BEAUX-LIVRES, annonce. Architectures de théâtre à Versailles, lieux présents et lieux disparus” (Editions Honoré Clair)

architecture-exposition-catalogue-classiquenews-critique-compte-rendu-presentation-theatres-de-spectacles-versailles-COUVBEAUX-LIVRES, annonce. Architectures de théâtre à Versailles, lieux présents et lieux disparus”. Existe-t-il en Europe à l’époque baroque, Cour plus fastueuse et spectaculaire que celle française ? Louis XIV, grâce à Versailles, a affirmé un standard fusionnant propagande et art officiel, arts des la scène et monarchie. Versailles, vitrine autoproclamée des fastes royaux Bourbons, illustre l’âge d’or des Rois soucieux d’opéras, de théâtre, de gloire spectaculaire. Le divertissement et la musique y sont des acteurs privilégiés. Or ce n’est qu’en 1770, sous Louis XV, que le palais versaillais se dote d’une salle digne de son ambition et de son prestige. L’Opéra que nous connaissons actuellement est inauguré pour les noces du dauphin, futur Louis XVI et de Marie-Antoinette. Avant, le spectacle royal occupe des espaces et lieux éphémères. Comédies, tragédies, opéras et ballets de l’ordinaire se jouent dans l’inconfortable comédie de la cour des Princes ou dans le théâtre de l’Aile neuve voire dans de petites salles comme celle installée à même l’escalier des ambassadeurs ! Quant aux événements extraordinaires, cérémonies d’apparat liées aux fêtes dynastiques ou au calendrier politique et diplomatique, ils ont lieu dans des espaces aménagés pour l’occasion, comme la salle du Manège ou les extravagantes maisons de bois. Aujourd’hui, seuls subsistent l’opéra royal dans le château, et le petit théâtre de la Reine, dans le domaine de Trianon, témoins isolés, fragmentaires d’un art du spectacle méconnu et d’une ingénierie oubliée.

Les éditions Honoré Clair, grâce à d’exceptionnelles reconstitutions 3D et à de nombreux documents d’archives, fixent dans cet ouvrage la trace de ces lieux fugaces dont l’ingénierie fut a contrario de leur fugacité, d’une sophistication et d’une efficacité inouïes, servant la poésie, suscitant la magie des spectacles et divertissements concernés.

L’ouvrage intitulé « Architectures de théâtre à Versailles » dresse le panorama de la compétence française en matière de féerie spectaculaire, au service de la monarchie. Le sommaire et les chapitres magnifiquement illustrés réalisent comme une cartographie des salles de spectacles qui ont marqué l’essor du spectacle musical à la Cour de France à Versailles. Sont ainsi mis en lumière voire enfin élucidés la disposition et l’agencement des salles de spectacle à Versailles, – ce avec d’autant plus de pertinence que pour la plupart, il s’agit de lieux connus par les seules (et maigres ou incomplètes) descriptions ou témoignages d’époque : la comédie de la cour des Princes, la comédie de l’aile Neuve, le théâtre des Cabinets, la salle du Manège de la Grande Écurie, ou encore la salle du Manège de la Grande Écurie… L’expérience du spectacle à l’époque baroque et des Lumières s’en trouve redéfinie et reprécisée, … disposition des spectateurs, proportion de la scène et de la salle où sont assis les spectateurs, conception des décors du spectacle et des décorations de la salle elle-même, sans omettre les convenances sociales et les règles de bienséances qui s’affirment dans l’agencement même du lieu car toujours, c’est bien le miroir physique de la Cour qui se joue ici, l’opéra, le théâtre, la comédie n’étant que la représentation du pouvoir qui se rêve omnipotent, indiscuté, harmonieux… L’abondance des analyses et le nouveau regard synthétique qu’ils permettent, offre une nouvelle modélisation du spectacle officiel (trois catégories ainsi identifiées, structurant la présentation de la publication), chacun selon l’identité et le nombre des participants (spectateurs et artistes) : comédies ordinaires, théâtre de société, lieux à transformations… Aux côtés des toujours visibles in situ, l’Opéra royal ou le petit théâtre de la Reine, les divers sites ainsi magnifiquement reconstitués par l’image et des articles fondamentaux rendent possible une nouvelle histoire des arts de la scène à Versailles. Prochaine critique complète de l’ouvrage « Architectures de théâtre à Versailles », édité par Clair Honoré éditeur, dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS. L’ouvrage est le catalogue de l’exposition actuelle au Château de Versailles (à partir dey 29 novembre 2016)…

 

 

 

« Architectures de théâtre à Versailles » / SOMMAIRE :

Introduction par Béatrix Saule
Chapitre I – La comédie ordinaire
La comédie de la cour des Princes par Vincent Pruchnicki
La comédie de l’aile Neuve par Stéphane Castelluccio
Chapitre II – Le théâtre de société
Le théâtre des Cabinets par Jean-Claude Le Guillou
Le théâtre de la Reine à Trianon par Jean-Paul Gousset
Chapitre III – Les lieux à transformations
La salle du Manège de la Grande Écurie par Jérôme de La Gorce
La triple configuration de l’Opéra royal par Raphaël Masson
Les maisons de bois pour les bals de la reine par Jérôme de La Gorce

 

 
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Château de Versailles : restitution de la coupole du Théâtre de l’Aile Neuve (aujourd’hui disparu — exemple des illustrations frappantes qui restituent le dispositif des salles de spectacles conçues pour la Cour à Versailles).

 

 

 

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L’exposition à Versailles « Fêtes et Divertissements à la Cour »
Le château de Versailles évoque, du 29 novembre 2016 au 26 mars 2017, les infinies variétés et ingéniosités des divertissements proposés à la cour de France à Versailles : spectacles, feux et illuminations, jeux d’argent, chasse, danse des bals et des mascarades… Parcourant trois règnes, de Louis XIV à la Révolution, l’exposition privilégie le regard et l‘expérience du courtisan.
Ainsi, si les costumes, peintures, objets et documents graphiques traduisent la diversité de ces divertissements et le raffinement qui les entoure, ce foisonnement est soutenu par de grands visuels, des images 3D et des mises en scène particulièrement évocatrices, invitant les visiteurs à redécouvrir l’atmosphère des lieux, parfois disparus. L’exposition leur permet et de mieux s’imaginer être reçus à la cour, comme s’ils étaient eux mêmes les hôtes des Souverains de France.

 

 

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