COMPTE-RENDU, concert. TOULOUSE, le 7 Juillet 2019. Voix d’enfance, voix d’exil. MORETTI / LLINARES.

COMPTE-RENDU, concert. TOULOUSE, Chapelle des Carmélites, le 7 Juillet  2019. Voix d’enfance, voix d’exil. MORETTI. SEBASTIAN. LLINARES. En trio nos artistes,  chacun musicien rempli de talents et de délicatesse, ont su tenir le public en haleine en ce chaud après midi de dimanche. Dans une somptueuse robe rouge, de sa voix lumineuse et son sourire irradiant,  Orianne Moretti a su dire et chanter avec une infinie poésie des textes dans de très nombreuses langues. L’enfance et l’exil sont de tous les peuples de la planète !
Savoir ainsi varier et incarner si fortement toutes ces berceuses tient du grand art, car le thème ne se renouvelle pas tant. Aucune lassitude jamais, au contraire un intérêt constamment renouvelé. L’art de dire le texte comme de développer un chant souple et suave, est admirable.

 

 

 

 

Berceuses et chants du Monde

 
 

 

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Aux coté de la cantatrice-actrice, deux instrumentistes ont été de vrais partenaires en émotion et en musicalité rayonnante. Le guitariste Sébastien Llinares est un artiste majeur. Je garde comme un trésor de musicalité sa version à deux guitares des variations Goldberg de Bach ou son CD d’adaptations inoubliables d’Eric Satie. Le retrouver si engagé aux cotés d‘ Orianne Moretti est un vrai bonheur. Leur musicalité est enivrante. Je ne connaissais pas l’art de la violoncelliste Maitane Sebastian et j’ai découvert la même sensibilité de poésie en musique. Le legato somptueux du violoncelle de Maitane Sébastian soutenant à la perfection la voix si claire d’Oriannne Moretti. La guitare de Sébastien Llinares est à la fois chant éperdu et harmoniques profondes.
Nous avons pu entendre la voix a Capella, le violoncelle solo dans une suite de Bach et la guitare virtuose dans une fantaisie de Mudarra et un caprice de Tarrega. Mais c’est la berceuse corse finale les réunissant tous trois qui restera le message le plus beau et plus émouvant. C’est peut être bien la berceuse chantée par la voix maternelle qui est la source de tout exil. L’exil nécessaire et indispensable de notre propre enfance qui seule nous permet de vivre pleinement notre vie d’Homme acceptant ce départ définitif des contrées de la toute petite enfance. Ce qui compte c’est de s’en souvenir même vaguement, autant que de l’abandonner au passé.
Remercions les trois admirables musiciens pour ce moment enchanteur, comme Catherine Kauffmann-Saint-Martin et son équipe pour l’organisation patiente de ces rencontres entre poésie et musique qui ont toute leur place dans cette extraordinaire Chapelle des Carmélites au plafond de bois peint si envoûtant.
Le seul léger regret vient de la sonorisation du concert que la parfaite acoustique de la Chapelle ne réclamait pas.

 

 

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Compte rendu concert. Toulouse. Chapelle des Carmélites, le 7 juillet 2019. Musique en dialogue aux Carmélites : Voix d’enfance, voix d’exil. Orianne Moretti soprano ; Mainate Sebastian, violoncelle ;  Sébastien Llinares, guitare.
Illustrations : © J.J. ADER

 

 
 

 

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