Die Tote Statdt, La ville morte de Korngold Ă  Nantes

Erich_Wolfgang_Korngold_1912Nantes, OpĂ©ra Graslin. Korngold : Die Tote Stadt : 8>17 mars 2015. D’aprĂšs l’adaptation (Le Mirage) que Georges Rodenbach conçoit d’aprĂšs Bruges la morte, Korngold fait crĂ©er son opĂ©ra simultanĂ©ment Ă  Cologne et Hambourg, le 4 dĂ©cembre 1920. Le chef d’oeuvre d’un compositeur de 23 ans. La brume vaporeuse de Bruges est le lieu oĂč se rĂ©fugie Paul. Le jeune homme veuf y pleure en un rituel mortifĂšre la perte de celle qu’il a aimĂ©e. Dans ce monde irrĂ©el, paraĂźt soudain le fantasme de l’aimĂ©e, plus vivante que sa bien-aimĂ©e, plus fascinante que son souvenir. Au labyrinthe des apparences et des illusions, – vertiges qui prĂ©cipitent la conscience dĂ©jĂ  dĂ©truite de Paul, rĂ©pond la riche et flamboyante texture de l’orchestre conçu par Korngold. Onirisme, cauchemar
 trouble psychique ou quĂȘte spirituelle, l’itinĂ©raire de Paul vacille constamment entre espoir et dĂ©sillusion, passion ressuscitĂ©e et dĂ©pression
 Dans La ville morte, le compositeur, d’un romantisme virtuose, interroge la forme mĂȘme de l’opĂ©ra en tant que fabrique du rĂȘve et de l’enchantement. Mais ici, l’illusion lyrique confine aux visions les plus envoĂ»tantes voire dĂ©concertantes. Proche du texte du poĂšte symboliste belge, Georges Rodenbach, l’opĂ©ra Die Tote Stadt suit fidĂšlement l’ambiance Ă©vanescente de Bruges la morte (1892). En dĂ©plaçant le lieu des illusions, – d’un cerveau malade et inconsolable jusqu’à la cĂ©lĂ©bration d’une ville entiĂšre, nouveau thĂ©Ăątre des apparitions, l’ouvrage atteint une nouvelle poĂ©tique, suggestive, allusive, propice Ă  la surprise Ă  Ă  la rĂ©vĂ©lation.

Avant de mourir, Rodenbach adapte son roman en piĂšce de thĂ©Ăątre dĂšs 1900. C’est Ă  partir de cette adaptation que les Korngold, pĂšre et fils, mettent en musique entre 1917 et 1920, la trame d’un drame psychologique et fantastique qui envoĂ»te par sa finesse poĂ©tique, sa couleur surnaturelle et miroitante.

Korngold Erich korngoldKorngold est formĂ© Ă  la musique par son pĂšre Julius, critique musical. A Vienne, l’enfant prodige suscite l’admiration de Gustav Mahler alors directeur de l’OpĂ©ra. Fuyant le nazisme, Korngold compose ensuite pour Hollywood (Ă  partir e 1936) les musiques de films de la Warner Bross oĂč perce Errol Flynn (Les Aventures de Robin des Bois de 1938, Capitaine Blood, La Vie privĂ©e d’Élisabeth d’Angleterre, L’Aigle des mers de 1940
). Au total, 18 musiques de film verront le jour dont deux remporteront un oscar (Anthony Adverse et Robin des Bois).

Dans La Ville Morte, le jeune Erich Wolfgang approfondit encore sa sensibilitĂ© dramatique d’essence fantastique, amorcĂ©e avant dĂšs 1914 dans son ouvrage Violanta. La Ville morte reste l’opĂ©ra le plus jouĂ© en Europe dans les annĂ©es 1920 : tous les chefs d’envergure (Szell, Schalk, Klemperer, Knappertsbusch) souhaitent se confronter Ă  un opĂ©ra intensĂ©ment dramatique et onirique, qui exige surtout un orchestre spectaculaire citant Strauss, Mahler, Wagner
 La Ville morte s’inscrit naturellement dans la programmation inaugurale du premier festival de Salzbourg de l’étĂ© 1922. De retour Ă  Vienne en 1949, Korngold tente vainement de reprendre sa place comme compositeur adulĂ© : l’échec de sa Symphonie en fa diĂšse (composĂ©e en Autriche : un autre chef d’oeuvre mĂ©connu) refroidit ses ardeurs : le goĂ»t du public a changĂ© et le compositeur regagne les States, Ă  Hollywood, dĂšs 1955, oĂč il s’éteint en 1957 (Toluca Lake).

