LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

CRITIQUE opĂ©ra, LIVE STREAMING. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch – La mise en scĂšne met le thĂ©Ăątre en avant, et donc la violence d’un pouvoir avide d’assassinats, probablement perpĂ©trĂ©s Ă  l’initiative de l’infĂąme Scarpia, baron inique, et patron de la police romaine. Le dĂ©but de l’opĂ©ra commence ainsi par une exĂ©cution en rĂšgle, Ă  laquelle le public prĂ©sent applaudit Ă  tout rompre : au moins le climat est fixĂ©. Nous sommes sous le rĂ©gime d’une terreur (qui dit spectacle, dit assassinats). Et les amants maudits, le bonapartiste libertaire (et peintre) Mario Cavaradosi et sa maĂźtresse, la cantatrice Floria Tosca (que dĂ©sire Scarpia) surgissent de l’ombre telles deux Ăąmes fraternelles, passionnĂ©s, humaines, totalement impuissant face Ă  la machine sanguinaire.
Le trio infernal se rĂ©alise grĂące Ă  une caractĂ©risation soignĂ©e, vraisemblable. CĂŽtĂ© chant, c’est surtout la sincĂ©ritĂ© souvent dĂ©chirante de la soprano Joyce El-Khoury qui se dĂ©tache ; toujours trĂšs engagĂ©e Ă  tenir son personnage de femme loyale amoureuse prĂȘte Ă  tout pour sauver celui qu’elle aime (et qui se fait arrĂȘtĂ© et torturĂ© par Scarpia). Sa fameuse priĂšre au II (Vissi d’arte, vissi d’amore, Ă  la table du dĂ©mon Scarpia) bouleverse par son ardeur Ă©plorĂ©e, sa grandeur morale dĂ©munie.

 

 

 

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Tableau final de l’opĂ©ra : auprĂšs du corps de Mario assassinĂ©, Tosca se tue…

L’orchestre tire son Ă©pingle du jeu : souple et puissant ; dĂ©taillĂ© et trĂšs suggestif, sous la baguette d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille, le chef dirige en veste blanche, dans une fosse Ă©largie et au milieu des musiciens ; la partition de Puccini dĂ©voile tout ce qu’elle comprend d’ampleur cinĂ©matographique dans sa progression dramatique, ses sĂ©quences contrastĂ©es, sa palette psychologique si juste
 l’Orchestre peint de vĂ©ritables paysages, picturaux, Ă©motionnels, comme le chant du jeune berger au dĂ©but du III, ici chantĂ© par 3 jeunes filles, qui Ă©voque les collines romaines et les troupeaux qui y paissent
 vision pastorale inouĂŻe dans un drame barbare qui ici se termine par le suicide par pendaison de Tosca.
On est happĂ© de bout en bout par la tension d’un orchestre qui sait rugir (auprĂšs de Scarpia) autant qu’implorer (la priĂšre de Tosca).

 

 

 

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LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

 

 

 

Tosca, opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1858-1924)
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Création à Rome le 14 janvier 1900

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj
LumiĂšres : Nathalie Perrier
Assistant Ă  la direction musicale : Constantin Rouits
Chef de chant : Benjamin Laurent
Chefs de choeur : Yves Parmentier, Pascale Diéval-Wils

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Le baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti : Patrick Bolleire
Le sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu LĂ©croart
Un geĂŽlier : Laurent Herbaut
Un berger : Violette Desmalines, Daphné Greff-Kielar, Emma Ponte
Amané Shiozaki, Marion Smith (en alternance)
Choeur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune Choeur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

REVOIR en REPLAY TOSCA de PUCCINI par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch :
https://www.youtube.com/watch?v=85Nz22l31Mw&t=7915s

LILLE PIANO(S) FESTIVAL : la magie du piano, le chant des claviers (18, 19, 20 juin 2021)

LILLE-PIANOS-FESTIVAL-18-19-20-JUIN-2021-annonce-classiquenewsLILLE : 17Ăš LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19 et 20 juin 2021. DĂ©jĂ  la 16Ăš Ă©dition en juin 2021 : Lille s’est imposĂ© sur la scĂšne pianistique internationale grĂące au festival thĂ©matique que propose Ă  chaque printemps l’Orchestre National de Lille : le Lille Piano(s) Festival ; soit 3 jours de concerts principalement dans le bĂątiment du Nouveau siĂšcle Ă  Lille, et aussi dans plusieurs lieux dĂ©sormais emblĂ©matiques (salle de concert du Conservatoire, ND de la Treille
 ) sans omettre les nouveaux sites, cette annĂ©e, la chapelle de l’UniversitĂ© catholique rĂ©novĂ©e, nouvel Ă©crin idĂ©al pour les Ă©vĂ©nements chambristes. La rĂ©ussite du Festival tient Ă  son noyau artistique trĂšs identifiĂ© : le piano, au coeur de la programmation, instrument phare du Festival. Ainsi les deux concerts symphoniques d’ouverture et de clĂŽture (ouverture ven 18 juil 21h avec Lucas Debargue qui joue le Concerto n°2 de Prokofiev avec l’Orchestre National de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch / clĂŽture dim 20, 19h30, avec CĂ©dric Tiberghien dans le Concerto n°23 de Mozart avec l’Orchestre de Picardie sous la direction de Jean-Claude Casadesus) ; la place rĂ©servĂ©es au laurĂ©ats des concours internationaux (Dmitri Kalashnikov, le 19 juin 14h / Kenji Miura, le 19 juin, 17h / Mikhail Bouzine, le 20 juin, 11h, 
) ; prĂ©sence des talents Ă©mergeants et « grands du piano » (Alexandra Dovgan, le Duo JĂĄtekok, Florian Noack, Judith JĂĄuregui
 et aussi Pierre-Laurent Aimard, le 20 juin, 17h30) ; et depuis les cinq derniĂšres annĂ©es, une nouvelle tendance qui Ă©largit la proposition de base et affiche de nombreuses « échappĂ©es » complĂ©mentaires sur le thĂšme des claviers (ainsi la prĂ©sence de la claveciniste Violaine Cochard cette annĂ©e.)
 « Notre Festival a su Ă  la fois conserver sa proposition de dĂ©part et aussi se renouveler en enrichissant son offre ; le piano demeure au centre du projet ; autour gravite toute une sĂ©rie de concerts divers sur le thĂšme des claviers », prĂ©cise François Bou, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre National de Lille.

L’édition de juin 2020 Ă©tait, confinement oblige, 100% digitale ; tous les concerts du Festival ont Ă©tĂ© diffusĂ©s en direct et en streaming (toujours accessibles depuis la chaĂźne youtube de l’Orchestre National de Lille), grĂące Ă  une rĂ©activitĂ© exemplaire qui a alors montrĂ© l’inventivitĂ© technologique de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille dans sa confrontation avec la crise sanitaire. L’édition 2021 marque le retour des concerts en public : « Nous pouvons enfin rĂ©tablir l’essence mĂȘme de notre activitĂ©, jouer pour les spectateurs, partager avec le public ».

 

 

 

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Romain Leleu et Thierry Escaich © JB Millot

 

 

 

Pour la session de juin, l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle accueille les spectateurs dans la limite des 65% de sa jauge ; ainsi dans le respect des conditions sanitaires, les musiciens jouent devant circa 900 auditeurs, un retour Ă  la vie, dans des conditions quasi normales. Sous la barre des 1000 spectateurs, le pass sanitaire n’est pas requis. « Si les conditions le permettent, nous espĂ©rons accueillir le public Ă  pleine jauge en septembre prochain, pour notre nouvelle saison 2021-2022 », prĂ©cise aussi François Bou.

Plusieurs artistes qui n’avaient pu venir en 2020 Ă  cause de la pandĂ©mie et duDUO-JATIKOK-piano-lille-pianos-festival-2021-critique-classiquenews confinement, sont prĂ©sents cette annĂ©e, comme le compositeur et organiste Thierry Escaich (en duo avec Romain Leleu, programme « Vocalises », orgue et trompette, le 20 juin, 17h30), ou de la Symphonie de Poche (qui prĂ©sente ainsi le concert Beethoven empĂȘchĂ© l’annĂ©e derniĂšre, dim 19 juin, 11h). Parmi les profils novateurs, soulignons le rappeur Ben PLG dont la prĂ©sence n’a rien d’artificielle (le 19 Ă  21h – Auditorium de la gare Saint-Sauveur) : l’artiste qui est une personnalitĂ© rĂ©gionale et dont la rĂ©putation est dĂ©jĂ  internationale, place le clavier dans tous ses concerts. L’édition 2021 comprend aussi des concerts de jazz, de musique du monde (l’ensemble armĂ©nien Naghash, 
 ). Eclectique et d’une rare cohĂ©rence, LILLE PIANO(S) FESTIVAL crĂ©e l’évĂ©nement dans une pĂ©riode marquĂ©e par la rĂ©ouverture des salles de spectacles. ParticuliĂšrement inspirĂ© par la magie des claviers, le Festival lillois s’annonce plus ouvert et gĂ©nĂ©reux, plus divers et surprenant que jamais. RV incontournable Ă  LILLE, les 18, 19 et 20 juin 2021 (17Ăšme Ă©dition). (Photo : Duo Jatekok © G Arnold)

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 INFOS & RESERVATIONS sur le site du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021

 

 

 

LIRE aussi notre présentation et tous les concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 :

Festival Ă©vĂ©nement Ă  LILLE : LILLE PIANO(S) FESTIVALL’Orchestre National de Lille affiche fiĂšrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂȘtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte des concerts ainsi diffusĂ©s).

http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-18-19-et-20-juin-2021/

 

 

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 Mikhaïl Bouzine © G Laurenceau

 

 

 

HĂ©roĂŻnes mozartiennes, “nouvelle symphonie” de Brahms

ARIE VAN BECK concert orchestre national de lilleRADIO CLASSIQUE, le 20 juin 2021, 21h. Mozart, Brahms. EnregistrĂ© le 1er juin Ă  Lille, le concert mĂȘle airs d’opĂ©ras de Mozart interprĂ©tĂ©s par Sandrine Buendia et une « nouvelle symphonie » de Brahms, Ă  savoir le Quintette avec piano opus 34 transcrit pour orchestre (par Henk de Vlieger)., une Ɠuvre passionnĂ©e et tendre que Clara Schumann affectionnait particuliĂšrement, lui reconnaissant dĂšs sa crĂ©ation en tant que partition chambriste, une ampleur irrĂ©sistible aux couleurs symphoniques
 InvitĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Picardie (Arie Van Beek, direction) relĂšve les multiples dĂ©fis du programme lyrique et symphonique.
EN LIRE plus ici : http://www.classiquenews.com/lorchestre-national-de-lille-invite-lorchestre-de-picardie-mozart-brahms/

L’Orchestre National de LILLE joue La Belle HĂ©lĂšne

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lĂšne. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’été ». AprĂšs la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂŽle d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lĂšne, subtile parodie d’aprĂšs la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire
 tout Ɠuvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gĂšretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,
 une Ă©quation qui fonde son gĂ©nie si proche de son contemporain : Johann Strauss fils. La version que proposent le National de Lille et Alexandre Bloch concentre les meilleures pages de la partition grĂące Ă  un livret rĂ©Ă©crit pour l’occasion par Lionel Rougerie (qui avait collaborĂ© avec l’Orchestre Ă  l’occasion de ses 40 ans en 2015 / 2016). Instrumentistes et chef Ă  Lille se retrouvent ainsi dans la dĂ©fense de l’opĂ©ra français (on se souvient de leur excellent travail sur Les PĂȘcheurs de perles de Bizet en 2017). DĂ©jĂ  le tĂ©nor Cyrille Dubois (PĂąris) participait Ă  la rĂ©ussite des PĂȘcheurs : il sera PĂąris, le pĂątre trop sĂ©duisant par lequel le scandale arrive… Dans cette nouvelle production de La BELLE HÉLENE, paraĂźt, protectrice d’HĂ©lĂšne de Troie. VĂ©nus rĂšgne sur ce drame du dĂ©sir omnipotent et drĂŽlatique : il Ă©tait donc lĂ©gitime de lui offrir ainsi une incarnation inĂ©dite.

 

 

 

Un opéra bouffe inspiré par la mythologie


 

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesPour sa nouvelle partition destinĂ©e au ThĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s, Offenbach compose La Belle HĂ©lĂšne, grand ouvrage en 3 actes sur le livret de Meilhac et HalĂ©vy. Le compositeur a dĂ©jĂ  choisi ses interprĂštes favoris : Hortense Schneider dans le rĂŽle-titre et le tĂ©nor JosĂ© Dupuis (formĂ© par HervĂ© aux Folies-Nouvelles) qui Ă©blouit dans le rĂŽle de PĂąris. Les rĂ©pĂ©titions sont extĂ©nuantes et longues : Offenbach, monstre de travail et d’exigence, entend conduire ses Ă©quipes vers le but sonore et artistique qu’il s’est fixĂ© : « c’est pien mes enfants, trĂšs choli ; mais c’est bas ça du tout ! ». Offenbach rĂ©Ă©crit au fur et Ă  mesure, selon les possibilitĂ©s des artistes, selon la censure aussi : le rĂŽle de Chalcas est « adouci » car il est d’emblĂ©e jugĂ© trop anticlĂ©rical : blasphĂ©matoire ! La premiĂšre a lieu le 17 dĂ©c 1864 : triomphe absolu. C’est que l’amuseur des boulevards sait faire rire et aussi toucher par la grĂące de son inspiration


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 BELLE HELENE OFFENBACH opera orchestre national de lille nuits d ete
 

 PĂąris et HĂ©lĂšne (Cyrilel Dubois et Gaelle Arquez), nouveaux hĂ©ros de la production Ă©vĂ©nement des Nuits d’Ă©tĂ© Ă  LILLE, les 7, 8 et 10 juillet 2021 (DR).

 
 
 

LILLE – Auditorium du Nouveau Siùcleboutonreservation
LES NUITS D’ÉTÉ
Jacques OFFENBACH : LA BELLE HÉLÈNE
Le cĂ©lĂšbre opĂ©ra-bouffe d’Offenbach
revisitĂ© par l’Orchestre National de Lille

Mercredi 7 juillet 2021 — 20h
Jeudi 8 juillet 2021 — 20h
Samedi 10 juillet 2021— 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
Attention jauge limitée en raison des mesures sanitaires
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

± 2h sans entracte

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 Production Ă  l’affiche du ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  PARIS, jeudi 1er juillet 2021, 19h30.

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE
Alexandre Bloch, direction
Lionel Rougerie, livret & mise en scĂšne

Gaëlle Arquez, HélÚne
Cyrille Dubois, PĂąris
Éric Huchet, MĂ©nĂ©las
Aliénor Feix, Oreste
Marc Barrard, Agamemnon
Philippe Ermelier, Calchas
Raphaël Brémard, Achille
Sahy Ratia, Ajax I
Florent Karrer, Ajax II
Marie Lenormand, Bacchis
Camille Poul, LĂ©ĂŠna
Pauline Texier, Parthénis
Léa Dangréaux, Vénus

ChƓur de Chambre Septentrion
Orchestre National de Lille

Saïd Abitar, Illustrations et scénographie
Fabrice Ollivier, LumiĂšres

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Languissante et sincĂšre HĂ©lĂšne


MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniLes couleurs de l’orchestre, le gĂ©nie des mĂ©lodies, celui semblable du texte souvent dĂ©tournĂ©, d’une drĂŽlerie absolue (Ă©grillard, facĂ©tieux, argotique) imposent la verve parodique et poĂ©tique d’Offenbach qui en dĂ©tournant de façon comique voire dĂ©lirante et ridicule, les hĂ©ros de la mythologie grecque, critique surtout le pouvoir Ă  son Ă©poque et les petits bourgeois de Paris, trĂšs trop conformes (HĂ©lĂšne prĂ©cise Ă  PĂąris, qu’ici « on dĂźne Ă  7 heures »). Le compositeur Ă©gratigne aussi le genre lyrique noble, jouant sur de grands ensembles pour conclure chaque acte (parodie du grand opĂ©ra). HĂ©lĂšne est une sirĂšne des plus sensuelles : une mezzo languissante (« il nous faut de l’amour » dit-elle au I
 puis doute de son dĂ©sir (acte II : « Dis moi VĂ©nus, quel plaisir trouves-tu Ă  faire ainsi cascader la vertu? ») ; Oreste, un ado argotique et dĂ©lurĂ© ; PĂąris, insolent, mordant aux aigus virtuoses pĂ©taradants (sa tyrolienne quand il Ă©voque son fameux « jugement ») ; Calchas, expert manipulateur ; sans omettre les Rois et les prĂȘtres, caricaturĂ©s dans le fameux trio patriotique du III (Agamemnon, MĂ©nĂ©las, Calchas), avec calembourgs et chorĂ©graphie qui cite l’opĂ©rette prĂ©cĂ©dente « OrphĂ©e aux enfers ». Un pur esprit bouffe, c’est Ă  dire fantaisiste et poĂ©tique emporte l’action et le rythme de La Belle HĂ©lĂšne. Offenbach y atteint la verve cadencĂ©e et rythmĂ©e (avec crescendos bien calibrĂ©s) d’un Rossini. Et c’est surtout l’articulation du français qui importe le plus : il conduit le raffinement comique et toute la tension du drame

Comme c’est souvent le cas dans l’histoire de l’opĂ©ra français : le grand genre est doublĂ© par son Ă©cho parodique. Comment ne pas inscrire La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach comme la rĂ©ponse dĂ©calĂ©e, dĂ©lirante, des Troyens de Berlioz, jouĂ©s l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, le 4 nov 1863 au ThĂ©Ăątre-Lyrique ? D’un cĂŽtĂ© la fresque Ă©pique et poĂ©tique du grand Hector inspirĂ© par Virgile ; de l’autre, la verve dĂ©lirante d’un gĂ©nie de la cocasserie
 Le public a montrĂ© sa prĂ©fĂ©rence en applaudissant Ă  tout rompre l’excellente comĂ©die dĂ©lirante d’Offenbach.

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Synopsis

 

ACTE I. A Sparte la reine HĂ©lĂšne attend le beau PĂąris : selon le jugement fameux, le prince doit lui ĂȘtre promis par la dĂ©esse VĂ©nus. De fait, le « berger » PĂąris paraĂźt Ă  la cour de Sparte pour concourir aux joutes intellectuelles, parmi les rois grecs dont Agamemnon (baryton), son fils Oreste (soprano), surtout MĂ©nĂ©las l’époux d’HĂ©lĂšne. PĂąris gagne : il pourra conquĂ©rir HĂ©lĂšne car MĂ©nĂ©las doit partir en CrĂȘte selon les indications de l’augure Calchas (baryton-basse).

ACTE II. SĂ©duite, HĂ©lĂšne affiche la dĂ©termination d’une Ă©pouse vertueuse : elle rĂ©sistera Ă  la cour de PĂąris. Celui-ci se glisse dans sa couche la nuit, car il se fait passer pour un rĂȘve (valse nocturne fameuse). MĂ©nĂ©las les surprend et prend Ă  tĂ©moins les autres rois (jouant au jeu de l’oie). PĂąris doit partir.

ACTE III. Les Bains de Nauplie. Les dieux courroucĂ©s par le dĂ©part de PĂąris, souffle un vent mauvais contre les hommes pour les punir. MĂ©nĂ©las est corrigĂ© par Agamemnon et Calchas, mais refuse d’ĂȘtre cocu pour l’intĂ©rĂȘt collectif. Soudain le « grand augure de CythĂšre » paraĂźt (PĂąris dĂ©guisĂ©) : il emporte avec lui la belle HĂ©lĂšne toute soumise, Ă  la barbe des rois dĂ©munis.

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DISCOGRAPHIE

La version pilotĂ©e par Michel PLASSON avec la diseuse royale Jessye Norman, HĂ©lĂšne dĂ©sirante et ardente de grande classe, et une distribution de chanteurs français idĂ©alement articulĂ©s (le Calchas de Jean-Philippe Lafont) s’impose Ă©videmment (1984, Emi). Chaque sĂ©quence y dĂ©borde de vitalitĂ© thĂ©Ăątrale grĂące au style vocal qui place l’intelligibilitĂ© au cƓur de tout enjeu dramatique.

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LIRE aussi notre critique des PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017 : Formidable production, que ces PĂȘcheurs de perles
 fruit d’une intense prĂ©paration et d’ajustements en sĂ©rie sur un timing serrĂ©, par toutes les Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille, dont le rĂ©sultat prĂ©sentĂ© Ă  Lille (avant Paris), ce 10 mai dernier dans un Auditorium du Nouveau SiĂšcle totalement plein, est riche de plusieurs enseignements

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-lille-nouveau-siecle-le-10-m
ai-2017-bizet-les-pecheurs-de-perles-1863-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LIRE aussi la critique du CD Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017
https://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

VOIR les PĂȘcheurs de Perles de Bizet sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=xAYsFzW3TsI

L’Orchestre National de Lille invite l’Orchestre de Picardie (Mozart, Brahms)

ARIE VAN BECK concert orchestre national de lilleLILLE, le 1er juin 2021. CONCERT Mozart, Brahms. En clĂŽture de sa saison 20 21, l’ON LILLE invite une phalange voisine, l’Orchestre de Picardie et le chef Arie Van Beek dans un programme lyrique et symphonique rĂ©jouissant : airs pour soprano extraits des opĂ©ras Nozze di Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni mais aussi Idomeneo de Mozart ; puis plus original, version pour orchestre du Quintette avec piano en fa mineur opus 34 de Brahms (transcription de Henk de Vlieger).

La jeune soprano française Sandrine Buendia relĂšve le dĂ©fi de ce parcours dramatique qui brosse comme un portrait Ă©loquent, contrastĂ© des hĂ©roĂŻnes mozartiennes : Susanne, forte et tendre et qui feint d’aimer le Comte
 ; Despina, piquante et astucieuse fĂ©ministe ; l’amoureuse et loyale Elvira, pourtant trahie par celui qu’elle aime, Don Giovanni ; la lumineuse (et salvatrice) Ilia

EmblĂ©matique de cette densitĂ© Ă©motionnelle aussi tendre qu’éruptive, popre Ă  Johannes Brahms, le Quintette pour piano avait suscitĂ© dĂšs 1863, un commentaire de CLARA SCHUMANN Ă  son Ă©coute : « C’est une Ɠuvre si pleine d’idĂ©es qu’elle demande tout l’orchestre. Je t’en prie, revois-la encore ». PlutĂŽt que fantaisie dĂ©raisonnable et futile, l’Ɠuvre de l’arrangeur nĂ©erlandais Henk de Vlieger suit Ă  la lettre le conseil avisĂ© de la pertinente Clara
 GrĂące Ă  cette nouvelle parure, capable de faire briller tous les pupitres de l’orchestre, ne s’agirait-il pas en dĂ©finitive d’une nouvelle symphonie de Brahms ?

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LILLE, Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Mardi 1er juin 2021, 19h
L’Orchestre National de Lille invite
L’Orchestre de Picardie
Arie van Beek, direction
Sandrine Buendia, soprano

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PROGRAMME  

 

MOZART, extraits d’airs d’opĂ©ra

Giunse al fin il momento… Deh vieni non tardar »
RĂ©citatif et Air de Susanna – extrait des Noces de Figaro

« In uomini, in soldati »
Air de Despina – extrait de Cosi fan tutte«

Zeffiretti lusinghieri »
Air de Ilia – extrait d’Idomeneo«

Ah fuggi il traditor non lo lasciar piĂč dir »
Aria de Donna Elvira – extrait de Don Giovanni

 

BRAHMS
Quintette pour piano et cordes en fa mineur op.34
(orchestration Henk de Vlieger)
[Création mondiale]

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CONCERT capté et diffusé le dimanche 20 juin 2021 à 21h sur RADIO CLASSIQUE

Tarifs de 6 Ă  55€ – DurĂ©e: ± 55 minutes sans entracte
RĂ©servations sur www.onlille.com et Ă  la Boutique de l’Orchestre, 3 place MendĂšs France – LILLE.
Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

Sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille :

https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/brahms-et-mozart/

TOSCA par l’ON LILLE et Alexandre BLOCH : 3 juin 2021

bloch-alexandre-symphonie-9-mahler-critique-concert-classiquenews-reportage-video-symphonie-n8-mahlerLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci contre © Ugo Ponte / ONL ). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj). DIFFUSION en direct sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE – VOIR l’opĂ©ra TOSCA par Alexandre BLOCH / l’ON LILLE Orchestre National de LILLE ici

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PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

ToscaTOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenews
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

COMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS.

COMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS. Les climats ambivalents de Chostakovitch (Concerto pour violoncelle n°1, crĂ©Ă© en 1959 par son dĂ©dicataire Rostropovitch) ne laissent pas de fasciner dans une lecture particuliĂšrement vivante. Funambule Ă  pas de velours, Ă  la fois grotesque, plein de panache et aussi d’un dĂ©lire versant dans l’autodĂ©rision aigre, l’ironie cinglante, 
 le violoncelle de « La » Kobekina ne nĂ©gocie rien sur l’autel de l’expression musicale : dĂšs l’Allegretto, elle chante, elle murmure, fait parler son instrument avec une acuitĂ© sans artifice, une franchise sonore, une immĂ©diatetĂ© poĂ©tique qui saisissent l’écoute. L’interprĂšte russe fait du premier mouvement une errance hallucinĂ©e, une danse ivre, fusionnant avec l’orchestre capricieux, fanfaron, lunaire sous la baguette fluide et passionnĂ©ment chorĂ©graphique de maestro Casadesus : les pointes de la clarinette, du cor, 
 accordĂ©es Ă  la priĂšre gĂ©missante du violoncelle composent le paysage le plus hystĂ©rique et hypnotique entre marche funĂšbre et enivrement salvateur. A la fois cynique et tendre, Chosta se dĂ©voile ici, en pas feutrĂ©s, en cris dĂ©chirants. Le Moderato plonge dans des eaux plus Ă©nigmatiques et suspendues, un Ă©ther d’oĂč sont effacĂ©es (provisoirement) les tensions dĂ©chirantes du mouvement prĂ©cĂ©dent : le violoncelle solo peut y dĂ©rouler Ă  l’infini, son fil langoureux, d’une ineffable peine, cependant que JC Casadesus veille Ă  la direction gĂ©nĂ©rale, Ă  cette gravitas qui tord les cƓurs et essore l’ñme en une interrogation infinie proche de l’insupportable comme un aiguillon brĂ»lant.

 

 

Du chant funambule de Chosta

au jaillissement beethovénien

 

 

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La Cadenza a voce sola Ă©largit encore le spectre de cette solitude sans fard qui se dĂ©sespĂšre Ă  force d’ĂȘtre impuissante : Anastasia Kobekina en sculpte chaque accent Ă©perdu ; chaque nuance tĂ©nue comme une dĂ©flagration intime, un effondrement psychique qu’il faut mettre en relation avec l’expĂ©rience personnelle du compositeur. Elle est enchaĂźnĂ©e avec le Finale qui prĂ©cipite l’allure collective en une transe de plus en plus aigre et sarcastique dont les vagues mordantes surgissent et s’affirment plus nettement dans le chant d’un orchestre scintillant et hagard (clarinette / flĂ»te).

A 29’45, seconde partie du concert : jaillit la Symphonie n°5 d’un Beethoven combattant dont le chef, nerveux, dĂ©finitif, souligne l’enracinement Ăąpre, l’assise chtonienne ; la partition cĂ©lĂ©brissime s’affirme dĂšs ses notes rĂ©pĂ©tĂ©es du dĂ©but par sa tension; l’énergie, surtout la rage dĂ©ferlent comme une poussĂ©e de lave incandescente ; le tempo est allant, sans retenue, ciblant nette sa rĂ©solution ; du chaos se prĂ©cise peu Ă  peu l’éclosion de l’esprit ; de la matiĂšre rugissante primitive surgit la forme d’une pensĂ©e conquĂ©rante. L’Andante rĂ©tablit l’ordre et l’équilibre, mais avec une autoritĂ© triomphatrice qui se pare d’éclats guerriers comme de couleurs subtilement voluptueuses (caresse des bois dont l’articulation enivrante du hautbois et du basson
 grĂące Ă  la connivence des remarquables solistes), d’une souveraine assise (chant des violoncelles). La baguette large, prĂ©cise semble faire surgir la marche d’une armĂ©e qui dĂ©file avec la noblesse et l’aplomb recouvrĂ©s ; cette sensualitĂ© maĂźtrisĂ©e aussi qui convoque dĂ©jĂ  la 6Ăš « Pastorale ».
Le Scherzo, plus souterrain, s’impose Ă©galement par sa tension ultime, son urgence rayonnante ; il prĂ©lude et prĂ©pare le surgissement final de la lumiĂšre qui fait du tourbillon orchestral, une formidable machine ascensionnelle dont la grandeur nourrit le souffle collectif jusqu’à l’exclamation jubilatoire finale, chant de victoire, dĂ©filĂ© martial, apothĂ©ose instrumentale d’une irrĂ©sistible extase en ut majeur. Le chef souligne l’impĂ©tuositĂ© caressante, ardente, ivre de la conclusion, trĂšs proche dans l’esprit du finale de l’opĂ©ra unique de Beethoven, Fidelio.

 

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR EN REPLAY le concert JEAN-CLAUDE CASADESUS dirige Chostakovitch et Beethoven (12 mai 2021) sur la chaüne Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=1Wf4O6R-tXA

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19 et 20 juin 2021

LILLE-PIANOS-FESTIVAL-18-19-20-JUIN-2021-annonce-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19, 20 JUIN 2021. Programmation Ă©vĂ©nement Ă  Lille. L’Orchestre National de Lille affiche fiĂšrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂȘtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte des concerts ainsi diffusĂ©s).
LIRE nos comptes rendus du LILLE PIANO(S) FESTIVAL des 12, 13 et 14 juin 2020 :
http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020-ledition-100-digitale/

A partir du 18 juin 2021, dans l’Auditorium du Nouveau siĂšcle, ou dans la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille rĂ©cemment rĂ©novĂ©e (mais aussi Ă  ND de la Treille, au Conservatoire, Ă  la gare Saint-Sauveur
), 70 artistes invitĂ©s s’accorderont pour un Festival plus flamboyant que jamais, qui met Ă  l’honneur le piano et les claviers (orgue, clavecin
), le jazz et le classique, les musiques du monde, la musique Ă©lectro,le thĂ©Ăątre musical, les spectacles familiaux, la crĂ©ation sonore
 en un pluralisme qui cĂ©lĂšbre aussi la dĂ©couverte et l’ouverture. En juin, pas moins de 36 concerts : rĂ©citals, symphoniques, spectacle musical, jazz, Ă©lectro
 fĂȘtent ainsi le printemps et la fin du confinement, dans le respect du confort sanitaire pour tous, et des gestes barriĂšres Ă©videmment. EncadrĂ©s par deux concerts symphoniques incontournables, chaque concert se dĂ©guste selon son goĂ»t : Ă  travers les diffĂ©rents sites urbains, le festivalier identifie et sĂ©lectionne le programme de son choix, comme un festival Ă  la carte. Eclectique et intense, LILLE PIANO(S) FESTIVAL montre qu’il est dĂ©sormais le festival incontournable des Hauts de France, chaque mois de juin.

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL 18, 19, 20 juin 2021

Programme par jour et par heure

Consultez le programme en ligne
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/wp-content/uploads/LPF21-web.pdf

 

 

 

VENDREDI 18 JUIN 2021

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18h > 19h & 20h > 21h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°1
YAKIR ARBIB Jazz
Piano : Yakir Arbib

19h30 > 20h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°2
BERNARD FOCCROULLE
Méditation sur la beauté de la Création et
sur le comportement de l‘homme Ă  son Ă©gard
Orgue : Bernard Foccroulle

ƒuvres de Bach ‱ Foccroulle ‱ Florentz ‱ De Grigny ‱ MessiaenScheidemann ‱ Vierne ‱ Weckmann

 

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B – CONCERT N°3
KOKI NAKANO
Electrojazz minimaliste
Piano : Koki Nakano

 

 

 

19h30 > 20h30
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°4
PLUCKED’N DANCE
Jazz
Clavecin : Violaine Cochard
Piano : Édouard Ferlet
Ingénieur son : Joachim Olaya
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°5
CONCERT D’OUVERTURE
Symphonique
Piano : Lucas Debargue
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Ligeti : Concert RomĂąnesc
Prokofiev : Concerto pour piano n°2 en sol mineur
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°6
THE HEADSHAKERS
Jazz
Saxophone Pierre-Yves Langlois
Trompettes Franck Beele – LoĂŻc Dumoulin
Trombone Edouard Wallyn
Guitare Mike Varlet
Claviers RĂ©my Charlet
Basse Guillaume Dumont
Batterie Arnaud Havet

 
 

SAMEDI 19 JUIN 2021

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11h > 12h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°7
BEETHOVEN : SI TU NOUS ENTENDS !
Direction : Nicolas Simon
Conception musicale et arrangements : Robin Melchior
Récitant:  Tristan Labouret
La Symphonie de Poche

 

 

 

11h > 12h
Chapelle de l’UniversitĂ©
Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°8
LES GOÛTS RÉUNIS
RĂ©cital
Clavecin Violaine Cochard
ƒuvres deW.-F. Bach ‱ CouperinDuphly ‱ Scarlatti

 

 

 

11h > 12h
ConservatoireTARIF B / CONCERT N°9
QUATUOR FACE À FACE
RĂ©cital
Pianos : Mara Dobresco,GĂ©raldine Dutroncy
Percussions : HĂ©lĂšne Colombotti,Élisa Humanes
ƒuvres de Berstein ‱ Bolcolm ‱ Gershwin

 

 

 

13h > 14h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°10
MUSIQUES ACTUELLES
Musique actuelle-Ă©lectro
Avec Mattis Dupont-Bianchi et Marin Moreau, Ă©tudiants Ă  l’ESMD

 

 

 

14h > 15h / Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°11
PIANO ZOLO
RĂ©cital
Piano : Romain Dubois

 

 

 

14h > 15h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°12
DUO SALQUE PEIRANI
RĂ©cital
Violoncelle : François Salque
Accordéon, voix : Vincent Peirani
ƒuvres de Grappelli ‱ Mehldau ‱ Peirani Piazzolla ‱ Portal ‱ Salque

 

 

 

14h > 15h
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°13
DMITRII KALASHNIKOV
1er Prix du Concours International de Piano des Hauts-de-France,
Les Étoiles du Piano 2019
RĂ©cital
Piano : Dmitrii Kalashnikov
Beethoven : Sonate pour piano n° 31
Bach : Suite anglaise n°3
Frank : Prélude, Fugue et Variation,
transcription pour piano seul d’Harold Bauer

 

 

 

15h > 16h
Conservatoire TARIF B / CONCERT N°14
PRESQU’AU BOUT DU MONDE
Soprano Elsa Dreisig
Piano Romain Louveau
Alto HélÚne Maréchaux
Miroirs Ă©tendus
ƒuvres de Brahms ‱ Cage ‱ Jost ‱ Korngold ‱ R.Strauss ‱ Weill

 

 

15h > 16h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°15
ORCHESTRE DE PICARDIE
Concert symphonique

Piano : Alexandra Dovgan
Beethoven : Concerto pour piano n°2

Pianos Duo Jåtékok
Poulenc : Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre
Orchestre de Picardie
Direction : Arie van Beek

 

 

 

16h30 > 17h30
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°16
PERCUSSIONS
RĂ©cital
Avec la classe de percussions de l’ESMD
ƒuvres de Bach ‱ Cangelosi ‱ De MeyManoury ‱ Taïra ‱ Wettl

 

 

 

17h > 18h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°17
JOSVAN IMMERSEEL
Concert-conférence
Claviers divers : Jos van Immerseel
ClaviĂ©riste, chef d ’orchestre, chercheur, collectionneur ou encore professeur, Jos van Immerseel considĂšre la musique comme sa vie. En 1987, il fonde Anima Eterna Brugge (en rĂ©sidence au Concertgebouw de Brugge depuis 2003), un orchestre symphonique qui tend Ă  utiliser le plus possible des instruments d ’époque, pour rendre au maximum compte du son rendu au moment oĂč les Ɠuvres ont Ă©tĂ© composĂ©es. Jos van Immerseel a enseignĂ© aux conservatoires d ’Anvers, d ’Amsterdam et de Paris. Au fil de son parcours, il s’est constituĂ© une collection exceptionnelle de claviers anciens, qui l’accompagnent lors de ses reprĂ©sentations.

 

 

 

17h > 18h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°18
KENJI MIURA
1er Prix du Concours Internationalde Piano Long-Thibaud-Crespin 2019
RĂ©cital – Piano : Kenji Miura
Franck : Prélude, fugue et variations (transcription Bauer)
Takemitsu : Romance, Rain Tree Sketch II
Liszt : Sonate en si mineur

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°19
VOIX D’ ENFANTS
RĂ©cital Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
Orgue : Denis Comtet
ƒuvres de Casals ‱ DuprĂ© ‱ FaurĂ© ‱ Franck Haydn ‱ Mendelssohn ‱ Mozart Schubert

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°20
NAGHASH ENSEMBLE
Musique du monde
Naghash Ensemble

19h > 20h
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°21
YARON HERMAN TRIO
Jazz
Piano : Yaron Herman
Contrebasse : Joe Sanders
Batterie : Ziv Ravitz

 

 

 

19h > 20h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°22
FLORIAN NOACK
RĂ©cital
Piano : Florian Noack
Chopin : 24 Préludes
Lyapunov : Extrait des 12 Études Transcendantes
(Harpes Éoliennes, Ronde des Sylphes, Chant Ă©pique)

 

 

 

19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°23
ASTRAL SAPHIR Jazz Ă©lectro
Batterie : RĂ©mi GhesquiĂšre
Claviers : Luis Galceran

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°24
BEN PLG
Rap
Voix : BEN PLG
Piano : Luis le caméléon
Drum, machine : Luccio

 

 

 

21h30 > 22h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°25
OMAR SOSA TRIO
AN EAST AFRICAN JOURNEY
Jazz
Piano : Omar Sosa
Percussions : Steve ArgĂŒelles
Contrebasse et harpe : Christophe Minck

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 20 JUIN 2021

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10h > 10h50
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°26
LE CARNAVAL DES ANIMAUX
Pianos : Duo Jåtékok
RĂ©citant : Alex Vizorek
Saint-Saëns : La Danse Macabre
Saint-Saëns : Le Carnaval des animaux
Le cd Le Carnaval des animaux de Saint-SaĂ«ns a Ă©tĂ© enregistrĂ© avec les mĂȘmes artistes et l’Orchestre National de Lille chez Alpha.

 

 

 

11h > 12h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°27
L’ENLÈVEMENT D’EUROPE
MIKHAÏL BOUZINE
1er Prix du Concours international de piano d’OrlĂ©ans 2020
RĂ©cital
Piano : MikhaĂŻl Bouzine
ƒuvres de Loewe ‱ Scriabine ‱ Staud ‱ Kalkbrenner ‱ Chopin ‱ Stockhausen ‱ Liszt

 

 

 

11h30 > 12h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF C / CONCERT N°28
TOUT LE MONDE ÉCRIT DES CHANSONS
Seul en scÚne musical et pédagogique
Piano et narration : Julien Joubert

 

 

 

14h > 15h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°29
JUDITH JÁUREGUI
RĂ©cital
Piano : Judith JĂĄuregui
ƒuvres de Beach ‱ Gershwin ‱ Ginastera Lecuona ‱ Villa-Lobos

 

 

 

14h > 15h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°30
XAVIER THOLLARD TRIO
(re) compositions
Jazz
Piano : Xavier Thollard
Contrebasse : MĂĄtyĂĄs Szandai
Batterie : Simon Bernier

 

 

 

14h30 > 15h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°31
GRÉGORY PRIVAT TRIO
Jazz
Piano : Grégory Privat
Batterie :Tilo Bertholo
Contrebasse : Linley Marthe

 

 

 

16h > 17h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°32
MONSTRES SACRÉS
Musique classique
Direction et violon : Fiona Monbet
Violoncelle : MichĂšle Pierre
Piano : Romain Louveau
Soprano : Cyrielle Ndjiki Nya
Electronique : Othman Louati
Miroirs Étendus
Beethoven : Triple Concerto
Wagner : Wesendonck Lieder

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°33
PIERRE-LAURENT AIMARD
RĂ©cital
Piano : Pierre-Laurent Aimard
Mozart : Fantaisie en fa mineur pour orgue mécanique, extraits
Carter : Night Fantasies
Mozart : Fantaisie n°3
Benjamin : Fantasy on Ïambic Rhythm
Beethoven : Fantaisie pour piano opus 77

 

 

 

17h30 > 18h30 & 19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°34
DEXTER GOLDBERG TRIO
Jazz
Dexter Goldberg Trio

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°35
VOCALISES
THIERRY ESCAICH & ROMAIN LELEU
RĂ©cital
Orgue : Thierry Escaich
Trompette : Romain Leleu
ƒuvres de Brandt ‱ DuruflĂ© ‱ Escaich ‱ GliĂšre ‱ Parker ‱ Saint-SaĂ«ns & improvisations

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°36
CONCERT DE CLÔTURE
Symphonique

Piano : CĂ©dric Tiberghien
Orchestre de Picardie
Direction : Jean-Claude Casadesus
Avec la participation du ChƓur RĂ©gional des Hauts-de-France
Chef de chƓur : Éric Deltour

Beethoven : Fantaisie Chorale
Mozart : Concerto pour piano n°23

 

 

 

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INFOS et RESERVATIONS sur le site du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

TOUS les concerts sont visionnables ensuite sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
/ ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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TEASER VIDEO
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021
https://www.youtube.com/watch?v=i7m56Iny3OI 

 

 

 

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MODALITES RESERVATIONS
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021

Depuis le 18 mai 2021 :
Par téléphone 03 20 12 82 40 > du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 17h30*
Sur internet lillepianosfestival.fr

Depuis le 19 mai 2021 :
À l’accueil de l’Orchestre 3 place Mendùs France, Lille > du lundi au vendredi de 10h à 18h*
*Les horaires d’ouverture de la billetterie sont susceptibles de modicationselon les annonces gouvernementales concernant un Ă©ventuel couvre-feu.

Pendant le festival
Dans le hall du Nouveau SiĂšcle : Achetez des places pour tous les concerts du festival
Vendredi 18 juin dĂšs 18h / Samedi 19 juin dĂšs 10h / Dimanche 20 juin dĂšs 10h
Sur place au Conservatoire de Lille, Ă  la CathĂ©drale de la Treille,Ă  la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille et Ă  la Gare Saint Sauveur : Billetterie disponible 1h avant chaque concert et jusqu’à 15 minutes avant le dĂ©but du spectacle

PASS FESTIVAL
Pass festival nominatif Ă  10 € – Tous vos spectacles du festival au tarif rĂ©duit + 10 € de rĂ©duction sur votre Pass saison 2021 / 2022 Ă  l’Orchestre National de Lille (sur prĂ©sentation du Pass Festival uniquement). Pensez Ă  bien prĂ©senter votre pass Ă  l’entrĂ©e des concerts.

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RETROUVEZ L’ON LILLE / Orchestre National de Lille cet Ă©tĂ©, dans l’opĂ©ra LA BELLE HELENE, joyau lyrique de Jacques Offenbach – Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch, direction / Lionel Rougerie, livret et mise en scĂšne : Festival LES NUITS D’ÉTÉ : 7, 8 et 10 juillet 2021, LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle (Ă  partir de 6 euros). RĂ©servations : ONLILLE.COM – 03 20 12 82 40.

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ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenews

 

LIVE STREAMING : Jean-Claude Casadesus et l’ON LILLE jouent la 5Ăš de Beethoven

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleLIVE STREAMING concert, LILLE, JC Casadesus : merc 12 mai 2021, 20h. Suite de l’offre digitale de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. AprĂšs 7 mois d’absence, le chef fondateur de l’ONL – Jean-Claude Casadesus – dirige l’une des plus cĂ©lĂšbres pages classiques : la 5Ăšme Symphonie de Beethoven.  Pom pom pom pooooooooooooooom ! Qui ne connaĂźt pas ce dĂ©but ? Cette Ɠuvre, qui semble si fluide Ă  l’écoute, a pourtant Ă©tĂ© Ă©crite en plusieurs annĂ©es, le compositeur devant faire face Ă  d’autres commandes au mĂȘme moment. Ainsi, lors du concert du 22 dĂ©cembre 1808 Ă  Vienne, le programme offrait les premiĂšres de la CinquiĂšme, mais Ă©galement de la SixiĂšme dite « Pastorale », du Concerto pour piano n°4, de la Fantaisie pour piano op.77 et de la Fantaisie Chorale op.80.

VIDEO : Jean-Claude Casadesus Ă©voque dans cette vidĂ©o l’Ɠuvre aux « 4 fameux coups de timbales » : coups du destin, coups de gĂ©nie

https://cutt.ly/LbSQToD

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LIVE STREAMINGaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
LILLE, endirect depuis l’Auditorium du NOUVEAU SIECLE
Mercredi 12 mai 2021, 20h

CHOSTAKOVITCH
Concerto pour violoncelle n°1

BEETHOVEN
Symphonie n°5

Jean-Claude Casadesus Direction
Anastasia Kobekina Violoncelle
Orchestre National de Lille

INFOS sur le site de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-5eme-symphonie-de-beethoven/

VOIR LE CONCERT sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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Outre la 5Ăš Symph de Beethoven, Jean-Claude Casadesus et les musiciens de l’Orchestre accompagnent la jeune violoncelliste russe (nĂ©e en 1994) Anastasia Kobekina, distinguĂ©e au Concours International Georges Enesco (sous la baguette d’Alexandre Bloch en 2016), nommĂ©e « BBC New Generation Artist » et laurĂ©ate du concours international TchaĂŻkovsky. Elle interprĂšte le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch, dĂ©diĂ© au soliste Mstislav Rostropovitch qui fut aussi l’élĂšve du compositeur au Conservatoire de Moscou. Devenus amis, les deux musiciens jouent ensemble notamment dans la Sonate pour violoncelle et piano (1934) de 
 Chostakovitch. A l’étĂ© 1959, Chosta joue au piano la partition de son premier Concerto pour violoncelle ; quatre jours plus tard, Rostro dĂ©dicataire, le savait par cƓur et pouvait enfin le crĂ©er.

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TOUS les concerts en streaming de l’ON LILLE Orchestre National de Lille sont accessibles depuis la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE.

Notes de programme Ă  retrouver sur :
www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-cinquie%CC%80mebeethoven-mai2021.pdf

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Retrouvez Jean-Claude Casadesus pour la clĂŽture du Lille Piano(s) Festival 2021 le dimanche 20 juin au Nouveau SiĂšcle de Lille. Informations Ă  venir sur www.lillepianosfestival.fr

APPROFONDIR

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ENTRETIEN VIDEO avec Jean-Claude Casadesus (janvier 2021)

 

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleENTRETIEN VIDÉO. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ? En dĂ©cembre 2020, Jean-Claude Casadesus a fĂȘtĂ© ses 85 printemps. Le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille peut ĂȘtre fier d’avoir crĂ©er ex nihilo une tradition musicale de premier plan Ă  Lille et dans la RĂ©gion Hauts de France. A l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, les lillois ont pris l’habitude des grands bains symphoniques et des festivals et concerts aussi riches que diversifiĂ©s. Retour sur un parcours portĂ© par la passion de la musique et du partage. A l’occasion de son anniversaire, Jean-Claude Casadesus s’est prĂȘtĂ© au jeu de l’entretien vidĂ©o, avec l’élĂ©gance, l’humour et la grande culture littĂ©raire que nous lui connaissons. Entretien vidĂ©o pour classiquenews.com. En complĂ©ment sĂ©lection discographique.

 

 

TOSCA par L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / Alexandre BLOCH

TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci dessous, DR). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj).

PUCCINI : Tosca
HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsInitialement prĂ©vue fin mai 2021, la production a Ă©tĂ© adaptĂ©e pour accueillir l’Orchestre National de Lille et ne permettra pas de convier le public en salle. Mais sa diffusion est assurĂ©e le 3 juin auprĂšs du public (via une diffusion sur Ă©cran gĂ©ant et sur le net). Tosca est un opĂ©ra dont chaque acte se situe Ă  Rome, cadre Ă  la fois grandiose et tragique oĂč s’affirme la passion jalouse et flamboyante de la cantatrice Floria Tosca pour son amant, le peintre bonapartiste Mario Cavaradosi. A l’église San Andrea della Valle (Acte I), au palais Farnese (Acte II), puis Ă  la prison du ChĂąteau San Angelo (acte III), l’amour dĂ©fie la violence (scĂšne de torture de Mario par le baron abject Scarpia (prĂ©fet de Rome) et la mort (quand Tosca trahie se jette du haut de la terrasse Ă  San Angelo (acte III).
Auparavant, Puccini dĂ©ploie une ivresse poĂ©tique orchestrale inouĂŻe, dans l’évocation de la Ville Ă©ternelle (autre protagoniste du drame) : la scĂšne du jeune berger qui ouvre le III est d’une force onirique irrĂ©sistible. La voix du garçon Ă©voque l’aurore et le soleil qui se lĂšve sur les collines de Rome, temps suspendu oĂč l’homme communie avec la nature et qui contraste d’autant plus avec la barbarie humaine, cruelle et manipulatrice Ă  laquelle sont confrontĂ©s Tosca et Mario.

