jeudi, décembre 8, 2022

Charles Koechlin,Le livre de la jungle (1946)France musique, le 27 novembre 2006 à 20h

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Charles Koechlin
Le livre de la Jungle


Lundi 27 novembre 2006 à 20h
concert enregistré le 17 novembre 2006
Salle Olivier Messiaen,
Maison de Radio France
à Paris
.

Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano
Denis Sedov, basse
Nikolai Schukoff, ténor

Choeur de Radio France
Orchestre national de France
Fabien Gabel
, direction

Charles Kœchlin a laissé plusieurs pièces d’après le Livre de la jungle de Rudyard Kipling, composant à différentes périodes de sa vie, chants et poèmes symphoniques illustrant certains passages du texte. Au fur et à mesure, le compositeur édifie un ensemble disparate qui ne respecte pas la narration de Kipling : l’ordre de composition donne les Trois poèmes, op. 18 : (Berceuse phoque, Chanson de la nuit dans la jungle, Chant de Kala), La Course du Printemps, op. 95, La méditation de Purun Bhagat, op. 95, La Loi de la jungle, op. 175 enfin, la page la plus célèbre : Les Bandar-log, op. 175.

Au total, le cycle composé, forme une fresque évocatrice d’une heure et vingt minutes, créée à Bruxelles en 1946, puis à Paris, en 1948. Voyageur imaginaire, d’une invention évocatrice puissante, Koechlin transporte la matière de l’orchestre, aidée des voix, dans les confins exotiques, déployant une sensibilité active dans l’expression des climats et des sensations de la Nature.
Mystère et brumes sur les forêts profondes, souvenirs étincelants entre maints phénomènes harmoniques, la musique se substitue à la narration de Kipling sans cependant épuiser ni affadir le propos littéraire d’origine.
L’évocation du peuple des singes (Bandar Log), la carrière du jeune Mowgli (Course du Printemps) sont quelques unes des réussites musicales du cycle, dans lequel Koechlin sait aussi être sarcastique et allusivement critique vis-à-vis de certains de ses collègues musiciens, dont il s’ingénie à épingler les tics de composition, ici intégrés dans l’évocation des singes agités. Mais la féerie l’emporte toujours, tant l’inspiration recherche avant tout la suggestion des mondes lointains, suscitant notre besoin de découverte et d’évasion. Koechlin se révèle maître des vapeurs atmosphériques, un conteur musicien et un poète à l’égal de son cycle plus ancien, les heures persanes, conçu pour piano, et orchestré en 1921.

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