 

 

 

Angers Nantes Opérakorngold la ville morte angaers nantes operaville
Erich Wolfgang Korngold : Die Tote Stadt : La Ville Morte
Production créée à Nancy le 9 mai 2010

Thomas Rösner, direction
Philipp Himmelmann, mise en scĂšne

Daniel Kirch, Paul
Helena Juntunen, Marietta
Allen Boxer, Frank
Maria Riccarda Wesseling, Brigitta
Elisa Cenni, Juliette
Albane CarrĂšre, Lucienne
Alexander Sprague, Victorin et Gaston
John Chest, Fritz
RĂ©my Mathieu, Le Comte Albert

Nantes, Théùtre Graslin : les 8, 10, 13, 15 (14h30), 17 mars 2015 à 20h.

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À propos de  La Ville morte

ConfĂ©rence du Club Graslin OpĂ©ra. PrĂ©sentation du compositeur Erich Wolfgang Korngold et de son Ɠuvre par Alain Perroux, musicologue

Théùtre Graslin de Nantes
Lundi 23 février 2015 à 20h
Entrée gratuite 
Visiter le site d’Angers Nantes OpĂ©ra :

http://www.angers-nantes-opera.com

 

 

 

rĂ©sumĂ© de l’intrigue

Angers Nantes OpĂ©ra : La Ville Morte de KorngoldLe veuvage de Paul. A Bruges au cƓur des canaux stagnants, Paul (tĂ©nor), veuf inconsolable, se dĂ©sespĂšre aprĂšs la perte de son Ă©pouse Marie. Les remontrances de son ami Franck (baryton) et de sa femme de chambre (Brigitta, mezzo soprano) n’y font rien. Son illusion redouble quand une danseuse venue le voir, Marietta (soprano) semble ressusciter l’image de Marie : elle chante la mĂȘme chanson que fredonnait la dĂ©funte : « GlĂŒck, das mir verblied » 

Le dĂ©lire onirique de Paul. Puis l’action plonge dans la psychĂ© du veuf dĂ©lirant : de la fin du Ier acte au milieu du IIIĂšme, le drame se prĂ©cipite dans imagination de Paul. Franck y paraĂźt en amant de Marietta, puis Marietta et ses amis rĂ©alisent une reprĂ©sentation thĂ©Ăątrale et caricaturale, Ă  laquelle succĂšdent une procession cauchemardesque, la profanation des souvenirs de Marie par Marietta, enfin le meurtre de Marietta par Paul en Ă©touffant la danseuse exubĂ©rante avec les tresses de Marie.

C’est une transe Ă  valeur cathartique qui permet in fine au veuf de faire son deuil et de se libĂ©rer du souvenir de la dĂ©funte. Franck annonce qu’il quitte Bruges : Paul dĂ©cide de l’accompagner.

 

 

Rodenbach / Korngold
Angers Nantes OpĂ©ra : La Ville Morte de KorngoldDes climats urbains de Rodenbach Ă  l’onirisme postwagĂ©nrien et straussien de Korngold… Dans son roman Bruges la morte (1892) Georges Rodenbach (1855-1898) cultive le croisement onirique des eaux fantastiques et symbolistes. L’Ă©crivain est un proche d’Emile Verhaeren et organise en Belgique une tournĂ©e de Villiers de l’Isle Adam puis de StĂ©phane MallarmĂ©. Shopenhauerien comme Wagner, Rodenbach soigne en particulier les climats dĂ©pressifs et les paysages brumeux. Rodenbach se rapproche de l’anarchiste Octave Mirbeau qui a fait dĂ©couvrir Maeterlinck.  Pour exprimer les humeurs suicidaires de son hĂ©ros, Paul, jeune veuf, frappĂ© par l’absence insupportable de son Ă©pouse Marie, Rodenbach relie les pensĂ©es du jeune homme aux couleurs changeantes de la ville de Bruges … l’espace urbain devient protagoniste, comme dĂ©tenteur et gardien d’un secret intime : ainsi paraĂźt « la Ville comme un personnage essentiel, associĂ© aux Ă©tats d’ñme, qui conseille, dissuade, dĂ©termine Ă  agir », « Ainsi, dans la rĂ©alitĂ©, cette Bruges, qu’il nous a plu d’élire, apparaĂźt presque humaine
 ». InspirĂ© par le climat vĂ©nĂ©neux, Ă©rotique et lugubre de Rodenbach, Korngold aidĂ© de son pĂšre se montre Ă  la hauteur de la mise en musique du sujet symboliste. Le miroitement de l’orchestre, l’invention et la sĂ©duction mĂ©lodiques, la construction et la dramaturgie de la musique, la place accordĂ©e d’un bout Ă  l’autre au mystĂšre, Ă  l’illusion trompeuse et dĂ©lirante, toute l’action n’est qu’un songe et un cauchemar sorte d’exutoire et traversĂ©e crĂ©pusculaire grĂące auxquels Paul rĂ©alise son veuvage : au terme de l’opĂ©ra, il est sauvĂ© de lui-mĂȘme, prĂȘt Ă  vivre une nouvelle vie.