De la piĂšce de Victorien Sardou, Puccini a fait un huis-clos puissant, Ă  partir du fameux trio vocal : le baryton aime la soprano qui aime le tĂ©nor. Triangulation riche en tensions et en conflits croisĂ©s oĂč s’inscrit aussi un certain contexte politique agitĂ© : proche de la Monarchie, le baron Scarpia s’ingĂ©nie Ă  tuer la passion de Tosca et de son rival Mario Cavaradossi avec d’autant plus d’acharnement qu’il aime lui aussi passionnĂ©ment la cantatrice ; que le peintre revendique ouvertement des idĂ©es rĂ©volutionnaires et libertaires, proche de Bonaparte


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TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsRetransmission gratuite prévue le 3 juin 2021 :
- Sur les Ă©crans d’une quinzaine de lieux partenaires de la rĂ©gion des Hauts-de-France
- Sur la chaĂźne Youtube de l’OpĂ©ra de Lille jusqu’au 10 juin 2021
PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

Tosca
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

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Coulisses et dossiers dĂ©diĂ©s Ă  TOSCA Ă  l‘OpĂ©ra de Lille
http://opera-lille.fr/premiere-loge/tosca/

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APPROFONDIR

 

 

Opéra de Lille / autre opéra à voir sur la toile :  Pelléas et Mélisande, DEBUSSY
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/pelleas-et-melisande-opera-de-lille
Les SiĂšcles, FX Roth / D Jeanneteau
Filmé en mars 2021

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ORCHESTRE NATIONAL de LILLE
DĂ©couvrez le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 : 3 jours exceptionnels les 18, 19 et 20 juin 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

 

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COMPTE-RENDU opéra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiÚcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction)

THAMOS-SAIS-2-opera-orchestre-national-de-lille-critique-annonce-classiquenews-mozart-thamosCOMPTE-RENDU opĂ©ra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiĂšcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction). La partition relĂšve de l’esthĂ©tique galante mais colorĂ©e des Ă©clairs et contrastes saisissants du Sturm und drang auquel le jeune Mozart apporte sa propre sensibilitĂ© instrumentale ; il accorde une place privilĂ©giĂ©e aux choeurs (premiers Ă  s’exprimer dans l’explicitation du drame), porteurs de l’espĂ©rance des peuples, exprimant cette aspiration viscĂ©rale Ă  la fraternitĂ© universelle. Nous sommes bien dans un contexte moral franc-maçon (« accorde Ă  la jeunesse frivole, vertus et discipline  ») ; tout le drame qui va se jouer met en scĂšne l’application des prĂ©ceptes des LumiĂšres pour l’édification des hommes. Le politique (le jeune prince Thamos) est invitĂ© Ă  favoriser et mettre en Ɠuvre ce vaste programme d’éducation de la sociĂ©tĂ©. La forme orchestrale suit la lumineuse direction de cette philosophie musicale : le sens du dĂ©tail, les rebonds dramatiques, l’esprit des nuances sont ici garantis par la direction souple et sensible de l’excellent David Reiland, venu de Metz (dont il est directeur musical de l’Orchestre National) pour diriger la phalange lilloise.
Sur scĂšne, l’action illustre ce passage de la gangue originelle, boueuse, bitumeuse, brute Ă  l’accomplissement de l’individu humain, maĂźtre de son destin, corps enfin libĂ©rĂ© de son enveloppe archaĂŻque et primitive. Selon la conception de Damien Chardonnet-Darmaillacq (qui a rĂ©alisĂ© une adaptation d’aprĂšs la piĂšce de thĂ©Ăątre dont la partition assure les inserts musicaux), la mise en scĂšne et l’appareillage vidĂ©o (film tournĂ© au PhĂ©nix de Valenciennes prĂ©alablement au concert) exprime l’opĂ©ration de transformation de la matiĂšre vers sa sublimation ; passage oĂč se rĂ©alise l’alchimie organique, Ă  l’image d’un accouchement symbolique.
David Reiland veille Ă  l’articulation de chaque intermĂšde orchestral dont l’ampleur et le souffle annoncent le Mozart Symphoniste d’Idomeneo et de la pleine maturitĂ©, celui des 3 derniĂšres symphonies.

 

 

 

Illumination de Thamos / MĂ©tamorphose de SaĂŻs

David Reiland et l’Orchestre National de Lille jouent le drame qui prĂ©figure La FlĂ»te EnchantĂ©e,
Thamos, roi d’Egypte, musique de scùne maçonique

 

 L'ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE joue THAMOS de MOZART

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Le chant des cordes dit Ă  la fois la solitude du hĂ©ros Thamos et aussi l’espoir que sa vertu suscite au sein de la foule. La vitalitĂ© dĂ©taillĂ©e des instruments, timbres caractĂ©risĂ©s dans l’esprit d’un orchestre de chambre, souligne chaque Ă©tape de la sublimation du corps primitif vers sa rĂ©vĂ©lation finale : ainsi se dĂ©voile la figure de la princesse SaĂŻs, vierge du temple de soleil qui est aimĂ©e de Thamos, bien qu’elle soit la fille de son ennemi tutĂ©laire. La vidĂ©o expose l’histoire de Thamos Ă  travers le regard et l’expĂ©rience vĂ©cue par la jeune femme.
Orchestralement, David Reiland exprime toute l’activitĂ© Ă©motionnelle de la texture mozartienne ; oui, Mozart est bien ce poĂšte du cƓur humain, des sentiments les plus ineffables, ce magicien qui explore et ausculte Ăąme et corps ; grĂące Ă  l’éloquence des instrumentistes lillois, l’écriture orchestrale parle
 et chante (comme un chanteur d’opĂ©ra) ; elle explique et commente mieux que des paroles chantĂ©es, tout ce qui se dĂ©voile peu Ă  peu sur l’écran : la manifestation d’une mĂ©tamorphose. Pour autant, le lien entre la jeune femme qui dĂ©voile son visage et Thamos aurait pu ĂȘtre mieux expliquĂ©. Mettre en avant SaĂŻs ainsi est juste mais n’aurait-il pas aussi visualiser Thamos Ă  ses cĂŽtĂ©s pour comprendre comment sa place est primordiale dans l’avĂšnement du Prince ?

La gangue primitive qui emprisonne SaĂŻs fait rĂ©fĂ©rence Ă  la momification ; peu Ă  peu se dĂ©roule sa mise Ă  nu ; et l’ĂȘtre vertueux se rĂ©vĂšle ainsi, resplendissant selon le rituel maçonnique Ă©gyptien. L’impression de sĂ©quences enchaĂźnĂ©es qui nuit Ă  la continuitĂ© d’un vrai drame s’explique par la nature mĂȘme de la musique Ă©crite par le jeune Mozart : musique de scĂšne plutĂŽt que drame musical continu. Les airs de solistes sont rares. Mais pas la caractĂ©risation des instruments solistes (cor, hautbois, flĂ»te
).
Dans ce parcours instrumental qui suit l’action en s’illuminant, David Reiland et le metteur en scĂšne nous parlent d’humanitĂ© renouvelĂ©e, Ă  naĂźtre, porteuse des valeurs et vertus des LumiĂšres ; ce miracle est l’enjeu et le sujet du drame de Thamos. Tout le systĂšme philosophique et moral superbement incarnĂ© / explicitĂ© par l’orchestre, annonce les valeurs de l’opĂ©ra Ă  venir, plus accompli dans sa forme lyrique, et aussi chantĂ© en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e de 1791. Du langage classique des annĂ©es 1770, David Reiland fait un organe vivant, palpitant qui nous parle directement, veillant constamment aux phrasĂ©s, Ă  la vitalitĂ© des contrastes : dans l’alliage des timbres associĂ©s, on y perçoit dĂ©jĂ  les couleurs et les accents des opĂ©ras Ă  venir : Idomeneo bien sĂ»r, mais aussi Don Giovanni et sa noblesse grave, d’essence tragique.

Comme la rĂ©solution de l’énigme visuelle / orchestrale, surgit l’espĂ©rance du 2Ăš choeur (Ă  24’18 : « Dieu dont la puissance s’étend sur toute chose!  / Toi qui t’élĂšve et jamais ne faiblit
. rĂšgne, souverain sans Ă©gal dans la grandeur » : excellemment prĂ©parĂ©s par Thibault Lenaerts, le chƓur de chambre de Namur (et la soprano qui sort de la masse chorale soulignant la dĂ©licatesse des instruments) apporte sa couleur articulĂ©e, transparente, fusionnant sans Ă©paisseur avec la ductilitĂ© d’un orchestre lui aussi comme sublimĂ©, irradiĂ© par l’enseignement lumineux et initiatique (cĂ©lĂ©bration du guide et pĂšre pour tous, garant du bien commun).
En un couronnement tendre, l’air de basse qui conclut le cycle confirme la maturitĂ© de cette Ă©criture mozartienne frappĂ©e du sceau de la sincĂ©ritĂ© (« Vous fils de la poussiĂšre  ») : son souffle incantatoire se rapproche aussi de l’air du commandeur de Don Giovanni, vĂ©ritable proclamation presque terrifiante et avertissement Ă  qui se dresserait contre le couronnement de Thamos le valeureux ; c’est aussi une claire prĂ©figuration du personnage de Sarastro, grand prĂȘtre du soleil dans La FlĂ»te enchantĂ©e. L’ultime choeur (« Sublime Soleil, protĂšge la couronne du roi
 », solarisation collective et cĂ©lĂ©bration du souverain Ă©clairĂ©) sonne comme un hymne de dĂ©livrance et de rĂ©confort.
L’équilibre sonore, la souplesse et l’élĂ©gance de la direction de David Reiland prĂ©servent le charme fraternel de la partition, son ambition humaniste, son raffinement formel comme son sens dramatique.
Encore embryonnaire en sa discontinuitĂ© archaĂŻque, la partition de Thamos manifeste une maturitĂ© directe qui pourra se dĂ©ployer pleinement dans La FlĂ»te EnchantĂ©e. Ce jalon de la dramaturgie mozartienne est magistralement dĂ©fendu par l’équipe lilloise. Superbe spectacle irradiĂ© de grandeur, d’espoir, de lumiĂšre. Du pain bĂ©ni pour notre temps. Un spectacle fort et lumineux Ă  vivre sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle en novembre 2021. Incontournable.

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VOIR et REVOIR THAMOS roi d’Egypte par l’Orchestre National de Lille
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici :
https://www.youtube.com/watch?v=fh_8qngY3ow&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=1

 

EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021.

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VIDEO : entretien avec David Reiland : « Thamos est un vĂ©ritable bijou »  dont il faut rĂ©ussir la synchronisation entre musique et image.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IpmaG_XU8FQ&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=3

 

 

 

LIVE STREAMING opĂ©ra : THAMOS par l’ON LILLE

THAMOS-egypte-mozart-orchestre-national-lille-david-reiland-critique-annonce-classiquenews-vignette-critique-operaLIVE STREAMING, ce soir 20h. THAMOS de MOZART par l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Ce soir premiĂšre en direct sur le net : le National de Lille retrouve le chef (mozartien) David Reiland pour une nouvelle lecture de l’opĂ©ra de jeunesse, chantĂ© en allemand, THAMOS, de Wolfgang Amadeus Mozart. L’ouvrage malgrĂ© je jeune Ăąge de Wolfgang affirme le souffle des choeurs (PrĂštres et vierges), la puissance dramatique de l’orchestre et dĂ©jĂ , le souci du compositeur de crĂ©er un drame de langue allemande. L’aboutissement de Thamos est son ultime opĂ©ra, La FlĂ»te enchantĂ©e, Ă©galement inspirĂ© par les valeurs de la franc-maçonnerie : LumiĂšre / TĂ©nĂšbres, loyautĂ© / duplicité  Un personnage se distingue aux cĂŽtĂ©s du jeune prince Thamos, SaĂŻs dont la mĂ©tamorphose est la clĂ© de l’action. On retrouve ce thĂšme primordial de la mĂ©tamorphose chez la princesse Ilia (Idomeneo), mais aussi Vitellia (La ClĂ©mence de Titus). La femme incarne chez Mozart, une symbolique essentielle comme agent de rĂ©solution et d’accomplissement. Thamos ne peut aspirer au trĂŽne d’Egypte sans les valeurs morales que lui rĂ©vĂšlent sa rencontre avec SaĂŻs
 La mise en scĂšne (de concert) proposĂ©e par Damien C-Darmaillacq Ă  Lille devrait expliciter la place de SaĂŻs dans l’action de Thamos, roi d’Egypte. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  vire depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, ce soir Ă  partir de 20h. EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021. Dans les salles avec public Ă  partir de novembre 2021. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de Thamos roi d’Egypte par l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici:
http://www.classiquenews.com/streaming-concert-thamos-par-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

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VOIR ICI Thamos, Roi d’Egypteaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
de Wolfgang Amadeo Mozart
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Ă  partir du 5 mai 2021
LIVE STREAMING le 5 mai 2021, 20h
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-
(L’AUDITO 2.0 est la salle de concert virtuelle, 100% numĂ©rique
de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille)

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STREAMING concert. THAMOS par l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLIVE STREAMING. L’ONL joue THAMOS, le 5 mai 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille propose pour la 1Ăšre fois Thamos de Mozart sous la direction de David Reiland. Coproduction inĂ©dite en rĂ©gion Hauts-de-France, le programme associe l’Orchestre National de Lille et plusieurs lieux culturels rĂ©gionaux : Le PhĂ©nix de Valenciennes, le ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne et la Maison de la Culture d’Amiens. Le spectacle musical comprenant une mise en espace Ă©laborĂ©e sera jouĂ© ensuite en novembre 2021 devant le public. Auparavant le programme lyrique sera accessible depuis l’Audito 2.0 durant 1 mois, gratuitement, du 5 mai au 5 juin 2021. David Reiland poursuit ainsi sa complicitĂ© communicative avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille dans ce programme lyrique et symphonique, aprĂšs avoir dirigĂ© un concert prĂ©cĂ©dent le 17 avril dernier, dans le cadre de l’offre digitale AUDITO 2.0 de l’Orchestre Lillois : Concerto n°21 pour piano de Mozart avec la jeune soliste Marie-Ange Nguci (LIRE notre compte rendu du CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction

 

THAMOS-SAIS-2-opera-orchestre-national-de-lille-critique-annonce-classiquenews-mozart-thamos
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VOIR ICI Thamos, Roi d’Egypte
de Wolfgang Amadeo Mozart
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Ă  partir du 5 mai 2021
LIVE STREAMING le 5 mai 2021, 20h
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-
(L’AUDITO 2.0 est la salle de concert virtuelle, 100% numĂ©rique
de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille)

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L’ON LILLE joue THAMOS, ROI d’EGYPTE

Une prĂ©figuration de LA FLÛTE ENCHANTÉE

 

 

 

Mozart_1780Presque 20 avant son dernier opĂ©ra (1791), La FlĂ»te enchantĂ©e, Mozart (ĂągĂ© de 18 ans) reçoit la commande d’un ouvrage Ă  la conception similaire, Ă©galement chantĂ© en allemand : selon l’idĂ©al maçonnique (le commanditaire est le baron Tobias Philipp von Gebler, futur grand-maĂźtre d’une Loge franc-maçonne viennoise), il s’agit dans Thamos, d’un drame Ă©gyptien, opposant les tĂ©nĂšbres et la lumiĂšre, en une geste hautement symbolique suscitant dĂ©jĂ  les mĂȘmes personnages : Tamino, la Reine de la nuit


Mozart affine sa partition et remet au baron non sans fiertĂ© (comme il le mentionne dans sa correspondance Ă  son pĂšre Leopold), une musique de scĂšne, conçu comme un drame : comprenant trois chƓurs et quatre entractes. Il s’agit dĂšs avant l’EnlĂšvement au sĂ©rail et La FlĂ»te bien sĂ»r, d’une contribution majeure Ă  l’Ă©laboration d’un opĂ©ra en langue allemande.

Le spectacle qui engage les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille, est mis en espace par le metteur en scĂšne Damien Chardonnet-Darmaillacq. Sa « mise en scĂšne de concert » dĂ©veloppe une relecture trĂšs contemporaine du rĂ©cit. « Entre chassĂ©s-croisĂ©s amoureux, complots politiques, revers et rĂ©vĂ©lations », il souligne combien Thamos, roi d’Egypte, est une Ɠuvre injustement mĂ©connue qui « épouse les battements du rĂ©cit dans une savante et subtile alternance de chƓurs et d’orchestrations ». La force du rĂ©cit et de ses symboles est ainsi explicitĂ©e grĂące Ă  l’exposition privilĂ©giĂ©e du personnage fĂ©minin de « SaĂŻs », dont l’apparition dans la partition de Mozart est trĂšs fugace, mais non moins essentielle pour l’intrigue. SaĂŻs dont la mĂ©tamorphose est la clĂ© de voĂ»te de tout l’édifice mozartien, s’exprime ainsi par la voix d’une comĂ©dienne. Le dispositif scĂ©nique et vidĂ©o met l’accent sur la notion de transformation et de mĂ©tamorphose qui opĂšrent une subtile Ă©volution du personnage : SaĂŻs, en vĂ©ritĂ© Tharsis qui est aimĂ©e de Thamos, est la fille de Menes, souverain dĂ©chu qui s’oppose au dĂ©part au couronnement de Thamos. Mais comme dans tout opĂ©ra de Mozart, la question politique croise un riche canevas Ă©motionnel et sentimental oĂč l’amour dĂ©fait le nƓud des intrigues de pouvoir ; il est force de rĂ©vĂ©lation et de dĂ©passement…

 

 

Bande-annonce de Thamos : https://cutt.ly/jbdS7Iu

A la rencontre des acteurs de Thamos
Retrouvez les interviews de David Reiland (chef), Damien Chardonnet- Darmaillacq (mise en scĂšne), Sylvie MĂ©lis (lumiĂšres et scĂ©nographie) dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

Photos : crédit Ugo Ponte ONL

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Thamos, Roi d’Egypte
Synopsis (5 actes avec intermĂšdes musicaux)
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Acte 1
Amour et pouvoir
 Dans le temple du soleil, le chƓur des prĂȘtres et des vierges cĂ©lĂšbrent le prochain couronnement du jeune prince Thamos comme roi d’Egypte. Mais Menes, prĂ©cĂ©dent souverain renversĂ© par le pĂšre de Thamos (Ramses) entend se venger sous les traits du grand prĂȘtre Sethos. Or Thamos aime SaĂŻs qui est en rĂ©alitĂ© la propre fille de MenĂšs : Tharsis qui se cache parmi les vierges du temple. Le couple d’intrigants, le prince ambitieux PhĂ©ron et Mirza, la cheffe des vierges, convoitent eux aussi le pouvoir.

Entracte musical

Acte 2
Illusions et manipulation : SaĂŻs / Tharsis avoue aimer le futur Roi Thamos, mais Mirza la destine Ă  Pheron ; de son cĂŽtĂ©,, Thamos ne croit pas dans l’infidĂ©litĂ© de Pheron.

Entracte musical

Acte 3
Pheron en dévoilant le projet de complot contre Thamos permet à Sethos de comprendre que sa fille Tharsis est vivante et se dissimule sous les traits de Saïs.

Entracte musical

Acte 4
Croyant qu’elle est trahie par Thamos, SaĂŻs / Tharsis obĂ©it Ă  Mirza et se consacre au culte du soleil (dans la lumiĂšre, la jeune femme est pourtant aveuglĂ©e et manipulĂ©e). Thamos prend conscience de la trahison de Pheron : il est alors couronnĂ© Pharaon devant le chƓur des prĂȘtres et des vierges.

Acte 5
ApothĂ©ose de Thamos, couronnĂ© Pharaon
 Sethos reconnaĂźt Thamos comme Pharaon. Mirza Ă©choue Ă  soulever le peuple : elle se suicide. Insultant les dieux, PhĂ©ron est foudroyĂ©. Sethos / Menes reconnaĂźt sa fille Tharsis, la dĂ©livre de ses vƓux au dieu du soleil et l’a fait reine d’Egypte, Ă©pouse de Thamos.

Entracte final avec chƓur des prĂȘtres et des vierges du soleil puis air du grand prĂȘtre Sethos.

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VOIR le TEASER VIDEO THAMOS de MOZART par l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
 

LIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND

NGUCI-Marie-ange-piano-concert-critique-classiquenews-orchestre-national-de-lille-streaming-liveLIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND. Programme Ă©vĂ©nement ce samedi grĂące Ă  la complicitĂ© de l’Orchestre National de Lille et du chef (actuel directeur musical de l’Orchestre national de Metz), David Reiland : l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle affiche en direct samedi Ă  partir de 20h, l’un des concertos les plus Ă©blouissants de Mozart, son n°20 : frappĂ© du sceau de l’urgence, de la gravitĂ©, de la profondeur et de l’élĂ©gance
 mozartienne. Il faut un toucher de velours qui sait aussi mordre pour exprimer l’écriture Ă  la fois tendre et tragique du compositeur. En fĂ©vrier 1785, Wolfgang est l’auteur le plus en vue de Vienne, capable d’un prodige alliant tendresse ineffable et grandeur sombre ; Haydn s’inclinera alors devant la partition et dĂ©clare Ă  Leopold, le pĂšre de Mozart : « votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse ». Le raffinement de l’orchestration, la partie jamais « bavarde » ou strictement virtuose du piano, la volubilitĂ© des atmosphĂšres, contrastĂ©es qui se succĂšdent avec naturel et mĂȘme vertige, indiquent la maturitĂ© de Wolfgang qui choisit la mĂȘme tonalitĂ© que l’ouverture du futur opĂ©ra « Don Giovanni » dĂšs le dĂ©but du Concerto. Un souffle intensĂ©ment dramatique saisit immĂ©diatement l’auditeur (Allegro). Le point d’accomplissement de la partition demeure le mouvement central ou « Romance » , ample priĂšre suspendue, touchĂ©e par la grĂące d’une inspiration qui regarde au delĂ  du rĂ©el, qui exprime au delĂ  de tout sentiment terrestre. Le Rondo final laisse se libĂ©rer l’invention parfois tumultueuse d’un esprit Ă  vif : Mozart exprime tous les sentiments humains en un drame aussi intĂ©rieur que dĂ©monstratif. Il s’émancipe de la frivolitĂ© du style galant pour atteindre une profondeur nouvelle, prĂ©-romantique. La fin semble d’une allĂ©gresse insouciante jusqu’au dernier accord, singulier qui interroge (rĂ©/do diĂšse) : ainsi est la facĂ©tie mozartienne, trouble, ambivalente, multiple voire insondable Ă  l’égal du choix du rĂ© mineur pour ce rondo Ă©tourdissant, bouleversant. Une richesse allusive qui suscite l’interrogation. Est ce la raison pour laquelle le n°20 fut apprĂ©ciĂ© et jouĂ© par Beethoven (qui Ă©crivit mĂȘme sa propre cadence), inaugurant une passion que partageront (Ă  juste titre) Brahms, Clara Schumann, Busoni
 ?

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La jeune pianiste française Marie-Ange Nguci retrouve ainsi LILLE dont elle Ă©tait la rĂ©vĂ©lation du dernier LILLE PIANO(S) FESTIVAL (juin 2020) : on se souvient qu’en plein confinement de la culture, dans la stricte observation des mesures sanitaires, l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE proposait alors un festival 100% digital dont CLASSIQUENEWS a rendu compte des programmes principaux :
https://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020/

Aux cĂŽtĂ©s de Jonathan Biss (direct depuis Philadelphie), Jean-François Zygel (improvisant d’aprĂšs Beethoven), David Kadouch dans un formidable concert de clĂŽture, Marie-Ange Nguci affirmait son tempĂ©rament lunaire et cristallin dans un programme personnel (Bach / Busoni), Beethoven, Ravel, Scriabine.

NGUCI-marie-ange-piano-concert-critique-lille-pianos-digital-classiquenews-juin-2020« Fulgurant, mordant et d’une Ă©tonnante intelligence des contrastes, le jeu de Marie-Ange Nguci Ă©coute la matiĂšre, fait surgir des Ă©lans murmurĂ©s d’une poĂ©tique Ă©trange, liquide, suspendue, auxquels rĂ©pondent des dĂ©flagrations tranchantes ; mais il y aussi un impressionnisme sonore qui s’écoule, et des rythmes qui s’entrecroisent et se chevauchent dans un festival Ă©motionnel permanent, contrĂŽlĂ©, scintillant  », Ă©crivions-nous lors du LILLE PIANO(S) FESTIVAL de juin 2020. LIRE ici nos comptes rendus du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 :
http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020-ledition-100-digitale/

Ambassadrice des la profondeur mozartienne, l’interprĂšte devrait dĂ©voiler toute la palette de sa dĂ©jĂ  riche sensibilitĂ©, d’autant plus sous la baguette d’un chef lui aussi mozartien jusqu’au bout des ongles, l’excellent David Reiland.

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VOIR le concert MOZART : Concerto pour piano n°20ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Marie Ange NGUCI, piano
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
David Reiland, direction
https://www.youtube.com/watch?v=WPvxff5nKEg&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=1

LIRE le programme de salle ici :
https://bit.ly/MozartConcertoONL​

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RETROUVER les concerts digitaux de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / «  AUDITO 2.0 », la salle de concert numĂ©rique de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille :
https://bit.ly/2INlAIg

RETROUVER LA PROCHAINE PROGRAMMATION du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021
ici : www.lillepianosfestival.fr

 

 

 

LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction.

ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. Comme un signe annonciateur, espĂ©rĂ© du retour du public dans les salles de concerts, confirmant la continuitĂ© du travail musical de l’Orchestre National de Lille, ce malgrĂ© l’application des mesures sanitaires, voici un nouveau jalon de l’offre digitale de la phalange lilloise ; le catalogue des programmes ainsi captĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille (offre 100 numĂ©rique intitulĂ©e « AUDITO 2.0 ») est devenu plĂ©thorique et variĂ© : tout est accessible depuis la chaĂźne youtube de l’Orchestre National de Lille (ICI). / Photo : Elim CHAN (DR).

