vendredi, décembre 9, 2022

Brahms, Berio:Un Requiem Allemand, Requies. Ossonce, directionTours, Grand Théâtre: les 18 et 19 février 2012

A ne pas rater
Orchestre Symphonique Région Centre Tours
Saison 2011-2012
Jean-Yves Ossonce, direction


Luciano Berio: Requies


Johannes Brahms: Ein Deutsches Requiem

Solistes : Clémence Barrabé, Jean-Sébastien Bou

Grand théâtre de Tours
Les 18 et 19 février 2011
Samedi 18 février 2012 à 20h
Dimanche 19 février 2012 à 17h

Conférences le 18 à 19h, le 19 à 16h (accès gratuit)

Ensembles vocaux Universitaire de Tours, Jacques Ibert, Opus 37
Choeurs de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre Tours
Jean-Yves Ossonce, direction

Brahms: un requiem personnel

En croyant sincère mais singulier et connaisseur des textes bibliques, Johannes Brahms
n’hésita pas à transgresser les règles en opérant lui-même la sélection
des prières et chants (choisis dans la Bible protestante de Martin Luther) qu’il souhaitait mettre en musique pour son
Requiem. Intitulé Un Requiem allemand (Ein Deutsches Requiem), l’oeuvre s’écartait ainsi de la
tradition en n’étant pas chantée en latin. La force et la ferveur de
l’oeuvre n’en a que plus d’intensité et d’émotivité, abordant sans
aménagement les sujets essentiels que doit affronter le commun des
mortels, la mort et la course du temps, la perte des êtres chers, la
finitude de toute chose, l’éternité…
Il s’agit d’un témoignage personnel traversé
par ses impressions et sentiments, par ses expériences personnelles
aussi qui ont endeuillé sa propre vie. L’auteur ému par sa propre
écriture et certainement satisfait de ce qu’il avait composé, précisa
son intention et l’enjeu de l’ouvrage à Karl Reinthaler, chef
d’orchestre de la Cathédrale de Brême qui dirigea la création: le
musicien lui aurait soufflé qu’il avait pensé réintituler Ein Deutsches
Requiem, par Requiem humain. C’est dire la place de l’individu, la
portée humaniste, compassionnelle et fraternelle qui portent comme des
soubassements, l’architecture et le caractère de tout l’édifice. Si dans
son solo, le baryton chante clairement et sans maquillage, la vanité de
toute vie terrestre, la soprano tempère ce tableau terrible et exprime
un hymne d’espérance: « Vous, qu’afflige la douleur, espérez… » La voix
semble descendue du ciel et des mondes éternels et paradisiaques: en
elle, le croyant envisage les délices futurs qui récompensent l’attente,
la constance, l’humilité.
C’est d’ailleurs dans le sentiments de plénitude et de sérénité (qui
annonce les grandes oeuvres de Mahler) que s’achève ce monument
musical. Menée par une jeune âme de 21
ans, la composition s’étend sur plusieurs années, de 1854 à 1868. De
graves événements en ont marqué la genèse et la couleur particulière,
ainsi « Den alles Aleisch » développe l’esquisse d’une sonate écrite au
moment de la tentative de suicide de Robert Schumann dont Brahms était
très proche. D’autres parties seraient contemporaines de la mort de
Schumann (1856) mais Brahms n’a pas précisé lesquelles, d’autres encore
auraient été composées dans la suite du décès de sa mère en 1865.
L’oeuvre sacrée mais non liturgique est créée dans la Cathédrale de
Brême, le 10 avril 1868 et suscite un succès immédiat. Vaste poliptyque
en 7 volets, Ein Deutsches Requiem est la plus longue composition de Brahms: près d’heure heure et vingt minutes.

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