Un nouveau Caravage

CARAVAGE decouverte tableau judit holopherne classiquenews 4900221_6_eb04_le-tableau-representant-la-decapitation_583acff4268462d1f372acb0768d6fdfUn nouveau JUDITH ET HOLOPHERNE de Caravage. Le 12 avril 2016 a été dévoilé la découverte majeure faite en France : un probable Caravage inédit, autographe ou attribuable à l’un de ses très proches assistants. Découverte en avril 2014, il y a 2 ans déjà dans le grenier de la région toulousaine, la peinture au format de chevalet, c’est à dire propre à la délectation des amateurs du XVIIè, illustre le courage de Judith, tranchant la gorge du général Holopherne : audace féminine qui est le prétexte pour le peintre caravagesque d’aborder les thèmes et les effets propres au caravégisme : hyper réalisme des types humains (de vrais portraits dont les traits sont proches d’autres tableaux authentifiés), spectaculaire effrayant et sanglant (le sang versé, la composition brossée comme un instantané…), les contrastes soulignés (vieille nourrice, héroïne jeune…)… C’est indiscutablement un peinture grand connaisseur de la manière et des sujets traités alors par Caravage (1571-1610). L’oeuvre pourrait être une copie d’époque d’un français (bien documenté), Louis Finson, caravagesque flamand actif, spécialiste dans la reprise de compositions propres au Caravage à destination de la riche clientèle au goût caravagesque.

La prochaine étape concerne une batterie d’expertises et plusieurs examens approfondis (radiographie, infrarouge, lumière rasante….), dont entre autres, la confrontation de ce nouveau tableau avec la copie d’époque certifiée, attribuée à Louis Finson et conservé au Palais Zevallos de Naples (Banca Intesa San Paolo), et avec la version autographe de Judtih et Holopherne conservé à Rome, daté de 1599. Le tableau français aurait été peint à Rome entre 1604 et 1605.
Actuellement, l’œuvre ne peut pas quitter le territoire national. Après expertise, il sera proposé à l’achat, l’Etat au regard du compte rendu d’expertise pouvant faire valoir son droit de préemption. Le tableau est estimé à 120 millions d’euros.

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