Pour ce concert double Ravel / Beethoven, deux tempĂ©raments asiatiques affrontent la vitalitĂ© de l’Ă©criture concertante et symphonique.
D’emblĂ©e l’entente, la complicitĂ© entre cheffe, soliste et instrumentistes portent leurs fruits ; le Premier mouvement du Concerto en sol de Ravel, Ă  la vitalitĂ© enivrĂ©e et swinguĂ©e, « amĂ©ricaine » , rĂ©alise ce que recherchait Ravel aprĂšs sa tournĂ©e aux USA (1928) : produire une piĂšce mouvante, parfois superactive dans l’esprit d’un « divertissement », oĂč brille Ă  armes Ă©gales, l’éloquence du piano et des instruments de l’orchestre, en particulier les vents. Le mouvement central (Adagio assai) a cette rĂȘverie que chef et soliste inscrivent dans la nonchalance mozartienne (claire rĂ©fĂ©rence au Quintette pour clarinette de Wolfgang) entre abandon et suprĂȘme nostalgie (voire climat d’insaisissable rĂȘverie enchantĂ©e) puis le finale (Presto) devient transe dans laquelle la cheffe soigne la vitalitĂ© des timbres auquel le piano frĂ©tillant de la pianiste (germano-nippone) Alice Sara Ott apporte une claque dĂ©taillĂ©e et lumineuse qui fouette les rythmes.

Dans la Symphonie n°2 de Beethoven (1802, crĂ©Ă©e en 1803), la cheffe hong-kongaise souligne l’énergie et l’impĂ©tuositĂ© de l’écriture, celle qui affirme le gĂ©nie crĂ©ateur et conquĂ©rant d’un Beethoven qui a alors surmontĂ© la crise d’Heiligenstadt ; dĂ©pression en liaison avec sa surditĂ© croissante, finalement surpassĂ©e et sublimĂ©e par une rage dĂ©terminĂ©e : tout cela s’entend (Scherzo Ă  la fois capricieux et allĂšgre) et rĂ©sonne sous la baguette vive, affĂ»tĂ©e, musclĂ©e d’Elim Chan (Finale / Allegro molto d’un pur esprit de joie sĂ©ditieuse). C’est la vigueur qui l’emporte ici sur toute virtuositĂ© et Ă©lĂ©gance viennoise : Elim Chan confirme le souffle martial d’un Beethoven prĂȘt Ă  en dĂ©coudre, armĂ© pour surmonter tous les revers de sa destinĂ©e foudroyĂ©e.

LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. CONCERT Ă  revoir sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici :

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ELIM CHAN joue Ravel et Beethoven

STREAMING concert. LILLE, sam 10 avril 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts 100% numĂ©riques en live streaming. Prochain direct depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, samedi 10 avril 2021 : Concerto en sol de Ravel, Symphonie n°2 de Beethoven par la cheffe hong-kongaise ELIM CHAN (directrice musicale de l’Antwerp Symphony Orchestra) et la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2Ravel, de retour d’une tournĂ©e aux USA (1928), Ă©blouit par son Ă©criture virtuose, lĂ©gĂšre, nĂ©o mozartienne, Ă  la fois classique et swinguĂ©e dans l’esprit aussi de Saint-SaĂ«ns. La Symphonie n°2 de Beethoven affirme en 1803, le tempĂ©rament rĂ©formateur du compositeur venu de Bonn et dĂ©jĂ  Ă©tabli Ă  Vienne depuis 10 ans. Dans le sillons des gĂ©nies locaux, Haydn et Mozart, Beethoven offre une synthĂšse puissante et originale qui recycle le format de la sonate : Ludwig y fixe dĂ©finitivement le Scherzo ; surtout en rĂ©capitulant les tensions et contrastes, cultivĂ©s, canalisĂ©s dans les mouvements prĂ©cĂ©dents, le Finale jugĂ© « monstrueux » par les auditeurs et les interprĂštes, affirment une dimension jamais Ă©coutĂ©e jusque lĂ . L’énergie conquĂ©rante, la force insufflĂ©e par la seule volontĂ© musicale contredit pourtant l’une des pĂ©riodes les plus sombres de la vie de Beethoven, suicidaire et dĂ©sespĂ©rĂ© mĂȘme, ressentant les effets de sa surditĂ© et rĂ©dacteur d’un testament artistique bouleversant Ă  Heiligenstadt. Ni dĂ©faite ni dĂ©pression dans la Symphonie n°2
 mais la pleine conscience des vertus salvatrices de la musique.  Photo : Elim Chan (DR)

L’Orchestre National de Lille / ON LILLE retrouve pour la 3Ăšme fois la cheffe hong-kongaise Elim Chan (venue en 2015 et 2016 Ă  Lille et en rĂ©gion Hauts-de-France) – premiĂšre femme LaurĂ©ate du concours Donatella Flick Conducting Competition et pour la premiĂšre fois la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

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STREAMING CONCERTaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
Samedi 10 avril 2021, 20h

En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
RAVEL et BEETHOVEN

PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

 

RAVEL
Concerto pour piano et orchestre en Sol

BEETHOVEN
Symphonie n°2

 
Alice Sara Ott, piano
Orchestre National de Lille
Elim Chan, direction

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L’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE poursuit son activitĂ© sur la toile grĂące Ă  son offre digitale intitulĂ©e « l’AUDITO 2.0 » :

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009 : https://bit.ly/3ortO8b

Notes de programme à retrouver sur : www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

Retrouvez en streaming gratuit les concerts de l’Orchestre dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

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LIRE AUSSI nos critiques des concerts numériques précédents :

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

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roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

 

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E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

 

 

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A 24’50 : seconde partie du concert avec la Symphonie n°3 de Jean Sibelius (1907). Les instrumentistes plongent, cƓurs ardents et volontaires dans la suractivitĂ© de l’ample portique trĂ©pidant dĂšs le dĂ©but portĂ© par les cordes auquel rĂ©pond la danse des bois ; transe collective initiale que les cuivres portent vers une plĂ©nitude sonore elle aussi Ă  bien des Ă©gards
 enivrĂ©e. L’opus exprime ce sentiment d’appartenance cher au compositeur, appartenance au motif naturel, au moindre de ses Ă©lans, proche dans l’ñme Ă  chaque sursaut de vitalitĂ©. Tous les pupitres s’exaltent et se rĂ©pondent dans un dialogue contrastĂ©, parfois Ăąpre mais superbement fluide dans lequel Sibelius exprime la sauvagerie des forces naturelles comme saisi sur le vif ; ainsi tĂ©moigne-t-il de la de la dĂ©couverte et de la proximitĂ© immĂ©diate avec le lieu de sa nouvelle rĂ©sidence, un havre de paix bucolique, Ă  la fois sauvage et rassurant prĂšs d’un lac (TuusulanjĂ€rvi) : Ainola, en hommage au prĂ©nom de sa femme, Aino. Le cycle des variations populaire et naĂŻves (d’une franchise primitive qui rappelle tout l’esprit du premier mouvement) caractĂ©risent le Scherzo ; tandis que l’Andante dĂ©ploie son lied sobre et ciselĂ© formant intermezzo. Dans cette texture dense, souvent exacerbĂ©e et trĂ©pidante, la cheffe soigne toujours la direction du flux, l’éloquence de cette construction ambitieuse, impĂ©rieuse, incandescente (dont l’unitĂ© dĂ©coule d’une grande continuitĂ© organique). Toute la difficultĂ© de l’écriture tient Ă  la rĂ©alisation d’un souci de structure (car Sibelius n’aime pas dĂ©velopper pour rien, quitte Ă  s’économiser vers Ă©pure « classique ») tout en ciselant le raffinement de l’orchestration particuliĂšrement scintillante.
MalgrĂ© la densitĂ© sonore, la baguette sait soigner la clartĂ© et la transparence ; comme le chant sourd d’une vĂ©ritĂ© plus insaisissable et mystĂ©rieuse ; tout rugit, s’exaspĂšre et s’organise peu Ă  peu vers la noblesse sereine et lumineuse du finale : grandiose et raffinĂ©e. Noces de l’intime et du flamboiement, de la tendresse sobre et de la grandeur mystĂ©rieuse du motif naturel, le seul sujet qui inspira Sibelius. En cela Dalia Stasevska se rĂ©vĂšle Ă  la fois engagĂ©e, mieux habitĂ©e. Baguette Ă  suivre. REVOIR le concert sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=PEZ7NpHt71E

 

dalia-stakevska-concert-orchestre-national-lille-sibelius-wagner-streaming-concert-critique-concert-annonce

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LIRE aussi notre critique du concert « L’HĂ©roĂŻque » / Orchestre National de Lille / Jan Willem De Vrirend, direction (Cherubini / Beethoven). ICI :

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-streaming-concert-on-lille-le-13-mars-2021-orch-national-de-lille-jan-willem-de-vriend-direction-beethoven-symphonie-n3-heroique/

 

 

 

 

STREAMING, concert. ON LILLE joue Wagner et Sibelius

alia Stasevska, maestra orchestre national de Lille, wagner, sibeliusSTREAMING, concert. Sam 3 avril 21, 20h. Wagner, Sibelius. ON LILLE, Dalia Stasevska. Pour ce nouveau rv numĂ©rique, dans le cadre de son offre digitale AUDIO 2.0, L’ON LILLE Orchestre National de Lille diffuse ce samedi Ă  20h, un nouveau programme symphonique
 et lyrique sous la direction (premiĂšre collaboration) de la maestra finlandaise Dalia Stasevska, principale invitĂ©e du BBC Symphony Orchestra.

IntitulĂ© « Enchantements », le programme associe la jeune cheffe et la soprano suĂ©doise Ingela Brimberg dans le diptyque wagnĂ©ren « PrĂ©lude et Mort d’Isolde », sorte de synthĂšse orchestrale et lyrique de l’opĂ©ra Tristan et Isolde, sommet romantique, crĂ©Ă© Ă  Munich en 1865. L’opĂ©ra scelle la liaison du compositeur avec Cosima, la fille de Liszt et renforce encore l’admiration que lui porte le jeune souverain Louis II de BaviĂšre.

AprĂšs le prĂ©lude qui immerge l’auditeur dans la psychĂ© des deux ĂȘtres aussi passionnĂ©ment Ă©pris qu’ils sont vouĂ©s Ă  la mort, l’orchestre enchaĂźne par la mort d’Yseult (Liebestod), qui comme dans l’ultime scĂšne du Ring (scĂšne finale du CrĂ©puscule des dieux), place l’hĂ©roĂŻne (lĂ , BrĂŒnnhilde, ici Yseult), au centre du thĂ©Ăątre orchestral dont elle fait un accomplissement salvateur : non pas une mort mais une sublimation qui devient rĂ©demption. Pour Wagner, la femme sauve l’humanitĂ©, prophĂ©tesse ou figure messianique d’un monde nouveau Ă  venir ; le dĂ©fi est de taille pour la cheffe qui doit assurer un Ă©quilibre continu entre la masse flamboyante, enivrĂ©e de l’orchestre et le chant de la soliste
 La musique de Tristan (et son fameux accord dissonant jouĂ© dĂšs le dĂ©but du PrĂ©lude) est l’expression d’une immense frustration, l’évocation d’une passion insatiable, inaboutie qui ouvre un gouffre prĂȘt Ă  engloutir les amants et l’auditeur
 À la toute fin de cet ocĂ©an de sons surgit la rĂ©solution de ce premier accord sur les mots : « Höchste Lust », voluptĂ© suprĂȘme
 voluptĂ© libĂ©ratrice.

Sibelius 2015AssociĂ© au sensualisme tendu, ivre de Wagner, le symphonisme puissant et original du finlandais Jean Sibelius est le second dĂ©fi de ce programme ambitieux. D’abord La Valse triste, air gĂ©nial qui fit connaĂźtre le compositeur finnois aux USA ; puis c’est le pastoralisme trĂšs personnel de la 3Ăšme Symphonie dont la structure et le souffle cĂ©lĂšbrent le lieu de rĂ©sidence de Sibelius qui s’installe en 1904 dans sa nouvelle propriĂ©tĂ© dans la forĂȘt prĂšs d’un lac au Nord d’Helsinki, baptisĂ©e « Ainola » (en hommage Ă  son Ă©pouse Aino). La forme et son dĂ©veloppement suivent le souci de Sibelius pour la concision, l’économie, un Ă©tonnant raffinement de l’orchestration. Le chef doit ici ciseler la somptuositĂ© d’une Ă©criture naturaliste, aux Ă©clats et reflets de la Nature, et aussi clarifier la structure comme l’imbrication organique des sĂ©quences entre elles. L’intensitĂ© poĂ©tique confĂšre Ă  la partition son ampleur comme sa grande pudeur.

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLive streaming, Orchestre National de Lille / ON LILLE :
VOIR le concert en live streaming
Enchantements : Wagner / Sibelius
samedi 3 avril 2021, 20h
Depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE
https://www.onlille.com/saison_20-21/
LIRE la page dédiée au programme Enchantements : Wagner / Sibelius :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/enchantements/

  

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VOIR tous les concerts digitaux de l’ON LILLE : ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre lillois : ici
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 

 
 

 

 

COMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque »

ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceCOMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « hĂ©roĂŻque ». A la fois exaltĂ©e, ivre de sa propre Ă©nergie, la direction prĂ©cise, claire du nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend sait ĂȘtre Ă©quilibrĂ©e en ce qu’elle favorise le dĂ©tail et porte la tension. Dans l’Eroica de Beethoven pourtant surjouĂ©e ici et lĂ , en particulier depuis les cĂ©lĂ©brations Beethoven 2020 (certes avortĂ©es covid oblige),le premier mouvement, regorge de vitalitĂ© et de puissance sans jamais sacrifier la prĂ©cision des ornements ni la balance entre soliste et orchestre, pour chaque intervention caractĂ©risĂ©e. Le souffle du destin rayonne ; s’appuyant sur une vision ciselĂ©e de l’écriture instrumentale : en clair, le geste du chef flamand, habituĂ© des rĂ©pertoires prĂ©romantiques et romantiques, de surcroĂźt selon ce relief et cette intensitĂ© sculpturale propre aux instruments d’époque, nourrit ici une vision qui est fluide, caractĂ©risĂ©e, parfaitement architecturĂ©e. Comme partition du destin et conduite par une irrĂ©pressible Ă©nergie, la volontĂ© de Ludwig s’accomplit avec une dĂ©licatesse continument exaltante.

Le second mouvement plus grave et sombre ne perd pas la souplesse ni ce mordant parfois glaçant dans la caractérisation instrumentale.

Ample et lugubre, le geste du chef recherchant des sonoritĂ©s profondes et claires avait ouvert le programme avec caractĂšre et gravitas pour Cherubini dont la Marche funĂšbre saisissante par ses semonces dĂ©chirants (gong souterrain, crĂ©pusculaire ; bassons insidieux
), entre dĂ©sespoir tragique et esprit de grandeur, Ă©claire la connaissance de Gluck, celui ardent, gĂ©missant voire mystĂ©rieux d’OrphĂ©e.

Chez Beethoven, c’est encore un trĂšs beau travail opĂ©rĂ© sur les sonoritĂ©s et l’intĂ©rioritĂ© poĂ©tique des nuances de timbres. De Vriend sait exprimer la langueur Ă©lĂ©giaque du morceau que berce des cordes toujours suaves et rondes. L’hĂ©roĂŻsme qu’ouvrage le chef est d’une souveraine tragĂ©die qui ici se dĂ©ploie sans rĂ©serve, exprimant tous les sacrifices et la peine ressentis, vĂ©cus dans sa chair par un Beethoven qui d’exaltĂ© fut trahi (par Bonaparte devenu NapolĂ©on) et qui aussi ressent les premiers effets de sa surditĂ©. La lisibilitĂ© des violoncelles et des contrebasses produit une profondeur au chant inexorable, celui d’une blessure profonde mais toujours noble et digne. Une sĂ©quence qui tisse un Ă©cho pertinent Ă  la Marche funĂšbre de Cherubini qui a ouvert le programme, dans un mĂȘme souci d’intĂ©rioritĂ© recueillie. La violence dont est capable Beethoven n’écarte jamais une sourde dĂ©chirure qui en a permis l’éclosion.

 

 

JW De Vriend et le National de Lille

Un Beethoven éruptif, élégant, subtil


 

 

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Le Scherzo est pur jaillissement d’une Ă©nergie recouvrĂ©e qui s’électrise et trĂ©pigne, mais en une mise en place parfaitement dĂ©taillĂ©e, Ă  la mĂ©trique prĂ©cise et claire (rayonne en particulier le chant mordorĂ©, rauque et pourtant rond des cors parfaitement dialoguĂ©s avec les cordes).

Dans ce sens le dernier Allegro (molto) a la vivacitĂ© et mĂȘme l’élĂ©gance (Ă©quilibre et clartĂ© des pupitres) d’un souffle printanier, d’une danse de joie autour du feu de l’esprit et de l’espoir. Le hĂ©ros de cette odyssĂ©e orchestrale reste Beethoven lui-mĂȘme, nouveau hĂ©ros musicien, alchimiste de nouveaux sons, architecte d’un monde nouveau dont il a seul la conscience ; aux auditeurs d’en saisir les prĂ©monitions salvatrices, la possibilitĂ© de le rĂ©aliser Ă  partir de priĂšres fraternelles et humanistes dont Ludwig s’est fait le prophĂšte et le chantre.

De Vriend recueille ce formidable Ă©lan fraternel et solidaire en un bain orchestral (rĂ©capitulatif) dont chaque sĂ©quence magnifiquement timbrĂ©e et phrasĂ©e (cors, flĂ»te, clarinette
) est subtilement caractĂ©risĂ©e. C’est un travail d’orfĂšvre d’un rare fini et qui assoit aux cĂŽtĂ©s du Beethoven violent, Ă©ruptif voire furieux, la noblesse et le raffinement de son Ă©criture, le jaillissement primitif de son inspiration. Ivresse et subtilitĂ©. Le cocktail est irrĂ©sistible. Les instrumentistes du National de Lille rĂ©pondent au doigt et Ă  l’Ɠil du chef des plus expressifs. Ce travail de la nuance est passionnant.

 

 

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LIRE aussi notre présentation du concert ORCHESTRE NATIONLA DE LILLE / Cherubini, Beethoven / Jan Willem De Vriend, direction

http://www.classiquenews.com/live-streaming-concert-lon-lille-joue-cherubini-et-beethoven/

VOIR le concert

sur la chaine Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille ici :

https://www.youtube.com/watch?v=hW1o2yXeeRc

 

 

VOIR TOUS LES CONCERTS de l’ON LILLE ici :

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 
 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Le printemps de l’Orchestre (16 – 26 mars 2021)

orchestre-national-de-lille-printemps-de-l-orchestre-mars-2021-concerts-critique-classiquenewsON LILLE : Orchestre National de Lille. Le printemps de l’Orchestre, 16-26 mars 2021. AprĂšs avoir lancĂ© son offre numĂ©rique, composant une vĂ©ritable salle de concert virtuelle, sur la toile, «  l’AUDITO 2.0 » (accessible ici sur la chaĂźne YOUTUBE de l’Orchestre), l’ON LILLE Orchestre National de Lille ne cĂšde rien pour conjurer les effets / mĂ©faits de la morositĂ© ambiante, contre l’asphyxie qui menace sĂ©rieusement les formations musicales. Puisque le gouvernement s’entĂȘte Ă  maintenir fermĂ©s les lieux de culture, la formation lilloise montre Ă  nouveau qu’elle ne manque pas de crĂ©ativitĂ© citoyenne, soucieuse de rĂ©tablir le lien avec les publics du territoire.

 

 

Orchestre National de Lille
UN ORCHESTRE EN RESISTANCE
Le Printemps de l’Orchestre : 16 – 26 mars 2021

 

 

Ainsi en attendant de retrouver physiquement son public, l’Orchestre National de Lille intensifie son action artistique, pĂ©dagogique et solidaire un an aprĂšs le dĂ©but de la crise sanitaire. Les Ă©quipes de l’Orchestre s’engage pour un nouveau cycle d’évĂ©nements hors de son lieu habituel de concerts (et oĂč l’orchestre continue de rĂ©pĂ©ter et de diffuser ses concerts digitaux : l’auditorium du nouveau SiĂšcle) : « Le Printemps de l’Orchestre » du 16 au 26 mars 2021, cultive la rencontre et le partage.
Lors de cette premiĂšre session, 27 musiciens permanents et membres du personnel administratif vont Ă  la rencontre d’une vingtaine de structures et plusieurs centaines de publics pendant 10 jours « hors les murs ».

8 premiĂšres villes sont concernĂ©es : Lille, Villeneuve d’Ascq, Sainghin-en-MĂ©lantois, Hem, Roubaix, Bauvin, Helemmes, Marcq en Baroeul


Au total, une quinzaine d’interventions dans les Ă©tablissements scolaires (du primaire aux Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur) et les structures mĂ©dico-sociales (EPHAD, IME
).

Au programme de l’Orchestre « hors les murs » : enregistrement d’une Ɠuvre de concert pour le programme des futurs bacheliers 2021 (quatuor Ă  cordes de Haydn) ; sĂ©ances pĂ©dagogiques ; dĂ©couverte des instruments de l’orchestre symphonique ; sĂ©ances de mĂ©diation culturelle ; prĂ©sentation des mĂ©tiers de l’Orchestre ; rencontre/Ă©change avec Alexandre Bloch, le directeur musical de l’Orchestre.

Si la crise sanitaire fait peser des contraintes de plus en plus difficiles Ă  vivre, en particulier sur le spectacle vivant, elle oblige les formations Ă  se rĂ©inventer. Preuve est faite et depuis un an dĂ©jĂ  par l’Orchestre national de Lille. Toutes les infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
https://www.onlille.com/saison_20-21/

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Prochain concert digital / Live streaming de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, ce samedi 13 mars 2021, 20h. Cherubini, Beethoven (Symphonie n°3) – Jan Willem De Vriend, direction
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/l-heroique/

LIRE ici notre présentation du concert ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / JAN WILLEM DE VRIEND : Cherubini / Beethoven

 

 

 

 

 

 

 orchestre-national-de-lille-printemps-de-l-orchestre-mars-2021-concerts-critique-classiquenews

 

 

 

 

 

LIVE STREAMING, concert. L’ON LILLE joue Cherubini et Beethoven

ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceLIVE STREAMING, concert. ON LILLE, sam 13 mars 21, 20h. L’Orch National de Lille offre Ă  nouveau un superbe concert, nouveau jalon de son offre digitale Ă  suivre sur la toile (intitulĂ©e depuis dĂ©but 2021 « Audito 2.0 »). Depuis l’Auditorium du Nouveau siĂšcle Ă  Lille, chaque concert lillois confirme la poursuite de l’activitĂ© musicale des instrumentistes soucieux Ă  Lille de prolonger leur activitĂ© coĂ»te que coĂ»te, tout en diffusant les fruits de leur travail grĂące aux concerts numĂ©riques. Ce samedi 13 mars 2021 Ă  20h, l’Orchestre retrouve son premier chef invitĂ©, le nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend dans un programme « hĂ©roĂŻque » autour des compositeurs Cherubini (qui fut directeur du Conservatoire) et Beethoven, mais aussi ceux qui les ont inspirĂ©s : Louis XVIII et NapolĂ©on (fĂȘtĂ© cette annĂ©e pour son bicentenaire). Le programme solennel et spectaculaire Ă©voque le dernier Cherubini et le tempĂ©rament de feu, Ă©ruptif et poĂ©tique du jeune Beethoven, spectateur passionnĂ© des Ă©vĂ©nements français au dĂ©but du nouveau siĂšcle

LIRE ici notre dossier spĂ©cial NapolĂ©on et l’opĂ©ra :
http://www.classiquenews.com/napoleon-1er-et-lopera-1804-1814/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Samedi 13 mars 2021, 20h

Cherubini : Marche funÚbredevriend_orchestre national de lille concert annonce présentation critique par classiquenews 328px_18-19
Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque »
Jan Willem de Vriend, direction

VOIR le concert de l’ON LILLE / J W de Vriend
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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CHERUBINI ingres alf6_ingres_001fNĂ© Ă  Florence, Cherubini s’installe Ă  Paris Ă  l’ñge de vingt-sept ans en 1787. Il fonde l’annĂ©e de la Prise de la Bastille une compagnie d’opĂ©ra parrainĂ©e par le futur Louis XVIII. Ses relations royales et l’apparition d’un nouvel opĂ©ra italien Ă  l’époque napolĂ©onienne entraĂźne sa chute. TrĂšs dĂ©primĂ©, le musicien songe mĂȘme Ă  abandonner la composition pour se consacrer Ă  la peinture et Ă  la botanique!
Mais le phĂ©nix Cherubini renoue avec l’écriture dĂšs 1809 grĂące Ă  une Ɠuvre d’église. Il dĂ©laisse l’opĂ©ra qui a fait sa gloire pour composer plus de 5 messes et de nombreux motets en latin. Le succĂšs revient et aussi la faveur des nouveaux puissants : Louis XVIII le nomme au prestigieux poste de surintendant de la musique du Roi. En 1817,Cherubini signe son plus grand succĂšs, un Requiem (admirĂ© par Brahms, Schumann et Berlioz qui reste pourtant son dĂ©tracteur jaloux). Beethoven admirait l’oeuvre au point qu’on la joua Ă  ses propres obsĂšques en 1827.
D’une puissance spectaculaire, la courte Marche FunĂšbre (composĂ©e en 1820 pour les funĂ©railles du Duc de Berry, l’hĂ©ritier du trĂŽne) annonce dĂ©jĂ  l’ampleur grave et recueillie des fresque.. berlioziennes.

