GRAND ENTRETIEN avec Jean-Nicolas DIATKINE, piano : LISZT l’ILLUSIONNISTE

GRAND ENTRETIEN avec Jean-Nicolas DIATKINE : LISZT l’Illusionniste – La technicitĂ© et la sensibilitĂ© se rĂ©vĂšlent chez un interprĂšte d’autant mieux quand il sert un rĂ©pertoire, des Ɠuvres oĂč les affinitĂ©s se rĂ©alisent. Une alliance miraculeuse lorsque l’instrument idĂ©al se dĂ©voile lui aussi sous les mains agiles du pianiste. C’est le cas de Jean-Nicolas Diatkine dont le nouvel album, dĂ©diĂ© aux sortilĂšges de Liszt l’illusionniste, auteur de la Ballade n°2, transcripteurs fabuleusement inspirĂ© par les lieder de Schubert et quelques extraits d’opĂ©ras de Wagner. A travers les relectures de Liszt et dans le drame amoureux tragique de la Ballade n°2 se dĂ©ploie l’imagination ciselĂ©e d’un interprĂšte hors normes. ENTRETIEN pour classiquenews
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CLASSIQUENEWS : D’une façon gĂ©nĂ©rale, quelles sont les qualitĂ©s principales du piano que vous avez choisi pour ce programme ?

JEAN-NICOLAS DIATKINE : Lors d’un enregistrement, les micros sont rĂ©partis dans un espace relativement proche de l’instrument, afin d’en Ă©claircir et sĂ©parer nettement les harmoniques les uns des autres, pour que la vitesse d’exĂ©cution ne nuise pas Ă  la clartĂ© de l’énonciation musicale. Cependant, dans les pages que j’ai enregistrĂ©es, les demandes de Liszt concernant l’usage de la pĂ©dale de sustain se heurtent sur un piano moderne au risque de confusion sonore qui aboutirait Ă  une saturation qui masquerait les dĂ©tails essentiels. Lorsque j’ai essayĂ© le Schiedmayer de 1916, j’ai Ă©tĂ© sĂ©duit par sa longueur de son exceptionnelle, sa grande richesse de timbres selon les registres, et enfin sa capacitĂ© Ă  garder intactes des harmonies trĂšs diffĂ©rentes, mĂȘme juxtaposĂ©es ensemble par l’usage de la pĂ©dale spĂ©cifiĂ© par le compositeur.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Vous mettez en avant ses propriĂ©tĂ©s capables de rĂ©aliser les staccatos tout en utilisant la pĂ©dale, comme c’est le cas dans StĂ€ndchen ; Y a t il d’autres morceaux oĂč cette facultĂ© distinctive et expressive est bĂ©nĂ©fique Ă  Schubert et Ă  Wagner ?

JEAN-NICOLAS DIATKINE : A part StĂ€ndchen, oĂč l’usage de la pĂ©dale permet d’amplifier le chant, c’est Ă  dire la ligne mĂ©lodique, c’est dans Parsifal que Liszt m’a paru ĂȘtre le plus audacieux et pourtant trĂšs prĂ©cis. LĂ  s’efface une vision sĂ©curisante de l’écoulement des sons, celle qui joue avec la pesanteur de la dominante vers la tonique au grĂšs des modulations, et qu’on appelle d’ailleurs « rĂ©solution » ! Au contraire, les rĂ©sonnances demandĂ©es par Liszt crĂ©ent une incertitude et donc une tension qui demandent une Ă©coute et une rĂ©action d’instant en instant ; on se rapproche plutĂŽt de la mĂ©canique quantique ! Le Schiedmayer peut y faire des merveilles.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Qu’apporte en rĂ©alitĂ© la transcription de Liszt aux piĂšces originelles, vocales pour Schubert / symphoniques chez Wagner ? OĂč se situe la crĂ©ativitĂ© voire la libertĂ© du transcripteur ?

JEAN-NICOLAS DIATKINE : En ce qui concerne les lieder de Schubert, j’ai Ă©tĂ© longtemps déçu par la lecture de ces partitions, parce que j’y attendais une transmission fidĂšle de la partition originale, comme Liszt a pu le faire avec les symphonies de Beethoven, y usant parfois de trouvailles pianistiques stupĂ©fiantes pour respecter l’impact de la masse orchestrale. MalgrĂ© tout, le travail m’a permis de dĂ©couvrir comment Liszt s’est saisi directement des Ă©motions de Schubert, comme s’il avait pu les entendre intĂ©rieurement Ă  l’instant mĂȘme oĂč Schubert allait les coucher sur le papier, en amont de sa plume, en quelque sorte. Alors, il a choisi de les rendre en utilisant ses immenses moyens pianistiques et sur des pianos beaucoup plus puissants que du temps de Schubert. Il y a dĂ©couvert des continents sonores inconnus, et, comme le sont des sommets enneigĂ©s et lointains, difficiles d’accĂšs.
Cependant, dans certaines pages que je n’ai pas choisies, comme Die Forelle, ou Das Sterbenglöcklein, l’emploi d’une virtuositĂ© acrobatique est devenu un but en soi, et il m’a semblĂ© que Schubert y passait au second plan, celui du faire-valoir. Paradoxalement, elles m’ont aussi clairement indiquĂ© la voie Ă  suivre.
Les transcriptions de Wagner tĂ©moignent de l’extraordinaire pouvoir d’un immense pianiste-illusionniste Ă  faire rentrer l’orchestre dans le piano. Leur seule faiblesse serait sans cela d’avoir un dĂ©but et une fin, et un temps extrĂȘmement limitĂ© pour amener l’auditeur au sommet de la tension musicale. C’est lĂ  aussi un point de divergence avec Wagner dont le souffle atteint des durĂ©es aux dimensions gigantesques.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment avez-vous choisi les piĂšces de ce programme ? Comment se rĂ©pondent-telles les unes aux autres ? Quel cheminement rĂ©alise l’auditeur pendant son Ă©coute ?

