque. A l’époque oĂč l’Empire galactique dont l’impĂ©rialisme est une claire rĂ©fĂ©rence aux nazis, construit sa nouvelle base gĂ©nĂ©rale (l’étoile de la mort), les rebelles et combattants de l’Alliance concentrent toutes leurs forces pour anĂ©antir cette Ă©toile noire, axe du mal, d’autant que l’Empereur Palatine s’y rend pour inspecter l’avancĂ©e des travaux. Le jeune hĂ©ros Luke Skywalker prend conscience de sa force et souhaite ralier Ă  la cause de l’Alliance, son pĂšre, le redoutable Dark Vador. Les lois du sang et la tendresse ensevelie seront-elles plus fortes que la tentation du pouvoir absolu ?
Le tournage est rĂ©alisĂ© pendant toute l’annĂ©e 1982, aux studios de Pinewood (Angleterre) et en Californie. Pour le 20Ăš anniversaire de la sortie du premier Ă©pisode de Star Wars (Un nouvel espoir), George Lucas corrige certaines scĂšnes et les retraite numĂ©riquement, perfectionnant certains effets visuels.

La partition rĂ©vĂšle un sens rĂ©el de la texture symphonique et tisse une vĂ©ritable symphonie dans laquelle les thĂšmes de la Force, de la Marche impĂ©riale et de Luke se dĂ©ploient avec finesse et raffinement. Pour dĂ©peindre les adorables Ewoks, armĂ©e des peluches qui aident Luke et Solo Ă  vaincre le mal, le compositeur exploite un large choix de percussions insolites (claves, maracas, mĂ©tallophones
) Le rĂ©sultat, comme toujours avec Williams, est irrĂ©sistible et prodigieusement efficace. D’un scintillement enivrant. Rien de tel que la diffusion du film avec la rĂ©alisation de la musique par l’Orchestre National de Lille : expĂ©rience mĂ©morable pour tous.

 

 

 

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Star Wars : Le Retour du Jedi

Vendredi 21 février 2020, 20hboutonreservation
Samedi 22 février 2020, 18h30
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Musique originale de John Williams
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Ernst van Tiel

RESERVEZ VOTRE PLACE directement sur le site de l’ONL LILLE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/star-wars-le-retour-du-jedi/

Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct
En version originale, sous-titrée en français
Presentation licensed by Disney Concerts in association with 20th Century Fox,
Lucasfilm Ltd., and Warner / Chappell Music. © 2017 & TM LUCASFILM LTD.
ALL RIGHTS RESERVED

Star Wars : Le Retour du Jedi
Film américain de Richard Marquand / Co-écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan

 

 

 

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VIDEO BANDE ANNONCE
Le retour du Jedi, 1983

 

 
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18732395&cfilm=25803.html

 

 

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Star Wars: The Return of the Jedi
The Return of the Jedi concludes the first Star Wars trilogy. Its sense of grandeur and the dramatic underpinnings make this one of the best-loved episodes of the saga. The themes of the Force, the Imperial March and Luke all metamorphose with dazzling virtuosity. The result, as always with Williams, is irresistible and wonderfully powerful.

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