Compte rendu, opĂ©ra. Paris, OpĂ©ra-Comique, le 27 avril 2015. Reynaldo Hahn : Ciboulette. MĂ©lody Louledjian, Tassis Christoyannis, Julien Behr, Guillemette Laurens… Orchestre de Chambre de Paris. Laurence Equilbey, direction. Michel Fau, mise en scène.

FraĂ®cheur, Ă©lĂ©gance, lĂ©gèretĂ© Ă  l’OpĂ©ra-Comique grâce Ă  une Ciboulette revisitĂ©e. Première opĂ©rette de Reynaldo Hahn, Ciboulette (1923), revient Ă  la Salle Favart après la crĂ©ation triomphale de cette production Ă  l’hiver 2013. La musique raffinĂ©e et gracieusement sophistiquĂ©e du plus parisien des vĂ©nĂ©zuĂ©liens rebondit sur l’audience, totalement charmĂ©e par l’évĂ©nement d’une profonde et ravissante lĂ©gèretĂ©. Une distribution quelque peu modifiĂ©e par rapport Ă  la crĂ©ation habite les rĂ´les et est fabuleusement accompagnĂ©e par l’Orchestre de Chambre de Paris en très bonne forme.

 

 

 

Ciboulette d’amour et d’insolence

 

 

CIBOULETTE -

 

Reynaldo Hahn, grand lettrĂ© et fervent admirateur de Mozart, est nĂ© Ă  Caracas, Venezuela en 1874. Suite Ă  son arrivĂ©e en France, il devient Ă©lève de Lavignac et de Massenet. S’il demeure connu du grand public pour des recueils de mĂ©lodies et pour cette triomphante Ciboulette, il donne dĂ©jĂ  en 1898 L’Ile de RĂŞve Ă  l’OpĂ©ra-Comique, puis en 1902 La CarmĂ©lite, en 1910 le ballet La FĂŞte chez ThĂ©rèse et finalement Nausicaa en 1923, peu avant la première de Ciboulette au Théâtre des VariĂ©tĂ©s. L’opĂ©rette la plus parisienne du XXe siècle, Ciboulette est en vĂ©ritĂ© un hommage Ă  l’opĂ©rette du XIXe, notamment Ă  Offenbach. L’histoire mignonne est celle d’une vendeuse de lĂ©gumes aux Halles nommĂ©e Ciboulette, qui rĂŞve d’amour et de gloire. Le noeud de l’action demeure sa rencontre avec Antonin de Mourmelon, jeune aristocrate Ă  la naĂŻvetĂ© touchante. Après une sĂ©rie de situations dĂ©jantĂ©es, ma non troppo, vient le lieto fine : Ciboulette devient cantatrice et se marie avec Antonin.

 

CIBOULETTE -

 

Le baryton grec Tassis Christoyannis est touchant mais aussi drĂ´le dans le rĂ´le du M. Duparquet. Sa prestation est dĂ©licieuse, son chant charmant. Il est ainsi comique et tenace lors de son duo au 3e acte avec Antonin et tendre dans celui du 2e avec Ciboulette, le cĂ©lèbre “Nous avons fait un beau voyage“. Melody Louledjian est une Ciboulette pĂ©tillante. Excellent actrice, son jeu est plein d’esprit et de fraĂ®cheur. Sa performance, savoureuse et drĂ´le. Elle fait un bon couple avec l’Antonin de Julien Behr, d’une tendresse particulière lors du duo du 1er acte : “Les parents, quand on est bĂ©bé”. Julien Behr rempile dans le rĂ´le d’Antonin :  belle ligne de chant et solide jeu d’acteur, naĂŻf et drĂ´le. Nous constatons l’Ă©volution vocale et scĂ©nique du jeune tĂ©nor, et c’est un bonheur. M. et Mme. Grenu sont interprĂ©tĂ©s par Jean-Claude Saragosse et Guillemette Laurens avec un humour plein de brio et une vivacitĂ© contagieuse. Leurs voix s’harmonisent parfaitement ; ils se distinguent entre autres par leur phrasĂ©, par leur rĂ©activitĂ© et charisme sur scène. La performance du choeur Accentus, très sollicitĂ© et dirigĂ© par Christophe Grapperon, est progressive. Il est prĂ©sent dans tous les actes et ses membres font une belle reprĂ©sentation des divers stĂ©rĂ©otypes de la sociĂ©tĂ©. Le choeur finale en bis est un cadeau sympathique qui clĂ´t la première.