JEAN-NICOLAS DIATKINE : Pour rĂ©pondre d’abord Ă  votre derniĂšre question, je suis convaincu que si l’agencement des piĂšces est bien fait, chaque journĂ©e peut apporter Ă  l’auditeur une Ă©coute diffĂ©rente. La musique restera vivante mĂȘme enfermĂ©e dans un support avec un emballage en cellophane. Il me semble que c’est le cas, au point que le rĂ©sultat m’échappe Ă  moi-mĂȘme. Ce serait mentir que d’affirmer que je l’avais prĂ©vu.
Le point de dĂ©part a Ă©tĂ© de choisir les Lieder les plus contrastĂ©s, puis sortir parfois de l’ordre chronologique pour retrouver une alternance dans les variations de la puissance dramatique et sonore. Cependant leur mise en relation interne tient plus Ă  l’auditeur qu’à Schubert et Ă  son transcripteur : la plupart n’appartiennent pas Ă  un cycle et sont indĂ©pendants sur tous les plans, hormis les quatre du Chant du Cygne.
Cette Ɠuvre s’appuie sur deux cycles de poĂšmes qui ont Ă©tĂ© composĂ©s par deux poĂštes aussi diffĂ©rents que le jour et la nuit, Rellstab et Heine. J’apprĂ©cie particuliĂšrement l’éloignement tonal entre Der Atlas et le Double, qui met ce dernier particuliĂšrement en lumiĂšre, comme aurait dit Victor Hugo : il en devient encore plus sombre.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quel attrait ou enrichissement tire l’interprùte des transcriptions de Liszt ?

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDJEAN-NICOLAS DIATKINE : Depuis longtemps, le jeu de Liszt au piano me fascine et m’interroge : il reste un mystĂšre que les trĂšs nombreux tĂ©moignages le concernant n’ont pas rĂ©ussi Ă  dissiper, tout en façonnant son mythe. En Ă©coutant au disque les interprĂ©tations d’Ɠuvres de Liszt par Ferruccio Busoni, Joseph Levine et EugĂšne D’Albert, j’ai trouvĂ© dans leur exĂ©cution une magie et une libertĂ© qui m’inspirent beaucoup. Par extrapolation, elles m’ont donnĂ© une direction pour imaginer celles de Liszt. Mais sans aucun doute, c’est la lecture au clavier des transcriptions de Schubert qui m’a ouvert sur ce chemin des portes essentielles dont je ne soupçonnais pas l’existence, jusque-lĂ .

Propos recueillis en juin 2022

 

 

 

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Jean-Nicolas DIATKINE a jouĂ© le programme de son nouvel album LISZT : Ballade n°2 / Transcriptions des lieder de Schubert, extraits d’opĂ©ras de Wagner, Ă  PARIS, Salle Gaveau le 2 juin 2022. LIRE ici notre critique complĂšte du rĂ©cital.
CRITIQUE, concert. PARIS, Gaveau, le 2 juin 2022. RĂ©cital de Jean-Nicolas Diatkine, piano : Liszt, transcriptions des lieder de Schubert / extraits d’opĂ©ras de Wagner. On reste saisi par l’intelligence musicale de l’interprĂšte ; sa figure modeste et humble mais son clavier surpuissant et capable de nuances les plus orfĂ©vrĂ©es. En abordant les transcriptions de Liszt d’aprĂšs Schubert, Jean-Nicolas Diatkine expose ses talents de conteur enivrĂ©, voire hallucinĂ© (Gretchen am Spinnrade d’aprĂšs Goethe dont il exprime jusqu’à l’infini mĂ©lancolique, et les aspirations d’une jeune Ăąme envoĂ»tĂ©e) ; pour chaque lied sublimĂ© par la traduction pianistique qu’en dĂ©livre Liszt, l’écoute se dĂ©lecte de cadences de rĂȘve mais l’onirisme des phrases n’écarte jamais ce mordant expressif qui fait jaillir sous les doigts, la vitalitĂ© du texte initial, les accents des poĂšmes mis en musique par Schubert…. EN LIRE PLUS

 

 

 

DIATKINE CD carrev1CD : LISZT : Ballade n°2 / Transcriptions des lieder de Schubert, extraits d’opĂ©ras de Wagner – Jean-Nicolas DIATKINE, piano (1 cd Solo Musica, prochaine critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews) – CLIC de CLASSIQUENEWS Ă©tĂ© 2022.

 

 

 

 

 

 

CRITIQUE, concert. PARIS, Gaveau, le 2 juin 2022. RĂ©cital de Jean-Nicolas Diatkine, piano : Liszt, transcriptions des lieder de Schubert / extraits d’opĂ©ras de Wagner. 

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDCRITIQUE, concert. PARIS, Gaveau, le 2 juin 2022. RĂ©cital de Jean-Nicolas Diatkine, piano : Liszt, transcriptions des lieder de Schubert / extraits d’opĂ©ras de Wagner. On reste saisi par l’intelligence musicale de l’interprĂšte ; sa figure modeste et humble mais son clavier surpuissant et capable de nuances les plus orfĂ©vrĂ©es. En abordant les transcriptions de Liszt d’aprĂšs Schubert, Jean-Nicolas Diatkine expose ses talents de conteur enivrĂ©, voire hallucinĂ© (Gretchen am Spinnrade d’aprĂšs Goethe dont il exprime jusqu’à l’infini mĂ©lancolique, et les aspirations d’une jeune Ăąme envoĂ»tĂ©e) ; pour chaque lied sublimĂ© par la traduction pianistique qu’en dĂ©livre Liszt, l’écoute se dĂ©lecte de cadences de rĂȘve mais l’onirisme des phrases n’écarte jamais ce mordant expressif qui fait jaillir sous les doigts, la vitalitĂ© du texte initial, les accents des poĂšmes mis en musique par Schubert. Le pianiste a Ă  cƓur de rĂ©vĂ©ler la vitalitĂ© intrinsĂšque et la vocalitĂ© parfois Ăąpre de chaque poĂšme : l’élan schumannien de « Rastlose Liebe » (lui aussi d’aprĂšs Goethe) ; l’extase suspendue de l’Ave Maria, son temps Ă©tirĂ©, flottant ; surtout le dramatisme Ă  la fois noir et angĂ©lique de Roi des Aulnes (Erlkönig, d’aprĂšs Goethe). La sincĂ©ritĂ© dĂ©pouillĂ©e et toujours chantante des lieder extraits du Chant du cygne (liebesbotschaft, surtout StĂ€ndchen
) rĂ©vĂšle aussi une Ă©coute particuliĂšre centrĂ©e sur le clavier dont l’imagination fabuleuse du pianiste fait jaillir des pĂ©pites sonores, des phrasĂ©s d’une profondeur bouleversante ; le toucher diseur semble recrĂ©er chaque mesure dans une intĂ©rioritĂ© rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.

