Compte-rendu critique. Opéra. LYON, BENJAMIN, Lessons in Love and Violence, 14 mai 2019. Orchestre de l’opéra de Lyon, Alexandre Bloch.

Compte-rendu critique. Opéra. LYON, BENJAMIN, Lessons in Love and Violence, 14 mai 2019. Orchestre de l’opéra de Lyon, Alexandre Bloch. Troisième collaboration de George Benjamin avec son dramaturge fétiche, Martin Crimp, Lessons in Love and Violence renouvelle la réussite exceptionnelle de Written on Skin. Inspiré de la vie sulfureuse d’Edouard II et du théâtre élisabéthain de Christopher Marlowe, l’opéra bénéficie d’une distribution impeccable et de la lecture d’une rare efficacité de Katie Mitchell.

Créé à Londres en mai 2018, repris récemment à Hambourg, et sorti depuis en dvd, ce superbe opéra concentre l’action plus délayée chez Marlowe pour nous mener dans un huis clos d’une tension constante qui décrit la chute tragique du roi Edouard II, impliqué dans une relation mortifère avec son mignon Gaveston. La quête du pouvoir est au cœur de l’action, autour de laquelle gravitent l’ambitieux conseiller Mortimer, la reine Isabelle et le prince héritier. La musique est d’une richesse rare qui lorgne pourtant du côté de l’esthétique des origines de l’opéra, genre hybride qui est avant tout du théâtre en musique. Le chant atteint le plus souvent une épure, nonobstant un art consommé de la polyphonie (clin d’œil à la musique anglaise du XVIe siècle), qui contraste avec l’opulence de la matière orchestrale, d’une constante et infinie variété.

 

 

 

GAYGAMES OF THRONES

 

 

 

BENJAMIN George compositeur opera opera de lyon violence venice critique opera classiquenews 600x337_600x337_george_benj_at_his_place_0

 

 

 

On en devine la puissance évocatrice notamment dans les interludes qui ponctuent les sept tableaux du drame distribués en deux parties. Sur le plateau, les décors d’un lieu unique mais polyvalent, celui d’une chambre où tout se joue, ainsi que les costumes d’une grande sobriété, nous plongent dans une Angleterre aristocratique du milieu du XXe siècle, mais la froide tonalité bleutée, les tableaux alla Bacon, l’aquarium géant qui se vide progressivement de ses poissons puis de son eau, et les attributs du pouvoir, étincelants dans leur cage de verre, dépeignent une atmosphère à la fois glaciale, intemporelle et angoissante du meilleur effet.
 

 

 

 

Opera. LYON, BENJAMIN, Lessons in Love and Violence, 14 mai 2019. Orchestre de l’opera de Lyon, Alexandre Bloch2 critique opera classiquenews

 

Opera. LYON, BENJAMIN, Lessons in Love and Violence, 14 mai 2019. Orchestre de l’opera de Lyon, Alexandre Bloch 4 critique opera classiquenewsÀ la scénographie magistrale de Katie Mitchell, dont le sens aigu du théâtre ne trahit aucun temps mort, répond une distribution en tout point exemplaire. Dans le rôle du Roi, Stéphane Degout montre une maîtrise stupéfiante de son art – diction admirable, intelligence rare du texte et une présence scénique qui dans son hiératisme presque immuable révèle une palette des affects d’une grande variété. Georgia Jarman est une reine exemplaire qui impressionne par une projection toujours juste et un ambitus vocal d’une étonnante plasticité ; la hargne côtoie l’infinie tendresse, comme dans le 4e tableau où elle exprime son affection pour l’infortuné souverain. Le Mortimer de Peter Hoare a l’acuité idoine d’un rôle dramatiquement puissant, mais d’une sobriété contenue qui en accentue l’efficacité. Avec sa voix grave et ductile, Gyula Orendt campe un Gaveston d’une transparente noirceur et allie une séduction vocale et une suavité alliciante qui sied parfaitement au personnage symbolique de l’Étranger (magnifique duo avec le Roi au 6e tableau). Personnages en apparence seulement secondaires, le Jeune Garçon, puis le jeune Roi, sont superbement incarnés par le ténor Samuel Boden, dont la voix, toujours à l’aise dans les aigus cristallins, et excellemment projetée, est un objet de délectation permanent. Les autres rôles, chantés ou muets, sont tous remarquables et rendent très bien justice à cette partition de bout en bout fascinante.
Dans la fosse, Alexandre Bloch dirige les forces de l’Opéra de Lyon avec une grande précision, révélant les moindres inflexions et subtilités de ce drame lyrique qu’il est bien convenu de qualifier d’absolu chef-d’œuvre.

 

 

 

 

 

 

_________________________________

Compte-rendu. Lyon, Opéra de Lyon, Benjamin, Lessons in Love and Violence, 14 mai 2019. Stéphane Degout (Le Roi), Georgia Jarman (Isabelle), Gyula Orendt (Gaveston, L’Étranger), Peter Hoare (Mortimer), Samuel Boden (Le Garçon, Le jeune Roi), Hannah Sawle (Témoin 1, Chanteuse 1, Femme 1), Katherine Aitken (Témoin 2, Chanteuse 2, Femme 2), Andri Björn Róbertsson (Témoin 3, Fou), Ocean Barrington-Cook (La Fille), Katie Mitchell (Mise en scène), Vicki Mortimer (Décors et costumes), James Farncombe (Lumières), Joseph Alford (Chorégraphie), Orchestre de l’Opéra de Lyon, Alexandre Bloch (direction). Illustrations © Opéra de Lyon 2019

 

 

 

LILLE : 4è Symphonie de MAHLER au NOUVEAU SIECLE

Suite de l'odyssée MAHLER par l'Orchestre National de LilleLILLE, ONL : Symphonie n°4 de MAHLER, le 8 juin 2019. Après les colossales symphonies qui précèdent, 1ère, 2è, 3è, où Gustav Mahler semble se frotter à l’échelle de l’Univers tout en questionnant l’obtention du salut et la place de l’homme, la 4è est de format plus « normal », presque confidentiel (45 mn) comparée aux autres ; son amorce découle d’un lied (Wunderhorn / Le cor enchanté), déjà utilisé dans la 3è avec son motif très identifiable, et ici développé surtout dans le Finale, qui est donc pour voix de soprano et orchestre seul (pas de chœur, ni angélique ni céleste). Ce ton de confidence, comme une prière et une berceuse qui convoque notre âme d’enfant, déplut volemment aux auditeurs de la première et aux contemporains de Mahler qui ne comprenaient pas pourquoi un tel massif symphonique digne de ce nom, se termine par un adagio vocal, aussi réconfortant soit-il. Un pied de nez ourdi à la face de Beethoven et sa fabuleuse 9è, conclue en apothéose, avec choeur, solistes et orchestre.
MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncellesIci rien de tel. Plutôt le climat d’un rêve bienheureux, enchanteur. Très exactement, il s’agit du Paradis, vu par un enfant. Tendre et suggestif, le poète Mahler exprimait par le seul langage de l’orchestre la pureté de l’innocence. Simplicité, calme, candeur, enfance. Ce n’est qu’au XXè sicèle grâce aux premiers chefs pionniers de l’interprétation malhérienne, que l’auditeur moderne peut mesurer le coup de génie d’un Mahler peintre et poète, émerveillé comme un enfant par le paradis terrestre. Pour se faire, le compositeur et chef, devenu directeur de l’Opéra de Vienne, s’entend à merveille pour inventer un langage instrumental renouvelé, aérien, céleste, raffiné, des plus scintillants.

La Symphonie n°4 est la plus concise et la plus lumineuse des symphonies de Mahler. Dès son début, on embarque au pays imaginaire d’un enfant, captivés par la révélation des mondes célestes.

ATTAHIR-benjamin-portrait-annonce-concert-orchestre-national-de-lille-par-classiquenews-Benjamin-Attahir-Nouveau-Siecle-credit-Ugo-Ponte-ONLEn couplage, deux œuvres complètent le programme à Lille : Le Nach(t)spiel de Benjamin Attahir (photo ci contre) poursuit également une vision d’innocence : celle du Konzertstück de Bruch que le compositeur découvrit, ébloui, à l’adolescence. Pour interpréter cet intriguant “Postlude” ou “jeu de la nuit” (le titre Nach(t)spiel joue sur la double signification du mot), deux interprètes enivrés, inspirés, qui ont su garder leur âme et leur enthousiasme d’enfant : le directeur musical de l’ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch et le violoniste Nemanja Radulović.

________________________________________________________________________________________________

SAMEDI 8 JUIN 2019 • 18H30
Lille – Auditorium du Nouveau Siècle

GUSTAV MAHLER : SYMPHONIE N°4
ÂMES D’ENFANTS

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION : ALEXANDRE BLOCH
 / VIOLON : NEMANJA RADULOVIĆ
 / SOPRANO : ELIZABETH WATTS
CHEF

 

BRUCH
KonzertstĂĽck

ATTAHIR
Nach(t)spiel pour violon et orchestre,
Final additionnel au KonzertstĂĽck de Max Bruch

MAHLER
Symphonie n°4

 

boutonreservationBILLETTERIE EN LIGNE
INFOS & RESERVATIONS :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-4/

 

________________________________________________________________________________________________

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Soissons Cité de la Musique et de la Danse
vendredi 7 juin 20h
Infos et réservations au 03 23 59 10 12 ou au 03 23 76 77 70

________________________________________________________________________________________________

L’intégralité des symphonies du cycle Mahler seront captées avec le soutien du Crédit Mutuel Nord Europe et sont à retrouver sur la chaîne YouTube ONLille.

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch.

cycle-mahlerCOMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Christianne Stotijn (mezzo-soprano), Philharmonia Chorus, Choeur maĂ®trisien du Conservatoire de Wasquehal / ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction). Apres une Symphonie n°1 « Titan », de « lancement », puis une n°2 « RĂ©surrection », tendue, recueillie, incarnĂ©e… enfin spiritualisĂ©e en sa fin cĂ©leste, la 3ème Symphonie de Mahler, jouĂ©e ce soir au Nouveau Siècle Ă  Lille, dĂ©livre et confirme dĂ©sormais les qualitĂ©s du cycle Ă©vĂ©nement que le chef et directeur musical du National de Lille, ALEXANDRE BLOCH, dĂ©die au compositeur (qui fut aussi un grand chef). De l’Ă©nergie, une urgence continue, une intelligence des timbres, surtout une attention particulière Ă  l’architecture interne du massif malhĂ©rien… A contrario des conceptions plus « droites », objectives de certains chefs, plus extraverti que d’autres (comme les « grands ainĂ©s » tels Karajan, Haitink… sans omettre Abbado), Alexandre Bloch lui ne s’économise en rien, dansant sur le podium, habitĂ©, exaltĂ© par son sujet, avec une intensitĂ© qui rappelle … Bernstein.

 

 

MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncelles

 

 

FINALE DE COMPASSION ET D’AMOUR… Ceci nous vaut pour le dernier mouvement, le plus aĂ©rien (aux cordes surtout), des jaillissements de lyrisme flexible et amoureusement dĂ©ployĂ©, un baume pour le cĹ“ur et l’esprit, après avoir passĂ© tant d’épisodes si divers et contrastĂ©s. On n’oubliera pas ce 6è mouvement final (« Langsam. Ruhevoll. Empfunde ») qui semble comme un choral fraternel et recueilli, embrasser tous les ĂŞtres vivants (hommes et animaux) et les couvrir d’un sentiment d’amour, irrĂ©pressible et caressant. Dans son intonation, sa pâte transparente, suspendue, le mouvement prĂ©figure l’Adagietto de la 5è, ses amples respirations,sa couleur parsifalienne, sa ligne constante qui appelle et dessine l’infini…

 

 
 

 

La 3è Symphonie de Mahler par
l’Orchestre national de Lille et Alexandre Bloch

Sons et conscience de la Nature

 

 

 mahler-symphonie-3-maitrise-alex-bloch-orch-national-de-lille-critique-concerts-critique-opera-classiquenews-compte-rendu-critique-concert-musique-classique-news-classiquenews

Toutes les illustrations : © Ugo Ponte / Orchestre National de Lille 2019

 

 
 

Notre attente Ă©tait d’autant plus affĂ»tĂ©e que la 3è Symphonie de Gustav Mahler (alors âgĂ© de 34 ans) est rarement donnĂ©e si on la compare aux autres Ă©videmment; mĂŞme le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille, Jean-Claude Casadesus, malhĂ©rien distinguĂ© et reconnu, ne l’a jouĂ© avec les musiciens lillois que… trois fois (1996, 1997, puis 2006) quand on compte pas moins de 11 rĂ©alisations de la 4ème sous sa baguette !, soit de 1978 Ă  2017 ; distinguons l’enregistrement que CLASSIQUENEWS avait saluĂ© lors de sa parution par un CLIC : la Symphonie n°2 RĂ©surrection de 2017). Voila qui en dit long.

Voilà qui donne du poids aussi à la proposition d’Alexandre Bloch de jouer les 9 symphonies pendant 2019, histoire de renouer avec un répertoire qui a construit et façonné le son de l’Orchestre lillois depuis sa création. Défi aussi puisqu’il s’agit à chaque session de dévoiler la richesse de l’écriture malhérienne, tout en renouvelant encore l’engagement de tous les musiciens. Ce cycle en cours s’affirme donc comme une expérience majeure pour l’auditeur et pour les interprètes, un nouveau jalon de leur aventure musicale.

De par ses effectifs, l’ONL / Orchestre National de Lille, voit grand et peut aborder des Ĺ“uvres spectaculaires. Dans ce sens MASS, fresque dĂ©lirante, inouĂŻe s’inscrivait pour l’annĂ©e Bernstein 2018 dans cette ambition (fin de saison, juin 2018); la Symphonie des Mille, n°8 sera le prochain volet Ă  ne pas manquer. Sans avoir jamais Ă©crit d’opĂ©ras, Mahler, qui comme chef, en dirigea beaucoup (entre autres comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne) semble y synthĂ©tiser toutes les possibilitĂ©s orchestrales et lyriques, – en particulier dans sa 2è partie.
 D’opĂ©ra, il est aussi question dans la 3è, prĂ©cisĂ©ment dans l’épisode IV oĂą sort de l’ombre, Ă  la fois entitĂ© maternelle envoĂ»tante et prophĂ©tesse d’une ère Ă  venir, la mezzo (convaincante Christianne Stotjin, dĂ©jĂ  Ă©coutĂ©e dans la RĂ©surrection de fĂ©vrier dernier). Son texte empruntĂ© Ă  Nietzsche (Zarathoustra) est une exhortation adressĂ©e aux hommes, un appel, Ă  la fois berceuse et prière, une invocation et une alerte pour que chacun s’interroge sur lui-mĂŞme, sur le sens de sa vie terrestre. Le texte contient la clĂ© de l’œuvre ; sans joie, sans dĂ©passement de la souffrance, l’homme ne peut atteindre l’éternitĂ©. Encore faut-il qu’il atteigne cet Ă©tat de conscience salvateur …auquel nous prĂ©pare la musique de Mahler. Dans l’opĂ©ra imaginaire du compositeur, ce pourrait ĂŞtre une apparition magique et nocturne dont la couleur est saisissante par sa profondeur, sa justesse, sa couleur de fraternitĂ©. Chef, soliste, instrumentistes sculptent la couleur de l’hallucination ; ils en expriment idĂ©alement le caractère d’urgence et d’envoĂ»tement.

  

 

mahler symph 3 alex Bloch Orch national de lille Christianne Sotjin solo mezzo IV critique opera critique concert lille classiquenews

 

 

SPLENDEUR D’UNE NATURE A L’AGONIE… Auparavant, prĂ©lude Ă  ce surgissement inĂ©dit, Mahler n’a pas mĂ©nagĂ© son auditeur. Son orchestre plĂ©thorique embrasse toute la crĂ©ation et le monde, convoque les Ă©lĂ©ments dans leur primitive splendeur. Mais une splendeur parfois lugubre qui paraĂ®t comme en sursis : Ă©videmment l’ample premier mouvement le plus long jamais Ă©crit par Mahler (« I. Kräftig. Entschieden ») dĂ©veloppe en une mise en ordre progressive, qui s’apparente peu Ă  peu Ă  une marche, l’évocation d’un monde terrestre tellurique et chtonien, inscrit dans la gravitas la plus caverneuse (rang fourni des contrebasses…), oĂą brillent aussi tous les pupitres des cuivres : cors par 8, trombones, tuba, trompettes… MĂŞme s’il s’agit d’une vision panthĂ©iste, le regard que porte Mahler sur la crĂ©ation est froid, analytique, mordant.
Au scalpel, Alexandre Bloch en fait surgir (rugir) toutes les résonances hallucinées et souvent fulgurantes : cris, déflagrations, déchirements, plutôt que célébration bienheureuse ; même si de purs vertiges sensuels, lyriques, d’une tendresse absolue, émergent : ils s’y pressent, précipités, exacerbés jusqu’à la parodie. Le geste est clair, précis, souple : le chef dessine le plus passionnant des orages naturels, à la fois chaos et mécanique cynique singeant une marche militaire, plus ivre que majestueuse.

 

 

Grand concert Mahler par l'Orchestre OSE. Daniel Kawka, directionMAHLER ECOLOGISTE... La richesse des teintes, le creuset des accents et des nuances simultanées forment une matrice orchestrale et un maelström symphonique d’une irrésistible puissance. Pour nous, en écho à notre planète martyrisée et au règne animal sacrifié, agonisant, ce premier mouvement exprime les tensions qui soumettent une terre à l’agonie : et nous voyons clairement dans les éclairs et les fulgurances (appels des trompettes, danse lugubre des bassons, solo du trombone…) que dessinent l’énergie du chef, l’indice d’une conscience visionnaire, celle d’un Mahler plus que panthéiste: animaliste, écologiste… Le chant de son orchestre exprime la conscience doloriste de la Nature, la mise à mort des espèces animales, le cri de la terre qui se convulse, meurt et ressuscite à chaque battement de la grosse caisse, battement sourd et délicat à la fois, (à peine audible mais si présent cependant ce soir) sur lequel s’organise et se déploie toute la mécanique orchestrale, du début à la fin de ce premier acte sidérant. Passionnante lecture.