Ludwig-Van-BeethovenLa Symphonie n°3 de Beethoven fixe les avancĂ©es inĂ©dites du dernier Mozart symphoniste. La durĂ©e de son premier mouvement (plus de 15 mn) indique une vigueur ambitieuse rĂ©volutionnaire (qui annonce le dĂ©veloppement du futur Hymne Ă  la Joie de la Symphonie n°9, le plus long parmi les mouvements de Beethoven). La n°3 dite “HĂ©roique” confirme le tempĂ©rament fougueux et grave d’un Beethoven visionnaire voire messianique en ce qu’il ressent et exprime les mouvements profonds de son Ă©poque. Autour de 1800, Ludwig gagnĂ© voire passionnĂ© par les idĂ©es de la RĂ©volution Française cĂ©lĂšbre alors la figure de Bonaparte comme le hĂ©ros moderne, acteur d’une Ăšre europĂ©enne nouvelle. La n°3 porte les espoirs et la vitalitĂ© Ă©lectrisĂ©e du compositeur romantique, spectateur admiratif des Ă©vĂ©nements politiques en France. Mais quand Bonaparte devient NapolĂ©on, cĂ©dant Ă  la tentation du pouvoir impĂ©rial absolu (auto proclamĂ© empereur en 1804), Beethoven trahi, colĂ©rique, rĂ©vise la dĂ©dicace de son manuscrit et inscrit « Sinfonica Eroica, composta per festeggiare il sovvenire di un grand uomo – Symphonie hĂ©roĂŻque, composĂ©e pour cĂ©lĂ©brer le souvenir d’un grand homme ». Ainsi la partition porte le destin foudroyĂ© d’un jeune politicien devenu l’emblĂšme de la tyrannie europĂ©enne : Ă  l’énergie irrĂ©pressible du premier mouvement rĂ©pond l’esprit de dĂ©faite, d’anĂ©antissement funĂšbre du second. Mais le hĂ©ros de cette odyssĂ©e orchestrale reste Beethoven lui-mĂȘme, nouveau hĂ©ros musicien, alchimiste de nouveaux sons, architecte d’un monde nouveau dont il a seul la conscience ; aux auditeurs d’en saisir les prĂ©monitions salvatrices, la possibilitĂ© de le rĂ©aliser Ă  partir de priĂšres fraternelles et humanistes dont le compositeur s’est fait le prophĂšte. Au cƓur de sa propre tragĂ©die, – sa surditĂ© croissante, inĂ©luctable comme en tĂ©moigne sa confession saisissante (le Testament d’Heiligenstadt Ă©crit en 1802), Beethoven ressent les gouffres vertigienux de la dĂ©sespĂ©rance et de l’impuissance humaine, contre lesquelles la musique est un rempart, une forme de rĂ©sistance Ă  partager


VOIR tous les concerts de l’Orchestre National de Lille sur la chaĂźne YouTube de l’Orchestre ON LILLE (plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009) : https://bit.ly/3ortO8b

Notes de programme Ă  retrouver sur : www.onlille.com/saison_20-21/concert/l-heroique/

Retrouvez en streaming gratuit les concerts de l’Orchestre dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

COMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 février 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

L’Orchestre National de Lille et François-Xavir ROTH jouent STRAVINSKY

Acuité expressive des Danses Concertantes
vrai dĂ©fi pour l’orchestre

A 34’13 du live streaming, FX Roth aborde la 2Ăš Ɠuvre au programme, pour nous plus intĂ©ressante encore par sa volubilitĂ© poĂ©tique, sa diversitĂ© expressive ; le chef sculpte avec la mĂȘme acuitĂ© et ce souci portĂ© au dĂ©tail des timbres, la suite orchestrale des Danses concertantes (1941), lesquelles propre Ă  l’auteur du Sacre du printemps (que connais idĂ©alement le chef) exigent une mise en place rythmique et un sens de la caractĂ©risation instrumentale, millimĂ©trĂ©s. La fausse lĂ©gĂšretĂ© de cette suite de danses (que s’est appropriĂ© le chorĂ©graphe Balanchine lequel eut coutume d’adopter bien d’autres musiques de Stravinsky), ses coupes sĂšches (« pas d’action, con moto »), la couleur Ă©lĂ©giaque de « ThĂšme varié » (5 sĂ©quences enchaĂźnĂ©es), plus intĂ©rieure voire mĂ©lancolique ; l’ironie sous jacente voire un climat enivrĂ© d’autodĂ©rision (les deux Marches qui ouvrent et renferment le cycle), demandent des phrasĂ©s aussi nuancĂ©s qu’énergiques de la part de chaque instrumentiste, lĂ  encore considĂ©rĂ© comme l’électron vedette d’un ensemble de solistes oĂč l’écoute partagĂ©e est primordiale. Le soin apportĂ© Ă  chaque calibrage sonore, section aprĂšs section, relĂšve d’un travail d’orfĂšvre : un rĂ©gal pour tout amateur d’ébĂ©nisterie orchestrale.
Ce temps oĂč les orchestres doivent s’adapter aux mesures sanitaires, c’est Ă  dire travailler toujours mais en effectif rĂ©duit, avec distanciation obligatoire, et sans public, sauf grĂące Ă  internet, en diffusion live, permet Ă  chacun de poursuivre son propre travail musical, dans ce chant particulier et probablement trĂšs formateur des formats chambristes. Il est certain qu’au sortir de la pandĂ©mie et quand les orchestres retrouveront leur cher public, le jeu collectif aura gagnĂ© encore en Ă©coute, synchronicitĂ©, Ă©quilibre et relief sonore.
Donc restons positifs: la pĂ©riode favorise le perfectionnement orchestral. Ce qui se passe au sein du National de Lille en tĂ©moigne. Cette nouvelle diffusion, nouveau volet de son offre digitale « AUDITO 2.0 » permet de garder le lien, de suivre les avancĂ©es de l’Orchestre, de respirer malgrĂ© la crise sanitaire qui porte Ă  l’étouffement de la culture. Gageons que sous la direction du chef FX Roth, les instrumentistes du National de Lille aient atteint un nouveau degrĂ© dans la ciselure et l’entente orchestrale. La richesse des nuances, la respiration de l’ensemble, le geste prĂ©cis qui libĂšre chaque partie solistique nous offrent un Stravinsky passionnant, ni essentiellement rythmique, ni superficiellement colorĂ© ; le chef dĂ©cĂšle sous l’écriture abstraite d’une suite concertante, tous les dĂ©fis, ce jeu des contrastes et cette mosaĂŻque chatoyantes des couleurs intimes, surtout la grande tendresse de Stravinsky pour le chant orchestral. Passionnant.

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Compte rendu, concert. CONCERT BEETHOVEN & STRAVINSKY – FRANÇOIS-XAVIER ROTH, direction / JAVIER PERIANES, piano – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE.
Live streaming du 13 fĂ©vrier 2021. EN REPLAY sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=0kwSyswlHCA

 

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CONSULTER aussi le programme de salle, prĂ©sentant les deux partitions jouĂ©es par l’ORCHESTRE NATIONAL de LILLE et François-Xavier ROTH, direction
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-beethovenetstravinsky-fevrier21.pdf

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STREAMING, concert. ON LILLE : Orchestre National de Lille, FX ROTH joue Beethoven et Stravinsky

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsSTREAMING, concert. LILLE, sam 13 fĂ©v 2021, 20h. BEETHOVEN / STRAVINSKY, ON LILLE, FX Roth. Nouveau concert en streaming du National de Lille ce samedi 13 fĂ©vrier 2021 (dans le cadre de son offre digitale intitulĂ©e « AUDITO 2.0 » : tous les concerts sont enregistrĂ©s diffusĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille). Au programme deux Ɠuvres dont l’effectif restent compatibles avec les mesures sanitaires exigĂ©es pour la pratique en orchestre, soit deux Ɠuvres en formation Mozart et de chambre : le premier Concerto pour piano de Beethoven, encore redevable Ă  l’esprit de Mozart, Ă  l’élĂ©gance de Haydn (surtout dans l’énergie rythmique du Finale), son maĂźtre Ă  Vienne ; puis Danses concertantes de Stravinsky. Deux partitions rĂ©Ă©clairĂ©es par la sensibilitĂ© du chef François-Xavier Roth, spĂ©cialiste des timbres historiques et de la direction millimĂ©trĂ©e (grĂące Ă  son activitĂ© comme chef fondateur du passionnant orchestre sur instruments d’époque, Les SiĂšcles). Photo : FX Roth (DR).

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
BEETHOVEN & STRAVINKSY

Samedi 13 février 2021, 20hORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A VOIR & à vivre sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille
En replay pendant 3 mois aprĂšs la date de diffusion

BEETHOVEN : Concerto pour piano n°1
Soliste : Javier Perianes, piano

STRAVINSKY : Danses concertantes

 

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BEETHOVEN 2020Beethoven repense le genre du concerto, rĂ©servant au piano face Ă  l’ampleur symphonique de l’orchestre, une partie libre, formellement inĂ©dite qui place le discours et le dialogue des deux, dans une nouvelle arĂšne poĂ©tique. Le premier est encore emprunt de l’esthĂ©tique XVIIIĂš, bientĂŽt remodelĂ© de fond en comble par la volontĂ© romantique et rĂ©volutionnaire du premier gĂ©nie symphonique au dĂ©but du XIXĂš. L’ut majeur opus 15 publiĂ© Ă  Vienne en 1801, est composĂ© dĂšs 1796, proche des compositions sĂ©duisantes (tels ses Trios pour clarinette, violoncelle, piano, rĂ©cemment publiĂ© par le Shostakovitch Ensemble et F Pinto-Ribeiro, 1 cd Paraty). Ludwig semble y dĂ©velopper la langue courtoise et urbaine des salons viennois qui lui permettent alors de tisser son propre rĂ©seau de protecteurs au sein de l’aristocratie, mais aussi de se faire un nom comme virtuose au piano (dont ses fabuleuses improvisations annoncent celles de Liszt). L’orchestration est proche de Mozart, avec cependant 2 clarinettes qui colorent spĂ©cifiquement la texture orchestrale. Lâ€˜Ă©loquence et l’indĂ©pendance affirmĂ©e du clavier se dĂ©ploie sans entraves dans le Largo conçu comme un lied (mouvement central en la bĂ©mol mineur) oĂč aux cĂŽtĂ©s du piano, rayonne aussi le chant Ă  la fois tendre et grave de la clarinette, bien sollicitĂ©e. Cependant que l’entrain dĂ©terminĂ© du dernier Ă©pisode (Rondo, allegro scherzando) Ă©gale les meilleures conclusions de Haydn.

stravinksy igor_stravinsky_compositeurEgalement conçue pour un orchestre rĂ©duit, ici de chambre, la partition des Danses concertantes d’Igor Stravinsky est crĂ©Ă©e Ă  Los Angeles le 8 dĂ©c 1942 : Balanchine sut en exploiter l’alacritĂ© expressive et rythmique (en en dĂ©duisant un ballet autonome), dĂ©veloppĂ©e sur un schĂ©ma structurel nĂ©oclassique par sa recherche d’équilibre et de contrastes : les 5 mouvements (Marche-introduction, Pas d’action, ThĂšme variĂ© qui l’axe du cycle, Pas de deux, Marche-conclusion) offrent un succession d’épisodes et de tableaux particuliĂšrement travaillĂ©s et caractĂ©risĂ©s. L’esprit scherzando, la lĂ©gĂšretĂ© produisent le mouvement ; la libertĂ© du geste (parfois soliste avec le cor et le violon mis en avant dans la premiĂšre Marche-introduction) affirme ici une quĂȘte de la respiration et de la flexibilitĂ© brillante. Un vrai dĂ©fi pour l’orchestre et les instrumentistes, considĂ©rĂ©s comme des solistes. Photo : Stravinsky (DR)

 

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STREAMING, concert, critique. Le 6 fév 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen.

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fĂ©v 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distanciĂ© – une partie des musiciens occupent le devant de la scĂšne de l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, Ă©tendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille aprĂšs une odyssĂ©e mahlĂ©rienne qui aura marquĂ© l’annĂ©e 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composĂ©es au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poĂ©tique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impĂ©rieux, omnipotent, irrĂ©pressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaĂźnement malĂ©fique.

LANGUEUR AMOUREUSE WAGNÉRIENNE,
GRAVITÉ TENDRE DE BRAHMS


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La voix de la mezzo Marina Prudenskaya est d’un bon format ; elle est ample, puissante, et malgrĂ© de premiers aigus mĂ©talliques un peu dur dans le premier lied (L’Ange), les nuances et les phrasĂ©s mieux filĂ©s s’affirment dans le second, plus dramatique et exaltĂ© (« Stehe still! / ArrĂȘte-toi! ») sa sĂ©quence finale, plus caressante. Les Wesendonck prĂ©ludent Ă  l’extase de l’opĂ©ra Ă  venir, celle de Tristan und Isolde ; chef et diva s’embrasent, en couleurs et teintes ciselĂ©es (l’orchestre y est chambriste et dĂ©jĂ  tristanesque) : Hartmut Haenchel souligne la filiation entre les lieder et Tristan, en particulier dans le 3Ăš (« Im Treibhaus » / dans la serre ») qui dĂ©veloppe dĂ©jĂ  l’atmosphĂšre alanguie, suspendue de l’enchantement mĂ©lancolique presque mortifĂšre du dĂ©but du IIIĂš acte de Tristan : profonde langueur lĂ©tale et douloureuse d’un amour consommĂ© mais impossible, maudit (celui du compositeur et de Mathilde Wesendonck). Les Ă©quilibres, le format sonore parlent sans forcer ; ce sentiment de solitude dĂ©munie, d’impuissante incantation, de gravitĂ© tragique, d’hallucination finale… se dĂ©ploie alors, cristallisant l’effroi et la dĂ©sespĂ©rance qui jaillissent dans ce sommet du cycle… le chef murmure et sculpte un chef d’oeuvre d’orchestration wagnĂ©rien. AprĂšs le 4Ăš (« douleurs / Schmerzen ») oĂč l’effroi quasi panique, cet enchaĂźnement des sens a trouvĂ© Ă©pisodiquement un baume dans l’enveloppe rĂ©confortante du sublime cor, triomphe la puissance nocturne de « RĂȘves / TrĂ€ume », immersion dans la lyre poĂ©tique wagnĂ©rienne qui prĂ©lude lĂ  encore Ă  l’opĂ©ra Tristan und Isolde, en particulier le miracle de l’acte II, celui de la nuit, la profonde paix d’un amour enfin accompli et serein. Superbe instant suspendu hors rĂ©alitĂ©. Et trĂšs belle conclusion au cycle lyrique par ses respirations chambristes.

Puis s’affirme le mĂ©tal victorieux de la 3Ăš symphonie de Johannes Brahms, son premier mouvement qui tout en souple ductilitĂ© dĂ©veloppe l’esprit de conquĂȘte tendre, – Brahms est le compositeur de la confidence et de la pudeur. Hartmut Haenchen fait briller l’éclat vaporeux des bois et des vents, piliers des couleurs brahmsiennes. De fait, proche et connaisseur des indications prĂ©cises et justes du compositeur, le chef dĂ©ploie des sonoritĂ©s mozartiennes chez Brahms, avec un souci de la transparence, laquelle n’écarte pas la puissance voire l’ñpretĂ© des tutti comme chauffĂ©s Ă  blanc. Orchestre et chef redoublent de complicitĂ© intĂ©rieure dans le 2Ăš mouvement, lĂ  encore amorcĂ©, colorĂ© par les sublimes vents, oĂč se meuvent, souterrains, des Ă©nergies et des flux Ă  l’énoncĂ© subtile, fruit d’un Ă©quilibrage trĂšs fin des pupitres. L’écoute intĂ©rieure, la clartĂ© conduisent la baguette du chef, trĂšs convaincant dans l’explicitation de la texture orchestrale d’un Brahms secret en effet, Ă  la trĂšs riche vie intĂ©rieure. Le propos est dense sans Ă©paisseur. En guise d’épanchement, le 3Ăš mouvement est conduit fluide, clair, sobre, sans aucune affectation ; avec l’éloquence de la sincĂ©ritĂ© : lĂ  encore, Brahms s’y rĂ©vĂšle tel qu’en lui-mĂȘme, grave et tendre, pudique presque sibyllin, d’une ineffable douceur. Laquelle, force souveraine, triomphe dans la coda du dernier allegro.
STREAMING CRÉATIF A LILLE
 VoilĂ  un nouveau concert en streaming qui confirme l’imagination crĂ©ative, sa rĂ©silience tenace, du National de Lille. Ses Ă©quipes sont bien sur le pont pour conjurer les effets asphyxiants de l’état d’urgence sanitaire qui pĂšse sur l’activitĂ© du spectacle vivant. On ne comprend toujours pas pourquoi musĂ©es, salles de concerts ou d’opĂ©ras n’ont pas rĂ©ouvert, alors qu’ils ont dĂ©montrĂ© leur capacitĂ© Ă  maĂźtriser les gestes et protocoles sanitaires. Heureusement pour notre mental, l’Orchestre National de Lille s’efforce de poursuivre ses activitĂ©s musicales en faisant travailler ses artistes, en diffusant ses concerts sur la toile. Salvatrice proposition. Exemplaire tĂ©nacitĂ©.
Prochain concert Wagner attendu : « Enchantements », mer 31 mars / Jeudi 1er avril 2021 (Parsifal : PrĂ©lude acte I, Enchantement du Vendredi Saint / couplĂ©s avec les Quatre dernier lieder de Strauss – Kazushi Ono, direction). Mais le nombre requis d’instrumentistes pour honorer un tel programme sera-t-il adaptĂ© au contexte sanitaire de ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenewsmars 2021 ? Gageons que le National de Lille saura trouver une solution alternative. A suivre
 EN REPLAY : CONCERT WAGNER / BRAHMS Ă  revoir en replay sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

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Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

 

 

 

 

LIRE aussi notre présentation / annonce du concert WAGNER AMOUREUX / 3Ú de BRAHMS ici

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REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie. Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ONL-Orchestre-National-de-Lille-confinement-hitchcock-symphonique-critique-concert-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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STREAMING : Concert “WAGNER AMOUREUX” / Orchestre National de Lille

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert. Sam 6 fĂ©v 2021, 20h. WAGNER, Orchestre national de Lille. Suite de son offre digitale, « AUDITO 2.0 » : l’Orchestre National de Lille joue Wagner sous la baguette d’un wagnĂ©rien chevronnĂ©, Hartmut Haenchen. Au programme les Wesendonck-lieder de Wagner (soliste : Marina Prudenskaya). Le cycle de mĂ©lodies exprime l’amour ardent de Richard Wagner et de Mathilde Wesendonck dont le mari Otto finance alors le travail du compositeur. ComposĂ©s sur les poĂšmes de Mathilde, Ă  l’hiver 1857-1858, les Wesedonck-lieder synthĂ©tise alors cette ivresse extatique sentimentale qui bientĂŽt prendra figure dans Tristan und Isolde (1865). Enchantement, hallucination, langueur ineffable, l’écriture de Wagner exprime mieux que tout autre les vertiges du sentiment amoureux, vĂ©ritable transe poĂ©tique dont il sublime la formulation grĂące Ă  une orchestration et un talent mĂ©lodique, souvent irrĂ©sistibles. AprĂšs la dĂ©voilement de leur liaison adultĂ©rine, Richard et Mathilde doivent se sĂ©parer ; le compositeur fuit Ă  Venise pour y composer entre autres, les prĂ©mices de son opĂ©ra Tristan

REPENSER WAGNER... Marek Janowski Ă  l'Ă©preuve du RingHartmut Haenchen propose en seconde partie la Symphonie n°3 de Brahms (crĂ©Ă©e Ă  Vienne en 1883) dans une nouvelle version, plus proche des annotations du compositeur qui souhaite se rapprocher le plus possible de la lĂ©gĂšretĂ© nuancĂ©e de Mozart. VoilĂ  qui tranche avec la plupart des lectures sur instruments modernes, souvent compactes, denses, Ă©paisses. Si l’esprit conquĂ©rant du premier mouvement (Allegro con brio) donne son titre Ă  l’opus 90 en fa majeur : « HĂ©roĂŻque » (claire rĂ©fĂ©rence Ă  Beethoven), le cycle symphonique conçu par Johannes Brahms (photo ci dessous) est plus complexes, traversĂ©s comme Ă  son habitude de sentiments et d’épisodes contrastĂ©s, ambivalents, d’une opacitĂ© subtile et secrĂšte. En tĂ©moigne surtout le 3Ăš mouvement « Poco allegretto » qui n’est pas un scherzo, mais l’émergence d’uneBRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018 sĂ©quence trouble, entre langueur Ă  la fois sensuelle et douloureuse dont le motif est l’une des trouvailles les plus inspirĂ©es de Brahms. Le finale du dernier mouvement (Allegro) Ă©paissit encore l’ambiguitĂ© brahmsienne : conclusion toute en retenue et majestĂ©, mĂ©ditation psychologique et recul pudique. Du trĂšs grand Brahms. Ainsi le National de Lille offre une somptueuse soirĂ©e romantique et germanique, affichant 2 auteurs symphoniques particuliĂšrement inspirĂ©s par la lyre amoureuse. Streaming Ă©vĂ©nement.

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Wagner – BrahmsORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Hartmut Haenchen, direction
Samedi 6 février 2021, 20h
STREAMING, concert Ă  voir ici
https://www.youtube.com/watch?v=qcSUR1j7RSM&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

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Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

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REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie
Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire
en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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STREAMING, e-concert. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch

STREAMING. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, infiniment suggestive (la fin du mĂȘme premier mouvement). Le dĂ©but mystĂ©rieux, inquiĂ©tant de l’Adagio (orgue en dialogue mĂȘlĂ© avec les clarinettes), plante le dĂ©cor ; c’est un lamento conçu comme un vaste crescendo, oĂč l’orgue semble s’enivrer des riches vagues texturĂ©es de l’orchestre. Le compositeur ouvrageant le mouvement central tel un appel irrĂ©sistible, en un temps irrĂ©pressible et irrĂ©versible, en un dramatisme lĂ  encore exacerbĂ©, 
d’apocalypse ou de dĂ©luge.

 

 

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L’esprit de la catastrophe emporte tout l’orchestre et le chant de l’orgue hallucinĂ©, qui se termine sur une phrase suspendue, interrogative, irrĂ©solue. Le solo de violoncelle cristallise cette mise sous tension gĂ©nĂ©rale (Ă  14’32) cĂ©dant la voie Ă  l’orgue de plus en plus crĂ©pusculaire et finalement apaisĂ©. Le dernier mouvement cite plusieurs Ă©pisodes en une course effrĂ©nĂ©e oĂč scintillent l’accent des bois, vents et cuivres (somptueuses et mystĂ©rieuses clarinettes). La vitalitĂ© du discours orchestral qui dialogue avec l’orgue en fusions et oppositions achĂšve la partition gĂ©nĂ©reuse et flamboyante mĂȘme, avec les mĂȘmes crĂ©pitements et Ă©clairs du dĂ©but. De quoi aussi souligner la grande unitĂ© du propos qui refonde Ă  sa façon, le propos cyclique d’un Franck. Ce qui frappe c’est la grande sensibilitĂ© quasi hollywoodienne d’Escaich pour la palette Ă©largie, dĂ©ployĂ©e de l’orchestre. Un bain spectaculaire de timbres et d’épisodes hautement contrastĂ©s qui respectent les Ă©quilibres de l’écriture symphonique.

Trentenaire, Chausson livre une splendide partition orchestrale lui aussi : sa Symphonie en si bĂ©mol majeur de 1891 (dĂ©but Ă  28’50), prolonge le souci symphonique de Saint-SaĂ«ns, Lalo, Franck Ă©videmment et aussi d’Indy qui dans le sillon ouvert par la crĂ©ation de la SNM – SociĂ©tĂ© nationale de musique (nĂ©e aprĂšs 1870), cultivent l’essor de l’écriture symphonique française contemporaine. L’ampleur de Chausson sonne comme une apothĂ©ose mĂȘme : dĂšs 1897, le Philharmonique de Berlin sous la direction d’Arthur Nikisch joue l’opus 20.
WagnĂ©rien de la premiĂšre heure (comme Saint-SaĂ«ns), Chausson intĂšgre le choc de Parsifal (Ă©coutĂ© Ă  sa crĂ©ation Ă  Bayreuth en 1883) : grandeur, majestĂ©, poison fatidique et fatalisme irrĂ©pressible aussi s’entendent ici. Mais avec la clartĂ©, la construction de Franck. Chausson sculpte la matiĂšre orchestrale avec une suavitĂ© intĂ©rieure qui lui est propre (bois caressants, caverneux, tendres). A l’instar de leur enregistrement discographique, chef et orchestre lillois savent amplifier la grandeur tragique de l’écriture (appel des trombones du premier mouvement) tout en se souciant des couleurs (la partition porte la dĂ©dicace au peintre Henry Lerolle, beau frĂšre d’Ernest), de la dĂ©licate texture qui cite de fait souvent le Wagner de Parsifal, mais comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© / colorĂ© d’une transparence typiquement française (qui sollicite spĂ©cifiquement clarinettes, flĂ»tes, hautbois en leurs Ă©clats pastoraux annonciateurs de la fraĂźcheur impressionniste). D’ailleurs, la Symphonie opus 20 est parsemĂ©e d’une franche allĂ©gresse, bien absente ensuite des Ɠuvres tardives, plus vĂ©nĂ©neuses (PoĂšme de l’amour et de la mer).