La volubilitĂ© technique et l’art de faire chanter le clavier s’accordent en dĂ©tachant pourtant toutes les voix simultanĂ©es
 habile gestion de la pĂ©dale
 gageure ici car l’instrument (Steinway) n’a pas la technicitĂ© ni la beautĂ© des graves du piano Schiedmayer de Stuttgart, spĂ©cialement prĂ©parĂ©, choisi pour l’enregistrement de ce programme exceptionnel. La capture en studio fait valoir les performances spectaculaires du clavier : ses notes graves remarquables, et mĂ©dianes jamais lourdes ; ses aigus perlĂ©s qui s’envolent et dessinent les arabesques et volutes à l’infini.. Le chant principal redessine l’activitĂ© des contre chants : brio et fantaisie pilotent l’essor d’une vocalitĂ  pianistique accomplie dont la clĂ© est la mesure, le refus du pathos et d’une thĂ©ĂątralitĂ© bruyante, de toute bravoura spectaculaire. Rien n’est jouĂ© si n’est audible le sens de son Ă©noncĂ©. La vision poĂ©tique est d’autant plus aboutie qu’elle canalise le geste et privilĂ©gie l’éclat de la nuance.
Sur son Steinway cependant, le pianiste détache chaque plan sonore afin de ciseler le verbe musical dont il se joue des contrastes, des heurts rythmiques, des nappes harmoniques. Son talent est pictural.
A l’écoute des lieder pourtant sans paroles, le texte et les intentions dramatiques, les abysses psychologiques s’articulent, libĂšrent la richesse poĂ©tique du sujet ; les nuances, la profondeur, les scintillements allusives, les paysages schubertiens vaporeux et terrifiants, dramatiques et mystĂ©rieux prennent vie (Der DoppelgĂ€nger d’aprĂšs Heine / ultime lied extrait du Chant du cygne dont Jean-Nicolas Diatkine caresse le caractĂšre de gravitas, Ă©noncĂ© comme un long questionnement).

Le piano diseur et poétique
de Jean-Nicolas Diatkine

Certes, le piano de Gaveau n’a pas le spectre expressif ni la spatialitĂ© dessinĂ© par l’excellent Schiedmayer ; mais ici, les arriĂšres plans finement dessinĂ©s, palpitent, Ă©claircissant de nouveaux rapport dans l’éloquence d’un discours libĂ©rĂ© et comme dĂ©cuplĂ©, dĂ©multipliĂ©, par un geste d’une finesse saisissante, par une imagination ciselĂ©e et maĂźtrisĂ©e.
La texture poĂ©tique, expressive et si personnelle affirme un tempĂ©rament qui pense et re sculpte la musique avec une grĂące enthousiasmante. La modestie et la discrĂ©tion sont piliers d’une sensibilitĂ© musicale littĂ©ralement envoĂ»tante.
Puis Liszt s’affirme dans l’immensitĂ© de son gĂ©nie narrateur. La partition au centre du programme dĂ©voile chez l’interprĂšte d’autres somptueuses qualitĂ©s. Dans la Ballade n°2, poĂšme pianistique aux largesses symphoniques, l’architecture chaotique et terrifiante alterne mouvements souterrains et aspirations Ă©thĂ©rĂ©es cĂ©lestes, contrastes saisissants qui cependant dĂ©veloppent toute une narration dramatique sur le thĂšme de LĂ©andre et HĂ©ro, amants Ă©prouvĂ©s, sacrifiĂ©s, broyĂ©s par la machine ocĂ©ane selon la lĂ©gende d’Ovide ; ce qui est remarquable c’est la sublimation qu’apporte Liszt, explicitĂ©e par le jeu de l’interprĂšte ; son regard infiniment tendre pour ses hĂ©ros et ce don dont il les bĂ©nit en exprimant la grĂące de leur amour
 son piano dit et les gouffres sans fond et le pouvoir immense de l’amour, lequel sublime l’élan des amants dont le pianiste exprime toutes les facettes du sentiment amoureux et tragique.
On invite l’auditeur Ă  revivre cette alchimie poĂ©tique en se reportant au cd du programme que les extraits d’opĂ©ras de Wagner (Tristan und Isolde, Lohengrin, Parsifal,
) complĂštent miraculeusement : nouvel album de Jean-Nicolas Diatkine paru en juin chez Solo Musica – CLIC de CLASSIQUENEWS Ă©tĂ© 2022.
Jean-Nicolas Diatkine est un immense interprÚte ; son piano murmure et transporte ; sa sensibilité éblouit par sa justesse et sa sincérité. Magistral.

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CRITIQUE, concert. PARIS, Gaveau, le 2 juin 2022. RĂ©cital de Jean-Nicolas Diatkine, piano : Liszt, transcriptions des lieder de Schubert / Ballade n°2 / extraits d’opĂ©ras de Wagner.

PARIS (Gaveau) : Jean-Nicolas DIATKINE joue Schubert et Wagner, transcripts par LISZT

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDPARIS, GAVEAU, Jeu 2 juin 2022. JEAN-NICOLAS DIATKINE, piano. LISZT, SCHUBERT, WAGNER
 RĂ©cital Ă©vĂ©nement autant pour l’artiste engagĂ©, dĂ©fricheur de l’absolu, capable de fouiller jusqu’au trĂ©fonds de l’Ɠuvre, rĂ©vĂ©lant ses pĂ©pites enfouies ; que pour l’instrument aussi car Jean-Nicolas Diatkine a jouĂ© pour l’enregistrement cd du programme, un piano Schiedmayer de 1916, parfaitement restaurĂ© dont le timbre et le format sonore s’accordent au choix des piĂšces abordĂ©es ; Ă  Gaveau, Jean-Nicolas Diatkine jouera un Steinway, le Schiedmayer n’Ă©tant pas transportable.