L’action en 3 tableaux

Tableau 1 : la rencontre avec Marietta. Paul jeune veuf vit dans le souvenir de Marie dont il conserve une  mĂšche de cheveu. ParaĂźt une jeune femme rĂ©cemment rencontrĂ©e, Marietta, comĂ©dienne qui lui rappelle Ă©trangement sa dĂ©funte Ă©pouse : Paul tente de l’embrasser mais Marietta lui Ă©chappe, prĂ©textant le spectacle dans lequel elle joue.

Tableau 2 : Parodie de rĂ©surrection. Devant la maison de Marietta, Paul rencontre son ami Franck et lui dĂ©robe de force la clĂ© de la chambre de la jeune femme. Celle ci paraĂźt avec ses partenaires comĂ©diens : tous singent l’opĂ©ra de Robert le diable de Meyerbeer, la scĂšne de rĂ©surrection des religieuses. Paul est outrĂ© mais Marietta dĂ©fie le souvenir de Marie.

Tableau 3 : Paul a passĂ© la nuit avec Marietta : elle se moque de la procession de la Saint-Sang, ce qui choque la foi de Paul. Marietta ayant jouant avec les mĂšches de cheveux de Marie est agressĂ©e par le jeune homme qui l’Ă©touffe en l’Ă©tranglant. Au comble de l’effroi, Paul se rend compte qu’il dĂ©lire et que tout Ă©tait cauchemar. Marietta frappe Ă  la porte pour rĂ©cupĂ©rer le bouquet qu’elle avait oubliĂ© chez Paul. Ce dernier dĂ©cide de suivre Franck hors de Bruges.

 

Les PĂȘcheurs de Perles de Bizet, ce soir Ă  La CitĂ© de Nantes, 20h

bizet_pecheurs_ANO_57visuel_opera-Bizet-pecheurs-de-perlesNantes, La CitĂ©. Bizet: Les PĂȘcheurs de perles. Ce soir jeudi 6 fĂ©vrier 2014, 20h. En version de concert, Les PĂȘcheurs de perles confirment le talent d’orchestrateur raffinĂ© d’un Bizet qui tente alors en 1863 de s’imposer sur la scĂšne lyrique. Pour deux dates Ă©vĂ©nements Ă  Nantes, la distribution vocale comprenant deux talents sĂ»rs : Anne-Catherine Gillet et FrĂ©dĂ©ric Antoun, sans omettre l’excellent baryton Etienne Dupuis dĂ©fend l’articulation et la musicalitĂ© du texte. AccordĂ©s avec le tissu orchestral somptueux, la production que propose Angers Nantes OpĂ©ra a toutes les qualitĂ©s pour rĂ©Ă©valuer une partition musicalement irrĂ©sistible : une Ɠuvre dĂ©cisive avant Carmen, dĂ©jĂ  perlĂ©e et constellĂ©e de trouvailles instrumentales et harmoniques, rĂ©vĂ©lant derechef le gĂ©nie de Bizet.
Orientalisante, c’est Ă  dire doucement exotique selon l’usage au Second Empire, l’oeuvre ne cherche ni la vraisemblance ni le rĂ©alisme anthropologique ; c’est une plongĂ©e dans un imaginaire onirique que porte l’Ă©criture musicale. L’une des plus riches et brillante, subtiles et poĂ©tiques, transparentes et colorĂ©e (mĂ©diterranĂ©enne dira Nietzsche Ă  propos de Carmen Ă  venir) comme l’avait relevĂ© le pourtant trĂšs difficile Berlioz.