 

 

Symphonie en si bémol majeur de 1891

Accents wagnériens et franckistes de Chausson

 

 

Le mouvement central (TrĂšs lent), dirigĂ© mains nues par le chef dĂ©veloppe ce sentiment de langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e aux couleurs parsifaliennes ; Ă©noncĂ© en vagues longues, Ă©tirĂ©es comme le ferait Wagner. Chausson marquĂ© par Bayreuth cĂ©lĂšbre ici le gĂ©nie qui dut l’émouvoir au cƓur, balançant entre la caresse Ă©perdue de la clarinette, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e de la flĂ»te, le flot lĂ©tal des cordes
 que confortent plus mystĂ©rieux et souterrains, les violoncelles. Le pessimisme pictural de Chausson se dĂ©voile ici grĂące au souci de clartĂ© et Ă  la grande flexibilitĂ© recherchĂ©e, atteinte par Alexandre Bloch. Le maestro ajoute aussi des rĂ©sonances plus suggestives encore dans l’énoncĂ© du 2Ăš thĂšme, inscrit comme une lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, aux circonvolutions amoureuses et maudites. Le sommet de la partition se rĂ©vĂšle dans l’équilibre clair des pupitres oĂč bois, cuivres et cordes s’approprient la dimension spectaculaire de la douleur et du tragique wagnĂ©rien. De sorte que nous tenons ici l’opus nĂ©o wagnĂ©rien mais français, le plus accompli. Ainsi Chausson dans le sillon de Wagner, se montre-t-il aussi pertinent et original, puissant et poĂšte que CĂ©sar Franck. De fait, les annĂ©es 1880 et 1890 marquent France l’apothĂ©ose du wagnĂ©risme.
L’ultime mouvement (notĂ© AnimĂ©) affirme davantage le tempĂ©rament hĂ©roĂŻque et tragique de Chausson. Tout en rĂ©alisant le principe cyclique franckiste, Chausson Ă©blouit par sa dimension lĂ  encore hautement dramatique, d’une coupe habile qui Ă©carte la grandiloquence et les banalitĂ©s ; l’Orchestre National de Lille cisĂšle un son large, aux crĂ©pitements prĂ©cis et saillants, installant la noble Ă©lĂ©gie du choral final dont hautbois et Eblouissant symphonisme de Chausonclarinette solos dessinent le profil tendre ; Alexandre Bloch sait vivifier la texture gĂ©nĂ©reuse et subtile tout en creusant l’ampleur grave, la tension du propos symphonique, qui entre espoirs et dĂ©sillusions, est d’une Ă©tonnante maturitĂ© Ă©motionnelle (franckiste). Et le chef apporte aussi ce dosage ineffable de grandeur pastorale (Ă  la Dvorak), de tendresse enchantĂ©e, de mĂ©lancolie discrĂšte et pleinement apaisĂ©e qui s’achĂšve ainsi dans la douceur. Superbe lecture, puissante et dĂ©taillĂ©e, fine et colorĂ©e, que l’on retrouvera dans le disque prĂ©cĂ©demment paru (et critiquĂ© sur classiquenews, distinguĂ© par notre CLIC de CLASSIQUENEWS, mars 2019).

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd CHAUSSON : Symphonie en mi bĂ©mol majeur – opus 20, 1891 par l’ON LILLE / Alexandre Bloch / CLIC de CLASSIQUENEWS (mars 2019) :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

 

 

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Programme de salle ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-Chausson-Janv2021.pdf

 

 

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR le concert Escaich / Chausson par l’Orcehstre National de Lille / Alexandre Bloch sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH : https://www.youtube.com/watch?v=FVkMKw1WSjY&feature=emb_logo

STREAMING Ă©vĂ©nement : CHAUSSON, ESCAICH par l’Orchestre National de LILLE

ESCAICH_thierry_448_escaich-6736-c-guy-vivienE CONCERT : LILLE, sam 16 janvier 2021, 20h. CHAUSSON, ESCAICH. Musique française romantique et contemporaine. Confinement du secteur oblige, L’ONLille poursuit son cycle de concerts digitaux (Audito 2.0). Le concert programmĂ© le 14 janvier 2021 est proposĂ© en STREAMING ce sam 16 janvier 2021 Ă  20h sur le site YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille. La Symphonie de Chausson est un monument orchestral du romantisme français encore mĂ©connu et mĂȘme sousestimĂ©. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, l’Orchestre National de Lille la joue lors de ce premier concert 2021 rpĂ©sentĂ© ainsi en streaming samedi prochain.

 

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E CONCERT, STREAMING : Samedi 16 janvier 20hboutonreservation
Symphonie de Chausson / Concerto pour orgue de Thierry Escaich
Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction)

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Eblouissant symphonisme de ChausonPremier rendez-vous digital de l’annĂ©e 2021, Alexandre Bloch dirige le compositeur français Ernest Chausson, gĂ©nie de la texture purement romantique et française, sa Symphonie en si bĂ©mol majeur est en 1891, le premier coup d’éclat d’un compositeur singulier. Voici la critique de notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă  propos du cd Symphonie de Chausson par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : « MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy. VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de chaussonWagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale. » – LIRE la critique complĂšte : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

Le concert marque aussi les retrouvailles avec l’organiste et compositeur Thierry Escaich (nĂ© en 1965) – fidĂšle compagnon de l’orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch ; avec son premier Concerto pour orgue, Thierry Escaich, titulaire depuis 1997 des orgues Ă  Saint-Etienne du Mont Ă  Paris (comme DuruflĂ©), confirme qu’il est l’un de nos grands compositeurs et organiste. Il enseigne l’écriture et l’improvisation au Conservatoire de Paris (CNSMD) depuis 1992. En 1995, Escaich a trente ans. AprĂšs de brillantes Ă©tudes au Conservatoire de Paris, il se fait trĂšs tĂŽt remarquer par sa musique au lyrisme incandescent. Depuis l’enfance, l’orgue est l’instrument de prĂ©dilection du musicien dont il renouvelle en profondeur la palette expressive, l’imaginaire poĂ©tique. FiĂ©vreux, brĂ»lant et d’une clartĂ© exceptionnelle, le Concerto pour orgue n°1 est l’un des chefs-d’oeuvre de son auteur et est l’une de ses piĂšces les plus jouĂ©es.

INFOS & RESERVATIONS :

www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson

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A retrouver en février sur France Musique et BFM Grand Lille / Grand Littoral.
Retrouvez aussi en streaming gratuit les 8 premiers concerts de l’Orchestre dans l’Audito 2.0 – disponible depuis fin octobre 2020 : https://bit.ly/2INlAIg

CHEFS. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ?

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleENTRETIEN VIDÉO. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ? En dĂ©cembre 2020, Jean-Claude Casadesus a fĂȘtĂ© ses 85 printemps. Le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille peut ĂȘtre fier d’avoir crĂ©er ex nihilo une tradition musicale de premier plan Ă  Lille et dans la RĂ©gion Hauts de France. A l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, les lillois ont pris l’habitude des grands bains symphoniques et des festivals et concerts aussi riches que diversifiĂ©s. Retour sur un parcours portĂ© par la passion de la musique et du partage. A l’occasion de son anniversaire, Jean-Claude Casadesus s’est prĂȘtĂ© au jeu de l’entretien vidĂ©o, avec l’élĂ©gance, l’humour et la grande culture littĂ©raire que nous lui connaissons. Entretien vidĂ©o pour classiquenews.com.

 

 

Jean-CLaude CASADESUS, maestro flamboyant. Pour ses 85 ans, CLASSIQUENEWS a rencontrĂ© le fondateur de l’Orchestre National de Lille, phalange exemplaire dont il a accompagnĂ© et guidĂ© l’essor depuis sa crĂ©ation en 1976. Entretien vidĂ©o rĂ©alisĂ© en dĂ©cembre 2020 Ă  l’occasion de son anniversaire.

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AGENDA

Si le contexte sanitaire le permet toujours, Jean-Claude Casadesus dirige les instrumentistes de l’Orchestre du Conservatoire de Paris, lundi 18 janvier 2021, Philharmonie de Paris Ă  19h (Grande Salle Pierre Boulez) – au programme : Debussy (PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs-midi d’un faune), Robert Schumann (Concerto pour piano / David Kadouch, piano), Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte), Beethoven : Symphonie n°1.
INFOS & RÉSERVATIONS :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610992800

 

 

 

 

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Discographie Jean-Claude Casadesus
Parmi un vaste choix de rĂ©alisations discographiques rĂ©alisĂ©es par Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de « son » orchestre National de Lille (qu’il a fondĂ© en 1976), citons deux albums fĂ©tiches. L’un rĂ©cent (Le chant de la terre, live 2008, enfin Ă©ditĂ© en dĂ©c 2020 / Une vie de hĂ©ros de Strauss : bain orchestral Ă  la fois subtil et Ă©tourdissant qui force l’admiration par sa conception d’ensemble).

 

 

strauss heldenleben vie de heros orchestre national de lille cd naxos casadesus_jean-claude-casadesusR. STRAUSS : Une vie de hĂ©ros (Naxos, 2011). EnregistrĂ© sur le vif en janvier 2011 Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille, le concert fixe Ă  la fois le souffle et la couleur Ă©laborĂ©s par maestro Casadesus. On est saisi dĂšs le dĂ©but par la noblesse franche et ronde des cuivres, l’extension spatiale du son qui en dĂ©coule ; et tout au long des 9 sĂ©quences de cette Ă©popĂ©e tendre et spectaculaire, la balance et la richesse des couleurs et des timbres se montrent captivantes, Ă©lĂ©ments d’une vision architecturĂ©e d’une rare clartĂ©. C’est Ă©pique et suggestif, d’une unitĂ© organique Ă©vidente, frappant par la franchise du geste comme la subtilitĂ© des accents. Le couplage choisi, avec le rare Chant funĂšbre opus 9 de Magnard conclut le cycle dans des rĂ©sonances tout aussi allusives, Ă©voquant la suspension Ă©motionnelle d’une aube progressive dont lĂ  encore l’architecture et la progression sonore captivent. Eloquente rĂ©ussite et vrai bain orchestral.

 

 

mahler casadesus chant la terre lied von des erde urmana cd classiquenewsG. MAHLER : Le chant de la terre (Évidence, 2008). L’opiniĂątretĂ© du chef a portĂ© ses fruits et s’est rĂ©vĂ©lĂ©e pertinente : il fallait fixer la mĂ©moire de ce live convaincant Ă  l’affiche du Festival de Saint-Denis 2008. 13 ans ont passĂ© et ce qui frappe immĂ©diatement c’est la puissance des nuances ; une vision pleine, riche, totalement assumĂ©e qui dans la direction, assure cette sĂ»retĂ© et cette intensitĂ© sans boursouflures ni pathos, hĂ©las souvent prĂ©sentes ailleurs. Le timbre claironnant du tĂ©nor Clifton Forbis, la voix caressante, maternelle de Violeta Urmana cisĂšlent et habitent le texte, 
 pĂ©pite finale, cadre d’une mĂ©tamorphose bouleversante Ă  l’orchestre, « Der Abschied » est une dissolution du souffle, une Ă©vaporation sonore jusqu’à l’ultime murmure oĂč le chef dirige avec son Ăąme, rĂ©vĂ©lant des trĂ©sors de couleurs intĂ©rieures, marquĂ©es Ă  la fois par la dĂ©pression, la douleur, puis dans la lumiĂšre, le renoncement et la rĂ©demption. Chez Mahler, il faut toujours tomber trĂšs bas pour remonter au plus haut. InterprĂšte fin et subtil de Mahler, JC Casadesus, en humaniste inspirĂ© et sincĂšre, nous dĂ©livre ici une leçon de musique magistrale par son humanitĂ©, sa force fraternelle, son espoir coĂ»te que coĂ»te.

 

 

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COUP DE COEUR CLASSIQUENEWS

mahler casasesus jean claude orchestre national lille cd review cd critique classiquenews cd EVCD027-Cover-ONL-1024x1024CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics). D’une caresse maternelle, l’Urlicht trop fugace s’accomplit grĂące au timbre chaud et enveloppant de la mezzo Hermine Haselböck. L’accord en tendresse et dĂ©sir de conciliation se rĂ©alise aussi dans la tenue des instruments d’une douceur engageante. Vrai dĂ©fi conclusif pour l’orchestre, le dernier mouvement, le plus long (Finale / Im tempo des scherzos / Wild herausfahrend), plus de 35 mn ici, rĂ©alise ce volet de rĂ©solution et d’apaisement qui rassure et rassĂ©rĂšne idĂ©alement : Jean-Claude Casadesus maĂźtrise cet exercice de haute voltige oĂč la sublime fanfare, d’un souffle cosmique et cĂ©leste, rĂ©pond Ă  l’activitĂ© des cordes et Ă  l’harmonie des bois. Comme le dit le maestro lui-mĂȘme, il s’agit bien d’une page parmi les plus belles Ă©crites amoureusement par CLIC_macaron_2014Malher : appel souverain, olympien du cor, rĂ©ponse de la trompette, caresse enivrante lĂ  encore des cordes en Ă©tat de
 lĂ©vitation. L’orchestre ouvre des paysages aux proportions inĂ©dites, aux couleurs visionnaires, absolues, abstraites. La direction rĂ©capitule et rĂ©sout les tensions avec une hauteur de vue magistrale. LIRE notre critique complĂšte du cd Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics) / CLIC de CLASSIQUENEWS oct 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Orchestre National de Lille joue la symphonie de Chausson

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ONL, le 14 janv 2021. Chausson : Symphonie. Alexandre Bloch nous offre un somptueux concert de musique française en faisant dialoguer deux Ɠuvres importantes, la Symphonie du Romantique Ernest Chausson, et le Concert pour orgue de Thierry Escaich… (avec en soliste le compositeur lui-mĂȘme) Alliage rĂ©ussi entre romantisme et musique contemporaine. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, L’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (directeur musical) jouent la Symphonie de Chausson, sommet orchestral du compositeur romantique français, avec son diptyque Ă©blouissant « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19.
Notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă©crivait alors (au moment de la sortie du disque, en mars 2019) : « On y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration » 

 

 

Chausson : un symphonisme wagnérien


Eblouissant symphonisme de Chauson« MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy.
VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de Wagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale.
Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille ouvrent de larges perspectives dont l’ampleur nous terrifie comme elle nous captive : faisant surgir les guirlandes mĂ©lodiques sur un nuage brumeux de plus en plus menaçant et lĂ©tal (aprĂšs le motif du « temps des lilas » au cor anglais, rĂ©miniscence de Tristan). Le III applique Ă  la lettre le principe cyclique de son maĂźtre Franck, rĂ©capitulation des motifs prĂ©cĂ©dents mais harmonisĂ©s diffĂ©remment, et dans un climat d’agitation voire de panique au dĂ©but primitif. Alexandre Bloch exprime l’énergie brute, comme Ă  vif, comme incandescente, son ivresse primitive, sa noirceur large et enveloppante (wagnĂ©rienne), tout en se souciant de l’intelligibilitĂ© de la texture (bois, cordes, cuivres sont d’une couleur toute française). » 

chaussonLa puissante Ă©criture de Chausson (1891), son absence de tout formalisme ni rĂ©vĂ©rences, affirme un tempĂ©rament original, qui inscrit la partition de l’auteur comme un jalon dans la riche et mĂ©sestimĂ©e histoire de la symphonie romantique française, portĂ©e par de compositeurs innovants, tous marquants pour leur audace formelle : Cherubini (1815), Berlioz (Symphonie Fantastique, 1830), Bizet (1855), Lalo (Symphonie espagnole, 1875), Saint-SaĂ«ns (5 symphonies dont la n°2 avec orgue, 1886), D’Indy (Symphonie CĂ©venole, 1887), enfin Franck (Symphonie en rĂ©, 1889) ou Gounod (Symphonie n°2, 1890).

 

 

 

 

 

boutonreservationLILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 14 janvier 2021, 20h
1h sans entracte

ESCAICH
Concerto pour orgue et orchestre n°1
CHAUSSON
Symphonie
Alexandre Bloch, direction
Thierry Escaich, orgue
Orchestre National de Lille

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RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson/

 

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Approfondir
LIRE notre critique complĂšte du cd CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018) / CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019 :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/
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CASSE-NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

casse-noisette-tchaikovski-orchestre-national-de-lille-concert-critique-annonce-classiquenewsORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Casse-noisette : 22 dĂ©c 20h (streaming / AUDITO 2.0). Pour les fĂȘtes de NoĂ«l, l’ON LILLE Orchestre National de Lille joue le ballet de Tchaikovski : Casse-Noisette, chef d’oeuvre lĂ©gendaire offrant plusieurs airs irrĂ©sistibles. Le concert retransmis depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, est prĂ©sentĂ© dans une version inĂ©dite avec la complicitĂ© de l’artiste sur sable ukrainienne Kseniya Simonova et dirigĂ© pour la premiĂšre fois Ă  l’ONL par le chef hongrois GĂĄbor KĂĄli.

A la source, le livret du ballet reprend l’adaptation du conte fantastique d’E.T.A Hoffmann, rĂ©alisĂ©e par Dumas pĂšre. Le soir de NoĂ«l. Les parents Stehlbaum dĂ©corent le sapin; la petite Clara assiste enchantĂ©e au spectacle. Soudain, son parrain Drosselmayer apporte les cadeaux, notamment un casse-noisette en bois qui a la forme d’un soldat. HĂ©las, le frĂšre de Clara l’abĂźme. A minuit, alors que tout le monde est couchĂ©, Clara se lĂšve pour veiller le casse-noisette.
audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsMais des souris apparaissent. Une terrible bataille s’ensuit; en bon militaire, le casse-noisette prend la tĂȘte d’une armĂ©e de soldats de plombs. C’est la victoire et le casse-noisette se transforme en prince charmant. Clara est alors emmenĂ©e au pays fĂ©Ă©rique de Confiturembourg, le pays des sucreries
 En son honneur, la FĂ©e DragĂ©e prĂ©side Ă  de fastueuses cĂ©rĂ©monies: chocolat, cafĂ©, thĂ©, flocons de neige, fleurs dansent dans un grand tourbillon fĂ©Ă©rique. A la fin, Clara se rĂ©veille prĂšs du sapin de NoĂ«l. Elle a vĂ©cu son rĂȘve, comme les spectateurs qui ont suivi la jeune fille dans ses fantasmes oniriques les plus merveilleux.

 

 

VOIR CASSE-NOISETTE

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Le spectacle retransmis sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE fait partie de la nouvelle offre de l’ON LILLE, 100% digital : AUDITO 2.0

VOIR CASSE NOISETTE par l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://bit.ly/2INlAIg

 

 

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 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-concerts-critique-AUDITO-2.0-nouvelles-concerts-alexandre-bloch-classiquenews-confinement-concerts

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation : https://bit.ly/3ortO8b

 

 

 

ksenyia-simonova-dessin-sable-casse-noisette-classiquenews-critique-concert-orchestre-national-de-lille-KSYNIA-SIMONOVA-critique-concertLa plasticienne virtuose Ksenyia Simonova en pleine action (DR)

 

 

 

 

 

CE QUE NOUS EN PENSONS … 

 

CASSE NOISETTE rĂ©visitĂ© par le National de Lille en digital
 Fabuleuse immersion dans l’univers enchantĂ© de Clara et son casse-noisette envoĂ»tĂ©, miraculeux (et aussi victorieux contre les armĂ©es du roi des rats)
 grĂące aux tableaux magiques rĂ©alisĂ©s devant la camĂ©ra et en temps rĂ©el par la dessinatrice sur sable Kseniya Simonova. Sous les yeux des spectateurs, bercĂ©e, inspirĂ©e par le chant orchestral, la crĂ©atrice enchaĂźne avec un talent graphique exceptionnel, toutes les sĂ©quences du conte aussi tendre qu’inquiĂ©tant, dans un geste virtuose qui relĂšve du vitrail et du sfumato.

simonova-orchestre-national-de-lille-critique-casse-noisette-noel-2020-dec-2020-classiquenews-clara-et-casse-noisetteLes instrumentistes de l’Orchestre National de Lille sous la baguette intuitive et intĂ©rieure de Gabor Kali regorgent de vitalitĂ© complice, accents et nuances, exaltant toutes les couleurs de chaque pupitre : soulignant pour leur part, la sĂ©duction des dessins mouvants. En particulier les cordes, souples et raffinĂ©es ; comme les bois (somptueuses clarinettes, axes souterrains de la pensĂ©e fĂ©erique de Piotr Illiytch). L’imagination sensuelle et caressante, viscĂ©ralement dramatique de Tchaikovski gagne en aspĂ©ritĂ©s passionnĂ©es, Ă©perdues. Visuellement, les crĂ©ations Ă©phĂ©mĂšres de la plasticienne soulignent la capacitĂ© des instrumentistes Ă  Ă©voquer, suggĂ©rer, enivrer
 Le caractĂšre onirique et fantastique de Casse-Noisette s’en trouve renforcĂ© ; d’autant que le dispositif sied particuliĂšrement bien Ă  une exploitation visuelle, donc digitale. On ne se lasse pas de ce spectacle emblĂ©matique dĂ©sormais de l’offre numĂ©rique du National de Lille : l’AUDITO 2.0, inaugurĂ© en novembre 2020, confinement oblige. 1h11 de pur enchantement. Incontournable.

 

 

 

CASSE NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

Un spectacle Ă  retrouver :

- Dans l’émission spĂ©ciale de soutien aux scĂšnes vivantes « Le Spectacle continue » de France 3 Hauts-de-France lundi 21 dĂ©cembre Ă  22h50 ;
- Sur la plafeforme culturelle de France Télévisions (Culturebox) dÚs le 22 décembre 2020 ;
- Le 25 décembre 2020 à 21h sur les ondes de France Bleu Nord.

 

Orch National de Lille : E-CONCERT P. Kopatchinskaja / Alexandre Bloch

patricia-Kopatchniskaja-violon-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-concert-samedi-5-dec-2020-critique-annonce-classiquenewsE CONCERT depuis LILLE : l’ON LILLE, Alex Bloch, ce soir, 20h. Sam 5 dĂ©cembre 2020, depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille. Grand concert symphonique malgrĂ© le confinement des musiciens du National de Lille. Sous la baguette du directeur musical, Alexandre Bloch, la phalange lilloise accompagne la violoniste Patricia Kopatchinskaja, tempĂ©rament Ă©ruptif, facĂ©tieux, parfois hallucinĂ©, toujours hautement impliquĂ©. Au programme, le Concerto pour violon de Tchaikovsky (1878), Ă©crit au moment de l’échec de son mariage avec Antonina Milioukova, noces qui ont tournĂ© court (et suscitĂ© dans l’esprit du compositeur, une pĂ©riode dĂ©pressive intense). Le concert prĂ©sentĂ© et jouĂ© ce soir, jalonne la nouvelle offre 100% digitale de L’ON LILLE / Orchestre National de Lille (baptisĂ©e l’AUDITO 2.0). L’Orchestre Lillois a prouvĂ© depuis le printemps dernier une Ă©tonnante crĂ©ativitĂ© face Ă  la crise sanitaire. Son dernier festival de piano (conçu par le chef fondateur Jean-Claude Casadesus), LILLE PIANO(S) Festival (juin 2020) a pu se maintenir en diffusant tous ses concerts sur internet : une offre musicale inĂ©galĂ©e depuis, toujours visionnable sur le site Youtube de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
Le Concerto pour violon de Piotr Illiytch Tchaikovski, Alexandre Bloch et les musiciens de l’ON LILLE joueront aussi la Sinfonietta de Francis Poulenc, clin d’Ɠil au cycle de musique française Ă  l’honneur en janvier 2021
 ComposĂ©e en 1947, la Sinfonietta cultive bonne humeur et gaietĂ© communicative. Comme le Concerto de TchaĂŻkovski, la partition de Poulenc fut mal accueillie Ă  sa crĂ©ation. Écrite pour un programme de la BBC, elle est pourtant l’une des piĂšces les plus charmantes du compositeur français.

 

 ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

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E-CONCERT deORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch, direction
Samedi 5 décembre 2020, 20h
En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
sur la chaüne YouTube de l’ON LILLE :
https://bit.ly/3ortO8b
Plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009.

