Arte : journée spéciale Fête de la musique

arte_logo_2013Arte. Spécial fête de la musique, le 21 juin 2015 : 13h>00h50. Concerts, opéras, spectacle équestre, Arte met les petits plats dans les grands pour la fête de la musique. Le programme annoncé mêlant tous les genres commence à 13h, enchaîne des genres et formes variées jusqu’à 23h (début du dernier programme dédié à John Williams). Voici la présentation des 7 rvs, exemplaires par la diversité bien que le chant et l’opéra soient majoritaires.

 

 

 

Dimanche 21 juin 2015 à partir de 12h55
7 programmes musicaux et lyrique pour la fête de la musique

 

 

 

12h50
Daniel Barenboim en direct de Berlin

barenboim maestro dirige scala de milan le-maestro-israelo-argentin-daniel-barenboim-dirige-l-orchestre-philharmonique-de-vienne-le-1er-janvier-2014-a-vienne_4925007Avec plus de 40.000 spectateurs réunis sur la Bebelplatz de Berlin le 1er juin 2014, le programme “Staatsoper für alle” a battu tous les records. C’est un rituel aujourd’hui bien rodé qui accorde musique et grand public. Depuis 2007, le Staatskapelle Berlin dirigée par Daniel Barenboim donne un grand concert gratuit en plein air sur la Bebelplatz. Cet évènement exceptionnel attire chaque année un nombre croissant de visiteurs (ainsi plus de 35 000 l’an dernier). Autour d’eux, la prestigieuse avenue “Unter den Linden” avec ses lieux et bâtiments chargés d’histoire au cœur de la capitale allemande et qui mène à l’opéra bien connu.
Le concert berlinois est un grand moment classique partagé  par tous. Venus de près et de loin, les auditeurs se pressent avec leurs sièges pliants, leurs paniers de pique-nique, leurs thermos de café. Détendus, dans une atmosphère bon enfant, ils savent faire silence quand tel ou tel passage du concert l’exige. Cette année, cette manifestation a lieu dimanche 21 juin, fête de l’été et surtout journée européenne de la musique.
Programme retransmis en direct sur Arte et Arte Concert.
Au menu : Wagner, Tchaikovsky, Beethoven

Daniel Barenboim en direct de Berlin
Concert en plein en direct de Berlin
Sous la direction de Daniel Barenboim
Avec le  Staatskapelle Berlin
Programme musical : Wagner, Tchaikovsky, Beethoven
Présenté par Annette Gerlach

 

 

 

15h
La Belle Hélène d’Offenbach

offenbachPour cette nouvelle production de La Belle Hélène, le Théâtre du Châtelet reforme le couple Pierrick Sorin/ Giorgio Barberio Corsetti déjà associés pour la mise en scène de la « Pietra del Paragone » de Rossini,  production délirante et astucieuse, restée légitimement dans les mémoires. L’artiste plasticien Pierrick Sorin est un créateur d’illusions, de théâtres optiques décalés où la projection vidéo de séquences assemblées en temps réel réalise l’imbrication des images vidéos et des acteurs chanteurs sur la scène dans la continuité de l’action scénique. Depuis 2006, il se consacre pour une grande part au spectacle vivant. Pour cette nouvelle production, il s’est associé au metteur en scène Giorgio Barberio Corsetti dont on connaît la vitalité des mises en scène. S’il est désormais banal d’utiliser la vidéo à l’opéra, la proposition de Pierrick Sorin marque une évolution du genre  d’emblée dans le sens d’une narration humoristique à la façon d’une bande dessinée : à droite et à gauche de la scène, des techniciens manipulent des décors miniatures filmés par des mini caméras et projetés sur deux rampes d’écrans suspendus derrière les chanteurs. Ces derniers sont simultanement filmés et incrustés aux décors.