3 raisons pour aller Ă©couter Les PĂȘcheurs de perles Ă  Nantes :

- pour la distribution rĂ©unit une Ă©quipe de chanteurs parfaits dans l’Ă©locution musicale d’un français intelligible
- pour le chef Mark Shanahan, familier des scĂšnes angevine et nantaise, toujours trĂšs scrupuleux dans la finesse et le dramatisme
- pour une partition de pleine maturitĂ© qui avant Carmen, illustre l’ambition de Bizet Ă  se faire un nom sur la scĂšne lyrique parisienne grĂące Ă  une orchestration ciselĂ©e, colorĂ©e (mĂ©diterranĂ©enne dira Nieztsche Ă  propos de Carmen)

Georges Bizet: Les PĂȘcheurs de perles, 1863
Livret de EugĂšne Cormon et Michel CarrĂ©.‹CrĂ©Ă© au ThĂ©Ăątre Lyrique de Paris, le 30 septembre 1863.

Anne-Catherine Gillet, LeĂŻla ‹FrĂ©dĂ©ric Antoun, Nadir ‹Etienne Dupuis, Zurga ‹Nicolas Courjal, Nourabad
ChƓur d’Angers Nantes OpĂ©ra Direction Xavier Ribes ‹ChƓur de l’OpĂ©ra national Montpellier Languedoc-Roussillon Direction NoĂ«lle Geny ‹Orchestre National des Pays de la Loire
Mark Shanahan, direction
[Opéra en français avec surtitres]

Nantes, La Cité
mardi 4, jeudi 6 février 2014 à 20h

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Nantes : la Folle JournĂ©e 2014, jusqu’au 2 fĂ©vrier 2014

folle_journee_2014_bandeau_448Nantes : La Folle JournĂ©e 2014. Musique amĂ©ricaine. Du 29 janvier au 2 fĂ©vrier 2014 … ” Des canyons aux Ă©toiles… un siĂšcle de musique amĂ©ricaine “… A partir du 29 janvier 2014, Nantes se met au diapason des compositeurs amĂ©ricains : Ives, Barber, Bernstein, Glass… La grande messe du classique au Centre des congrĂšs de Nantes, promet encore d’ĂȘtre pantagruellique avec ses files d’attente devant chaque salle investie, ses kiosques bondĂ©s, ses vitrines et stands riches en cd et en livres… de quoi rassasier les plus voraces, que la musique des States fait vibrer. Pour l’occasion, l’office de Tourisme de Nantes propose diverses formules de sĂ©jours, combinant concerts et hĂ©bergements adaptĂ©s… Billetterie des concerts ouvertes Ă  partir du 11 janvier 2014.

Des Canyons aux Ă©toiles … Un siĂšcle de musiques amĂ©ricaines
20Ăšme Ă©dition

Formules séjour + concerts, de 457 à 133 euros
Le site de La Folle Journée 2014

 
 
 

votre kit pour réussir votre séjour nantais à La Folle Journée 2014

 

Amerique, Etats Unis, musique, Symphonie du nouveau monde,Nicolas Southon FayardLivres. Nicolas Southon : Les symphonies du Nouveau Monde. Éditions Fayard. L’auteur analyse tout ce que la culture (riche voire flamboyante) des Etats-Unis doit Ă  ses premiers habitants, indigĂšnes et colons. C’est une lente assimilation des modes occidentaux importĂ©s par les voyageurs arrivants qui dans le choc des rythmes, danses, chants ancestraux fabriquent in fine l’idĂ©e d’une identitĂ© musicale amĂ©ricaine oĂč s’est inscrit la permanence du populaire. Traditionnel local, savant europĂ©en
 les esthĂ©tiques et les pratiques se mĂȘlent en un vivant dialogue, une mixitĂ© d’attitudes croisĂ©es qui des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, des States ou de l’Europe, poursuit un dialogue continu d’un continent Ă  l’autre. « Je ne considĂšre pas le titre d’AmĂ©riques comme purement gĂ©ographique, mais comme symbole de dĂ©couvertes – de nouveaux mondes sur terre, dans le ciel, ou dans l’esprit des hommes », Ă©crivait Edgard VarĂšse. En lire +