 

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François Leleux, hautbois, grand invité virtuose du National de Lille

leleu-francois-hautbois-chef-maestro-orchestre-national-de-lille-audito-annonce-critique-concert-classiquenewsLILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. InvitĂ© spĂ©cifique de ce programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’hautboĂŻste François Leleux, nĂ© Ă  Croix, propose 3 piĂšces majeures et de caractĂšre pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilitĂ© virtuose et musicienne de deux jeunes gĂ©nies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la SĂ©rĂ©nade. Plus dense et presque grave, la Symphonie de chambre de Chostakovitch opus 110a est ici jouĂ©e dans sa transcription pour cordes (rĂ©alisĂ©e par Rudolf Barshai) : le tissu sonore reste emblĂ©matique du compositeur russe ; l’ironie sarcastique n’est jamais Ă©loignĂ©e d’une dĂ©chirante priĂšre sur la condition humaine. LĂ©gĂšretĂ©, brillance, profondeur
 et mĂȘme tendresse Ă©perdue ; le programme promet d’ĂȘtre complet et riche en expĂ©rience sonore autant pour les instrumentistes que pour le public. Nouveau jalon plein d’esprit et de contrastes, marquant la nouvelle offre 100% numĂ©rique de l’Orchestre National de Lille, AUDITO 2.0.

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AUDITO 2.0ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A vivre en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille
SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020, 20h
VOIR LE CONCERT :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
François Leleux, direction et hautbois

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LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de AUDITO 2.0, l’offre nouvelle de l’Orchestre National de Lille : cycle de concerts numĂ©riques :
https://www.classiquenews.com/laudito-2-0-la-nouvelle-salle-de-concert-numerique-du-national-de-lille/

ON LILLE : Concert à la française (Karen Kamensek, direction)

ON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT Ă  la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe amĂ©ricaine Karen Kamensek (derniĂšre venue Ă  Lille en 2017) dans un programme de musique française des annĂ©es folles. Outre sa thĂ©matique du HĂ©ros, la prĂ©sence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux cĂŽtĂ©s de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitĂ©e, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)
 VOIR notre reportage vidĂ©o la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille : l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie.
En 1923, Darius Milhaud s’inspire de ses nuits passĂ©es dans les clubs de Harlem pour crĂ©er l’étonnante CrĂ©ation du monde. Un grand vent de jazz souffle sur l’orchestre symphonique. La GymnopĂ©die n°1 et la Gnossienne n°3 d’Erik Satie comptent parmi les Ɠuvres les plus cĂ©lĂšbres du rĂ©pertoire français. Puis raretĂ© absolue : le Divertissement pour une fĂȘte de nuit de Reynaldo Hahn, dans lequel l’ami intime de Marcel Proust rend hommage Ă  la valse viennoise. Le programme s’achĂšve en apothĂ©ose avec Le BƓuf sur le toit de Darius Milhaud : cocktail Ă©nergĂ©tique et dansant associant samba, mĂ©lodies populaires et rumbas brĂ©siliennes. Le Paris des annĂ©es 1920 est plus que jamais multiculturel et mĂ©tissĂ©.

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LILLE, concert enregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcleORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Samedi 21 novembre 2020, 20h
En direct sur la chaĂźne YOUTUBE
de l’Orchestre National de Lille
dans le cadre de sa nouvelle offre digitale : l’AUDITO 2.0
https://bit.ly/2INlAIg

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Programme :

MILHAUD
La Création du Monde
SATIE
Gnosienne n°3 (arrangements de David Walter)
Gymnopédie n°1 (arrangements de David Walter)
HAHN
Divertissement pour une fĂȘte de nuit – extraits I, II & IV
MILHAUD
Le BƓuf sur le toit

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Karen Kamensek, direction

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Lire la page du concert sur le site de l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/a-la-francaise/

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Autour de ce programme, l’Orchestre National de Lille dĂ©veloppe plusieurs actions pĂ©dagogiques pour les Ă©lĂšves du CE1 Ă  la Terminale, Ă  travers un dossier spĂ©cifique (padlet proposant du contenu multimedia autour des compositeurs jouĂ©s Milhaud, Hahn et Satie)
www.onlille.com/saison_20-21/pratique/ressources-pedagogiques/
https://padlet.com/onlille/u5umysek09ujkw0r

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AUDITO 2.0 : concert Beethoven en direct en ligne par l’ON LILLE Orchestre National de Lille

ORCHETSRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenewsLILLE : sam 14 nov 2020, 20h, en direct sur YOUTUBE. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts digitaux, retransmis sur sa chaĂźne youtube (youtube/ONLILLE). Samedi, 2Ăš session, en direct depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille : dans le cadre de sa thĂ©matique du HÉROS, le National de Lille cĂ©lĂšbre la force et l’engagement d’un hĂ©ros romantique par excellence, combattant devant l’adversitĂ©, courageux, inspirĂ©, dĂ©fiant la fatalitĂ© qui le rongeait de l’intĂ©rieur Ă  cause d’une surditĂ© croissante, un comble pour un compositeur.

 

 

VOIR le concert en direct : https://www.youtube.com/user/ONLille

emotions-beethoven-concert-critique-classiquenews

 

 

Beethoven 2020Pour cĂ©lĂ©brer le 250Ăš anniversaire de Beethoven en 2020, voici un programme vivifiant affirmant le gĂ©nie rĂ©formateur de l’écriture beethovĂ©nienne : ouverture de Leonore III (troisiĂšme et derniĂšre mouture pour son opĂ©ra Fidelio, l’opĂ©ra manifeste, hymne pour la libertĂ© et la fraternitĂ© contre toutes les tyrannies du monde connu) ; puis la sublime symphonie n°4, tout entiĂšre portĂ©e par un irrĂ©pressible dĂ©sir, une envahissante ambition
 l’envie martialle et tendre Ă  la fois d’en finir pour l’avĂšnement d’une Ăšre nouvelle. Plus subtile et introspective que la 3 « HĂ©roique », la 4Ăš regorge d’un feu intĂ©rieure d’une sensibilitĂ© intacte : l’Adagio s’il ne fallait citer qu’un Ă©pisode parmi les 4 mouvements, dĂ©borde de voluptĂ© et de rĂȘverie tendre ainsi que le souligne avec pertinence Berlioz, admirateur zĂ©lĂ©. IntitulĂ© « émotions beethovĂ©niennes », le concert a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© dans le cadre de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE.

Écrite Ă  l’étĂ© 1806, la Symphonie n°4 prĂ©sente un visage lĂ©ger et souriant de Beethoven. Alors amoureux de la Comtesse van Brunswick, le compositeur conçoit en miroir, une Ɠuvre joyeuse, rapide, ardente. Premier chef invitĂ© de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Jan Willem de Vriend, dirige l’étonnante partition que Schumann comparait Ă  « une svelte jeune fille ».

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Programme BEETHOVEN 2020
Pour le 250Ăš anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven

 

 

BEETHOVEN
Leonore III, ouverture

BEETHOVEN
Symphonie n°4

 

 

Orchestre National de Lille
Jan Willem de Vriend, direction

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Informations programme « émotions beethovĂ©niennes » sur le site de l’ONL Orchestre National de Lille :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/emotions-beethoveniennes/

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Opéras, concerts, spectacles en ligne pendant le CONFINEMENT

Hippolyte-et-aricie-rameau-Trio-parques-Pygmalion-pichon-critique-opera-classiquenewsCONFINEMENT : 2Ăšme vague. L’opĂ©ra, les concerts, les spectacles chez soi… Depuis le 29 octobre 2020, le spectacle vivant est Ă  l’arrĂȘt, obligĂ© Ă  un silence assourdissant, dĂ©possĂ©dĂ© du lien physique avec les publics. La distanciation sociale et les mesures sanitaires jusque lĂ  obligatoires ne suffisent plus. Pour autant les salles de concerts (opĂ©ras, orchestres, festivals) et les artistes n’ont pas dit leur dernier mot ; puisant dans l’expĂ©rience du premier confinement de nouvelles ressources crĂ©atives. En tĂ©moignent ici les initiatives opportunes qui nous permettent de patienter pour des jours meilleurs. Aucune doute le milieu du classique regorge d’inventivitĂ©, en s’appuyant surtout sur la toile et la diffusion digitale. Voici les retransmissions uniques ou durables, replays, directs Ă  ne pas manquer en novembre, dĂ©cembre 2020 puis janvier 2021.

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DIRECTS & DIFFÉRÉS…

radio, internet…
 

MAI 2021

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLIVE STREAMING. L’ONL joue THAMOS, le 5 mai 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille propose pour la 1Ăšre fois Thamos de Mozart sous la direction de David Reiland. Coproduction inĂ©dite en rĂ©gion Hauts-de-France, le programme associe l’Orchestre National de Lille et plusieurs lieux culturels rĂ©gionaux : Le PhĂ©nix de Valenciennes, le ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne et la Maison de la Culture d’Amiens. Le spectacle musical comprenant une mise en espace Ă©laborĂ©e sera jouĂ© ensuite en novembre 2021 devant le public… EN LIRE PLUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26, 28, 30 DECEMBRE 2020 – 2 JANVIER 2021

jordan - Philippe-Jordan-008FRANCE MUSIQUE, WAGNER : Le Ring Jordan 2020, 26, 28, 30 dĂ©cembre 2020 puis 2 janvier 2021. LE RING 2020 de l’OpĂ©ra National de Paris sur France Musique. La TĂ©tralogie sera  diffusĂ©e sur France Musique les 26, 28, 30 dĂ©cembre 2020 puis 2 janvier 2021. Exemple Ă©loquent de diffusion large et gratuite vers le plus large public : une proposition opportune en pĂ©riode de confinement.

Le Crépuscule des dieux à l'Opéra Bastille, jusqu'au 16 juin 2013

 

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Programme et présentation des 4 Journées
du RING de WAGNER par Philippe Jordan :

 

Samedi 26 dĂ©cembre 2020, 20h : L’Or du Rhin
Prologue : L’Or du Rhin (Das Rheingold)

Affiche_(portrait)_Le_Ring_2020(2)L’action naĂźt dans les profondeurs du Rhin : aprĂšs avoir renoncĂ© Ă  l’amour devant les trois filles du Rhin, gardiennes du trĂ©sor, le nain Nibelung Alberich dĂ©robe l’or, avec lequel son frĂšre Mime forge un anneau qui confĂšre Ă  son possesseur le pouvoir absolu sur les ĂȘtres et le monde. De son cĂŽtĂ©, calculateur et manipulateur, Wotan, maĂźtre des dieux, est contraint de conquĂ©rir l’anneau Ă  Nibelheim. Son fidĂšle « double », Log (dieu du feu, esprit de l’intelligence) lui souffle qu’il aura besoin de cet anneau pour duper les gĂ©ants Fafner et Fasolt, les bĂątisseurs de la future rĂ©sidence jupitĂ©rienne de Wotan sur le mont Walhala. Pour ĂȘtre sĂ»rs d’ĂȘtre payĂ©s en retour, les GĂ©ants ont pris en otage Freia, dĂ©esse de la jeunesse Ă©ternelle. Chez les Nibelungen, Wotan dĂ©robe Ă  Alberich, l’anneau et le voile magique, gage d’invisibilitĂ©. Alberich maudit alors l’anneau conquis par Wotan. L’or continue son Ɠuvre malĂ©fique : Fafner tue son frĂšre et cache le butin dans la forĂȘt. Plus tard, dans Siegfried, Fafner devenu dragon dĂ©fendra jusqu’à la mort son prĂ©cieux trĂ©sor
 Wotan victorieux mĂšne les dieux au Walhala ; ils s’enivrent grĂące Ă  leur jeunesse retrouvĂ©e. Pourtant, Wotan a signĂ© sa prochaine dĂ©chĂ©ance car il a trahi l’esprit des lois et la loyautĂ© qu’il avait lui-mĂȘme Ă©dicté 
Les moments de la partition Ă  ne pas manquer : le dĂ©but qui est l’ouverture de tout le cycle : de l’immatĂ©riel Ă  l’origine du monde au matĂ©riel incarnĂ© par le monde des dieux et leur duplicitĂ© vĂ©nale
 l’orchestre exprime ce mouvement qui organise peu Ă  peu la matiĂšre musicale et la fait jaillir hors des brumes initiales.
La fin du Prologue oĂč Wagner exprime l’élĂ©vation des dieux conquĂ©rants jusqu’au sommet de Walhala oĂč les gĂ©ants ont bĂąti le chĂąteau magnifique


 

 

Lundi 28 décembre 2020, 20h : La Walkyrie.
PremiĂšre journĂ©e : La Walkyrie (Die WalkĂŒre)

MUNICH : Ring wagnĂ©rien au Bayerische StaatsoperPar une nuit de tempĂȘte, le fugitif Siegmund, le fils de Wotan et d’une mortelle, trouve refuge chez le guerrier Hunding et son Ă©pouse Sieglinde. En rĂ©alitĂ©, tous deux sont frĂšres et soeurs (les Welsungen) et sont immĂ©diatement attirĂ©s l’un vers l’autre d’un amour irrĂ©sistible. Fricka, Ă©pouse de Wotan et protectrice du foyer conjugal, ne peut laisser s’accomplir une telle union, adultĂ©rine et de surcroĂźt incestueuse. Elle rappelle Ă  Wotan son obligation de protĂ©ger l’ordre moral : il obĂ©it et dĂ©pĂȘche sa plus fidĂšle fille, la Walkyrie BrĂ»nnhilde auprĂšs de Hunding pour le venger et tuer Siegmund.
Mais sujet central de l’opĂ©ra, BrĂŒnnhilde compatit au sort de Siegmund qui est son frĂšre : la Walkyrie est touchĂ©e par la sincĂ©ritĂ© de leur amour. Wotan paraĂźt et tue lui-mĂȘme Siegmund. Wotan poursuit la Walkyrie rebelle, la dĂ©choit de sa nature hĂ©roique : simple mortelle, la fille de Wotan devra reposer entourĂ©e d’un mur de flammes : seul un preux capable de vaincre la muraille enflammĂ©e pourra la conquĂ©rir et accomplir sa nature mortelle. Entre temps, la Walkyrie avait permis Ă  Sieglinde de fuir son Ă©poux, et lui trouver un refuge oĂč elle pourrait donner naissance au fils Ă  venir de Siegmund : Siegfried.
SĂ©quences mĂ©morables : le dĂ©but de l’opĂ©ra qui dĂ©bute par un orage orchestral et une course en panique, celle du fugitif Siegmund – le duo entre Siegmund / Sieglinde : la page amoureuse la plus bouleversante de tout le cycle du Ring – les adieux dĂ©chirants de Wotan au chevet de sa fille cernĂ©e de flammes (lĂ  encore, l’une des pages les plus dĂ©chirantes du cycle car tout l’amour d’un pĂšre obligĂ© de punir sa propre fille est ici exprimĂ©).

 

 

Mercredi 30 décembre 2020, 20h : Siegfried.
DeuxiÚme journée : Siegfried

wotan walkyrieElevĂ© dans la forĂȘt par le Nibelung Mime, silhouette frĂȘle et craintive, calculatrice et menteuse, a Ă©duquĂ© seul Siegfried, fils des jumeaux Siegmund et Sieglinde. L’enfant ne connaĂźt pas la peur et n’a jamais connu ses parents. Mime entend utiliser Siegfried pour tuer le dragon Fafner afin de dĂ©rober l’or et l’anneau. Dans ce but, Siegfried forge Ă  grands coups mĂ©talliques Nothung, l’épĂ©e de son pĂšre Siegmund, antĂ©rieurement tuĂ© par Wotan. Siegfried tue le dragon et goĂ»tant le sang du reptile, comprend le chant de l’oiseau de la forĂȘt qui le prĂ©vient de la machination de Mime : le guerrier le tue et part Ă  la conquĂȘte de son propre destin. Il croise Wotan devenu le « Voyageur », Ăąme dĂ©chue errante, condamnĂ©e Ă  cause de ses propres turpitudes. Siegfried amorce le dĂ©clin des dieux et l’avĂšnement des hommes
 Il atteint le rocher oĂč repose BrĂŒnnhilde dont il vainc la dĂ©fense de feu et tombe amoureux.

 

 

Samedi 2 janvier 2021, 20h : Le Crépuscule des dieux.
TroisiÚme journée : Le Crépuscule des dieux (GötterdÀmmerung)

wagner_brunnhilde_gotterdammerung_operarthur_rackhamTroisiĂšme et ultime JournĂ©e de la TĂ©tralogie wagnĂ©rienne, Le CrĂ©puscule des dieux s’ouvre prĂšs du rocher de BrĂŒnnhilde oĂč les Trois Nornes tissent les fils du destin ; le fil se rompt, annonce de la fin des dieux. Au lever du jour, Siegfried quitte BrĂŒnnhilde en lui confiant l’anneau en tĂ©moignage de fidĂ©litĂ©. Il rejoint le chĂąteau des Gibishungen : Gunther, sa soeur Gutrune et Hagen, fils d’AlbĂ©rich et comme lui, esprit malĂ©fique et manipulateur. Hagen entend venger son pĂšre et reprendre l’anneau Ă  Siegfried. Pour se faire, celui ci trop naĂŻf, boit le philtre qui lui fait oublier BrĂŒnnhilde et aimer
 Gutrune.
Sous l’identitĂ© de Gunther, Siegfried envoĂ»tĂ© prend de force BrĂŒnnhilde et l’anneau. Au chĂąteau, BrĂŒnnhilde accuse Siegfried (qui a recouvrĂ© la mĂ©moire) : Hagen exploite la colĂšre de BrĂŒnnhilde et organise avec sa complicitĂ© (elle a rĂ©vĂ©lĂ© le seul point faible du hĂ©ros invincible), la mort de Siegfried. Pendant la chasse, Hagen fait assassiner Siegfried. Comprenant la supercherie, BrĂŒnnhilde tĂ©moigne de sa douleur ; honore la mĂ©moire de Siegfried trahi et organise un vaste bĂ»cher oĂč les flammes purificatrices effacent la barbarie nĂ©e de l’anneau et de la duplicitĂ© des hommes. Les filles du Rhin apparaissent reprenant leur butin : elles entraĂźnent Hagen le maudit au fond des eaux vengeresses

Quel monde nouveau naĂźtra-t-il aprĂšs ce nouveau chaos ? L’espĂ©rance que fonde Wagner dans son final est l’annonce d’un monde rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, portĂ© par l’esprit d’amour et de fraternitĂ©.

 

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A ÉCOUTER
Le podcast RING de WAGNER sur France Musique
https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/Le-Grand-feuilleton-du-Ring-1-5-il-%C3%A9tait-une%20fois-89330

WAGNER EN SUISSELe 13 mai 1876, Richard Wagner avec les finance et l’appui indĂ©fectible du jeune Roi Louis II de BaviĂšre, peut inaugurer le ThĂ©Ăątre de Bayreuth, conçu pour la reprĂ©sentation de ses opĂ©ras dont la TĂ©tralogie ou “L’Anneau du Niebelung. Dans ce podcast, les origines du “Ring” et du ThĂ©Ăątre jusqu’Ă  sa triomphale premiĂšre, un voyage de plus de 25 ans !
En 1848, Wagner commence amorce la composition d’n nouveau cycle lyrique inspirĂ© du mythe des Nibelungen. Il Ă©crit un rĂ©sumĂ© puis un livret autour du hĂ©ros Siegfried et de sa mort (le futur CrĂ©puscule des Dieux). Peu convaincu, il approfondit encore sa comprĂ©hension de la Saga dans sa globalitĂ©. Wagner rĂ©dige les 4 livrets de la future TĂ©tralogie dans l’ordre inverse, terminant avec celui de l’Or du Rhin, prologue du cycle. Il poursuit ensuite la composition (dans l’ordre chronologique des opĂ©ras. Mais une crise intervient en 1857 en pleine composition de Siegfried, son 3e opĂ©ra…

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SIMON-BOCCANEGRA-christian-gerhaher-opera-critique-classiquenews-zurich-luisi-vignetteOPERA EN LIGNE, critique. ZURICH, le 6 dĂ©c 2020. VERDI : Simon Boccanegra. Gerhaher, Fischesser. Luisi / Homoki. Dans le Prologue, tremplin de voix viriles, on comprend comment Simon le corsaire, celui qui vient du peuple et a sauvĂ© GĂȘnes des pirates, fut Ă©lu doge grĂące au concours de Paolo Albiani lui aussi plĂ©bĂ©ien et qui n’a que haine pour l’élite patricienne gĂ©noise, surtout les Fieschi. Verdi Ă©tablit d’ailleurs un contraste Ă©loquent entre le cƓur noir de Paolo, manipulateur fini, vipĂšre de l’ombre, et la grandeur morale de celui qui ne s’était pas vu en doge : Simon… LIRE notre critique complĂšte de SImon Boccanegra par le baryton Christian Gerhaher / EN REPLAY jusqu’au 5 janvier 2021 sur le site d’ARTEconcert.

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JUSQU’AU 5 DÉCEMBRE 2020

Les samedis de l’Orchestre National de Lille

sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de LilleAUDITO-2.0-Orchestre-national-de-lille-classiquenews
Jusqu’au 5 dĂ©cembre 2020 – L’Orchestre National de Lille a lancĂ© son offre digitale de concerts : AUDITO 2.0. Chaque concert Ă  20h, est jouĂ© sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille et diffusĂ© en direct.

 

 

 

SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020
Emerveillement poétique
MOZART : Concerto pour piano n°21
WEINBERG : Symphonie de chambre n°4
Michal Nesterowicz, direction
Alexander Gavrylyuk, piano

 

 

 

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020ORCHETSRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Emotions beethovéniennes
BEETHOVEN : LĂ©onore III, ouverture
BEETHOVEN : Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2020
A la française
Compositeurs des années folles
Milhaud, Satie, Hahn

Karen Kamensek, direction

 

 

SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre
François Leleux, direction et hautbois / LIRE notre présentation du CONCERT François LELEUX

 

 

 

 

 

SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020
La joie de Poulenc
TchaĂŻkovski : Concerto pour violon
Poulenc : Sinfonietta
Alexandre Bloch, direction
Patricia Kopatchinskaja, violon

 

LIRE ici notre prĂ©sentation d’AUDITO 2.0, l’offre digitale de concerts de l’Orchestre National de Lille en direct sur YOUTUBE
http://www.classiquenews.com/laudito-2-0-la-nouvelle-salle-de-concert-numerique-du-national-de-lille/

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 VENDREDI 11 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : La Dame Blanche de Boieldieu

BOIELDIEU revient Ă  l'OpĂ©ra ComiqueOpĂ©ra en ligne. BOIELDIEU : La Dame Blanche, ven 11 dĂ©c 2020, depuis l’OpĂ©ra de Rennes, 19h30. La production mise en scĂšne par Louise Vignaud et dirigĂ©e par Nicolas Simon à la tĂȘte de l’Orchestre sur instrument ancien des SiĂšcles (19 instrumentistes) devait ĂȘtre crĂ©Ă©e Ă  CompiĂšgne (6 nov dernier) puis tourner en France cette saison (15 reprĂ©sentations dans 6 thĂ©Ăątres). L’ensemble de la tournĂ©e est reportĂ©e Ă  l’automne-hiver 2021-2022. La captation du 11 dĂ©c 2020 devrait dĂ©voiler la rĂ©ussite du projet. François-Adrien Boieldieu (1775 – 1834) éblouit par sa grĂące mĂ©lodique. EN LIRE PLUS

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 Du 11 au 31 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : Le Palais EnchantĂ© de Luigi ROSSI

palais enchante opĂ©ra de dijon palazzo incantation opĂ©ra dijonOPERA EN LIGNE. Le Palais enchantĂ©e de LUIGI ROSSI depuis l’OpĂ©ra de Dijon : crĂ©Ă© Ă  Rome en 1642, la partition est commandĂ©e par le cardinal Barberini, aprĂšs que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchantĂ© prĂ©figure l’Ɠuvre Ă  venir, Orfeo, commandĂ© par Mazarin Ă  Paris (1647) pour y implanter l’opĂ©ra italien. La Cour de la RĂ©gente Anne d’Autriche se devait de possĂ©der un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchantĂ© engage un plateau spectaculaire selon l’idĂ©al fastueux romain, Ă  l’opposĂ© de l’opĂ©ra vĂ©nitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40 instrumentistes
 Il Palazzo incantato est une Ɠuvre d’art total, fusionnant thĂ©Ăątre, danse, chƓurs, dĂ©cors
 Le livret de Rospigliosi (futur pape ClĂ©ment IX) adapte le Roland furieux de l’Arioste, Ă©popĂ©e chevaleresque et vĂ©ritable labyrinthe amoureux qui perd corps et Ăąme des preux et des belles. Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn (directeur musical), Fabrice Murgia (metteur en scĂšne) / EN LIRE PLUS

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 SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020

OPÉRA : IphigĂ©nie en Tauride de Gluck

iphigenie-tauride-gluck-critique-opera-rennes-angers-nantes-opera-critique-classiquenewsOPÉRA sur internet : IphigĂ©nie en Tauride Ă  l’OpĂ©ra de Rennes, le 5 dĂ©c 2020. L’IphigĂ©nie en Tauride de Gluck est une tragĂ©die sublime qui ressuscite la dignitĂ© des hĂ©ros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scĂšne du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altĂ©ritĂ©, d’une forme de quĂȘte spirituelle et de la capacitĂ© des humains Ă  vivre ensemble. CondamnĂ©e Ă  ĂȘtre immolĂ©e par son pĂšre Agamemnon, IphigĂ©nie est sauvĂ©e et transportĂ©e par Diane en Tauride oĂč elle est devenue prĂȘtresse. Mais elle doit sacrifier un Ă©tranger qui n’est autre que son frĂšre Oreste qu’elle reconnaĂźt heureusement in extremis. Oreste pourra regagner MycĂšnes avec IphigĂ©nie pour y rĂ©gner. Tendu et hĂ©roĂŻque, grave et digne comme un relief antique, l’IphigĂ©nie de Gluck suscite un immense succĂšs Ă  sa crĂ©ation. L’orchestre, le chƓur articulent le drame avec clartĂ© et solennitĂ©. Gluck rĂ©alise ainsi sa rĂ©forme de l’opĂ©ra français Ă  la fin du XVIIIĂš, quelques annĂ©es avant la RĂ©volution. 2h10 avec entracte.