On ne passera pas en revue chaque séquence suivante, à la loupe, pourtant l’acuité et l’analyse que sait développer le chef, affirment davantage sa compréhension, sa conception très juste de tous les climats qui sont nés dans l’esprit de Mahler, que l’on aime imaginer, chaque été, dans son cabanon de travail, véritable balcon sur la Nature, miraculeuse, fragile, impérieuse…

Le II est ainsi depuis le premier solo instrumental (hautbois) une claire évocation florale dont l’activité et le chatoiement des couleurs (transparent et détaillé) contrastent avec le tragique tellurique qui a déferlé précédemment. Les combinaisons de timbres préfigurent déjà ce que sera la parure de la 4è (clarinette).
Puis Alexandre Bloch enchaĂ®ne le III (« Comodo. Scherzando. Ohne Hast ») : d’abord suractivitĂ© instrumentale qui caractĂ©rise chaque espèce animale de la forĂŞt ; puis, surprenant rupture de climat avec l’enchantement suspendu du cuivre soliste dans la coulisse, – nouveau surgissement du songe le plus pur et le plus angĂ©lique (l’idĂ©al d’innocence et d’insouciance auquel rĂŞve le compositeur) dont la ligne aussi nous Ă©voque le voyage de Siegfried sur le Rhin (Wagner) par son caractère onirique, Ă©perdu, magicien, la distanciation spatiale, le souffle poĂ©tique… La souplesse et le tact du musicien soliste affirment ce caractère de nocturne enchantĂ©, et toute la grâce du mystère de la nature. Que n’a t on assez dit de ce troisième mouvement, qu’il Ă©tait vĂ©ritable expression d’une conscience enfin accordĂ©e aux animaux ?

 

 

MAHLER symphonie 3 orch national de lille solo piston III critique concert classiquenews

 

 

Après le IV, – exhortation nietszchĂ©enne-, l’épisode V fait intervenir le chĹ“ur des femmes et la maĂ®trise des enfants, dĂ©fenseurs zĂ©lĂ©s, articulĂ©s du salut permis au coupable Pierre (« la joie cĂ©leste a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  Pierre / Par JĂ©sus et pour la bĂ©atitude de tous. »)

Enfin c’est l’Adagio final, apaisement, réconciliation, acte de pardon et d’amour général dont le chef étire le ruban orchestral avec une tension et une détente qui creusent encore et encore l’unisson voluptueux des cordes : c’est à la fois un choral spirituel et le plus bel acte de fraternité, de compassion, comme de renoncement. L’indice, franc et vertigineux, retenu, suspendu que la lumière est atteinte. Et avec le chef, d’une sensibilité affûtée, entraînante … que la hauteur souhaitée et l’état de conscience qui lui est inhérente, réalisés.
Il n’y a que chez Mahler que l’auditeur peut éprouver telle expérience. Alexandre Bloch s’avère notre guide  inspiré et  communicatif. A suivre. Reprise ce soir à Amiens de la 3è Symphonie. Prochain volet du cycle des 9 symphonies de Mahler avec l’Orchestre National de Lille, samedi 8 juin à 18h30 (Symphonie n°4) ; puis, Symphonie n°5 (et son Adagietto suspendu, aérien.), vendredi 28 juin 2019, 20h (toujours à l’Auditorium du Nouveau siècle de Lille)… RV pris.

 

 
CLASSIQUENEWS-maestro-alexandre-Bloch-lille-nouveau-siecle-cycle-mahler-symphonies-2019-critique-concerts-critique-opera-musique-classiquenews

  

 

________________________________________________________________________________________________

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Christianne Stotijn (mezzo-soprano), Philharmonia Chorus, Choeur maîtrisien du Conservatoire de Wasquehal / ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction).

 

  

 

________________________________________________________________________________________________

 

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-Mahler 

 

VIDEO : replay FRANCE 3 Hauts de Seine
Revoir et récouter la Symphonie n°3 de Gustav Mahler
par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/concert-regardez-direct-symphonie-ndeg3-gustav-mahler-mercredi-3-avril-20h-1648220.html

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Alexandre Bloch
Mezzo-soprano : Christianne Stotijn
Philharmonia Chorus
Chef de choeur : Gavin Carr
Choeur maîtrisien du Conservatoire de Wasquehal
Chef de choeur : Pascale Dieval-Wils
Violon solo : Fernand Iaciu

 

  

  

 

LILLE, ONL. Alexandre BLOCH dirige la 3è Symphonie de Mahler

INTEGRALE MAHLER Ă  LILLELILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch pilote l’orchestre National de Lille, son orchestre puisqu’il en est le directeur musical, dans une Ă©popĂ©e Ă  risques, mais spectaculaire et singulière : les 9 symphonies de Gustav Mahler, architecte visionnaire dont le souffle, le goĂ»t des timbres, et le sens des Ă©tagements s’avèrent sous la baguette du maestro… passionnants Ă  suivre. Jusqu’en juin 2019, le premier objectif est de jouer les 5 premières symphonies. Un marathon qui expose les musiciens Ă  de multiples dĂ©fis. Après les Symphonies 1 et 2, voici venir les 3 et 4 avril prochains, la symphonie n°3, moins connue car moins jouĂ©e. Un nouvel Ă©difice dont les dimensions correspondent manifestement Ă  l’Orchestre lillois que la grande forme ne fait pas fuir, bien au contraire. On l’a rĂ©cemment vu en fin de saison dernière dans la flamboyance fraternelle, dĂ©jantĂ©e, humaniste de la partition Mass de Leonard Bernstein, formidable expĂ©rience humaine et artistique par laquelle chef et orchestre fĂŞtaient le centenaire Bernstein 2018. Un dispositif regroupant de nombreuses phalanges locales (orchestres d’harmonies, chorales et chĹ“urs, sans compter les chanteurs acteurs « jouant » leur partie sur la scène de ce rituel paĂŻen polymorphe… Et si la maestro savait mieux qu’aucun autre, rĂ©tablir l’humain au cĹ“ur de partitions pourtant colossales ?
Entretien avec Alexandre Bloch à propos de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler, à l’affiche du Nouveau Siècle à Lille le 3 avril (concert repris le 4 avril à la Maison de la culture d’Amiens). Propos recueillis en mars 2019.

 

 

 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille poursuivent leur cycle MAHLER 2019 

Les enjeux de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler

 

bloch-alexandre-mahler-symphonie-n°2-resurrection-chef-de-face-concert-critique-classiquenews-compte-rendu-concert-symphonique-critique

 

 

QUELQUES CLÉS DE COMPRÉHENSION… POUR LA 3ème de MAHLER. En 2019, cap sur Mahler : un nouvel eldorado dont les promesses ciblent le grand frisson symphonique. Pour mieux comprendre la structure et le sens de ce nouvel opus, nous avons posé quelques questions au Maestro, qui venait de diriger en Allemagne, la symphonie la plus sombre et bouleversante de Tchaikovski, le 6è (« Pathétique », le 18 mars dernier à la Tonhalle de Düsseldorf, à la tête du Düsseldorfer Symphoniker).
« C’est un Ă©cart total d’une symphonie Ă  l’autre”, nous prĂ©cise Alexandre Bloch. « Si la 6è et dernière symphonie de Tchaikovski est des plus tragiques, la 3è de Mahler s’achève dans l’espĂ©rance, mais Ă  la diffĂ©rence de la 2è, RĂ©surrection, il n’y est pas question de la souffrance ni des peines inĂ©vitables qui sont le prĂ©alable nĂ©cessaire Ă  la rĂ©surrection finale. Dans la 3è Symphonie, Mahler exprime son admiration pour la Nature, pour toutes les crĂ©atures terrestres. Et comme les prĂ©cĂ©dentes, la 3è prĂ©pare au dernier mouvement qui incarne un fabuleux message d’optimisme et de sĂ©rĂ©nité ».

Parmi les temps forts de l’opus achevé à l’été 1896 (mais qui ne sera créé qu’en… 1902), le chef distingue l’ampleur du premier mouvement : « c’est l’un des plus longs et des plus développés jamais écrits par Mahler ; c’est un monde à lui seul, et terminé en dernier, comme une pièce à part, distinct des 5 autres parties. Le souffle emporte cette première et vaste fresque préliminaire dans laquelle le compositeur affirme si l’on en doutait, son génie du contrepoint. La force d’évocation y est spectaculaire. »

 

 

Mahler_gustav_profilLABORATOIRE INSTRUMENTAL et VISION PANTHÉISTE… Notez-vous d’autres points importants ? « L’intelligence de la construction est comme pour les symphonies prĂ©cĂ©dentes, captivante. Mahler est un architecte : les 3 premiers mouvements s’inscrivent dans la terre (d’oĂą leurs couleurs graves et sombres) ; les 3 derniers expriment une Ă©lĂ©vation progressive, jusqu’à l’Adagio final, – en rĂ© majeur, vaste chant d’amour. J’aimerai aussi souligner le champs des expĂ©rimentations que dĂ©veloppe Mahler sur le plan instrumental : je retrouve comme dans la 2è Symphonie, des alliages souvent remarquables par leur pertinence, leur justesse, entre autres, dans l’évocation des espèces terrestres, vĂ©gĂ©tales et animales (2è et 3è mouvements) mais il ne s’agit pas de simples descriptions car le langage de Mahler va au delĂ  de l’illustration (…) ; Enfin, la 3è est traversĂ©e par une hauteur de vue phĂ©nomĂ©nale : la 2è nous parlait du destin de l’homme ; ici, il s’agit d’un hymne Ă  la Nature, de la place de l’homme ; la vision est très large et bien sĂ»r l’on peut parler du panthĂ©isme de Mahler, lequel s’accomplit dans le sublime Adagio final ».

 

orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-cycle-mahler-2019-critique-annonce-par-classiquenews-

________________________________________________________________________________________________

LILLE, les 3 et 4 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. 20h. RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

 

resurrection-symph-2-mahler-ONL-alexandre-bloch-face-chef

 

Illustrations : Alexandre Bloch (© Ugo Ponte / ONL) – Gustav Mahler

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

LIRE notre présentation du concert : Symphonie n°3 de Gustav Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/lille-3eme-symphonie-de-mahler-par-lorchestre-national-de-lille/

 

VISITER le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

 

 

 

VISIONNER les Symphonies de Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille sur la chaîne Youtube de l’ONL / Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/user/ONLille/videos
(Accessibles : les symphonies n°1 Titan, n°2 Résurrection, de nombreux entretiens et explications sur les symphonies par les musiciens de l’orchestre, par Alexandre Bloch

 

 

 

 

 

VOIR la Symphonie n°3 de Mahler par Leonard Bersntein / Wiener Philharmoniker / VIENNE 1973
https://www.youtube.com/watch?v=1AwFutIcnrU

 

LILLE, ONL. Alexandre BLOCH dirige la 3è Symphonie de Mahler

INTEGRALE MAHLER Ă  LILLELILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch pilote l’orchestre National de Lille, son orchestre puisqu’il en est le directeur musical, dans une Ă©popĂ©e Ă  risques, mais spectaculaire et singulière : les 9 symphonies de Gustav Mahler, architecte visionnaire dont le souffle, le goĂ»t des timbres, et le sens des Ă©tagements s’avèrent sous la baguette du maestro… passionnants Ă  suivre. Jusqu’en juin 2019, le premier objectif est de jouer les 5 premières symphonies. Un marathon qui expose les musiciens Ă  de multiples dĂ©fis. Après les Symphonies 1 et 2, voici venir les 3 et 4 avril prochains, la symphonie n°3, moins connue car moins jouĂ©e. Un nouvel Ă©difice dont les dimensions correspondent manifestement Ă  l’Orchestre lillois que la grande forme ne fait pas fuir, bien au contraire. On l’a rĂ©cemment vu en fin de saison dernière dans la flamboyance fraternelle, dĂ©jantĂ©e, humaniste de la partition Mass de Leonard Bernstein, formidable expĂ©rience humaine et artistique par laquelle chef et orchestre fĂŞtaient le centenaire Bernstein 2018. Un dispositif regroupant de nombreuses phalanges locales (orchestres d’harmonies, chorales et chĹ“urs, sans compter les chanteurs acteurs « jouant » leur partie sur la scène de ce rituel paĂŻen polymorphe… Et si la maestro savait mieux qu’aucun autre, rĂ©tablir l’humain au cĹ“ur de partitions pourtant colossales ?
Entretien avec Alexandre Bloch à propos de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler, à l’affiche du Nouveau Siècle à Lille le 3 avril (concert repris le 4 avril à la Maison de la culture d’Amiens). Propos recueillis en mars 2019.

 

 

 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille poursuivent leur cycle MAHLER 2019 

Les enjeux de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler

  

 

bloch-alexandre-mahler-symphonie-n°2-resurrection-chef-de-face-concert-critique-classiquenews-compte-rendu-concert-symphonique-critique

 

 

QUELQUES CLÉS DE COMPRÉHENSION… POUR LA 3ème de MAHLER. En 2019, cap sur Mahler : un nouvel eldorado dont les promesses ciblent le grand frisson symphonique. Pour mieux comprendre la structure et le sens de ce nouvel opus, nous avons posé quelques questions au Maestro, qui venait de diriger en Allemagne, la symphonie la plus sombre et bouleversante de Tchaikovski, le 6è (« Pathétique », le 18 mars dernier à la Tonhalle de Düsseldorf, à la tête du Düsseldorfer Symphoniker).
« C’est un Ă©cart total d’une symphonie Ă  l’autre”, nous prĂ©cise Alexandre Bloch. « Si la 6è et dernière symphonie de Tchaikovski est des plus tragiques, la 3è de Mahler s’achève dans l’espĂ©rance, mais Ă  la diffĂ©rence de la 2è, RĂ©surrection, il n’y est pas question de la souffrance ni des peines inĂ©vitables qui sont le prĂ©alable nĂ©cessaire Ă  la rĂ©surrection finale. Dans la 3è Symphonie, Mahler exprime son admiration pour la Nature, pour toutes les crĂ©atures terrestres. Et comme les prĂ©cĂ©dentes, la 3è prĂ©pare au dernier mouvement qui incarne un fabuleux message d’optimisme et de sĂ©rĂ©nité ».

Parmi les temps forts de l’opus achevé à l’été 1896 (mais qui ne sera créé qu’en… 1902), le chef distingue l’ampleur du premier mouvement : « c’est l’un des plus longs et des plus développés jamais écrits par Mahler ; c’est un monde à lui seul, et terminé en dernier, comme une pièce à part, distinct des 5 autres parties. Le souffle emporte cette première et vaste fresque préliminaire dans laquelle le compositeur affirme si l’on en doutait, son génie du contrepoint. La force d’évocation y est spectaculaire. »

 

 

Mahler_gustav_profilLABORATOIRE INSTRUMENTAL et VISION PANTHÉISTE… Notez-vous d’autres points importants ? « L’intelligence de la construction est comme pour les symphonies prĂ©cĂ©dentes, captivante. Mahler est un architecte : les 3 premiers mouvements s’inscrivent dans la terre (d’oĂą leurs couleurs graves et sombres) ; les 3 derniers expriment une Ă©lĂ©vation progressive, jusqu’à l’Adagio final, – en rĂ© majeur, vaste chant d’amour. J’aimerai aussi souligner le champs des expĂ©rimentations que dĂ©veloppe Mahler sur le plan instrumental : je retrouve comme dans la 2è Symphonie, des alliages souvent remarquables par leur pertinence, leur justesse, entre autres, dans l’évocation des espèces terrestres, vĂ©gĂ©tales et animales (2è et 3è mouvements) mais il ne s’agit pas de simples descriptions car le langage de Mahler va au delĂ  de l’illustration (…) ; Enfin, la 3è est traversĂ©e par une hauteur de vue phĂ©nomĂ©nale : la 2è nous parlait du destin de l’homme ; ici, il s’agit d’un hymne Ă  la Nature, de la place de l’homme ; la vision est très large et bien sĂ»r l’on peut parler du panthĂ©isme de Mahler, lequel s’accomplit dans le sublime Adagio final ».