Le programme reprend pour une large part les Ɠuvres jouĂ©es dans le dernier cd du pianiste : soit plusieurs perles conçues par Schubert et Wagner mais transcrites par le magicien Liszt. La ciselure verbale du lied schubertien, l’extase lyrique wagnĂ©rienne sont ainsi sublimĂ©es par l’écriture du Liszt transcripteur qui dans ce jeu d’adaptation et de relecture, offre au clavier la possibilitĂ© de suggĂ©rer tout en finesse. JN Diatkine prend soin de recueillir et respecter Ă  la lettre les indications du transcripteur, en particulier le recours Ă  la pĂ©dale qui ne dilue pas le contrepoint ni le relief de chaque voix mais permet de dĂ©tacher et articuler (staccato de StĂ€ndchen de Schubert). Le chant multiple des harmonies gagne en force et en suggestion poĂ©tique, d’autant que les plans simultanĂ©s sont restituĂ©s sans dilution.

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PARIS, Salle GAVEAU : RĂ©cital de Jean-Nicolas DIATKINE, pianoboutonreservation
Jeudi 2 Juin 2022 Ă  20h30
SCHUBERT, WAGNER
Transcriptions par Liszt

 

 

TRANSCRIPTIONS MAGICIENNES SUR UN SCHIEDMAYER… Comment la musique peut dire et exprimer les mots de la poĂ©sie ? Jean-Nicolas DIATKINE interroge dans ce programme entre verbe et note, la capacitĂ© de l’instrument Ă  parler et Ă  chanter : « la musique prend alors la place des mots dans l’ordre poĂ©tique, et le serviteur devient roi ».
Dans les piĂšces de ce programme qui aborde l’imaginaire de Schubert et de Wagner, Jean-Nicolas Diatkine prĂ©cise : « Dans ses transcriptions des lieder de Schubert, Liszt a tenu Ă  faire imprimer, au-dessus de la portĂ©e, le texte du poĂšme mis en musique. Il donne par ce moyen Ă  l’interprĂšte de prĂ©cieuses indications sur le phrasĂ© et l’accentuation qu’il dĂ©sire ».
Illusionniste, Liszt transcripteur opĂšre une sublimation de Schubert et de Wagner en touchant au plus prĂšs l’essence des partitions originelles. Au service des opĂ©ras de Wagner, leur ampleur et leur puissance onirique comme leur acuitĂ© psychologique, le piano de Liszt devient symphonique, Ă  l’écoute des passions des hĂ©ros wagnĂ©riens. Il reste Ă  l’imaginaire du pianiste d’en exprimer la sincĂ©ritĂ© comme la justesse poĂ©tique. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

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Programme :

Schubert-Liszt : Sélection de mélodies transcrites pour piano
(Dont Le Roi des Aulnes, Marguerite au rouet, Ave Maria, SĂ©rĂ©nade…)

Liszt : Ballade n°2

Wagner-Liszt : Transcriptions d’opĂ©ras
Le Choeur des PÚlerins (TannhÀuser)
Le rĂȘve d’Elsa (Lohengrin)
L’admontion de Lohengrin (Lohengrin)
La mort d’Isolde (Tristan et Isolde)
La Marche Solennelle vers le Saint-Graal (Parsifal)

 

 

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de la Salle Caveau, ici

 

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Le programme du rĂ©cital Ă  Gaveau ce 2 juin 2022 reprend le cycle des piĂšces enregistrĂ©es par Jean-Nicolas Diatkine dans son nouvel album : FRANZ LISZT : Schubert and Wagner Transcriptions – Ballade n°2 – 1 cd Solo MUSICA

 

 

 

 

 

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VOIR : Jean-Nicolas DIATKINE joue Schubert-Liszt : ” Auf dem Wasser zu singen “: https://youtu.be/ccGdyNl2LTw

 

 

 

 

 

 

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TEASER VIDEO : Jean-Nicolas Diatkine joue Schubert revu par Liszt : ” Auf dem Wasser zu singen ” :

 

 

 

PARIS (Gaveau) : Jean-Nicolas DIATKINE joue les transcriptions de Liszt d’aprĂšs Schubert et Wagner

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDPARIS, GAVEAU, Jeu 2 juin 2022. JEAN-NICOLAS DIATKINE, piano. LISZT, SCHUBERT, WAGNER
 RĂ©cital Ă©vĂ©nement autant pour l’artiste engagĂ©, dĂ©fricheur de l’absolu, capable de fouiller jusqu’au trĂ©fonds de l’Ɠuvre, rĂ©vĂ©lant ses pĂ©pites enfouies ; que pour l’instrument aussi car Jean-Nicolas Diatkine a jouĂ© pour l’enregistrement cd du programme, un piano Schiedmayer de 1916, parfaitement restaurĂ© dont le timbre et le format sonore s’accordent au choix des piĂšces abordĂ©es ; Ă  Gaveau, Jean-Nicolas Diatkine jouera un Steinway, le Schiedmayer n’Ă©tant pas transportable.

Le programme reprend pour une large part les Ɠuvres jouĂ©es dans le dernier cd du pianiste : soit plusieurs perles conçues par Schubert et Wagner mais transcrites par le magicien Liszt. La ciselure verbale du lied schubertien, l’extase lyrique wagnĂ©rienne sont ainsi sublimĂ©es par l’écriture du Liszt transcripteur qui dans ce jeu d’adaptation et de relecture, offre au clavier la possibilitĂ© de suggĂ©rer tout en finesse. JN Diatkine prend soin de recueillir et respecter Ă  la lettre les indications du transcripteur, en particulier le recours Ă  la pĂ©dale qui ne dilue pas le contrepoint ni le relief de chaque voix mais permet de dĂ©tacher et articuler (staccato de StĂ€ndchen de Schubert). Le chant multiple des harmonies gagne en force et en suggestion poĂ©tique, d’autant que les plans simultanĂ©s sont restituĂ©s sans dilution.

