Le Duo de pianistes Berlinskaia et Ancelle

piano-duo-berlisnkaia-ancelle-liszt-saint-saens-review-critique-CLIC-de-classiquenews-concert-2017PARIS, Salle Colonne, le 17 mars 2018. CONCERT Aux victimes du terrorisme. Rares mais exemplaires, les artistes qui savent s’engager pour la cause collective, au nom des dĂ©munis, de toutes les victimes. Le duo de pianistes lĂ©gendaires, Arthur Ancelle et Ludmilla Berlinskaia participe ce 17 mars prochain, salle Colonne Ă  Paris, au concert « Hommage aux victimes du terrorismes », voeu exprimĂ© qu’une sociĂ©tĂ© mieux Ă©galitaire, plus solidaire et fraternelle se prĂ©cise enfin, contre les foyers de haine et de barbarie. « Au profit de l’Association française des Victimes du Terrorisme et sous le haut patronage de Richard Galliano », les deux artistes français, au sein d’un plateau d’interprĂštes prometteurs, tous rassemblĂ©s ce 17mars, salle Colonne Ă  Paris, jouent Ă  4 mains et 2 pianos (face Ă  face), de Ma mĂšre L’Oye de Maurice Ravel (1910).


berlinskaia-ludmila-et-ancelle-arthur-duo-piano-classiquenews-clic-de-classiquenews-piano-majeurUne immersion dans l’univers enchantĂ© des contes et lĂ©gendes, que l’écriture ciselĂ©e de Ravel aiguise et colore avec le gĂ©nie d’orchestrateur que l’on sait. A 2 pianos, l’entente et la complicitĂ© entre les deux pianistes doit ĂȘtre totale pour en exprimer l’alchimie suggestive, l’étoffe tissĂ©e dans le songe et le rĂȘve. A partir de 5 contes rĂ©Ă©crits par Perrault et qui constitue notre patrimoine français des lĂ©gendes et rĂ©cits pour enfants (et adultes), Ravel met en musique un cycle d’abord pour piano, puis orchestrer pour les instruments de l’orchestre. La version qu’en proposent Ludmilla Berlinskaia et Arthur Ancelle est pour 4 mains, conçue par Ravel dĂšs 1908-1910, et destinĂ© Ă  l’emrveillement de deux enfants qui lui Ă©taient proches / chers, « Jean et Mimi ». L’ordre des Ă©pisode suit les titres d’origne, ceux Ă©laborĂ©s par Perrault au XVIIĂš : la Pavane de la Belle au bois dormant, le petit Poucet, Les entretiens de la Belle et de la BĂȘte, Laideronnette, ImpĂ©ratrice des Pagodes, Le Jardin fĂ©erique. C’est sous les doigts oniriques des pianistes, tout un monde de hĂ©ros et de fĂ©es, de monstres faussement malĂ©fiques
 qui surgit, foudroyant, envoĂ»tant, charmeur. Car Ravel Ă©tait un fabuleux conteur voire un poĂšte et diseur. Dans son dernier album « Reminiscenza », jardin kalĂ©idoscope de ses mondes intĂ©rieurs (paru enjanvier 2018, CLIC de CLASSIQUENEWS), Ludmila Berlisnkaia jouait les Valses nobles et sentimentales de Ravel de 1911, partition contemporaine de Ma MĂšre L’Oye. Le dernier cd du duo Berlinskaia / Ancelle proposait plusieurs transcriptions inĂ©dites LISZT / SAINT-SAËNS (janvier 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2018)

 

 

 

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PARIS, Salle Colonne
Samedi 17 mars 2018, 19h45
Duo Ancelle / Berlinskaia : RAVEL, Ma Mùre L’Oye (1910)
Concert Hommage aux victimes du terrorisme
INFOS & RESERVATIONS :
sur le site de la salle Colonne Ă  Paris
http://sallecolonne.fr/index.php/saison
Tarifs : plein (20 euros), réduit (15 euros)

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PIANO : le duo envoûtant, hypnotique Berliskaïa / Ancelle

 

 

Au programme du concert de samedi 17 mars 2018 :

 

 

1 – ORCHESTRE DE CHAMBRE OCCITANIA

‱ CONCERTO EN RÉ MINEUR POUR PIANO ET CORDES BWV 1052 ALLEGRO
(J.S. BACH)
FANNY AZZURO : PIANO

‱ SINFONIA EN RÉ MAJEUR POUR TROMPETTE ET CORDES
(G.TORELLI)
BERNARD SOUSTROT : TROMPETTE

‱ SINFONIA EN SI BÉMOL MAJEUR POUR CORDES: 3EME MOUVEMENT
(J.G. GRAUN)

 

 
2 – DUO BERLINSKAÏA-ANCELLE
(LUDMILA BERLINSKAÏA, ARTHUR ANCELLE)

‱ MA MÈRE L’OYE (QUATRE MAINS)
(M. RAVEL)

 

 

Maurice Ravel et l’enfance
 Nostalgique d’un monde imaginaire et poĂ©tique, jamais remis aussi de la perte d’une mĂšre adorĂ©e, et peut-ĂȘtre pas assez chĂ©rie. Dans son opĂ©ra fĂ©erique et rĂ©aliste L’enfant et les sortilĂšges, le compositeur peint la tyrannie cruel d’un petit ĂȘtre dĂ©laissĂ©e par sa maman pour mieux indiquer la voie de la sagesse et de l’humanitĂ© chez un petit homme encore inachevĂ©. Comme chacun, Ă  tout Ăąge, l’enfant doit mĂ©riter l’estime et l’amour qu’il veut susciter. Pour les enfants de ses amis Godebski, Jean et Marie, le compositeur invente les piĂšces enfantines de Ma mĂšre l’Oye, pour piano Ă  quatre mains, en 1908.

Le climat propre Ă  l’enfance le conduit aussi Ă  ce qu’il aime ciseler, dans sa maniĂšre personnelle, l’épure, l’allĂ©gement, la concision suggestive, la finesse presque arachnĂ©nenne, la mĂ©canique de prĂ©cision. Ravel revisite les mondes enchantĂ©s et oniriques de Charles Perrault, de la Comtesse d’Aulnoye, de Madame Leprince de Beaumont. Et naturellement, ce sont des enfants qui crĂ©ent la suite de cinq tableaux, le 20 avril 1910, Ă  Paris, salle Gaveau.

Le musicien rĂ©alisera en 1911 une orchestration, Ă©toffant son canevas originel d’un prĂ©lude et d’un ballet supplĂ©mentaire (la Danse du rouet), tout en perfectionnant la continuitĂ© des scĂšnes entre elles par de nouveaux intermĂšdes. Cet Ă©tat ultime est crĂ©Ă© en 1912.

Les 7 tableaux de la version orchestrale
Le PrĂ©lude (1) et ses bruissements de cordes Ă©nigmatiques est un lever de rideau mystĂ©rieux qui suscite la curiositĂ© et l’envie de dĂ©couverte pour ce qui va suivre. La Danse du Rouet (2) imagine la princesse Florine, victime de s’ĂȘtre piquĂ© le doigt sur la pointe d’un rouet. Chute de la jeune femme et lamentation des suivantes. La Pavane de la Belle au bois dormant (3): la vieille femme dont le rouet fatal a causĂ© la mort de la princesse, se dĂ©voile: c’est la fĂ©e BĂ©nigne.
Les Entretiens de la Belle et de la BĂȘte (4): le chant de la clarinette exprime la Belle qui succombe
peu Ă  peu Ă  la beautĂ© morale de la BĂȘte. Petit Poucet (5) fait paraĂźtre le groupe des garçons dans la forĂȘt oĂč se font entendre, presque lugubres, le chant des oiseaux dont le cri du coucou Ă  la flĂ»te. Laideronnette, impĂ©ratrice des pagodes (6) impose le talent du Ravel, gĂ©nie de l’orchestration. D’aprĂšs Le Serpentin vert de la Comtesse d’Aulnoye, la texture de l’orchestre, portant en avant les couleurs du cĂ©lesta, de la harpe, du xylophone, dĂ©veloppe un raffinement plastique porteur d’étrangetĂ© et d’exotisme. Pour boucler la prĂ©sentation des contes, Ravel imagine une fin qui en assure l’unitĂ© poĂ©tique: dans Le jardin fĂ©erique (7), le prince charmant ressuscite la princesse, acclamĂ©s par tous les personnages prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ©s. Les cordes transmettent l’activitĂ© de ce pays des merveilles qui tĂ©moignent de la fascination constante et intacte de Ravel pour le monde de l’enfance. L’enfance telle que peut seul la voir un adulte ne serait-elle pas, dans un mouvement rĂ©trospectif, l’appel irrĂ©sistible Ă  l’éveil, Ă  l’enchantement, Ă  l’insouciance, Ă  la propice rĂȘverie, autant de sentiments perdus, de facultĂ©s de l’ñme Ă©vanouies, que tout crĂ©ateur tente d’approcher dans son oeuvre?

 

 

3 – QUATUOR HERMÈS
(OMER BOUCHEZ, ELISE LIU, LOU CHANG, ANTHONY KONDO)
‱ QUATUOR À CORDES EN SOL MINEUR OP. 10
(C. DEBUSSY) 

 

entracte

 

 

4 – ORCHESTRE DE CHAMBRE OCCITANIA
‱ CONCERTO EN RÉ MAJEUR RV 93 POUR GUITARE ET CORDES
(A. VIVALDI)

‱ ALLELUIA POUR SOPRANE ET CORDES
(W.A. MOZART)
ARIANE WOLHUTER : SOPRANO, PHILIPPE MOURATOGLOU : GUITARE

 

 

5 – ANNE NIEPOLD ‱ SEULE EN SCENE

 

 

6 – SPIRITANGO QUARTET
(THOMAS CHEDAL, FANNY STEFANELLI, FANNY AZZURO, BENOIT LEVESQUE)

‱ CAMORRA III, ROMANCE DEL DIABLO
(A. PIAZZOLLA)

 

 

7 – RICHARD GALLIANO ET L’ORCHESTRE DE CHAMBRE OCCITANIA
‱ OPALE CONCERTO POUR ACCORDÉON ET CORDES : NEW YORK TANGO
(R. GALLIANO)

 

 

 

 

SALLE COLONNE
94 BOULEVARD AUGUSTE BLANQUI 75013 PARIS
RÉSERVATIONS AU 01 42 33 72 89

 

 

2ù Concert au profit de l’Association française des Victimes du Terrorisme, le lendemain, dimanche 18 mars 2018

Hommages-victimes-du-terrorisme-concert-17-et-18-mars-salle-colonne-annonce-par-classiquenews-pourquoi-ne-pas-manquer-ce-concert-par-classiquenews-Affiche-CHVT-official

 

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