  

 

orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-cycle-mahler-2019-critique-annonce-par-classiquenews-

 
 

 
 

________________________________________________________________________________________________

LILLE, les 3 et 4 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. 20h. RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

 

resurrection-symph-2-mahler-ONL-alexandre-bloch-face-chef

 

Illustrations : Alexandre Bloch (© Ugo Ponte / ONL) – Gustav Mahler

  

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

LIRE notre présentation du concert : Symphonie n°3 de Gustav Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/lille-3eme-symphonie-de-mahler-par-lorchestre-national-de-lille/

 

VISITER le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

 

 

 

VISIONNER les Symphonies de Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille sur la chaîne Youtube de l’ONL / Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/user/ONLille/videos
(Accessibles : les symphonies n°1 Titan, n°2 Résurrection, de nombreux entretiens et explications sur les symphonies par les musiciens de l’orchestre, par Alexandre Bloch

 

 

 

 

 

VOIR la Symphonie n°3 de Mahler par Leonard Bersntein / Wiener Philharmoniker / VIENNE 1973
https://www.youtube.com/watch?v=1AwFutIcnrU
 
 

 
 

 

CD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : Poème de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha)

chausson poeme amour et mer alexandre bloch gens orchestre national de lille cd annonce critique cd review cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : Poème de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha). Entre Berlioz et CĂ©sar Franck dont il fut l’élève, Ernest Chausson (mort Ă  44 ans en juin 1899) impose aujourd’hui un gĂ©nie Ă  part d’autant qu’il reste mĂ©connu. A l’époque du wagnĂ©risme europĂ©en et bientĂ´t du premier Debussy symboliste, Chausson compose sur une dĂ©cennie (1882 – 1892) un cycle sans Ă©quivalent dans la littĂ©rature romantique française : Le Poème de l’Amour et de la Mer (1882 – 1892), qui est Ă  la fois cycle de mĂ©lodies ou cantate profane, poème symphonique ou symphonie. C’est un creuset bouillonnant d’idĂ©es mĂ©lodiques et harmoniques dont il extrait en 1886, le dernier volet, Le Temps des lilas, jouĂ© depuis comme une mĂ©lodie Ă  part (pour voix et piano).

gens veronique melodies duparc hahn chausson alpha cd critique compte rendu review account of CLASSIQUENNEWS CLIC de classiquenews octobre 2015La soprano française Véronique Gens enregistre ce cycle pour la première fois, ayant déjà gravé Le Temps des Lilas (avec Susan Manoff au piano pour son disque Néère / ALPHA 215, clic de classiquenews en octobre 2015 : LIRE ici notre critique du cd Néère / Véronique Gens),un recueil pleinement abouti, qui « hypnotise par la justesse des couleurs, la précision allusive de chaque mot vocal » écrivait notre rédacteur Ernst Van Beck …

 

 

 

 

resurrection-symph-2-mahler-ONL-alexandre-bloch-face-chef

 

 

 

 

Dans ce nouveau cd Ă©ditĂ© par Alpha dĂ©but mars 2019, VĂ©ronique Gens retrouve ici un orchestre familier, l’Orchestre National de Lille, sous la direction de son directeur musical, Alexandre Bloch (qui poursuit en 2019, un cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux 9 symphonies de Mahler). Plus rare encore et de caractères proches, la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) complète ce programme : c’est le sommet du rĂ©pertoire français, jalon aussi dĂ©cisif que la Symphonie en rĂ© mineur de Franck dont Chausson bien qu’élève de Massenet, partage le mysticisme et l’idĂ©alisme esthĂ©tique. Concrètement la Symphonie de Chausson prolonge la voie tracĂ©e par Franck, en faisant une Ă©tonnante et très originale synthèse entre les couleurs et l’ampleur de Wagner, son dramatisme noir, l’élĂ©vation françkiste et dĂ©jĂ  dans les couleurs et la transparence, la voluptĂ© allusive de l’impressionnisme Ă  venir. On y dĂ©tecterait presque aussi, cette clartĂ© faurĂ©enne qui Ă©claire la Suite PellĂ©as et MĂ©lisande … de FaurĂ© (alors Ă©crite Ă  la mĂŞme pĂ©riode). La Symphonie de Chausson, crĂ©Ă©e Ă  Paris en 1891 (SociĂ©tĂ© nationale de musique, salle Erard) est un jalon essentiel du romantisme français : elle s’inscrit dans le sillon des opus rĂ©volutionnaires et de synthèse comme la Fantastique de Berlioz (1830), la Symphonie avec orgue de Saint-Sans (1886) et Ă©videmment la Symphonie en rĂ© de son maĂ®tre CĂ©sar Franck (composĂ©e peu avant et crĂ©Ă©e en … 1889). L’accueil est un triomphe que confirme la reprise en 1897 au Cirque d’hiver, par la Philharmonie de Berlin sous la direction de son directeur musical d’alors, Arthur Nikisch. Grand amateur d’art et collectionneur de tableaux (impressionnistes et symbolistes, sans omettre Degas et Manet…), Chausson a dĂ©diĂ© sa seule symphonie qui nous soit parvenue, au peintre Henry Lerolle (son beau-frère). Prochaine grande critique du cd CHAUSSON par l’orchestre National de Lille / Alexandre Bloch dans le mag cd dvd livres de classiquenews

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

CD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : Poème de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha)

 

 

 

 

 

 

 

 

LILLE, 3ème Symphonie de Mahler par l’Orchestre National de Lille

cycle-mahlerLILLE, ONL : MAHLER : Symph n°3, les 3 et 4 avril 2019. Suite de l’épopée des symphonies de Gustav Mahler par l’ONL Orchestre National de Lille sous la direction de l’impétueux et introspectif Alexandre Bloch, pilote majeur de ce cycle orchestral événement à Lille. Après les Symphonies n°1 « Titan », n°2 « Résurrection, voici la 3è, moins connue, moins jouée. C’est pourtant l’un des volets orchestralement les plus riches, expression libre d’un sentiment de communion avec la Nature…

Après avoir atteint le sentiment d’éternité et l’expérience de la Résurrection, ni plus ni moins, dans l’ultime mouvement de sa deuxième symphonie (Finale en apothéose et lévitation où le ciel s’ouvre enfin…), Mahler pour sa Troisième symphonie, conservant la nostalgie des hauteurs célestes, compose un partition qui logiquement se place à l’échelle du cosmos. L’exaltation spirituelle et mystique développée dans la Deuxième symphonie, « Résurrection », le laisse à la même altitude, un état d’ascension vertigineux, cultivée ici avec une plénitude exceptionnelle (en particulier dans le Minuetto)
MAHLER_GUSTAV_UNE_veranstaltungen_gustav_mahler_musikwochen_024_gustav_mahler_musikwochen_bigA 34 ans, l’homme qui se sent asphyxié par son activité comme directeur d’opéra, – à Hambourg-, ne disposant que d’un temps trop compté pour composer (l’été), la seule activité qui compte réellement, veut en se mesurant à l’échelle universelle, démontrer sa pleine maturité de compositeur. Avec lui, le cadre symphonique gagne de nouveaux horizons, des perspectives jusque là inconnues. Affirmation d’un démiurge symphonique, la Troisième approfondit davantage le rapport unissant l’homme et la nature.

________________________________________________________________________________________________

LILLE, Auditorium du Nouveau Siècleboutonreservation
Orchestre National de Lille
Mercredi 3 avril 2019, 20h

 

MAHLER
Symphonie n°3
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE  /  
CHRISTIANNE STOTIJN, mezzo soprano
ALEXANDRE BLOCH, direction

CHŒURS PHILHARMONIA CHORUS
CHEF DE CHŒUR : GAVIN CARR
CHŒUR MAÎTRISIEN DU CONSERVATOIRE DE WASQUEHAL
CHEF DE CHŒUR : PASCALE DIEVAL-WILS
CHEF ASSISTANT : JONAS EHRLER

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

__________________

Concert repris jeudi 4 avril 2019
Ă  Amiens, Maison de la culture
Infos et réservations
au 03 22 97 79 77 ou sur maisondelaculture-amiens.com

________________________________________________________________________________________________

LA NATURE, source éternelle, apaisante…

MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerGENESE… A l’été 1895, Mahler retrouve son ermitage au bord du lac d’Attersee. La solitude recherchée, le désir de faire communion avec l’élément naturel, la contemplation de la nature lui inspirent le goût vital de l’immensité. La proche végétation entourant sa cabane de compositeur marque le climat du menuet Blumenstück (morceau de fleurs), déjà cité. La contemplation lui ouvre un univers de sensations inédites, en particulier le sentiment d’une pure jubilation suscitée par le motif naturel. A la manière des impressionnistes qui ont renouvelé la perception du plein air et transformé radicalement les modes et règles du paysage, en recherchant toujours plus loin et plus intensément la véritable perception rétinienne sur le motif naturel, Mahler emprunte des chemins similaires. Rien ne compte davantage que cette retraite au sein du cœur végétal, dans la captation directe des éléments.
Conscient de l’immensité de la tâche à venir, il couche d’abord le déroulement d’un programme : le titre en est : « songe d’un Matin d’été ». C’est l’époque où il lit Nietzsche (le Gai savoir). Ses lectures lui donne des pistes formulées dans de nouveaux titres : « l’arrivée de l’été » ou « l’éveil de Pan » (dont le sujet annonce la trame de sa future 7ème symphonie, la plus personnelle de ses œuvres et intimement liée à sa propre expérience de la Nature). Finalement son premier mouvement, s’intitulera « le Cortège de Bacchus » : l’aspect dyonisiaque de l’élément naturel le touche infiniment plus que la vision ordonnée d’une nature maîtrisée, à l’échelle humaine. L’univers mahlérien plonge dans le mystère et l’équilibre éternellement recommencé des forces en présence.
Au final, Mahler compose à l’été 1895, son premier mouvement ou partie I, de loin le plus ample et long prélude symphonique jamais écrit (plus de trente minutes), poussant plus loin le gigantisme de la Deuxième Symphonie, en son final spectaculaire et mystique.… C’est que le point de vue des deux symphonies précédentes, est totalement différent : Mahler semble se placer à la droite de Dieu, contempler, embrasser, exprimer la grandeur indicible de la Création. Il compose ensuite les quatre mouvement qui suivent et qui constituent les trois quart de la Seconde partie.
A l’été 1896, Mahler affine les ébauches de 1895…

________________________________________________________________________________________________

LIRE la suite de la genèse de la symphonie n°3 de Gustav Mahler ici
(Symphonie n°3 de Gustav MAHLER par le chef mahlérien Rafael KUBELIK)
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-3-eme-symphonie-rafael-kubelik/

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

En direct sur la chaîne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille / ONL
Ă  partir de 20h
https://bit.ly/2Sjlo6M

Et pendant tout le cycle, jusqu’au 30 avril 2020, l’intégralité des 9 symphonies sera accessible la chaîne You Tube ONLille:
https://bit.ly/2Sjlo6M

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Alexandre BLOCH

LIRE aussi notre critique de la Symphonie  Résurrection par Alexandre BLOCH

 

 

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

VIDEO : prĂ©sentation vidĂ©o des symphonies de Gustav Mahler par Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw 

https://www.youtube.com/watch?v=ACFvSpBDXV0&feature=youtu.be

 

 

 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

Illustration : © Ugo Ponte / ONL – Orchestre National de Lille 2019

 

________________________________________________________________________________________________

 

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

 

COMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, le 28 fév 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection ». Orch National de Lille / Alexandre Bloch.

cycle-mahlerCOMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, Nouveau Siècle, le 28 février 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection ». Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch. La première Symphonie Titan marquait déjà l’ampleur d’une écriture très inspirée. Premier essai, premier coup de génie (1). Dans la 2è Symphonie, l’architecture s’élève encore : du tumulte initial, l’énergie gravit peu à peu la montagne, jusqu’à édifier une cathédrale… spirituelle et mystique. Alexandre Bloch nous conduit dans ce cheminement qui fait de la Symphonie n°2 une symphonie de compassion, de délivrance, une formidable machine cathartique et salvatrice.

 
 
 

resurrection-symph-2-mahler-ONL-alexandre-bloch-face-chef

 
 
 

Le premier mouvement marque d’emblĂ©e l’échelle du cadre symphonique : colossale voire abyssale. Le souffle, la dimension n’ont jamais Ă©tĂ© Ă  ce point aussi grandioses, – les contrastes enchaĂ®nĂ©s, aussi vertigineux… dans la pensĂ©e, autant que dans les nouvelles sonoritĂ©s et trouvailles esthĂ©tiques requises pour en exprimer l’énergie. Au dĂ©but, le chant âpre des contrebasses mène la danse (comme le dĂ©but de la Walkyrie de Wagner en une sorte de chevauchĂ©e nocturne, ivre, panique), puis c’est la prière des hautbois Ă  l’élĂ©gance toute racĂ©e ; ainsi s’affirme le balancement jamais rĂ©solu entre dĂ©sarroi dĂ©pressif et viscĂ©rale espĂ©rance d’un Mahler accablĂ© par le destin. Les cuivres clament cette prise de conscience supĂ©rieure qui se fait onctueuse douceur aux cordes, clarinettes et cors.
Alexandre Bloch fait surgir comme un matrice bouillonnante le mouvement des forces contraires et pourtant concomitantes, avec une franchise de ton et la volonté d’en découdre après avoir exposé toutes les cartes d’un jeu trouble à son début. Fureur contre l’adversité, impuissance face aux éléments contraires et dépression profonde (marche des harpes), et pourtant, toujours, indéfectible foi… Tout est là, à la fois d’une clarté lugubre et d’une tendresse terrorisée mais tenace. C’est d’ailleurs cette résistance coûte que coûte, et cette opiniâtreté qui cimentent toute la construction comme elle inspire la formidable énergie du chef.

 
 
 
 
 
 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille réalisent la prodigieuse métamorphose à l’œuvre dans la 2è Symphonie de Mahler…

SAUVAGERIE, COMPASSION, RESURRECTION

 
 
 
resurrection-symphonie-2-mahler-tutti
 
 
 

Critiqué vertement par son modèle, Hans von Bulow (le créateur de Tristan) et grand défenseur alors de Richard Strauss, Mahler qui lui avait fait écouté l’esquisse de la 2è (en son premier mouvement dénommé Totenfeier, « fête des morts », mouvement indépendant achevé dès 1888), ne se laisse pas décourager. Bien au contraire. Chevillé au corps, l’exercice de composition est une nécessité vitale.
Ce combat pour s’affirmer, cette clairvoyance pleinement assumée se précisent dans la magma de la 2è, dès son premier mouvement initial (Allegro maestoso), véritable cathédrale sonore où s’affrontent toutes les forces en présence, apparentes puissances contradictoires, en fait pilier d’un monde symphonique nouveau où Mahler dans les faits, fusionne et Wagner, et Bruckner, et toutes les narrations symphoniques connues jusque là, organisant peu à peu le chaos du début, récapitulant, architecturant son grand œuvre en devenir… afin d’éclairer l’orchestre par sa propre voix.

C’est dans ce bain primordial, cet élan en structuration que nous convie Alexandre Bloch, exploitant toutes les riches alliances de timbres, les frottements de sonorités d’une page blanche, dont l’essence est expérimentale. Le chef aime piloter les instrumentistes jusque dans leurs retranchements sonores ultimes : caresses des cordes, à l’ivresse éperdue dont les cors amoureux se font l’écho…
La palette est infinie et suscite bien des climats contrastés, dont l’apparente insouciance (tapisserie miroitante de l’harmonie des vents et des bois) n’écarte jamais un soubresaut d’angoisse sourde, souterraine (carillon des harpes). Ici règnent l’abandon espéré et le sentiment d’une terreur présente, profonde, non encore clairement élucidée. Voilà qui est posé, franchement, dans ce premier mouvement où tout est dit, condensé, en une flamboyante sauvagerie.

Le second mouvement (Andante moderato) débute après une pause marquée selon le voeu de Mahler lui-même (à 32mn44), comme pour mieux absorber la charge terrible du premier mouvement (mouvement indépendant en soi, du fait de l’histoire de sa genèse). L’allant flexible et chantant de cette nouvelle séquence est plus calme (flûte et harpe), mais n’écarte pas non plus l’accent à peine canalisé de nouvelles menaces. Mais ici règne le miel réconfortant d’une grande guitare (pizz des cordes, soulignés par la flûte), source d’un réconfort imprévu (glissandi amoureux des cordes).

Le 3è, Scherzo (43mn31) est ciselé comme un balancement hypnotique d’une souplesse qui se convulse et est prête à déraper. Un déséquilibre prêt à rompre le fil et l’équilibre : le héros reprend son chemin, comme enivré par son propre enthousiasme (rondeur souple des clarinettes, vivacité des flûtes, à laquelle répond la joie des hautbois…). Le promeneur fanfaronne et l’orchestre s’éveille à la grandeur du paysage et des cimes qui se précisent : comme saisi et surpris par l’ampleur du paysage qui l’environne soudain, le marcheur contemple la démesure des forces auxquelles il doit se confronter. Ce vertige, Alexandre Bloch nous le fait ressentir avec des décharges millimétrées, une attention spécifique aux petits détails de l’orchestration, toujours savoureuse.
D’un oeil cinématographique, jouant sur les échelles, le chef demeure à l’affût de la moindre inflexion contenue dans la partition, et qui dévoile le relief du paysage. Ses parts d’ombre, ses contours annonces de la vie céleste…

Puis à 53mn57, est enchainé l’Urlicht : texte entonné par la mezzo (Christianne Stotijn) dont le cuivre vocal répond à la fanfare lointaine qui redessine un paysage assagi, claire référence à un choral d’apaisement. La soliste répand ce baume qui efface toute douleur, toute détresse, laissant envisager ce qui était jusque là refusé : l’ascension vers le ciel (élévation des corps exprimé par le hautbois qui s’enlace à la voix). Ici surgit l’extase mystique d’un Mahler spirituel : « De dieu je viens et veux retourner à Dieu ».

Alexandre Bloch fait entendre alors le tumulte du cosmos, déchirure, déflagration qui sonne comme une porte qui s’ouvre (à la façon de la scène de révélation de la Femme sans ombre de Richard Strauss)… De fait, nous ne sommes pas loin de l’opéra ; du moins dans cette scène, aux jalons mystiques d’une intensité irrésistible, Mahler écrit son oratorio le plus inspiré. A 1h01mn18 : les cuivres expriment enfin l’échelle du céleste qui rejoint la terre et lui permet de gravir la passerelle vers l’éternité (marches énoncées par la harpe)…

Les 30 dernières minutes de ce Finale grandiose, apothéose ultime de l’architecture ascensionnelle décrivent la cité idéale qui paraît alors au pèlerin, les plaintes de ce dernier, sa prière face au Créateur ; la perte de l’espoir, et le vertige de l’abandon… (1h05mn puis 1h09m50).

 
 
 

resurrection-symph-2-mahler-kate-royal-sotjin-soliste-mezzo-sop-orch-national-de-lille-alexandre-bloch-classiquenews-critique-concert-classiquenews

 
 
 

Alors s’exprime la promesse de la Résurrection pour celui qui a cheminé aussi durement. C’est la rémission tant espérée (1h06mn19) qui se profile (rébus et résolution de l’énigme aux trombones / bassons majestueux)
L’immense clameur d’espérance surgit et se renforce , puis la paix se profile (1h16mn), l’éternité répond (fanfare à 1h17mn43)…

Enfin le chœur (1h20mn04) murmurant énonce la délivrance et la béatitude espérée… Par la voix de la soprano (Kate Royal à 1h21mn49) -, enfin tout est exaucé, pardonné, permis : « Tu ressusciteras mon corps »
Ce à quoi Mahler répond par la voix de la mezzo (1h26mn57), dans un texte qui est de lui : « Ce à quoi tu as aspiré, est à toi / A toi ce que tu as aimé, ce que tu as conquis », sublime émancipation, ultime courage contre l’adversité… et réconfort pour les êtres doués d’une volonté supérieure (« Ce que tu as enduré te portera vers Dieu »). L’œuvre de compassion se réalise enfin par le cri du chœur qui droit aux côtés des deux anges intercesseurs, élève le pêcheur terrassé.

