L’œuvre de Gounod est basée sur le Faust de Goethe, livre qui ne quittait plus Gounod vers ses vingt ans. Mais l’opéra se concentre surtout sur la partie concernant Marguerite. L’opéra eut un grand succès entre 1859 à 1875, et fut même joué au Metropolitan de New-York.
Tradition formelle héritée de l'âge baroque, la cantate est comme la mélodie présente dans l'oeuvre de Berlioz. Mais, il s'agit souvent d'une obligation nécessaire à la reconnaissance voire à la carrière musicale. Le Prix de Rome si important dans la vie d'un compositeur soucieux de vivre de son art, oblige les jeunes auteurs à s'y conformer. Berlioz ambitieux autant que révolté, s'y soustrait bon an mal an. Il se présente même à quatre reprises au Concours, avant de l'emporter finalement en 18
le 9 ème festival Massenet (créé en 1990) battait son plein, remettant à l'honneur les ouvrages méconnus du compositeur français dont cette Ariane, "opéra rare", créé en 1906 sur la scène de l'Opéra de Paris. L'ouvrage en cinq actes, selon un découpage emblématique du genre académique, est l'objet de ce très complet opuscule qui souligne l'engagement de la scène de Saint-Etienne pour la redécouverte du musicien et de son oeuvre lyrique.
Dans ce récital bruxellois, le pianiste américain, français d'adoption en abordant deux génies du romantisme allemand dont les oeuvres se répondent en une filiation ténue, devrait déployer son étonnante maîtrise d'un legato poète voire enchanteur qui cisèle aussi la beauté du son et la subtilité des passages dynamiques.
Documentaire (2003) de Marie Blanc-Hermeline. Le documentaire met en avant la justesse de la musique de Puccini dont le dessein souhaite dévoiler l'activité du psychisme sous-jacent. De fait, jusqu'à la dernière scène, Cio Cio San, espère, attend, vit dans son fort intérieur tous les événements qui se pressent.
Voilà donc un beau spectacle virevoltant pour les fêtes de la fin d’année – qui, ne fût-ce que par son climat, ses événements et ses erreurs de casting, n’y ont jamais aussi peu ressemblé – dans une époque plus lourde, plus sérieuse, plus grave, que le Second Empire, mais qui, par la grâce de ses cinq actes, du jeu des acteurs, chanteurs, danseurs, les allusions discrètes à la vie contemporaine des spectateurs, n’en est que plus salutaire.
Janvier 2008, l’oratorio le plus célèbre et le plus estimé de Haydn, et pour cause, est l’objet de deux parutions discographiques, l’une sous la direction de Paul McCreesh pour le label Archiv, l’autre, sous la baguette de William Christie chez Virgin classics.
Que penser de ces deux nouvelles versions, chacune classable aux rayonnages des lectures sur instruments d’époques...
Composée en février et mars 1901, après son poème symphonique Finlandia, la Deuxième Symphonie n°2 en ré majeur, opus 43, est la plus connue des opus symphoniques de Sibelius, conçue lors d'une séjour en Italie à Rapallo. Les partisans de l'indépendance la considèrent rapidemment comme un chant nationaliste (en particulier grâce à son chant triomphal obtenu après une lutte âpre qui requiert toutes les ressources des instrumentistes), qui sur le plan des caractères et des climats se montre comme
C'est le fruit et l'aboutissement d'une complicité de longue date. Le programme de la soirée du 23 décembre, conçu comme "une fête éphémère" en une seule date, devrait dévoiler la complicité inventive de deux artistes qui ont derrière eux une belle histoire d'amour... artisitique et scénique...
Benoit Jacquot réussit totalement l'écriture cinématographique adaptée à la scène lyrique. Au début, la caméra passe de façon fluide du studio d'enregistrement (images en noir et blanc) à l'église (Rome, Sant Andrea della Valle) où peint Cavaradossi, dont les colonnes de marbre semblent surgir du néant. Le parti pris de la lumière est l'autre élément clé de la réussite du film