Du drame décalé surtout fantasque et drolatique, il en faut pour réussir mais avec finesse, le théâtre d’Offenbach, création déjantée qui se moque des dieux de l’olympe comme des figures et situations léguées par la mythologie grecque romaine.

 

Déjanté, parfois délirante mais astucieuse, La Belle Hélène 2015 au Châtelet remplit son office comique et lyrique. Le tandem Giorgio Barberio Corsetti/Pierrick Sorin récidivent au Chatelet, apres La pietra del Paragone (2007, puis reprise en 2014) et il y a trois ans  “Pop’pea” (2012) d’après Monteverdi. Ils font de l’opéra bouffe plutôt parodique et mordant  de Jacques Offenbach, “La Belle Hélène”, une kitcherie loufoque proche de la BD, style pieds nickelés avec une sémillante galeries de portraits finement caractérisés.

Il y a 4 000 ans dans la Grèce antique, la delicieuse et jolie Hélène, bien que mariée (au roi de Sparte, Ménélas) est une sérieuse croqueuse d’hommes. La sirène vorace assume sa destinée car c’est la fatalité. Sa mère, Vénus a promis au prince troyen Pâris la plus belle femme du monde… qui ne peut être qu’Hélène. Dès l’apparition du beau berger, Hélène au mépris de toute fidélité conjugale s’abandonne aux bras de son nouvel amant. Plus épouse maladroite mais nostalgique de sa liberté passée que dévoreuse volontaire, Hélène est un personnage qui gagne à ne pas être joué dans la caricature et les raccourcis réducteurs. Offenbach génie de la scène comique sous couvert d’amusement et de divertissement épingle les travers et défauts humains : déloyauté, traîtrise, jalousie, hypocrisie. … même chez les dieux, demi dieux, héros et souverains la nature humaine et les passions dirigent la marche du monde. Particulièrement dénoncée, l’insouciance corrompue et irresponsable des puissants

On prend plaisir dès le début à rire des héros ainsi parodiés:  Oreste, fils du roi Agamemnon (incarné  par le jeune contre-ténor Kangmin Justin Kim) est un fêtard entouré de courtisanes, qui chante dès le premier acte : “C’est avec ces dames qu’Oreste fait danser l’argent à papa ; Papa s’en fiche bien du reste, car c’est la Grèce qui paiera”.

En transposant aujourd’hui (c’est l’Europe qui paiera), les séquences peuvent être appliquées à notre époque : certains politique corrompus se faisant prendre la main dans le sac… ainsi chez Offenbach, l’Augure Calchas qui triche au jeu de l’oie)… les frasques de certains sont aussi clairement exposés comme au moment de la punition de Venus,  l’apparition d’une sirène  (Leda) à peine vêtue que butine un cygne excité …

Le dispositif vidéo qui a fait ses preuves dans le des dernières productions des deux complices est reconstitué pour Offenbach. Les chanteurs défilent en jouant sur la scène devant un fond bleu qui permet – seconde lecture offerte en temps réel -  de les intégrer simultanément dans des décors tels qu’ils paraissent en triptyque au dessus de la scène;  les personnes nus  sont ainsi agencés dans un décor  (tableaux videos crées par compositing) qui donne au moment de leur prestations vocales un surcroît de sens et de précisions profitable à la situation qui s’intensifie ou se dénoue alors. Cette fabrique à images suit l’action lyrique ou se permet des échappées  poétiques  dignes de Méliès.

Ici l’opéra se fait théâtre  et les chanteurs doivent s’engager dans une fantaisie riche en surenchères d’autodérision. Ainsi la présence délectable de Kangmin Justin Kim (Oreste), du baryton-basse Jean-Philippe Lafont (Calchas, grand augure de Jupiter), du baryton Marc Barrard (le roi des rois, Agamemnon dont il fait un Al Pacino lui aussi délirant  ; du ténor Gilles Ragon, Ménélas,  scrupuleusement dénudé pendant le dernier acte ; du tenor turc Merto Sungu (Pâris), enfin de la mezzo-soprano Gaëlle Arquez, Belle Hélène assurée et volontaire très en appétit de rencontres et de conquêtes nouvelles ! Sa tirade acte I scène 4 est en ce sens une déclaration : “Plus d’amour ! plus de passion ! Et nos pauvres âmes malades Se meurent de consomption… Ecoute-nous, Vénus la blonde, Il nous faut de l’amour, n’en fut-il plus au monde !”

