Création mondiale de Solaris, l’opéra par Dai Fujikura

fujikura dai solaris 2015 tce Paris photo-dai-fujikura-qParis, TCE. Solaris de Dai Fujikura. Les 5,7 mars 2015. Création mondiale. Solaris (« ensoleillé » en latin), roman d’anticipation du polonais Stanislas Lem 1961) est porté au grand écran par le cinéaste russe Andreï Tarkovski (1972), puis l’américain Steven Soderbergh (2002). Sur la planète aux deux soleils, Solaris, un océan intelligent est capable de susciter les chimères et fantasmes conçus par les cosmonautes venus l’explorer. Bientôt, entre rêve et réalité, la présence concrète des créatures venus des songes et de la psyché des protagonistes affirment leur présence, imposent de nouveaux enjeux, soulignent le sens de chaque acte humain. Craintes, désirs, peurs, pulsions les plus enfouies… tout se dévoile et agit sur Solaris, véritable miroir de l’âme humaine. Ce que les astronautes prennent pour des monstres extraterrestres renvoie directement à leur propre psyché. Inspiré par les multiples thématiques à l’œuvre dans Solaris, le compositeur Dai Fujikura (né en 1977, émule de Pierre Boulez) et son ainé, le chorégraphe et scénographe Saburo Teshigawara (né en 1953) produisent la version lyrique du roman de Lem, après ses nombreuses adaptations cinématographiques.

fujikura dai composor solaris tce 2015Le sujet onirique fantastique se prête évidemment bien à l’écriture lyrique et la transposition sur la scène théâtrale. L’immensité de cet océan liquide inconnu et étrange conduit a contrario et de façon très envoûtante à l’intimité la plus secrète de chaque personnage dont le psychologue Kris Kelvin (qui fait le voyage jusqu’à Solaris). Ce dernier par exemple retrouve concrètement son épouse défunte Hari sur la station spatiale : c’est la concrétisation de ses pensées les plus refoulées. Quand la raison s’effondre et les repères s’effacent, la magie du pur fantastique peut prendre possession des êtres et de la scène : Solaris, l’opéra promet d’être une belle découverte pour les spectateurs de la création parisienne de ce 5 mars, d’autant que le compositeur formé en Grande Bretagne se joint à l’imaginaire fraternel de son compatriote le chorégraphe Saburo Teshigawara dont  la sensibilité fantasmatique (et le souci visuel en particulier des lumières) s’est imposé dans de nombreux ballets créés à Paris dont Darkness is hiding black horses (2013), ou Dah Dah sko dah dah (Chaillot, 2014).

 

 

 

 

boutonreservationCréation mondiale de Solaris de Dai Fujikura au TCE, ParisLes 5 et 7 mars 2015, 19h30.

 

 

Opéra en quatre actes (2015)
Livret de Saburo Teshigawara, d’après le roman éponyme de Stanislas Lem. Matériel extrait du film Solaris d’Andrej Tarkovsky avec l’aimable autorisation de Mosfilm

Erik Nielsen,  direction
Saburo Teshigawara,  mise en scène, chorégraphie, décors, costumes, lumières
Ulf Langheinrich,  conception images 3D et collaboration lumières
Réalisation informatique musicale Ircam,  Gilbert Nouno

Sarah Tynan, Hari
Leigh Melrose, Kris Kelvin
Tom Randle, Snaut
Callum Thorpe, Gibarian
Marcus Farnsworth, Kelvin

Saburo Teshigawara, Rihoko Sato, Václav Kuneš, danseurs
avec la participation de Nicolas Le Riche

Ensemble intercontemporain


SOLARIS DP - TCE - mars 2015
conférence – rencontre
Mercredi 4 mars 2015 à
18h30
Rencontre avec Saburo Teshigawara et Dai Fujikura

Maison de la Culture du Japon
Entrée libre / Réser­va­tion à partir du 4 fé­vrier sur www.mcjp.fr

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