La (re)découverte de l'opéra de George Enescu est une production mémorable. En choisissant une oeuvre écartée du répertoire, Nicolas Joel "ferme" son travail à Toulouse, marqué du sceau de l'exploration, de la nouveauté, du défi: souhaitons un même discernement pour Paris dont il prend la tête à partir de septembre 2009
Le 9 octobre dernier, le milieu musical finlandais à Helsinki, fêtait les 80 ans du compositeur Einojuhani Rautavaara, à la carrure institutionnelle comme peuvent l'être chez nous, en France, Pierre Boulez ou Henri Dutilleux. C'est surtout avec ce dernier que Rautavaara partage une sensibilité de plus en plus contemplative, édifiant des portiques d'une indiscutable portée poétique.
La direction du chef était bien tranquille, étrangement « absente » à toute lecture dramatique ; d’autant plus lisse et sage que le style du directeur musical de l’Opéra national finois, Mikko Franck, encore récemment chef principal du National de Belgique, est réputé pour son engagement et son caractère. Jusqu’au 23 octobre 2008, la scène d’Helsinki présente une production plutôt classique
Qui est Glenn Gould ? Comment expliquer la fascination que l’interprète mais aussi l’homme ont suscité auprès d’un public qu’il a décidé, en 1964, de mettre à distance ? Bruno Monsaingeon avec lequel le pianiste canadien a coréalisé plusieurs films essentiels pour comprendre son approche interprétative, nous offre au travers de regards multiples, grâce aux témoignages surtout de ses « fans », un portrait de l’homme.
C'est un peu l'histoire de Tristan et Isolde mais sur le mode sacré: Theodora et Didymus forme dans l'oratorio de Haendel, un couple continûment languissant, juste et vertueux dont la constance, exemple moral, touche à l'aveuglement et les conduit à leur perte. Martyrs dans ce monde...
En 2008, le Festival d’Ambronay célèbre la femme tout en suscitant l’écriture contemporaine, en particulier la création d’un cycle de sept pièces pour chœur et viole de gambe de Philippe Hersant. C’est dire la vitalité d’un événement capable de se renouveler. Par la thématique, et par le répertoire.Le compositeur Philippe Hersant est déjà familier du Festival.
Rien de plus efficace dans le cas de Tosca qu'une lecture radicale et mordante qui met en lumière (superbes éclairages): le cynisme et la manipulation, le calcul et la perversité. Tout conspire pour la mort du couple amoureux. La mise en scène réalise un sans fautes majeur, premier accomplissement exemplaire en ce début de saison lyrique 2008 - 2009. Angers Nantes Opéra peut se satisfaire d'un duo convaincant, désormais familier sur ses planches.
Aussi sublime fut-elle, Callas est-elle une bonne pédagogue? A l'écoute du texte, dans ces séances de travail qui tourne à la mise à mort du candidat voire à son humiliation, on peut en douter. Mais il faut dire qu'avant d'être Callas, Maria Kalogeropoulos fut grasse, myope, empotée; qu'elle gravit les marches de la gloire et de la beauté pour devenir une icône lyrique et glamour, à force d'un travail et de sacrifices acharnés.
Après une symphonie de Haydn, savoureuse, déroulée comme une mise en bouche, palpitante, d'une très belle assise rythmique, Andrew Davis s'attaque avec détermination et autorité à la partition contemporaine de Bruno Mantovani. La partition déploie une résonance du madrigal S'io non miro non moro ...
En 2008, Bruno Mantovani achève sa résidence à Besançon ( à partir de 2009, lui succède Edith Canat de Chizy). Compositeur associé en 2006, 2007 et 2008, le trentenaire (né en 1974), qui fut mis à l’honneur lors du festival Musica de Strasbourg en 2006 (où il a présenté son opéra L’Autre Côté), offrait aux spectateurs bisontins, dans la salle du Nouveau Théâtre, près du Casino et de l’ex Hôtel des Bains de Besançon, la création en version scénique de son opéra de chambre, ...