Le Paradis est donc au bout du chemin. Mais avant, … quelles épreuves et quel découragement, quelles angoisses et quelles paniques faut-il éprouver. Le grand bain orchestral, forge et matrice exutoires nous le font entendre, dans un fracas expressif que la direction d’Alexandre Bloch enveloppe d’une tension toute humaine, et même dans sa résolution progressive (au sein du Finale bouleversant), fraternelle et si naturellement familière.

 
 
 

bloch-alexandre-mahler-symphonie-n°2-resurrection-chef-de-face-concert-critique-classiquenews-compte-rendu-concert-symphonique-critique

 
 
 

Solistes au verbe incarné, chœur déchirant, machine orchestrale en métamorphose, chef soucieux des équilibres, et surtout de l’intelligibilité du texte final… l’expérience aux dimensions colossales a passé et révélé sa couleur et sa vibration humaine. Jusqu’au carillon ultime, de délivrance et de lévitation d’un magnétisme inoubliable. C’est peu dire que Mahler fait partie des gènes de l’Orchestre lillois. Cette session nous le montre encore. Alexandre Bloch s’inscrit dans la lignée du mahlérien Jean-Claude Casadesus dont classiquenews avait distingué l’enregistrement de la 2è (Lire notre critique : Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd évidence classics) : http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mahler-symphonie-n2-jean-claude-casadesus-orchestre-national-de-lille-novembre-2015-1-cd-evidence-classics/

Belle continuité entre les deux chefs et pour Alexandre Bloch la confirmation d’une sensibilité naturelle, convaincante qui annonce la suite de son cycle Mahler sous les meilleurs auspices…

Aucun doute, l’intégrale des 9 symphonies mahlériennes est bien l’événement orchestral de cette année. A suivre à Lille. Prochaine session, la 3è Symphonie, le 3 avril 2019 (programme intitulé « l’éveil du printemps ») : http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 
 
 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 
 
 

________________________________________________________________________________________________

Les indications de timing renvoient au direct live diffusé sur la chaîne YOU TUBE de l’ONL :
https://www.youtube.com/watch?v=guPAE1FX2Ds

 
 
 

VOIR la Symphonie n°2 de Mahler ” RĂ©surrection “

https://youtu.be/guPAE1FX2Ds

 
 
   
 
 

________________________________________________________________________________________________

Symphonie n°2, « Résurrection » / Symphony No. 2, « Auferstehung » : Gustav Mahler

Direction : Alexandre Bloch
Soprano : Kate Royal
Mezzo-soprano : Christianne Stotijn
Chœur : Philharmonia Chorus
Chef de chœur : Gavin Carr

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

I. [Todtenfeier] Allegro maestoso. Mit durchaus ernstem und feierlichem Ausdruck [D’un bout à l’autre avec une expression grave et solennelle]
II. Andante moderato. Sehr gemächlich [Très modéré]
III. [Scherzo] In ruhig fliessender Bewegung [En un mouvement tranquille et coulant] – attacca
IV. « Urlicht » [Lumière originelle]. Sehr feierlich, aber schlicht [Très solennel, mais modeste]
V. Im Tempo des Scherzo. Wild herausfahrend [Dans le tempo du scherzo. Explosion sauvage]

Enregistré à l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille / France – 28 février 2019

mahler-ONL-alexandre-bloch-resurrection-symphonie-n°2-gustav-Mahler-critique-compte-rendu-classiquenews-fev-2019 
 
 

Plus d’images de la Résurrection par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH sur le site
https://www.flickr.com/photos/onlille/sets/72157676883219187
Toutes les photos © Ugo PONTE ONL fev 2019

 
 
   
 
 

________________________________________________________________________________________________

(1) LIRE notre compte rendu critique de la Symphonie n°1 TITAN de Gustav Mahler, le 2 fĂ©vrier 2018 par l’Orchestre national de Lille et Alexandre BLOCH, lancement de l’intĂ©grale des 9 symphonies de Mahler Ă  Lille 2019 – 2010 :
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-nouveau-siecle-le-2-fevv-2019-mahler-symphonie-n1-titan-orch-national-de-lille-a-bloch/

 
 
   
 
   
 
 

LILLE, Orchestre National : La RĂ©surrection de Gustav Mahler

LILLE : Alexandre Bloch poursuit son cycle Gustav MAHLER ! LILLE, demain, jeudi 28 fév 2019, 20h : La Résurrection vous est promise. Et si la Symphonie n°2 de Mahler, dite « Résurrection » était certes une odyssée orchestrale mais surtout une épopée spirituelle, dont le texte dit par les solistes et le chœurs jalonne le cheminement vers la lumière ?  C’est ce que nous révélera le chef ALEXANDRE BLOCH et l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, demain soir à LILLE (Auditorium du Nouveau Siècle) et en direct sur la chaine YOUTUBE de l’ONL Orchestre National de Lille. Concert événement.

  

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

  
________________________________________________________________________________________________

 

LILLE, Nouveau Siècle : La 2ème Symphonie de Mahler, le 28 fĂ©vrier 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2è volet de l’épopĂ©e orchestrale majeure, portĂ©e par l’ONL Orchestre National de Lille… Après une Symphonie n°1, « Titan », mĂ©morable, voici le dĂ©jĂ  2ème volet : la Symphonie n°2 dite « RĂ©surrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chĹ“ur (adultes et enfants), deus voix fĂ©minines – alto et soprano, afin que se rĂ©alise cette ascension spirituelle du FInale oĂą le salut est enfin promis au hĂ©ros (et donc Ă  l’auditeur). Pas facile de se confronter Ă  une Ĺ“uvre aussi colossale et dont le sens engage toutes les forces physiques autant que Ă©motionnelles des interprètes.  
mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsUN CYCLE MAHLER Ă©vĂ©nement… Du 29 janvier 2019 au 17 janvier 2020, Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille s’engagent pour une intĂ©grale qui fera date, les 9 symphonies de Gustav Mahler. OdyssĂ©e autobiographique, cycle poĂ©tique et spirituel d’une exceptionnelle tension et expressivité… les 9 symphonies de Mahler renouvellent après Beethoven, le genre symphonique, empruntant aux mondes de l’opĂ©ra pour les opus qui sollicitent choeurs et solistes (Symphonies n°2 « RĂ©surrection », n°4, n°8 des « Mille »). Directeur musical de l’ONL Orchestre, Alexandre Bloch nous offre un nouveau jalon de son intĂ©grale mahlĂ©rienne, ce jeudi 28 fĂ©vrier 2019

________________________________________________________________________________________________

  

CONCERT au Nouveau Siècle de LILLE
Et EN DIRECT SUR YOU TUBE

LILLE, Nouveau Siècle
Jeudi 28 février 2019, 20h

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction
Gustav Mahler : 2ème symphonie « Résurrection ».

 RESERVEZ VOTRE PLACE

________________________________________________________________________________________________

 
 
 

En direct sur la chaîne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille / ONL
Ă  partir de 20h
https://bit.ly/2Sjlo6M

Et pendant tout le cycle, jusqu’au 30 avril 2020, l’intégralité des 9 symphonies sera accessible la chaîne You Tube ONLille:
https://bit.ly/2Sjlo6M

________________________________________________________________________________________________

 
 
 
 

LIRE aussi notre annonce du concert SYMPHONIE n°2 de MAHLER
par l’Orchestre National de Lille – jeudi 28 fĂ©vrier 2019
http://www.classiquenews.com/lille-lorchestre-national-joue-la-resurrection-de-mahler/

 
 
   

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

 
 
 

VIDEO : prĂ©sentation vidĂ©o de la Symphonie n°2 RĂ©surrection par Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw 

https://www.youtube.com/watch?v=ACFvSpBDXV0&feature=youtu.be

 

 

 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

Illustration : © Ugo Ponte / ONL – Orchestre National de Lille 2019

 

________________________________________________________________________________________________
 
 

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

   

Symphonie n°2 RĂ©surrection de Mahler par l’Orchestre National de Lille

LILLE : Alexandre Bloch poursuit son cycle Gustav MAHLER !LILLE, Nouveau Siècle : La 2ème Symphonie de Mahler, le 28 fĂ©vrier 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2è volet de l’épopĂ©e orchestrale majeure, portĂ©e par l’ONL Orchestre National de Lille… Après une Symphonie n°1, « Titan », mĂ©morable, voici le dĂ©jĂ  2ème volet : la Symphonie n°2 dite « RĂ©surrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chĹ“ur (adultes et enfants), deus voix fĂ©minines – alto et soprano, afin que se rĂ©alise cette ascension spirituelle du FInale oĂą le salut est enfin promis au hĂ©ros (et donc Ă  l’auditeur). Pas facile de se confronter Ă  une Ĺ“uvre aussi colossale et dont le sens engage toutes les forces physiques autant que Ă©motionnelles des interprètes.
mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsUN CYCLE MAHLER Ă©vĂ©nement… Du 29 janvier 2019 au 17 janvier 2020, Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille s’engagent pour une intĂ©grale qui fera date, les 9 symphonies de Gustav Mahler. OdyssĂ©e autobiographique, cycle poĂ©tique et spirituel d’une exceptionnelle tension et expressivité… les 9 symphonies de Mahler renouvellent après Beethoven, le genre symphonique, empruntant aux mondes de l’opĂ©ra pour les opus qui sollicitent choeurs et solistes (Symphonies n°2 « RĂ©surrection », n°4, n°8 des « Mille »). Directeur musical de l’ONL Orchestre, Alexandre Bloch nous offre un nouveau jalon de son intĂ©grale mahlĂ©rienne, ce jeudi 28 fĂ©vrier 2019

 
 
 

________________________________________________________________________________________________

CONCERT au Nouveau Siècle de LILLE
Et EN DIRECT SUR YOU TUBE

LILLE, Nouveau Siècle
Jeudi 28 février 2019, 20h

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction
Gustav Mahler : 2ème symphonie « Résurrection ».

 RESERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

________________________________________________________________________________________________

En direct sur la chaîne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille / ONL
Ă  partir de 20h
https://bit.ly/2Sjlo6M

Et pendant tout le cycle, jusqu’au 30 avril 2020, l’intégralité des 9 symphonies sera accessible la chaîne You Tube ONLille:
https://bit.ly/2Sjlo6M

________________________________________________________________________________________________

 
 
 

LIRE aussi notre annonce du concert SYMPHONIE n°2 de MAHLER
par l’Orchestre National de Lille – jeudi 28 fĂ©vrier 2019
http://www.classiquenews.com/lille-lorchestre-national-joue-la-resurrection-de-mahler/

 
 
   
 
 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

VIDEO : prĂ©sentation vidĂ©o de la Symphonie n°2 RĂ©surrection par Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw 

https://www.youtube.com/watch?v=ACFvSpBDXV0&feature=youtu.be

 

 

 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

Illustration : © Ugo Ponte / ONL – Orchestre National de Lille 2019

 

________________________________________________________________________________________________

 
 
 
 

 

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

 
 
   
 
 

LILLE : l’Orchestre National joue la Symphonie RĂ©surrection de Mahler

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. La Symphonie n°2 de Gustav Mahler est un prolongement naturel de la 9è de Beethoven : pour solistes et choeur, l’arche orchestrale exprime la vie restaurĂ©e, une rĂ©mission espĂ©rĂ©e, attendue ardemment par un compositeur qui nous invite Ă  en parcourir tout le cheminement, de jalon en jalon, – Ă  travers les 5 mouvements, explicitĂ©s par le texte (Ă©crit par Mahler lui-mĂŞme) qui un hymne Ă©perdu Ă  la grâce divine, rĂ©confortant le pèlerin, perdu, Ă©prouvĂ© sur la route de l’existence.
La partition est achevé en juin 1895 : Mahler l’a affinée comme chaque été, dans sa cabane de Steinbach, son fameux « Hauschen » (la cabane), le spectacle de la miraculeuse nature lui insufflant les germes de l’inspiration, comme le cri de 2 corneilles lui ont soufflé la mélodie du Finale : on ne saurait imaginer plus étroite connivence entre le créateur et la nature, les oiseaux.

 

 

 

BERLIN, 1895 : Symphonie de l’élévation
L’ivresse des hauteurs après l’Apocalypse

 

 

 

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsC’est l’époque où Mahler rencontre Brahms puis à Bayreuth à l’invitation de Cosima, assiste au représentation de Parsifal, Lohengrin, Tannhäuser (sous la direction de Richard Strauss). L’orchestration du Finale de la Symphonie Résurrection est réalisée dans ce contexte musical. L’ouvrage est créé à ses frais et dans son intégralité à Berlin le 13 décembre 1895. Pour se faire il choisit lui-même la cloche qui doit résonner dans le dernier mouvement, celui de libération et d’apothéose dans la lumière. Le public boude le concert et il a fallu distribuer des billets gratuitement pour remplir la salle. Musiciens et élèves du conservatoire assistent médusés au Finale, le chant de l’oiseau de la mort qui plane, puis les premiers murmures du chœur final en sa sublime prière ultime, vraie élévation, de la terre au paradis. Ainsi les épreuves passées sont le tremplin au salut, le passage vers l’éternité bienheureuse.
Si les spectateurs sont touchés, les critiques fustigent en général une écriture pompeuse, grandoliquente qui manque de personnalité, empruntant trop aux anciens Meyerbeer et Wagner en tête. Les contrastes « durs », les vertiges spectaculaires déconcertent et même agacent une bonne partie des soit disants spécialistes…lesquels ne détectent pas la modernité d’une écriture dont ils dénoncent la « fausse nouveauté ». Rare, Humperdinck, que Mahler avait invité, adresse au compositeur, une lettre admirative.

Itinéraire de la Symphonie n°2 « Résurrection »
Mahler a laissĂ© un texte qui explique le sens de sa symphonie de 1895. On peut y retrouver les Ă©lans et passions qui ont inspirĂ© sa symphonie n°1 Titan. Le premier mouvement Ă©voque les funĂ©railles du hĂ©ros qui s’est battu – il Ă©voque son bonheur terrestre (2è mouvement), mais aussi l’incrĂ©dulitĂ© et l’esprit de nĂ©gation qui l’ont saisi jusqu’à douter de tout mĂŞme de Dieu (Scherzo). Mais l’espoir revient (4è mouvement). Et le Finale (5è et dernier mouvement) dĂ©cide de son sort car il Ă©voque avec terreur et vertige l’Apocalypse, les dĂ©chus et les damnĂ©s qui hurlent, la chute de tous les hommes trop corrompus et lâches… (fracas et cri des cuivres) ; puis dans le silence, se prĂ©cise le chant de l’oiseau (le rossignol porteur de la vie terrestre) et le chĹ“ur des anges qui chante l’ivresse salvatrice de la rĂ©surrection (« tu ressusciteras! ») : l’amour submerge le cĹ“ur des Ă©lus et des mĂ©ritants ; le bonheur Ă©ternel apparaĂ®t comme une porte cĂ©leste attendue, espĂ©rĂ©e.

Portés par le cycle des 9 symphonies de Mahler, amorcé au début de ce mois de février par la Symphonie n°1 Titan (LIRE notre critique / concert du 1er février 2019), Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille relisent avec une rare ardeur, l’écriture de Mahler, génie symphonique du XXè. Cet unique concert le dernier soir de février 2019 s’annonce comme un nouveau jalon majeur du cycle Mahler par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch. 2è volet du cycle Mahler à Lille, incontournable.

LILLE, Nouveau Siècleboutonreservation
Jeudi 28 février 2019, 20h

MAHLER : Symphonie n°2 « Résurection »
Miah Persson, soprano / Christianna Stotijn, mezzo-soprano
Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/

A 18h45, rencontre mahlérienne insolite
entrée libre muni du billet du concert de 20h

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

 

 

 

LILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. Suite du cycle Mahler par l’ONL : La Symphonie n°2 de Gustav Mahler@CLASSIQUENEWS

LILLE : l’Orchestre National joue la RĂ©surrection de Mahler

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. La Symphonie n°2 de Gustav Mahler est un prolongement naturel de la 9è de Beethoven : pour solistes et choeur, l’arche orchestrale exprime la vie restaurĂ©e, une rĂ©mission espĂ©rĂ©e, attendue ardemment par un compositeur qui nous invite Ă  en parcourir tout le cheminement, de jalon en jalon, – Ă  travers les 5 mouvements, explicitĂ©s par le texte (Ă©crit par Mahler lui-mĂŞme) qui un hymne Ă©perdu Ă  la grâce divine, rĂ©confortant le pèlerin, perdu, Ă©prouvĂ© sur la route de l’existence.
La partition est achevé en juin 1895 : Mahler l’a affinée comme chaque été, dans sa cabane de Steinbach, son fameux « Hauschen » (la cabane), le spectacle de la miraculeuse nature lui insufflant les germes de l’inspiration, comme le cri de 2 corneilles lui ont soufflé la mélodie du Finale : on ne saurait imaginer plus étroite connivence entre le créateur et la nature, les oiseaux.