Les dĂ©cors de Bernard Fau et Citronelle Dufay sont beaux et efficaces. Comme les costumes de David Belugou, inspirĂ©s de cette fin du 19 ème siècle insouciante et lĂ©gère s’inscrivent parfaitement dans la fabuleuse mise en scène de Michel Fau. Une approche poĂ©tique et respectueuse de l’époque Ă  laquelle Reynaldo Hahn fait hommage avec sa musique, mais non dĂ©pourvue d’une certaine insolence gaie tout Ă  fait ravissante ! L’Orchestre de Chambre de Paris dirigĂ© par Laurence Equilbey est superbe dès le dĂ©but. Si nous aimons la transparence et le punch de la prestation, le prĂ©lude bucolique du IIe acte reste le sommet expressif de la performance. Les cordes toujours très prĂ©sentes laissent les bois exprimer une paix champĂŞtre mi-tendre, mi-nostalgique, brillamment accompagnĂ©s par les cors… Une reprise riche en bonheur Ă  voir et revoir sans modĂ©ration ! A l’OpĂ©ra-Comique, encore le 29 avril et les 3, 5 et 7 mai 2015.

 

 

CIBOULETTE -

Compte rendu, opĂ©ra. Paris, OpĂ©ra-Comique, le 27 avril 2015. Reynaldo Hahn : Ciboulette. MĂ©lody Louledjian, Tassis Christoyannis, Julien Behr, Guillemette Laurens… Orchestre de Chambre de Paris. Laurence Equilbey, direction. Michel Fau, mise en scène.

 

 

 

Illustrations : © V.Pontet Opéra-Comique 2015

 

DVD. Reynaldo Hahn : Ciboulette, 1925 (2 dvd Fra Musica)

Ciboulette-Fra-Musica-DVD_1_155x225CLIC D'OR macaron 200DVD. Reynaldo Hahn : Ciboulette, 1925. (Fuchs, OpĂ©ra Comique fĂ©vrier 2013. 2 dvd FRA Musica). En 1925, au cĹ“ur des annĂ©es folles, celles de l’entre deux guerre, Reynaldo Hahn (1874-1947) revivifie l’esprit enivrĂ© des opĂ©rettes de Johann Strauss et d’Offenbach : c’est une succession de tableaux populaires et collectifs d’oĂą jaillissent de subtiles personnalitĂ©s (Ciboulette, Antonin), qui Ă©voque aussi en une fresque sociale et politique, le Paris des Halles et de l’OpĂ©ra : mixitĂ© des classes comme si elles Ă©taient Ă  bord du Titanic : emportĂ©es malgrĂ© leurs diffĂ©rences qui s’entrechoquent mais acculĂ©es Ă  l’inĂ©luctable, non pas fractionnĂ©es ni opposes mais fusionnĂ©es des officiers de hussards aux maraĂ®chers des Halles, des courtisanes aux aristos… : un traumatisme vĂ©cu par tous sans distinction en 1914 et 1918, bientĂ´t Ă  venir en 1939… La nostalgie d’une ère bĂ©nie perdue, celle des premiers amours – ivresse de l’innocence bercĂ©e d’illusion amoureuse (le baryton soudainement grave et sombre et très tendre du contrĂ´leur Duparquet), surtout cet Ă©tat choquĂ©, celui des lendemain de griseries et d’orgies conduisant Ă  un rĂ©veil difficile : on pense constamment aux climats de La Chauve souris (mĂŞme confusion des classes grâce au truchement des masques et du carnaval, mĂŞme difficultĂ© face au rĂ©el… avec cet Ă©panchement Ă©perdu, sincère vers l’amour). Tout l’opĂ©ra est construit sur la lente et progressive rĂ©vĂ©lation du pur amour, le vrai, le plus authentique, celui qu’éprouve le jeune richard Antonin et la belle maraichère aux Halles, Ciboulette, si piquante et astucieuse du haut de ses 21 ans. La dĂ©licatesse et le raffinement du style de Hahn Ă©clate au grand jour : une intelligence des contrastes, une sensibilitĂ© surtout qui en font un gĂ©nie de la lĂ©gèretĂ© grave. Evidemment, les airs de Ciboulette qui exige un soprano agile, ne comportent malheureusement aucune coloratoure ni vocalises car le style verse toujours dans la chanson, la revue, et la comĂ©die musicale, Ă©poque oblige.