 
 

decca_america_america_cd_deccaCD. America ! America ! Decca prĂ©sente une anthologie de la musique amĂ©ricaine, en 3 cd Ă  tout petit prix rĂ©unissant les grands chefs-d’Ɠuvre du rĂ©pertoire classique Ă©tatsunien, des XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles. En concordance avec le thĂšme de la Folle JournĂ©e 2014 Ă  Nantes (compositeurs amĂ©ricains), chacun pourra prĂ©parer son sĂ©jour nantais avec ce best of des oeuvres les plus emblĂ©matiques de la musique composĂ©e aux USA. Qu’il s’agisse de compositeurs nĂ©s europĂ©ens qui on Ă©crit des oeuvres amĂ©ricaines ou d’auteurs natifs des USA, dĂ©sormais incontournables pour qui veut connaĂźtre le son et le style made in US
 C’est Ă©videmment le jazz, mais pas seulement. Ce serait oublier le reste : marches militaires, chants religieux, “Spirituals”, la comĂ©die musicale, la musique lĂ©gĂšre, le concerto, l’opĂ©ra, la musique contemporaine, les formes concertantes et la musique de chambre. En lire +

 
 

Nantes : La Folle JournĂ©e 2014 (29 janvier – 2 fĂ©vrier 2014)

folle_journee_2014_bandeau_448Nantes : La Folle JournĂ©e 2014. Musique amĂ©ricaine. Du 29 janvier au 2 fĂ©vrier 2014 
 ” Des canyons aux Ă©toiles
 un siĂšcle de musique amĂ©ricaine “
 A partir du 29 janvier 2014, Nantes se met au diapason des compositeurs amĂ©ricains : Ives, Barber, Bernstein, Glass
 La grande messe du classique au Centre des congrĂšs de Nantes, promet encore d’ĂȘtre pantagruellique avec ses files d’attente devant chaque salle investie, ses kiosques bondĂ©s, ses vitrines et stands riches en cd et en livres
 de quoi rassasier les plus voraces, que la musique des States fait vibrer. Pour l’occasion, l’office de Tourisme de Nantes propose diverses formules de sĂ©jours, combinant concerts et hĂ©bergements adaptĂ©s
  Billetterie des concerts ouvertes Ă  partir du 11 janvier 2014.

Des Canyons aux étoiles 
 Un siÚcle de musiques américaines
20Ăšme Ă©dition

Formules séjour + concerts, de 457 à 133 euros

Le site de La Folle Journée 2014

 

 

 

decca_america_america_cd_deccaCD. Pour bien prĂ©parer ou mieux vivre votre sĂ©jour Ă  la Folle JournĂ©e de Nantes en 2014, Decca publie simultanĂ©ment au festival nantais de janvier et fĂ©vrier 2014, un coffret 3 cd regroupant les chefs d’oeuvres de la musique amĂ©ricaine : au programme, Concerto, mĂ©lodie, Un amĂ©ricain Ă  Paris de Gershwin, West side Story et candide (extraits) de Bernstein, mais aussi les oeuvres de Ives, Barber (la fameux Adagio pour cordes), Adams, Cage, Porter et Copland …  Lire notre critique intĂ©grale du coffret America ! America ! Ă©ditĂ© chez Decca

 

 

Nantes : La Folle Journée 2014

folle_journee_2014_bandeau_448Nantes : La Folle JournĂ©e 2014. Musique amĂ©ricaine. Du 29 janvier au 2 fĂ©vrier 2014 … ” Des canyons aux Ă©toiles… un siĂšcle de musique amĂ©ricaine “… A partir du 29 janvier 2014, Nantes se met au diapason des compositeurs amĂ©ricains : Ives, Barber, Bernstein, Glass… La grande messe du classique au Centre des congrĂšs de Nantes, promet encore d’ĂȘtre pantagruellique avec ses files d’attente devant chaque salle investie, ses kiosques bondĂ©s, ses vitrines et stands riches en cd et en livres… de quoi rassasier les plus voraces, que la musique des States fait vibrer. Pour l’occasion, l’office de Tourisme de Nantes propose diverses formules de sĂ©jours, combinant concerts et hĂ©bergements adaptĂ©s…  Billetterie des concerts ouvertes Ă  partir du 11 janvier 2014.

