CD, coffret. Karajan : the opera recordings (Deutsche Grammophon, annonce)

karajan the opera recordings deutsche grammophon 27 operas oratorios compte rendu critique cd classiquenews CLIC de juin 2015CD, coffret. Karajan : the opera recordings (Deutsche Grammophon). Voici une somme discographique considĂ©rable et qui compose l’intĂ©grale des opĂ©ras enregistrĂ©s par Herber von Karajan chez Deutsche Grammophon : c’est donc l’une des parts importantes du Graal lyrique de DG. Le coffret est aussi somptueusement Ă©ditĂ© (avec hĂ©las pas de traduction en français des importantes contributions du livret d’accompagnement, c’Ă©tait dĂ©jĂ  le cas du prĂ©cĂ©dent coffret Karajan, dans son habit rouge , autre somme de 78 cd absolument incontournable et tut autant remarquablement Ă©ditĂ© : Karajan 80s / Karajan : les annĂ©es 1980). Qu’importe la nouvelle boĂźte magique rĂ©unit 27 ouvrages (26 opĂ©ras proprement dits, dont 2 ouvrages doublonnent Tosca et Der RosenKavalier offrant une possibilitĂ© de comparaison passionnante + l’oratorio La CrĂ©ation de Haydn), autant d’enregistrements Ă  Ă©couter d’urgence pour se nettoyer les oreilles et comprendre le legs du plus grand chef lyrique autrichien du XXĂš, aux cĂŽtĂ©s de Böhm (dont DG nous gratifie aussi simultanĂ©ment, en juin 2015, d’un coffret dĂ©diĂ© Ă  ses derniers enregistrements symphoniques avec le Wiener Philharmoniker, la Staatskapelle de Dresde entre autres, dont la 9Ăšme de Beethoven, le Requiem de Mozart, les Symphonies de Mozart, Schubert, Bruckner : Karl Böhm – Late recordings : Vienna, London, Dresden, 23 cd Deutsche Grammophon).
Karajan 1980s complete orchestral recordings deutsche grammophon coffret 78 cdLe coffret du Karajan lyrique chez DG s’impose Ă  tout mĂ©lomane car outre le perfectionnisme lĂ©gendaire du chef se joint aussi une trĂšs fine connaissance des possibilitĂ©s technologiques de l’Ă©poque qui inflĂ©chit aussi l’esthĂ©tique sonore des enregistrements : ainsi, aux cĂŽtĂ©s du geste et de l’intention interprĂ©tative et artistique, il y a bien chez Karajan, la volontĂ© et l’accomplissement d’une sonoritĂ© affinĂ©e pour l’enregistrement proprement dit (mĂȘme si le coffret comprend plusieurs live de Salzbourg).

 

 

 

26 opéras, 1 oratorio composent le legs de Karajan chez Deutsche Grammophon

Intégrale Karajan : un Graal lyrique by DG

 

25 ans de la mort de KarajanJusqu’en 1966, le maestro n’enregistre alors qu’avec le Wiener Philharmoniker puis Ă  partir de son intĂ©grale du Ring wagnĂ©rien, Karajan pilote aussi le Philharmonique de Berlin. A la tĂȘte de ses deux phalanges de prĂ©dilection, Berliner Philharmoniker et Wiener Philharmoniker, le chef emblĂ©matique de la marque jaune, nous lĂšgue ici un corpus phĂ©nomĂ©nal qui portant l’esthĂ©tique des annĂ©es 1960, 1970, 1980, soit 3 dĂ©cennies de rĂ©alisations menĂ©es tambour battant, rĂ©capitule une pensĂ©e musicale dĂ©diĂ©e Ă  l’opĂ©ra, rĂ©unissant alors les meilleurs chanteurs dans des rĂŽles que le chef a spĂ©cialement choisi pour chacun en fonction de ses aptitudes expressives. Voici 26 opĂ©ras avec en bonus un oratorio (La CrĂ©ation de Haydn) et un programme dĂ©diĂ© aux ouvertures de SuppĂ©. L’analyse globale en dehors des contingences de chronologie, fait apparaĂźtre la place privilĂ©giĂ©e de Verdi (le champion du coffret avec 6 partitions : Il Trovatore, Un ballo in maschera, Don Carlo, Otello, Falstaff), Puccini  et Wagner (Karajan enregistrant au moins 5 ouvrages de chaque, y compris Puccini dont il aborde deux fois Tosca : avec en 1962 et en 1979. L’intĂ©grale du Ring des annĂ©es 1960, – remarquable accomplissement au studio-, ainsi complĂ©tĂ© par Parsifal, pĂšse de tout son poids grĂące lĂ  encore Ă  une vision de studio trĂšs spĂ©cifiquement Ă©laborĂ© pour l’enregistrement avec des solistes au format et au chambrisme requis : le fini sonore et la spatialisation y sont tellement raffinĂ©s que se rĂ©alise ici la conception d’un vĂ©ritable thĂ©Ăątre musical. Mozart paraĂźt avec seulement 3 ouvrages : Les Noces, Don Giovanni, La FlĂ»te ; quand Richard Strauss, deux fois seulement et pour le mĂȘme opĂ©ra : Le Chevalier Ă  la rose, version de 1960 puis 1982, toutes deux avec le Wiener P., Ă  22 ans d’intervalle.
CLIC_macaron_2014Karajan chez DG ne peut ĂȘtre oubliĂ© ne serait-ce grĂące Ă  ses autres lectures tout autant remarquable tant par le choix des protagonistes que la conception globale des ouvrages retenus, comme c’est le cas de : Carmen de Bizet, Die Lustige Witwe de Lehar, Pagliacci de Leoncavallo, Cavalleria Rusticana de Mascagni, Boris Godounov de Moussorsgki, Die Fledermaus de Johann Strauss fils. Un opĂ©ra, un compositeur : l’Ă©quation permet au chef de se renouveler Ă  chaque production, s’accompagnant des ingĂ©nieurs chevronnĂ©s pour capter le mieux possible l’intensitĂ© Ă©motionnelle requise chez chaque chanteur.

 

 

Sommaire du coffret par compositeur

BIZET
Carmen, Berliner P, chƓur de l’opĂ©ra de Paris, Berlin 1982 et 1983

GLUCK
Orfeo ed Euridice, Wiener P, Salzbourg, live 1959

LEHAR
Die Lustige Witwe, Berliner P, Berlin 1972

LEONCAVALLO, MASCAGNI
Pagliacci, Bergonzi, Scala, 1965
Cavalleria Rusticana, Bergonzi, Scala, 1965

MOZART
Le Nozze di Figaro, Wiener P, Vienne 1978
Don Giovanni, Berliner P, Berlin 1985
Die Zauberflöte, Berliner P, Berlin 1980

MOUSSORGSKI
Boris Godounov, Wiener P, Vienne 1970

PUCCINI
La BohĂšme, Freni, Pavarotti, Berliner P, Berlin 1972
Tosca 1, Leontyne Price, Giuseppe di Stefano, Wiener P, Vienne 1962
Tosca 2, Katia Ricciarelli, José Carreras, Berliner P, Berlin 1979
Madama Butterfly, Mirella Freni, Luciano Pavarotti, Wiener P, Vienne 1974
Turandot, Katia Ricciarelli, Domingo, Raimondi, Wiener P, Vienne 1981

J. STRAUSS II
Die Fledermaus, Wiener, with guests, Vienne 1960

R. STRAUSS
Der Rosenkavalier 1, Della Casa, Jurinac, GĂŒden, Edelmann, Wiener P, Salzbourg Live 1960
Der Rosenkavalier 2, Tomowa Sintow, Baltsa, Perry, Moll, Wiener P, Vienne 1982

VERDI
Il Trovatore, Leontyne Price, Franco Corelli,  Wiener, Salzbourg Live 1962
Un Ballo in mschera, Domingo, Jo, Wiener P, Vienne 1989
Don Carlo, Siepi, Fernandi, Jurinac, Bastianini, Wiener P, Salzbourg Live 1958
(sans l’acte de Fontainebleau : acte de innocence galante celle de l’Infant et d’Elisabeth)
Aida, Tebaldi, Simionato, Bergonzi, Wiener P, Vienne 1959
Otello, Tebaldi, del Monaco, Wiener, Vienne 1961
Falstaff, Taddei, Kabaivanska, Ludwig, Wiener P, Vienne 1980

WAGNER
Le Ring, Berliner P, 1966-1969
Das Rheingold, DFDieskau, Berlin 1967
Die WalkĂŒre, Janowitz, Vickers, Talvela, Crespin, Berlin 1966
Siegfried, Jess Thomas, Gerhard Stolze, Berlin 1969
GötterdÀmmerung, Helge Brilioth, Janowitz, Ludwig, Berlin 1969
Parsifal, Van Dam, Von Halem, Moll, Peter Hofmann, Nimsgern,  Berliner P, Berlin 1980

BONUS – HAYDN
Die Shöpfung, Janowitz, Wunderlich, Prey, Wiener P, Salzbourg live 1965

 

 

 

 

PremiÚre analyse : répertoire et chanteurs par décades

 

Un regard sur les rĂ©alisations ainsi produites de Salzbourg, Vienne Ă  Berlin dans l’ordre chronologique,permet de distinguer pĂ©riodes et Ă©quipes artistiques par lieux et selon les Ă©poques, dessinant une Ă©volution dans l’approche du rĂ©pertoire.

La fin des annĂ©es 1950 offre le plus ancien tĂ©moignage DG, un live de Salzbourg de 1958 : Don Carlo de Verdi avec Siepi, Fernandi, Jurinac, Bastianini, Wiener et bien sĂ»r le Wiener Philharmoniker (mais sans l’acte galant inocent de Fontainebleau) ; puis de 1959, date aussi un second live de Salzbourg, Orfeo de Gluck.
Les annĂ©es 1960 sont marquĂ©es par la collaboration avec Tebaldi dans Aida et Otello sans omettre, deux tĂ©moignages illustres propres au dĂ©but des annĂ©es 1960, les premiĂšres versions du Chevalier Ă  la rose (Der Rosenkavalier) avec Della Casa, Jurinac, GĂŒden, Edelmann (autre Live de Salzbourg 1960) et Tosca avec la furieuse et sensuelle,  Leontyne Price, aux cĂŽtĂ©s de Giuseppe di Stefano, en 1962 ; Karajan retrouve d’ailleurs la mĂȘme annĂ©e une Price fĂ©line et de braise dans Il Trovatore. Le maestro enregistre et dirige uniquement avec le Wiener Philharmoniker.

Sa collaboration avec le Berliner Philharmoniker dĂ©bute en 1966, pour l’intĂ©grale du Ring de Wagner, premier cycle d’envergure, Ă©galant celui lĂ©gendaire et le premier en stĂ©rĂ©o de l’histoire du disque, de 1958 signĂ© par Solti (et que Decca sort simultanĂ©ment en juin 2015 Ă©galement au coffret Karajan).

Les annĂ©es 1970 sont celles oĂč Karajan se partage entre ses deux orchestres : Berliner et Wiener, selon les productions programmĂ©es. D’autres Ă©quipes et d’autres tempĂ©raments depuis emblĂ©matiques du star system (qu’a cultivĂ© la machine Karajan) s’affirment, attestant entre autres alors de l’essor du chant mozartien comme Puccinien sous la direction du maestro : aprĂšs un Boris Godounov (Nicolai Ghiaurov dans le rĂŽle titre, Martti Talvela en PimĂšne et Galina Vishnevskaya en Marina), tendu, proche du texte comprenant donc l’acte Polonais (1970), Karajan enregistre avec le couple irradiant, lumineux, irrĂ©sistible Freni / Pavarotti (La BohĂšme, Berlin 1972), Madama Butterfly (Vienne 1974), puis Les Noces de Figaro (avec Tom Krause, Anna Tomowa-Sintow, Ileana Cotrubas, JosĂ© Van Dam et l’Ă©blouissante Frederica von Stade en Cherubino… Vienne 1979) et surtout sa seconde Tosca avec un autre couple phare du bel canto : Ricciarelli et Carreras (Berlin 1979).

La derniĂšre dĂ©cennie, celle de la grand maturitĂ©, les annĂ©es 1980, avec les mĂȘmes deux orchestres philharmoniques, comprend les derniers Mozart : FlĂ»te enchantĂ©e (Berlin 1980 avec Tomowa-Sintow et Baltsa, que l’on retrouve dans Don Giovanni de 1985 avec Samuel Ramey dans le rĂŽle titre et Katleen Battle en Zerlina) ; Baltsa et Tomowa-Sintow font aussi partie de son Rosenkavalier II (Vienne 1982), et AgnĂšs Baltsa occupe la vedette de sa Carmen de Berlin de 1982 / 1983. Trois autres compositeur occupent le maestro : Wagner dont il enregistre son dernier Parsifal (Berlin 1980 avec un plateau de chanteurs masculins sidĂ©rants, finement caractĂ©risĂ©s : Van Dam, Von Halem, Moll, Peter Hofmann, surtout le Klingsor de Nimsgern : un must), puis Puccini dont Turandot emploie Ricciarelli (avec Domingo, Raimondi… Vienne 1981). Enfin c’est Verdi qui s’impose Ă  nouveau avec Falstaff Ă  Vienne en 1980 : Taddei, Kabaivanska, Ludwig, et le dernier ouvrage lyrique enregistrĂ© avant la mort de Karajan, Un Ballo in maschera offrant un immense rĂŽle Ă  Placido Domingo (avec l’Oscar de Sumi Jo, autre interprĂšte favorisĂ© par le chef… ,Vienne 1989).

L’Ă©coute attentive des productions lyriques ainsi transmises, montre combien Karajan savait cultiver et affiner une pensĂ©e globale dans chaque lecture. OrfĂšvre de la pĂąte orchestrale, Karajan dĂ©fend surtout se souci du verbe et de la langue : le texte demeure toujours intelligible, confinant au thĂ©Ăątre musical. Avec un remarquable sens de l’Ă©quilibre,  Karajan travaille les masses, les pupitres comme un architecte du son mais le relief mordant du texte, porteur de tension et de vĂ©ritĂ© dans les situations malgrĂ© parfois le spectaculaire de l’orchestre… prĂ©serve la justesse et l’intensitĂ© de l’expression.

Retrouvez quelques éléments utiles sur le site dédié le club DG / Deutsche Grammophon

 

 

 

 

sommaire chronologique

Don Carlo, Siepi, Fernandi, Jurinac, Bastianini, Wiener P, Salzbourg Live 1958
(sans l’acte de Fontainebleau : acte de innocence galante celle de l’Infant et d’Elisabeth)

Orfeo ed Euridice, Wiener P, Salzbourg, 1959 LIVE
Aida, Tebaldi, Simionato, Bergonzi, Wiener P, Vienne 1959
Die Fledermaus, Wiener, with guests, Vienne 1960
Der Rosenkavalier 1, Della Casa, Jurinac, GĂŒden, Edelmann, Wiener P, Salzbourg Live 1960
Otello, Tebaldi, del Monaco, Wiener, Vienne 1961
Tosca 1, Leontyne Price, Giuseppe di Stefano, Wiener P, Vienne 1962
Il Trovatore, Leontyne Price, Franco Corelli,  Wiener, Salzbourg Live 1962

Pagliacci, Bergonzi, Scala, 1965
Cavalleria Rusticana, Bergonzi, Scala, 1965
Die Shöpfung, Janowitz, Wunderlich, Prey, Wiener P, Salzbourg live 1965

Wagner Ă  Berlin
Le Ring, Berliner P, 1966-1969
Das Rheingold, DFDieskau, Berlin 1967
Die WalkĂŒre, Janowitz, Vickers, Talvela, Crespin, Berlin 1966
Siegfried, Jess Thomas, Gerhard Stolze, Berlin 1969
GötterdÀmmerung, Helge Brilioth, Janowitz, Ludwig, Berlin 1969

Boris Godounov, Wiener P, Vienne 1970
Die Lustige Witwe, Berliner P, Berlin 1972
La BohĂšme, Freni, Pavarotti, Berliner P, Berlin 1972
Madama Butterfly, Mirella Freni, Luciano Pavarotti, Wiener P, Vienne 1974
Le Nozze di Figaro, Wiener P, Vienne 1978
Tosca 2, Katia Ricciarelli, José Carreras, Berliner P, Berlin 1979