Reynaldo_Hahn_NadarL’autre composante qui assure la rĂ©ussite du spectacle reste l’incrustation de scènes purement théâtrales qui convoquent la prĂ©sence de Bernadette Lafont (Madame Pingret, marchande de poissons et voyante extralucide…, Michel Fau et l’ex directeur des lieux, JĂ©rĂ´me Deschamps soi mĂŞme ; ce sont aussi de multiples rĂ©fĂ©rences dans le style parodique propre Ă  l’opĂ©ra comique des scènes du grand opĂ©ra : quand le capitaine Roger retrouve son aimĂ© Zenobie, courtisane parisienne, Hahn singe avec finesse les retrouvailles de Manon et Desgrieux composĂ©es par Massenet (son professeur).

Sincérité, raffinement : Ciboulette révélée

Laurens-Behr-Fuchs-SaragosseSous l’ivresse, l’enivrement, la dĂ©licatesse (ode au muguet du final du I) se cache un vrai sentiment de nostalgie et de gravitĂ© Ă  mettre en relation avec l’époque de Hahn, avec sa propre vie ; avec ses oeuvres aussi car Ciboulette appartient au genre lĂ©ger dans un catalogue plus fourni en Ĺ“uvres sĂ©rieuses. Hahn est un grand tendre, jamais maniĂ©rĂ© ni sirupeux, dont les scènes si les interprètes savent en prĂ©server le format originel, plus chambriste et scintillant que dĂ©claratif et spectaculaire, approchent souvent la grâce et l’enchantement. CrĂ©Ă© au Théâtre des VariĂ©tĂ©s le 7 avril 1923, Ciboulette synthĂ©tise l’élĂ©gance et le raffinement que Hahn sait accorder au naturel et la sincĂ©ritĂ©. Dans la mise en scène de Michel Fau, la double Ă©criture, entraĂ®nante et sombre Ă  la fois, drĂ´latique et amère, entre théâtre et chant, se dĂ©voile sans fard laissant toute sa place Ă  ce qui plaĂ®t au directeur de l’OpĂ©ra-comique, ex Deschiens : ce goĂ»t pour le théâtre pur, dĂ©lirant, incongru, savoureux oĂą brillent souvent des dialogues parlĂ©s aux rĂ©fĂ©rences actuelles (« Maline comme Marine, pardon Martine »… glisse Ciboulette dans son air de prĂ©sentation dĂ©diĂ© Ă  la dĂ©fense de son prĂ©nom). Ainsi, cerise sur le gâteau d’un ouvrage riche en surprise et acteurs invitĂ©s : Michel Fau, lui-mĂŞme, irremplaçable Comtesse de Castiglione, et celle de JĂ©rĂ´me Deschamps qui joue son propre rĂ´le en directeur d’opĂ©ra.

Agile, brillante, d’une vrai tempérament scénique, d’une voix claire parlée ou chantée, de fait la soprano Julie Fuchs s’impose sans discussion, au point que l’on regrette que l’écriture de Hahn ne lui offre aucune vocalises et coloratoure plus développées : sa facilité chantante appelle constamment une ivresse lyrique qui n’est pas écrite mais présente pourtant par son jeu tout en finesse.