BERLIN, 1895 : Symphonie de l’élévation
L’ivresse des hauteurs après l’Apocalypse

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsC’est l’époque où Mahler rencontre Brahms puis à Bayreuth à l’invitation de Cosima, assiste au représentation de Parsifal, Lohengrin, Tannhäuser (sous la direction de Richard Strauss). L’orchestration du Finale de la Symphonie Résurrection est réalisée dans ce contexte musical. L’ouvrage est créé à ses frais et dans son intégralité à Berlin le 13 décembre 1895. Pour se faire il choisit lui-même la cloche qui doit résonner dans le dernier mouvement, celui de libération et d’apothéose dans la lumière. Le public boude le concert et il a fallu distribuer des billets gratuitement pour remplir la salle. Musiciens et élèves du conservatoire assistent médusés au Finale, le chant de l’oiseau de la mort qui plane, puis les premiers murmures du chœur final en sa sublime prière ultime, vraie élévation, de la terre au paradis. Ainsi les épreuves passées sont le tremplin au salut, le passage vers l’éternité bienheureuse.
Si les spectateurs sont touchés, les critiques fustigent en général une écriture pompeuse, grandoliquente qui manque de personnalité, empruntant trop aux anciens Meyerbeer et Wagner en tête. Les contrastes « durs », les vertiges spectaculaires déconcertent et même agacent une bonne partie des soit disants spécialistes…lesquels ne détectent pas la modernité d’une écriture dont ils dénoncent la « fausse nouveauté ». Rare, Humperdinck, que Mahler avait invité, adresse au compositeur, une lettre admirative.

Itinéraire de la Symphonie n°2 « Résurrection »
Mahler a laissĂ© un texte qui explique le sens de sa symphonie de 1895. On peut y retrouver les Ă©lans et passions qui ont inspirĂ© sa symphonie n°1 Titan. Le premier mouvement Ă©voque les funĂ©railles du hĂ©ros qui s’est battu – il Ă©voque son bonheur terrestre (2è mouvement), mais aussi l’incrĂ©dulitĂ© et l’esprit de nĂ©gation qui l’ont saisi jusqu’à douter de tout mĂŞme de Dieu (Scherzo). Mais l’espoir revient (4è mouvement). Et le Finale (5è et dernier mouvement) dĂ©cide de son sort car il Ă©voque avec terreur et vertige l’Apocalypse, les dĂ©chus et les damnĂ©s qui hurlent, la chute de tous les hommes trop corrompus et lâches… (fracas et cri des cuivres) ; puis dans le silence, se prĂ©cise le chant de l’oiseau (le rossignol porteur de la vie terrestre) et le chĹ“ur des anges qui chante l’ivresse salvatrice de la rĂ©surrection (« tu ressusciteras! ») : l’amour submerge le cĹ“ur des Ă©lus et des mĂ©ritants ; le bonheur Ă©ternel apparaĂ®t comme une porte cĂ©leste attendue, espĂ©rĂ©e.

Portés par le cycle des 9 symphonies de Mahler, amorcé au début de ce mois de février par la Symphonie n°1 Titan (LIRE notre critique / concert du 1er février 2019), Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille relisent avec une rare ardeur, l’écriture de Mahler, génie symphonique du XXè. Cet unique concert le dernier soir de février 2019 s’annonce comme un nouveau jalon majeur du cycle Mahler par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch. 2è volet du cycle Mahler à Lille, incontournable.

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

LILLE, Nouveau Siècleboutonreservation
Jeudi 28 février 2019, 20h

MAHLER : Symphonie n°2 « Résurection »
Kate Royal, soprano / Christianna Stotijn, mezzo-soprano
Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus
Alexandre Bloch, direction

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/

________________________________________________________________________________________________

A 18h45, rencontre mahlérienne insolite
entrée libre muni du billet du concert de 20h

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

————— 

 

 

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 2 févv 2019. Mahler : Symphonie N°1 « Titan ». Orch National de Lille / A. Bloch.

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 2 fĂ©vrier 2019. Mahler : Symphonie N°1 dite Titan. Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch. C’est dans un projet passionnant – qui est toujours aussi un dĂ©fi un peu fou… – qu’Alexandre Bloch vient de jeter ses forces (et bien Ă©videmment celles de l’Orchestre National de Lille que le chef français dirige depuis septembre 2016) : offrir au public lillois une intĂ©grale des Symphonies de Mahler – d’ici Ă  janvier 2020 – dans leur ordre chronologique. C’est ainsi l’occasion « de suivre le parcours crĂ©atif d’un gĂ©nie musical unique, qui rĂ©volutionna l’écriture symphonique par sa dĂ©mesure visionnaire », comme l’indique si bien le programme de salle.
Autre particularité de ce coup d’envoi, avec la Première Symphonie (dite « Titan »), on assiste ce soir à un concert « connecté ». En effet, après une première expérience réussie (en janvier 2018) autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch renouvelle sa proposition de concert connecté.

 
 

 
 

GUSTAV en smartphony…
DĂ©mesure visionnaire de Mahler
et concert connecté

 

 

©smartphony2_328px_18-19L’ONL a en effet fait dĂ©velopper une application smartphone unique au monde (intitulĂ© Smartphony) qui permet au public (mais aussi aux internautes, derrière leurs ordinateurs, grâce au site Youtube, en particulier la chaine de l’ONL Orchestre National de Lille) d’interagir avec l’orchestre. La première partie du concert est animĂ©e par le vrai chauffeur de salle qu’est Alexandre Bloch, par ailleurs excellent pĂ©dagogue, qui livre une mine d’informations sur Mahler et son Ĺ“uvre, mais tout en testant les connaissances du public via l’application…

 

 

SMARTPHONY. A LILLE, Alexandre BLOCH réécrit l'expérience symphonique

 
 

 
 

La seconde partie de soirĂ©e se montre plus « sĂ©rieuse », et si – dans la première – l’audience a pu dĂ©cider elle-mĂŞme du tempo que le chef devait prendre dans tel ou tel mouvement, Alexandre Bloch reprend ici totalement les commandes pour livrer une interprĂ©tation vibrante du chef d’œuvre mahlĂ©rien.  De fait, après cette première partie rĂ©crĂ©ative et ludique, Ă  laquelle l’orchestre s’est d’ailleurs prĂŞtĂ© avec un plaisir communicatif, l’auditeur peut enfin goĂ»ter Ă  la qualitĂ© exceptionnelle, Ă  l’homogĂ©nĂ©itĂ© sans faille, ainsi qu’à la perfection technique dont la phalange des Hauts de France est capable. Sous la battue du maestro Bloch, rien ne dĂ©passe, tout est jouĂ© au cordeau, sans le moindre accroc. IrrĂ©prochable, donc, et superbement investi, l’ONL impose d’entrĂ©e de jeu une vraie concentration de l’écoute, en faisant rayonner les « bruits de nature ».
Amoureux du son, Alexandre Bloch dirige sans partition, avec une prĂ©cision très dĂ©taillĂ©e, mais jamais sĂ©vère, qui laisse le public goĂ»ter toutes les subtilitĂ©s de timbre et les audaces de l’orchestration mahlĂ©rienne ; l’orchestre est tout simplement somptueux, opulent dans la texture des cordes, tendre dans ses soli respectifs – la contrebasse de Mathieu Petit, la harpe de Anne Leroy-Petit… -, magistral par la cohĂ©sion de ses pupitres. Et lorsque le chef lâche la bride – dans le dernier mouvement («Dall’inferno», comme prĂ©cisĂ© par Mahler) -, les pupitres se mettent Ă  vrombir dans un Ă©panouissement sonore qui ne se fait jamais au dĂ©triment des composantes de l’écriture orchestrale. Saluons la rĂ©sistance et l’infaillibilitĂ© des cuivres, et notamment les huit cors qui – selon les recommandations d’un Mahler toujours soucieux de projection dans l’espace – achèvent debout cette « titanesque » symphonie, dans une robustesse et une ivresse du son que l’on est pas prĂŞt d’oublier… Alors bravo !

 
 

 
 

 bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-582-presentation-classiquenews-saison-2017-2018

 

 

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 2 février 2019. Mahler : Symphonie N°1 dite Titan. Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch.

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

LIRE aussi notre entretien avec Alexandre BLOCH à propos de l’intégrale des symphonies de Mahler à Lille
http://www.classiquenews.com/entretien-avec-alexandre-bloch-lintegrale-mahler-en-2019/

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation du cycle des symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch – 5 premières symphonies jusqu’à juin 2019
http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 

 

 

Prochain rv du cycle Mahler au Nouveau Siècle à Lille : jeudi 28 février 2019, 20h / MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection », nouveau volet incontournable
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION : ALEXANDRE BLOCH
SOPRANO : LISA LARSSON
 / MEZZO-SOPRANO : CHRISTIANNE STOTIJN / 
CHŒUR PHILHARMONIA CHORUS
 / CHEF DE CHŒUR :  GAVIN CARR / 
CHEF ASSISTANT : JONAS EHRLER

 

 

 

 

 

 

LILLE : ONL, Smartphony, le concert connecté

smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classiqueLILLE : ONL, Smartphony, concert connecté, le 2 février 2019, 18h15. L’Orchestre National de Lille invente l’expérience symphonique connectée 2.0, et permet à tous un chacun pourvu qu’il soit internaute et connecté, de devenir CHEF D’ORCHESTRE, le temps d’un smartphony ou concert connecté. Après une première expérience réussie en janvier 2018 autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille (depuis septembre 2016)-, proposent un nouveau concert connecté :

DIRIGEZ l’Orchestre National de Lille
sur des extraits de la Symphonie n°1 « Titan »
de Gustav Mahler

à l’occasion du cycle Mahler
(intégrale des 9 symphonies jusqu’à janvier 2020) .

Via l’application gratuite Smartphony* – en français, sous-titrages en anglais, – (dĂ©veloppĂ©e par la start-up française WaigĂ©o et disponible dès Ă  prĂ©sent sur les stores pour smartphones)

Cette année, l’Orchestre propose aux internautes de jouer en direct depuis leurs ordinateurs !

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

Branchez-vous

Samedi 2 février
Ă  partir de 18h15

(Heure de Paris GMT+1)

 

 

jouez en direct

(sous-titrages en anglais)
sur la chaîne You Tube ONLille !
www.youtube.com/ONLille

et sur le site web de France 3 Hauts-de-France
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france

 

  

 

________________________________________________________________________________________________

DIRIGEZ, JOUEZ avec l’Orchestre national de Lille

 

  

 
smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classique 

  

 

©smartphony2_328px_18-19

 

  

 

LILLE : ONL, Smartphony, concert connecté

smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classiqueLILLE : ONL, Smartphony, concert connecté, le 2 février 2019, 18h15. L’Orchestre National de Lille invente l’expérience symphonique connectée 2.0, et permet à tous un chacun pourvu qu’il soit internaute et connecté, de devenir CHEF D’ORCHESTRE, le temps d’un smartphony ou concert connecté. Après une première expérience réussie en janvier 2018 autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille (depuis septembre 2016)-, proposent un nouveau concert connecté :

DIRIGEZ l’Orchestre National de Lille
sur des extraits de la Symphonie n°1 « Titan »
de Gustav Mahler

à l’occasion du cycle Mahler
(intégrale des 9 symphonies jusqu’à janvier 2020) .

Via l’application gratuite Smartphony* – en français, sous-titrages en anglais, – (dĂ©veloppĂ©e par la start-up française WaigĂ©o et disponible dès Ă  prĂ©sent sur les stores pour smartphones)

Cette année, l’Orchestre propose aux internautes de jouer en direct depuis leurs ordinateurs !

Branchez-vous

Samedi 2 février
Ă  partir de 18h15

(Heure de Paris GMT+1)

jouez en direct

(sous-titrages en anglais)
sur la chaîne You Tube ONLille !
www.youtube.com/ONLille

et sur le site web de France 3 Hauts-de-France
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france

________________________________________________________________________________________________

DIRIGEZ, JOUEZ avec l’Orchestre national de Lille

smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classique

©smartphony2_328px_18-19

LILLE : l’ONL et Alexandre BLOCH jouent la Symphonie n°1 ” Titan ” de MAHLER

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La première symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succès avec Die drei Pintos d’après les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au théâtre de Leipzig, il a profité de la période de deuil consécutive à la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler à sa seule vraie passion : l’écriture. En découle, la composition de son “poème symphonique”. La création a lieu à la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, même cas de figure pour Gustav : ses œuvres ne sont pas acceptées ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

  

 

 

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos…

  

 

 

BLOCH-alexandre-chef-maestro-portrait-classiquenews-cycle-mahler-2018-integral-MAHLER-symphonies-orchestre-national-de-Lille

  

 

 

Mais il semble que la création à Budapest n’ait pas été une expérience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est même sévère : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisé, et personne n’a osé me parler de mon oeuvre! », écrit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg où il est nommé premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger à nouveau son œuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poème musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgarité d’une subjectivité excessive. De fait, de son vivant, la première symphonie restera un « enfant de douleur », une œuvre jamais vraiment comprise, ni analysée à sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette première symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXè – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXè, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premières, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystère de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont à la source de toute genèse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisée (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placée dans la coulisse convoque la résonance du cosmos…) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire désespérée et fantastique « à la Calot » (à l’évocation du cortège des animaux de la forêt dans le 2è mouvement: s’y précise l’idéalisme enivré, la dépression ironique… en un bain de sentiments mêlés qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (très perceptible dans la polyphonie complexe et très moderne du 3è mouvement, à partir de la mélodie « Frère Jacques », décalée, déconstruite, sublimée…). Comment de la même manière passer sous silence, les étagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), où les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique légué par Beethoven, Brahms… Jamais le langage symphonique, après Wagner s’entend, ne fut aussi marqué et coloré par une sensualité empoisonnée, vénéneuse, d’une lascive et pénétrante torpeur. Exigeant, expérimentateur et poète sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et à mesure des auditions de son œuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst éclaire le travail de Mahler sur le métier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes écrites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrême de leur tessiture, les écrits de Mahler sont éloquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pâte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de résonances, un travail exceptionnel dans la matière et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien réformateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’être travestis, camouflés. La sonorité doit être ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantômes. Chacune des entrées du canon doit être clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassé la tête pour y arriver. J’ai finalement si bien réussi que tu as ressenti toi-même cette impression d’étrangeté et de dépaysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiétant à force d’être retenu, je ne le confie pas à un instrument qui peut le jouer facilement, mais à un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcé. Souvent même, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flûtes sont parfois obligées de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite… », précise-t-il à son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

  

 

 

________________________________________________________________________________________________

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

  

 

    

 

 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

  

 

 

LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Alexandre BLOCH au sujet de Mahler et de sa première symphonie

Intégrale événement à Lille
Les 9 Symphonies de Gustav Mahler
Un Eldorado symphonique Ă  LILLE

 

bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-portrait-entretien-sur-classiquenews

    

 

 

LILLE, ONL : Symphonie n°1 de MAHLER

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La première symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succès avec Die drei Pintos d’après les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au théâtre de Leipzig, il a profité de la période de deuil consécutive à la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler à sa seule vraie passion : l’écriture. En découle, la composition de son “poème symphonique”. La création a lieu à la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, même cas de figure pour Gustav : ses œuvres ne sont pas acceptées ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos…

BLOCH-alexandre-chef-maestro-portrait-classiquenews-cycle-mahler-2018-integral-MAHLER-symphonies-orchestre-national-de-Lille

Mais il semble que la création à Budapest n’ait pas été une expérience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est même sévère : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisé, et personne n’a osé me parler de mon oeuvre! », écrit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg où il est nommé premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger à nouveau son œuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poème musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgarité d’une subjectivité excessive. De fait, de son vivant, la première symphonie restera un « enfant de douleur », une œuvre jamais vraiment comprise, ni analysée à sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette première symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXè – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXè, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premières, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystère de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont à la source de toute genèse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisée (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placée dans la coulisse convoque la résonance du cosmos…) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire désespérée et fantastique « à la Calot » (à l’évocation du cortège des animaux de la forêt dans le 2è mouvement: s’y précise l’idéalisme enivré, la dépression ironique… en un bain de sentiments mêlés qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (très perceptible dans la polyphonie complexe et très moderne du 3è mouvement, à partir de la mélodie « Frère Jacques », décalée, déconstruite, sublimée…). Comment de la même manière passer sous silence, les étagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), où les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique légué par Beethoven, Brahms… Jamais le langage symphonique, après Wagner s’entend, ne fut aussi marqué et coloré par une sensualité empoisonnée, vénéneuse, d’une lascive et pénétrante torpeur. Exigeant, expérimentateur et poète sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et à mesure des auditions de son œuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst éclaire le travail de Mahler sur le métier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes écrites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrême de leur tessiture, les écrits de Mahler sont éloquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pâte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de résonances, un travail exceptionnel dans la matière et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien réformateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’être travestis, camouflés. La sonorité doit être ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantômes. Chacune des entrées du canon doit être clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassé la tête pour y arriver. J’ai finalement si bien réussi que tu as ressenti toi-même cette impression d’étrangeté et de dépaysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiétant à force d’être retenu, je ne le confie pas à un instrument qui peut le jouer facilement, mais à un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcé. Souvent même, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flûtes sont parfois obligées de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite… », précise-t-il à son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

________________________________________________________________________________________________

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Alexandre BLOCH au sujet de Mahler et de sa première symphonie

Intégrale événement à Lille
Les 9 Symphonies de Gustav Mahler
Un Eldorado symphonique Ă  LILLE

 

bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-portrait-entretien-sur-classiquenews

 

ENTRETIEN avec Alexandre BLOCH. L’IntĂ©grale Mahler en 2019

cycle-mahlerENTRETIEN avec ALEXANDRE BLOCH… A quelques mois du dĂ©but du cycle Mahler Ă  Lille, le directeur musical de l’Orchestre national de Lille, Alexandre Bloch, alors qu’il dirigeait Ă  Innsbruck, la 7è Symphonie, nous expliquait en novembre 2018, pourquoi se lancer Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019 dans une intĂ©grale Gustav Mahler… Un cycle qui s’annonce dĂ©jĂ  spectaculaire et passionnant. L’aventure promet d’ĂŞtre une expĂ©rience orchestrale particulièrement saisissante : Ă©tagement des pupitres, spiatialisation de l’orchestre, prĂ©sence des choeurs, de solistes, souffle opĂ©ratique, instrumentarium singulier qui dĂ©voile la recherche expĂ©rimentale d’un compositeur visionnaire… Mahler Ă  Lille est l’Ă©vĂ©nement symphonique de l’annĂ©e 2019.

