Elle était belle, jeune et jolie. Mais avait-elle toute sa tête? Même son frère, futur Joseph II, s'en inquiète en la nommant "Tête à vent"... L'histoire le lui rappellera durement, en réservant à l'archiduchesse autrichienne, devenu reine de France, un sort des plus macabres...
En 2004, Fabio Biondi à la tête de son Europa Galante s'offrait la redécouverte d'une partition tragique, puissante, efficace, hautement morale, qui à la suite de Heandel (Tamerlano, 1724), brossait en une vision pacifique, avant l'Esprit des Lumières, le portrait d'un bon musulman...
Giuseppe Verdi a 38 ans lorsque son nouvel opéra, Rigoletto, est créé à la Fenice de Venise le 11 mars 1851. Déjà se dessine une évolution marquante de l'écriture musicale. Moins d'airs de pure virtuosité, détachés de l'action dramatique, mais une vision dramaturgique unitaire, dense, resserrée...
Prokofiev (1891-1953) pourtant acclamé dans le monde et en Occident, décide un retour au pays natal en 1936 malgré le régime stalinien. Qu'importe la figure du despote et les inquiétudes exprimées, seul le projet de retrouver terre natale et amis, et de réconcilier peuple, gouvernants, et musique motivent sa décision...
De la mi mars jusqu'à fin mai 2008, l'opéra Buffa signé Rossini, perle de légerèté séditieuse est à l'affiche des scènes lyriques hexagonales. Pas moins de six villes accueillent le chef d'oeuvre rossinien, lui-même inspiré par la pièce prérévolutionnaire de Beaumarchais.
En mars 2008, Rca (Sony-Bmg) publie un double coffret comprenant 1 cd et 1 dvd. L'interprète y aborde plusieurs compositeurs dont trois inédits et le pédagogue y révèle des exercices formateurs et quelques cours d'interprétation... Combinaison magistrale.
L’ouverture virtuose de Rossini commençait avec enthousiasme ce concert de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine qui était en très bonne forme sous la baguette du chef roumain, Cristian Orosanu. Les traits rapides aux violons étaient clairs ainsi que les solos acrobatiques de la flûte et du hautbois joués par deux personnalités de la vie musicale bordelaise, respectivement Samuel Coles et Dominique Descamps.
Qu’est-ce qu’un concert « tiraillé », ou si on préfère, multidirectionnel ? Le kaléidoscope du 6-8 mars en serait excellente illustration : auteurs, interprètes, « instruments », tout tire à hue et dia, et cela en fait une partie du charme. De Beethoven en Dalbavie et de Mozart en Stravinsky, d’un reliquat de partition pour ballet à un concerto pour piano...