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PARIS, Salle GAVEAU : RĂ©cital de Jean-Nicolas DIATKINE, pianoboutonreservation
Jeudi 2 Juin 2022 Ă  20h30
SCHUBERT, WAGNER
Transcriptions par Liszt

 

 

TRANSCRIPTIONS MAGICIENNES SUR UN SCHIEDMAYER… Comment la musique peut dire et exprimer les mots de la poĂ©sie ? Jean-Nicolas DIATKINE interroge dans ce programme entre verbe et note, la capacitĂ© de l’instrument Ă  parler et Ă  chanter : « la musique prend alors la place des mots dans l’ordre poĂ©tique, et le serviteur devient roi ».
Dans les piĂšces de ce programme qui aborde l’imaginaire de Schubert et de Wagner, Jean-Nicolas Diatkine prĂ©cise : « Dans ses transcriptions des lieder de Schubert, Liszt a tenu Ă  faire imprimer, au-dessus de la portĂ©e, le texte du poĂšme mis en musique. Il donne par ce moyen Ă  l’interprĂšte de prĂ©cieuses indications sur le phrasĂ© et l’accentuation qu’il dĂ©sire ».
Illusionniste, Liszt transcripteur opĂšre une sublimation de Schubert et de Wagner en touchant au plus prĂšs l’essence des partitions originelles. Au service des opĂ©ras de Wagner, leur ampleur et leur puissance onirique comme leur acuitĂ© psychologique, le piano de Liszt devient symphonique, Ă  l’écoute des passions des hĂ©ros wagnĂ©riens. Il reste Ă  l’imaginaire du pianiste d’en exprimer la sincĂ©ritĂ© comme la justesse poĂ©tique. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

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Programme :

Schubert-Liszt : Sélection de mélodies transcrites pour piano
(Dont Le Roi des Aulnes, Marguerite au rouet, Ave Maria, SĂ©rĂ©nade…)

Liszt : Ballade n°2

Wagner-Liszt : Transcriptions d’opĂ©ras
Le Choeur des PÚlerins (TannhÀuser)
Le rĂȘve d’Elsa (Lohengrin)
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La mort d’Isolde (Tristan et Isolde)
La Marche Solennelle vers le Saint-Graal (Parsifal)

 

 

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Le programme du rĂ©cital Ă  Gaveau ce 2 juin 2022 reprend le cycle des piĂšces enregistrĂ©es par Jean-Nicolas Diatkine dans son nouvel album : FRANZ LISZT : Schubert and Wagner Transcriptions – Ballade n°2 – 1 cd Solo MUSICA

 

 

 

 

 

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VOIR : Jean-Nicolas DIATKINE joue Schubert-Liszt : ” Auf dem Wasser zu singen “: https://youtu.be/ccGdyNl2LTw

 

 

 

 

 

 

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TEASER VIDEO : Jean-Nicolas Diatkine joue Schubert revu par Liszt : ” Auf dem Wasser zu singen ” :

 

 

 

PARIS, Gaveau : Jean-Nicolas DIATKINE joue Schubert, Liszt, Wagner

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDPARIS, GAVEAU, Jeu 2 juin 2022. JEAN-NICOLAS DIATKINE, piano. LISZT, SCHUBERT, WAGNER
 RĂ©cital Ă©vĂ©nement autant pour l’artiste engagĂ©, dĂ©fricheur de l’absolu, capable de fouiller jusqu’au trĂ©fonds de l’Ɠuvre, rĂ©vĂ©lant ses pĂ©pites enfouies ; que pour l’instrument aussi car Jean-Nicolas Diatkine a jouĂ© pour l’enregistrement du cd, un piano Schiedmayer de 1916, parfaitement restaurĂ© dont le timbre et le format sonore s’accordent au choix des piĂšces abordĂ©es ; Ă  Gaveau, Jean-Nicolas Diatkine jouera un Steinway, le piano Schiedmayer Ă©tant trop fragile pour ĂȘtre transporter.

Le programme reprend pour une large part les Ɠuvres jouĂ©es dans le dernier cd du pianiste : soit plusieurs perles conçues par Schubert et Wagner mais transcrites par le magicien Liszt. La ciselure verbale du lied schubertien, l’extase lyrique wagnĂ©rienne sont ainsi sublimĂ©es par l’écriture du Liszt transcripteur qui dans ce jeu d’adaptation et de relecture, offre au clavier la possibilitĂ© de suggĂ©rer tout en finesse. JN Diatkine prend soin de recueillir et respecter Ă  la lettre les indications du transcripteur, en particulier le recours Ă  la pĂ©dale qui ne dilue pas le contrepoint ni le relief de chaque voix mais permet de dĂ©tacher et articuler (staccato de StĂ€ndchen de Schubert). Le chant multiple des harmonies gagne en force et en suggestion poĂ©tique, d’autant que les plans simultanĂ©s sont restituĂ©s sans dilution.

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PARIS, Salle GAVEAU : RĂ©cital de Jean-Nicolas DIATKINE, pianoboutonreservation
Jeudi 2 Juin 2022 Ă  20h30
SCHUBERT, WAGNER
Transcriptions par Liszt

 

 

TRANSCRIPTIONS MAGICIENNES SUR UN SCHIEDMAYER… Comment la musique peut dire et exprimer les mots de la poĂ©sie ? Jean-Nicolas DIATKINE interroge dans ce programme entre verbe et note, la capacitĂ© de l’instrument Ă  parler et Ă  chanter : «  la musique prend alors la place des mots dans l’ordre poĂ©tique, et le serviteur devient roi ».
Dans les piĂšces de ce programme qui aborde l’imaginaire de Schubert et de Wagner, Jean-Nicolas Diatkine prĂ©cise  : « Dans ses transcriptions des lieder de Schubert, Liszt a tenu Ă  faire imprimer, au-dessus de la portĂ©e, le texte du poĂšme mis en musique. Il donne par ce moyen Ă  l’interprĂšte de prĂ©cieuses indications sur le phrasĂ© et l’accentuation qu’il dĂ©sire ».
Illusionniste, Liszt transcripteur opĂšre une sublimation de Schubert et de Wagner en touchant au plus prĂšs l’essence des partitions originelles. Au service des opĂ©ras de Wagner, leur ampleur et leur puissance onirique comme leur acuitĂ© psychologique, le piano de Liszt devient symphonique, Ă  l’écoute des passions des hĂ©ros wagnĂ©riens. Il reste Ă  l’imaginaire du pianiste d’en exprimer la sincĂ©ritĂ© comme la justesse poĂ©tique. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

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Schubert-Liszt : Sélection de mélodies transcrites pour piano
(Dont Le Roi des Aulnes, Marguerite au rouet, Ave Maria, SĂ©rĂ©nade…)

Liszt : Ballade n°2

Wagner-Liszt : Transcriptions d’opĂ©ras
Le Choeur des PÚlerins  (TannhÀuser)
Le rĂȘve d’Elsa (Lohengrin)
L’admontion de Lohengrin (Lohengrin)
La mort d’Isolde (Tristan et Isolde)
La Marche Solennelle vers le Saint-Graal (Parsifal)

 

 

