JS Bach est pour Paul Agnew, un compagnon familier, la source d’un émerveillement continu et l’objet d’un partage humain et spirituel unique… En parallèle au cycle « Bach, une vie en musique », Paul Agnew, co directeur musicale des Arts Florissants dirige pour la première fois l’un des plus grands cycles de cantates de Johann Sebastian Bach pour chœur et orchestre : l’Oratorio de Noël. C’est la promesse d’un moment exceptionnel qui inscrit un nouvel accomplissement musical et artistique dans la joie et l’espérance du temps de Noël. Incontournable.
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Photo : Paul Agnew © Julien Gazeau
Composé à Leipzig pour les fêtes de l’hiver 1734-1735, l’Oratorio de Noël est – malgré son nom – un ensemble de six cantates consacrées à plusieurs célébrations, réparties du 25 décembre au 6 janvier (jour de l’Épiphanie). Le texte allemand, qui servit de base à la composition, tire du Nouveau Testament, la matière d’un récit de la Nativité du Christ, auquel Bach confère une dimension proprement dramatique (opératique) par les arias et les chœurs qu’il compose… en puisant dans ses propres œuvres, essentiellement profanes.
Pour approcher au plus près l’essence des partitions, et en transmettre toute l’expérience, Paul Agnew rassemble 4 des 6 cantates de l’Oratorio de Noël. Familier depuis le commencement de son cycle « Bach, une vie en musique » en 2021, le chef d’orchestre écossais entraîne le chœur et l’orchestre des Arts Florissants ainsi que plusieurs solistes dans un cheminement marquant par sa ferveur, sa finesse, son intensité dramatique. C’est une nouvelle étape de son voyage, au cœur du « continent » Bach, dont le geste engagé, fédérateur, donne corps à un monument de lumière et d’espérance.
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Johann Sebastian Bach :
ORATORIO DE NOËL (cantates n° 1, 3, 5 et 6)
3 dates événements
PARIS, Philharmonie, 13 déc 2025, 20h
GRECE, Athènes, Megaron, 16 déc 2025, 19h
COMPIEGNE, Théâtre Impérial, 18 déc 2025, 20h30
INFORMATIONS & RÉSERVATIONS directement sur le site des ARTS FLORISSANTS : https://www.arts-florissants.org/evenements/bach-oratorio-de-noel
distribution
Paul Agnew, direction musicale
Miriam Allan, soprano
Lucile Richardot, alto
Nick Pritchard, ténor, L’Evangéliste
Bastien Rimondi *, ténor
Andreas Wolf, basse
* Lauréat de l’académie du Jardin des Voix
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Pour Noël, Les Arts Florissants abordent fêtes de fin d‘année oblige, l’un des cycles les plus aboutis et traditionnellement réalisé à l’église Saint-Thomas de Leipzig : l’oratorio de Noël de JS Bach. L’ensemble, ambitieux et même vaste, d’une durée totale de 2h30 environ, comprend six parties, parfaitement liées entre elles par un sujet unique, se déroulant avec cohérence de l’une à l’autre. Bach a conçu le cycle pour les 6 jours de fête du temps de Noël 1734 / 1735. L’ensemble fut créé dans les églises Thomaskirche et Nicolaikirche de Leipzig, sur un livret aujourd’hui attribuable à Picander, mais sans véritable preuves.
Le fil conducteur est donné par le ténor qui raconte, narre, fidèle médiateur et récitant de l’histoire de la Nativité, depuis le recensement de Béthléem, jusqu’à l’Adoration des Rois mages.
Chaque partie était chantée, un jour après l’autre, et non successivement en un tout continu, du 25 décembre 1734, jour de Noël, jusqu’au 6 janvier 1735, pour l’Epiphanie. En dramaturge respectueux des Saintes écritures (Passion de Saint-Mathieu et Passion de Saint-Luc), Bach qui a manifestement collaboré au livret, et au choix des textes, structure musicalement son cycle liturgique en citant par intermittence les mêmes familles d’instruments, d’un tableau à l’autre : ainsi, le corps des trompettes en ré, dans les parties I, III, VI.

Les parties I, II, III narrent la prochaine délivrance de Marie, la naissance de Jésus (I) ; l’Annonciation aux bergers (II) ; l’invitation vers Bethléem (II) ; la Troisième partie comporte l’air pour alto, le seul air original de l’Oratorio qui ne soit pas un réemploi d’une mélodie prise dans une cantate précédente : un air où Marie prend la parole et déclare « Renferme mon coeur ce doux miracle… » ; la circoncision (IV) : les mages d’Orient à Jérusalem et l’inquiétude d’Hérode à la nouvelle de la naissance de l’Enfant (V) ; la marche et l’Adoration des mages (VI).
Le cycle se termine par un choral de triomphe, entonné par la trompette dont la partie de soliste fut composée par Bach pour le virtuose Gottfried Reiche, l’un des musiciens de l’orchestre que le compositeur dirigeait à Leipzig. Illustration : Pierro della Francesca (Nativité, DR)
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