Acteur majeur pour la diffusion du répertoire français, particulièrement de l’époque de Massenet (l’enfant du pays), l’Opéra de Saint-Étienne affiche la recréation d’un opéra totalement inconnu du grand public (non joué depuis plus d’un siècle), et qui, mérite une place privilégiée dans la programmation des maisons d’opéras : féerie dramatiquement séduisante voire enivrante, grâce entre autres à l’élégance et au raffinement de son orchestre, « La Belle au bois dormant » de Charles Silver composé en 1902, quand Puccini et Debussy conçoivent respectivement Tosca et Pelléas, affirme son indiscutable force d’attraction.
« Musique poétique au lyrisme somptueux, orchestre chatoyant », la partition de Silver semble concentrer le meilleur de son époque : soit l’art d’un « Massenet impressionniste », ou d’un « Debussy qui aurait travaillé pour les meilleurs Disney »… Le compositeur français renouvelle le mythe de la Belle Princesse qu’un envoûtement voue au sommeil avant de renaître à la vie et à l’amour… Le Prélude de l’Acte I (e Sommeil d’Aurore), le divertissement royal, le duo au jardin… sont les pépites d’une partition particulièrement éblouissante qui sait ménager les effets spectaculaires et les trouvailles voluptueuses…
Mêlant lyrisme et esprit bouffon, tragique et comique, romantisme troubadour et comédie paysanne, cet opéra-féérie ressuscite l’esprit du conte de Perrault, un caractère d’onirisme raffiné qui se positionne aussi sans réserve aux côtés du ballet de Tchaikovski dont l’opéra de Silver semble prolonger les enchantements fantastiques.
En coproduction avec le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française, l’Opéra de Saint-Étienne réveille ainsi une belle oeuvre endormie depuis plus de 100 ans. Le spectacle s’annonce comme l’un des événements de la saison 25-26 de la scène stéphanoise. Pour ce faire, l’Opéra de Saint-Étienne retrouve le metteur en scène Laurent Delvert (particulièrement applaudi in loco pour ses Nozze di Figaro il y a trois saisons), avec dans les rôles de la Reine et de la Princesse Aurore, une jeune nouvelle venue, Déborah Salazar, sous la baguette d’un autre défenseur ardent de l’opéra français, l’excellent chef Guillaume Tourniaire, à présent familier de la scène stéphanoise précédemment applaudi dans Samson et Dalila en mai 2025, et Les Pêcheurs de perles de Bizet en 2024 …). La Belle au bois dormant de Charles Silver est une œuvre envoûtante à ne pas manquer les 24 puis 26 avril 2026. Production événement
_________________________________________________
Charles SILVER : La Belle au Bois au Dormant (recréation)
SAINT-ÉTIENNE, Grand Théâtre Massenet
Vendredi 24 avril 2026 : 20h
Dimanche 26 avril 2026 : 15h
Opéra en quatre actes – Première création depuis 1902
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra de Saint-Étienne : https://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-25-26/spectacles//type-lyrique/la-belle-au-bois-dormant/s-879/1
Tarifs série A : (1) 64 € – (2) 50 € – (3) 29 € – ÉCO : 10 €
Durée 3h environ, entracte compris
Parlé, chanté en français, surtitré en français
Pensez-y
Découvrez l’oeuvre à travers la pratique, en présence du metteur en scène, d’une chanteuse et du chef de choeur : Sam. 14/03/26 • 10h à 16h
Tarif • 19 € / pers. – Réservation obligatoire (nombre de places limité) : [email protected]
Propos d’avant-spectacle
Par Fabien Houlès, professeur agrégé de musique, une heure avant chaque représentation.
Gratuit sur présentation du billet du jour.
Débora Salazar et Kévin Amiel / Aurore et le Prince © CLASSIQUENEWS 2026
__________________________________________