Offenbach : La Belle Hélène
Livret : Ludovic Halévy

Hélène : Gaëlle Arquez
Pâris : Bogdan Mihai
Oreste : Kangmin Justin Kim , Agamemnon : Marc Barrard
Calchas : Jean-Philippe Lafont
Ménélas : Gilles Ragon
Lorenzo Viotti, direction

Mise en scène, scénographie, vidéo : Giorgio Barberio Corsetti, Pierrick Sorin

Réalisation : Philippe Béziat
Productions (2015- 2h40 minutes)
Enregistré au Théâtre du Châtelet le 8 juin 2015

 

 

 

17h15
Concert des 3 ténors
Pavarotti – Domingo – Carreras,  les trois ténors à Rome

Trilogie cathodique. Voici  il y a 25 ans un concert de légende de José Carrerras, Placido Domingo et Luciano Pavarotti, trois ténors sur engagés que le jeu collectif inspire en une surenchère jamais trop démonstrative ,  trois dieux du gosier  aux timbres respectifs si caractérisés et autant prenants, dirigés par Zubin Mehta, donné à Rome en 1990. Il est  entièrement remonté pour la diffusion sur ARTE avec des séquences documentaire et d’interviews.

 

 

 

18h40

Davide Penitente de Mozart


Opéra équestre de Bartabas

mozart_portrait-300Pendant la dernière Semaine Mozart à Salzbourg en janvier 2015, le chorégraphe et écuyer Bartabas a présenté sa nouvelle création sur un oratorio méconnu de Mozart, « Davide Penitente » dans l’ancien manège de Salzbourg, le célèbre « Manège des rochers ». Espace clos rythmé par les galeries superposées en fond de scène sans omettre l’arbre isolé qui tient lieu d’axe structurant. Bartabas conçoit une œuvre d’art totale et unique en son genre, qui marie musique et art équestre. Comment l’action sacrée de David gagne-t-elle un sens particulier grâce au concours des chevaux pendant le spectacle?  Réponse par l’image sur Arte ce 21 juin 2015, 18h40.

La Cantate oratorio K649 ” Davide Penitente” sur un texte de Saverio Mattei (et non Da Ponte comme on continue depuis trop longtemps de l’écrire) est créée le 13 mars 1785 à Vienne (Burgtheater). L’ouvrage est une commande de la Tonkünstler Societät de Vienne. Mozart y recycle de nombreuses séquences de sa Messe en ut (8 au total issus de la K 427 composée auparavant en 1782/83, c’est à dire en plein essor des idées des Lumières).  Souvent mésestimé, l’oratorio met en lumière la très grande maturité du Mozart viennois. Ses séquences inédites composées en 1785 en témoignent : l’air du ténor « A te fra tanti affanni » (passionnant dialogue avec hautbois), puis « Tra l’oscure ombre funeste » pour soprano, surtout le trio « Tutte le mie speranze » ont la profondeur et l’éclat de Cosi ou des Noces de Figaro, c’est dire.

Bartabas au Manège des rochers : une présence historiquement légitime car c’est là que l’Archevêque de Salzbourg entraînait sa cavalerie (impressionnante). 96 arcades y sont creusées dans la roche de la montagne au moment de sa construction par Johann Bernhard von Erlach en 1693.

