Nouvelle Iphigénie à Genève

GLUCKGenève, Opéra. Gluck: Iphigénie en Tauride. 25 janvier>4 février 2015. Prêtresse de Diane sur l’île de Tauride, Iphigénie ignore les crimes qui ont frappé sa famille. L’assassinat par sa mère Clytemnestre de son père Agamemnon, roi de Mycènes, et le meurtre de Clytemnestre par son frère Oreste. Ce dernier, accompagné de son fidèle ami Pylade, fait alors son apparition sur l’île où le roi Thoas a décidé que les étrangers seraient mis à mort… L’amour fraternel sera-t-il plus fort que la loi divine ? Au moment où il est prêt au sacrifice, Oreste est reconnu par sa soeur Iphigénie. Les grecs menés par l’ami d’Oreste,  Pylade, sauvent le frère et la soeur des mains du roi des Scythes,  Thoas en tu n’as ce dernier.

En s’emparant avant Goethe, de la malédiction des Atrides, Gluck réinvente la tragédie antique; sa musique magnifie le texte, en articule l’intensité dramatique. Airs, choeurs (omniprésent), enchaînement des tableaux… tout y est développé s’il sert l’intensité et la clarté du drame. Le style direct,  la franchise d’un Gluck soucieux d’intelligibilité donc écartant toute virtuosité gratuite,  l’orchestre rugissant scellent la fin du théâtre baroque.

Créé à Paris en 1779, l’œuvre marque la fin du séjour décisif du chevalier Gluck en France ; c’est l’aboutissement d’une carrière lyrique durant laquelle il n’a cessé de faire évoluer le théâtre musical. Alliant poésie, musique et danse, Iphigénie en Tauride est un ouvrage incontournable de l’époque des Lumières. En un style frénétique et furieusement théâtral,  le seconde Iphigénie de Gluck – Iphigénie en Aulide créée en 1774 marquait le début du séjour parisien du favori de Marie Antoinette-, incarne au plus haut l’expressionnisme lyrique d’un Gluck inscrit dans la modernité et que Rousseau avait choisi comme son champion.

 

 

 

iphigenie en tauride gluck opera de geneve janvier 2015Iphigénie en Taurine de Gluck à l’opéra de Genève
Les 25,27,29,31 janvier puis 2 et 4 février 2015 à 19h30.
Nouvelle production. Livret de Nicolas-François Guillard, d’après la tragédie éponyme de Guymond de La Touche, elle-même inspirée d’Euripide. Créé le 18 mai 1779 à Paris, à l’Académie royale de musique

Hartmut Haenchen,  direction
Lukas Hemleb,  mise en scène
Chanté en français, surtitré en anglais

 

 

Pourquoi ne pas manquer la nouvelle production d’Iphigénie en Tauride à Genève ?

Pour la remarquable incarnation dans le rôle titre de la soprano fine, intelligente Anna Caterina Antonacci (à l’affiche les 25,29 janvier, puis 2 et 4 février 2015).

 

 

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