 

 

 

 

 BLOCH-alexandre-chef-maestro-portrait-classiquenews-cycle-mahler-2018-integral-MAHLER-symphonies-orchestre-national-de-Lille

 

 

 

 

Quel est le sens du cycle dans son entier, croisé avec la vie du compositeur ?

ALEXANDRE BLOCH : Les symphonies de Mahler reconstituent le fil de sa propre vie ; chaque opus est en lien avec ses aspirations les plus profondes, son expérience, les étapes aussi de sa vie amoureuse… en cela la rencontre avec Alma aura évidemment marqué l’homme et son œuvre. Comme en d’autres moments de sa vie, les lettres à Nathalie Bauer auront beaucoup renseigné sur la composition, le processus d’écriture et de conception ; Gustav Mahler s’y dévoile et explique son écriture. De partition en partition, on suit l’évolution du langage ; Mahler ne cesse d’explorer toujours plus loin de nouveaux mondes sonores, il ne cesse de repousser les possibilités de l’orchestre ; son instrumentarium est constamment modifié, renouvelé ; il s’intéresse aussi à la place des percussions, ou à la technique instrumentale… Prenez par exemple le cas de la 7è Symphonie, celle que je travaille actuellement à Innsbruck, en particulier dans le Scherzo qui fait entendre un énorme piz aux contrebasses, et les violoncelles qui sont notés « 5 f » : Mahler innove, et réalise déjà le fameux piz bartokien.

Pour comprendre l’univers mahlérien, il est intéressant de se remettre dans le rythme de l’époque et suivre le musicien, dans sa vie de chef, de directeur d’opéra et de compositeur… Mahler le chef dirigeait l’hiver quand le compositeur écrivait l’été. Comme directeur de l’Opéra de Vienne, il a dirigé nombre d’opéras et d’oeuvres symphoniques ; sa culture était prodigieuse et sa connaissance des instruments de l’orchestre, particulièrement affûtée. Tout cela l’a mené à l’expérimentation ; il a laissé des annotations très précises et souvent ses partitions étaient jugés « injouables ».
J’ai effectué un long travail de relecture des sources et des manuscrits originels, en particulier pour retrouver ce rubato viennois propre à l’époque de Mahler au début du XXè siècle. Il est essentiel de veiller au bon tempo, à l’articulation ; c’est la mission du chef de rétablir la clarté du propos.

 

  

 

Intégrale événement à Lille
Les 9 Symphonies de Gustav Mahler
Un Eldorado symphonique Ă  LILLE

 

bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-portrait-entretien-sur-classiquenews 

  

 

Pourquoi avoir choisi pour première intégrale avec l’Orchestre National de Lille, les symphonies de Mahler ?

ALEXANDRE BLOCH : C’est une conjonction de plusieurs facteurs. Nous souhaitions choisir un répertoire adapté aux dimensions de l’orchestre. L’Orchestre national de Lille permet la réalisation d’œuvres gigantesques. L’échelle du gigantisme est un challenge et la source d’une excitation qui porte tous les musiciens moi compris. Cela exige beaucoup en concentration comme sur le plan physique. Et souvent, il y a des moments de grâce et de jubilation que le public ressent aussi.
Par ailleurs, dans le cadre de Lille 3000, le thème retenu en 2019 est l’Eldorado. Or chaque symphonie de Mahler dessine tout un monde sonore, et le cycle entier est une odyssée, … certainement la plus impressionnante et passionnante du XXè. Rien de mieux pour exprimer l’idée d’un Eldorado… que l’écriture symphonique de Mahler. Nous aborderons donc les opus de façon chronologique, avec la 1ère Symphonie Titan le 1er février 2019, soit 130 ans après sa création.

 

 

 

 

On note la place de la voix dans certaines symphonies – les 4 premières, puis la 8è. Quelle en serait pour vous la signification ?

INTEGRALE MAHLER à LILLEALEXANDRE BLOCH :L’opéra est présent dans l’écriture symphonique de Mahler. Comme chef à l’Opéra de Vienne, il était familier des plus grands ouvrages de Mozart, de Wagner dont il a dirigé Tristan und Isolde, opérant en tant que directeur, la réforme du concert et des conditions de représentation que l’on sait. La dramaturgie, la couleur de certaines séquences orchestrales sont très proches de l’opéra. Il faut toujours avoir en mémoire le rythme de Mahler : chef et directeur d’opéra l’hiver, puis l’été, compositeur de symphonies. L’un et l’autre activités se mêlent, elles sont interdépendantes.
L’autre élément qui porte les symphonies est la Nature dont il a exprimé le souffle, le mystère, le rugissement aussi. Mahler change constamment les tonalités d’une mesure à l’autre, avec une versatilité qui peut désorienter, mais qui porte des états émotionnels et psychologiques d’une rare profondeur. Il y a une hypersensibilité chez Mahler qui remonte certainement à son enfance ; Son épouse Alma a relaté la rencontre du compositeur avec Freud. Mahler enfant aurait été marqué par des scènes très violentes entre ses parents ; où son père frappait sa mère.
Dans sa jeunesse, il cite à de nombreuses reprises un joueur d’orgue de barbarie et aussi des chansons populaires… tout cela a nourri un monde sonore lié à son enfance et que l’on entend dans ses œuvres. Il y a un caractère versatile, parodique, ironique voire schizophrène chez Mahler. L’auditeur comme l’interprète doivent identifier tout cela pour en mesurer la richesse. Mais le plus impressionnant chez lui, c’est le parcours élaboré du début à la fin, où la voix quand elle est présente semble transcender l’expérience offerte, vers une élévation, comme c’est le cas de la Symphonie n°2 « Résurrection » (à l’affiche à Lille, le 28 février 2019).

 

 

 

 

Quelles sont les grands chefs mahlériens qui vous inspirent ?

ALEXANDRE BLOCH :Il y a bien sûr Leonard Bernstein pour son côté humain et généreux, sa fraternité et son optimisme ; Rattle pour son respect de la partition, son sens du détail, son sens de l’écoute ; Abbado pour sa profondeur et son mysticisme, une économie qui écarte toute exubérance ; enfin, et surtout Bernard Haitink dont je garde un souvenir durable de sa vision de la 7è Symphonie lors du MahlerFest 1995 à Amsterdam : or je dirige actuellement la partition à Innsbruck. Sa vision, son métier sont de l’or pour l’interprète et le chef que je suis.

 

 

 

bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-582-presentation-classiquenews-saison-2017-2018

 

 

 

 

Vous venez d’être prolongé comme directeur musical de l’Orchestre National de Lille (jusqu’en 2024). Qu’apporte selon vous pour les musiciens de l’Orchestre, et aussi pour le public, cette intégrale Mahler ?


©smartphony2_328px_18-19ALEXANDRE BLOCH : C’est une formidable opportunité pour moi et les musiciens de l’orchestre : nous allons mener un travail de fond. Là où Brahms est davantage joué, Mahler est tout autant convoité, attendu (car on sait qu’au moment de chaque concert, il va se passer quelque chose) mais terriblement exigeant. Actuellement notre phalange se renouvelle ; les nouveaux musiciens arrivants profitent de cette aventure pour adhérer au groupe. Les instrumentistes apprennent à se connaître au sein de chaque pupitre. D’autant que pour notre intégrale Mahler et pour chaque symphonie, nous travaillerons la cohésion de chaque pupitre, avec en moyenne des temps de répétitions préalables, supérieurs à l’habitude (10 jours au lieu de 7). Il s’agit de réaliser pour chaque session, une formidable expérience symphonique pour le public. J’ai souhaité renforcer encore le lien entre les spectateurs et l’orchestre : rv le 2 février à 18h30, pour la 2è édition de « Smartphony », dédiée à la Symphonie n°1 que nous aurons dirigée la veille : avec son mobile allumé, le spectateur répond aux sollicitations du chef et s’immerge dans les secrets de la partition ; puis, écoute la symphonie, portable éteint, en connaissance de cause. Mahler se prête très bien à cette nouvelle expérience qui renouvelle le format du concert et son accessibilité pour tous. A noter : 2è session de Smartphony, le 2 février 2019 : à la découverte de la Symphonie Titan de Gustav Mahler :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/smartphony/

 

 

 

Entretien réalisé en novembre 2018

BLOCH-alexandre-Orchestre-national-de-lille-classiquenews-orchestre-grand-angle

  

  

  

  

 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

LIRE aussi notre présentation du cycle MAHLER par l’Orchestre National de LILLE et Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la Symphonie n°1 TITAN par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille / le 1er fĂ©vrier 2019 : http://www.classiquenews.com/symphonie-n1-titan-de-mahler-a-lille/

 

RESERVEZ VOTRE PLACE POUR LES CONCERTS DE
L’INTEGRALE GUSTAV MAHLER : Symphonies n°1 Ă  9
par L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
ALEXANDRE BLOCH, direction

boutonreservation

  

  

  

 

Illustrations : Ugo Ponte / Orchestre National de Lille / Visitez le site ONL INSTAGRAM pour suivre en photos l’actualitĂ© de l’Ă©popĂ©e symphonique de l’Orchestre National de Lille

Symphonie n°1 TITAN de Mahler à LILLE

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La première symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succès avec Die drei Pintos d’après les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au théâtre de Leipzig, il a profité de la période de deuil consécutive à la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler à sa seule vraie passion : l’écriture. En découle, la composition de son “poème symphonique”. La création a lieu à la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, même cas de figure pour Gustav : ses œuvres ne sont pas acceptées ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

 
 
  
 

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos…

 
 
 

BLOCH-alexandre-chef-maestro-portrait-classiquenews-cycle-mahler-2018-integral-MAHLER-symphonies-orchestre-national-de-Lille

 
 
  
 

Mais il semble que la création à Budapest n’ait pas été une expérience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est même sévère : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisé, et personne n’a osé me parler de mon oeuvre! », écrit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg où il est nommé premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger à nouveau son œuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poème musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgarité d’une subjectivité excessive. De fait, de son vivant, la première symphonie restera un « enfant de douleur », une œuvre jamais vraiment comprise, ni analysée à sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette première symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXè – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXè, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premières, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystère de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont à la source de toute genèse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisée (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placée dans la coulisse convoque la résonance du cosmos…) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire désespérée et fantastique « à la Calot » (à l’évocation du cortège des animaux de la forêt dans le 2è mouvement: s’y précise l’idéalisme enivré, la dépression ironique… en un bain de sentiments mêlés qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (très perceptible dans la polyphonie complexe et très moderne du 3è mouvement, à partir de la mélodie « Frère Jacques », décalée, déconstruite, sublimée…). Comment de la même manière passer sous silence, les étagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), où les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique légué par Beethoven, Brahms… Jamais le langage symphonique, après Wagner s’entend, ne fut aussi marqué et coloré par une sensualité empoisonnée, vénéneuse, d’une lascive et pénétrante torpeur. Exigeant, expérimentateur et poète sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et à mesure des auditions de son œuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst éclaire le travail de Mahler sur le métier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes écrites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrême de leur tessiture, les écrits de Mahler sont éloquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pâte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de résonances, un travail exceptionnel dans la matière et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien réformateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’être travestis, camouflés. La sonorité doit être ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantômes. Chacune des entrées du canon doit être clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassé la tête pour y arriver. J’ai finalement si bien réussi que tu as ressenti toi-même cette impression d’étrangeté et de dépaysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiétant à force d’être retenu, je ne le confie pas à un instrument qui peut le jouer facilement, mais à un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcé. Souvent même, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flûtes sont parfois obligées de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite… », précise-t-il à son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

________________________________________________________________________________________________

 
 
 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
 

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

 
 
 
 
 
 

APPROFONDIR
________________________________________________________________________________________________

 
 
 

LIRE AUSSI notre présentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

 
 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

 
 
 

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

 
 
  
 

9ème Symphonie de Gustav Mahler à l'Opéra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (été 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM

—————

 
 
 
 
 
 

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongé jusqu’en 2024

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongé jusqu’en 2024. Ivan Renar, Président de l’Orchestre National de Lille, sur proposition de François Bou, Directeur général et en accord avec le Conseil d’Administration, a prolongé le mandat de directeur musical actuel : Alexandre Bloch jusqu’en juillet 2024.

 

 

Orchestre National de Lille
ALEXANDRE BLOCH prolongé

 
 

 

BLOCH-alexandre-chef-maestro-portrait-classiquenews-cycle-mahler-2018-integral-MAHLER-symphonies-orchestre-national-de-Lille

  

 

Directeur musical de l’Orchestre National de Lille depuis septembre 2016, le chef français Alexandre Bloch – 33 ans – poursuit sa 3ème saison lilloise. Depuis plus de deux ans et demi, Alexandre Bloch a su insuffler une nouvelle dynamique tant sur le plan artistique avec les musiciens de l’Orchestre (nombreux renouvellements au sein des pupitres dont la nouvelle violon solo Ayako Tanaka), qu’au niveau de la programmation en proposant de nouveaux formats – Smartphony, concert connectĂ© / Just Play, une plongĂ©e interactive dans l’Orchestre, les Babyssimos, cinĂ©-concerts pour les petits Ă  partir de 2 ans ; sans omettre la relaxation musicale pour les futures mamans.

En collaboration étroite avec François Bou, Directeur général de l’Orchestre depuis septembre 2014, Alexandre Bloch diffuse et défend avec cœur et énergie, la signature « Orchestre National de Lille » : sur le plan discographique avec des enregistrements salués par la critique (Grammophon Magazine, le Monde, Télérama, Opéra Magazine, Diapason, Classica, France Musique, Res Musica, … et bien sûr Classiquenews…) : Les Pêcheurs de perles de Bizet chez Pentatone (enregistrement de mai 2017 / CLIC de CLASSIQUENEWS / VOIR notre reportage vidéo) ; le premier disque de la violoncelliste belge Camille Thomas chez Deutsche Grammophon, également sur le plan territorial notamment à travers les nombreux déplacements en région Hauts-de-France et les invitations régulières à la Philharmonie de Paris et dans de grands festivals (Radio France à Montpellier, Festival Enescu de Bucarest), mais aussi en portant le projet social et artistique DEMOS depuis février 2017 avec 95 enfants non musiciens issus de 9 communes de la Métropole Européenne de Lille.

Engagé, curieux et généreux, ALEXANDRE BLOCH est attentif à l’insertion professionnelle des jeunes chefs d’orchestre en organisant un concours de chef assistant en partenariat avec l’Orchestre de Picardie et l’ Orchestre National d’Ile-de-France : Léo Margue la saison dernière ou encore actuellement Jonas Ehrler ont bénéficié de ce tremplin qui œuvre pour la professionnalisation et la reconnaissance des talents les plus prometteurs.

Pour CLASSIQUENEWS, Alexandre BLOCH a démontré non seulement son haut professionalisme dans l’audace et le choix artistique qui révèle un goût pour l’ouverture et la démocratisation du concert symphonique, mais aussi un tempérament charismatique. En témoigne sa fabuleuse incursion dans l’univers humaniste, fraternel de LEONARD BERNSTEIN, dévoilant pour célébrer le centenaire du compositeur américain, l’actualité et la poétique déjantée de sa partition inclassable MASS : une expérience musicale qu’il a su partager entre instrumentistes, chanteurs, choristes et surtout public. VOIR notre reportage vidéo de MASS par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille / juin 2018.

Retrouvez ALEXANDRE BLOCH et L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur FRANCE 2, dans la reprise attendue du GRAND ECHIQUIER, jeudi 20 décembre 2018, 20h50
www.france.tv/france-2/le-grand-echiquier

 

 

BLOCH-alexandre-Orchestre-national-de-lille-classiquenews-orchestre-grand-angle

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

INTEGRALE GUSTAV MAHLER 2019

En 2019, ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille proposent l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler, une immersion exceptionnelle dans l’univers d’un gĂ©nie de l’orchestre, Ă©largissant l’expĂ©rience orchestrale au dĂ©but du XXè siècle, dans des proportions et une sonoritĂ© jamais Ă©coutĂ©e avant lui…. LIRE notre prĂ©sentation de l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler par ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille (Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019)

Avec ce renouvellement, l’Orchestre National de Lille poursuit donc sa nouvelle étape et relève le défi d’une grande institution musicale du XXIème siècle.

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-temple-noir-et-blanc-classiquenews

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

Grand Ă©chiquier version 2018 : le retour sur France 2

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-Millotfrance2-logoFRANCE 2, Jeu 20 déc 18, 21h. Grand retour de l’émission en direct et très culturelle inventé, animé en son époque par Jacques Chancelle : le Grand Echiquier. Des invités qui sont des personnalités, des projets culturels engagés (et non promotionnels), un rythme grâce à un orchestre présent sur le plateau, plusieurs artistes (dont 3 principaux) qui se prêtent au défi du direct… Voilà les ingrédients d’une émission hors norme qui a marqué l’histoire du paysage télévisuel. Ce 20 décembre, retour de l’émission sur France 2, avec un choix d’invité pour le moins surprenant… Mais la seule présence de l’ONL Orchestre National de Lille, suffit à susciter notre attention : l’ONL est tout simplement l’une des 3 premières phalanges orchestrales de l’Hexagone… On s’étonne que la chaîne n’ait pas inclus parmi ses invités principaux, le nouveau directeur musical de l’Orchestre, Alexandre Bloch, personnalité attachante, généreuse, aux orientations artistiques audacieuses, courageuses, passionnantes (cf. les saisons dernières, recréation des Pêcheurs de perles, en avril 2017, révélant la grâce du jeune Bizet, et aussi l’affinité de l’orchestre avec la scène lyrique ; surtout en fin de saison dernière, en juin 2018, la révélation de MASS, fresque profane, liturgique, hétéroclite, hautement humaniste du fraternel Bernstein (heureuse et opportune résurrection portée par l’ONL et Alexandre Bloch). En 2019, le maestro emmène orchestre et public dans un cycle intégral des symphonies de Mahler… cycle prometteur et incontournable à suivre à Lille à partir du 1er février 2019.