 

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 E-DIFFUSION DU 20 NOV 2020 – REPLAY

OPÉRA : AKHNATEN de Philip Glass

glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. OpĂ©ra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrĂ©e in situ le 1er nov 2020). L’OpĂ©ra de Nice multiplie les initiatives et malgrĂ© l’épidĂ©mie de la covid 19, permet Ă  tous de dĂ©couvrir le premier opĂ©ra Ă  l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire
 Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et rĂ©pĂ©titives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opĂ©ra saisissant, surtout dans cette rĂ©alisation validĂ©e, pilotĂ©e (mise en scĂšne et chorĂ©graphie) par Lucinda Childs, par visio confĂ©rences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-mĂȘme, soulignant la force d’un drame Ă  l’échelle de l’histoire. Les crĂ©ations vidĂ©o expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vĂ©ritĂ©, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensitĂ© poĂ©tique des situations.

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opĂ©ra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hĂ©rĂ©siarque, ivre de RĂȘ


 

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 VENDREDIS 20, 27 NOVEMBRE 2020

opera de rouen concertsOPÉRA DE ROUEN : cycle de concerts gratuits : « vivez l’opĂ©ra ». A partir du 20 nov 2020, l’opĂ©ra de Rouen met en ligne sur son site, concerts et extraits d’opĂ©ras en une session de 1h (sur la chaĂźne youtube de l’OpĂ©ra de Rouen : https://www.youtube.com/c/operaderouennormandie.

A VENIR :
vendredi 20 nov, 21h : extraits de La ClĂ©mence de Titus, dernier opĂ©ra seria de Mozart (contemporain de La FlĂ»te enchantĂ©e, 1791) – InterprĂštes : VITELLIA : SIMONA Ć ATUROVÁ ; SESTO : ANNA STÉPHANY ; SERVILIA :  CHIARA SKERATH ; ANNIO : ANTOINETTE DENNEFELD ; PUBLIO : DAVID STEFFENS – ORCHESTRE DE L’OPÉRA DE ROUEN NORMANDIE. BEN GLASSBERG, direction.

Programme :
ATTO PRIMO. Scena seconda. N° 2. Aria. Vitellia : « Deh se piacer mi vuoi » Scena nona. N° 9. Aria. Sextus : « Parto, ma tu ben moi » ATTO SECONDO. Scena prima. N° 13. Aria. Annio : « Torna di Tito a lato » Scena quinta. N° 16. Aria. Publio : « Tardi s’avvede » Scena settima. N° 17. Aria. Annio : « Tu fosti tradito » Scena decima. N° 19. RondĂČ. Sesto : « Deh per questo istante solo » Scena quattordicesima. N° 21. Aria. Servilia : « S’altro che lagrime » Scena quindicesima. N° 23. RondĂČ. Vitellia : Non piu di fori » : air justement lĂ©gendaire oĂč la voix de la soprano accompagnĂ© par le cor de basset (clarinette basse) exprime la mĂ©tamorphose dans le cƓur de Vitellia, jusque lĂ  manipulatrice haineuse


vendredi 17 nov 2020, 21h : Les Nuits d’étĂ© / Le guitariste Thibaut Garcia et la mezzo-soprano franco-italienne Lea Desandre retrouvent Ben Glassberg et l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Rouen (Ɠuvres de Louise Farrenc : Ouverture n°1 en mi mineur / Hector Berlioz : Les nuits d’étĂ© / Joaquin Rodrigo : Concierto de Aranjuez pour guitare et orch. « Je suis impatient Ă  l’idĂ©e de prĂ©senter ce rĂ©pertoire si riche et variĂ©, portĂ© par tant de talents, rĂ©unis pour l’occasion et animĂ©s par la passion de partager une Ă©motion avec toutes celles et ceux qui nous regarderont depuis chez eux. C’est cela, vivre l’opĂ©ra ! », dĂ©clare Ben Glassberg, directeur musical de l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Rouen Normandie.

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 14 NOV 2020

Samedi 14 novembre 2020 / OPERARAMEAU-jean-philippe-portrait-hippolyte-et-aricie-classiquenews
RAMEAU : Hippolyte et Aricie, 1733 – sur France Musique Ă  20h et sur ARTEconcert (annoncĂ© Ă  partir de 16h)
LIRE notre présentation de ce programme Rameau : Hippolyte et Aricie :
http://www.classiquenews.com/hyppolite-et-aricie-de-rameau-en-direct/

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 13 NOV 2020

arte-concert-arts-de-la-scene-ballets-vod-critiques-classiquenewsCONCERT EVENEMENT pour les victimes du 13 nov 2015, demain vendredi 13 nov 2020, 20h. 5 aprĂšs le traumatisme perdure
 Pour dĂ©passer la sidĂ©ration, sublimer l’insupportable tout en cĂ©lĂ©brant tant de vies assassinĂ©es par des barbares haineux, Louise Albertini a commandĂ© une nouvelle partition au compositeur libanais Bechara El-Khoury, en mĂ©moire de son fils StĂ©phane,…

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CONFINEMENT DE MARS, AVRIL, MAI 2020

REVOIR ici les programmes et productions diffusĂ©s pendant le premier confinement 2020…

NOUS Y ÉTIONS...OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct
 En quelques semaines (depuis la mi mars), confinement oblige, internet est devenu le seul accĂšs Ă  la culture, sous condition que les acteurs habituels, empĂȘchĂ©s Ă  prĂ©sent, diffusent sur leur site spĂ©cifique leurs propres contenus. L’offre s’est Ă©largie ; elle ne cesse de s’enrichir mĂȘme et les maisons d’opĂ©ras et de danse, les institutions d’Europe les plus diverses (orchestres, salles de concerts, festivals
) mettent en ligne leurs fonds vidĂ©o, certains en streaming et selon les acteurs, sur une durĂ©e plus ou moins limitĂ©e. Classiquenews vous propose ici sa sĂ©lection des meilleurs sites et programmes annoncĂ©s. Certains jouent la carte du live, offrant de rĂ©els instants uniques dont feu et fragilitĂ© renouvellent l’esprit du partage, comme une alternative concrĂšte Ă  l’interdiction dĂ©sormais de se regrouper dans les salles
 (voir ci aprĂšs, les concerts live du cycle « Aux notes citoyens », initiĂ© par le Festival 1001 notes).
De quoi alimenter notre curiositĂ©, stimuler l’évasion et conjurer autant qu’il se peut les mĂ©faits de l’enfermement obligĂ©. Nous ajoutons aussi les perles du net soit les programmes disponibles ordinairement accessibles sur la toile
 Bon confinement, prenez soin les uns des autres et restez chez vous !

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L’AUDITO 2.0, la nouvelle salle de concert numĂ©rique du National de Lille

CONFINEMENT : L’ON LILLE inaugure l’AUDITO 2.0, sa nouvelle salle de concert numĂ©rique. Dans le contexte contraignant du confinement, l’ON LILLE renforce son offre digitale en respectant les mesures imposĂ©es par l’état d’urgence sanitaire. La phalange lilloise a dĂ©montrĂ© son adaptabilitĂ© exemplaire dans un contexte Ă©prouvant : assurer la continuitĂ© du travail artistique, maintenir sa relation au public, dans le respect des gestes barriĂšres et des mesures de sĂ©curitĂ© sanitaire.
L’Orchestre National de Lille enrichit son offre audiovisuelle en lançant sa salle de concert numĂ©rique : l’Audito 2.0. En s’appuyant sur les ressources techniques de son son studio mobile (crĂ©Ă© depuis 2015), l’ON LILLE l’Orchestre National de Lille diffuse de nouveaux formats sur sa chaĂźne youtube, l’une des plus riches Ă  ce jour, communiquant la poursuite d’une activitĂ© artistique dont l’activitĂ© maintient le lien entre musiciens, instrumentistes et chef, et public. L’offre digitale de l’ON LILLE, aprĂšs l’édition du Lille Piano(s) Festival 2020, totalement numĂ©rique, premiĂšre prouesse rĂ©ussie depuis le premier confinement de mars 2020, s’enrichit ainsi, dĂšs ce soir, grĂące Ă  un nouveau cycle de concerts diffusĂ©s en direct, sur Youtube, depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille qui est le lieu de rĂ©sidence de l’Orchestre lillois.

Chaque samedi Ă  20h durant le confinement, l’ON LILLE / Orchestre National de Lille diffuse un concert inĂ©dit Ă  voir et revoir gratuitement pendant plusieurs mois depuis l’Audito 2.0 accessible via la chaĂźne YouTube de l’Orchestre : www.youtube.com/orchestrenationaldelille

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-concerts-critique-AUDITO-2.0-nouvelles-concerts-alexandre-bloch-classiquenews-confinement-concerts

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5 premiers rendez-vous

sont prĂ©vus Ă  partir du 7 novembre jusqu’au 5 dĂ©cembre 2020 :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

 

 

 

En flashant le QR code, accéder aux notes du programme présentant et expliquant le programme du soir :
https://www.youtube.com/watch?v=mnSJe6u5kYM&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

 

 

 

 AUDITO-2.0-Orchestre-national-de-lille-classiquenews

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ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

 

 

 

SAMEDI 7 NOVEMBRE 2020
Emerveillement poétique
MOZART : Concerto pour piano n°21
WEINBERG : Symphonie de chambre n°4
Michal Nesterowicz, direction
Alexander Gavrylyuk, piano

 

 

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020
Emotions beethovéniennes
BEETHOVEN : LĂ©onore III, ouverture
BEETHOVEN : Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

 

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2020
A la française
Compositeurs des années folles
Milhaud, Satie, Hahn

Karen Kamensek, direction

 

 

 

SAMEDI 28 NOVEMBRES 2020
François, Richard, Wolfgang & Dimitri
Carte blanche à François Leleux
R. Strauss : Sérénade pour instrument à vent
Mozart : Concerto pour hautbois
Chostakovitch : Symphonie de chambre
François Leleux, direction et hautbois

 

 

 

SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020
La joie de Poulenc
TchaĂŻkovski : Concerto pour violon
Poulenc : Sinfonietta
Alexandre Bloch, direction
Patricia Kopatchinskaja, violon

 

 

 

Concerts à vivre en direct chaque samedi à 20h, en replay dans la PLAYLIST l’AUDITO 2.0

 

 ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenews

 
 

 

 

 

 L’Orchestre National de Lille  -  Photo : © Ugo Ponte / ON LILLE

 

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique, sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle.

VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle. MalgrĂ© le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activitĂ© pour notre plus grand plaisir. La soirĂ©e traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intĂ©rieurs tendus d’une grande force psychologique, Ă©cho Ă  l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont jouĂ©s sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaĂźne Youtube de l’Orchestre National de Lille.
En une musique haletante comme une course Ă  l’inĂ©luctable issue tragique, les cordes  Ă©grĂšnent leur mĂ©lodie entĂȘtante traversĂ©e de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (PrĂ©lude, la ville) se dĂ©ploie comme une formidable immersion symphonique, Ă  la fois mystĂ©rieuse et suspendue, que les musiciens de l’ONL – cordes seules tout d’abord, expriment avec une clartĂ© tĂ©nĂ©breuse idĂ©ale. Le motif amoureux de “Marion” berce un temps, Ă©chappĂ©e fugitive en eaux poisseuses. Mais la mĂ©canique implacable de Hermann s’accomplit ; mĂȘme sans les images du film, la puissance Ă©vocatrice du compositeur est terriblement efficace : jusqu’aux cordes suraigus comme des coups incisifs de “Meurtre”, sĂ©quence musicale dĂ©sormais mythique. Sous la direction trĂšs aĂ©rĂ©e de Ernst Van Tiel, les instrumentistes masquĂ©s convainquent par leur sens des respirations, une Ă©coute dĂ©cuplĂ©e, un son d’un criante voluptĂ© : est-ce la disposition plus distancĂ©e qui opĂšre ainsi ?

Changement de climats avec l’Ă©toffe plus scintillante de Vertigo (Sueurs froides, 1958), tous les pupitres (cors, harpes, clarinettes, cĂ©lesta
) semblent distiller une petite musique intĂ©rieure de plus en plus ample aux rĂ©sonances somptueuses et solennelles, puis confuses et menaçantes comme l’intranquillitĂ© d’un cauchemar, comme si la musique manifestait clairement l’activitĂ© de la psychĂ© dont l’image Ă  l’écran serait le produit et le prolongement. Le jeu des timbres, le dialogue entre les pupitres, la construction prenante de plus en plus menaçante confirment le talent fantastique, ses Ă©carts lyriques souvent vertigineux de Bernard Hermann (intimisme d’Au coin du feu) dont les sons et les alliages ont beaucoup ƓuvrĂ© Ă  la rĂ©ussite et Ă  l’impact visuel des scĂ©narios d’Hitchcock. On berce constamment entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, Ă  la frontiĂšre de la conscience et de la volontĂ© (“ScĂšne d’amour” finale), du souvenir Ă  la rĂ©itĂ©ration plus brumeuse (Ă©vocation Ă©thĂ©rĂ©e, arachnĂ©nenne de “la Fille” / “La couleur des cheveux”)
 la conception relĂšve du cheminement proustien : la subtilitĂ© de l’évocation marque de façon indĂ©lĂ©bile l’esprit ; la violence et la force de l’épisode sont d’autant plus prenantes que le motif musical est d’une fluiditĂ© immatĂ©rielle, d’une lĂ©gĂšretĂ© aussi ineffable que dĂ©chirante ; en cela la tenue des musiciens de l’Orchestre Lillois captive d’un bout Ă  l’autre : le final de Vertigo a mĂȘme des accents wagnĂ©riens comme rĂ©flexion enivrĂ©e, interrogation Ă©perdue et obsessionnelle sur le mystĂšre de l’amour. A l’initiative de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, l’expĂ©rience symphonique est un festival de nuances et d’accents, et au-delĂ , un formidable appel Ă  l’imaginaire. Heureuse proposition digitale qui berce et nourrit l’ñme en ces temps de confinement.

 

 ONL-Orchestre-National-de-Lille-confinement-hitchcock-symphonique-critique-concert-classiquenews

 

 

REVOIR Musiques de Psychose et Vertigo / Hitchcock par l’ON LILLE

 

 

 

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CONCERT DISPONIBLE EN REPLAY, sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=BmVsG0gU81U

Extraits de PSYCHOSE
[Titre original : Psycho]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1960
PrĂ©lude – La Ville / Prelude – The City
Marion
La chambre d’hîtel / Hotel Room
Le meurtre / The Murder
Le marais / The Swamp
Le porche – Les escaliers – Le couteau / The Porch – The Stairs – The Knife

 

 

Extraits de VERTIGO
[Titre français : Sueurs froides]
Film d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1958
Prélude & Le toit / Prelude & Roof-top
Au coin du feu / By the Fireside
Le cauchemar / The Nightmare
Le passé / The Past
La fille / The Girl
La couleur de cheveux / The Hair Color
Scùne d’amour / Love scene

Musique de Bernard Herrmann
Mise en scùne d’Alfred Hitchcock

 

Orchestre National de Lille
Ernst van Tiel, direction
Fernand Iaciu, Violon solo

 

 

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven

COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidĂ©lisĂ©s, les spectateurs lillois viennent cet aprĂšs midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis… plus de 6 mois. BientĂŽt 85 ans (dĂ©but dĂ©cembre prochain), le chef altier et aĂ©rien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert gĂ©nĂ©reux et Ă©quilibrĂ© : musique française et complicitĂ© avec un jeune soliste, ivresse concertante et Ă©nergie symphonique… En 1h (format Ă  prĂ©sent plĂ©biscitĂ© et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

La Pavane (pour une infante dĂ©funte) de Ravel est miroitante et d’une Ă©toffe magicienne qui touche aussi par la poĂ©sie de ses accents instrumentaux comme l’Ă©lĂ©gance de phrasĂ©s somptueusement articulĂ©s. Architecte raffinĂ©, orfĂšvre des timbres, le Ravel de JCC est aussi un sensuel qui par ses jaillissements enchantĂ©s, retrouve la grĂące de l’innocence. Le chef articule, clarifie, Ă©pure, rĂ©vĂ©lant sous la parure des alliages sonores (cors / clarinettes, harpes / cordes
), l’Ă©quilibre de la structure comme le scintillement de la texture : sa transparence qui fait drame. VoilĂ  qui rappelle comment la musique française (les rĂ©volutionnaires Debussy et Ravel) a selon le vƓu de son fondateur, façonnĂ© l’identitĂ© du National lillois.

 

 

 

Altier, aérien, en orfÚvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

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AmorcĂ©e, pĂ©nĂ©trante, dĂšs Hindemith (Trauermusik composĂ© pour la mort de Georges V en janvier 1936), la complicitĂ© entre l’altiste britannique Timothy Ridout et le chef se rĂ©alise plus encore dans les 3 mouvements courts du Concerto nĂ©o baroque qu’Henri Casadesus, le grand pĂšre du chef, Ă©crit aussi dans les annĂ©es 1930 : on y dĂ©tecte l’assimilation maĂźtrisĂ©e de Gluck (Ă©lĂ©gie du mouvement lent central), Bach, Ă©videmment Haendel


Dernier volet enthousiasmant. Beethoven Ă©blouit par son Ă©quilibre et son allure, entre ciselure et Ă©nergie, JCC nous montrant que l’un ne va pas sans l’autre, que l’un se nourrit de l’autre ; la Symphonie n°1 (crĂ©Ă©e dirigĂ©e Ă  Vienne en 1800 Ă  30 ans) frappe un grand coup par ses audaces (un brin trop « martiales » ?
 selon les critiques de l’époque). La partition affirme de la part du chef, une conception complĂšte, unifiĂ©e, rĂ©solue en un tout organique grĂące Ă  la souplesse de sa direction. Roboratif voire Ă©ruptif, l’Orchestre souligne dĂšs ce premier opus, le souffle de la machine Ludwig : une force bondissante et puissante qui sĂ©duit aussi par l’Ă©loquence tendre de ses bois, ses vents comme le grain des percussions, le mĂ©tal victorieux des cuivres. Tout sonne plein et dĂ©taillĂ© dans l’esprit d’un galop et d’une danse. C’est un hymne furieusement instrumental qui dĂ©passe dĂ©jĂ  Haydn par ses Ă©lans et sa dimension (le menuet est en rĂ©alitĂ© un vrai scherzo trĂ©pidant).
La construction nous parle, l’impĂ©tuositĂ© nous saisit, le fini instrumental captive. Le sens du relief et du rebond comme de la motricitĂ© Ă©gale les phalanges sur instruments historiques. Le geste du chef vivifie ses troupes et accomplit dans ce premier beethoven gĂ©nial, un retour aux sources du symphonisme europĂ©en qui sonne comme une rĂ©gĂ©nĂ©ration salvatrice autant pour les auditeurs que les musiciens. Éclectique, le programme Ravel, Hindemith, Beethoven (sans omettre le pastiche scherzando du Concerto d’Henri Casadesus) confirme si l’on en doutait, la prodigieuse volubilitĂ© plastique de l’ON Lille sous la direction de son fondateur historique. Une connivence qui vaut rĂ©gal. Photo : Jean-Claude Casadesus © Ugo Ponte / ON LILLE.

 

 

   

 

 

agenda

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A ne pas manquer bientĂŽt : PARIS, Philharmonie, Jean-Claude Casadesus dirige l’orchestre du Conservatoire de Paris lundi 18 janvier Ă  20h30 – Grande salle Pierre Boulez : Schumann (Concerto pour piano avec David Kadouch, piano) et Mahler (Symphonie n° 4 avec Miah Persson, soprano). Infos, rĂ©servations :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610998200

casadesus_jean_claude_portrait_290Prochain concert de Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de l’ON LILLE Orchestre National de Lille au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille : les 20 et 21 avril 2021 – au programme : 5Ăšme Symphonie de Beethoven (couplĂ©e avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch / soliste : Truls Mork).
Programme repris ensuite en rĂ©gion, les 22 (Boulogne sur mer) puis 23 avril (Aulnoye-Aymeries). Plus d’infos sur le site de l’Orchestre National de Lille : https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-5eme-symphonie-de-beethoven/

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille : Musiques de Psychose et Vertigo

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016YOUTUBE. ON LILLE, Sam 31 oct 2020, 20h. La chaĂźne Youtube de l’ON LILE Orchestre National de Lille diffuse pendant le nouveau confinement de novembre 2020, un cycle de nouveaux concerts. Le premier volet est programmĂ© samedi 31 octobre 2020 Ă  partir de 20h : au programme, en liaison avec la programmation initialement prĂ©vue pour le week end d’Hallowen des 30 et 31 oct 2020, extraits musicaux accompagnĂ©s d’images les plus emblĂ©matiques des films Psychose et Vertigo d’Alfred Hitchcock, interprĂ©tĂ©s par les musiciens de l’ONL sous la direction d’Ernst Van Tiel.

ChaĂźne YouTube Orchestre National de LilleON-LILLE-confinement-orchestre-concert-classiquenews-logo-ON-LILLE-2020
Musiques de Psychose et Vertigo
Films d’Alfred Hitchcock
Musique de Bernard Hermann
Musiciens de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
Ernst Van Tiel, direction

Samedi 31octobre 2020, 20h
En streaming gratuit jusqu’au lundi 2 nov 2020
https://www.youtube.com/user/ONLille

 

 

 hitchcock-symphonique-psychose-vertigo-orchestre-national-de-lille-sur-YOUTUBE-sam-30-octobre-2020-classiquenews

 

 

 

 

D’autres concerts inĂ©dits en novembre seront Ă©galement offerts et visibles sur YouTube (informations et grille de diffusion complĂšte Ă  venir).

LIRE notre présentation des concerts HITCHCOCK, Psychose et Vertigo
initialement prévus au Nouveau SiÚcle, les 30 et 31 octobre 2020
http://www.classiquenews.com/lille-week-end-hitchcock-psychose-vertigo/

 

 

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonce

 

 

 

————————————————————————————————————————————————– L’ON LILLE maintenait tous ses concerts avant le CONFINEMENT NOUVEAU dĂ©crĂ©tĂ© Ă  partir du vendredi 30 octobre 2020 : ————————————————————————————————————————————————–

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler


 

 

 

 

 

 

LILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir à 18h45

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLELILLE, l’Orchestre National de Lille maintient tous ses concerts et change l’horaire du soir Ă  18h45. L’Orchestre National de Lille s’adapte Ă  l’évolution de la situation sanitaire. Depuis le dĂ©but de la saison 2020-2021, l’Orchestre National de Lille applique un protocole trĂšs strict concernant le respect des gestes barriĂšres et la fluiditĂ© des dĂ©placements. UN SEUL OBJECTIF : qu’artistes et public puissent se rendre aux concerts en toute sĂ©curitĂ©. Suite aux annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales du 14 octobre 2020, la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille est concernĂ©e par la pĂ©riode du couvre-feu imposĂ©. L’Orchestre maintient tous les concerts lillois : tous les spectacles en soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă  18h45 – afin de garantir un retour de tous avant 21h.

 

 

 

 

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CONCERTS d’OCTOBRE et de NOVEMBRE 2020
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Les concerts du soir sont programmés à 18h45

 

 

 

Pavane pour Georges V
Jean-Claude Casadesus, direction et Timothy Ridout, alto

Le 22 octobre ­| concert à 18h45
Le 25 octobre | concert maintenu Ă  17h

 

 

CinĂ©-concerts Hitchock – Week-end suspens
Ernst Van Tiel, direction / Orchestre de Picardie* / Orchestre National de Lille**

Psychose* 30 octobre | concert Ă  18h
Vertigo** le 31 octobre | concert Ă  17h30

 

 

 

 

 NOVEMBRE 2020

 

Émerveillement poĂ©tique
Michal Nesterowicz, direction et Alexander Gavrylyuk, piano

Le 5 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

Émotions beethovĂ©niennes
Jan Willem de Vriend, direction et Kit Armstrong, piano

Le 12 novembre | concert Ă  18h45 – concert captĂ© en direct sur la chaĂźne YouTube Orchestre National de Lille

Le 14 novembre | concert supplémentaire à 18h30

 

 

 

À la française
Elena Schwarz, direction

Le 18 novembre | concert Ă  18h45

 

 

 

François, Richard, Wolfgang et Dimitri
François Leleux, direction et hautbois

Le 26 novembre | concert Ă  18h45
concert capté en direct sur la chaßne YouTube Orchestre National de Lille

 

 

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TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail des programmes, les modalitĂ©s de rĂ©servation et la billetterie sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille 

 

 

 

 

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ONL-alexandre-Bloch-saison-2020-2021-bartok-haydn-concert-classiquenews-ouverture-siason-nouvelle-concert-orchestre-national-de-lille-classiquenewsVOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

 

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler