CD, coffret. Maria Callas : la renaissance d’une voix (3 cd Warner classics)

callas maria renaissance d'une voix emi coffret hommage maria callas opera airsCD. Coffret Maria Callas : la renaissance d’une voix (3 cd Warner classics). Callas romantique, belcantiste, vériste… La Voix du siècle se dévoile dans ce coffret de 3 cd qui est l’aboutissement d’un traitement numérique récent réalisé à partir des archives de Warner classics. En plus d’être une technicienne chevronnée, bel cantiste nuancée et scrupuleuse, Callas est surtout une actrice à tempérament, une tragédienne hors pair qui rétablit la puissance dramatique du verbe, tout en illuminant et avec quelle intelligence la force et les enjeux de chaque situation, grâce à ses talents d’actrice, en particulier de tragédienne. Bel cantiste et bellinienne exemplaire par la pureté de sa musicalité et l’intensité de son jeu, Callas chante ici Norma (casta diva), La Sonnambula ; rossinienne facétieuse et piquante, voici La Cenerentola et Rosina (du Barbier de Séville : una voce poco fa…) ; verdienne exaltée, éruptive comme incandescente, elle est La Traviata (Violetta qui s’ouvre à l’amour : E strano), Leonora (Trouvère), Lady Macbeth (pâle, livide, errante comme une mourante insomniaque que rattrapent ses crimes abjects… Luce langue), Elena des Vêpres Siciliennes ; surtout l’esclave éthiopienne Aida, servante de sa nouvelle maîtresse Amnéris à la Cour de Pharaon (Ritorno vincitor à l’adresse de son amant le général égyptien Radamès : c’est dans ce personnage de victime volontaire que la Callas est entré en rivalité avec sa consoeur et contemporaine, Renata Tebaldi : la brune féline et tragique ; la l’italienne angélique et d’une suavité plus éthérée… les témoins, public et critiques se sont immédiatement engouffrés dans la brèche, fausse polémique affrontant les deux “rivales” lyriques…) ; donizetienne, Callas chante Lucia di Lammermoor, et plus tardivement les héroïnes tragiques de Puccini : Tosca, Cio cio San (Butterfly), Turandot, sans omettre la prière sombre et palpitante de Suor Angelica ou de Gianni Schichi…

Callas forever

Callas Maria+Callas+i71531Vériste, Callas prête sa voix d’argent à Adriana Lecouvreur de Cilea, Madeleine d’Andrea Chénier, sans omettre l’hymne à la nature de la pure Wally (Catalani). En français, Callas qui meurt à Paris (le 16 septembre 1977) et trouve en France une seconde patrie : chante alceste de Gluck, Carmen de Bizet (Séguédille et chanson bohème), Saint-Saëns (chant d’ivresse et d’extase amoureuse : Mon coeur s’ouvre à ta voix), Juliette de Gounod (Roméo et Juliette), Lakmé de Delibes, Louise de Charpentier (Depuis le jour où je me suis donnée), Marguerite du Faust de Gounod (air des bijoux), Dinorah de Meyerbeer… Compilation anthologique en version remastérisée (96kHz/24 bit). Italienne en expressivité ardente, affûtée, Callas fut aussi et tout quant, une cantatrice française, maîtrisant la déclamation tragique et blessée des grandes héroïnes romantiques et postromantiques… 

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