Jeudi 20 décembre 2018 à 21h
LE GRAND ECHIQUIER DE RETOUR SUR FRANCE 2 !

PrĂ©sentation du programme par la chaĂ®ne : “Des prestations uniques, des rencontres inĂ©dites, des crĂ©ations propres vont faire de ce nouveau rendez-vous un lieu emblĂ©matique de l’engagement culturel de France 2 et du groupe et la plus grande salle de spectacle de France. Dans chaque Ă©mission, 3 artistes principaux se rĂ©vĂ©leront sous un angle inĂ©dit et nous feront dĂ©couvrir d’autres artistes invitĂ©s qui les font rĂŞver, les inspirent et les accompagnent encore aujourd’hui. LE GRAND ECHIQUIER mĂŞlera tous les arts et toutes les gĂ©nĂ©rations d’artistes et proposera des rencontres artistiques exceptionnelles et insoupçonnables.”

3 invités principaux :
- l’acteur Daniel Auteuil,
- l’ex-danseuse Ă©toile devenue directrice du Ballet de l’OpĂ©ra de Paris AurĂ©lie Dupont,
- le ténor Roberto Alagna et la soprano Aleksandra Kurzak.

En direct du Palais des Beaux-Arts de Lille, avec le concours de l’Orchestre National de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch. PrĂ©sentĂ©e par Anne-Sophie Lapix.

LILLE, ONL. Alexandre Bloch au Musée des BA de LILLE

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL. Demain, vendredi 23 nov 18, 12h30. Le chef Alexandre Bloch prĂ©sente ses tableaux favoris, au MusĂ©e des BA de Lille. « Un Midi, Un Regard » – Retrouvez en vidĂ©o facebook live Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille – pour un rendez-vous dĂ©ambulatoire unique entre peintures et musique depuis les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille en compagnie de son directeur Bruneau Girveau… L’expĂ©rience a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Jean-Claude Casadesus prĂ©cĂ©demment dans le mĂŞme musĂ©e : en compagnie du directeur des lieux (qui peut aussi complĂ©ter le commentaire), Alexandre BLOCH guide les spectateurs en un parcours personnel jalonnĂ© de ses tableaux prĂ©fĂ©rĂ©s…

UN CHEF AU MUSEE

Demain VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018, rendez-vous mĂŞme heure – 12h30 – sur la page facebook de l’Orchestre National de Lille mais aussi celles du Palais des Beaux-Arts de Lille, de l’Association Française des Orchestres dans le cadre d’Orchestres en fĂŞte 2019!

www.facebook.com/orchestrenationallille

www.pba-lille.fr/Visiter/Individuel (séance au Palais des Beaux-Arts complète)

Prochain rendez-vous connectĂ© : Smartphony#2 samedi 2 fĂ©vrier Ă  18h30 autour de la Symphonie n°1 de Mahler : tout comprendre de la Symphonie “TITAN” de Gustav Mahler…  www.onlille.com/saison_18-19/concert/smartphony/

LIRE aussi notre présentation du CYCLE MAHLER par Alexandre BLOCH à partir du 1er février 2019 : cycle symphonique événement, un ELDORADO spectaculaire…

Reportage vidéo : ONL Orchestre National de Lille : MASS de BERNSTEIN / Alexandre Bloch (juin 2018)

mass-bernstein-lille-orchestre-national-compte-rendu-critique-classiquenews-alexandre-blochREPORTAGE VIDEO. ONL Orchestre National de Lille. BERNSTEIN : MASS (juin 2018). En hommage au gĂ©nie de Leonard Bernstein et pour son centenaire en 2018, l’ONL Orchestre National de Lille sous la direction de son directeur musical Alexandre BLOCH, frappe fort en ce mois de juin 2018 ; la phalange lilloise Ă  la laquelle se joignent les troupes musicales de la RĂ©gion (choeurs, tambours et orchestres d’harmonie…) rĂ©ussit tous les dĂ©fis d’une partition atypique, mĂ©connue et pourtant essentielle pour comprendre et mesurer l’humanisme engagĂ© du compositeur amĂ©ricain : MASS (1972). ChĹ“urs d’enfants angĂ©liques, Ă©merveillĂ©s (une rĂ©fĂ©rence Ă  cette innocence perdue dont a rĂŞvĂ© Bernstein toute sa vie ?), choeur solennel et parodique ; « street chorus », mordant, cynique, critique voire blasphĂ©matoire ; surtout cĂ©lĂ©brant incarnĂ© sombrant dans le doute et le dĂ©sarroi le plus vertigineux… avant la grande rĂ©conciliation fraternelle de la fin. Bernstein ne fait pas que le procès du rituel, de tous les offices religieux ; il sait les rĂ©inscrire dans une vision profondĂ©ment humaine, qui rĂ©tablit le sens profond d’une cĂ©lĂ©bration collective : le partage et le respect mutuel. Tout dogme enseignĂ© doit Ă©largir le champs de vision, renforcer l’Ă©coute de la diversitĂ©, cultiver la tolĂ©rance.

Rien ne manque dans cette partition qui cite certes l’esthĂ©tique des 70’s, mais reste atemporelle par son message pacifiste, amoureux, gĂ©nĂ©reux, humaniste. Voici assurĂ©ment le point d’orgue de l’annĂ©e BERNSTEIN 2018 en France, et la rĂ©alisation la plus significative de l’annĂ©e de cĂ©lĂ©bration. GRAND REPORTAGE VIDEO © studio CLASSIQUENEWS.TV 2018 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM.

———————————————————————————————————

LIRE aussi notre critique complète de MASS de Leonard BERNSTEIN par Alexandre BLOCH (28 juin 2018) – Auditorium du Nouveau Siècle, LILLE / ONL

200 personnes sur le plateau et au-dessus (s’agissant des deux jazz band, et rock band, situĂ©s chacun au dessus de la scène, Ă  jardin et Ă  cour) incarnent et exaltent l’ivresse grandissante d’une partition protĂ©iforme signĂ©e Bernstein, au dĂ©but des annĂ©es 1970 : MASS. Il faut donc pour le chef savoir coordonner le geste d’une colonie Ă©parse de musiciens aux parties simultanĂ©es, et aussi prĂ©server la clartĂ© d’une oeuvre construite comme une cathĂ©drale particulièrement riche en changements de rythmes et en formes musicales. GĂ©nĂ©reux, Ă©clectique, Bernstein fait montre d’une invention parfois dĂ©routante pour l’auditeur, mais tout le mĂ©rite revient au formidable engagement des chanteurs et instrumentistes, Ă  la direction Ă  la fois fiĂ©vreuse et prĂ©cise du chef Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille ; le maestro sculpte un monument esthĂ©tique qui suit très minutieusement son parcours, sans dilution, et avec des pointes sarcastiques ou lyriques d’une indiscutable intelligence…

LILLE, ONL : saison 18 – 19, 3è saison d’Alexandre Bloch

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL : saison 18 – 19, 3è saison d’Alexandre Bloch. La grande affaire de cette nouvelle saison symphonique qui s’annonce sous les meilleurs auspices reste pour Alexandre Bloch, l’intĂ©grale des Symphonies de Mahler, dont le premier volet, – les 5 premières Symphonies, seront prĂ©sentĂ©es en un cycle continu, de fĂ©vrier Ă  juin 2019.

 

bloch-alexandre-maestro-582-390-orchestre-national-de-Lille-classiquenews

 

——————————————————————————————————————————————————

Orchestre National de Lille
3 programmes sous la direction d’Alexandre Bloch

OCTOBRE en tournée… Auparavant, en octobre et novembre 2018, le chef poursuit un travail spécifique et en profondeur avec les instrumentistes de l’ONL Orchestre National de Lille. après avoir inaugurer la nouvelle saison les 27 et 28 septembre derniers, chef et orchestre partent en tournée à Hazebrouck (5 oct) et en Corée (Séoul, Dagjin, Daejeon, Incheon, les 9, 11, 12 et 13 octobre) dans un programme « Sortilèges symphoniques », associant Chabrier (Fête polonaise), Ravel (Pavane pour une infante défunte), Stravinsky (Suite de l’Oiseau de feu), et le Concerto pour violon de Tchaikovsky (soliste : Nemanja Radulovic).

Vendredi 5 octobre 2018 : Hazebrouck, espace Flandre, 20h30
Sortilèges symphoniques
Soliste : ELENA URIOSTE, VIOLON
Infos et réservations au 03 28 49 51 30 ou 03 28 44 28 58
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/sortileges-symphoniques/

 

 

 

 

——————————————————————————————————————————————————

JUST PLAY : travail d’orchestre… Puis Alexandre Bloch, s’engage pour une expérience qui décloisonne les frontières du concert classique, et réalise un nouveau dispositif intitulé « JUST PLAY » : plongée au cœur de l’orchestre, le 30 oct, 20h : dans l’auditorium du Nouveau Siècle de Lille, les spectateurs découvrent d’abord, comment les musiciens de l’orchestre découvrent une nouvelle œuvre ; puis travaillent et répètent afin de l’interpréter ensuite devant eux : découverte, travail, répétition puis concert final ; c’est toute la chaine préparatoire qui précède le concert, c’est toute la préparation qui mène au concert qui s’offrent ainsi aux spectateurs; permettant à chacun de comprendre, suivre, mesurer les progrès des instrumentistes, la communication du chef… Voici donc la 3è expérience JUST PLAY pilotée par Alexandre Bloch. Après Danses de Galanta (Kodaly) et Alborada del Gracioso (Ravel), quelle est la partition qui sera ainsi travaillée, approfondie devant le public, ce mardi 30 octobre 2018, 20h?

Mardi 30 octobre 2018, 20h
Lille, Auditorium du Nouveau Siècle
JUST PLAY
Une nouvelle œuvre en répétition puis en concert
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/just-play/

 

 

 

 

——————————————————————————————————————————————————

IBÉRISMES… Dernier volet 2018 pour Alexandre Bloch, le programme « Incandescences espagnoles », les 22 et 23 nov 2018, éclaire la passion ibérique des compositeurs français au début du XXè (matière cristalline scintillante d’Iberia de Debussy ; frénésie et caractère d’Alborada del Gracioso de Ravel), mais aussi la fièvre espagnole à sa source, celle de Granados et Turina, comme celle du guitariste et compositeur catalan Cañizares dont le Concert Al Andalus pour guitare, sera ainsi créé, à la mémoire de Paco de Lucia qui fut son ami.

Jeudi 22 nov 2018, 20h
Vend 23 nov 2018, 20h

LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle

RAVEL
Alborada del Gracioso
GRANADOS
Intermezzo de Goyescas
CAĂ‘IZARES
Concerto flamenco
Al-Andalus pour guitare
“À la mémoire de Paco de Lucía”
[création française]
DEBUSSY
Iberia
TURINA
Danzas fantásticas

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/incandescences-espagnoles/

 

 

 

——————————————————————————————————————————————————

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-Millot3è saison d’Alexandre Bloch comme directeur musical de l’ONL Orchestre national de Lille. Programmes et concerts d’octobre et de novembre 2018. Tournée en Corée, Just Play, Incandescences espagnoles…
TOUTES LES INFOS, le programme dĂ©taillĂ© des concerts sur le site de l’ONL Orchestre National de Lille saison 2018 – 2019

Entretiens vidĂ©os, MAESTROS : Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’ONL, Orchestre National de Lille

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016ENTRETIEN VIDEO / Alexandre BLOCH, nouveau directeur musical de l’ONL… En Septembre 2016, Jean-Claude Casadesus, chef fondateur (depuis 1976) de l’ONL, Orchestre national de Lille, a nommĂ© son successeur : le français trentenaire Alexandre Bloch. Classiquenews a interrogĂ© le jeune maestro nouvellement en fonction et aussi François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral : premiers choix, continuitĂ© avec les valeurs dĂ©fendues par Jean-Claude Casadesus (valeurs humaines et humanistes de partage, de respect, d’ouverture…), nouveaux chantiers, actions vers tous les publics et sur l’ensemble du territoire de la RĂ©gion Hauts de France… DĂ©couvrez aussi les compositeurs et chefs prĂ©fĂ©rĂ©s du nouveau maestro… Entretiens exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham (septembre 2016)

 

 

Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l'Orchestre National de Lille

 

 

LIRE aussi notre grand article prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille : temps forts, dĂ©fis, premiers chantiers programmĂ©s par Alexandre Bloch, cycle L’Amour & la Danse dirigĂ© par Jean-Claude Casadesus… 

 
 

LIRE notre prĂ©sentation des 4 programmes de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille, dirigĂ©s par renouveau directeur musical, Alexandre Bloch

 
 

lille-bandeau-orchestre-national-saison-16-17

 

bloch-alexandre-u-ponte-pour-onl-lille-classiquenews-582-767

 
 

Orchestre National de Lille : temps forts de la nouvelle saison 2016 – 2017

blochLILLE, Orchestre National de Lille : saison 2016 – 2017. PrĂ©sentation et temps forts. La nouvelle saison de l’Orchestre National de Lille comprend plusieurs cycles thĂ©matiquement forts, emblĂ©matiques d’une ligne artistique qui frappe toujours par son engagement (accessibilitĂ©, offres renouvelĂ©es Ă  destinations des publics…) et son Ă©quilibre (diversitĂ© des volets musicaux, des interprètes et des phalanges conviĂ©es : cette annĂ©e, Orchestres de Picardie, National de Lyon…). C’est aussi une rĂ©flexion vivante sur les formes du concert dont les propositions sont aujourd’hui aussi diversifiĂ©es que bien identifiĂ©es : les « planète orchestre » (dĂ©couverte des instruments de l’orchestre de l’intĂ©rieur), les concerts flash Ă  12h30 (places Ă  5 euros), les cinĂ©-concerts (cette annĂ©e Ratatouille en fĂ©vrier 2017 et Le Cirque en avril suivant) ; sans omettre les offre »Famillissimo », comme les ateliers de dĂ©couverte musicale, enrichissent pendant toute la saison, une offre de plus en plus proche des publics. Un orchestre Ă  la carte en quelque sorte… de quoi rĂ©pondre aux attentes de chacun, selon son rythme, selon ses goĂ»ts. En cela les actions de l’ONL (Orchestre National de Lille) sont particulièrement exemplaires, d’autant, – ne l’oublions pas- que le renouvellement des publics reste la grande obsession du milieu musical en France. Non sans raison. La prĂ©sence complète et continĂ»ment active de l’Orchestre sur la toile, Ă  travers ses contenus connectĂ©s via ses propres rĂ©seaux (site web dĂ©diĂ© : www.onlille.com), ses comptes Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Flikr (riches offres de photographies…) dĂ©montrent l’activitĂ© d’une phalange « high tech » dont il est très facile de suivre les sessions et les accomplissements tout au long de la saison.

 

 

 

saison 2016 – 2017
Les 40 ans de l’Orchestre National de LILLE

 

 

BLOCH-alexandre-UPonte-ONL-582-390PASSATION ET CONTINUITÉ… C’est surtout pour sa 40 ème saison, en 2016 – 2017, le cycle de la passation et de la continuitĂ©, entre le chef fondateur depuis 1976, Jean-Claude Casadesus, et son successeur pour de nouvelles aventures, le français trentenaire, Alexandre Bloch,qui fait donc son entrĂ©e sous les projecteurs en ce mois de septembre 2016. Durant ce nouveau cycle musical, 4 programmes majeurs permettent aux spectateurs de dĂ©couvrir la personnalitĂ© du nouveau directeur musical, dès le 29 septembre prochain : programme « Bienvenue Maestro! » (Les 29 et 30 septembre puis les 1er octobre 2016). LIRE notre dossier l’Orchestre National de Lille : les 4 programmes dirigĂ©s par Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lille. Musique concertante (Concerto pour violon de Khatchaturian), ballet de Stravinsky, musique amĂ©ricaine, et aussi crĂ©ation contemporaine en une ultime concert de saison, le 1er juillet, confrontant Enfer et Paradis, sans omettre l’opĂ©ra, avec Les PĂŞcheurs de perles de Bizet… dĂ©jĂ  les jalons de cette première proposition du nouveau chef est aussi variĂ©e qu’ambitieuse. A suivre de près.


 

 

 

casadesus_jean_claude_portrait_290JEAN-CLAUDE CASADESUS… Les fidèles de Jean-Claude Casadesus – qui reste donc chef fondateur, retrouveront le maestro emblĂ©matique de l’aventure symphonique Ă  Lille et dans son territoire, dans le cycle « L’amour & la danse » comprenant 3 volets de dĂ©cembre 2016 Ă  mars 2017, soit entre autres de superbes pages du romantisme français couplĂ©s Ă  des auteurs du XXè et contemporains, Ă©grenant les grandes figures de la passion amoureuse (« RomĂ©o et Juliette », le 1er dĂ©cembre 2016 ; « L’Extase » : Beethoven, R. Strauss, Scriabine Ă©videmment : les 19 et 20 janvier 2017 ; « Don Juan », avec de R. Strauss : les Quatre derniers lieder / Annette Dasch, soprano, et le poème Don Juan, les 2 et 3 mars 2017).

 

Zacharias-piano-orchestre-classiquenews-concert-programme-zachariascmvanappelghem1CYCLES SCHUMANN et BEETHOVEN… Plurielle, ouverte, généreuse et furieusement romantique, spécifiquement germanique, la nouvelle saison de l’ONL comprend deux volets à suivre également, dédiés à Robert Schumann et Ludwig van Beethoven. Le symphonisme de Schumann est porté par le souffle de la nature (en particulier le flux impressionnant du Rhin : d’où sa 3ème Symphonie dite « Rhénane ») et surtout par l’amour de son épouse, virtuose du piano, l’incontournable Clara (cycle Schumann joué et dirigé par le pianiste et chef Christian Zacharias : 4 programmes à partir du 4 octobre 2016 et jusqu’au 24 juin 2017). Tout orchestre ne peut s’enrichir s’il n’aborde régulièrement le génie beethovénien : ainsi l’ONL propose en 2 dates (12 et 13 janvier 2017), l’intégrale des 5 Concertos pour piano avec la complicité du pianiste qui dirige aussi l’Orchestre, Rudolf Buchbinder.