Pour Bartabas, premier écuyer créateur de France l’équitation est d’essence chorégraphique. « Monter à cheval, c’est danser. Le cavalier danse tout en dirigeant son cheval. Il doit gérer le travail de l’animal, l’intention du mouvement et sa qualité. Il forme un tout, un couple avec l’animal et devient une sorte de danseur-cheval » déclare le concepteur du spectacle Davide penitente de Mozart. Bartabas a créé l’Académie équestre de Versailles en 2003, où les jeunes apprentis écuyers qui ont pour seuls maîtres les chevaux, font l’expérience de la vie collevtive elle même matrice propice a leur créativité. Le foyer expérimental a été rebaptisé à l’occasion de son dixième anniversaire Centre Chorégraphique équestre, renforce sa propre réflexion entre équitation et danse.
La formation des élèves  est pluridisciplinaire comprenant la danse, l’escrime artistique, du chant, du Kyudo – tir à l’arc traditionnel japonais. Ce sont des sportifs avertis formant à présent un véritable corps de ballet équestre. L’élégance du geste, l’harmonie des positions, l’équilibre des figures réalisés par l’homme – cheval produisent le sens :  « Le rendu final tient surtout pour moi de l’intention du geste », précise encore Bartabas.

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NOTRE AVIS. Très séduisant, moins musicalement que visuellement, ce David Penitente de Mozart en version “oratorio équestre” est d’une beauté  à couper le souffle. Dans le Manège des rochers à Salzbourg, haut lieu des passions équestres, historiquement défendues par les Princes Archevêques locaux (c’est dans le Manège qu’au XVIIè, le Prince Archevèque avait réservé un lieu désigné pour l’entretien de ses montures, très nombreuses), les chevaux aux robes sublimes (qu’aurait peint évidemment un Géricault) s’ébrouent sur la terre du manège salzbourgeois aux sons du David de Mozart. Tous les musiciens, choristes, solistes et instrumentistes sont disposés sous les arcades creusées dans la roche sur 3 étages, face au chef.
Les Musiciens du Louvre récemment affaiblis après l’annulation de la subvention de la ville de Grenoble (près de 250000 euros quand même) peinent à la tâche, et les solistes n’ont pas la grâce des chevaux eux, impeccables sur la piste. Notons le solo du ténor français Stanislas de Barbeyrac dont la tension tendre de la voix est la plus intéressante : fragile mais timbré).

Sur la terre battue, 6 cavaliers et cavalières composent des figures collectives tandis qu’un magnifique cheval blanc semble caler son pas souverain et altier sur le rythme de la musique. On croit revivre des sensations comparables à celle suscitées face au Sacre de Stravinsky version Pina Baush : même corps sculptés dans la lumière et comme mis à nu sur la terre, même beauté animale, archaïque et raffinée à la fois… mais ici, l’élégance musculaire des montures, la silhouette racée des écuyers, centaures ou amazones dansant sur la piste, et chantant même (par interaction avec les musiciens situés au fond), la nervosité précise et raffinée des magnifiques équidés font toute la magie de ce spectacle qui démontre l’excellence de l’école équestre fondée par Bartabas. Dommage qu’il faille découvrir l’ivresse et la perfection d’une telle équation à Salzbourg. A quand à Versailles dans les Grandes Ecuries où Bartabas à ses locaux ? A suivre de près.  Le programme est le point fort de la programmation Fête de la musique sur Arte le 21 juin 2015 (à 18h40 donc).