Die Zauberflöte, Berliner P, Berlin 1980
Falstaff, Taddei, Kabaivanska, Ludwig, Wiener P, Vienne 1980
Parsifal, Van Dam, Von Halem, Moll, Peter Hofmann, Nimsgern,  Berliner P, Berlin 1980
Turandot, Katia Ricciarelli, Domingo, Raimondi, Wiener P, Vienne 1981
Der Rosenkavalier 2, Tomowa Sintow, Baltsa, Perry, Moll, Wiener P, Vienne 1982
Carmen, Berliner P, chƓur de l’opĂ©ra de Paris, Berlin 1982 et 1983
Don Giovanni, Berliner P, Berlin 1985
Un Ballo in maschera, Domingo, Jo, Wiener P, Vienne 1989

 

 

karajan the opera recordings deutsche grammophon 27 operas oratorios compte rendu critique cd classiquenews CLIC de juin 2015Karajan : The opera recordings. 26 operas, 1 oratorio. Deutsche Grammophon. Le livret d’accompagnement comporte de nombreuses photos des sessions d’enregistrements oĂč le chef est pris sur le vif avec les Ă©quipes techniques et les chanteurs… Les amateurs du Karajan Straussien : poĂšmes symphoniques et opĂ©ras se dirigeront vers le somptueux coffret KARAJAN STRAUSS Ă©galement Ă©ditĂ© par Deutsche Grammophon en 2014 (11 cd, Ă©dition pour les 25 ans de la disparition du maestro)

 

 

Portrait d’Herbert Von Karajan

Karajan STrauss coffret 2014 deutsche GrammophonPortrait du chef autrichien Herbert von Karajan, Ă©ditĂ© sur classiquenews Ă  l’occasion de son centenaire en 2008. Le 5 avril 2008 marque le centenaire de la naissance du chef d’orchestre le plus mĂ©diatisĂ© du XXĂšme siĂšcle. Voici donc, un nouveau centenaire Ă  fĂȘter, dans la riche actualitĂ© commĂ©morative de 2008, qui compte aussi le centenaire Olivier Messiaen, et les 150 ans de la naissance de Giacomo Puccini. Karajan qui fut toujours pour Wilhelm FurtwĂ€ngler (autrement plus gĂ©nĂ©reux et humaniste, mais dont le dĂ©faut fut de paraĂźtre trop tĂŽt sur la scĂšne, avant l’essor du disque, vinyle et compact), le “petit k”
 est le sujet d’innombrables cĂ©lĂ©brations et rĂ©Ă©ditions (au cd comme au dvd). Est-il juste dans la perspective de l’histoire d’aduler voire d’idĂŽlatrer ainsi HVK? A torts ou Ă  raisons (pour reprendre le titre de la piĂšce de Ronald Harwood, au sujet du procĂšs en dĂ©nazification de FurtwĂ€ngler). N’en dĂ©plaise Ă  ses dĂ©tracteurs et critiques dont il faut bien l’avouer nous faisons partie, Karajan est un nom qui a inscrit chacune de ses lettres dans l’imaginaire collectif. L’homme reste une lĂ©gende de la baguette, tyrannique mais d’une exigence absolue, boulimique de l’enregistrement, mais pointu et d’un idĂ©al affĂ»tĂ© jusqu’à l’extrĂȘme. Le profil prĂ©sente ses parts d’ombres, de tĂąches
 indĂ©libiles (il adhĂ©ra de son plein grĂ© au parti nazi, comme Elisabeth Schwarzkopf, jouant par opportunisme Fidelio pour l’anniversaire du FĂŒhrer), ses doutes et ses incertitudes en particulier, vis-Ă -vis de FurtwĂ€ngler, un maĂźtre indĂ©passable. Il y a chez lui la conscience du gĂ©nie et forcĂ©ment la dĂ©mesure narcissique parfois, souvent, insupportable. LIRE notre portrait complet d’Herbert von Karajan

 

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