LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : MARIA CALLAS, L’Ultime tournée (Editions L’ARCHIPEL)

CALLAS Maria ultime tournee par robert sutherland editions l archipel critique compte rendu presentation par classiquenews 9782809822755-001-G-220x351LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : ” MARIA CALLAS, L’Ultime tournée ” (Editions L’ARCHIPEL)… Pour les 40 ans de la disparition de la plus parisienne des divas légendaires, Maria Callas, ce 16 septembre 2017, l’éditeur L’Archipel édite la traduction française du livre témoignage du pianiste écossais, Robert Sutherland : « Maria Callas : Diaries of a Friendship », édité en 1999, vrai texte sincère et objectif sur la dernière tournée (retour à la scène ou adieux) de la cantatrice la plus adulée de son vivant. L’écriture évite les emphases boursouflées car l’auteur est avant tout un pianiste qui sait la musique, la vit et la sert comme sa consoeur chanteuse. D’ailleurs le chapitre sur « l’esprit de ravissement » qui parfois saisit deux artistes ensembles, portés, inspirés simultanément par le souffle magique de la musique, est le moment le plus émouvant de ce texte d’un ami.
Le lecteur suit donc les évolutions et avatars (multiples) de la tournée du récital que la Divina accepta de mener à partir de 1973 (premier récital à Hambourg le 25 octobre 1973) et jusqu’au mois d’octobre 1974, avec le ténor Giuseppe di Stefano, pilier vocal capable du meilleur comme du pire et qui savait non sans un certain sadisme, manipuler la Callas, laquelle lui était totalement soumise (mais jusqu’à certaines limites). La période est lourde pour la Diva qui vient de rompre avec Onassis et n’accepte tout simplement pas de perdre peu à peu et de façon irréversible sa voix de légende. En octobre 1973, la chanteuse est d’autant plus attendue, espérée, adulée… qu’elle n’a pas chanté depuis 9 années. Il y a bien deux personnages en une : Maria la femme, amoureuse, délicieuse, respectueuse, et Callas, artiste envahissante et exigeante, pour elle et pour les autres. D’un côté, une femme simple et stylée ; de l’autre, une interprète inquiète, soucieuse, toujours extrêmement tendue, possédée, habitée, dévorée par l’idéal artistique qui la porte toujours plus loin, toujours plus haut. L’ultime tournée passe par toutes les capitales du monde, d’Europe et jusqu’à Séoul et Tokyo… On se laisse porter par l’apparente insouciance de ses deux voix d’exception, qui n’hésitent pas à changer l’ordre des airs et duos pendant le spectacle, chacun selon son humeur. Laissant les pianistes qui les accompagnent, dans un dénuement pour le moins déconcerté, quoique à la longue, complices.
L’auteur nous laisse un témoignage saisissant sur la réalité artistique de la dernière Callas ; la lettre qu’elle écrit après coup, en janvier 1975 après le dernier récital dévoile le délibrement physique et la fatigue totale qui l’ont submergée de retour dans son appartement parisien de l’avenue Mandel. Le texte accompagne La Callas jusqu’à son dernier jour et ne cache rien des vrais causes de sa mort, très brutale. Voici peut-être le meilleur texte capable de renouveler davantage l’éclat de la légende Callas. Livre événement, « CLIC de classiquenews de septembre 2017 » d’autant plus opportun pour le 40è anniversaire de la mort de Maria Callas.

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LOGO-click_classiquenews_1m_x_1m-3000LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : MARIA CALLAS, L’Ultime tournée / Prédace de Tom Wolf. Editions L’ARCHIPEL. 363 pages. CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2017 — parution : août 2017. En complément profitable : cahier central de 8 pages comprenant des photos Noir et Blanc où la diva paraît surtout pendant la tournée internationale, plus resplendissante que jamais : une diva célèbre qui à 50 ans, est devenue aussi une icône jet set au charme irrésistible.

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