Jonas Kaufmann chante Faust sur France Musique

Jonas Kaufmann est RadamĂšsFrance Musique. Samedi 2 janvier 2016, 19h. Berlioz : Damnation de Faust avec Jonas Kaufmann. C’Ă©tait LA production Ă  Bastille Ă  ne pas manquer en dĂ©cembre 2015, pourvu que vous ayez sĂ©lectionnĂ© la bonne date avec le tĂ©nor illustrissime et Ă©poustouflant, Jonas Kaufmann qui affrontait un nouveau dĂ©fi dans carriĂšre (aprĂšs Werther, Lohengrin et bientĂŽt Otello), ici sur les planches parisiennes, le rĂŽle du docteur Faust, vieux philosophe, aigri et dĂ©sillusionnĂ©, qui au bord du suicide est envoĂ»tĂ© par le diabolique MĂ©phistophĂ©lĂšs : contre son Ăąme, le manipulateur lui offre l’Ă©ternelle jeunesse et la satisfaction de tous ses dĂ©sirs… Pour lire le compte rendu critique de Clasiquenews (soirĂ©e du 13 dĂ©cembre 2015, cliquer ici : compte rendu critique du Faust de Berlioz par Jonas Kaufmann et Philippe Jordan)
France Musique nous rĂ©gale en diffusant samedi 2 janvier 2016 Ă  19h, de Faust mĂ©morable non pas tant par la mise en scĂšne, dĂ©calĂ©e, laide, hors sujet, parfois parasitant la lisibilitĂ© de l’action, mais convaincante grĂące Ă  la distribution, surtout masculine : Jonas Kaufmann donc et aussi Bryn Terfel dans le rĂŽle du dĂ©mon tentateur… sous la direction toujours trĂšs fine, intĂ©rieure, allusive du directeur musical de l’OpĂ©ra parisien, Philippe Jordan.
LIRE notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra Faust de Berlioz : genĂšse, enjeux, perspectives…

 

Distribution

Direction musicale: Philippe Jordan
Marguerite: Sophie Koch
Faust: Jonas Kaufmann (5 > 20 déc.)
MéphistophélÚs: Bryn Terfel
Brander: Edwin Crossley-Mercer
Voix céleste: Sophie Claisse

ChƓur de l’OpĂ©ra de Paris
Chef des Choeurs : José Luis Basso
Orchestre de l’OpĂ©ra de Paris

 

Synopsis
PremiĂšre partie. Au printemps, Ă  l’aube, dans les plaines de Hongrie, tandis que le vieux philosophe Faust contemple seul l’éveil de la nature,  le chant des paysans cĂ©lĂšbre les plaisirs de l’amour. Au loin retentissent bientĂŽt les Ă©clats d’une marche guerriĂšre entonnĂ©e par l’armĂ©e hongroise qui se prĂ©pare au combat. Faust reste indiffĂ©rent, « loin de la lutte humaine et loin des multitudes ».
DeuxiĂšme partie. Au nord de l’Allemagne, Faust dans son cabinet de travail porte une coupe de poison Ă  ses lĂšvres, dĂ©cidĂ© Ă  en finir avec une existence devenue trop douloureuse, quand retentit dans l’église voisine un cantique de PĂąques qui le sauve du dĂ©sespoir en lui rendant la foi de son enfance. C’est alors qu’apparaĂźt  le cynique MĂ©phistophĂ©lĂšs venu lui promettre : « tout ce que peut rĂȘver le plus ardent dĂ©sir ». Il transporte Faust dans un cabaret Ă  Leipzig au milieu d’une assemblĂ©e bruyante et vulgaire. Puis, voyant que Faust est dĂ©goĂ»tĂ© par tant de trivialitĂ©, il l’entraĂźne sur les bords de l’Elbe oĂč il le berce d’un rĂȘve enchanteur dans lequel apparaĂźt l’image parfaite de l’amour, Marguerite. A son rĂ©veil, Faust veut aller retrouver la jeune fille et MĂ©phistophĂ©lĂšs lui suggĂšre de se mĂȘler Ă  une bande de soldats, puis d’étudiants qui se dirigent vers la ville.
TroisiĂšme partie. C’est le soir. Faust, dissimulĂ© dans la chambre de Marguerite, observe avec Ă©merveillement la jeune fille qui tresse ses cheveux en chantant la vieille ballade du roi de ThulĂ©. MĂ©phistophĂ©lĂšs, devant la maison, ordonne Ă  son armĂ©e de feux follets d’ensorceler Marguerite. DĂšs le premier regard, Faust et Marguerite, se reconnaissent et se jurent une foi mutuelle. Mais MĂ©phistophĂ©lĂšs les interrompt brutalement pour conseiller Ă  Faust de fuir car les voisins rĂ©veillĂ©s par les dĂ©monstrations des deux amants, ont alertĂ© crĂ»ment la mĂšre de la jeune fille qui va les surprendre.
QuatriĂšme partie. Dans sa chambre, Marguerite, seule Ă  son rouet, s’abandonne au chagrin. En dĂ©pit de sa promesse, Faust n’est pas revenu et elle l’attend, accablĂ©e par le sentiment d’avoir Ă©tĂ© oubliĂ©e. Loin d’elle, il se laisse exalter par son dĂ©sir de ne faire qu’un avec la nature qui lui apparaĂźt comme l’unique consolation face Ă  son «  ennui sans fin ».MĂ©phistophĂ©lĂšs le rejoint et lui annonce la condamnation Ă  mort de Marguerite accusĂ©e d’avoir empoisonnĂ© sa mĂšre avec une « certaine liqueur brune » que Faust lui-mĂȘme lui avait conseillĂ© d’utiliser pour l’endormir et faciliter ainsi leurs futures rencontres nocturnes.
Pour sauver Marguerite, MĂ©phistophĂ©lĂšs exige que Faust signe un pacte qui l’engage Ă  le servir dans l’autre monde et il l’entraĂźne en enfer au terme d’une terrible chevauchĂ©e, course Ă  l’abĂźme. Marguerite est sauvĂ©e et le chƓur des esprits cĂ©lestes accueille cette « Ăąme naĂŻve que l’amour Ă©gara ». Si la jeun femme est sauvĂ©e, Faust est promis Ă  d’Ă©ternelles flammes.

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