Même talent saillant pour son compagnon à la ville, Julien Behr qui chante Antonin, son futur mari. Même si le jeu est conçu avec trop de contrastes appuyés, plus de retenue aurait été savoureuse, le ténor frappe comme Ciboulette, par son angélisme gauche, sa tendresse séduisante. Mentor pour les deux oiselets à l’école de l’amour naissant, le contrôleur Duparquet gagne grâce au chant noble et sincère du baryton Jean-françois Lapointe, une vérité théâtrale surprenante. Le baryton se fait diseur, exprimant cette gravité sincère propre au Hahn des mélodies par exemple.

Jean-Francois-Lapointe-Julie-Fuchs-CibouletteMĂŞme engagĂ©e, Laurence Equilbey est certes vive, mais manque de cette profondeur et de cette exquise nostalgie indĂ©finissable qui fondent aussi l’esthĂ©tique de Hahn : les choeurs et l’orchestre chantent et jouent trop fort, mettant en pĂ©ril ce format originel ; et malgrĂ© les qualitĂ©s de l’Orchestre Symphonique de l’OpĂ©ra de Toulon, on peine Ă  vraiment se dĂ©lecter d’une partition constellĂ©e de raffinement mĂ©lodique et harmonique : il est temps de jouer Hahn sur un orchestre avec instruments d’époque (Les Siècles auraient Ă©tĂ© plus lĂ©gitimes). La direction d’acteurs est soignĂ©e, le jeu manque parfois de vraie finesse (plongeant souvent dans la caricature), mais la distribution est amplement satisfaisante. Hahn touche par sa sincĂ©ritĂ© et sa tendresse, sa nostalgie et son raffinement naturel. La production mĂ©rite lĂ©gitimement ce transfert en dvd : la rĂ©habilitation de Hahn est en marche. En voici un premier jalon. Notre CLIC rĂ©compense la cohĂ©rence superlative du plateau vocal et la place accordĂ©e au dĂ©lire théâtral, magistralement relevĂ©.

Reynaldo Hahn : Ciboulette, 1925. (Fuchs, Opéra Comique février 2013. 2 dvd FRA Musica).

Illustrations : E. Carecchio

Compte-rendu, opéra. Saint-Etienne. Grand Théâtre Massenet, le 2 janvier 2014. Reynaldo Hahn : Ciboulette. Bénédicte Tauran, Julien Behr, Florian Sempey. Laurent Touche, direction musicale. Michel Fau, mise en scène

ciboulette_opera_comiqueEn guise d’introduction, nous profitons de ce compte-rendu pour adresser un vibrant hommage à la jeune soprano Eva Ganizate, qui nous a quittés tragiquement voilà quelques jours à peine, et qui incarnait le rôle de Zénobie sur la scène de la Salle Favart, dans le cadre de l’Académie de l’Opéra Comique à laquelle elle appartenait. Une talentueuse chanteuse, trop vite arrachée au monde, alors que sa carrière prenait son envol.