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Le programme du rĂ©cital Ă  Gaveau ce 2 juin 2022 reprend le cycle des piĂšces enregistrĂ©es par Jean-Nicolas Diatkine dans son nouvel album : FRANZ LISZT : Schubert and Wagner Transcriptions – Ballade n°2 – 1 cd Solo MUSICA

 

 

 

 

 

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VOIR : Jean-Nicolas DIATKINE joue Schubert-Liszt :  ” Auf dem Wasser zu singen “:  https://youtu.be/ccGdyNl2LTw

 

 

 

PARIS, Gaveau. JEAN-NICOLAS DIATKINE JOUE BEETHOVEN

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDPARIS, Gaveau. RĂ©cital JN DIATKINE, le 17 juin 2021, 20h30. Jean-Nicolas Diatkine vient de publier chez Solo Musica un recueil discographique rĂ©unissant les Sonates n°7, 23 et 28 de Beethoven : nouvelle offrande d’un cheminement menĂ© sur le long terme et qui ne cesse toujours et encore d’interroger la matiĂšre musicale conçue par Ludwig. « Beethoven reprĂ©sente Ă  la fois le sommet et la base de toute ma vie musicale ; le sommet parce que son exploration ouvre sans cesse de nouveaux paysages, de nouveaux espaces, Ă  l’infini. La base, car il a Ă©tĂ© un point originel dans mon Ă©veil musical d’enfant. Jouer aux petites voitures et aux avions ( que j’ai conservĂ©s sous la forme d’un simulateur de vol dont je suis tou-jours passionnĂ© ) ne pouvait s’accomplir pour moi qu’avec les symphonies de Beethoven jouĂ©es sur un tourne-disque en arriĂšre-plan, jusqu’à ce qu’elles prennent finalement le dessus sur mes scenarii de jeux », prĂ©cise le pianiste viscĂ©ralement BeethovĂ©nien. « Plus tard j’ai eu l’occasion d’approcher avec mon maĂźtre le compositeur Narcis Bonet la puissance crĂ©atrice de Beethoven, dont il rĂ©Ă©dita les symphonies en collaboration avec Igor Markevitch » poursuit Jean-Nicolas Diatkine que la connaissance des Ɠuvres de Beethoven a rendu plus conscient et Ă©veillĂ© encore. Sa sensibilitĂ© et son acuitĂ© interprĂ©tative dĂ©coulent d’une profonde connaissance des Sonates confrontĂ©es Ă  la langue de ses symphonies. A Gaveau, le pianiste tisse les filiations fondatrices qui unissent Schumann, Liszt, Wagner
 et Beethoven. Relation d’admiration et de cĂ©lĂ©bration oĂč le mythe de l’amour fatal, impossible et transscendant traverse et nourrit les partitions inspirĂ©es par les figures mĂ©morables de HĂ©ro et LĂ©andre, Tristan und Isolde


Jean-Nicolas Diatkine à Gaveau

Les mondes shakespeariens, dansants de Beethoven

Au clavier, l’interprĂšte en exprime la puissance crĂ©atrice, la facultĂ© gĂ©niale d’organisation ; Beethoven est un architecte et aussi un promeneur qui offre Ă  l’auditeur une multiplicitĂ© de paysages et chemins de traverses, rĂ©unis, organisĂ©s dans une unicitĂ© bouleversante.
Comme un passeur et un guide, le pianiste tente de rĂ©aliser un milieu salvateur qui prĂŽne l’équilibre des sens : entre l’instant prĂ©sent vertical, oĂč l’instrumentiste joue et l’auditeur reçoit l’oeuvre et l’autre chemin, horizontal bien dĂ©fini de la partition originelle; Ă  travers l’ordre et la loi (selon le mot du chef FurtwĂ€ngler) affirmĂ©s avec une volontĂ© inouĂŻe, le pianiste sĂšme son parcours de repĂšres, jalonnant la promenade de joyaux qui frappent par leur esprit d’architecture et de clartĂ©.

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PARIS, Salle Gaveauboutonreservation
JEAN-NICOLAS DIATKINE, piano – JEUDI 17 JUIN 2021, 20h30
RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.sallegaveau.com/spectacles/jean-nicolas-diatkine-piano-2-1

Programme :

Beethoven : Sonate N°28 op.101
Wagner-Liszt : Isoldesliebestod
Liszt : Ballade n°2
Schumann : Études Symphoniques op.13

PAR TÉLÉPHONE
01.49.53.05.07
Du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

BILLETTERIE
Du lundi au vendredi de 10h Ă  18h
et 1h avant chaque concert.

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VOIR / ECOUTER Jean-Nicolas Diatkine (Paris, Gaveau, déc 2011)

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Sonate n°28 opus 101 de BEETHOVEN
BEETHOVEN 2020 dossier portrait discographie selection classiquenewsPoint commun entre le concert et l’enregistrement citĂ©, la Sonate n°28 opus 101. La premiĂšre Ă©coute de la partition revĂȘt la forme et l’expĂ©rience d’un rĂȘve, selon JN Diatkine. « Cette Ɠuvre commença Ă  exercer sur moi la mĂȘme fascination que les ruines de Troie sur les archĂ©ologues ». « Everest » pour les pianistes (comme peut l’ĂȘtre le quatuor op.131), la 28 opus 101 offre la mĂȘme complexitĂ© raffinĂ©e que la forme quatuor : dialogue entre les voix, usage des phrasĂ©s propres aux coups d’archet, et de leur respiration ; la multiplicitĂ© des voix en dialogues inscrit la partition dans un Ă©change permanent, multiple, mobile. JN Diatkine souligne l’admiration de Wagner pour l’oeuvre : « Beethoven a dĂ©couvert lĂ  un monde tout nouveau, oĂč tout est mĂ©lodie, formes, des formes qui s’avancent vers quelqu’un, mĂȘme si aucun Ɠil ne les voit » indique l’auteur du Ring.
Le premier mouvement aspire Ă  une libĂ©ration dansante (« le fameux Chant sacrĂ© d’action de grĂące d’un convalescent Ă  la DivinitĂ© en mode Lydien ») ; puis Beethoven affirme sa volontĂ© en une marche Ă  l’esprit conquĂ©rant voire belliqueux, qui enchaĂźne plusieurs Ă©pisodes dramatiques resserrĂ©s, rapidement rĂ©conciliĂ©s en un accomplissement final facĂ©tieux ; le 3Ăšme mouvement fait surgir une mĂ©lancolie brutale qui s’apaise par l’accord de mi majeur arpĂ©gĂ© vers le bas puis vers le haut. Le 4Ăš et dernier mouvement affirme une Ă©nigme conçue autour de son noyau central, la fugue en la mineur, jaillissement burlesque qui reprenant la verve comique de Shakespeare, cite aussi le rire final de Falstaff. La coda dĂ©concerte l’auditeur sur le mĂȘme mode surprenant et dĂ©lirant ; en une sĂ©rie d’accords ascendants, Beethoven semble nous dire : «  Vous croyez que c’est fini ? Et bien dĂ©trompez-vous ». Au service de la partition, Jean-Nicolas Diatkine souligne la dĂ©rision crĂ©atrice d’un Beethoven insaisissable.

