Centenaire des Ballets Russes de Diaghilev en 2009: pourtant ancien mais toujours aussi audacieux et enchanteurs. En témoigne cette reprise des meilleurs ballets "osés" par Diaghilev avec le concours de plasticiens et de chorégraphes parmi les plus inventifs qui aient jamais existé: Fokine, Nikinjski, Massine... pour 4 chorégraphies légendaires...
Pour Naïve, le Quatuor Diotima dévoile le génie romantique du Beethoven Français: George Onslow. Le disque de musique de chambre édité par Naïve en janvier 2010 éclaire la dernière main d'un chambriste fin, subtil voire grave qui fut ébloui par la découverte des derniers Quatuor de Beethoven en 1828. Album révélation
Chopin chez Pleyel... En octobre 2009, le pianiste et pianofortiste Knut Jacques enregistre pour le label Paraty, plusieurs pièces de Frédéric Chopin. L'enregistrement est réalisé dans le salon Pleyel à Paris, rue Cadet, où Chopin donna le 26 février 1832, son premier récital public.
Portrait de la diva romaine: Cecilia Bartoli... Ambassadrice des compositeurs oubliés et des répertoires méconnus, la mezzo sait surprendre et oser. Mais au prix d'un travail et d'une vocation intact depuis ses débuts. C'est bien cela qui la porte toujours plus loin et qui suscite aujourd'hui, notre indéfectible admiration.
Chanté comme à l'époque en allemand, l'ouvrage souligne combien dans la carrière du compositeur il a été primordial de refonder un opéra allemand (contre les avancées de l'opéra italien): dès Bastien et Bastienne, Mozart avait donc amorcer son grand oeuvre qui devait s'illustrer ensuite avec L'Enlèvement au Sérail puis La Flûte Enchantée. Tout commence donc avec Bastien et cette production, magistralement conçue
Le Vlaamse Opera affiche Candide de Bernstein:
A Anvers et à Gand, le pari défendu par l'intendant Aviel Cahn sait mettre en avant tout ce qui fait de l'ouvrage de Bernstein, moins une comédie musicale qu'une satire théâtrale, féroce, mordante. Au moment des fêtes de fin d'année, le spectacle défend une affiche colorée, délirante, visuellement pétaradante. Le spectateur en prend plein les yeux, et (re)découvre dans Candide, une performance grinçante, surtout visuelle et scénique.
Tugan Sokhiev entretient une relation de confiance si forte avec son public et son orchestre qu’il a pu proposer un concert entièrement consacré à Prokofiev qui a affiché complet. Il assume parfaitement la responsabilité de faire évoluer le goût du public en lui proposant un répertoire nouveau. Un concert « tout Prokofiev » n’avait jamais été proposé avant lui...
Récital mémorable au TCE: Edita Gruberova nous revient plus triomphale que jamais... Prima donna assoluta adulée à travers le monde, au répertoire d’une variété extraordinaire et d’une longévité vocale devenue déjà légendaire, la soprano slovaque Edita Gruberova n’a, paradoxalement, que peu chanté en France.
Production événement sous la conduite d'un chef, maître en ciselures bouffonnes... Stéphane Petitjean... Soutenus par l'intelligence du maestro, les solistes se libèrent et se consacrent entièrement à l'action scénique. Epatants sans lourdeur, avec cette légèreté qui fait tant défaut...
Superbe tenue de clavier, défendue par l'un des tempéraments les plus attachants de la jeune génération: le récital parisien de Juliana Steinbach, d'origine brésilienne, reste une révélation. L'artiste a entre autres appris auprès de Maria Joao Pirès. La maîtrise de la tension, la concentration optimale, canalisée avec un sens aigu de l'impact sonore saisissent d'emblée, outre la prodigieuse digitalité de l'interprète.