Avec les musiciens du Louvre-Grenoble (M. Minkowski, direction), Chœur Bach de Salzbourg, Académie équestre de Versailles. Enregistré pendant la Semaine de Mozart à Salzbourg en janvier 2015

 

 

 

20h
The Philhamonics à Vienne

The Philharmonics est la formation réunissant sept musiciens (quatuor à cordes, contrebasse, clarinette et piano), instrumentistes à l’origine du Philharmonique de Berlin et du Philharmonique de Vienne qui osent ainsi sortir de leur répertoire habitue et jouer la complicité. Lors d’un concert de mai 2015 au Wiener Konzerthaus, ils interprètent les airs célèbres de l’empire austro-hongrois du temps de sa splendeur. Des morceaux classiques alliés à des sonorités de danses et de musiques populaires qui venaient aussi bien de Vienne que de Prague, Budapest et Bucarest. Avec notamment quelques mélodies klezmer et tsiganes. Creuset des nations à l’est de l’Europe, l’empire des Habsbourg a su jusqu’à sa chute en 1918 intégrer la diversité des cultures en une mosaïque harmonieuse dont témoigne lors de ce concert, la combinaison éclectique qui prévaut dans le programme. Concert enregistré le 1er mai 2015 à Wiener Konzerthaus.

 

 

 

A 20h45
La Traviata de Verdi  à Baden-Baden

Vague verdienne en juin 2014À l’occasion du Festival de Pentecôte du Festspielhaus de Baden-Baden, Rolando Villazón met en scène La Traviata de Verdi. Après une mise en scène remarquée de L’Élixir d’amour de Donizetti, l’équipe de Rolando Villazón et Johannes Leiacker assure la mise en scène et la scénographie de La Traviata, sommet psychologique de Verdi que Rolando  Villazon  connaît  bien pour l’avoir chanté avec Anna Netrebko au festival estival de Salzbourg. Lors de ses passages sur les scènes de Lyon, Berlin et Baden-Baden, Villazón a prouvé qu’il était un conteur né. Son expérience de chanteur lyrique lui permet de mettre en valeur plus que tout autre les qualités d’une formation de chanteurs, tout en se servant de tous les dispositifs du théâtre avec imagination. La Traviata de Baden-Baden quitte les salons parisiens du XIXème siècle pour se transporter dans l’univers implacable des managers. Avec des flash backs, des allers-retours entre cauchemar et revue de variétés, des mascarades et des scènes d’amour, l’histoire tragique se tisse autour du destin de Violetta qui est présentée avec ses côtés les plus brillants et les plus sombres.  L’action se fait labyrinthe, manège des illusions dans lequel se perd l’âme de la jeune courtisane dans une course à l’abîme et aux désillusions. Grandeur et décadence.

Dans le rôle de la courtisane, Olga Peretyatko, jeune étoile montante et dans celui d’Alfredo le jeune ténor brésilien  Attala Ayan consituent les deux piliers de la production. Le chef espagnol Pablo Heras-Casado pilote le Balthasar-Neumann-Ensemble qu’il avait déjà dirigé dans L’Élixir d’amour.

La Traviata de Verdi  à Baden-Baden (mai 2015)
Mise en scène par Rolando Villazon
Direction musicale : Pablo Heras-Casado

Avec
Olga Peretyatko (Violetta)
Attala Ayan (Alfredo)
Et le Balthasar-Neumann-Ensemble

Enregistré au Festival de Pentecôte du Festspielhaus de Baden-Baden le 29 mai 2015

 

 

23h
Gala John Williams 

À 83 ans, John Williams, compte parmi les plus grands compositeurs de musique de film de l’histoire. Au cours de sa longue carrière, il a réalisé les bandes originales de plus de 80 films, notamment les inoubliables thèmes de Star Wars, Indiana Jones, Harry Potter. En septembre 2014, le Los Angeles Philharmonic Orchestra, dirigé par Gustavo Dudamel, célébrait son œuvre dans un exceptionnel concert de gala.

Concert enregistré au  Walt Disney Concert Hall de Los Angeles

avec
Itzhak Perlman, violon
Dan Higgins, saxophone
Glenn Paulson, vibraphone
Michael Valerio, contrebasse

Au programme, les musiques de :
La liste de Schindler, Un violon sur le toit les aventures de Tintin, Catch me if you can, Star Wars, Amistad, Les dents de la mer, L’empire contre-attaque,…

 

 

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