Sans déclaration tapageuse ni effet de manche, le chef fondateur des Agrémens sait convaincre en une direction parmi les plus passionnantes aujourd'hui. Au service des résurrections et recréations récentes, en particulier liées à la musique française, Guy van Waas réalise avec les intrumentistes de son orchestre sur instruments anciens, Les Agrémens, un parcours semé de superbes réalisations, en particulier discographiques.
Voici un album abouti et bénéfique dévoilant le génie d'un Steffani insoupçonné... véritable précurseur de Haendel. La justesse stylistique, la générosité de la diva, son engagement à nous offrir la révélation d'un immense compositeur baroque... sont exceptionnels.
Les Ombres embrasent le raffinement enchanteur de l'immense Couperin... ils savent apporter en peu de temps, un éclairage d'une irrésistible poésie alliant profondeur et suavité, exigence des intentions, maîtrise du style et liberté retrouvée d'un geste magicien. Chapeau bas !
En septembre, octobre et novembre 2012, Venise vit à l'heure romantique. Le festival Antiquité, mythologie et romantisme interroge jusqu'au 4 novembre, formes et figures antiques créées sur la scène musicale française, de Gluck à ... Debussy et Ravel.
Marie-Antoinette goûte peu la musique de Lully; la reine invite donc de nouveaux compositeurs, en particulier étrangers pour renouveler la musique des livrets de Quinault... En 1780, le napolitain Piccinni compose une nouvelle musique sur le livret d'Atys
Vénitienne convaincante... Dès l'ouverture, le direction fluide et allante de Guy Van Waas démontre à nouveau ses excellentes aptitudes à exprimer cet éclectisme palpitant d'un Dauvergne, habile faiseur entre Rameau et Gluck.
Moment rare, unique, fondateur, merveilleux : quand un pianiste de presque 90 ans est au bras d’un chef d’un peu plus de trente ans, que la salle vrombit d’applaudissements nourris et que l’orchestre lui même applaudit. L’interprétation du concerto pour piano n°17 en sol majeur K. 453 a été magique !
L'exposition présentée par le musée Berlioz de la Côte Saint-André (maison familiale du compositeur d'un rare intérêt) éclaircit une question épineuse de la carrière et de la vie d'Hector. Le catalogue qui en découle distingue chacun des volets d'une thématique centrale dans l'inspiration du créateur romantique dont les résonances dans sa vie furent infiniment plus décisives qu'on le croit.
En septembre 2010, le festival d'Ambronay confiait au jeune chef argentin Leonardo Garcia Alarcon, la résurrection de l'oratorio de 1682, Il Diluvio Universale du compositeur italien Michelangelo Falvetti : plus qu'une révélation, un événement de la planète baroque qui venait à propos démontrer la justesse d'une association artistique de premier plan...