Ciboulette, ça sonne clair comme une chanson

Après l’Opéra Comique, c’est au tour de l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne, répondant toujours présent pour des recréations passionnantes d’ouvrages français oubliés, de renouer avec la tendre Ciboulette de Reynaldo Hahn.
La partition exhale toute la légèreté et la variété de ses parfums, nostalgique autant que délicieusement caressante et fantasque, on la déguste comme une gourmandise, un parfum d’enfance dont les mélodies continuent à résonner telle une boîte à musique longtemps après la représentation.
On dévore également des yeux la mise en scène idéale de Michel Fau, aux décors faits de carton-pâte comme de photos en noir et blanc, véritable hommage au genre lyrique lui-même, d’une justesse jamais prise en défaut, jouant ostensiblement avec ce passé rêvé que dépeint le compositeur. La direction d’acteurs se révèle au diapason de cette scénographie haute en couleurs, toujours exacte, à fleur de peau et d’une sincérité désarmante, mâtinée d’un humour attendri et délicat.
Dominant la distribution, la Ciboulette de Bénédicte Tauran, qu’on n’attendait pas forcément dans ce rôle précis, gagne en assurance au fil de la soirée, délivrant un très émouvant « C’est pas Paris, c’est sa banlieue », admirablement phrasé et rempli de nuances, et éclatant littéralement dans « Y’a d’la lune au bord du toit », vaillant et entrainant, autant que dans la Valse, aux aigus triomphants. Sa maraîchère conquiert ainsi le cœur du public, aussi attachante que bien chantante.
Son Antonin trouve un interprète de choix en la personne de Julien Behr, déjà présent à Favart. Ténor lyrique léger à l’aigu aussi facile qu’élégant, le jeune chanteur croque avec évidence ce personnage indécis et amoureux, traversant la représentation avec un naturel confondant.
Deus ex machina protecteur et paternel, paraissant échappé d’un film de Tim Burton par sa ténébreuse mélancolie, le Duparquet de Florian Sempey remporte tous les suffrages. Si on demeure un rien surpris par cette voix aux harmoniques sombres, on ne peut que s’incliner devant le travail qui semble avoir été effectué vers une émission plus haute, rendant ainsi toutes les couleurs possibles et permettant un travail sur le texte qui rappelle les grands barytons du passé. Ainsi, il phrase un « Bien des jeunes gens ont vingt ans » de grande école, au legato imperturbable, signe d’une grande maturité artistique. En outre, il se pose en exemple durant les dialogues parlés, prenant le parti d’une véritable déclamation, qui lui permet ainsi de remplir aisément la vaste salle stéphanoise, ce qui n’est pas le cas de tous ses partenaires.
A leurs côtés, la Zénobie d’Olivia Doray déploie sa belle voix de soprano et compose une cocotte parfaitement insupportable par ses caprices toujours renouvelés, idéalement accordée au Roger fanfaron et percutant de Marc Scoffoni.
Parfaitement assortis également, le couple Grenu formé par Jean-Marie Frémeau et Guillemette Laurens, hilarant tous deux en paysans bourrus et vocalement d’une efficacité sans reproche.
On salue pareillement la charismatique Madame Pingret d’Andrea Ferréol, à la gouaille ravageuse, irrésistible en marchande de poissons extralucide ; et Patrick Kabongo dont la probité vocale laisse augurer du meilleur.
Cerise sur le gâteau, l’apparition de Jérôme Deschamps comme revenu aux Deschiens, et surtout l’inénarrable Comtesse de Castiglione incarnée par Michel Fau, à la robe verte aussi improbable que le chant, le plus franc éclat de rire de la soirée.
Comme toujours dans cette maison, les chœurs demeurent admirablement préparés, et l’Orchestre Symphonique Saint-Etienne Loire rutile de tous ses pupitres, sous la direction amoureusement caressée de Laurent Touche, visiblement aussi doué avec les musiciens qu’il l’est avec les chanteurs.
Une magnifique soirée, partagée par un public enthousiaste, en somme la plus belle façon de commencer la nouvelle année.

Saint-Etienne. Grand Théâtre Massenet, 2 janvier 2014. Reynaldo Hahn : Ciboulette. Livret de Robert de Flers et Francis de Croisset. Avec Ciboulette : Bénédicte Tauran ; Antonin de Mourmelon : Julien Behr ; Duparquet : Florian Sempey ; Roger de Lansquenet : Marc Scoffoni ; Zénobie : Olivia Doray ; Le Père Grenu : Jean-Marie Frémeau ; La Mère Grenu : Guillemette Laurens ; Madame Pingret : Andrea Ferréol ; Auguste et Victor : Patrick Kabongo ; La Comtesse de Castiglione : Michel Fau ; Le directeur d’opéra : Jérôme Deschamps. Chœur Lyrique Saint-Etienne Loire. Orchestre Symphonique Saint-Etienne Loire. Direction musicale : Laurent Touche. Mise en scène : Michel Fau ; Scénographie : Bernard Fau et Citronelle Dufay ; Costumes : David Belugou ; Lumières : Joël Fabing ; Collaboration aux mouvements : Cécile Roussat ; Collaboration artistique : Laurence Equilbey ; Chef de chant : Cyril Goujon