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PARIS. RĂ©cital de piano : Jean-Nicolas DIATKINE Ă  GAVEAU

Jean-Nicolas Diatkine Ă  GaveauPARIS, Gaveau. 3 avril 2019, 20h. RĂ©cital JN DIATKINE, piano. Classiquenews avait dĂ©jĂ  remarquĂ© le jeu facĂ©tieux mais prĂ©cis, imaginatif mais juste du pianiste Jean-Nicolas Diatkine (Ă  Gaveau aussi en nov 2014 : programme Ravel, Chopin
). C’est un lutin Ă©clairĂ© et cultivĂ© qui lui-mĂȘme cherche et trouve des filiations poĂ©tiques secrĂštes d’un musicien l’autre, d’une partition Ă  un Ă©crivain (ainsi Proust parlant de Chopin
). L’éclectisme des programmes nourrit en rĂ©alitĂ© une riche rĂ©flexion sur le jeu des inspirations, sur la construction des Ă©difices poĂ©tiques… C’est Ă©videmment le cas de ce nouveau rĂ©cital qui marie Mozart (gluckiste, et d’une gravitas enfin apaisĂ©e dans l’Adagio k540), Beethoven (passionnĂ©, conquĂ©rant, inflexible) et Chopin (mĂ©lancolique et langoureux mais surtout vif, nerveux, fier
).

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDDans l’Appassionnata, Beethoven alors au service du Prince Lichnowsky, refuse de jouer pour les Français de NapolĂ©on qui occupent son palais : Lichnowsky fait enfoncer la porte de la chambre du compositeur qui s’y Ă©tait rĂ©fugiĂ© ; mais Beethoven fier comme un paon, s’obstine et quitte les lieux (et son protecteur Ă  Vienne). Dans une lettre demeurĂ©e fameuse, il exprime comme Mozart, l’unicitĂ© et l’indĂ©pendance non serviles de son gĂ©nie : « « Prince, ce que vous ĂȘtes, vous l’ĂȘtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi-mĂȘme. Des princes, il y en a et il y en aura des milliers. Il n’y a qu’un seul Beethoven – signé : Beethoven ». JN Diatkine saura souligner entre chaque note musicale, cette assurance qui n’est pas arrogance mais suprĂȘme conscience de la puretĂ© de son art. Inflexible Beethoven et tellement naĂŻf aussi.

Puis la main preste, allĂ©gĂ©e, s’accorde Ă  la pensĂ©e fugace des PrĂ©ludes, ceux de Chopin : 24 esquisses dont l’acuitĂ© critique du pianiste rĂ©vĂ©lera surtout le fourmillement des idĂ©es, jaillissantes, fulgurantes. Mais le gĂ©nie de Chopin tient surtout Ă  sa relecture du genre emblĂ©matique de la dignitĂ© de sa nation, occupĂ©e, meurtrie, martyrisĂ©e : dans la Polonaise opus 53, il y a certes le souvenir de la marche noble des princes en reprĂ©sentation ; il y a surtout l’expression intime d’une blessure qui sublime la souffrance en 
 grĂące. Magie de l’acte crĂ©ateur et poĂ©tique.

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RĂ©cital Jean-Nicolas DIATKINE, piano

PARIS, Salle Gaveau
Mercredi 3 avril 2019, 20h30

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.sallegaveau.com/spectacles/jean-nicolas-diatkine-piano

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Programme: 

Mozart :
Adagio K. 540 et Variations sur un thĂšme de Gluck K. 455

Beethoven :
Sonate n°23 op.57 « Appassionata”

Chopin :
24 Préludes (1839)
Polonaise op. 53 “HĂ©roĂŻque” (1842)

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Salle Gaveau Ă  PARIS
45-47 rue La Boétie
75008 PARIS
01.49.53.05.07

Le pianiste Jean-Nicolas Diatkine Ă  Gaveau

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDParis, Salle Gaveau, le 12 novembre 2014, 20h30. RĂ©cital Jean-Nicolas Diatkine, piano. Beethoven, Brahms, Ravel, Chopin marquent chacun un jalon dans les traversĂ©es intĂ©rieures que propose le pianiste Jean-Nicolas Diatkine. Dans la Vienne du premier romantisme, les Sonates pour piano de Beethoven font l’admiration des mĂ©lomanes : dans les salons de la bonne sociĂ©tĂ© oĂč le dĂ©coratif et le moderne stimulent l’attrait pour l’Ă©lĂ©gance musicale, la personnalitĂ© de monsieur Ludwig Van Beethoven intrigue dĂ©jĂ . Victime de son succĂšs fracassant, le compositeur pianiste regrette que bon nombre d’Ă©diteurs publient sans son contrĂŽle, de nombreuses transcriptions de ses oeuvres. La Sonate n°9 prend le contrecoup de cette usurpation organisĂ©e : Beethoven en Ă©crit lui-mĂȘme la transcription pour quatuor Ă  cordes : dans sa conception mĂȘme pour le piano, Ludwig y concentre et renouvelle dans le mĂȘme temps le principe des 4 voix dialoguĂ©es (dans l’esprit facĂ©tieux, resserrĂ©, Ă©lĂ©gantissime du modĂšle pour tous, Haydn). Les 4 parties discutent et concertent sur le clavier avec une telle souplesse et vivacitĂ© que l’on pense Ă  l’inverse : Beethoven n’aurait-il pas Ă©crit d’abord le quatuor puis sa transcription pour le piano seul ?… Depuis la madrigal monteverdien, jamais le musique n’aura Ă  ce point exprimer la volubilitĂ© concertante, le plaisir rare et d’un instant partagĂ©, vĂ©cu Ă  … quatre, comme l’emblĂšme d’une conversation fraternelle… dĂ©jĂ  se profile la fraternitĂ© de l’Hymne Ă  la joie, composĂ© effectivement 25 ans aprĂšs.

