COMPTE-RENDU, CRITIQUE, concert. PARIS, IMA, le 17 mars 2019. Orchestre Symphonique royal d’Oman.

COMPTE-RENDU, CRITIQUE, concert. PARIS, IMA, le 17 mars 2019. Orchestre Symphonique royal d’Oman. Sur scène, en formation restreinte, une quinzaine d’instrumentistes dont pas moins de 5 femmes musiciennes, bel élargissement des profils au sein de l’orchestre. Le programme est divers : il a la claire intention de démontrer l’ouverture du répertoire de l’orchestre comme sa volonté d’aborder tous les styles d’écriture. L’Orchestre symphonique royal d’Oman (ROSO / Royal Oman Symphony Orchestra) a été fondé en 1985 par le Sultan d’Omar, le sultan Qabus, lui-même grand mélomane, ayant été marqué par la musique classique européenne lors de sa formation à l’Académie royale militaire de Sandhurst (Royaume-Uni).
Basé à Mascate, capitale du sultanat d’Oman, l’orchestre n’est composé que de musiciennes et musiciens arabes. Son premier concert remonte à 1987. C’est l’un des fleurons de l’activité musicale à Mascate avec le nouvel Opéra inauguré en 2011 (Royal Opera House Muscat).

Ce soir, devant une salle comble (au 2è sous sol du bâtiment), on ne peut guère juger du niveau de l’orchestre en son entier car ce n’est qu’une partie de la formation qui est l’invitée de l’Auditorium de l’IMA Institut du Monde Arabe à Paris. Dans ce dispositif, réduit en orchestre de chambre, certains pupitres sont à un instrument (contrebasse, violoncelle). Le Sultanat d’Oman étant l’invité du Salon du livre (événement simultané au concert), a choisi de donner ce programme, emblème de son ouverture culturelle vers l’Occident.

 
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Ce sont de fait plusieurs compositeurs européens qui sont ainsi joués : parmi une collection éclectique, on distingue les deux mouvements nerveux, majestueux de la Symphonie n°44 de Haydn ; la présence de Desmarest, compositeur baroque du XVIIè français suffisamment rare même en France pour être mentionné (somptueuse Passacaille de Vénus et Adonis, pleine de souplesse amoureuse, en son balancement nostalgique qui se souvient évidemment de Lully) ; sans omettre, la Pavane pour une Infante défunte de Ravel qui berce elle aussi par sa caresse suspendue, ses climats qui portent au rêve, par le seul chant des cordes. Les spectateurs auront mesuré le talent de l’oboïste soliste, placé devant l’orchestre dans le fameux Oblivion de Piazzolla. Puis comme un formidable lever de rideau, porté par la lumière, le premier mouvement de la symphonie n°29 de Mozart dont l’urgence de l’écriture contraste avec ce qui a précédé.

On ne peut que souligner la pertinence d’un tel programme et les promesses qu’il fait naître. Il faut désormais aller jusque dans la Péninsule arabique et éprouver sur le terrain, à Mascate, l’activité de l’orchestre et aussi saisir dans son architecture minérale et prismatique, la vitalité de l’opéra du Sultanat d’Oman. La culture rayonne en favorisant l’ouverture et le partage. Cette soirée en témoigne. D’autant plus que la côte de ce pays aux contours idylliques, offre des paysages à couper le souffle ; c’est du moins ce que laissent entendre la collection de superbes photos à caractère touristique, exposées sur des pupitres de bois, dans la salle hypostyle qui précède immédiatement le vaste auditorium de l’IMA où se tenaient les musiciens. A suivre.

  

 

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COMPTE-RENDU, CRITIQUE, concert. PARIS, IMA, le 17 mars 2019. Haydn, Albinoni, Warlock, Piazzolla, Ravel, Desmarest, Mozart, Pachelbel… Orchestre Symphonique royal d’Oman.

 

 

 

 

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