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Nantes,La Folle Journée,du 30 janvier au 3 février 2013


Nantes,La Folle Journée,du 30 janvier au 3 février 2013

FiĂšvre espagnole

Nantes Ă  l’heure espagnole

La Folle Journée 2013 sur un air ibérique

Du 30 janvier au 3 fĂ©vrier 2013, Nantes accueille La Folle JournĂ©e: bain musical foisonnant oĂč les musiques espagnoles et françaises dansent le plus beau des bolĂ©ros…

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Si aprĂšs la chute du Second Empire et le choc de la Commune, la France se replie sur elle mĂȘme, affichant un patriotisme (anti allemand entre autres) exacerbĂ© (fondation de la SociĂ©tĂ© nationale de musique en 1871), les compositeurs français cultivent cependant un certain Ă©clectisme Ă©largi: il y a bien des styles français de Saint-SaĂ«ns et Ravel et la vague espagnole comme l’AntiquitĂ© ont fait partie des nombreuses sources d’un art musical qui ne s’est jamais assĂ©chĂ©…

Il y a bien en 1875, une vague espagnole gagnant tous les arts, la peinture comme la musique, conjonction remarquable qui vaut naturellement d’ĂȘtre signalĂ©e, car le plus souvent on note un dĂ©calage entre les disciplines artistique: les arts plastiques et visuels Ă©tant systĂ©matiquement dans l’histoire esthĂ©tique, en avance sur la musique…

Ainsi Ă  quelques semaines d’intervalle sont crĂ©Ă©s La Symphonie espagnole de Lalo (Paris, Concerts Populaires, le 7 fĂ©vrier 1875) puis Carmen de Bizet Ă  l’OpĂ©ra-Comique…

La premiĂšre Ɠuvre est une fantaisie libre en cinq mouvements concertants faisant la place Ă  la virtuositĂ© du violon soliste (Ă  l’Ă©poque Pablo de Sarasate) oĂč la habanera est l’emblĂšme de cette coloration ibĂ©rique pleinement assumĂ©e ; Bizet quant Ă  lui recrĂ©e tout un monde sonore, d’une richesse d’orchestration inouĂŻe, superbe alternative d’alors au wagnĂ©risme ambiant…
La question de l’Espagne, muse des arts français est donc lĂ©gitime et La Folle JournĂ©e soulĂšve tout un pan de l’inspiration musical qui se poursuit dans l’Hexagone, jusqu’au dĂ©but du XXĂš, avant la Grande Guerre avec Iberia d’AlbĂ©niz composĂ© entre 1905-1908, surtout L’heure espagnole, dĂ©licieuse fantaisie lyrique de Maurice Ravel (1911) l’auteur du BolĂ©ro !
La prĂ©sence des musiciens espanols Ă  Paris, interprĂštes de gĂ©nie comme Ricardo Viñes ou compositeur flamboyant comme Manuel de Falla rĂ©active la source ibĂ©rique en France… C’est tout cela que nous propose Nantes, du 30 janvier au 3 fĂ©vrier 2013.

Temps forts de la thĂ©matique Espagne Ă  la Folle JournĂ©e 2013: L’amour sorcier et Fantaisie ibĂ©rique de Manuel de Falla par l’Orchestre Poitou-Charentes (Jean-François Heisser, direction) avec Antonio Contreras, chanteuse de flamenco, le 1er fĂ©vrier Ă  10h45. Diffusion sur Arte.

Musique française méconnue

En plus des auteurs français et espagnols, inspirĂ©s par les rythmes mĂ©ridionaux, La Folle JournĂ©e s’associe pour le premiĂšre fois au Palazzetto Bru Zane en mettant en lumiĂšre certaines partitions mĂ©connues ou oubliĂ©es du patrimoine romantique français: ainsi le programme incontournable rĂ©unissant La Demoiselle Elue de Debussy (1902) et PraxinoĂ© de Louis Vierne (1908, recrĂ©ation), Ă  l’affiche de la CitĂ© des congrĂšs, le 1er fĂ©vrier 2013, 21h30, salle Verlaine).
Autres temps forts de la thĂ©matique musique française Ă  la Folle JournĂ©e 2013: Orchestre symphonique RĂ©gion Centre Tours (Jean-Yves Ossonce, direction) dans La Suite en fa opus 33 de Roussel, La Symphonie en rĂ© de CĂ©sar Franck (le 1er fĂ©vrier, 13h), puis des extraits de RomĂ©o et Juliette de Gounod, mĂȘme date Ă  18h15 avec Omo Bello et Florian Laconi, production Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra de Tours les 25,27 et 29 janvier 2013).

Nantes, CitĂ© des congrĂšs, du 30 janvier au 3 fĂ©vrier 2013. La Folle JournĂ©e: ” l’heure exquise “, musiques française et espagnole.