A l’inverse, Brahms dans ses huit piĂšces de l’opus 76 se replie en une introspection fĂ©conde, d’une rare intĂ©rioritĂ© qui sait pourtant comme Sibelius, interroger le mystĂšre de la nature, comme s’il s’agissait d’Ă©tablir une secrĂšte correspondance entre les Ă©lans de l’Ăąme solitaire avec les phĂ©nomĂšnes du cosmos. En rĂ©fĂ©rences Ă  Mendelssohn, le critique Hansslick, son champion, vivement remontĂ© contre Wagner alors, y  parle de “Romances sans paroles” : plĂ©nitude expressive des notes, aussi puissantes que les mots du poĂšte.

 

 

 

De la Structure Ă  la Magie

Jean-Nicolas Diatkine Ă  Gaveau

 

diatkine jean nicolas piano salle gaveauDans Gaspard de La Nuit, d’aprĂšs les trois poĂšmes d’Aloysius Bertrand (1820), Ravel  ressuscite les mondes enchantĂ©s fantastiques du romantisme germanique le plus troublant. Jean-Nicolas Diatkine prĂ©cise combien l’Ă©criture filigranĂ©e et ciselĂ©e du musicien rĂ©pond prĂ©cisĂ©ment au raffinement parfois dĂ©lirant mais subjuguant du poĂšme originel : “Soulignons seulement comment Ravel y  exprime le caractĂšre diabolique du lutin Scarbo : Tout en se dilatant jusqu’ Ă  devenir aussi grand qu’une cathĂ©drale puis rĂ©trĂ©cir et disparaĂźtre sous le lit, il Ă©met toutes sortes de sons inquiĂ©tants auxquels se mĂȘlent des caractĂšres de danse hispaniques parfaitement reconnaissables. La fĂ©minitĂ© de ces rythmes diaboliques nous emmĂšne  bien loin  de MĂ©phistophĂ©lĂšs tel que Liszt le conçoit dans sa valse du mĂȘme nom, valse dont la virtuositĂ© a pourtant certainement  influencĂ© Ravel dans sa composition “, l’on ne saurait ĂȘtre plus sensible et ouvert Ă  la puissante et fĂ©conde magie du miroitement poĂ©tique.

Diatkine jean nicolas piano salle gaveau diatkine jean nicolas ditakine pianiste 428589_jean-nicolas-diatkine-recital-de-piano-1_203319Le rĂ©cital Ă©vĂ©nement de Jean-Nicolas Diatkine se conclue par les Trois Mazurkas, et la Sonate N°3 op.58 de FrĂ©dĂ©ric Chopin dont on ne souligne pas assez l’intensitĂ© douloureuse parfois impĂ©tueuse et puissante de l’Ă©toffe musicale : si Liszt brille et pavane, volontiers dĂ©monstratif et toujours trĂšs virtuose, surtout pendant sa pĂ©riode de rĂ©citaliste-, FrĂ©dĂ©rici Chopin tout en cultivant le murmure crĂ©pusculaire et les climats allusifs, exprime tout autant une Ă©tonnante force de dĂ©termination.  Jean-Nicolas Diatkine nous rappelle l’expression du compositeur, ici particuliĂšrement emblĂ©matique : « La plume me brĂ»le les doigts ». Le pianiste ajoute, pour conclure sa prĂ©sentation du programme Ă  Gaveau : “Laissons donc le dernier mot Ă  Marcel Proust : « Les phrases au long col sinueux et dĂ©mesurĂ© de Chopin, si libres, si flexibles, si tactiles, qui commencent par chercher et essayer leur place en dehors et bien loin de la direction de leur dĂ©part, bien loin du point oĂč on avait su espĂ©rer qu’atteindrait leur attouchement, et qui ne se jouent dans cet Ă©cart de fantaisie que pour revenir plus dĂ©libĂ©rĂ©ment – d’un retour plus prĂ©mĂ©ditĂ©, avec plus de prĂ©cision, comme sur un cristal qui rĂ©sonnerait jusqu’à faire crier – vous frapper au cƓur. »

RĂ©cital du pianiste Jean-Nicolas Diatkine. Paris, Salle Gaveau, mercredi 12 novembre 2014, 20h30.

Programme

Beethoven, Sonate N°9 op.14 N°1
Brahms, Huit piĂšces pour piano op.76
Ravel, Gaspard de la Nuit
Chopin, Trois Mazurkas, Sonate N°3 op.58

Jean-Nicolas Diatkine : en savoir plus

À lire et Ă  Ă©couter 

Critique musicale sur France Musique, émission « Changez de disque » : 
http://bit.ly/1lPndjQ
Interview de Jean-Nicolas Diatkine par Thierry Vagne: 
http://vagnethierry.fr/jean-nicolas-diatkine/ 
Vidéo du concert de Jean-Nicolas Diatkine du 5 décembre 2011, salle >
Gaveau: http://youtu.be/B-PQGZe_IGY
Son CD consacré à Liszt, Schumann & Bonet, est disponible sur 
Qobuz.com: http://bit.ly/131bciE
La page officielle facebook de JN Diatkine: https://www.facebook.com/jean.nicolas.diatkine.pianiste 

Discographie 

Beethoven : n° 21 en do Majeur, opus 53,Waldstein –  Robert Schumann : Carnaval, opus 9. Enregistrement 2012.   Franz Liszt : Sonate en si mineur - Robert Schumann : Kreisleriana - Narcis Bonet : Cincos Noturnos (ParnassiĂ© Editions 2007).  SĂ©lection de MĂ©lodies de Georges Bizet avec Zeger Vandersteene, tĂ©nor (Gents MuzikaalArchief 2006).  Les 16 MĂ©lodies de Henri Duparc avec Zeger Vandersteene, tĂ©nor (Gents MuzikaalArchief 2005). 

 

Informations pratiques salle Gaveau 

Mercredi 12 novembre 2014 Ă  20h30
Salle Gaveau
45 rue de la Boétie
75008 Paris
Tarifs : 45 €, 35 €, 25 €, 15 €
RĂ©servation : 01 49 53 05 07
www.sallegaveau.com