dimanche, janvier 29, 2023

Festival CLASSICoFOLIES 2018 : les 15 et 16 mars 2018

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festival-classicofolies-15-et-16-mars-concerts-programme-presentation-annonce-sur-classiquenewsRODEZ, MILLAU, 15 et 16 mars 2018. CLASSICoFOLIES. Le premier programme présenté dans le cadre de l’édition 2018 du festival ClassicoFolies dans le Lot et l’Aveyron, met à l’honneur le grand frisson symphonique et concertant, dans des pièces ambitieuses et entraînantes de Ravel (Concerto en sol) et Bizet (sa Symphonie en ut, manifeste brillant et juvénile). La directrice du Festival, pianiste reconnue, Marina di Giorno s’engage en complicité avec les musiciens de l’Orchestre Symphonique de San Remo. Pour 3 sessions par jour : 2 concerts quasiment enchaînés devant les plus jeunes et les scolaires ; puis concert du soir à 20h pour le grand public. Là encore, le partage et l’esprit de découverte inspirent les artistes. Pour guider les jeunes mélomanes, et en ouverture de soirée, la comédienne Sarah Pébereau apporte sa malice et sa décontraction. Coktail envoûtant en deux dates…

 

 

 

RODEZ, AmphithéâtreClassicofolies-15-mars-2018-concert-annonce-presentation-sur-classiquenews
Jeudi 15 mars 2018

14h, 15h30 (jeune public) / 20h30 (tout public)

MILLAU, Théâtre de la Maison du Peuple
Vendredi 16 mars 2018
14h, 15h30 (jeune public) / 20h30 (tout public)

RAVEL : Pavane pour une infante défunte
Concerto pour piano en sol
(soliste : Marina Di Giorno)
Marquez : Danzon n°2 (piano et percussion)
BIZET : Symphonie en do majeur

Orchestre Symphonique de San Remo
Gian Carlo de Lorenzo, direction

Pour les scolaires et le jeune public, présentation, sensibilisation par la comédienne Sarah Pébereau. A 20h30 (pour le concert tout public), lever de rideau avec Sarah Pébereau (extrait de son nouveau spectacle : « K Surprise »).

 

Présentation du programme ici :
https://docs.wixstatic.com/ugd/0917e4_168de680f5724a969b50502ec07586e0.pdf

 

 

 

festival-classicofolies-15-et-16-mars-concerts-programme-presentation-annonce-sur-classiquenews

 

 

 

 

LIRE aussi notre présentation générale du Festival CLASSICoFOLIES 2018 : 3 programmes, 5 dates, à Rodez, Millau, Figeac, Cahors et Séverac d’Aveyron, les 15 et 16 mars, puis 16 et 17 mai, enfin 1er juin 2018

 

 

Programme :

RAVEL : Pavane pour une infante défunte
Concerto pour piano en sol
Marquez : Danzon n°2 (piano et percussion)
BIZET : Symphonie en do majeur

 

 

 

Joyaux de la musique française romantique et moderne
BIZET, RAVEL… Présentation des oeuvres, par ordre chronologique

bizet-jeune-compositeurGENIE du jeune Bizet de 17 ans. Quelle bonne idée de remettre à l’honneur l’exaltation trépidante qui rayonne de la Symphonie en do / ut majeur de Bizet, qui inspiré et porté par l’exemple de la Symphonie de Gounod, écoutée en avril 1855, livre la sienne en novembre suivant. Après le sommet romantique conçu par Berlioz avant eux en 1830 (Symphonie Fantastique), les Symphonies de Gounod et Bizet, contemporaines donc, renouvellent le genre et confirme la santé de l’écriture symphonique française et romantique dans les années 1850. C’est un « devoir scolaire » – selon les mots de l’auteur de Carmen, et de fait oublié dans les archives : redécouverte en 1932 par Reynaldo Hahn, créée en 1935 à Bâle puis en mai 1936 à Paris par Felix Weingartner, l’Ut majeur de Bizet éblouit par son classicisme lumineux, sa vigueur et son sens du brio mesuré. A 17 ans, Bizet fait montre d’une juvénilité ardente qui bouleverse par sa cohérence et son sens de l’architecture. Un vrai défi pour l’orchestre, en élan, allant, expressivité, fougue rythmique et séduction mélodique. Bizet y signe l’une des meilleures portes d’entrée pour les amateurs et nouvelles oreilles désireux de découvrir le monde symphonique, romantique et français.

Composée dès 1899 mais créée à Paris en 1902, dans sa version originale pour piano, par Ricardo Vines, la fameuse Pavane pour une Infante défunte éblouit elle aussi par son sens du raffinement et de la transparence texturée que la version pour orchestre, créée en décembre 1911, sublime davantage. L’orchestration souligne la sensibilité du Ravel coloriste et atmosphériste, capable dans le grave et le lent (54 à la noire), d’inventer un nouveau type de paysage orchestral où les instruments se fondent, fusionnent, scintillent comme jamais. N’en déplaise à Ravel qui méjugea ensuite son oeuvre de jeunesse (la trouvant formellement pauvre et trop inspiré par Chabrier), la partition se montre à la hauteur de la fine allitération poétique de son titre (Infante défunte, géniale conspiration textuelle !) : la Pavane n’a jamais quitté la scène des salles de concert, tant son élégance onirique offre au public comme à tous les chefs et les orchestres, le défi de la suggestivité feutrée et ouatée.

ravel maurice compositeurCréé en 1932, le Concerto pour piano en sol émerveille par la volubilité virtuose du chant pianistique auquel répond l’exaltation articulée des vents. L’auteur y voit un pur « divertissement », sujet d’une tournée triomphale en Europe : partout le Concerto est applaudi, célébré. très inspiré, Ravel y fusionne et Mozart et Saint-Saëns, mais aussi la vie trépidante et dansante aux USA que Ravel a découvert pendant un séjour de 5 mois dès 1928 : le jazz, le swing échevelé, presque obsessionnel y trépigne, comme dans son 2è Concerto (pour la main gauche), composée à la même période et dans le même esprit de jubilation poétique (Vienne, janvier 1932). LIRE notre présentation générale du Festival CLASSICoFOLIES en Occitane, jusqu’au 1er juin 2018

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