 

 

 

CREATIONS : 2 COMPOSITEURS EN RESIDENCE : créations et leçons… Deux personnalités contemporaines colorent de leur écriture propre la saison nouvelle à Lille : le français Yann Robin, dont la sensibilité et l’acte de composition s’inscrivent au carrefour du Jazz, du classique et du rock… Création de son Concerto pour violoncelle et orchestre les 13, 14, 15 octobre 2016, puis flamboyante et puissante évocation des Enfers, « Inferno » (nouvelle pièce en création mondiale), confronté à l’angélisme irréel du Requiem de Fauré (dernier épisode : In Paradisum), le 1er juillet 2017 (qui est aussi le concert de clôture dirigé par Alexandre Bloch). De son côté, Hector Parra est catalan : il achève sa coopération avec l’ONL lors du concert de passation entre Jean-Claude Casadesus et Alexandre Bloch, avec sa nouvelle pièce en création française, « InFALL », les 29, 30 septembre puis 1er octobre 2016.
En complément, les deux compositeurs résidents proposent tout au long de la saison, plusieurs « Leçons de musique », introductions aux concerts affichés, selon leur propre expérience / sensibilité de la musique ; les deux créateurs pédagogues s’expriment évidemment sur leurs propres oeuvres et aussi sur les autres programmes de l’ONL… 9 lectures sont ainsi proposées du 29 septembre 2016 au 1er juillet 2017.

 

 
 

 

L’Orchestre National de Lille au diapason baroque

 

 

hogarth-william-portrait-man-homme-dossier-special-handel-haendel-classiquenews-582-vignetteELARGISSEMENT DU REPERTOIRE : 2 fois HAENDEL, 1 fois VIVALDI mais « en 2.0 »… L’ONL n’en est plus à un nouveaux défis près. Trois concerts événements indiquent cette ouverture de la vision, servie par un geste décomplexé qui en dit long sur l’envie des instrumentistes d’enrichir leur expérience, d’affiner leur pratique, de découvrir d’autres dispositifs musicaux… C’est d’abord l’éloquence scintillante et dansante du Water Music de Haendel, les 24 et 26 janvier 2017 sous la baguette de Jan Willem de Vriend : comment sonnera l’orchestre confronté au langage et à la syntaxe musicale baroque ?
Puis les 23 et 25 mars 2017, immersion dans l’univers personnel de Max Richter qui revisite les Quatre Saisons de Vivaldi : le sommet de la musique orchestrale du XVIIIè italien et baroque (1725) y est réarrangé, enrichi de sonorités contemporaines : soit la version 2.0 d’un Vivaldi, revivifié, « au charme jubilatoire ».
Enfin le même Jan W. de Vriend dirige Le Messie de Handel, les 5 et 6 avril 2017 : les instrumentistes de l’ONL poursuivront ainsi leur maîtrise de la grammaire baroque propre au Saxon, dans une partition particulièrement riche en vagues chorales (Choeur de la Radio Flamande) et en évocations d’une Nature miraculeuse : un cycle panthéiste et naturaliste qui annonce par son ampleur poétique, La Création de Haydn, au siècle prochain…

 

 

 

Debora Waldman dirige Mozart à VincennesDES ORCHESTRES, DES CHEFS… Enfin, la richesse d’une saison se mesure certes par la grande diversité des programmes et des oeuvres annoncés ; ce sont aussi les personnalités des chefs invités qui se distinguent et caractérisent la programmation dans son ensemble : outre les Christian Zacharias, Rudolf Buchbinder, Jan W. de Vriend, déjà cités, la premier orchestre de la région lilloise se laissera dirigé, porté par des sensibilités plurielles aux programmes inévitablement prometteurs : l’excellente Debora Waldman dans un programme « Famillissimo », El dia de los muertos (le jour des morts / « un Halloween mexicain » : œuvres de Moncayo, Ayala Pérez, Revueltas, Marquez… les 28 et 29 octobre 2016 : on sait aujourd’hui l’acuité vive et la pertinence ciselée de la direction de Debora Waldman qui est aussi l’audacieuse, ambitieuse créatrice de son propre orchestre « Idomeneo »; VOIR notre reportage vidéo L’Orchestre Idomeneo et Debora Waldman). De toute évidence, un programme haut en couleur et en tempérament. Le 9 décembre 2016, le Nouveau Siècle à Lille accueille dans le cadre des échanges interorchestres, Joshua Weilerstein qui pilote l’Orchestre national de Lyon dans un programme intitulé « Le rêve américain » (Stravinsky, Milhaud, Gershwin, sans omettre la création française du Concerto pour saxophone de John Adams…). De la même façon, le samedi 13 mai 2017, le chef Arie van Beek dirige l’Orchestre de Picardie dans une programme Beethoven (Symphonie n°8), Stravinsky et Prokofiev.
A la tĂŞte de l’ONL, Mark Shanahan (qui est aussi un excellent chef lyrique… Ă  Angers Nantes opĂ©ra entre autres) pilote la Symphonie PathĂ©tique n°6 de Tchaikovsky, le 1er fĂ©vrier 2017. Enfin, curiositĂ© attendue, Mark Minkowski, rĂ©cent directeur de l’OpĂ©ra de Bordeaux, qui vient Ă  Lille diriger la sublime Symphonie en rĂ© de CĂ©sar Franck, sommet du romantisme français tardif post wagnĂ©rien (1881) – en cela un jalon majeur dans l’histoire de la musique en France et donc un rendez vous hautement symphonique spirituel et flamboyant, Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte: le 9 mars 2017 (couplĂ©e avec la Symphonie n°2 de Saint-SaĂ«ns).

 

 

 

 

 

boutonreservationlille-orchestre-national-de-lille-logo-160-172Eclectique et inventive, la nouvelle saison de l’Orchestre National de Lille 2016 – 2017 a bien des arguments pour convaincre et surprendre.
INFOS, RESERVATIONS, contenus exclusifs… toutes les offres sur le site de l’Orchestre National de Lille.

 

 

 

bloch

 

 

bloch-alexandre-u-ponte-pour-onl-lille-classiquenews-582-767

 

Alexandre Bloch, nouveau directeur de l’Orchestre National de Lille © U.Ponte/ONL Lille 2016

Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’ONL, Orchestre National de Lille

Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l'Orchestre National de LilleLILLE, ce soir 19h : Premier concert prĂ©sentation d’Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Lille. Ce soir au Nouveau Siècle, le premier orchestre de Lille et de la RĂ©gion Hauts de France, l’Orchestre National de Lille prĂ©sente son nouveau directeur musical, le français Trentenaire ALEXANDRE BLOCH, successeur plein de promesse et d’énergie de Jean-Claude Casadesus, qui reste « Chef Fondateur ». EntrĂ©e libre : au programme, prĂ©sentation de la saison nouvelle 2016 – 2017, rencontre, interludes musicaux et invitĂ©s exceptionnels en liaison avec la nouvelle saison de l’ONL Orchestre National de Lille. LILLE, ce soir 19h au Nouveau Siècle.
VISITEZ le site de l’Orchestre National de Lille : www.onlille.com

 

 

 

bloch-alexandre-saison-16-17-orchestre-national-de-lille-bandeau-582-classiquenews

 

 

 

A LIRE aussi : DĂ©couvrez aussi les 4 programmes majeurs de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille, dirigĂ©s par Alexandre Bloch

 

Et prochainement sur CLASSIQUENEWS.COM : prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale, enjeux et temps forts de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille

 

 

 

bloch-alexandre-u-ponte-pour-onl-lille-classiquenews-582-767

 

Alexandre Bloch, nouveau directeur de l’ONL Orchestre National de Lille © U.Ponte@ONL

 

 

 
 
PROCHAINS CONCERTS : avec Jean-Claude Casadesus et Alexandre Bloch, concert passation, continuité et talents : les 29 et 30 septembre puis 1er octobre 2016

 

Samedi 17 septembre 2016, Nouveau Siècle, 18h30: Yukari Saito dirige l’ONL : Rossini, Mozart, Tchaikovski (Suite du Lac des Cygnes) : INFOS, PRESENTATION DU CONCERT

 
 

Orchestre National de Lille : 4 concerts dirigés par Alexandre Bloch

lille-orchestre-national-de-lille-logo-160-172Orchestre National de Lille, nouvelle saison 2016 – 2017. Quatre programmes majeurs Ă  ne pas manquer avec Alexandre Bloch, nouveau directeur musical. La nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille marque une nouvelle Ă©tape et un jalon dĂ©cisif dans l’histoire de la phalange lilloise puisque le chef français Alexandre Bloch a Ă©tĂ© nommĂ© nouveau directeur musical de l’Orchestre, succĂ©dant ainsi au chef fondateur Jean-Claude Casadesus, en poste depuis 1976. Pour ses 40 ans, l’Orchestre s’offre un tempĂ©rament plein d’énergie, un musicien solide et charismatique qui rĂ©alise l’esprit de continuitĂ© et de d’approfondissement dĂ©fendu au cours de la nouvelle saison par les musiciens Ă  Lille. Violoncelliste, aujourd’hui chef invitĂ© principal des DĂĽsseldorf Symphoniker, Alexandre Bloch (Talent Adami 2012) en mettant surtout l’humain et une grande curiositĂ© au centre de ses prĂ©occupations a Ă  coeur de dĂ©fendre et de prolonger les valeurs dĂ©veloppĂ©es depuis la crĂ©ation de l’Orchestre, par Jean-Claude Casadesus.
En cette première saison, les spectateurs pourront découvrir et suivre le travail du nouveau chef avec les instrumentistes de l’Orchestre national de Lille, ce dès le premier programme emblématique d’une passation déjà très attendue ; puis au cours des 3 autres concerts à l’affiche de la saison : soit 4 rendez vous incontournables de la nouvelle saison symphonique en France, en septembre, décembre, mai puis juillet 2016.

 

 

 

4 concerts de l’Orchestre National de Lille
sous la direction de
Alexandre Bloch, nouveau directeur musical

 

 

 

Concert de passation

Jeudi 29 septembre 2016
Vendredi 30 septembre 2016 Ă  20h
LILLE, Auditorium du Nouveau siècle

Samedi 1er octobre 2016, Ă  20h
DOUCHY-LES-MINES, L’Imaginaire

Bienvenue Maestro !
casadesus_jean_claude_portrait_290Concert d’ouverture avec Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Lille. Au programme pour ce premier concert de prĂ©sentation, un premier volet comme une passation : l’ouverture de l’opĂ©ra Benvenuto Cellini de Berlioz par le fondateur historique Jean-Claude Casadesus ; ensuite Alexandre Bloch dirigera InFall de Hèctor Parra – compositeur en rĂ©sidence, (crĂ©ation française) ; le Concerto pour violon de Khatchaturian (soliste : Nemanja Radulovic, violon), enfin L’Oiseau de feu (musique du ballet intĂ©gral) de Stravinsky. Ainsi les spectateurs lillois se dĂ©lecteront de symphoniste flamboyant sous la conduite des deux chefs dĂ©sormais emblĂ©matiques de l’Orchestre National de Lille en sa nouvelle saison 2016 – 2017 : furie italienne dans l’évocation du destin passionnĂ© de Cellini, orfèvre sanguin dans la Florence de la Renaissance ; puis virtuositĂ© scintillante chez Khatchaturian puis Stravinsky.

 

BLOCH-alexandre-orchestre-national-de-lille-dossier-presentation-2016-2017-classiquenews--582-390-Alexandre-Bloch-Jean-Baptiste-Millot

 

Pour les deux chefs c’est un programme idéalement choisi : Jean-Casadesus a toujours montré une réelle affinité avec le romantisme français ; quant à Alexandre Bloch, l’idée entre autres de retrouver les splendeurs suggestives de l’orchestre du jeune Stravinsky quand il composait pour les Ballets Russes, demeure la source inspiratrice d’une insondable richesse. Un émerveillement et une ivresse instrumentale que le nouveau maestro aura plaisir de transmettre et partager…

RÉSERVEZ votre place

 

 

 

 

HAPPY NEW YEAR IN AMERICA

Jeudi 15 décembre 2016, 20h
Mardi 20 décembre 2016, 20h
Mercredi 21 décembre 2016, 16h
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle

En tournée dans le territoire :
Vendredi 16 décembre 2016, 20h à MAUBEUGE, La Luna
Samedi 17 décembre 2016, 20h à CARVIN, salle Rabelais
Dimanche 18 décembre 2016, 16h à SAINGHIN-EN-MELANTOIS / Salle de sport

Coffret Sibelius remastérisé par BernsteinAllégresse et plaisir de vivre… les qualités défendues par ce programme réjouissant et festif déploient l’énergie et la fièvre en provenance (majoritairement- si l’on excepte Marquez) d’Amérique du nord. L’ONL, Orchestre National de Lille sous la baguette vive, affûtée de son nouveau directeur musical, Alexandre Bloch, joue l’Ouverture de Candide et le Divertimento pour orchestre de Leonard Bernstein, Mavis in Las Vegas de Maxwell Davies et Tahiti Trot de Shostakovitch (l’une des rares moments musicaux où le compositeur russe s’abandonne à une certaine plénitude allègre… dévoilant un talent indiscutablepour la musique de danse), sans omettre Fanfare for the Common Man de Copland, Danzon n°2 de Marquez, Circus Polka de Stravinsky enfin, la Suite Porgy and Bess du très élégant et rythmiquement irrésistible Gershwin. Tous les compositeurs ici réunis savent s’inspirer de mélodies populaires, sublimées dans une parure orchestrale d’un raffinement entraînant et communicatif.

RÉSERVEZ votre place

 

 

 

Les PĂŠCHEURS DE PERLES de Georges Bizet

Mercredi 10 mai 2017, 20h à LILE, Auditorium du Nouveau Siècle
Vendredi 12 mai 2017, 20h Ă  PARIS, TCE – Th. des Champs-ÉlysĂ©es

fuchs-julie-soprnao-YES-deutsche-grammophon-septembre-2015-review--account-of-compte-rendu-critique-CLASSIQUENEWS-(c)-2015-Solene-Ballesta-02_HDEn version de concert, l’opĂ©ra du jeune Bizet (25 ans alors), – laurĂ©at du Prix de Rome-, affirme le tempĂ©rament bouillonnant du futur auteur de Carmen. C’est aussi pour l’Orchestre habituĂ© aux concerts symphoniques, une formidable expĂ©rience lyrique oĂą la tenue gĂ©nĂ©rale des instrumentistes doit suivre et envelopper sans les couvrir, toutes les voix solistes. Justement, la distribution de cette production lyrique romantique comprend quelques uns des jeunes chanteurs français les plus convaincants de l’heure : la soprano Julie Fuchs (LeĂŻla, prĂŞtresse de Brahma, amoureuse du pĂŞcheur Nadir), Cyrille Dubois (Nadir), Florian Sempey (Zurga, roi des pĂŞcheurs)… Chacun connaĂ®t la fameuse Romance de Nadir, prière virile d’une Ă©tonnante sĂ©duction mĂ©lodique chantĂ©e par le tĂ©nor vedette… de fait, Les PĂŞcheurs de Perles, ouvrage crĂ©Ă© avec un certain succès au Théâtre Lyrique, Place du Châtelet Ă  Paris en septembre 1863, convoque l’esprit fantasmatique et onirique de l’orientalisme Second Empire. L’action se passe Ă  Ceylan et met en lumière la bravoure de Durga, dĂ©cidĂ© finalement Ă  sauver le couple amoureux, LeĂŻla et Nadir. Outre une complicitĂ© feutrĂ©e avec les voix, l’orchestre doit rĂ©vĂ©ler l’élĂ©gance de l’orchestration dont la finesse annonce couleurs et Ă©clats, eux mĂ©diterranĂ©ens Ă  dĂ©faut d’être exotiques, de l’orchestre romantique français Ă©tincelant dans Carmen (1875)…

RÉSERVEZ votre place

 

 

 

 

ENFER et PARADIS

ClĂ´ture de la saison 2016 – 2017
Samedi 1er juillet 2017, 18h30
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle

ROBIN : Inferno (Frantizek Zvardon, création vidéo)
FAURÉ : Requiem

 

Enfer et Paradis. Programme conflictuel et contrastĂ© en guise de conclusion de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille. Un nouveau terreau fertile aux accents et nuances, scintillants et crĂ©pitants, sous la baguette d’Alexandre Bloch. D’abord, dĂ©flagrations et vertiges grâce aux sonoritĂ©s puissantes du compositeur en rĂ©sidence Yann Robin, au background rock, jazz et aussi naturellement classique. Au terme de sa nouvelle partition infernale, surgit in extremis une lueur d’espoir après l’évocation d’un monde en prise avec les forces dĂ©moniaques. Puis c’est bien l’apprentissage des bĂ©atitudes et du renoncement le plus apaisant et paisible qui s’affirme Ă  travers le chant de la soprano (Armelle KhourdoĂŻan), du baryton (Jean-François Lapointe) et du choeur (RĂ©gional Hauts-de-France), dans l’irrĂ©sistible Requiem de FaurĂ© vĂ©ritable baume pour l’âme en souffrance (Ă©vocation du Paradis et des anges bienveillants, accueillants du dernier Ă©pisode : In Paradisum).

 

RÉSERVEZ votre place

 

 

 

 

4 Ă©vĂ©nements de la saison 2016 – 2017 : 3 programmes symphoniques et 1 concert lyrique par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch.
Toutes les INFOS et les modalités de RÉSERVATIONS sur le site de l’Orchestre national de Lille (www.lilleonline.com)

 lille-bandeau-orchestre-national-saison-16-17

 

 

Illustrations : Alexandre Bloch © JB Millot / Orchestre National de Lille ;