Quand Chéreau ou Sellars abordent Tristan, le premier s'intéresse à l'interaction entre les personnages et les situations psychologiques dans un décor statique; le second, en un surcroît d'images vidéo, intensifie parfois au détriment de l'action, et surtout de la musique et du chant, l'allégorie spirituelle du sujet. Rien de tout cela avec Olivier Py dont la vision demeure captivante du début à la fin...
S'il n'a pas composé l'essentiel de son oeuvre dans la capitale autrichienne, Haydn demeure l'un des compositeurs les plus emblématiques de la ville impériale. Avant Beethoven (qui fut son élève), avant Schubert et Mahler... et comme Mozart qu'il visite alors que l'auteur de Cosi et de Don Giovanni habite un luxueux appartement entre 1785 et 1787, Joseph Haydn illustre de toute évidence l'excellence de la culture viennoise: son urbanité, son indépendance, sa spiritualité et son élégance...
En juin 2009, le chef napolitain (né à Naples en 1941) ex scaligène (directeur musical à La Scala), Riccardo Muti, s'offre le haut de l'affiche en France en juin 2009. Fidèle du festival de Saint-Denis, il dirige tout d'abord à bientôt 68 ans, le Requiem de Verdi, avec un plateau vocal luxueux, pour l'ouverture du Festival du nord de la capitale, les 7 et 8 juin prochains,...
Denis Raisin Dadre s'intéresse à la fameuse controverse orchestrée par le Chanoine Artusi contre le jeune et "dangereux" réformateur, Claudio Monteverdi. Derrière une querelle esthétique passionnante, se profile aussi le choc de deux mondes, l'ancien et le moderne, et le triomphe du langage moderne, celui irrésistible qui engendre l'âge baroque. Reportage vidéo exclusif sur le nouveau spectacle de Doulce Mémoire, écrit par Denis Raisin Dadre: Le Procès de Monteverdi (1/5)
Le Trio avec piano en la est l'un des sommets de l'écriture du Ravel de la maturité, écrit pour piano et violoncelle, il est composé à Saint-Jean de Luz en 1914, de début avril à fin août., et semble prendre pour modèle le Trio opus 18 de Saint-Saëns.
Le programme prend sa source dans la célèbre controverse opposant le chanoine Artusi, féroce et pertinent défenseur de l'ordre ancien (celui du XVIè et de la Prima Prattica), contre le jeune Monteverdi, trentenaire irrévérencieux dont les extrêmités esthétiques inaugurent avec maestrià un nouveau monde musical, celui de l'âge baroque (17è ou Secunda Prattica). Il était très pertinent de reprendre ce volet décisif de l'histoire musical...
Lecture enchanteresse de La Chauve Souris de Strauss (1874): Musicalement, la fosse pétille grâce à la direction aérienne et savoureuse du russo-polonais Emmanuel Krivine dont l'appétit des nuances et l'envie des subtilités relisent la partition du compositeur, sa versatilité, sa nostalgie, son entrain. Ecoutez l'orchestre: autant de joie, d'énergie, de suavité chantante emportée avec finesse et légèreté. Avec parmi les solistes le baryton Dietrich Henschel (Eisenstein), la soprano Nicola Beller
Les oratorios de Haendel se démarquent singulièrement de ses œuvres scéniques par leur piété et la simplicité de leurs lignes musicales. Peu de grandes effusions, pas de virtuosité exacerbée, rien qui permette aux chanteurs de tirer la couverture à eux et de briller à outrance.
Déjà monté à Avignon, Saint-Etienne, Nice et Liège, le Faust imaginé par Paul-Émile Fourny étend son ombre à Massy. Loin de toute relecture, le metteur en scène se montre d’un grand respect vis-à-vis de l’œuvre de Gounod. Toute enveloppée de noirs et blancs, la scénographie prend une dimension quasi cinématographique, d’une efficacité remarquable.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Barbara Hendricks est une cantatrice aimée du public français. Elle a toujours joui dans notre pays d’une profonde affection, tant par sa voix veloutée et moirée que par ses actions humanitaires qui faisaient d’elle une diva au grand cœur.